Les News du Nord Vaudois

En collaboration avec le journal La Région.

16 aoû 2017

Les footballeurs des talus reprennent

3e ligue – Donneloye et Valmont : ambitions et parcours croisés.

Les amateurs sont à l’aube d’un nouvel exercice. ©Champi-a

Les amateurs sont à l’aube d’un nouvel exercice.

Le FC Valmont sort d’une saison de rêve. Sans jamais cacher ses ambition, la troupe d’Emir Omerovic a parfaitement géré son groupe de finales pour se hisser en 3e ligue. La prudence voudrait que les Valmontains visent à présent le maintien, puis à se stabiliser à ce niveau. Sauf que, au FCV, on est un peu plus ambitieux que cela.

«On possédait une belle équipe l’an dernier et c’est encore le cas aujourd’hui, avec l’arrivée de plusieurs nouveaux éléments durant l’été, dont deux joueurs prometteur du Centre portugais d’Yverdon. Dans un premier temps, il sera question de maintien, forcément. Mais nos qualités doivent nous permettre de rivaliser dans la première moitié du tableau.»

 

Des derby, des vrais

 

Toutes les formations nord-vaudoises de la division étant à présent réunies dans le groupe 4, Valmont peut se réjouir d’accueillir davantage de derby que ces douze derniers mois. «C’est vrai que les déplacements sur Lausanne ou dans le Gros-de-Vaud, ça va un moment, mais on voulait voir autre chose. Si les joueurs aiment la 3e ligue, c’est aussi pour cette rivalité.»

Le dernier exercice de Donneloye, lui, s’est plutôt apparenté à un cauchemar. Loin derrière à la pause, les Oies ne sont jamais parvenues à refaire leur retard. Place à une saison pour rattraper le coup et retrouver la 2e ligue ? «Si on est la bonne surprise du championnat, on en serait ravis. Mais l’objectif, cette année, c’est de progresser tous ensemble. Rien d’autre», lance l’ex-joueur du club Abraham Keita.

 

Un nouveau souffle

 

Il faut dire que le nouvel entraîneur principal du FCD va devoir composer avec un groupe sensiblement différent de celui qui n’a pu échapper à la relégation. «On a récupéré énormément de jeunes du Mouvement Menthue éparpillés dans les clubs alentours pour compenser les départs. Et, par chance, ils seront encadrés par les éléments expérimentés de l’équipe, comme Jérôme Thomas, qui ont choisi de rester.»

Indécis : tel est le mot qui qualifie sans doute le mieux ce groupe 4, à forte consonance nord-vaudoise. Entre les deux promus (Valmont et Champvent II) et le relégué (Donneloye), Orbe, Chavornay et les «deux» de Grandson, d’Yverdon et de Thierrens tenteront de se faire une place au soleil.

 

4e ligue – Baulmes et la vallée de Joux chercheront à se refaire une santé et à retrouver leur esprit

Combiers (en blanc) et Baulmérans (en bleu), qui s’étaient affrontés à deux reprises la saison dernière, ont été placés dans deux groupes différents de 4e ligue cette année. ©Michel Duvoisin

Combiers (en blanc) et Baulmérans (en bleu), qui s’étaient affrontés à deux reprises la saison dernière, ont été placés dans deux groupes différents de 4e ligue cette année.

Une tendance s’est rapidement dégagée la saison dernière dans le groupe 3 de 3e ligue. La lutte pour la relégation allait concerner, notamment, Baulmes et la vallée de Joux, c’était une certitude. Le problème, c’est que tous leurs rivaux sont parvenus à se détacher, un à un, de cette bagarre pour le maintien. Résultat : malgré tous leurs efforts, les deux clubs nord-vaudois ont fini par couler.

Aujourd’hui répartis dans deux groupes différents -respectivement le 5 et le 4- à l’étage inférieur, les deux formations cherchent à se refaire une santé, bien avant d’évoquer une quelconque intention de remonter. «Les joueurs se sont mis une telle pression au printemps dernier pour se sauver que ce serait une erreur de déjà parler de promotion, prévient Mélissa von Ow, présidente du FCB. L’objectif va être de recréer un esprit d’équipe, qui nous a fait défaut au 2e tour passé. Les qualités techniques et physiques, on les as. Ce qu’il faut, c’est un but commun et de l’esprit de corps.»

Un bien nécessaire pour l’équipe baulmérane, qui a passablement changé durant la trêve estivale. Au même titre, d’ailleurs, que le FC Vallée de Joux. «On a supprimé notre formation de juniors A et on a intégré ces joueurs au groupe composé de nos deux formations actives, explique Bill Muirhead, l’actif président du club. Vous connaissez le célèbre esprit guerrier, esprit combier ? Et bien, la saison dernière, je ne l’ai pas retrouvé. On a pris des cartons rouges inutiles, on a cédé beaucoup de points alors qu’on menait au score. Cette volonté, elle est nécessaire pour nous.»

Une saison de transition pour le FCVJ, donc, qui mènera le club à son 100e anniversaire, l’été prochain. Le plus beau cadeau que peut espérer Bill Muirhead ? «Un terrain synthétique, ce serait formidable. On en a vraiment besoin.»

Ependes et Rances devraient à nouveau jouer les têtes d’affiche au sein du groupe 4, tandis que Val- Bal II cherchera à éviter la place du relégué. Dans le groupe 5, le FC Baulmes aura fort à faire face à Sainte-Croix/La Sagne et Chavannes-le-Chêne, des candidats déjà tout désignés aux finales.

 

5e ligue – Bonvillars mise sur la fidélité, Vaulion sur la fierté de ses hommes

Confronté à la «IB» d’Etoile Bonvillars (en bleu) la saison dernière, Vaulion (ici Simon Sutter, en jaune) s’apprête cette fois à en découdre avec la «IA». Sa première rencontre est agendée au dimanche 8 octobre. ©Michel Duvoisin

Confronté à la «IB» d’Etoile Bonvillars (en bleu) la saison dernière, Vaulion (ici Simon Sutter, en jaune) s’apprête cette fois à en découdre avec la «IA». Sa première rencontre est agendée au dimanche 8 octobre.

Sacha Teutschmann et le FC Vaulion auraient pu rejoindre la 4e ligue au terme du dernier exercice. «On nous a proposés de monter en tant que meilleurs 2es», explique l’entraîneur. Sauf que l’équipe vaulienie s’apprête bel et bien à affronter la «trois» du FC Champvent, dimanche pour la reprise du championnat. Un pensionnaire de… 5e ligue. «On voulait gagner notre promotion sur le terrain. L’obtenir de cette façon, après coup, on a jugé que ça n’avait pas beaucoup de valeur», poursuit le technicien.

Place donc à une nouvelle saison en-bas de l’échelle, lors de laquelle le FCV tentera de franchir le dernier palier qui lui a fait défaut au printemps passé.

