Les News du Nord Vaudois

En collaboration avec le journal La Région.

30 aoû 2017

Le sport qui l’a menée à Glasgow

Dodgeball – Ex-cycliste de talent reconvertie, la Bavoisane Sylvie Schnyder a pris part aux Championnats d’Europe de sa nouvelle discipline avec l’équipe nationale.

Ballon des Foxes de Lausanne dans la main et maillot de l’équipe de Suisse sur les épaules, Sylvie Schnyder a sa cible en ligne de mire. ©Michel Duperrex

Ballon des Foxes de Lausanne dans la main et maillot de l’équipe de Suisse sur les épaules, Sylvie Schnyder a sa cible en ligne de mire.

Sacrée championne romande de VTT, de cyclisme sur route et de contre-la-montre à de multiples reprises durant sa jeunesse, Sylvie Schnyder était plutôt une habituée de l’effort solitaire, sur son vélo. Si elle continue à rouler régulièrement, la Bavoisane a pris goût à l’effort collectif, depuis une année et demie. Conviée par une amie à venir découvrir le dodgeball à Lausanne, la sportive s’est prise au jeu. «Avant de me rendre au premier entraînement, je me demandais dans quelle histoire je m’étais embarquée», confie celle qui, conquise par son essai, est devenue membre à part entière des Foxes, la première équipe créée en Suisse, en 2015. Elle a même été promue capitaine de l’équipe de Suisse mixte qui a disputé les récents Championnats d’Europe, en Ecosse.

«Me retrouver dans une équipe, entourée d’un groupe, m’a apporté une nouvelle source de motivation», raconte l’employée de Nestlé, à Orbe, qui prépare également un Bachelor en parallèle.

 

Plaisir et sérieux

 

Le club lausannois a été fondé par une bande d’amis qui, en 2014 et 2015, ont participé avec succès au tournoi de dodgeball sur sable organisé à Portalban. Qualifiés aux joutes européennes, suite à leur victoire, afin de représenter la Suisse, les Vaudois ont décidé de s’organiser en club -et donc de s’entraîner en salle, sur le terrain traditionnel de la discipline- après avoir constaté la différence de niveau existante avec les autres nations participantes. Ils ont, dans l’enchaînement, créé une fédération nationale. Depuis, les progrès sont évidents. A Glasgow, la délégation helvétique s’est présentée avec trois équipes (femmes, mixte et hommes), soit 27 joueurs en tout. Des éléments provenant des Foxes, forcément, mais également des Phoenix de la Broye.

«Tous les sélectionnés nous entraînons régulièrement ensemble, à Lausanne et à Yverdon, depuis plus d’une année, afin de progresser, souligne Sylvie Schnyder. Il y a donc une part de sérieux, même si la discipline conserve un esprit très décontracté et positif. D’ailleurs, à Glasgow, on a pu constater qu’il s’agissait d’une grande famille.»

Une famille qui grandit, en Suisse, pour le plus grand bonheur de ses pionniers.

 

La Suisse mixte 9e

 

L’équipe de Suisse mixte de Sylvie Schnyder a terminé 9e (sur 14) des Championnats d’Europe, disputés à Glasgow, il y a une dizaine de jours, du 17 au 20 août. Tombés dans un groupe relevé, avec les futurs 2es (Autriche), 3es (Ecosse) et 4es (Slovénie) de la catégorie, la sélection nationale a manqué d’un rien les quarts de finale, malgré une large victoire (22-6) contre les Pays-Bas. En matches de classement, les Helvètes ont, ensuite, dominé tour à tour l’Allemagne et la République tchèque. «On a bien joué, réussissant à rivaliser avec des nations plus expérimentées, se félicite la capitaine de 22 ans. On a aussi pu se rendre du travail qui reste à accomplir. L’expérience servira à nous inspirer de ce que font les meilleurs.»

 

En pleine expansion

 

Variante sportive de la balle aux prisonniers ou de la balle à deux camps, le dodgeball s’est développé dans les pays anglo-saxons avant tout. En substance, les matches opposent deux équipes de six joueurs qui, avec cinq ballons en jeu, doivent toucher leurs adversaires en tirant, afin de les éliminer. Attraper la balle en vol permet de sortir le tireur et de réintégrer un équipier.

En Suisse, la discipline en est à ses balbutiements. Quelques clubs commencent à naître ci et là. «L’intérêt est croissant. Rien qu’à Lausanne, le nombre de joueurs a doublé en un peu plus d’une année, affirme Sylvie Schnyder. Le sport est hyper accessible. Aux Foxes, certains sont claquettistes, d’autres viennent du baseball ou du foot…»

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29 aoû 2017

Les Nord-Vaudois tirent leur épingle du jeu «Schweiz Express»

Nord vaudois – Les deux Mathous, Valérie Marendaz et Béatrice Gass, ont décroché la première place de la course d’orientation «Schweiz Express», dimanche dernier. Habitants de Champvent, Julien Gander et Caroline Glauser ont terminé en 11e position.

Béatrice Gass (à g.) et Valérie Marendaz ont célebré leur victoire, à Sörenberg, dans le canton de Lucerne. ©Eric Chappuis

Béatrice Gass (à g.) et Valérie Marendaz ont célebré leur victoire, à Sörenberg, dans le canton de Lucerne. ©Eric Chappuis

Sans natel, sans GPS et sans argent. C’est seulement munies d’une carte topographique de la Suisse que Valérie Marendaz et Béatrice Gass se sont lancées dans l’aventure «Schweiz Express», de jeudi à dimanche dernier. Une course d’orientation que les deux habitantes de Mathod ont remporté avec brio, devant les vingt-quatre équipes concurrentes.

Avec un total de 2053 points, les deux amies, alias le «team Chasselas», ont franchi la ligne d’arrivée, dimanche dernier, à Sörenberg, dans le canton de Lucerne, après un périple de plus de 600 km. «C’était une expérience incroyable, raconte Valérie Marendaz, vigneronne. Nous avons découvert des paysages de Suisse dont nous n’avions jamais entendu parler auparavant.»

