Les News du Nord Vaudois

En collaboration avec le journal La Région.

27 oct 2017

Elle s’emballe pour la cause des abeilles

Yverdon-les-Bains – A travers sa start-up et ses couvercles à base de cire d’abeilles, Nathalie Lafosse se bat pour sauver les pollinisateurs. Une lutte qui vient d’être récompensée.

Nathalie Lafosse a travaillé jour et nuit, ces dernières semaines, pour lancer son nouveau projet de couvercle alimentaire écologique, le beeswrap. ©DR

Nathalie Lafosse a travaillé jour et nuit, ces dernières semaines, pour lancer son nouveau projet de couvercle alimentaire écologique, le beeswrap.

Aux premiers abords, Mireille semble avoir une belle vie : elle ne travaille qu’en été et son job, c’est de se balader autour de la maison, de regarder les fleurs et de mettre son nez dedans quand celles-ci lui plaisent. Mireille, c’est la petite abeille que Nathalie Lafosse a créée pour sensibiliser le public à la disparition des pollinisateurs dans le monde. Car, en réalité, ces ouvrières disparaissent à vue d’oeil. Alors, avec sa start-up Merci les abeilles, fondée en juin dernier et basée à l’espace de coworking Blue Lab, à Yverdon-les-Bains, elle vient de lancer un produit pour redonner de l’importance à ses bêtes. Et, le week-end dernier, elle a été sacrée «Top Innovator» au Good Festival, qui s’est déroulé à Lausanne.

 

Des USA au Nord vaudois

 

Nathalie Lafosse a gagné ce titre grâce à son concept de «beeswrap» local. Si ce nom ne vous dit rien, c’est certainement parce que cette invention, née aux Etats-Unis, n’est pas connue dans la région. Il s’agit d’une alternative écologique, réutilisable et compostable au film alimentaire ou à l’aluminium. «Concrètement, c’est un tissu imprégné d’un mélange à base de cire d’abeilles qui se pose directement sur un plat ou sur un produit, afin de le conserver plus longtemps et de façon plus saine, assure-t-elle. Si les abeilles utilisent leur cire pour conserver leur nectar, ce n’est pas pour rien. C’est parce qu’elle possède des propriétés antimicrobiennes et antibactériennes.»

Admirative devant cette invention américaine, l’entrepreneuse a souhaité importer l’idée dans le Nord vaudois et la produire avec des matériaux de la région. Pour le tissu, elle compte utiliser du lin, de l’ortie et du chanvre. Quant à la cire d’abeille, c’est une autre paire de manche: «J’ai mis des mois avant de trouver la bonne formule et je dois encore travailler avec un chimiste pour la perfectionner.»

Aujourd’hui, cette habitante de Chesalles-sur-Oron (VD) travaille sur des prototypes, qu’elle espère pouvoir commercialiser au cours du premier semestre 2018. Prochaine étape: les tests en laboratoire, afin de décrocher l’autorisation de vente sur les marchés suisse et européen. Mais cela coûte cher. Alors, depuis quinze jours, elle se donne corps et âme pour récolter des fonds. Elle vient, d’ailleurs, de lancer un crowdfunding (financement participatif) sur son site Internet (https://mercilesabeilles.com), et souhaite obtenir 50 000 francs d’ici à la fin de l’année. «J’aimerais prouver que même en étant seule, on peut se battre pour une cause à laquelle on croit et lancer un produit utile et bénéfique pour tout le monde», martèle-t-elle.

 

Impliquer tout le monde

 

En parallèle, Nathalie Lafosse veut expliquer aux gens comment fabriquer leur propre beeswrap en achetant des packs, composés du fameux tissu et d’un mélange de cire et huile d’olive à faire fondre. «Mon but est de permettre aux consommateurs d’utiliser un produit sûr, car, aujourd’hui, on trouve de tout sur Internet, témoigne celle qui a testé plusieurs tutoriels sur Youtube avant de mettre au point sa propre méthode. Mais il faut faire attention parce qu’on ne peut pas mettre n’importe quel tissu ou mélange en contact avec des aliments.»

Elle compte également apprendre sa technique aux apiculteurs et leur offrir son innovation, afin qu’ils deviennent des sortes d’ambassadeurs de Merci les abeilles. «C’est aussi pour leur procurer une nouvelle source de revenus et, donc, de créer plus de ruches pour protéger plus d’abeilles», conclut-elle.

Retrouvez le crowdfunding de Nathalie Lafosse sur son site: https://mercilesabeilles.com.

 

Sensibiliser le public

 

«D’après mes recherches, j’ai découvert qu’en seulement trente ans, 80% des insectes ont disparu de la surface de la terre, alors qu’ils étaient là bien avant nous, explique-t-elle, les larmes aux yeux. Ils meurent à cause de trois facteurs : la pollution, les pesticides et les changements climatiques.

Il faudra du temps pour évincer les produits chimiques et il est peut-être déjà trop tard pour le réchauffement. En revanche, chacun peut entreprendre des actions concrètes, simples et efficaces pour limiter la pollution et les déchets.» C’est pourquoi, elle a notamment l’intention d’organiser des ateliers sur le zéro déchet et sur la création de ruches.

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27 oct 2017

«Je me réveille sans aucune douleur»

Hockey – 1re ligue – Dan Vidmer, taulier de la défense du HC Yverdon, est de retour après une année sabbatique et une autre où il a été privé de compétition. Et il faim de glace !

Dan Vidmer a toujours un sacré tir : il a déjà marqué trois fois cette saison. ©Michel Duperrex

Dan Vidmer a toujours un sacré tir : il a déjà marqué trois fois cette saison.

Dan Vidmer est de retour sur la glace après deux saisons blanches. Un come-back que l’Yverdonnois de 26 ans aurait voulu opérer une année plus tôt. Une initiative que l’ancien joueur de La Chaux-de-Fonds a dû repousser à cause d’une hernie discale, dont les symptômes se sont déclarés dès les premières semaines de la préparation physique, au printemps 2016.

Cette fois, ça y est : depuis la reprise du championnat, le défenseur du HCY est sur la glace, toujours aussi spectaculaire. Les attaquants adverses sont avertis.

 

Dan Vidmer, lors de la relégation en 2e ligue, en 2015, vous avez choisi d’arrêter le hockey. Quelles en étaient les raisons ?