 

Du top 5 au top 3

 

Un palier, Etoile Bonvillars souhaite également en atteindre un nouveau. La saison dernière, les deux équipes d’actifs du club se sont classées dans le top 5 de leur groupe respectif. «Cette année, on vise le top 3, tant pour la IA que pour la IB», lâche le président Daniel Carreira, qui espère voir l’une de ses deux formations atteindre la 4e ligue à moyen terme.

Au-delà de l’aspect sportif, l’homme fort de Bonvillars cherche à fidéliser ses troupes. Un aspect qui lui tient particulièrement à cœur. «On sait que les jeunes de la génération actuelle ont tendance à toujours vouloir plus et mieux, quitte à changer de club dès qu’ils en ont l’occasion. C’est exactement l’inverse que l’on prône.» Avec deux équipes relativement opposées qui militent dans la même ligue, il n’est pas difficile de trouver sa place au FCEB. «C’est vrai que notre IA est plutôt composée de clubistes, là où la IB recherche peut-être un peu plus la performance. Mais cela ne veut pas dire que la première n’est pas compétitive et que la seconde n’entretient pas une bonne ambiance d’équipe», termine Daniel Carreira.

 

Trois groupe nord-vaudois

 

Alors que Vaulion et la «IA» de Bonvillars se retrouvent au sein du groupe 5, uniquement composé de formations nord-vaudoises, la «IB» du FCEB devra gérer quelques déplacement hors de ses terres, du côté de Granges-Marnand notamment. Le groupe 3, lui, verra évoluer Champagne III, ainsi que Bercher IA et Nord Gros-de-Vaud II.

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15 aoû 2017

Les élevages de volaille très contrôlés

Lignerolle – Le scandale des oeufs contaminés au fipronil a touché la Suisse, mais pas les élevages indigènes. Les contrôles y sont très stricts.

Jacques Nicolet prend la pose dans la halle d’engraissement de poulets qu’il exploite avec son fils Jonathan. ©Michel Duperrex

Jacques Nicolet prend la pose dans la halle d’engraissement de poulets qu’il exploite avec son fils Jonathan.

Appliquant le principe de prudence, les grands distributeurs d’alimentation suisses ont retiré de la vente de nombreux lots d’œufs importés. L’affaire a éclaté début août par l’alerte donnée par l’organisme hollandais de contrôle alimentaire. Des millions d’œufs ont été contaminés par le fipronil, un anti- parasitaire puissant, utilisé notamment pour traiter les animaux domestiques contre les puces et autres acariens. Ce produit est notamment fatal aux abeilles.

Par la force des choses, des lots d’œufs contaminés se sont retrouvés en Suisse, et dans une quinzaine d’autres pays.

 

Des gardes-fous

 

Un tel scandale serait-il possible en Suisse ? «Je ne le pense pas. Nous avons d’autres produits, qui sont testés et homologués. Le fipronil est formellement interdit. Nous avons un système de contrôle et d’autocontrôle », réagit Jacques Nicolet, qui exploite, avec son fils Jonathan, un élevage de poulets à Lignerolle.

Qu’il s’agisse de poulets d’engraissement, comme à Lignerolle, ou de pondeuses, la législation est très rigoureuse. En Suisse, on ne peut pas, par exemple, construire une halle industrielle avec cent mille poulets ou pondeuses. La taille est limitée à 18 000 spécimens et l’élevage est obligatoirement lié à une exploitation agricole. «Nous avons une taille d’exploitation limitée par les règlements. Ce n’est pas le cas dans d’autres pays», poursuit le conseiller national.

Quel que soit l’élevage, les procédures de contrôle sont très strictes. Et l’éleveur a intérêt à les respecter car, au bout du compte, les autorités «tiennent le couteau par le manche»: «Nous pouvons être sanctionnés par une réduction des paiements directs», relève Jacques Nicolet.

En ce qui concerne la halle inaugurée peu après son élection à la présidence du Grand Conseil -elle avait abrité le banquet-, chaque arrivage de poussins (cinq par année) est précédé d’une opération de désinfection. Même les copeaux de la litière sont traités. Lorsque l’éleveur entre dans la halle pour contrôler, il est équipé de vêtements de protection et chaussé de bottes réservées exclusivement à ce local.

 

Bon pour le «local»

 

Ce scandale européen va-t-il avoir des effets positifs pour la production indigène ? Jacques Nicolet le pense, même si, à ce stade, la réaction du consommateur traduit une certaine méfiance.

Et le conseiller national de relever que les œufs importés sont principalement utilisés dans l’industrie alimentaire (pâtes et biscuits), ou vendus au consommateur sous les labels d’entrée de gamme.

 

Le portemonnaie…

 

Si les éleveurs ne respectent pas les règles, ils s’exposent à une sanction, par l’intermédiaire des paiements directs. Selon l’Office fédéral de l’agriculture, sur les 46 000 fermes concernées, 7230 n’ont pas respecté tout ou partie des règlements en vigueur. Elles ont, ainsi, été sanctionnées par une réduction des prestations de la Confédération. Cette dernière verse chaque année quelque 2,8 milliards de francs aux exploitants agricoles suisses.

 

La sécurité alimentaire ancrée dans la Constitution

Lausanne et Berne – Le peuple se prononcera le 24 septembre sur le contre-projet à l’initiative

 

Christian Peduto, vétérinaire cantonal. ©DR

Christian Peduto, vétérinaire cantonal.

«A ce stade, nous sommes en attente d’instructions.» Vétérinaire cantonal vaudois, Christian Peduto ne peut en dire plus. En fait, les autorités fédérales sont à la recherche d’éléments concrets. Les distributeurs qui ont retiré des œufs de leurs rayons l’ont fait par précaution. Pour le reste, les contrôles dans les exploitations suisses, tels que décrits ci-dessus par Jacques Nicolet, sont assez rigoureux. Ils portent sur la production primaire -les inspections visent à s’assurer que des substances interdites ne sont pas utilisées-, et sur le respect de la législation concernant la détention des animaux.

Une chose est sûre, cette affaire d’œufs contaminés au fipronil va sans doute inciter une large majorité de citoyens à accepter, le 24 septembre prochain, le contre-projet à l’initiative populaire «Pour la sécurité alimentaire », qui avait été lancée par l’Union suisse des paysans. Le compromis a abouti au retrait de l’initiative et le contre-projet permet d’inscrire les principes de la sécurité alimentaire dans la Constitution.

La préservation des facteurs de production agricoles, comme les terres cultivables, l’eau et le savoir-faire, mais aussi l’adaptation de la production de denrées alimentaires aux conditions locales, tout en respectant les ressources, sera ainsi assurée.

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15 aoû 2017

Une parapentiste s’en sort sur le fil

Fontaines-sur-Grandson – Une habitante de la région, âgée de 46 ans, a heurté et endommagé une ligne à moyenne tension, dimanche. La parapentiste n’a pas été blessée, mais plusieurs localités des environs ont été privées d’électricité.

