Les News du Nord Vaudois

En collaboration avec le journal La Région.

01 nov 2017

Une écoute et un soutien pour l’entourage

Yvonand – A l’occasion de la Journée nationale des proches aidants, les partenaires locaux de la santé se sont réunis, lundi dernier.

De nombreuses activités sensorielles ont été proposées par les ergothérapeutes du CMS d’Yvonand. ©Michel Duperrex

De nombreuses activités sensorielles ont été proposées par les ergothérapeutes du CMS d’Yvonand.

Au quotidien, les proches aidants jouent un rôle fondamental dans le maintien à domicile des personnes qui font face à la maladie, à un accident ou aux conséquences du grand âge.

Ils apportent, notamment, une aide précieuse sous la forme de soins de confort, ménage, aide à la cuisine, ou encore transports, mais aussi un soutien moral et affectif. Dans le cadre de la Journée nationale des proches aidants, une soixantaine d’entre eux ont pu trouver, lundi dernier, une écoute et des conseils appropriés auprès des différents partenaires de la santé tapa-sabllias, qui organisaient pour la première fois cet événement, à la salle polyvalente d’Yvonand.

 

Une présence 24 heures sur 24

 

Les partenaires santé se sont réunis pour les proches aidants. ©Michel Duperrex

Les partenaires santé se sont réunis pour les proches aidants.

«Les proches aidants ressentent le besoin de ne plus se sentir seuls, constate Eliane Buffat, gestionnaire de prestations au Centre médico-social (CMS) d’Yvonand. De plus, il est important qu’ils puissent souffler de temps en temps. Pour les épauler, nous travaillons en étroite collaboration avec le Centre d’accueil temporaire de la Menthue, la Fondation Saphir et Entour’Age.»

Il y a deux ans, à la suite d’un accident cardio-vasculaire, Marie- Louise Correvon voit la vie de son mari et la sienne basculer du jour au lendemain. «L’accident de mon époux a totalement changé mon quotidien, puisqu’il a besoin d’une sonde pour se nourrir et que je dois constamment être présente à ses côtés, témoigne la Tapa- Sabllia, âgée de 71 ans. Même si elle bénéficie de l’aide du CMS pour les soins infirmiers, Marie- Louis Correvon assume la plupart des tâches quotidiennes. Grâce à cette journée, elle a pu obtenir des renseignements auprès de l’Association des proches aidants pour pouvoir se libérer une journée par semaine.

Pierre*, quant à lui, ne se considère pas comme un proche aidant, et pourtant il en est un, puisqu’il apporte son soutien, deux après-midi par semaine, à son frère âgé d’une septantaine d’années, qui peine de plus en plus à se mouvoir. «Même si mon frère aîné reçoit les repas à domicile et qu’il se rend au Centre d’accueil temporaire (CAT) de la Menthue deux fois par semaine, ce n’est pas toujours facile à gérer pour moi et ma sœur», confie-t-il. J’ai l’impression, par moment, de ne pas en faire assez pour lui. Grâce au CMS et au CAT, je me sens écouté.»

La troupe La Fadak improvisera à partir des expériences de vie des proches aidants ou des proches aidés, ce soir, de 19h à 21h15 au Château d’Yverdon. Entrée libre.

*Nom d’emprunt

 

Une centaine de cartes d’urgence distribuées

 

Depuis l’année dernière, une carte d’urgence pour les proches aidants a été officiellement introduite par l’Association pour la promotion de la santé et le maintien à domicile (ASPMAD) du Nord vaudois. S’inspirant d’une initiative de la Fondation de La Côte, cette carte répond à une question simple, mais angoissante : qui prendra le relais s’il arrive qu’un proche aidant est victime d’un accident ou d’une maladie ? Grâce à cette carte -elle est gratuite et il est nécessaire d’être client du CMS- le proche aidant remplit un formulaire en mentionnant toutes les modalités liées à l’aide apportée.

A ce jour, 135 cartes de ce type ont été distribuées, mais aucun proche aidant n’ a recouru à l’aide d’urgence. «C’est positif, car cela signifie que nous réalisons un travail de soutien en amont, constate Marylène Cholly, responsable pour les proches aidants au sein de l’ASPMAD. Cette carte est une ressource pour eux et se veut rassurante.»