 

Un retour aux sources

 

La «team Chasselas» a gagné un saut en parapente, en face du Titlis. ©Eric Chappuis

La «team Chasselas» a gagné un saut en parapente, en face du Titlis. ©Eric Chappuis

Kayak en rivière, baignade dans des lacs, randonnées en montagne. Les deux compères, parties de Porrentruy jeudi matin, ont dû relever des défis de jour, comme de nuit. «Pour gagner des points, nous devions trouver la solution à des énigmes, répondre à des questions sur la Suisse, mais aussi nager d’un pont à l’autre ou faire des jolies figures en plongeant, explique Valérie Marendaz. C’était très intense. Mais le plus compliqué, c’était de réussir à se nourrir et à se loger gratuitement.»

Le soir venu, les deux amies partaient à la recherche d’un hôte, la plupart du temps en demandant dans la rue aux passants. «Les gens ont été très généreux avec nous, Nous avons toujours trouvé un lit, alors que certains participants ont dormi sur des bottes de foin», se rappelle-t-elle, tout sourire.

Dès le premier soir, une habitante de Dietikon, dans le canton de Zurich, leur a préparé des pâtes, fourni un lit et offert une douche. «Avec un seul t-shirt pour trois jours, c’était plus que nécessaire », plaisante la jeune femme de 26 ans.

 

Une Suisse chaleureuse

 

A Engelberg, les équipes ont participé à un concours de tir à la corde. ©Eric Chappuis

A Engelberg, les équipes ont participé à un concours de tir à la corde. ©Eric Chappuis

Leur meilleur souvenir ? Une descente surprise en parapente, en face du Mont Titlis, à Engelberg, dans le canton d’Obwald. «Nous avons eu ce cadeau comme récompense, car nous étions arrivées première de l’étape. C’était totalement inattendu et vraiment génial. A la fin de la journée, nous avons même versé quelques larmes.»

A chaque étape, une nouvelle destination et de nouveaux défis, parfois surprenants. Le deuxième soir, les Nord-Vaudoises devaient réussir à dormir dans l’Abbaye d’Engelberg, pour gagner des points supplémentaires. «Nous n’osions pas trop demander au début, expliquent-elles. Finalement, c’était très agréable. Le prêtre du monastère a partagé sa nourriture et son vin avec nous, puis, le lendemain matin, nous avons eu droit à un déjeuner copieux

 

Deux amies d’enfance

 

Julien Gander et Caroline Glauser ont passé quatre jours des plus sportifs. ©Eric Chappuis

Julien Gander et Caroline Glauser ont passé quatre jours des plus sportifs. ©Eric Chappuis

A bas les préjugés : les Suisses sont beaucoup plus chaleureux que certains pensent, claironnent-elles. «Comme nous n’avions pas beaucoup de nourriture de réserve pour dîner, nous avons demandé à une boulangère de nous dépanner de quelques sandwiches, ce qu’elle a fait gracieusement», raconte Valérie Marendaz. Entre les équipes, l’ambiance était très bonne également, avec une belle solidarité et beaucoup d’entraide.»

Amies depuis leur plus tendre enfance, Valérie Marendaz et Béatrice Gass fréquentaient la même école à Mathod. Aujourd’hui, l’expérience «Schweiz Express» les a rapprochées. «Nous avons toujours aimé l’aventure. C’est pour cela que nous nous sommes inscrites aux qualifications l’année dernière. Maintenant que c’est fini, nous avons déjà envie d’y retourner. Mais d’abord, il y a les vendanges», rappelle la viticultrice.

En effet, ce n’est pas pour rien que les deux jeunes femmes ont choisi le nom de «team Chasselas». «Nous adorons ce cépage. D’ailleurs, dans nos sacs, nous avions toujours quelques petites bouteilles, afin de déguster un bon verre à la fin de chaque étape.»

 

Une course de 600 km au coeur de la Suisse

 

Convoqués jeudi dernier à Porrentruy, les 50 participants de la 11e édition du «Schweiz Express» ont passé quatre jours à silloner la Suisse. Le parcours – de Dietikon, près de Zurich, à Sörenberg, aux alentours de Lucerne – a été annoncé aux équipes à la dernière minute. Les organisateurs de la course, ainsi que les familles des participants, ont pu suivre leur avancée grâce à une puce GPS placée dans leurs sacs.

 

Un périple hors du commun en amoureux

 

Julien Gander et Caroline Glauser sont partis, eux aussi, à l’aventure, jeudi dernier. Habitant à Champvent, le couple avait toujours rêvé de découvrir la Suisse de manière inhabituelle. Ils se sont hissés à la 11e place du classement, avec 1020 points.

«Nous regardions régulièrement l’émission de téléréalité «Pékin Express», et ça nous a donné envie de faire une compétition de ce type», explique le jeune homme de 34 ans, originaire de Grandson. Du coup, en octobre dernier, sur les conseils d’un ami, nous avons décidé de nous inscrire aux qualifications du «Schweiz Express», à Berne.»

 

Du stop à la pelle

 

Sac sur le dos et carte en main, le «team nord-vaudois» s’est mis en route. «En trois jours, nous avons pris pas moins de 31 voitures différentes, précise Julien Gander. Nous faisions la plupart du temps du stop. Parfois, pour les grandes distances, nous choisissions de prendre le train.»

Comme chaque voyage comporte son lot d’imprévus, les deux amoureux ont dû faire face à quelques difficultés. «Alors que nous nous faisions conduire à la destination prévue, la voiture de notre chauffeur a crevé en plein milieu de la route, raconte le Grandsonnois. Le jour suivant, la police nous a arrêté car nous faisions du stop trop près d’une entrée d’autoroute.»

Malgré ces quelques obstacles, les deux sportifs ne gardent que des bons souvenirs de cette aventure. «Après coup, ce ne sont que de bonnes anecdotes à raconter ! Mais c’est vrai que sur le moment, ça nous a pas mal ralenti.»

 

Dormir chez l’habitant

 

Afin de dormir dans de bonnes conditions, l’équipe a misé sur le porte-à-porte. «Le premier soir, nous avons toqué à six maisons avant d’être gentiment reçu par une famille de Tessinois installée dans la campagne zurichoise.»