A Fontaines-sur-Grandson, les lignes à moyenne tension auraient pu être fatales à la miraculée. Hier, au lendemain de l’accident, les parapentistes étaient nombreux à atterrir sur les bas de la localité, sans aucun incident à relever. ©Simon Gabioud

A Fontaines-sur-Grandson, les lignes à moyenne tension auraient pu être fatales à la miraculée. Hier, au lendemain de l’accident, les parapentistes étaient nombreux à atterrir sur les bas de la localité, sans aucun incident à relever.

L’histoire aurait pu très mal se terminer. Partie dimanche en milieu d’après-midi des hauteurs de Mauborget, une parapentiste de 46 ans a frôlé la catastrophe. Au moment de regagner la plaine et d’atterrir, la Nord-Vaudoise a heurté une ligne à moyenne tension sur la commune de Fontaines-sur-Grandson, sectionnant trois câbles au passage, avant de faire une chute de quelques mètres dans un champs de chaume.

«Par chance, les suspends du parapente (ndlr : les cordes reliant la toile à la sellette) ont été plus solides que les câbles de la ligne électrique, d’une puissance de 20 000 volts, détaille Arnold Poot, commissaire et répondant presse de la Police cantonale. La parapentiste s’en est donc sortie indemne.»

 

«Un type d’accident rare»

 

Alertée par l’infortunée, une patrouille de la Gendarmerie a été dépêchée sur les lieux. Les causes de la mésaventure restent pour l’heure inconnues. Le procureur de service a été avisé de l’accident, mais aucune enquête pénale n’a été ouverte.

Exploitante de la ligne à moyenne tension en question, Romande Energie évoque «un type d’accident heureusement assez rare» sur son réseau. «Nous avons été instantanément averti à la suite du déclenchement (ndlr : un court-circuit engendre automatiquement une coupure de courant) lié à l’accident. Une équipe de dépannage a immédiatement été engagée. Parallèlement, la Police nous a informés du lieu et de la nature de l’accident, relate Caroline Monod, chargée de communication à la société d’électricité. Elle a œuvré durant près de 3h pour rétablir la situation à la normale.»

Miraculée, la parapentiste n’est pas directement entrée en contact avec la ligne électrique, que seul son matériel a touché. «Heureusement, ce dernier est peu conducteur», précise encore l’employée de Romande Energie. A l’heure actuelle, impossible de chiffrer le coût des dégâts matériels liés à l’accident.

A noter que le Nord vaudois n’a pas été l’unique région de Suisse romande à être témoin d’une mésaventure liée à la pratique du parapente. Surpris par les vents et ayant perdu beaucoup d’altitude dans la zone des Vanils (Gruyère fribourgeoise), un parapentiste s’est échoué dans les sapins, le long d’une falaise inaccessible par voie terrestre. L’infortuné a été hélitreuillé par un hélicoptère de la REGA.

 

De 2 minutes à plus de 3h50 d’attente

 

Tous les habitants de la région de Fontaines-sur-Grandson n’ont pas été logés à la même enseigne à la suite de la coupure de courant. Alors que les résidents des localités de Champvent, Montagny, Orges et Giez n’ont été privés d’électricité que durant deux petites minutes, les communes de Tévenon, Mauborget, Provence et Mutrux ont dû patienter à peine plus (huit minutes) avant que l’interrupteur ne fonctionne à nouveau. Les communes de Fiez et de Fontaines-sur-Grandson ont, quant à elles, patienté durant près d’une heure trente. Enfin, ce sont les villages de Novalles et de Grandevent qui ont subi le plus de désagréments, puisqu’ils ont été privés d’électricité durant près de quatre heures (3h50).

 

Les vaches ont aussi pris leur mal en patience

 

Il n’y a pas que les foyers, privés de lumière et d’électricité, qui ont souffert de la coupure de courant. Les agriculteurs -trois de Novalles, un de Grandevent et un autre de Fiez- ont dû prendre leur mal en patience à l’heure de la traite. «Un peu avant 16h, on a soudainement été privés de jus, explique Serge Kobi, de Novalles. Au début, j’ai cru que ça ne durerait que quelques minutes. Au final, je n’ai pas pu débuter la traite avant 20h.» Un retard qui n’a pas été sans conséquence pour les vaches de l’agriculteur : «Lorsqu’une bête doit patienter trop longtemps avant d’être traite, elle a mal. Même chose pour les veaux, affamés, qui beuglaient dans l’attente de leur lait.»

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15 aoû 2017

Sébastien Dupoux, la «solution provisoire»

Rugby – En attendant de trouver un remplaçant à Didier Paquelier à la tête de sa première équipe, le RC Yverdon pourra compter sur l’appui du directeur technique de la Fédération suisse. En outre, le club accueille également Thomas Forestier en qualité de conseiller du président.

Thomas Forestier (à g.) et Sébastien Dupoux distilleront leurs conseils dès ce soir, à l’heure de la reprise des entraînements. ©Carole Alkabes

Thomas Forestier (à g.) et Sébastien Dupoux distilleront leurs conseils dès ce soir, à l’heure de la reprise des entraînements.

Cela a été un petit déchirement pour Didier Paquelier. L’entraîneur de la promotion en LNB -acquise au mois de juin- l’avait annoncé à son équipe en fin de saison dernière déjà : sa situation professionnelle, en l’état, ne lui permet pas de s’engager auprès du Rugby Club Yverdon pour un nouvel exercice. Le Français a donc dû se résoudre à laisser sa place sur le banc, non sans quelques regrets. «Didier a été parfait dans son rôle. Il a su rassembler les joueurs et générer une belle atmosphère au sein du groupe», salue le président Vincent Piguet.

 

Juste pour quelque temps

 

Le nom de son remplaçant ? L’homme fort du RCY ne le connaît pas, même si les discussions vont bon train et que ce coach devrait être connu avant la fin de l’année. En revanche, le boss du club a trouvé une «solution provisoire» que beaucoup risquent de lui envier. Directeur technique à la Fédération suisse de rugby, Sébastien Dupoux a accepté de donner un coup de main et de gérer l’intérim. «Je prendrai les rênes de la première équipe en attendant que le président trouve une personne de confiance pour le poste. Mais mon temps à Yverdon est compté. Si je reste trop longtemps, les autres clubs vont commencer à grincer des dents», sourit le Français au CV impressionnant, lui qui a notamment entraîné jusqu’au troisième échelon du championnat de France, «le premier niveau professionnel».

Il faut dire que le RCY, comme la plupart des clubs suisses et français, n’a pas de secret pour cet amoureux du ballon ovale. «Ces dernières années, j’ai assisté au naufrage du club, puis à sa renaissance. Ça va être d’autant plus intéressant de voir ce qui l’attend cette saison en LNB.»