J’avais besoin de faire un break pendant une année, tout simplement. C’est quelque chose que j’envisageais, et la décision du club a fini de me convaincre. Ensuite, petit à petit, l’envie de reprendre est revenue. J’ai commencé la préparation pour la saison suivante et c’est là que je me suis blessé. Il a toutefois fallu du temps avant que l’hernie discale soit diagnostiquée.

 

Plus d’une année après avoir dû renoncer, qu’est-ce que ça vous fait de vous retrouver à nouveau sur la glace et dans le vestiaire ?

J’ai beaucoup de plaisir. J’ai retrouvé des bons gars, des copains. Et, sur les patins, je commence à me sentir pas trop mal. Les repères sont vite revenus, mais le plus dur reste la condition physique : tu as beau te préparer tout l’été, ce n’est jamais la même chose qu’en compétition.

 

Comment avez-vous vécu la saison dernière, contraint de suivre vos coéquipiers depuis les tribunes ?

J’avais vraiment envie de jouer, alors c’était parfois assez dur. C’est toujours compliqué quand on n’est pas sur la glace, car on sait qu’on n’a aucune influence sur ce qui se passe.

 

Vous avez manqué deux rencontres en ce début de championnat. Etiez-vous blessé ?

Je ne me suis pas rendu à Sierre à cause d’un petit bobo à une épaule, après un faux-mouvement durant un entraînement. J’ai été ménagé, et tout est rentré dans l’ordre. Quant au déplacement à Saas-Grund, effectué en semaine, je n’ai pas pu le faire pour des raisons professionnelles.

 

Souffrez-vous encore du dos ?

Je l’ai senti un peu durant la préparation (ndlr : il n’a pas été opéré, soigné avec des injections et de la physiothérapie), mais je n’ai plus eu de douleurs depuis la reprise du championnat.

 

Vous avez toujours eu un jeu très physique. Avez-vous de l’appréhension à aller au contact ?

J’ai eu un peu de retenue au début, mais cela s’estompe au fur et à mesure que la saison avance. Je suis un homme heureux depuis que je me réveille les lendemains de match ou d’entraînement, et que je ne ressens aucune douleur. C’est ainsi depuis la reprise du championnat : je peux shooter, donner des charges et en recevoir sans problème.

 

Que pensez-vous du début de saison de l’équipe ?

Malgré nos quatre défaites en six matches, je le trouve plutôt bon dans le contenu, hormis la dernière rencontre face à Saint-Imier, où on est passés à côté. On doit absolument faire des points contre les adversaires à notre portée.

 

Que peut-on vous souhaiter ?

Personnellement, de pouvoir jouer la saison complète et, sur le plan collectif, qu’on atteigne les playoffs. Ensuite, ce ne sera que du bonus !

 

Nicolas Gay arrive

 
Le HC Yverdon a engagé Nicolas Gay, en provenance d’Uni Neuchâtel (MSL). L’attaquant pourra évoluer sous ses nouvelles couleurs à partir du 1er novembre.

Ce soir, le HCY (7e) reçoit le HC Franches-Montagnes (3e). Début du match à 20h30.

Pour sa part, le HC Vallée de Joux (2e) se rendra chez le leader Sierre, demain à 18h, pour le choc au sommet.

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26 oct 2017

La filiale de PostFinance ferme ses guichets

Dans l’R du temps

On dirait bien que rien ne tourne très rond, ces derniers temps. Il ne se passe quasi pas une semaine sans que La Poste, où sa filiale bancaire PostFinance, n’annonce quelque nouvelle désagréable. Que ce soit au niveau de la transformation des offices de poste traditionnels en agences postales, intégrées à un commerce ou à un bistrot, ou de l’abandon des espaces guichets chez PostFinance, le Nord vaudois n’a pas été épargné, récemment, par les lubies du géant jaune. Dernière décision en date : celle de fermer définitivement l’espace d’accueil des clients de la banque issue de l’ex-régie fédérale. Un service de moins, en somme, dans la deuxième ville du canton de Vaud.

Mais les bonnes raisons ne manquent pas, du côté de l’entreprise, pour «rationaliser». Payer quelqu’un pour servir les quelques derniers Mohicans qui privilégient encore le contact humain aux call center délocalisés ou aux interminables échanges de mail ? Mais c’est une aberration économique ! Vrai… Et faux. Car parmi les trois millions de clients que compte PostFinance en Suisse, un certain nombre font encore partie d’une génération née avant ou pendant la Deuxième Guerre mondiale. Une génération pour qui la fidélité à un établissement bancaire ne se discute pas trop, tant que le lien entre client et conseiller est choyé. En transférant bon nombre de transactions ou d’opérations vers les plate-formes virtuelles, PostFinance risque bien de se couper d’une partie de sa clientèle, qui n’a pas encore fait le pas vers le digital, ou pour qui une relation d’humain à humain demeure rassurante.

Les solutions existent pourtant, nous répond-t-on du côté de la cellule communication de la banque postale. «Il suffit de se rendre à l’office de poste de la gare d’Yverdon-les-Bains, juste à côté. Tous les services y seront aussi disponibles.» En gros, on déplace du travail de PostFinance à La Poste. Bientôt les rendez-vous avec les clients se tiendront peut-être directement au centre de tri ? Ou, encore mieux, dans les Swisscom Shop ? Et, ainsi, afin de baisser encore les coûts, on réunirait La Poste, Poste- Finance et Swisscom sous le même toit… Une version 2.0 des PTT, en somme. Et là, on tournerait vraiment en rond…

Yverdon-les-Bains – L’entreprise bancaire a décidé qu’il n’y aura plus de guichets en libre accès dans la Cité thermale. Il s’agit d’une décision prise au niveau suisse, liée à la faible fréquentation.

Dès le 1er novembre, la zone dédiée à l’accueil des clients, avec ses guichets, sera fermée. La filiale restera toutefois ouverte pour conseiller des clients, uniquement sur rendez-vous. ©Carole Alkabes

Dès le 1er novembre, la zone dédiée à l’accueil des clients, avec ses guichets, sera fermée. La filiale restera toutefois ouverte pour conseiller des clients, uniquement sur rendez-vous.

Comme souvent, des considérations économiques ont eu raison de la plus-value qu’un contact humain direct pouvait encore apporter aux clients d’une entreprise. Dès le 1er novembre, la filiale PostFinance d’Yverdon-les-Bains supprimera ses guichets en libre-accès et fermera sa porte d’entrée. Seules les personnes qui auront préalablement pris un rendez-vous auront accès à un conseiller.