Pour avoir passé quatre jours et trois nuits à silloner la Suisse, Julien Gander avoue que «des régions sont plus accueillantes que d’autres. Par exemple, dans le centre du pays, vers Lucerne et Aarau, les voitures s’arrêtaient rarement, contrairement à la région de Bâle.»

Partir en couple, une bonne idée ? «Tout s’est très bien passé, conclut Julien Gander. Comme j’ai fait l’armée, je m’occupais de la partie orientation et je parlais un peu en suisse-allemand. Caroline, elle, nous trouvait des endroits où dormir. On peut dire que nous nous sommes complétés !»

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29 aoû 2017

Mireille Darc conservait des liens ici

Les Tuileries-de-Grandson – Décédée hier à l’âge de 79 ans, l’actrice et réalisatrice, originaire de Combremont-le-Petit, avait conservé des attaches dans la région.

Mireille Darc et son cousin germain Gilbert Lassueur, dans la maison de ce dernier, aux Tuileries-de-Grandson, il y a tout juste vingt ans. ©DR

Mireille Darc et son cousin germain Gilbert Lassueur, dans la maison de ce dernier, aux Tuileries-de-Grandson, il y a tout juste vingt ans.

«La dernière fois qu’elle est passée, Gilbert lui a proposé de manger au restaurant. Elle ne voulait pas, par crainte d’être reconnue et importunée. Alors nous avons mangé à la maison», explique Christiane Lassueur, veuve de Gilbert, le fondateur de l’entreprise d’installations électriques qui porte encore son nom.

Du coup, le repas entre cousins germains a eu pour cadre la maison familiale des Lassueur, aux Tuileries-de-Grandson. «J’ai préparé des rösti avec des filets mignons et une salade de doucette. Le dessert, je m’en souviens plus. Elle n’a même pas bu un verre de rouge. Elle ne buvait pas et elle ne fumait pas.», explique Christiane Lassueur.

Si elle passait par la Suisse, Mireille lancait un coup de fil à ses proches. La veille de ce repas, elle se trouvait à Genève pour ses activités professionnelles.

Si les rencontres étaient rares -Christiane lui a écrit le 15 mai dernier, à l’occasion de l’anniversaire de l’actrice-, les moments passés ensemble étaient riches. Elle était très nature et sympathique. Elle ne se prenait pas la tête.

 

Un papa de Combremont

 

Le père de Mireille Darc, Marcel Aigroz, jardinier, était au chômage lorsqu’il est parti pour le Midi. Il s’est finalement installé à Toulon avec son épouse Gabrielle Reynaudo, ville où la petite Mireille a passé son enfance. La famille -la maman exploitait une épicerie vivait avec peu de moyens. La jeune Mireille a lutté pour sortir de l’ombre.

Durant la seconde guerre mondiale, Mireille et ses deux frères ont été envoyés en Suisse, chez des tantes paternelles. Elle a séjourné à Combremont-le-Petit, mais aussi aux Plans-sur-Bex.

 

Un «secret de famille»

 

Christophe, Christiane Lassueur et Mireille Darc aux Tuileries-de-Grandson. ©DR

Christophe, Christiane Lassueur et Mireille Darc aux Tuileries-de-Grandson.

Mireille Darc a souffert d’avoir été considérée comme «une bâtarde » par son aïeul -il ne serait pas son père biologique-, qui avait même fait un simulacre de suicide en sa présence.

Elle a notamment évoqué ces moments douloureux lors de l’émission «Un jour, un destin», en 2013, en répondant très franchement à Laurent Delahousse.

Christiane Lassueur ne croit pourtant pas une seconde à la rumeur qui lui attribue un autre père : «Je suis convaincue que ce n’est pas vrai. Elle avait une coquetterie à l’oeil, comme son père, et le même nez. C’est d’ailleurs pour cela qu’elle s’était faite opérer.»

Membre de la famille, Laurent Marguerat, domicilié à Hombrechtikon, garde lui aussi un bon souvenir de Mireille Darc : «J’ai pu la rencontrer chez mes parents aux Tuileries. On a parlé une bonne demi-heure en prenant le café. Elle était très sympathique. On a notamment causé d’Alain Delon et de sa vie, et de plein de choses qu’on ne peut pas dire au public.»

 

Une actrice emblématique des années ‘60 et ‘70

 

L’actrice française Mireille Darc est décédée à l’âge de 79 ans dans la nuit de dimanche à hier, à son domicile parisien. «Mireille Darc est partie cette nuit, chez elle à Paris. Elle a été très entourée jusqu’au bout par ses proches dont son époux et aussi Alain Delon, présent jusqu’à la fin», a déclaré hier son agent Annabel Karouby.

Surnommée la grande sauterelle depuis le succès du film éponyme en 1966, l’actrice avait tourné dans une cinquantaine de longs métrages pour le cinéma, dont treize avec le réalisateur Georges Lautner. Elle avait également joué au côté de Pierre Richard dans «Le grand blond avec une chaussure noire», en 1972, et «Le retour du grand blond», deux ans plus tard.

Mireille Darc, fut pendant quinze ans, la compagne d’Alain Delon, rencontré lors du tournage de «Jeff», et tourna dans de nombreux films à ses côtés. Elle avait connu une traversée du désert dans les années 1980, après de graves ennuis de santé.

Atteinte depuis l’enfance d’un souffle au cœur, elle avait subi en 1980 une opération à cœur ouvert, avant d’être de nouveau opérée en 2013. Lors d’un accident de voiture dans le Val d’Aoste, elle avait été grièvement blessée et sa colonne vertébrale fracturée l’avait immobilisée pendant trois mois dans une coquille à l’hôpital de Genève.

Mireille Darc était revenue dans les années 1990 sur le devant de la scène par la télévision, renouant avec la popularité dans des rôles de femme décidée et indépendante dans plusieurs séries. Elle avait aussi réalisé plusieurs documentaires sociétaux.

Souvent comparée à Brigitte Bardot, Mireille Aigroz, née le 15 mai 1938, avait choisi son pseudonyme en référence à Jeanne d’Arc.