En parallèle, le club yverdonnois s’est également attaché les services de Thomas Forestier. L’homme compte une vingtaine de saisons à son actif à un très bon niveau au sein du championnat de France et il ne fait aucun doute qu’il saura apporter son expérience au club des Vuagères. «Sans couper totalement avec le rugby, j’avais décidé de prendre un peu de recul, de m’en éloigner. Puis, le président est entré en contact avec moi par l’intermédiaire de ma femme, qui fait partie du club de Pontarlier, qu’il connaît bien. Ce qui m’a convaincu, c’est le dynamisme autour du RCY, explique celui qui a également exercé en tant qu’entraîneur durant sa carrière, en faisant référence notamment à la rencontre internationale entre la Suisse et la Hollande qui se déroulera dans la Cité thermale le 18 novembre prochain. L’homme, qui effectuera les déplacements depuis la France voisine, occupera le poste, spécialement créé pour lui, de conseiller du président.

 

A Monthey pour la reprise

 

L’équipe, qui reprend l’entraînement ce soir, n’a, elle, que très peu changé. Les quelques départs -trois a priori- devraient vite être compensés. C’est donc avec le même groupe, qui n’a perdu qu’une seule rencontre en LNC+ la saison dernière, que le RCY se présentera lors de la reprise à Monthey, le samedi 24 septembre.

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14 aoû 2017

Les nouveaux Jeux du Castrum ont enchanté la ville

Yverdon-les-Bains – De retour sous un nouveau jour, après une pause d’une année, les Jeux du Castrum ont investi l’espace public de la Cité thermale le temps d’un week-end, pour la 18e édition. Le public était au rendez-vous, notamment en raison d’une météo clémente.

Principal symbole du week-end festif et interactif mis sur pied par les organisateurs des Jeux du Castrum, la réplique en carton, grandeur nature, de l’ancienne tour de la rue de la Plaine a été érigée dans la journée de samedi grâce au concours du public. Une réussite tant visuelle que participative. ©Gabriel Lado

Principal symbole du week-end festif et interactif mis sur pied par les organisateurs des Jeux du Castrum, la réplique en carton, grandeur nature, de l’ancienne tour de la rue de la Plaine a été érigée dans la journée de samedi grâce au concours du public. Une réussite tant visuelle que participative.

Nouvelle équipe organisatrice, nouvelles animations, la 18e édition des Jeux du Castrum d’Yverdon-les-Bains a tenu ses promesses entre vendredi et hier. «Pour nous c’est un énorme succès, s’est réjoui Damien Frei, le président du comité d’organisation de la manifestation. On voulait vraiment réussir à fédérer les gens autour des différents projets. Comme on a pu le voir avec la Tour en carton, ça a très bien fonctionné. Entre les concerts au Temple et ceux dans la cour du Château, qui affichaient complet, ce sont plus de 1000 personnes qui ont pu en profiter. On a également noté une grande mixité, le public était intergénérationnel et multiculturel. Au final, les gens nous ont fait confiance et se sont montrés curieux par rapport à ce que l’on a proposé.»

Le projet Rêverie, au CPNV, où des musiciens, dont le pianiste Colin Vallon, ont interprété un morceau durant huit heures, pendant que les spectateurs dormaient, a été l’un des moments forts de l’édition 2017.

 

Petit bémol ?

 

Bryan a dû pédaler pour se régaler d’une barbapapa au stand Barbapapi. ©Gabriel Lado

Bryan a dû pédaler pour se régaler d’une barbapapa au stand Barbapapi.

D’anciens Yverdonnois, habitués à l’ancienne formule des Jeux du Castrum, ont partiellement regretté un manque d’interactivité entre les artistes et le public. Un reproche que Damien Frei ne rejette pas. «Je peux le concevoir pour ce qui concerne le vendredi, car nous avons dû activer un plan pluie en dernière minute, a-t-il détaillé dans sa réponse. Toutefois, le samedi et le dimanche, de nombreux événements ont intégré le public, comme la construction de la tour en carton, faire partie d’un orchestre ou encore le Food Troc, où il fallait cuisiner.»

Le comité en place profite d’un mandat qui s’étend sur trois ans, pour l’organisation annuelle de la manifestation. Pour 2018, certains projets qui étaient déjà sur le feu cette année seront activés.

... et le public a joué le jeu ! ©Patrick Wurlod

… et le public a joué le jeu !

L’artiste Olivier Grossetête a donné ses instructions pour la construction... ©Patrick Wurlod

L’artiste Olivier Grossetête a donné ses instructions pour la construction…

Irma Riser, Jérôme Berbier, Dinda Reumer et Arndt Watzlawik (de g.à.dr.) ont participé en rythme au projet «Palabre». ©Gabriel Lado

Irma Riser, Jérôme Berbier, Dinda Reumer et Arndt Watzlawik (de g.à.dr.) ont participé en rythme au projet «Palabre».

Géraldine Schenkel a servi quelques verres, à l’aide de son Piano-cocktail. ©Gabriel Lado

Géraldine Schenkel a servi quelques verres, à l’aide de son Piano-cocktail.

Fabian Sbarro a présenté son oeuvre «Eclipse» au public venu au Jardin Japonais. ©Gabriel Lado

Fabian Sbarro a présenté son oeuvre «Eclipse» au public venu au Jardin Japonais.

Vendredi soir, Reverend Beat-Man a rythmé la soirée à l’Aula Magna du Château de la Cité thermale, avec son blues trash. Un excellent moyen de lancer le week-end de festivités.

Vendredi soir, Reverend Beat-Man a rythmé la soirée à l’Aula Magna du Château de la Cité thermale, avec son blues trash. Un excellent moyen de lancer le week-end de festivités.

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14 aoû 2017

Le grand public aime l’époque médiévale

Le Château de Grandson vit

Une gente dame a fait son entrée au château... sous bonne garde. ©Carole Alkabes

Une gente dame a fait son entrée au château… sous bonne garde.

«C’est une très bonne édition, bien fréquentée, qui restera dans les mémoires», relève Carlos Atienza, président des Amis du Château de Grandson ; une association qui, pour la dix-huitième fois consécutive, a mis sur pied la Fête médiévale le week-end dernier. «Samedi, on a fait une journée record avec 2050 personnes. Il y avait la file sur la place du Château», renchérit Sylvie Gellein, directrice-intendante de l’édifice. Cette affluence, inhabituelle pour un samedi, a pris par surprise les initiateurs. Mais les visiteurs ont bien réagi. Et les organisateurs ont déplacé plusieurs animations sur la place pour faire patienter le public. Pour Alain Bonzon et son équipe -quelque 110 bénévoles ont été mobilisés tout au long des deux jours-, le défi a été d’alimenter tout ce monde. Le menu était d’ailleurs «cossu»: 1000 portions de riz aux lentilles, 800 de cuissot de cerf (à la broche), 400 de saucisson et 500 de ragoût de cerf. Un menu pantagruélique que le public a épuisé sans problème. Nous reviendrons sur l’événement dans une prochaine édition.