 

Interphone vidéo

 

Concrètement, l’espace dédié à l’accueil des clients, où se trouvent encore actuellement les guichets, sera supprimé, remplacé par des prestations disponibles soit par téléphone, soit via Internet, ou encore au travers d’un smartphone, grâce à l’application de l’entreprise bancaire. Les clients qui auront continué à faire confiance au spin-off bancaire de l’ancienne régie fédérale, et qui auront pris un rendez-vous, se retrouveront devant un interphone vidéo pour s’annoncer à un conseiller qui leur ouvrira la porte. Ensuite, les entretiens de conseil se dérouleront dans les locaux existants, notamment à l’étage.

Par contre, si votre carte se démagnétise ou si vous deviez rencontrer un problème technique, vous serez redirigés vers des opérateurs en ligne ou des procédures à suivre sur des plate-formes digitales. Si toutefois vous désirez quand même avoir un contact avec un conseiller en chair et en os, sans rendez-vous, il vous restera le choix entre l’office de poste de la gare, où tous les services seront disponibles, voire les filiales de Lausanne ou de Neuchâtel.

 

Décision surprenante

 

De nombreux clients yverdonnois vont donc devoir modifier leurs habitudes. La décision de PostFinance peut réellement paraître surprenante, en regard du fait qu’Yverdon-les-Bains représente tout de même, en termes de population, la deuxième ville du Canton de Vaud. «C’est absolument incompréhensible, s’indigne un client yverdonnois de 81 ans. Si PostFinance veut jouer dans la cour des banques traditionnelles, elle doit aussi fournir un minimum de services. Et le fait d’avoir une réception pour accueillir ses clients semble constituer un minimum. Le «tout digital» sera pour dans vingt ans, mais je ne serai plus là…»

 

Une stratégie nationale

 

Du côté de l’entreprise bancaire, on explique ce choix par la numérisation grandissante des opérations bancaires, ainsi que par une stratégie décidée et appliquée au niveau national.

«Depuis deux ou trois ans, une analyse de la fréquentation de chaque filiale en Suisse a été effectuée, détaille Johannes Möri, porte-parole de PostFinance. Et à Yverdon-les-Bains, nous avons constaté que la fréquentation de notre guichet était trop faible. En conséquence, et pour réaliser des économies, nous avons pris la décision de fermer cet espace de guichets.» La voix de l’entreprise ajoute encore que la taille de la ville n’est pas véritablement déterminante dans les décisions de fermeture des guichets, et que le processus demeure rigoureusement le même dans toute la Suisse. «A Vevey, par exemple, nous venons d’ouvrir à nouveau un tel espace, car on a remarqué qu’il y avait une certaine demande.»

 

Cartes, logiciels etc.

Mauvaises nouvelles à répétition en 2017

 

L’année 2017 ne sourit pas vraiment à PostFinance. En effet, la filiale bancaire de La Poste a connu trois coups d’arrêts en seulement quelques mois. C’est d’abord un premier programme de logiciel, en juin, qui a été à l’origine d’un bug. Certaines cartes (100 000 unités), émises entre janvier et avril, ne permettaient pas de retirer de l’argent à l’étranger alors qu’elles étaient normalement programmées pour. C’est ensuite un deuxième souci de logiciel, en juillet, qui a compliqué les retraits d’argent en Suisse.

Finalement, fin septembre, Postfinance a annoncé qu’une restructuration allait toucher ses succursales et ses bureaux, engendrant 45 licenciements.

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26 oct 2017

Des bornes électriques sur les aires d’autoroute

Bavois – A l’instar des trois autres aires d’autoroute vaudoises, celle du Nord vaudois sera dotée d’une installation de recharge pour les voitures électriques dans le courant de l’an prochain. L’Etat, propriétaire du site, a lancé un appel d’offres.

La rivalité entre Bavois et Yverdon Sport vue par les acteurs du premier derby nord-vaudois depuis une année et demie. ©Duperrex-a

La rivalité entre Bavois et Yverdon Sport vue par les acteurs du premier derby nord-vaudois depuis une année et demie.

Les quatre aires d’autoroute vaudoises -Chablais (Yvorne), La Côte (Bursins), Lavaux (Villette) et Bavois- seront dotées de stations de recharge de dernière génération pour les voitures électriques. Actuellement, seules celles de la Côte et Lavaux (côté lac) disposent d’une installation, de moindre puissance. L’Etat de Vaud a lancé un appel d’offres, pour respecter les directives sur les marchés publics, afin de doter les aires de Bursins, Lavaux et Bavois d’installations qui permettent de recharger les batteries d’une voiture électrique en l’espace d’une demi- heure.

L’aire autoroutière d’Yvorne, sur l’autoroute A9, qui est actuellement en reconstruction, bénéficiera elle aussi d’une telle installation. Elle n’est pas concernée par l’appel d’offres, car les concessionnaires (Villars Holding et MacDonald Suisse) ont inclus une telle installation dans leur projet.

 

Un terrain cantonal

 

La création d’installations de recharge pour les voitures électriques est le résultat de plusieurs interventions parlementaires au niveau fédéral. Pourquoi revient-il au Canton de Vaud de lancer l’appel d’offres ?

«Cela tient au fait, explique Eric Simond, adjoint à la Direction générale de la mobilité et des routes (DGMR), que les aires d’autoroute sont propriété de l’Etat de Vaud, contrairement aux aires de repos, telles celles d’Aubonne et de la Pierre- Féline, près de Coppet (A1), qui, elles, sont propriété de la Confédération.»

 

Pari sur l’avenir

 

La DGMR a, dans un premier temps, pris contact avec les exploitants des stations- service. Ces derniers -ils bénéficient, au même titre que ceux des restaurants, d’un droit de superficie (DDP)- n’ont pas manifesté d’intérêt.

Il faut dire qu’à ce stade, ces installations ne sont pas encore rentables. «C’est un pari sur l’avenir», relève Eric Simond. Propriétaire des terrains concernés, l’Etat de Vaud pilote donc l’appel d’offres.

L’Etat avait été approché par Romande Energie pour équiper les aires autoroutières vaudoises de telles installations. Mais les règles sur les marchés publics empêchent une attribution de gré à gré, d’où l’appel d’offres.

 

Un intérêt marqué

 

La procédure en cours suscite de l’intérêt. En effet, pas moins de quinze dossiers ont été téléchargés et les sociétés intéressées ont posé une bonne trentaine de questions, afin d’obtenir des précisions.