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29 aoû 2017

Une couronne acquise sans douleur

Athlétisme – Elodie Jakob est redevenue championne de Suisse de l’heptathlon, dimanche à Payerne. Gênée par des blessures à ses talons depuis deux années, l’Yverdonnoise a pu concourir sans le moindre souci.

Elodie Jakob n’en croit pas ses yeux. Elle est de retour au premier plan. ©Guillaume Laurent / Athle.ch

Elodie Jakob n’en croit pas ses yeux. Elle est de retour au premier plan.

Les Yverdonnois ont vibré avec la performance incroyable d’Elodie Jakob, aux Championnats de Suisse multiples, disputés à Payerne le week-end dernier. L’athlète de l’USY a survolé l’épreuve des dames, remportant dans des conditions parfaites son troisième titre élite en heptathlon, avec un total très respectable et inespéré de 5554 points.

Après deux ans de galère, avec de nombreuses blessures, sans oublier un genou récalcitrant trois jours avant le rendez-vous national, elle a totalement rassuré lors de la première épreuve, samedi, en claquant un très bon 13’’80 au 100m haies. Puis l’Yverdonnoise a impressionné à la hauteur en réussissant 1,66 m. Tout s’est également bien passé au poids et sur 200 m. Elodie Jakob a, du coup, viré en tête lors de la première journée et, vu ses qualités au javelot, elle devenait ainsi la grande favorite.

L’heptathlète de la Cité thermale a joué avec les nerfs de ses supporters en ratant son premier essai à la longueur. Le deuxième a été moyen, puis elle s’est envolée à 5,52 m lors du suivant. Ouf ! Très déterminée, elle a ensuite propulsé son javelot à plus de 45m dès son premier jet. Il ne restait, alors, plus qu’une formalité, le 800m, où elle ne s’est pas laissée impressionner par une adversaire partie beaucoup trop vite.

A l’heure de l’interview, Elodie Jakob n’a pas caché son plaisir de pouvoir à nouveau se battre à la régulière : «Je suis en paix avec mes talons d’Achille !». Elle a, également, remercié avec beaucoup d’émotion sa maman et entraîneur, sa physiothérapeute et tous ceux qui ont cru en elle malgré l’adversité.

Il faut tout de même signaler que la talentueuse grisonne Annik Kalin, 17 ans, a réussi le meilleur total de la journée chez les féminines, avec 5664 points. Une preuve de plus que la discipline se porte bien en Suisse.

 

Précieux apprentissage

 

Les jeunes Yverdonnois engagés ont connu des fortunes diverses, mais l’expérience engrangée leur sera très utile pour la suite. La bonne surprise est venue de Jordan Stoll, en M16. Régulier, il a fini à la 21e place sur 32 concurrents. Sophie Paroz a été excellente dans les courses et moyenne dans les concours. Elle a terminé 18e de son premier heptathlon (M18), tandis que sa camarade Océane Barraud n’a pu terminer ses épreuves en raison d’un problème de mollet. Quant à Nina Rehacek (M16, 35e), elle était déçue de ses résultats, mais satisfaite de l’expérience.

A noter l’excellent travail des organisateurs du CA Broyard, qui ont reçu l’événement pour la troisième fois en quinze ans.

M. Rt ■

Quatre régionaux aux finales de la Kids Cup

 

Deux jours après le meeting Weltklasse à Zurich, les qualifiés de la finale suisse de l’UBS Kids Cup (sportifs de 7 à 15 ans) se sont affrontés au Letzigrund.

Une journée exceptionnelle pour ces jeunes, puisque les meilleurs athlètes de l’équipe nationale -et même le Jamaïquain Asafa Powell !- étaient présents pour les soutenir. D’ailleurs, et comme pour les stars, les images du 60 mètres, notamment, étaient diffusées en direct sur les écrans géants du stade.

En ce qui concerne les athlètes du Nord vaudois, quatre jeunes parmi les 140 000 participants ont été sélectionnés pour la finale suisse : la palme du meilleur résultat est revenue au Sainte-Crix de la FSG La Sagne, Anthony Favre, qui s’est classé 6e en M13. Zélie Deriaz (10 ans, FSG Montagny et USY), qui participait à sa cinquième finale nationale, a obtenu un satisfaisant 11e rang avec 1452 points, à seulement 13 unités de la 7e place synonyme de diplôme. Satisfaction également pour Léandro Rosato (9 ans, FSG Orbe), 15e de sa catégorie, ainsi que pour Emrick Deriaz (14 ans, FSG Montagny et USY), frère de Zélie, qui a terminé bon 12e.

Com / Réd. ■

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28 aoû 2017

Les Numerik Games, un festival

Yverdon-les-Bains – De vendredi à hier, les Numerik Games ont investi Y-Parc et la place Pestalozzi. Les passionnés de jeux vidéo, tout comme les curieux, ont déambulé entre les différentes animations, de l’après-midi jusqu’au petit matin.

Le Temple d’Yverdon-les-Bains, éclairé et animé par le partenaire Media Engineering Institute de la HEIG-VD. ©Gabriel Lado

Le Temple d’Yverdon-les-Bains, éclairé et animé par le partenaire Media Engineering Institute de la HEIG-VD.

«J’ai été agréablement surpris du déroulement du festival, annonce Marc Atallah, organisateur des Numerik Games d’Yverdon-les-Bains. Nous avons commencé en douceur vendredi, puis samedi, c’était l’effervescence.»

Même la nuit, il n’y avait d’heure pour danser devant un bâtiment d’Y-Parc. ©Gabriel Lado

Même la nuit, il n’y avait d’heure pour danser devant un bâtiment d’Y-Parc.

De vendredi à hier, près de 10 000 personnes se sont déplacées. «C’est à peu près comme l’année dernière, souligne le directeur de la Maison d’Ailleurs. Sauf que cette année, près de 6000 personnes ont participé aux activités payantes, contre 4500 en 2016. Je suis très satisfait de ces résultats.»

La manifestation a attiré tous types de population. «Les familles avec de jeunes enfants se promenaient davantage entre 16h et 21h. Puis, dès 22h, les plus fêtards restaient jusqu’au petit matin, à Y-Parc, où se tenaient les concerts.»