Maître Albertus et Phylacius (Petit Grimoire) ont capté l’attention du public. ©Carole Alkabes

Maître Albertus et Phylacius (Petit Grimoire) ont capté l’attention du public.

Plusieurs compagnies médiévales ont contribué à animer la fête. ©Carole Alkabes

Plusieurs compagnies médiévales ont contribué à animer la fête.

Matteo Tosi et Luc Willen en ont décousu avec beaucoup d’énergie. ©Carole Alkabes

Matteo Tosi et Luc Willen en ont décousu avec beaucoup d’énergie.

La troubadour multi-instrumentiste Nicole Journot a fasciné les tout-petits. ©Carole Alkabes

La troubadour multi-instrumentiste Nicole Journot a fasciné les tout-petits.

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14 aoû 2017

L’expérience a fini par parler sur le sable de la plage yverdonnoise

Beach tennis – Le Tessinois Yves Fornasier et le Bernois Noah Maertens ont remporté le tournoi international, samedi, en battant de peu de choses la paire du cru, composée de Patrick Thomet et Arnaud Mentha.

Yves Fornasier et Noah Maertens ont tremblé en finale, mais ont résisté. ©Michel Duvoisin

Yves Fornasier et Noah Maertens ont tremblé en finale, mais ont résisté.

La finale 100% suisse du tournoi international d’Yverdon-les-Bains a été épique. La paire la plus cotée a fini par l’emporter, 7-5 7-6 (1), devant les Nord-Vaudois Patrick Thomet et Arnaud Mentha (chacun 342e au classement mondial). Pionnier, meilleur joueur et ponte du beach tennis en Suisse, Yves Fornasier (60e) et son partenaire Noah Maertens (285e) ont montré leur meilleur visage dans les moments chauds, samedi.

«C’est certainement l’expérience qui nous a permis de faire la différence, soulignait Yves Fornasier, à chaud après la rencontre. Dans ces moments, on doit savoir quand il faut pousser, prendre des risques, ou quand il faut remettre la balle dans le terrain pour faire jouer l’adversaire.»

Un constat proche de celui tiré par un Arnaud Mentha déçu : «On a manqué le coche dans le premier set, alors qu’on menait 5-3 et 30-15, se remémorait-il. Il nous aurait fallu un peu de réussite dans les points importants.» Durant la deuxième manche, les régionaux, qui menaient 5-4, ont eu trois balles d’un set partout, sans réussir à les convertir. Deux d’entre elles ont été sauvées in extremis par le duo tessino-bernois, qui a déroulé lors du tie-break suivant.

 

Besoin d’infrastructures

 

Alors que le beach tennis fonctionne bien dans le Nord vaudois depuis son apparition, en 2014, la discipline peine à se faire une véritable place au soleil en Suisse. «Il y a plusieurs éléments qui expliquent cela, estime Yves Fornasier. Mais il s’agit avant tout d’infrastructures.» Le Luganais identifie notamment le fait qu’il existe de nombreux terrains de beach-volley, mais qu’en raison de la différence importante des filets (plus bas et avec des mailles plus petites) des deux disciplines, une personne investie doit systématiquement être présente, avec le matériel adapté, pour préparer la surface de jeu. «Les clubs de tennis, dont un court peu utilisé pourrait être transformé en deux terrains de beach tennis, comme cela se fait en Allemagne et en Italie, voient encore notre discipline comme un concurrent. Or, cela constituerait une bonne occasion pour eux de faire venir du monde», poursuit le Tessinois.

Enfin, le beach tennis souffre, à ses yeux, de l’absence de courts intérieurs -hormis à Berthoud, dans le canton de Berne-, car le climat ne permet pas, comme dans les pays méditerranéens, de jouer toute l’année. «A Lugano, on compte sur de nombreux joueurs en été, et notamment des jeunes. Malheureusement, dès septembre, tout s’arrête, et il faut recommencer à motiver les gens au printemps. Il manque de la continuité, on ne peut pas profiter de l’enthousiasme généré durant la période de jeu.» Une flamme que le Beach Tennis Nord vaudois parvient à ranimer chaque saison, grâce à l’investissement de ses membres, en attendant le développement prévu des terrains de sable dans la Cité thermale.

 

Circuit national, victoires régionales

 

Les terrains de la plage ont été le théâtre de tournois du circuit national, hier, au lendemain de la compétition internationale. A cette occasion, la paire féminine composée de Roxane et Léa Duvillard s’est imposée. En double mixte, Anick et Arnaud Mentha ont gagné l’épreuve. Enfin, le tableau masculin a été enlevé par Alexandre Thomet et Luca Martinez.

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11 aoû 2017

Un bistrot social pour les marginalisés ?

Sainte-Croix – L’article paru dans nos colonnes à propos des «cas sociaux» du village a suscité plusieurs réactions. La mise en place d’un café social a, notamment, été suggérée

Selon plusieurs commerçants de la rue Centrale, les toxicomanes du village se réunissent très souvent près de cette fontaine. ©Carole Alkabes

Selon plusieurs commerçants de la rue Centrale, les toxicomanes du village se réunissent très souvent près de cette fontaine.

«Pour être tout à fait honnête, votre article m’a fait réagir et même bondir», confie Christiane*, Sainte-Crix et ancienne travailleuse sociale hors murs, à la suite de la parution d’un article intitulé «Les cas sociaux provoquent la discorde», paru le 28 juillet dernier dans notre quotidien au sujet d’une pétition lancée par des commerçants de la rue Centrale, à Sainte-Croix. «Je comprends les plaintes des commerçants, mais il faut arrêter de stigmatiser les toxicomanes », poursuit celle qui, à un moment donné de son parcours de vie, s’est retrouvée à l’aide sociale. Selon Christiane, la mise en place d’un bistrot social permettrait de résoudre la problématique et de favoriser le dialogue avec les personnes dépendantes à l’alcoolisme et aux drogues. «Avec la fondation Le Relais, nous avons entrepris plusieurs démarches en ce sens auprès de la Municipalité, en vain», indique-t-elle.

 

A la recherche du dialogue

 

Interrogés sur la question, certains commerçants de la rue Centrale restent dubitatifs. «C’est vrai qu’il y a certains clichés à propos des personnes marginalisées, mais Sainte- Croix ne se délimite pas qu’à ça, confie une conseillère en vente, qui préfère garder l’anonymat. Je ne sais pas si un tel endroit apporterait grand-chose. Personnellement, j’ai donné. Ma mère s’est retrouvée à l’aide sociale et a fréquenté le milieu de la drogue. C’était une période difficile.» «Ce qu’il faudrait, c’est une police de proximité et imposer des règles plus strictes», affirme, en revanche, une autre commerçante.