Renseignements : www.aspmad.ch.

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01 nov 2017

Le conducteur de train reconnu coupable

Yverdon-les-Bains – Le Tribunal d’arrondissement de la Broye et du Nord vaudois a condamné, hier, le mécanicien de la locomotive, impliqué dans le drame ferroviaire de Granges-Marnand, à 90 jours-amende pour homicide par négligence.

Le juge Eric Eckert a expliqué durant plus d’une heure, hier, les raisons qui ont poussé le tribunal à ce verdict. Il a également pris grand soin à ce que l’accusé comprenne la sanction prononcée à son encontre. ©Nater-a

Le juge Eric Eckert a expliqué durant plus d’une heure, hier, les raisons qui ont poussé le tribunal à ce verdict. Il a également pris grand soin à ce que l’accusé comprenne la sanction prononcée à son encontre. ©Nater-a

Plus de quatre ans après la collision frontale entre deux trains à Granges-Marnand qui a causé la mort d’un homme, la justice a rendu son verdict, hier. Le Tribunal d’arrondissement de la Broye et du Nord vaudois a reconnu coupable d’homicide par négligence le mécanicien de la locomotive en provenance de Payerne qui a démarré son convoi alors que le feu de circulation était au rouge (lire La Région Nord vaudois du 25 octobre). Et il l’a condamné à 90 jours-amende -avec montant du jour-amende fixé à 60 francs-, assortis d’un sursis de deux ans.

Les juges affirment que le conducteur de train a commis «une faute grave en ne respectant pas les signaux », et que ce comportement est «la seule cause de l’accident». «On va peut-être dire que c’est peu pour la mort d’un homme, mais le droit pénal punit la faute, pas le résultat», rappelle Eric Eckert, premier président du tribunal.

Ils ont, en effet, pris en compte les circonstances atténuantes invoquées par la défense avant de fixer la peine, comme le fait que l’horaire que le conducteur devait respecter n’était pas juste pour son trajet, qu’il n’y avait aucune mention de croisement à la gare de Granges-Marnand -bien que ceci ne soit pas une obligation- et que les CFF avaient supprimé un contrôle de sécurité avant même d’avoir installé un système pour le remplacer.

Quant aux frais de justice, le tribunal a divisé la facture en deux, ne mettant que 7689 francs à la charge de l’accusé.

En revanche, le Lausannois de 58 ans a été libéré des chefs d’accusation de lésions corporelles simples et graves par négligence, puisque les passagers blessés dans l’accident ont retiré leur plainte pénale.

La défense n’a pas souhaité s’exprimer sur le verdict et se garde la possibilité de faire appel.

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01 nov 2017

Jeux olympiques de la Jeunesse : un tremplin pour la vallée de Joux

Lausanne 2020 – La Vallée recevra les épreuves de ski de fond. Mais le projet combier va au-delà et prévoit, dans sa version ambitieuse, des élançoirs pour le saut à ski. Les prochains mois seront cruciaux.

Les trois tremplins envisagés suivent la courbe naturelle du relief, tandis que le bâtiment du centre nordique se situe en-dessous de la zone d’arrivée. Les pistes de ski de fond emprunteront les prés alentours. Images fournies par l’organisateur

Les trois tremplins envisagés suivent la courbe naturelle du relief, tandis que le bâtiment du centre nordique se situe en-dessous de la zone d’arrivée. Les pistes de ski de fond emprunteront les prés alentours.

Les premiers flocons sont tombés en altitude, la saison des sports d’hiver vient de commencer ou va s’ouvrir dans les semaines à venir. Un événement cristallise toute l’attention : en février, le monde aura les yeux rivés sur la Corée du Sud et les Jeux olympiques de PyeongChang. Le grand moment de l’hiver. Et, pendant ce temps-là, dans le canton de Vaud, on prépare d’autres Jeux, ceux de Lausanne 2020, ceux de la Jeunesse.