Il faut souligner que le Canton agit en tant que propriétaire, mais il ne participera pas au financement de ces installations. Toutefois, s’agissant d’éléments importants dans le cadre plus large de la promotion des nouvelles énergies et des nouvelles formes de mobilité, tout sera fait pour faciliter leur implantation. «Il s’agit d’encourager ces projets», souligne Eric Simond.

A l’instar des distributeurs de carburants qui œuvrent sur les aires d’autoroute -ils paient le DDP par une contribution proportionnelle à la quantité de carburants vendus-, les futurs exploitants des installations de recharge s’acquitteront d’un montant par KWh.

 

Règles de l’OFROU

 

En ce qui concerne le cahier des charges des installations de recharge, il a été préparé par l’Office fédéral des routes, qui tient à ce que les conducteurs de voitures électriques bénéficient d’équipements répondant à des critères identiques, notamment en termes de puissance.

 

Dans le coup

 

Romande Energie est très intéressée par ce projet. «Nous répondrons à l’appel d’offres. La procédure est en cours. Nous avons d’ailleurs passé un partenariat avec Greenmotion, société implantée notamment au Mont-sur-Lausanne», explique Michèle Cassani, nouvelle responsable de la communication.

 

Efficience

Plan de l’OFROU

 

La mise à disposition d’installations de recharge pour les voitures électriques sur le réseau autoroutier fait partie d’un plan de l’Office fédéral des routes (OFROU), explique Eric Simond, adjoint à la Direction générale de la mobilité et des routes (DGMR) du Canton de Vaud. Le Canton de Fribourg dispose déjà de telles installations, notamment sur l’aire de la Rose de la Broye, à Estavayer-le-Lac.

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26 oct 2017

FCB – YS : une rivalité à deux vitesses

Football – Promotion League – Plus de 18 mois après leur dernier affrontement officiel, Bavoisans et Yverdonnois se retrouveront samedi, aux Peupliers, pour un duel qui ne laisse personne indifférent.

L’aire d’autoroute de la Rose de la Broye, près d’Estavayer-le-Lac, dispose déjà de deux installations de recharge pour les voitures électriques, dont l’une de la célèbre marque californienne Tesla. ©Carole Alkabes

L’aire d’autoroute de la Rose de la Broye, près d’Estavayer-le-Lac, dispose déjà de deux installations de recharge pour les voitures électriques, dont l’une de la célèbre marque californienne Tesla.

Le FC Bavois sera-t-il l’adversaire qui fera déchanter Yverdon Sport et ses rêves de promotion ? Les Yverdonnois précipiteront-ils les hommes de Bekim Uka vers un hiver froid et compliqué, tout près de la barre ? Djibril Cissé sera-t-il de la partie, ou Anthony Braizat décidera-t-il de le préserver du rude terrain des Peupliers et du marquage rugueux de Sébastien Le Neün et de ses coéquipiers ? Autant de questions qui trouveront réponse samedi, à Bavois.

Sur le coup des 17h débutera, donc, ce premier affrontement officiel depuis plus de 18 mois entre les deux rivaux nord-vaudois. Les Bavoisans se sont souvent montrés plus à l’aise lors de ces derbies. Durant les trois saisons que les deux formations ont partagées en 1re ligue, entre 2013 et 2016, le FCB en a remporté quatre, pour un match nul et une victoire yverdonnoise. Des rencontres au scénario parfois renversant, souvent disputées, toujours engagées. Lors de l’exercice 2015-2016, les frères ennemis ont récolté 19 cartons, dont un rouge, durant leurs deux confrontations.

Alors, avantage Bavois ? Dans l’esprit, peut-être, mais sur le papier, Muamer Zeneli et ses coéquipiers souffrent la comparaison avec l’impressionnante armada des «Verts». D’ailleurs, YS voit davantage son prochain adversaire comme une étape de plus vers son objectif que toute autre chose. La parole aux acteurs.

 

Aziz Demiri : la mémoire bavoisanne

Aziz Demiri ©Alkabes-a

Aziz Demiri

«On a pris l’habitude de réagir après chaque défaite et de replonger après chaque victoire», explique le demi, qui a porté le chandail d’Yverdon Sport pendant une saison et demie, avant de rejoindre les Peupliers il y a trois ans. «Donc, si on suit la logique actuelle qui est la nôtre, on doit gagner ce match. Mais, même si ce derby nous tient particulièrement à cœur, je n’irais pas jusqu’à dire qu’on avait planifié notre contre-performance de samedi dernier, face à Old Boys. Ça nous ressemble assez, en fait. On est très forts pour relancer les équipes derrière nous et pour embêter les formations du haut du tableau.»

«Historiquement, ces confrontations ont davantage souri à Bavois. De mémoire, Yverdon n’en a remporté qu’une depuis quatre ans, lorsque j’y étais et que Vittorio Bevilacqua était notre entraîneur. C’était pendant la saison 2013-2014, grâce à un but d’Abraham Keita à la 94e.»

«Cette rencontre sera sans doute un peu plus particulière pour nous. YS joue le haut du classement et doit se focaliser à 100% sur chaque match. C’est également notre cas, mais à une autre échelle. Disons qu’on en attend peut-être plus de cette partie que les Yverdonnois. On s’est affrontés en préparation et ça avait déjà été assez chaud. Mais ce n’était rien de comparable à ce qu’on va vivre samedi. On veut qu’ils se souviennent de leur passage aux Peupliers. Que ce soit Djibril Cissé ou un autre, ils ne trouveront pas la faille.»

 

Allan Eleouet : ses cerbères le connaissent bien

Allan Eleouet ©Champi-a

Allan Eleouet

«On est prévenus, ce sera la guerre», lâche le vif ailier, parti de Bavois pour rejoindre la Cité thermale à l’été 2015. «Ça n’a peut-être pas toujours été notre point fort de se faire mal, mais les choses ont pas mal changé à ce niveau depuis l’arrivée d’Anthony Braizat sur le banc. Sa hargne est contagieuse, et il nous a beaucoup fait progresser physiquement, pour être capables d’aller au front.»

«Mais il faut admettre que ce derby aura sans doute plus de valeur sentimentale pour les Bavoisans. On ne peut pas dire qu’une atmosphère particulière se dégage cette semaine à l’entraînement, en vue du duel. Et puis, la plupart de nos récents renforts ne connaissent pas vraiment la rivalité entre les deux clubs. Ce qui ne veut pas dire qu’on part désavantagés.»