Plus loin, un homme sort de son bureau. «Vous voulez savoir ce que je pense d’un bistrot social ? Lance-t-il. Je ne suis pas certain que cela apporte de réelles solutions, au contraire, cela risque de marginaliser un peu plus les personnes concernées. Et de souligner l’importance de créer une bonne harmonie entre les habitants du village. «Par contre, ce que je ne tolère pas, poursuit le quinquagénaire, c’est de voir des amas de détritus devant la fontaine.»

Contacté, le propriétaire du magasin Denner, situé en face de ladite fontaine où de nombreuses personnes marginalisées se retrouvent une bière à la main, n’a pas souhaité commenter l’affaire.

 

Réaction de la Municipalité

 

En l’absence des membres de l’Exécutif sainte-crix, Stéphane Champod, secrétaire municipal, ne souhaite pas répondre à la proposition d’une éventuelle mise en place d’un bistrot social. «A ma connaissance, nous n’avons jamais reçu de proposition concrète à ce sujet, informe-t-il. Si l’engagement d’un travailleur social se réalise (ndlr : pour rappel, ce poste a été préavisé favorablement par le conseiller d’Etat Pierre-Yves Maillard, en charge du Département de la santé et de l’action sociale), nous verrons, à ce moment-là, quelles solutions apporter à cette problématique.» A Lausanne déjà ! Le Service social de la ville de Lausanne (SSL) offre à toute personne marginalisée ou vivant dans la précarité un lieu d’accueil et d’orientation à L’Espace. Les usagers ont la possibilité de bénéficier d’un accueil et de collations, de permanences infirmières hebdomadaires, d’une consigne à bagages ainsi que d’une adresse postale. Ils bénéficient également d’un accompagnement individualisé, administratif et social, ainsi que d’animations. L’Espace permet aux personnes sans abri de réserver un hébergement d’urgence.

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11 aoû 2017

La plus haute distinction de leur canton pour trois apprentis

Yverdon-les-Bains – Ils sont coiffeur, carrossier ou encore chef cuisinier et ont achevé leur formation en devenant les meilleurs élèves dans leur discipline. Rencontre.

Lors de son examen pratique, la coiffeuse Maëlle Forestier a présenté deux coiffures similaires à celles qu’arborent sa soeur, Chloé Forestier (à g.), et Inès Burkhard (au centre). ©Carole Alkabes

Lors de son examen pratique, la coiffeuse Maëlle Forestier a présenté deux coiffures similaires à celles qu’arborent sa soeur, Chloé Forestier (à g.), et Inès Burkhard (au centre).

Maëlle Forestier, Samy Henny et Lydia Bachmann ont fait leur apprentissage à Yverdon-les-Bains. Autres points communs : leur volonté, leur passion et le fait qu’ils sont d’éternels insatisfaits. Et, sur ce trait de caractère, c’est peut-être Maëlle Forestier qui décroche la palme d’or. Car même si elle a obtenu les meilleurs résultats pratiques et les meilleures notes globales du canton de Vaud, ce n’est toujours pas assez pour cette coiffeuse de Bioley-Magnoux. «C’est super, mais c’est un passage. Maintenant, je dois aller encore plus loin», confie-t-elle. «Dès que je l’ai rencontrée, j’ai toute de suite senti qu’elle avait du potentiel», lance sa formatrice, Maria Di Martino, qui est aussi la patronne du salon Hair Design.

La jeune femme de 18 ans a également excellé dans différents concours. «Les forces de Maëlle, ce sont son aplomb, sa persévérance et sa facilité d’expression. Je ne lui ai pas trouvé de défaut. Ah si ! Elle prend mes affaires dans son chariot », lance-t-elle avec amusement.

Même si Maëlle Forestier préfère les coupes courtes pour les dames, elle apprécie participer à des concours, car elle peut laisser aller sa créativité. «J’aime les coiffures contrastées, avec un côté lisse classique, mêlé à du volume pour apporté un style décalé mais travaillé.» Sa passion, elle l’a découverte en jouant aux poupées quand elle était petite et elle la partage, aujourd’hui, avec les membres de sa famille, qui son aussi ses principaux modèles.

Prochaines étapes pour la coiffeuse : une année à Vancouver pour perfectionner son anglais et tenter sa chance aux prochaines sélections des Olympiades des Métiers, compétition mondiale où seul le meilleur coiffeur du pays participant peut concourir.

 

Un savoir-faire qui se perpétue au fil du temps

 

Si Maëlle Forestier a pu se démarquer des autres apprentis vaudois, c’est aussi parce qu’elle est allée à bonne école. Sa formatrice, Maria Di Martino (photo ci-contre), a aussi connu un parcours impressionnant. A son palmarès, notons par exemple la première place décrochée lors du concours romand de coiffure, intitulé Les Boucles du Léman. Elle a également été sélectionnée pour représenter la Suisse entière, dans le domaine de la coiffure, aux Olympiades des Métiers, à Atlanta (USA) en 1981, alors qu’elle n’avait que 20 ans.

L’expérience de cette dernière a été bénéfique pour Maëlle Forestier, qui ne savait pas exactement à quoi s’attendre lors de sa première compétition. «Je me disais : c’est bon je vais juste participer à un petit concours, mais grâce à Maria et ses conseils, mes coiffures ressortaient tout le temps du lot.» Mais une fois encore, le savoirfaire que Maria Di Martino a transmis à Maëlle Forestier n’est pas né de nulle part. La patronne de Hair Design a, elle aussi, appris des meilleurs, puisqu’elle a été formée par le grand nom de la coiffure Polce Luciano, à Lausanne. «Lui aussi avait été sélectionné pour participer aux Olympiades», précise Maria Di Martino, qui continue de se former régulièrement.

 

Apprentis triés sur le volet

 

Perfectionniste, la patronne yverdonnoise ne prend pas n’importe qui en apprentissage. «Je fonctionne au coup de coeur et, par exemple cette année, je n’ai trouvé personne, confie-t-elle. C’est vrai qu’ici les apprentis apprennent un petit plus qu’ailleurs et mon but c’est vraiment de les mener le plus haut possible.»

 

L’ambition d’être le meilleur peintre en carrosserie

 

©C. Md

©C. Md

«Depuis le début de mon apprentissage, j’étais dans les meilleurs lors des exercices, alors je me suis donné à fond pour que mon travail soit reconnu. C’était mon but de finir premier aux examens pratiques », confie Samy Henny (photo ci-contre), qui a décroché son CFC de peintre en carrosserie en juillet dernier. Cet habitant de Montagny-près-Yverdon a passé ses quatre ans de formation à la Carrosserie Maisto et Associés S.à.r.l., à Yverdon-les-Bains. Et ce n’est pas son chef d’atelier et formateur, Victor Bugel, qui va s’en plaindre. «C’est un bon garçon et il est très consciencieux», confie-t-il. Je suis très fier de lui et cela montre qu’on lui a bien appris le métier.»

Le jeune homme de 21 ans compte poursuivre sur sa voie chez Express Carrosserie des Bains, située en face de son lieu d’apprentissage, car l’entreprise appartient à un membre de sa famille.