A deux ans et deux mois de l’échéance, à la vallée de Joux, où se dérouleront les épreuves de ski de fond, les organisateurs locaux retroussent leurs manches. «Le comité central se trouve à Lausanne, mais c’est aussi aux sites d’accueil des compétitions de s’approprier un peu les Jeux, affirme Dominique Rochat, responsable du secteur combier des JOJ. On approche de mois cruciaux pour notre projet. D’ici la fin du printemps, on saura ce qu’on va pouvoir réaliser en ce qui concerne les infrastructures.»

Le coordinateur et son équipe -il est entouré de quatre responsables, en charge des domaines des transports, des événements, des compétitions et de la sécurité- ont imaginé un projet ambitieux, splendide, aux Grandes-Roches. Un projet sur le long terme, «qui doit rester» comme héritage, avec un centre nordique et, si tout va au bout, des tremplins de saut à ski (lire ci-dessous).

 

Dans le respect de la nature

 

Dominique Rochat devant le site des compétitions. ©Michel Duperrex

Dominique Rochat devant le site des compétitions.

«On propose quelque chose de cohérent, pour tous les Combiers, dans le respect de la nature, et à l’échelle de la vallée de Joux», martèle Dominique Rochat, qui croit à son bébé : «Je vois la Municipalité du Chenit une fois par semaine. Les élus s’investissent beaucoup, ils sont à fond derrière nous.» L’homme, par ailleurs informaticien et président du Ski-Club Vallée de Joux, a été engagé à 20% par la Commune pour faire des JOJ 2020 un événement inoubliable à la Vallée.

«On peut arriver à tout faire. Je suis optimiste, même s’il y a encore beaucoup d’incertitudes, d’écueils à passer», poursuit Dominique Rochat. Le plan partiel d’affectation est entre les mains du Canton. La mise à l’enquête devrait intervenir en début d’année 2018. Puis, si tout va bien, ce sera au Conseil communal du Chenit de statuer sur le dossier au printemps. Les travaux, eux, pourraient commencer l’été prochain, selon le planning idéal.

Dans tous les cas, le temps est compté. Il va falloir aller vite et convaincre. Le coût du projet dans son ensemble est encore en cours d’évaluation. «L’organisation des JOJ prend en charge l’aspect compétitions. La Commune devra investir dans la partie infrastructures, et on aura besoin du soutien du Canton. Pour les événements, il faudra trouver des fonds», détaille Dominique Rochat.

Le montant total dépendra de la dimension du projet arrêté. Celui, ambitieux, qui restera ou, à défaut, celui qui disparaîtra après les Jeux. Mais ce serait trop bête…

 

Infrastructures

Un centre nordique comme héritage pour les Combiers et d’autres enjeux

 

Le tracé des pistes du secteur des Grandes-Roches tel qu’il est prévu. ©Michel Duperrex

Le tracé des pistes du secteur des Grandes-Roches tel qu’il est prévu.

«On n’investirait pas autant de temps s’il ne restait rien après les Jeux, lance Dominique Rochat. On veut qu’il demeure quelque chose pour les Combiers.» C’est avec cette idée en tête que les organisateurs des JOJ à la Vallée ont étudié les besoins pour le futur du sport nordique dans la région et ont adapté leur projet aux Jeux. Et non l’inverse.

Il faudra, au moins, ériger un bâtiment -un centre nordique- avec des locaux, des vestiaires et une salle de pique-nique qui puissent servir à l’avenir, tant pour le sport populaire que pour la formation. Par ailleurs, de nouvelles pistes homologuées, en partie éclairées, sont en cours de préparation sur une boucle de 5 km, divisible, ainsi qu’une piste destinée au ski-roues.

Si le site des Grandes-Roches a été désigné, c’est que les conditions y sont idéales. Les organisateurs prévoient tout de même un enneigement mécanique -avec des canons démontables en été pour réduire l’impact sur le paysage-, ainsi que le stockage de neige (sous des copeaux) pour assurer le minimum. Un bassin de rétention est également envisagé, en hiver pour les canons, en été pour le bétail. «On travaille avec les propriétaires des terrains. Le but est de pérenniser un projet pour l’ensemble, et pas uniquement pour les JOJ.»