«Mon cas est un peu spécial. Je connais bien tout le monde aux Peupliers, dont Bekim Uka, qui m’a coaché en première équipe et également bien avant, en juniors. Mais l’inverse est aussi vrai. La défense de Bavois, notamment, sait presque tout de moi. A l’époque, je me retrouvais toujours avec Muamer Zeneli au marquage, à l’entraînement. Je vais devoir me montrer inventif si je veux avoir une chance de percuter sur l’aile. Nos adversaires ont l’habitude de remporter ces derbies ? C’était peut-être le cas en 1re ligue, mais les deux équipes, surtout la nôtre, ne sont plus les mêmes.»

 

Bekim Uka : deux saisons et 26 ans à Yverdon

Bekim Uka ©Alkabes-a

Bekim Uka

Pour l’entraîneur bavoisan, qui avait obtenu la première promotion en LNA de l’histoire d’Yverdon Sport, en 1993, lorsqu’il y évoluait comme centre-avant tout peut arriver : «Parfois, on a fait des gros matches face à des adversaires contre qui YS a connu beaucoup de problèmes. Et le contraire est également valable. Ce qui est sûr, c’est qu’on aurait largement préféré préparer ce match avec une victoire face à Old Boys. Mais on a montré qu’on savait réagir. Des rencontres comme celle-ci, c’est rare, très rare. Même le derby contre Stade-Lausanne n’a pas la même saveur. Des gens me demandent quand est-ce qu’on affronte Yverdon depuis le mois de juillet. J’espère que ça signifie qu’il y aura du monde au bord du terrain.»

«Depuis l’époque où je jouais à YS, Bavois a énormément réduit l’écart de niveau. Mais, dans l’esprit, le club de la capitale reste toujours le favori, l’équipe à faire tomber. Et il faut dire que les Yverdonnois ont un très bel effectif cette saison.»

«Ce que je garde de mes deux années de joueurs dans la Cité thermale ? La montée en LNA a, évidemment, été un grand moment. C’était une belle époque, où l’on jouait devant au moins 2500 personnes à chaque rencontre. D’ailleurs, ça fait 26 ans que j’habite à Yverdon-les-Bains. Mais toutes ces choses-là, une fois assis sur le banc, on les oublie. Tout ce qui importe, c’est la victoire.»

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25 oct 2017

Deux toutous chouchoutés par la police

Yverdon-les-Bains – Vitus, un berger belge malinois, et Arlem, un berger allemand, ont intégré, hier, la Brigade canine de Police Nord vaudois. Agés de trois mois, ces deux chiots suivent une formation afin de devenir des chiens de défense.

La Brigade canine est composée (de g. À dr.) de Grégory Marchand et de sa chienne Thémis, du sergent Stéphane Paillard et de ses deux chiens Vitus et Thilk, de l’appointé Didier Streit et de son berger allemand Arlem, du capitaine Cavin, de l’agent Steve Sottaz et de son berger belge malinois Jarhead. ©Michel Duperrex

La Brigade canine est composée (de g. À dr.) de Grégory Marchand et de sa chienne Thémis, du sergent Stéphane Paillard et de ses deux chiens Vitus et Thilk, de l’appointé Didier Streit et de son berger allemand Arlem, du capitaine Cavin, de l’agent Steve Sottaz et de son berger belge malinois Jarhead.

Fougueux, joueurs et terriblement craquants, Vitus et Arlem, deux chiots âgés de 3 mois, ont été officiellement incorporés dans la Brigade canine de Police Nord vaudois, hier, sur la place Pestalozzi, à Yverdon-les-Bains. Durant les deux prochaines années, les deux nouvelles recrues vont suivre une formation rigoureuse, afin de devenir de véritables chiens policiers. «Notre brigade compte déjà trois bergers (ndlr : les bergers belges et les bergers allemands sont particulièrement prédisposés par leur facilité d’apprentissage), affirme le capitaine Cavin, chef de la Division opérationnelle. Au vu de l’investissement de temps nécessaire à leur éducation (ndlr : les chiens policiers sont actifs pour une durée de neuf ans, dont deux dédiés à la formation initiale), nous devons constamment former de nouveaux chiots, qui proviennent d’un élevage reconnu.»

Entre Vitus et le sergent Stéphane Paillard, c’est une belle complicité qui se construit. Le berger belge malinois accompagnera son maître sur les missions. ©Michel Duperrex

Entre Vitus et le sergent Stéphane Paillard, c’est une belle complicité qui se construit. Le berger belge malinois accompagnera son maître sur les missions.

Après un examen opérationnel, les deux toutous accompagneront leur maître-chien respectif pour rechercher des cambrioleurs, des personnes disparues, des objets et autres indices. Comme le berger allemand de Grégory Marchand (cette chienne de trois ans, parrainée par Lolita Morena, s’apprête à passer son examen pour la quête de stupéfiants), les deux jeunes canidés pourront, ensuite, se perfectionner dans la recherche d’explosifs ou de stupéfiants.

 

Une passion avant tout

 

C’est par le jeu et quelques croquettes que l’appointé Didier Streit éduque Arlem, un berger allemand mâle d’une robe noire étincelante. ©Michel Duperrex

C’est par le jeu et quelques croquettes que l’appointé Didier Streit éduque Arlem, un berger allemand mâle d’une robe noire étincelante.

Le jeune Vitus est le quatrième chien de travail éduqué par le sergent Stéphane Paillard. «Comme tous les chiots, il ronge à peu près tout et n’importe quoi, mais il est primordial, durant cette phase d’apprentissage, de le familiariser aux gens et au bruit», explique le maître-chien, qui possède également un berger allemand en préretraite, Thilk, âgé de 9 ans. «On n’accomplit pas ce travail sans passion, car l’éducation d’un chien de travail exige assiduité, entraînement et, surtout, beaucoup d’amour», conclut Stéphane Paillard, en caressant sa nouvelle recrue, qui ne manque pas de lui faire quelques léchouilles.

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25 oct 2017

Sursis requis pour le conducteur de train

Yverdon-les-Bains – Accusé d’homicide par négligence lors de l’accident ferroviaire de 2013 à Granges-Marnand, le mécanicien de la locomotive a sollicité, hier, la clémence du tribunal.

Le procès du mécanicien de locomotive impliqué dans l’accident ferroviaire de la Broye s’est déroulé hier, soit près de quatre ans après les faits. ©Emmanuelle Nater

Le procès du mécanicien de locomotive impliqué dans l’accident ferroviaire de la Broye s’est déroulé hier, soit près de quatre ans après les faits.