 

Elle s’impose en tant que femme en cuisine

 

©DR

©DR

A Yverdon-les-Bains, l’heure est au regret : «Cela a fait un grand vide quand elle est partie», relève Gaël Flochlay, sous-chef au Restaurant La Prairie. Car l’établissement a perdu, fin juin, une cuisinière hors pair, Lydia Bachmann (photo ci-contre), partie travailler à Sierre, à l’Hôtel-Restaurant Terminus doublement étoilé au Guide Michelin. Cette habitante d’Estavayer- le-Lac a été récompensée pour avoir réalisé le meilleur examen pratique et les meilleures notes du canton de Fribourg.

«C’était très prévisible, parce que c’est une fille très consciencieuse et jamais satisfaite, poursuit le sous-chef. Elle a un fort caractère, ce qui peut être une qualité dans ce milieu, mais aussi un défaut pour ses collègues.»

«Le plus difficile, c’est de faire sa place, surtout quand on est la seule femme dans la cuisine, et je pense que mon apprentissage s’est bien déroulé parce que j’ai un tempérament très fort», avoue Lydia Bachmann, qui rêve d’ouvrir son restaurant gastronomique.

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11 aoû 2017

«Pour nous, le championnat commencera en septembre»

Football – 2e inter – Le FC Vallorbe-Ballaigues de Jean-Yves Bonnard reprend avec un effectif un peu juste pour les premiers matches, mais un état d’esprit retrouvé.

Habile recruteur, Jean-Yves Bonnard (ci-dessus) a réussi à enrôler Omar Bellagra (notamment ex-Bavois). L’attaquant recruté aura pour mission de faire oublier le buteur Mamadou Cissé, parti à Payerne. ©Duvoisin-a

Habile recruteur, Jean-Yves Bonnard (ci-dessus) a réussi à enrôler Omar Bellagra (notamment ex-Bavois). L’attaquant recruté aura pour mission de faire oublier le buteur Mamadou Cissé, parti à Payerne.

Brillant néo-promu en 2e ligue inter l’automne dernier, le FC Vallorbe-Ballaigues a connu un printemps bien plus tourmenté, malgré l’incroyable et très médiatisée arrivée de l’ex-joueur de Manchester United Eric Djemba- Djemba. A l’heure de la reprise, l’entraîneur Jean-Yves Bonnard aspire à un peu plus de sérénité.

 

Jean-Yves Bonnard, avec un peu de recul, que s’est-il passé durant le second tour ?

L’ambiance est vraiment devenue moins saine. Au point que, à la fin du championnat, j’ai pensé à arrêter. Il faut reconnaître qu’on n’était pas habitués à perdre des matches, après avec vécu deux promotions consécutives, et le vestiaire en a pâti. Par conséquent, plus qu’en se basant sur le niveau pur et dur des joueurs, on a axé notre recrutement dans le but de retrouver un bon état d’esprit et d’avoir moins de soucis. L’équipe a montré de belles choses lors des matches amicaux (Val-Bal a remporté les quatre rencontres disputées cet été) et, surtout, l’atmosphère est complètement différente.

 

Que vous a apporté Eric Djemba- Djemba ?

Il n’a pas pu faire la différence sur le terrain comme on l’espérait tous, mais ce n’est pas un super héros. Comme tous les autres anciens professionnels du foot qui ont commencé à travailler, il a eu besoin d’un temps d’adaptation. La demi-saison ne dure que trois mois, et il n’a commencé à trouver son rythme qu’à quatre ou cinq matches de la fin. Cela dit, le bilan est bien plus positif que négatif. Le niveau, il l’a largement et, dans le vestiaire, on a découvert un super type, serviable et humble, qui prend du plaisir à jouer à l’échelon où il est, car c’est un vrai passionné. Enfin, il a apporté une lumière impensable sur le club et fait venir du monde au stade, répondant positivement à de nombreuses demandes extrasportives.

 

En tant qu’entraîneur, qu’avez-vous pensé de cette 2e ligue interrégionale découverte durant la saison écoulée ?

Honnêtement, je n’ai pas été trop impressionné par le niveau de jeu. Cela dit, physiquement, c’est bien plus costaud, et tactiquement plus discipliné qu’en 2e ligue. A la trêve, alors qu’on était 2es, j’imaginais qu’on finirait tout en haut. Puis notre préparation hivernale s’est révélée très compliquée. Privés de terrain, les gars n’ont presque fait que du footing. On est passés complètement à côté en début d’hiver, mais on a heureusement un peu mieux fini.

 

Pour en venir au championnat qui commence demain, comment s’est déroulée la préparation estivale ?

Ce qui est compliqué, c’est qu’on a dû faire avec treize ou quatorze joueurs en moyenne. Plusieurs éléments ne sont pas encore qualifiés, deux sont blessés et d’autres en vacances -Eric Djemba-Djemba a, par exemple, participé à la tournée des légendes de Manchester United courant juillet, et il est actuellement auprès de sa famille au Cameroun-, si bien qu’il manquera neuf hommes, demain, à la reprise. Les deux ou trois premiers matches, il s’agira de limiter la casse. Pour nous, le championnat commencera en septembre.

 

Débuter contre La Sarraz-Eclépens, un adversaire qui s’annonce redoutable, n’est pas un cadeau.

On va se retrouver face à une formation qui veut jouer la montée et a bâti une équipe pour cela. Et je me doute que les Sarrazins n’auront pas les mêmes problèmes d’effectif que nous… Pour moi, ils seront les favoris du championnat avec Bulle.

 

Vous enregistrez huit départs pour dix arrivées. Une telle revue d’effectif était-elle nécessaire ?

Les joueurs, principalement des doublures, hormis notre buteur Cissé, ont choisi de partir ou, pour deux d’entre eux, de rejoindre la deuxième équipe du club. Vu que je souhaitais avoir un effectif ample -il est de 22 hommes- et du nombre de départs, il a fallu passablement engager. Ce d’autant plus que l’écart est tel entre notre «deux», qui évolue en 4e ligue, et la «une», qu’il est compliqué de faire monter les jeunes.

 

La saison passée, vous souhaitiez attirer des joueurs suisses. A quoi en êtes-vous ?

On a essayé, mais il faut dire les choses concrètement : on n’a pas réussi. A Vallorbe, les joueurs ne sont pas rémunérés, touchant juste quelques primes. Par conséquent, personne ne vient.

 

Quelles seront les ambitions de votre équipe, cette année ?

On souhaite se mettre à l’abri le plus tôt possible, afin d’éviter de se faire peur comme lors du dernier exercice (ndlr : Val-Bal a fini 10e). Pour cela, on visera la première partie du tableau. L’idée est de pérenniser notre place en 2e inter et de faire monter la «deux», qui a pu reconstruire un effectif avec beaucoup d’anciens. Plus qu’un objectif d’équipe, il s’agit de celui du club.