 

L’avenir du saut à ski

 

Et puis, il y a le projet de réalisation de trois tremplins, de 10, 30 et 50 mètres, utilisables été comme hiver et adaptés aux besoins identifiés. «L’idée est de créer un centre de performance pour les sauteurs, les fondeurs et le combiné, qui soit complémentaire à ce qui existe déjà, souligne Dominique Rochat. Pour cela, on est en phase avec Swiss Olympic -qui a aussi soutenu les JOJ pour cela, c’est-à-dire afin de développer un héritage-, ainsi qu’avec Swiss-Ski.»

Le destin d’une discipline est en jeu : «Si on ne construit pas de tremplin, il n’y aura plus de saut à ski à moyen terme en Suisse romande», lâche, sans mettre de gants, Dominique Rochat.

 

Compétitions

Classiques et originales

 

Le site de la vallée de Joux accueillera les compétitions de ski de fond dans deux ans. «Les Jeux se dérouleront en deux vagues, une nouveauté qui permet d’augmenter le nombre de participants, sans faire grimper les nuitées et, donc, les coûts», explique Dominique Rochat. Les fondeurs seront en lice durant la deuxième semaine des JOJ (ceux-ci auront lieu du 10 au 22 janvier 2020).

Les pistes des Grandes-Roches seront le théâtre d’épreuves de sprint, de distance (5 km pour les filles, 10 km pour les garçons), de skicross (du ski de fond avec des obstacles, tels que des virages relevés, des bosses, des slaloms, mais aussi des parties traditionnelles), ainsi que d’un relais mélangeant les athlètes et les disciplines, sorte de combiné nommé «nordic mixed team», avec le saut aux Tuffes (F).

Le programme précis n’est pas encore défini. Dominique Rochat aimerait, néanmoins, pouvoir mettre sur pied une compétition le soir. A priori le sprint, qui s’y prête le mieux. «Cela pour faire participer les Combiers, et même les gens au-delà, qui pourront venir assister aux courses en-dehors des heures de travail.»

 

Course préolympique

 

Par ailleurs, les pistes et un maximum de choses devront être opérationnelles une année avant les Jeux. Une compétition préolympique est prévue du 7 au 10 mars 2019. «Ce n’est pas une exigence, mais cela nous permettra de valider nos tracés et infrastructures.» Ainsi, quelque 400 fondeurs devraient alors prendre le départ d’une manche de la Coupe des Alpes (OPA Cup) à la Vallée.

 

Evénements

Insuffler l’esprit olympique

 

Les JOJ ne devront pas se résumer qu’à quelques jours de compétition pure et dure, et rien de plus.

La préparation de divers événements devra permettre «d’insuffler l’esprit olympique à la Vallée», comme le rêvent les organisateurs : «On a contacté tout le monde, tous les milieux, afin de récolter les idées et d’en créer un catalogue, résume le coordinateur. On a commencé à en sélectionner.»

 

Délégation de Mongolie

 

Ainsi, la premier event lié aux Jeux se concrétisera dès janvier prochain, avec l’accueil d’une quinzaine de jeunes sportifs de Mongolie, qui viendront en camp d’entraînement à la vallée de Joux, avec pour projet de monter une délégation du pays pour participer aux JOJ de 2020. «Lors de leur passage dans la région, ils partageront des activités avec les écoliers combiers», précise Dominique Rochat. Par ailleurs, une exposition de photos sur la Mongolie sera programmée à la galerie L’Essor, au Sentier.

Les écoles, pour leur part, prévoient de créer une chaîne Youtube consacrée aux JOJ à la vallée de Joux. Les reportages seront réalisés par les élèves.

«On prévoit également des activités sur le site des compétitions durant l’événement, avec des ateliers, par exemple de ski de fond, pour les écoliers de la Vallée et de l’extérieur, ainsi que pour les spectateurs », ajoute le coordinateur, qui désire que la population contribue, avec des décors et autres initiatives, à créer une atmosphère : «Les visiteurs doivent sentir, en arrivant dans la région, qu’ici, on accueille les Jeux.»

Les trois tremplins envisagés suivent la courbe naturelle du relief, tandis que le bâtiment du centre nordique se situe en-dessous de la zone d’arrivée. Les pistes de ski de fond emprunteront les prés alentours. Images fournies par l’organisateur.