Les visiteurs se sont pressés sous la tente pour le Numerik Cosplay Show. ©Gabriel Lado

Les visiteurs se sont pressés sous la tente pour le Numerik Cosplay Show.

Invité d’honneur du festival, la marque japonaise Nintendo a fait le bonheur des jeunes enfants. Les stands de réalité augmentée et les jeux vidéo projetés sur les façades des bâtiments ont, quant à eux, attiré les curieux.

«Les gens déambulaient entre tous les stands, Y-Parc était bondé en permanence, raconte Marc Atallah. Les exposants ont été comblés par cette affluence. Le concept d’un festival autour du numérique a l’air de plaire.»

 

A Y-Parc, des DJs jusqu’au bout de la nuit

 

Avec Fancy Candy, Arthur Comte a pu tester son tout premier jeu vidéo. ©Gabriel Lado

Avec Fancy Candy, Arthur Comte a pu tester son tout premier jeu vidéo.

Les Numerik Games ont également comblé les amateurs de musique, qui ont pu profiter de deux scènes. Sur la place Pestalozzi, de nombreuses représentations gratuites se sont enchaînées de 15h à minuit.

A Y-Parc, les DJs étaient à l’honneur, avec des artistes comme Teki Latex, Christine et Mash-Up Superstars. «A 6h du matin, hier, environ 150 personnes dansaient encore», se réjouit Marc Atallah.

 

Quelques plaintes

 

Les élèves de la Saber Force Academy ont fait des shows au sabre laser. ©Gabriel Lado

Les élèves de la Saber Force Academy ont fait des shows au sabre laser.

Durant le week-end, plusieurs personnes se sont plaintes, sur les réseaux sociaux, du bruit occasionné par les Numerik Games à des heures très tardives.

«Il est vrai que les concerts à Y-Parc se sont terminés à 6h du matin, explique Marc Atallah, organisateur de l’évènement. Mais nous avions limité au maximum le bruit des basses en utilisant un matériel avec un retour son efficace. De plus, le Canton a été prévenu à l’avance du niveau de décibels qui allait être émis. Il est également important de préciser que de nombreux retours positifs sur ces soirées ont été postés sur ces mêmes réseaux sociaux.»

Yves Bolognini a testé la réalité augmentée avec le système Playstation VR. Une immersion audio et visuelle. ©Gabriel Lado

Yves Bolognini a testé la réalité augmentée avec le système Playstation VR. Une immersion audio et visuelle.

Stéphane Laurenceau, animateur radio à Couleur 3 (à dr.), interviewe une cosplayeuse grimée en Alextrasza, sous l’oeil de Marc Attalah. ©Gabriel Lado

Stéphane Laurenceau, animateur radio à Couleur 3 (à dr.), interviewe une cosplayeuse grimée en Alextrasza, sous l’oeil de Marc Attalah.

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28 aoû 2017

Les vélos canalisés par la rue du Four

Yverdon-les-Bains – La période de tolérance dans le centre a vécu. La traversée des rues du Lac et du Milieu est interdite, sauf pour les livraisons avant 10h.

Dans le centre historique, les cyclistes peuvent exclusivement transiter par la rue du Four. ©Michel Duperrex

Dans le centre historique, les cyclistes peuvent exclusivement transiter par la rue du Four.

Avec la rentrée scolaire, les conflits entre cyclistes et piétons ont repris de plus belle dans le centre historique d’Yverdon-les-Bains, tout particulièrement à la rue du Lac, qui, outre la présence de nombreuses terrasses, est fortement fréquentée pendant les heures d’ouverture des commerces.

Entre les personnes âgées, les mamans avec des poussettes, et les simples chalands qui s’attardent dans une rue qui leur est réservée -les seules exceptions concernent les livraisons entre 6h et 10h, et des autorisations spéciales attribuées, notamment, pour des déménagements-, les risques de collision avec des vélos, trottinettes et autres «véhicules » ressortant de la mobilité douce sont nombreux.

 

Une décision fâcheuse

 

Cette situation est le fruit d’une décision prise par l’ancienne Municipalité, qui, du jour au lendemain, avait autorisé le transit de la rue du Lac, dans les deux sens, par les vélos. Cela contre l’avis des commerçants qui songeaient avant tout à la sécurité de leur clientèle.

Depuis, l’Exécutif a fait machine arrière. Mais il n’y a rien de plus difficile que de changer les habitudes. Les agents de Police Nord vaudois sont ainsi appelés à intervenir fréquemment auprès de cyclistes -de nombreux cyclotouristes étrangers sont piégés par des informations, aujourd’hui dépassées, qui ont circulé sur les sites spécialisés- qui s’engagent sur les rues du Milieu et du Lac.

 

Méthode douce

 

A quelques exceptions près, la rue du Lac, la plus fréquentée de la ville, est totalement interdite à la circulation. ©Michel Duperrex

A quelques exceptions près, la rue du Lac, la plus fréquentée de la ville, est totalement interdite à la circulation.

«Nos patrouilles interviennent pour faire descendre les gens de leur vélo», explique Pascal Pittet, commandant de Police Nord vaudois. Une sanction, eu égard à la tolérance passée, serait mal ressentie.

Le problème devrait trouver une solution définitive lorsque le plan de mobilité du centre-ville pourra être adopté. «Nous avons un plan plus global. Mais il faut d’abord résoudre la problématique du pavage (rue du Lac) et des infrastructures souterraines», explique le commandant. En effet, la réfection totale de la rue du Lac, pour lui donner l’aspect plus authentique de ses deux voisines, est attendue depuis de nombreuses années.

Quant aux cyclistes, ils peuvent transiter exclusivement par la rue du Four, qui bénéficie d’ailleurs de la signalisation des parcours des grands tracés de cyclotourisme.

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28 aoû 2017

Cette fois, Bavois n’a pas d’excuse

Football – Promotion League – Les hommes de Bekim Uka se sont inclinés 3-1 face au Stade Nyonnais, samedi à Colovray. Les ingrédients n’étaient pas réunis pour prétendre à mieux, cette fois-ci, du côté bavoisan.

Bavois subit la loi de Stade Nyonnais à Colovray. ©Sigfredo Haro / La Côte

Bavois subit la loi de Stade Nyonnais à Colovray.