«J’ai regardé devant moi et j’ai vu la lentille verte allumée, alors (…) j’ai fermé les portes et démarré», a justifié, hier, le mécanicien de locomotive accusé de lésions corporelles et d‘homicide par négligence. Pourtant, d’après une expertise du Service d’enquête suisse sur les accidents (SESA), le feu de circulation en question était bel et bien rouge au moment de son arrêt à la gare de Granges-Marnand, le 29 juillet 2013 (lire La Région Nord vaudois du 31 mai dernier). Son départ inopiné a, ainsi, provoqué, une trentaine de seconde plus tard, une collision frontale entre son train, provenant de Payerne, et celui roulant en sens inverse. Un tragique accident ferroviaire qui a causé la mort du mécanicien de la locomotive venant de Moudon, âgé de 24 ans, blessé 26 passagers et causé plus de huit millions de dégâts.

Pour expliquer l’origine du drame, le Ministère public parle d’une inattention du prévenu, alors que ce dernier, lui, reporte la faute sur un «bug de signalisation»: «Je sais ce que j’ai vu, je n’ai pas rêvé, a-t-il martelé devant le Tribunal d’arrondissement de la Broye et du Nord vaudois, à Yverdon-les-Bains. J’ai vu du vert, si ce n’était pas le feu, alors c’était un reflet, un flash ou un rayon laser.» Un problème technique qui n’a pas été décelé par les enquêteurs. «On sait que vous n’êtes pas daltonien et que le signal était fermé. La faute que vous avez commise aurait pu arriver à tout le monde, je ne vous jette pas la pierre, mais si vous n’acceptez pas le fait d’avoir eu trente secondes d’inattention, vous aurez toujours cette colère en vous», rétorque Eric Eckert, premier président du tribunal.

 

Seul sur le banc des accusés

 

Malgré un casier judiciaire vierge, aucun antécédent noté au registre fédéral des mesures administratives ADMAS et un parcours exemplaire de plus de trente ans auprès des CFF, le mécanicien de locomotive, originaire de Lausanne, était bien seul, sur le banc des accusés. Une situation que lui et son avocate, Maître Tiphanie Chappuis, déplorent. «Il n’y avait rien pour attirer son attention et pire, il y avait plusieurs éléments qui l’ont même poussé à aller droit devant, explique cette dernière, dont deux qui sont à souligner, selon elle : l’absence d’indication de croisement de trains sur l’horaire des mécaniciens de locomotive, ce qui aurait permis à mon client d’anticiper l’arrivée d’un autre train (ndlr : donner cette information n’est plus une obligation, pourtant elle était indiquée pour le train précédent). Et l’horaire de mon client disait qu’il devait partir à 18h42, mais, en fait, le croisement devait se faire à la gare de Granges-Marnand à 18h45.»

Pourtant, le Ministère public précise que les CFF n’ont pas été inquiétés, car ils respectaient les prescriptions légales édictées par l’Office fédéral des transports. «C’est comme si l’on parle d’un conducteur qui a grillé un feu rouge, schématise le procureur Stephan Johner. Et personne n’a jamais poursuivi l’Etat parce qu’il manquait des sécurités.»

Le Parquet a requis une sanction de nonante jours-amende -avec montant du jour-amende fixé à environ 80 francs- avec un sursis de deux ans. L’avocate de la défense a sollicité plus de clémence de la part du tribunal, en soulignant le fait que les victimes (seules trois personnes ont maintenu leur plainte), y compris les parents du défunt, ont abandonné les poursuites contre le conducteur de train.

Le jugement sera rendu mardi prochain.

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25 oct 2017

Le bonheur est dans le pré

VTT – Lars Schnyder a terminé sa première saison dans sa nouvelle discipline, le goût pour l’effort à 100% retrouvé.

Lars Schnyder a obtenu son meilleur résultat début juin : une 8e place sur le circuit suisse de marathon, à Estavayer-le-Lac. ©DR

Lars Schnyder a obtenu son meilleur résultat début juin : une 8e place sur le circuit suisse de marathon, à Estavayer-le-Lac.

De retour à ses premières amours, Lars Schnyder a vécu une saison riche en enseignements au guidon de son VTT. Le Bavoisan de 24 ans, qui roule pour la formation GS Sportswear Bergamo, basée en Valais, revient sur son année passée sur les sentiers de Suisse et au-delà.

 

Lars, comment vous êtes-vous préparé pour votre retour au VTT et vos débuts sur les distances marathon ?

J’ai commencé par un gros bloc de préparation jusqu’au mois de mars, avec quelques courses sur route. Je me suis notamment rendu au sud de la France et en Espagne avec quelques coéquipiers, afin de pouvoir réaliser un volume d’entraînement qu’on ne peut pas assurer ici, en raison du climat. Puis, dès le mois d’avril, j’ai entamé les épreuves de VTT, dont deux très dures (ndlr : longues de plus de 4h30 et au relief très astreignant) en Italie. Un choix délibéré, afin de vraiment me plonger dans mon nouvel univers.

 

Quelles sont les principales différences que vous avez pu constater avec le cyclisme sur route ?

Ce n’est pas plus ou moins dur, mais c’est toute une autre gestion. En VTT, et encore plus sur de longues distances, on se retrouve vite complètement seul. Par ailleurs, sur route, on peut griller une cartouche et, si ça n’a pas fonctionné, se replacer dans le peloton pour récupérer un peu. Dans ma nouvelle discipline, il faut apprendre à maîtriser sa réserve d’énergie sur la durée du parcours. Si on utilise une cartouche à mauvais escient, alors la suite devient de la survie. Il y a aussi les changements d’altitude rapides, auxquels le corps doit s’adapter. Au final, je me suis beaucoup entraîné avec mon coéquipier Adrien Chenaux qui, comme moi, mais avec une année d’avance, est revenu au VTT. Il a pu me donner beaucoup d’infos.

 

Et, globalement, comment jugez- vous vos débuts ?

Même si j’avais de l’appréhension, je ne partais pas de zéro, puisque, enfant, j’ai commencé par le VTT. L’endurance je l’ai, et j’ai été étonné de mon bagage technique qui était encore bon. Je perds, par exemple, relativement peu de temps dans les descentes. Cela dit, j’ai aussi connu des moments difficiles, notamment à fin juin, à une période où j’ai eu beaucoup de travail (ndlr : il exerce à 50% dans l’intendance), subissant un gros coup de fatigue. C’est en passant ces moments difficiles qu’on apprécie d’autant plus les meilleurs.

 

Et puis, clou de la saison, vous avez pu disputer le Grand Raid à la mi-août.