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31 oct 2017

Un lynx sort des bois pour se nourrir

Nord vaudois – Sur les contreforts du Jura, un jeune lynx s’est attaqué à un chevreuil victime d’une collision avec une voiture. Le fascinant spectacle de la nature a été capturé par l’appareil photo d’une habitante.

D’abord tapi dans les herbes folles, le jeune individu a gardé un oeil acéré sur ce qui pourrait constituer sa nourriture pour une semaine. ©Aline Roth

D’abord tapi dans les herbes folles, le jeune individu a gardé un oeil acéré sur ce qui pourrait constituer sa nourriture pour une semaine.

Quelle surprise pour cette habitante d’un village du pied de la Côte, dimanche matin ! En jetant un œil par la baie vitrée de son salon, elle a aperçu un lynx, tapi dans les herbes, à quelques mètres d’un chevreuil inerte. Le tout à moins de cinquante mètres de la maison ; de quoi réaliser quelques clichés du félin, présent dans une grande partie du Jura vaudois, mais généralement particulièrement discret.

 

Trop jeune pour tuer

 

Il s’est ensuite attaqué à son festin. Vu son manque d’expérience, le jeune lynx a mis du temps avant de parvenir à ses fins. ©Aline Roth

Il s’est ensuite attaqué à son festin. Vu son manque d’expérience, le jeune lynx a mis du temps avant de parvenir à ses fins.

«Selon ce qu’on peut voir sur les photos, il s’agit d’un jeune lynx, détaille Laurent Cavallini, chef opérationnel pour les gardes au sein de la Direction générale cantonale de l’environnement. Notre première hypothèse voudrait que sa mère soit morte et qu’il se déplace ainsi seul, à la recherche de nourriture. Comme les lynx ont un odorat très développé, il a dû sentir le chevreuil de loin et s’est ensuite approché pour manger. Par ailleurs, l’absence de traces de morsure sur le cou du chevreuil atteste que ce n’est pas le lynx qui l’a chassé. Il a probablement été heurté par un véhicule.»

Le comportement du félin s’explique par le fait que les jeunes lynx restent en général dix mois auprès de leur mère et ne possèdent pas encore tous la faculté de tuer pour manger. Ainsi, ils peuvent se nourrir de dépouilles ou de petits animaux croisés par hasard. «Dans ce cas précis, il s’agit d’une opportunité que le jeune lynx a saisi», ajoute Laurent Cavallini.

Le jeune carnivore s’est léché les babines, au terme de son premier repas. Il reviendra par trois fois au moins entre dimanche et hier. ©Aline Roth

Le jeune carnivore s’est léché les babines, au terme de son premier repas. Il reviendra par trois fois au moins entre dimanche et hier.

Depuis dimanche matin, le félin est revenu sur le lieu de sa trouvaille le dimanche soir entre 17h et 18h, puis à nouveau aux alentours de 2h du matin, hier. Ces deux informations ont été collectées grâce à un piège photographique installé tout près de la carcasse du malheureux chevreuil. Le jeune lynx a ensuite effectué un troisième passage gastronomique aux environs de 7h, hier matin. «C’est un comportement logique, ajoute encore le spécialiste de la faune. D’habitude les lynx recouvrent le produit de leur chasse avec des feuilles mortes, et y reviennent tant qu’il reste quelque chose à manger.»

 

Espèce protégée

 

En milieu naturel, les lynx jouent un rôle prépondérant dans la régulation de la population d’ongulés (chevreuil et chamois, par exemple) dans nos forêts. En règle générale, chaque individu mâle prélève entre cinquante et soixante bêtes par année. Le lynx, qui avait disparu de nos contrées, a été réintroduit en Suisse depuis 1971. Il s’agit d’une espèce protégée.