Karim Chentouf a-t-il bénéficié d’énormément de réussite pour transformer le coup-franc (2-1, 30e) qui a donné l’avantage au Stade Nyonnais ? Vrai, celui-ci ayant rebondi sur le mur avant de prendre Robin Enrico à contre-pied. Une faute de main oubliée par l’arbitre est-elle venue entacher l’action qui a mené au 3-1 (85e, score final)? C’est bien probable. Et pourtant, cette fois, Bavois ne peut pas se cacher derrière des excuses. Si le sort ne semble toujours pas s’être totalement réconcilié avec le FCB, le dernier rempart bavoisan n’oubliera pas qu’il a, par deux fois, été sauvé par ses montants. Non, samedi à Colovray, la troupe de Bekim Uka n’a simplement pas mis tous les ingrédients nécessaires pour réellement éprouver des regrets au moment de quitter le terrain, si ce n’est, peut-être, ceux de n’avoir pas osé bousculer davantage des Nyonnais qui seront sans doute bien plus impressionnants d’ici un mois.

 

Produire du jeu

 

«On n’est pas parvenus à apporter le cuir proprement dans la zone dangereuse, pestait Adrian Alvarez, auteur de la seule réussite des Nord-Vaudois d’un joli enchaînement (égalisation à 1-1, 26e). On a joué trop de longues balles, alors que la première mi-temps nous a prouvé qu’il y avait de la place pour s’ouvrir des espaces en accélérant au sol.» Cela montre aussi que, lorsque l’équipe évolue dans ce registre-là, ce qui risque forcément de se reproduire, Bavois peut manquer d’un homme capable de faire la différence au milieu. Au printemps dernier, cet élément-là se nommait Yanis Lahiouel, aujourd’hui à Yverdon Sport. Pour l’heure, Aziz Demiri occupe le poste de no 10, et il fait parfaitement son travail. Sauf que, si le jeune homme excelle dans la création du jeu, il lui arrive d’être encore un tout petit peu moins à l’aise au moment de l’avant-dernier geste. «Mais, même si ça n’a pas été parfait, on n’a jamais arrêté d’essayer de produire de jeu. C’est l’état d’esprit qu’il faut continuer à avoir pour la suite. C’est comme ça que la roue va tourner», lâchait encore l’ailier droit.

Une roue que lui-même aurait pu faire basculer en propulsant au fond un ballon qui lui est arrivé sur le pied à cinq mètres de la cage nyonnaise, alors que le score était de 2-1. Sauf que son envoi s’est envolé au-dessus du cadre, au même titre qu’une partie de la confiance de l’équipe. «La confiance, c’est le mot, et elle nous manque, souligne Alvarez. Devant, on peut avoir tendance à vouloir réussir notre action individuelle, quitte à en oublier le partenaire démarqué à côté. On veut changer ça avec la venue de United Zurich.» Malgré autant de défaites, Bavois vient de -presque se mettre à la hauteur, tour à tour, des deux cadors du championnat (Kriens et Nyon). Un pari de loin pas gagné il y a une année, lors de son arrivée en Promotion League.

 

Stade Nyonnais – Bavois 3-1 (2-1)

Buts : 18e Chentouf 1-0 ; 26e Alvarez 1-1 ; 30e Chentouf 2-1 ; 85e Lambin 3-1.

Stade Nyonnais : Barroca ; Moreno, Camara, Hebib, Bryand ; Gaillard, Fargues (80e Lambin), Dessarzin (66e Bunjaku), Zambrella ; Chentouf, Besnard (76e Pont). Entraîneur : Oscar Londono.

Bavois : Enrico ; Kurtic, Le Neün (88e Bentayeb), Bühler, Zeneli ; Beynié, Demiri (59e Khelifi), Bovay (77e Yildiz); Alvarez, Pimenta, Gauthier. Entraîneur : Bekim Uka.

Notes : Stade de Colovray, 280 spectateurs. Arbitrage d’Alessandro Dudic, qui avertit Fargues (51e, jeu dur), Beynié (65e, jeu dur), Besnard (76e, antisportivité), Zeneli (85e, réclamations).

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25 aoû 2017

Du lac de Joux à la Norvège, en canoë fabriqué à la main

Le Pont – Bricoleur passionné et féru d’aventures, Valentin Gabioud, 25 ans, a navigué sur les eaux scandinaves à bord d’un canoë made in Vaud fabriqué par ses soins. Il raconte.

La mise à l’eau du canoë a eu lieu en juillet, dans la baie du Pont, sur le lac de Joux, quelques jours seulement avant le départ pour la Scandinavie. ©Simon Gabioud

La mise à l’eau du canoë a eu lieu en juillet, dans la baie du Pont, sur le lac de Joux, quelques jours seulement avant le départ pour la Scandinavie.

Une vie, faite d’aventures, il y en a qui en rêve, beaucoup. Et puis, il y a ceux qui la vivent, nettement moins nombreux. Valentin Gabioud, 25 ans, en fait partie. A la force de ses bras, il s’est construit un canoë en bois. Un ouvrage unique et une formidable entreprise de plusieurs mois qui l’a mené du Pont, à la vallée de Joux, aux latitudes nord des parcs nationaux de Suède et de Norvège, d’où il vient de rentrer.

«L’hiver dernier, pendant mes révisions, je suis tombé sur une vidéo d’un type qui s’est construit un canoë en bois, seul, avec pour unique aide un manuel d’explication, confie l’étudiant établi à L’Isle. C’est quelque chose qui pouvait me correspondre.» Ni une ni deux, le jeune adepte de défis se lance dans l’aventure, non sans avoir recours à l’aide -précieuse- de son père. «Petit, il m’a appris à travailler le bois et à manier les outils, poursuit-il. Aujourd’hui, c’était important pour moi de réaliser quelque chose avec lui, d’avoir un projet commun.»

 

Un chantier naval improvisé

 

La météo, changeante, ne facilitait pas la navigation sur les lacs en Scandinavie. ©Simon Gabioud

La météo, changeante, ne facilitait pas la navigation sur les lacs en Scandinavie.