Val-Bal commence le championnat demain, à18h, aux Prés-sous-Ville, en recevant La Sarraz-Eclépens.

 

Les transferts

 

Départs : Ayoub Azedag (att, Val-Bal II), Arnaud De Icco (mil, Val-Bal II), Mathieu Roux (g, Payerne), Mamadou Cissé (att, Payerne), Rafael Fiorese (att, Bosna Yverdon), Julien Manière (g, Azzurri Lausanne), Thomas Di Pasquale (déf, Pontarlier), Ronald Myingila (déf, Noidans-lès-Vesoul).

Arrivées : Geoffrey Bardin (g, retour à la compétition), Oliver Paltenghi (mil, Ecublens), Ouassin Bengaid (mil, Porto Lausanne), Omar Bellagra (att, Pied du Jura), Anthony Zenini (déf, Terre Sainte), Benjamin Cuche (Déf, Pontarlier), Joao Gonçalves (mil, Pontarlier), Benjamin Dessent (att, Pontarlier), Hugo Reulier (att, Blois), Dylan Joseph (mil, Argenteuil).

 

Manuel Gremion ■

 

Avec le même esprit et un terrain tout neuf

 

Football – 2e inter – Guillaume Pasche, entraîneur à succès de Thierrens depuis six mois, est prêt à entamer une nouvelle saison. L’ancien défenseur central fait le point avant le début de l’exercice, qui commence par un déplacement à Richemond pour les Thierranais.

Val-Bal et Thierrens à l’aube du nouvel exercice. ©Duvoisin-a

Val-Bal et Thierrens à l’aube du nouvel exercice.

Ni fourmis dans les pieds, ni envie incontrôlée de prendre la place d’un de ses hommes pour tenter de faire la différence en fin de match : Guillaume Pasche a plutôt bien digéré son passage du terrain au banc du FC Thierrens, l’hiver dernier. Celui qui avait gardé son passeport de joueur, «juste au cas où», est même bien content de pouvoir exercer son nouveau rôle d’entraîneur à 100%. «Beaucoup m’ont demandé si je regrettais de ne pas avoir participé au sauvetage de l’équipe en tant qu’acteur principal. En fait, c’est tout le contraire. Je ne me voyais absolument pas prendre la place de quelqu’un qui s’est battu toute la saison pour vivre ce moment. Obtenir le maintien sans jouer une seconde : je n’aurais pu espérer une plus belle configuration.»

Les émotions comme celles vécues en juin dernier font partie intégrante de l’âme d’un club comme le FCT, mais l’ancien défenseur central se verrait bien assurer le maintien de son équipe en 2e ligue inter avant la dernière rencontre. Il y a une année et des poussières, les Thierranais avaient dû aller sauver leur peau au Locle lors de l’ultime ronde. Il y a deux mois, il a fallu récidiver en terres fribourgeoises, face à La Tour/Le Pâquier. C’en est assez, les Joratois ont eu leur dose d’émotions.

 

Le maintien et la formation

 

©Duperrex-a

©Duperrex-a

L’ambition d’aller batailler pour les premiers rôles, comme Thierrens l’avait fait voilà trois saisons, n’est pas pour autant née durant l’été. «Ah non, vraiment pas !, sourit Guillaume Pasche. Disons que si on parvenait à embêter les têtes d’affiche de temps en temps, on serait déjà très contents de nous. Sinon, on reste sur du classique en matière d’objectifs : viser le maintien et former les jeunes.»

En ce sens, les nouvelles installations du Grand-Marais arrivent à point nommé. «Bien que personne ne soit payé au club, aujourd’hui, on peut dire qu’on possède tous les atouts pour attirer des joueurs. Puisque les matches se joueront sur le nouveau terrain, on s’entraîne sur l’ancien principal, qui est plutôt en très bon état. L’avantage, c’est qu’en montant d’une vingtaine de mètres, on récupère quelques degrés. Fini ce petit courant désagréable qui nous gelait. La prochaine étape, c’est de refaire les vestiaires. Une fois ces derniers travaux effectués, ce sera le grand luxe.»

Un autre luxe serait de débuter le nouvelle exercice mieux qu’il y a douze mois (le FCT n’avait empoché que trois points lors des cinq rencontres initiales). Pour ça, les Thierranais ont misé sur la stabilité au sein de leur staff. Mis à part Cédric Favre qui, après avoir énormément donné à son club, a décidé de prendre un peu de recul -il sera remplacé par Valentin Gavillet en tant qu’entraîneur assistant-, le banc est le même qu’au printemps dernier. Ce qui signifie, notamment, que l’emblématique capitaine Jérome Ruch, probablement pour sa dernière saison, continuera de faire la liaison entre l’équipe et le staff.

 

Une relation de confiance

 

Thierrens étant assez proche d’Echallens, sur une carte comme au quotidien, il y a à nouveau eu du mouvement entre les Trois-Sapins et le Grand-Marais. Le FCT, qui avait déjà vu partir Valentin Piot, Thibaud Chevalley et Jonathan Roder en direction de la capitale du Gros-de- Vaud l’été dernier, a cette fois laissé s’en aller Adam Waidi. En contrepartie du milieu de terrain, les Joratois accueillent Bastien Varidel et Axel Saunier. Deux joueurs intéressants qui sauront trouver, sous les ordres de Guillaume Pasche, le temps de jeu dont ils n’ont pas toujours disposé en 1re ligue. A noter, encore l’arrivée de Yoann Estebaranz, qui sort d’une excellente saison en 2e ligue avec Champvent.

L’équipe, qui a réalisé un second tour admirable la saison dernière, sera donc sensiblement la même que celle qui foulera la pelouse pour le coup d’envoi de la saison samedi, sur le terrain du FC Richemond (17h). Et bien que ce groupe 2 de 2e ligue inter soit toujours plus homogène -neuf points entre le 4e et le 12e la saison dernière-, un début d’exercice plutôt ouvert semble se dégager pour les Thierranais. Avant le choc du 2 septembre et la venue du relégué La Sarraz-Eclépens, le FCT en découdra avec Genolier-Begnins et Colombier. L’occasion rêvée de bien débuter et, pourquoi pas, de profiter de la trêve hivernale sans avoir à planifier une nouvelle opération maintien.

 

Les transferts

 

Départs : Adam Waidi (mil, Echallens), Edinson Pineda (mil, Etoile-Broye), Merveil Kiese (déf, US Hostert/Luxembourg), Sebastiao Coelho (déf). A noter que Cédric Favre a souhaité prendre ses distances avec son ancien rôle d’entraîneur assistant.

Arrivées : Bastien Varidel (déf) et Axel Saunier (mil, Echallens Région), Yoann Estebaranz (déf, Champvent), Lucien Meylan (déf, Bottens). Valentin Gavillet, l’ancien coach de la «deux», reprend la place laissée libre par Cédric Favre.

 

Florian Vaney ■

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