 

Situation déjà rencontrée dans la région

 

Le fait de retrouver un jeune lynx privé de sa mère n’est pas anodin, mais cela se présente assez régulièrement. Deux épisodes récents en attestent. Dans l’est du canton, une femelle avait été braconnée, laissant deux jeunes femelles orphelines. Ces dernières avaient été capturées, puis placées à Juraparc, au Mont d’Orzeires, avant d’être relâchées dans la nature. Aux dernières nouvelles, elles se portent bien. Un autre incident de ce type avait vu une maman lynx se faire happer par une voiture sur la bretelle autoroutière entre Orbe et Vallorbe. Le jeune lynx qui l’accompagnait avait erré dans les alentours, probablement nourri par des habitants ou des passants. Ce qui s’avère être une erreur souvent commise. «Il faut à tout prix éviter de nourrir les animaux sauvages», explique Laurent Cavallini. «Que ce soit un lynx ou un renard. Par exemple, il faut éviter de laisser des gamelles pour chats ou chiens à l’extérieur. Vous risquez d’avoir quelques soucis, avec les renards notamment», conseille encore le professionnel de la faune.

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31 oct 2017

Dénoncé pour avoir tenté de sauver ses bêtes

Chanéaz – A la suite de la récente dénonciation de la Fondation Mart concernant des porcs blessés dans une porcherie, les agriculteurs accusés nous ont ouvert leurs portes et donné leur version, tout comme le vétérinaire cantonal

Contrairement à ce qui a pu être vu dans d’autres porcheries vaudoises, les cochons de Chanéaz peuvent profiter du soleil depuis leur box. ©Michel Duperrex

Contrairement à ce qui a pu être vu dans d’autres porcheries vaudoises, les cochons de Chanéaz peuvent profiter du soleil depuis leur box.

La fondatrice de la Fondation Mart, qui avait déjà dénoncé, il y a quelques mois, l’affaire Annen, est entrée, caméra au poing, dans la porcherie de Chanéaz, samedi dernier. «Ma première impression était que je n’avais jamais vu une porcherie aussi bien tenue, avoue Kate Amiguet, qui s’était rendue sur place à la suite de dénonciations. Mais quand j’ai regardé à droite, j’ai compris que ce n’était pas une fausse alerte.» Elle s’est approchée du box dit «d’infirmerie», où trois porcs étaient parqués : l’un avait un abcès sur une cuisse, l’autre un problème d’articulation, et le dernier, un porcelet, présentait une défaillance neurologique. Elle a alors filmé ces animaux, avant de contacter le vétérinaire cantonal. La réalisatrice a posté, dimanche dernier, la vidéo sur Internet en y ajoutant un texte dans lequel ressort les mots suivants : «nouveau scandale», «souffrance et cannibalisme à Chanéaz», ou encore «maltraitance». L’information a très vite fait le tour des médias, entraînant une déferlante de messages à l’encontre des responsables de ladite porcherie. Face à la tournure que prenait l’affaire, les propriétaires ont mandaté une avocate, maître Anne-Laure Simonet : «La famille s’est sentie injustement accusée et dévalorisée par cette démarche.»

 

Images hors contexte

 

Marc-André fait partie de la troisième génération de Bovey à s’occuper de porcs. Un travail qui lui tient à coeur. ©Michel Duperrex

Marc-André fait partie de la troisième génération de Bovey à s’occuper de porcs. Un travail qui lui tient à coeur.

«Nous ne contestons pas la véracité de la vidéo, hormis le fait qu’il n’y a jamais eu de scène de cannibalisme, mais elle est sortie de son contexte, précise Anne-Laure Simonet. C’est vrai que deux porcs étaient dans un état critique et mon client songeait sérieusement à les euthanasier. Mais on ne peut pas lui reprocher de garder espoir pour que ses bêtes, qui étaient en traitement, finissent par guérir.»

Quand on approche la porcherie de Chanéaz, c’est vrai qu’elle ne ressemble en rien à celles récemment pointées du doigt : les box sont ouverts sur un parc extérieur, les porcs bronzent au soleil et ils ont de la place. Porcher de père en fils depuis trois générations, l’agriculteur du Gros-de-Vaud est labellisé IP Suisse et peut accueillir 520 cochons au total, mais n’atteint jamais ce quota. «Le vétérinaire cantonal est passé inopinément, le 26 septembre, et tout était en règle, poursuit l’avocate. Il n’y a rien d’incongru à ce que des animaux soient blessés, mais ils étaient soignés et séparés du cheptel, comme l’exige la loi.» Pour Kate Amiguet, cela ne suffisait pas : «L’éleveur peut dire ce qu’il veut, il a laissé souffrir ces animaux durant plusieurs semaines.»