Ensemble, fils et père ont d’abord aménagé un chantier naval improvisé, sous une tente. Quelques mètres carrés au bord de la Venoge où, durant plus de quatre mois, ils ont dessiné, découpé, scié, collé, pressé, poncé et vernit les lattes de bois formant la coque du futur canoë (voir ci-dessous). «Le jardin familial a été un peu métamorphosé, au grand dam de ma maman, pas toujours ravie de la chose», détaille, sourire aux lèvres, l’intéressé.

«C’était toute une aventure, un travail minutieux, parfois répétitif. Mais lorsqu’on a retourné le canoë (ndlr : l’embarcation se construit à l’envers, sur un moule), notre projet a soudainement pris forme», glisse, non sans fierté, l’apprenti charpentier. Restait encore à tester l’ouvrage, au Pont.

Sous l’oeil attentif de Pégase et dans un décor sauvage qui n’a rien à envier aux paysages du Grand Nord, le canoë -«Petit rorqual» comme il a été baptisé- n’a pas sombré. «J’ai été agréablement surpris par sa bonne glisse, malgré une stabilité moyenne dûe au fond plat», détaille l’habitant du pied du Jura.

 

«Petit rorqual» devient grand

 

Le soir venu, le bivouac en pleine nature offrait une expérience unique. ©DR

Le soir venu, le bivouac en pleine nature offrait une expérience unique.

Puis est venu le moment du départ. Le grand, vers le Nord. A bord de sa voiture, canoë solidement sanglé sur le toit, Valentin Gabioud fait cap sur l’arrière-pays suédois et norvégien, fin juillet. «J’ai toujours été attiré par les pays scandinaves, leurs paysage et leur histoire», argue le jeune Robinson.

Durant une semaine, il a navigué sur les eaux calmes des lacs suédois, où forêts et collines s’étendent à perte de vue. Six jours bercé au son des vaguelettes venant se briser sur la coque et, durant la nuit, au cri particulier du plongeon huard -une espèce de canard nordique au chant similaire au hululement du loup.

La deuxième semaine, sur les plans d’eau norvégiens, la météo maussade et les températures fraîches -le thermomètre est descendu à 3 degrés- le forcent à ralentir son rythme de 25 km parcourus quotidiennement. «Les jours n’étaient pas toujours roses. Dans de telles conditions, on est plus porté à aller à la rencontre de l’autre, à aller chercher un peu de chaleur humaine», poursuit- il en faisant référence à deux militaires croisé par hasard et avec lesquels il a partagé un repas.

Au bout du compte, après trois semaines d’effort, seul un pépin -un chavirement dans un rapide lui a coûté son natel, son appareil photo et sa tente- est venu entaché, un peu, l’aventure. Mais pas de quoi décourager le jeune homme.

A peine rentré de son périple, Valentin Gabioud pense déjà à repartir. «Descendre le Danube, de la Forêt noire allemande à Istanbul, serait un joli projet à réaliser sur plusieurs années », souffle-t-il.

 

28 kilos de red cedar canadien et de sapin blanc

 

Embarcation sobre et élégante permettant un contact privilégié avec la nature, le canoë est si performant qu’il a traversé les siècles, depuis les chasseurs et voyageurs nord-amérindiens du XVe siècle jusqu’à aujourd’hui.

Construit selon des plans achetés sur Internet, ce canoë made in Vaud est le fruit de plusieurs mois de travail. De la coque aux étraves, en passant par les pagaies et les sièges, l’ensemble de l’ouvrage a été réalisé à la main et avec du bois massif.

 

 

La coque est faite de lattes de cinq millimètres d’épaisseur de red cedar -une essence de tuya américain- et de sapin blanc. Plusieurs couches de résine époxy, de vernis et de fibre de verre assurent une protection contre les chocs et les UV. Pour un poids de seulement 28 kg, ce canoë mesure un plus de quatre mètres de long.

 

 

 

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25 aoû 2017

Les peuples helvètes, héros de jeu vidéo

Yverdon-les-Bains – Dès ce soir, Kevin Peclet présentera son jeu Helvetii aux Numerik Games. Un univers 100% suisse, rendant hommage à nos ancêtres.

Depuis environ une année, Kevin Peclet crée les personnages et les décors de son jeu vidéo. ©Lila Erard

Depuis environ une année, Kevin Peclet crée les personnages et les décors de son jeu vidéo.

Souris en main, yeux rivés sur l’écran de son ordinateur, Kevin Peclet perfectionne, dans les moindres détails, le prototype de son jeu vidéo. «Je dois encore rajouter la musique et régler quelques bugs, précise-t-il. Mais je suis satisfait du résultat».

A partir de ce soir et jusqu’à dimanche, le jeune homme de 29 ans, originaire de Sainte- Croix, présentera son nouveau jeu de combat Helvetii aux Numerik Games (voir ci-dessous). «Ce nom fait référence aux tribus helvètes qui occupaient le territoire suisse en -500 avant J.C. Le joueur pourra se glisser dans la peau d’un de leurs chefs de guerre».

 

Créatures mythologiques

 

Passionné d’Histoire depuis son plus jeune âge, Kevin Peclet a écumé bon nombre de livres et de sites Internet pour mettre en scène la vie de ce peuple. «Ce n’était pas évident, car peu d’informations sont recensés à leur sujet. Suite à la guerre des Gaules, les Helvètes ont rapidement été envahis par les Romains. Du coup, ils ne font pas partie de la culture collective suisse, ce qui est très dommage».

Le principe du jeu Helvetii est simple : comprendre la malédiction du chef de guerre helvète Divico. «Cet homme, né en 130 avant J.C., a vraiment existé. Je me suis appuyé sur d’anciennes peintures le représentant, afin de l’intégrer dans le jeu», explique le jeune homme.

 

Des paysages suisses

 

Le chef de guerre Divico sillonne le Nord vaudois pour rompre sa malédiction. ©DR

Le chef de guerre Divico sillonne le Nord vaudois pour rompre sa malédiction.

Pour arriver à ses fins, le joueur doit combattre plusieurs monstres et créatures de la mythologie. «Je me suis totalement inspiré des croyances de ces tribus pour illustrer mes personnages. Notamment leurs dieux, tels que Epona, Déesse des chevaux, ou encore Cernunnos, Dieu de la nature.»