Depuis le mois de juillet, je me suis préparé spécifiquement pour ce moment, en reconnaissant le parcours et à l’aide d’un stage en altitude. C’est un rêve qui s’est concrétisé, depuis le temps qu’on me disait que c’était une course idéale pour moi (ndlr : le profil correspond bien aux aptitudes de Lars Schnyder, qui mesure 1m96 pour 85 kg). C’est vrai, le parcours est assez roulant (ndlr : 5000m de dénivelé positif sur 125 km d’effort tout de même), et j’ai été ravi de terminer sous les 7 heures (ndlr : 6h59, 27e au scratch) pour ma première expérience. Ça reste une course hors norme, la plus cotée d’Europe. Elle se déroule dans une ambiance incroyable et est très médiatisée. Cette année, la RTS a diffusé un reportages qui a permis aux gens de se rendre compte de ce que je fais.

 

Une semaine plus tard, vous avez participé aux Championnats de Suisse de marathon, dans les Grisons, avec moins de succès (18e).

J’ai connu plusieurs ennuis techniques durant la course et, dans la tête, j’ai fini par lâcher.

 

Avez-vous déniché, grâce au VTT, les ingrédients que vous recherchiez ?

Oui, j’ai retrouvé ce que je recherchais. A l’arrivée et au départ, tout le monde a le sourire, l’ambiance est très familiale. Sur route, je n’avais plus ce plaisir, cette flamme. Je ne regrette pas du tout mon choix d’être revenu au VTT.

 

Si on vous comprend bien, vous allez poursuivre l’aventure…

Oui, je repars pour une année, au moins. Cette saison a servi de test. J’avais des attentes, et notamment de réussir assez vite la transition. Après six années de routine, j’ai dû décider mon parcours et, à présent que j’ai pu découvrir, faire mes expériences, j’ai envie de sortir des résultats, d’aller à mon maximum. Je vais adapter mon programme à mes qualités. J’ai beaucoup appris, tant sur le matériel et la discipline que sur moi-même.

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24 oct 2017

Une nouvelle concession sort de terre

Champagne – La construction d’un garage Skoda par l’entreprise Lanthemann est en train de se concrétiser. Une arrivée qui ne ravit pas forcément les entreprises de la région.

D’après Gaël Lanthemann, son futur garage Skoda devrait être hors d’eau avant Noël et pourrait ouvrir, si tout va bien, d’ici l’été prochain. ©Carole Alkabes

D’après Gaël Lanthemann, son futur garage Skoda devrait être hors d’eau avant Noël et pourrait ouvrir, si tout va bien, d’ici l’été prochain.

Ce qui n’était qu’une vaste étendue de terre et d’herbe est en train de se transformer en une concession automobile flambant neuve. Depuis fin septembre, des ouvriers sont à pied d’œuvre, à Champagne, pour avancer le chantier de Gaël Lanthemann, directeur des garages neuchâtelois Lanthemann. Car cet économiste a prévu d’implanter une succursale, avec l’appui de la marque Skoda, sur l’un des terrains jouxtant l’autoroute en direction d’Yverdon-les-Bains (lire La Région Nord vaudois du 5 janvier).

Si le jeune entrepreneur a obtenu le permis de construire en mai 2017, il a, toutefois, retardé le début des travaux, afin de procéder à quelques «ajustements»: «Nous avons dû réduire la taille du bâtiment, confie-t-il. Au départ, il devait y avoir un second étage pour installer un hôtel à pneus (ndlr : ce service permet aux clients de stocker leurs roues supplémentaires chez leur garagiste). Mais, pour une question de coûts, nous avons dû le supprimer et trouver une alternative pour proposer cette prestation.» Sans dévoiler l’économie ainsi réalisée, le directeur a précisé que la construction des installations est estimée à environ 3,5 millions de francs.

 

«Je doute que ce nouveau garage vende plus de 200 autos.» Vincent Martin, Garage Bel-Air.

«Je doute que ce nouveau garage vende plus de 200 autos.» Vincent Martin, Garage Bel-Air.

Un budget conséquent qui ne tient pourtant pas compte du projet dans son ensemble. En effet, ce montant a été calculé en fonction de la surface qui sera exploitée par le concessionnaire dès 2018, soit 900 m2, dont notamment un showroom de 300 m2 et un atelier mécanique avec cinq ponts élévateurs. Or, il ne s’agit que d’une première étape, puisque le bâtiment en question ne s’étend que sur la moitié de la parcelle acquise par l’entreprise neuchâteloise. «Nous avons étudié nos plans dans le but de nous étendre, déclare, sans détour, Gaël Lanthemann. Mais, pour l’instant, ce n’est pas à l’ordre du jour.»

 

Retour d’une marque perdue

 

L’arrivée de la famille Lanthemann dans le Nord vaudois marque également le retour de la marque Skoda, puisque celle-ci n’y était plus représentée depuis la résiliation de son partenariat avec le garage Senn, à Yverdon-les-Bains, fin 2014. «Notre plus grand défi consistera à remonter l’attrait de la marque dans la région, explique le Neuchâtelois, qui devra vendre environ 240 automobiles neuves par an, afin de réaliser l’objectif imposé par le constructeur. Nous devrons donc mettre les bouchées doubles au niveau de la communication.»

Un défi qui n’effraie pas le jeune économiste : «Vu le dynamisme et le développement de la région, le Nord vaudois est un marché porteur, bien plus que celui de Neuchâtel, considère Gaël Lanthemann. Il faut aussi dire que nous ne nous serions certainement pas lancés dans une telle aventure si nous n’avions pas décroché un contrat avec une marque porteuse.»

 

Un concurrent redoutable

 

«La marque Skoda attirera forcément des clients.» Michel Crisinel, Clinic Cars

«La marque Skoda attirera forcément des clients.» Michel Crisinel, Clinic Cars

Du côté des concessionnaires nord-vaudois, les avis sont mitigés quant à l’arrivée du groupe Lanthemann : «C’est un garage de plus, donc un nouveau concurrent, confie Vincent Martin, directeur du Garage Bel-Air. Même si la concurrence c’est plutôt un stimuli positif, je doute qu’il réussisse à vendre plus de 200 autos parce que la région ne représente pas un potentiel suffisant pour atteindre ce chiffre.» «La démarche est peut-être trop ambitieuse pour le marché actuel, renchérit Michel Crisinel, patron de Clinic Cars, à Yverdon-les-Bains. En même temps, Skoda est le genre de marque qui attire forcément des clients, sans même avoir besoin de trop se battre.»