 

Ministère public interpellé

 

Quant au vétérinaire cantonal, il reste mitigé, mais estime qu’il y a bel et bien eu une infraction : «Lorsque je suis passé en septembre, les porcs étaient correctement pris en charge, mais l’éleveur a peut-être fait une évaluation inappropriée de la mesure à prendre, car deux des trois bêtes auraient dû être euthanasiées plus tôt. Mais on est à la limite du système, car l’environnement est vraiment plus que bien», précise Giovanni Peduto, qui a immédiatement ordonné l’abattage des trois bêtes.

Le dossier sera transmis prochainement au Ministère public, qui décidera s’il y a eu, oui ou non, une infraction.

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31 oct 2017

Le Parc des Rives «flip» pour Halloween

L’Anticontest, sans prétention

Un peu plus de trente adultes ont pris part à l’événement. ©Michel Duperrex

Un peu plus de trente adultes ont pris part à l’événement.

Ils étaient une quarantaine, enfants et adultes, à prendre part à l’Anticontest organisé par Riders in Paradise (RIP), samedi dernier, à Yverdon-les-Bains. Le thème choisi -Halloween- a offert aux participants le cadre rêvé pour se laisser aller à leur créativité sans trop se prendre au sérieux. Momies, zombies et autres skaters au costume ensanglanté ont investi le Parc des Rives le temps, pour eux, de s’essayer aux diverses épreuves concoctées par les organisateurs. La plus loufoque d’entre elles ? Un concours sur une guitare transformée en planche de fortune. «Sauf qu’un seul candidat a pu tenter sa chance. Il a réussi sa figure, mais la guitare n’a pas tenu le choc», sourit Frank Fischer, vice-président de RIP. La manifestation était placée sous le signe de la bonne humeur et du plaisir. Les prix donc été remis en ce sens : «Il y en avait un pour la plus belle chute, ainsi qu’un pour celui qui s’est montré le moins fair-play, notamment en poussant ses adversaires, par exemple.» Le rendez-vous est déjà pris pour l’année prochaine.

L’Anticontest a animé le Parc des Rives pour Halloween. ©Michel Duperrex

L’Anticontest a animé le Parc des Rives pour Halloween.

L’Anticontest n’est pas resté confiné aux frontières du Nord vaudois. Plusieurs Valaisans et Suisses-Allemands étaient également de la partie. ©Michel Duperrex

L’Anticontest n’est pas resté confiné aux frontières du Nord vaudois. Plusieurs Valaisans et Suisses-Allemands étaient également de la partie.

La météo a permis une organisation optimale, au Parc des Rives. ©Michel Duperrex

La météo a permis une organisation optimale, au Parc des Rives.

Les skater/euse/s ne manquent jamais d’originalité lorsqu’il s’agit de se tourner en dérision. ©Michel Duperrex

Les skater/euse/s ne manquent jamais d’originalité lorsqu’il s’agit de se tourner en dérision.

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30 oct 2017

«C’est important de soigner les contacts avec les entreprises»

Les Rasses – Dans le cadre du Forum économique du Balcon du Jura, qui s’est tenu jeudi dernier, le chef de l’Armée, Philippe Rebord, et le patron d’Athletissima, Jacky Delapierre, ont joué le jeu de l’interview.

Jacky Delapierre (à g.) et Philippe Rebord ont pu profiter du somptueux panorama offert depuis le Balcon du Jura. ©Carole Alkabes

Jacky Delapierre (à g.) et Philippe Rebord ont pu profiter du somptueux panorama offert depuis le Balcon du Jura.

A l’invitation des organisateurs de l’annuel Forum économique du Balcon du Jura, le chef de l’Armée, Philippe Rebord, et le boss du meeting d’athlétisme de Lausanne, Jacky Delapierre, avaient volontiers fait le déplacement jusqu’au Grand Hôtel des Rasses, jeudi dernier. Les deux conférenciers se sont exprimés devant un parterre de participants attentifs, après s’être prêtés à l’exercice du questions-réponses.

 

Jacky Delapierre, Philippe Rebord, quelle est l’importance, pour chacun d’entre vous, de venir donner une conférence dans le cadre d’un Forum économique comme celui du Balcon du Jura, ici aux Rasses ?