Quant aux décors, Kevin Peclet a tout naturellement choisi les paysages suisses, en commençant par le Nord vaudois, sa patrie d’origine. «Je me suis inspiré des forêts aux alentours de Sainte-Croix pour le premier niveau du jeu (voir photo ci-contre). Ensuite, Divico circule aux abords du lac Léman, puis dans les montagnes valaisannes.»

 

Solidarité entre créateurs

 

Après avoir obtenu un diplôme de concepteur en multimédia, Kevin Peclet a suivi une formation de Game Art en Valais. «Déjà à l’âge de 12 ans, je créais mes propres jeux vidéo. Aujourd’hui, je dessine tous les visuels du jeu, puis je fais les animations. L’esthétique est, pour moi, extrêmement importante».

Pour pouvoir envisager une sortie officielle du jeu en 2019, Kevin Peclet a fait appel à deux développeurs situés en Allemagne et aux Etats-Unis. «En Suisse, il y a trop peu d’infrastructures et d’expertises dans le domaine. Heureusement, une grande solidarité entre créateurs indépendants voit le jour. Nous nous retrouvons une fois par mois à Lausanne pour présenter nos nouveaux projets.»

Même si, pour le moment, Kevin Peclet s’autofinance, il espère pouvoir en vivre à long terme. «Avec ce métier, je ne m’ennuie jamais, même si j’y passe mes journées. C’est génial de pouvoir créer son propre univers.»

Créer un jeu à l’identité typiquement suisse, Kevin Peclet l’a fait. «J’espère que le peuple des Helvètes trouvera enfin sa place dans l’imaginaire collectif de notre pays.»

 

Le jeu indépendant, invité des Numerik Games

 

Aujourd’hui, dès 16h et jusqu’à dimanche, à 18h, Kevin Peclet sera présent aux Numerik Games d’Yverdon-les-Bains. En plus du jeu vidéo Helvetii, il présentera Splash Blast Panic, un jeu d’arcade en collaboration avec Elias Farhan.

Les créateurs d’une dizaine de jeux romands, tels que Crowd Smashers, Hyperun et RGB Racers, seront également sur place.

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25 aoû 2017

Laurent Jäggi, le basketteur qui espère susciter des vocations

Basketball en fauteuil roulant – Yverdon accueillera un tournoi national de la spécialité, les 2 et 3 septembre prochain. De quoi faire découvrir la discipline.

Laurent Jäggi a découvert le basket de sa chaise. Il en a fait sa discipline de prédilection. ©Carole Alkabes

Laurent Jäggi a découvert le basket de sa chaise. Il en a fait sa discipline de prédilection.

Les Yverdonnois se souviennent tous de la tenue des épreuves de Coupe du monde de paracyclisme, dans les rues de la Cité thermale et sur les routes de la région, il y a deux ans. Un événement qui a marqué les esprits. Soucieux de faire découvrir un autre sport -le basketball en fauteuil roulant- au public nord-vaudois, Phoenix Espérance Pully, formation affiliée au Club en fauteuil roulant du Nord vaudois (CFRNV) depuis se renaissance, il y a cinq ans, organisera un tournoi d’handibasket, le week-end des 2 et 3 septembre prochain. Une compétition qui se déroulera à la salle Léon-Michaud, à Yverdon-les-Bains.

 

Date anniversaire

 

Président du CFRNV, ainsi que responsable-joueur de l’équipe de basket des Phoenix, Laurent Jäggi est à la base de l’idée de l’organisation du tournoi national à Yverdon-les-Bains. Il faut dire que les dates coïncident parfaitement : «Il s’agit à la fois des 30 ans du club en fauteuil et des 5 ans de la recréation de l’équipe», lance celui qui, avec cette manifestation, espère faire venir du monde à la salle, rajeunir les cadres du CFRNV et, en pensant cette fois au sport pur et dur, «pourquoi pas faire naître des vocations».

Domicilié à Onnens et enseignant en informatique au Centre professionnel du Nord vaudois, Laurent Jäggi, 33 ans, a découvert la sphère orange après une rencontre sur les pistes de skis. «Un joueur d’handibasket de Pully m’a proposé de venir essayer.» C’était il y a treize ans. Depuis, le jeune homme, atteint d’un handicap depuis sa naissance, a remporté cinq titres nationaux de Ligue nationale B avec la formation pulliérane. «Bien que, depuis la recréation du club, on soit affilié au CFRNV, qui nous a accueilli à bras ouverts, on joue toujours dans la région lémanique, car la salle est idéale. Et puis, surtout, on compte des joueurs qui viennent de régions diverses, allant de Neuchâtel au Valais, en passant par Bullet. Le club se situe, ainsi, à mi-chemin pour tout le monde.»

Le tournoi de la fin de la semaine prochaine réunira huit équipes, venues de toute la Suisse. Les matches commenceront à 10h samedi, à 9h le lendemain, la grande finale étant prévue le dimanche à 15h15. Laurent Jäggi promet un sport spectaculaire, rapide et avec des contacts. «L’unique différence avec le basket des valides, c’est qu’il n’existe pas le double dribble pour nous, explique le spécialiste. Les équipes sont mixtes, la discipline est pratiquée par différents types de handicap et les contacts sont réglementés.»

L’événement yverdonnois fera office de préparation avant la reprise du championnat de LNA -la LNB n’existe plus- en octobre. Les Pilatus Dragons de Nottwil, où se situe le Centre suisse des paraplégiques, dominent la discipline et feront office de favoris.

 

Club du Nord vaudois : du sport et bien plus

 

Fondé en 1987, le Club en fauteuil roulant du Nord vaudois, basé à Yverdon-les-Bains, propose des activités sportives -cette année, une initiation au tir sportif est au programme-, bien évidemment, mais pas uniquement. «Chaque année, on organise une sortie culturelle», précise Laurent Jäggi. Forte d’une soixantaine de membres actifs, la société est avant tout un relais régional de l’Association suisse des paraplégiques (ASP). Sa principale raison d’être est de favoriser les activités sociales et culturelles des personnes en fauteuil roulant.

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