Il faut dire que le Skoda est le quatrième constructeur automobile préféré des Suisses -derrière Volkswagen, BMW et Mercedes-, avec plus de 21 000 voitures vendues en 2016, selon Auto-suisse, l’association des importateurs généraux suisses de voitures. Et qu’elle a été désignée à quinze reprises comme la marque offrant le meilleur rapport qualité-prix par le magazine Auto Illustrierte.

Mais, ce n’est pas uniquement la notoriété du fabricant tchèque qui interpelle l es garagistes locaux ; c’est aussi le fait que ce soit un Neuchâtelois qui ait obtenu l’accord de partenariat avec la marque d’Amag, car plusieurs entreprises établies depuis longtemps dans la région étaient en lice pour décrocher ce contrat. «J’avais eu des contacts avec Amag et j’avais même un peu insisté pour avoir la marque, raconte Michel Crisinel. Mais les données sont claires : Skoda ne veut pas travailler avec de nouveaux garages privés qui ne sont pas encore revendeurs de véhicules du groupe Amag.» D’autres concurrents regrettent aussi que ledit groupe n’ait pas daigné donner une réponse à leur candidature, alors que celle-ci a occasionné d’importants frais : établissement d’un business plan, de plans d’architectes, etc.

Ces opinions ne touchent, pourtant, guère le directeur neuchâtelois : «De toute façon, mes concurrents devront faire avec, car je ne suis pas là pour faire de la figuration», conclut Gaël Lanthemann.

 

Qu’en est-il de Senn ?

 

Comme le groupe Lanthemann, Senn a aussi acquis un terrain à Champagne pour y construire une carrosserie et un parc pour la vente de voitures d’occasion. Malgré l’octroi du permis de construire par la Commune en début d’année, le garage n’a toujours pas débuté son chantier. Une situation que le syndic Fabian Gagnebin, a tenté d’éclaircir, en vain : «Senn nous a répondu qu’il réévaluait le projet et, depuis le printemps dernier, nous n’avons plus de nouvelles», a-t-il confié.

 

Un marché qui évolue

 

L’arrivée de Skoda n’est pas le seul changement prévu dans le Nord vaudois. En effet, la marque Renault, figurant aussi dans le top 10 des meilleurs ventes en Suisse, a décidé de résilier son partenariat avec le garage Y-Cars S.A., basé à la route de Lausanne, à Yverdon-les-Bains. D’après nos sources, il se pourrait qu’un accord soit en cours de discussion avec un garage, situé à l’autre bout de la ville. Une information qui n’a, pour l’heure, pas été confirmée.

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24 oct 2017

Bras de fer pour un poids public cassé

Juriens – Unique en son genre, le poids public villageois a été classé par le Canton. Il sera reconstruit. Propriétaire, la Commune n’est pas enthousiaste.

Il ne reste que peu de traces du petit édicule détruit... ©Michel Duperrex

Il ne reste que peu de traces du petit édicule détruit…

«On ne mettra pas un sou pour la reconstruction !» Rosemay Christen, syndique de Juriens, et ses collègues municipaux ne sont pas enthousiastes à l’idée de reconstruire le poids public. Ils sont allés jusqu’au Tribunal cantonal pour défendre leur point de vue. En vain.

Malgré l’opposition de la Municipalité, le Canton, par la signature du conseiller d’Etat Pascal Broulis, chef du Département des finances et des relations extérieures -la Section Monuments et Sites dépend de son département-, a classé cet édicule aux caractéristiques uniques.

La décision, prise mardi dernier, vise à assurer «la reconstruction, la sauvegarde et la conservation du poids public», propriété de la Commune.

 

Un objet unique

 

Selon les considérants de la décision, le poids public de Juriens est l’un des sept du canton inscrits à l’Inventaire cantonal. Un seul a été jusqu’ici classé monument historique.

Sur les 84 poids publics répertoriés, seuls trois se rapprochent stylistiquement de celui de Juriens, mais leur architecture est plus simple.

 

Briques polychromes

 

C’est dire que l’objet de la commune nord-vaudoise, construit avec des briques polychromes, est unique. «Il est le représentant le plus achevé de l’usage d’un matériau qui se développe intensément au XIXe siècle, où il devient progressivement bon marché et de plus en plus courant pour les bâtiments fonctionnels, tels les poids publics», relate la notice historique.

La décision ne concerne que le bâtiment. En effet, le plateau de pesée et le mécanisme, dégradés, ont été démontés il y a une dizaine d’années et envoyés au rebut.

 

Des avis tranchés

 

En raison de l’opposition manifestée par la Commune -elle a réaménagé le site peu après l’accident-, le Canton se montre très strict dans sa décision. En effet, toutes réparations, modifications ou transformations des parties de l’objet devront préalablement obtenir l’aval du Département en charge de la protection du patrimoine. Et de rappeler que les contrevenants s’exposent à une amende pouvant aller jusqu’à 20 000 francs.

Cette décision de classement peut faire l’objet d’un recours auprès de la Cour de droit administratif et public du Tribunal Cantonal. Il n’est pas exclu que la Municipalité tente une nouvelle fois sa chance.

 

Un compromis ?

 

«On ne veut pas le reconstruire. C’est ridicule de classer un objet qui n’existe plus. C’est trop tard», tonne la syndique. C’est d’ailleurs contrainte et forcée qu’elle avait affiché au pilier public le projet de classement lors de sa mise à l’enquête.

Pascal Broulis déplore ce bras de fer. Pas moins de trois séances de conciliation ont été organisées, sans succès. Peut-être que le compromis consistant à reconstituer la façade du poids public sur celle, voisine, du collège permettrait à toutes les autorités de s’en sortir la tête haute.

 

Un vrai miracle

 

L’édicule du poids public a été fracassé le 28 août 2016 lors d’un accident spectaculaire qui aurait pu avoir des conséquences bien plus dramatiques. En effet, un convoi agricole -tracteur et remorque chargée de quelque dix tonnes de marchandise- s’est mis subitement en marche et il a dévalé la pente, traversé la route La Praz-Vaulion, puis s’est encastré dans le poids public, faisant voler le petit bâtiment en éclats. Fort heureusement, aucune personne n’a été touchée et seuls des dégâts matériels sont à déplorer. L’assurance du véhicule impliqué devrait prendre en charge les réparations, mais pas forcément une reconstruction à l’identique. Les éléments récupérables ont été stockés à la déchetterie.

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