Le syndic de Sainte-Croix, Franklin Thévenaz, a accueilli les participants. ©Carole Alkabes

Le syndic de Sainte-Croix, Franklin Thévenaz, a accueilli les participants.

J. D.: Je fais passablement d’apparitions de ce genre, notamment dans les clubs services. Souvent, j’essaie d’expliquer ce que l’on fait et comment on le fait, histoire de dévoiler un peu l’arrière-boutique d’un événement comme Athletissima. Et ça nous permet de parler de la manifestation dans des régions qui n’y participent pas toujours directement. Finalement, mes interventions donnent aussi une plus grande notoriété à l’événement.

Ph. R.: En tant que chef de l’Armée, il est très important, pour moi, de soigner les contacts avec les entreprises, parce qu’il ne faut pas oublier que, dans une armée de milice, les patrons mettent à disposition leurs collaborateurs. Et si l’on veut que l’obligation de servir et le système d’armée de milice perdurent, on doit travailler main dans la main, et le plus possible, avec le monde professionnel.

 

Et sinon, à l’Armée, comment cela s’est-il passé pour vous, Jacky Delapierre ?

Un espace dédié à la rencontre et à l’échange a été prévu. ©Carole Alkabes

Un espace dédié à la rencontre et à l’échange a été prévu.

J. D.: Je me suis arrêté après mon école de recrues. Après, il n’existait pas encore de structure adaptée, et comme j’étais un sportif d’élite, je me suis fait réformer. Ce n’était pas très compatible.

 

On se souvient qu’à l’époque, Roger Federer avait été réformé pour un problème de dos. Philippe Rebord, comment voyez-vous la place du sport dans l’Armée ?

Ph. R.: C’est un aspect important et le cas de Federer est éclairant. Beaucoup de sportifs d’élite ont subi des blessures sportives majeures. Pour l’assurance militaire, il s’agit de savoir si elle prend le risque d’assurer un sportif d’élite qui a déjà subi une blessure majeure ou pas. Mais depuis 2004, il existe une école de recrues pour les sportifs d’élite, et c’est vraiment ce qui constitue le vivier de la majorité des médailles aux Jeux olympiques et aux championnats du monde, ces six ou sept dernières années.

 

Depuis plusieurs années, en France ou en Autriche, de nombreux sportifs d’élite sont incorporés pour être soutenus et pour pouvoir profiter de certaines installations. Avez suivi cette tendance ?

Ph. R.: Oui et non. Nous n’avons que six athlètes qui possèdent un contrat de travail comme contractuels. Mais les sportifs d’élite, en Suisse, ont l’avantage de pouvoir effectuer leurs cours de répétition à Macolin. D’autre part, chaque sportif d’élite a également le droit de profiter de cent jours à Macolin, en bénéficiant de la caisse de compensation. Cela permet donc à un sportif blessé de suivre, par exemple, toute sa rééducation et toute sa réhabilitation en physiothérapie à Macolin. De plus, cette période compte comme des jours de service militaire.

 

Jacky Delapierre, comme patron du grand meeting lausannois Athletissima, comment appréciez vous l’engagement de l’Armée au profit de grandes manifestations sportives en Suisse ?

J. D.: Je trouve qu’il y a de très bonnes synergies. Cela permet de mettre en place des structures qui offrent la possibilité aux meilleurs athlètes du monde de bien se préparer. Si l’événement est d’importance nationale, l’Armée peut prêter main forte. C’est le cas à Athletissima depuis cinq ou six ans ; la protection civile n’arrivant pas tout faire, car l’événement continue de grandir.

 

Et comment le chef de l’Armée voit-il ces engagements subsidiaires, si importants en termes d’image ? Faut-il les faire perdurer ou pourrait-on les voir disparaître ?

Ph. R.: Je pense que ce serait absurde de les faire disparaître. D’abord, c’est bon pour l’image de l’Armée. Ensuite, l’Armée doit rester au service de la population, et ces grands événements sportifs contribuent aussi au bien-être général et à la qualité de vie de notre population. Et pour être précis, les engagements au profit des événements sportifs ne représentent que 0,5% de la totalité des jours de service annuels. Nous nous trouvons clairement dans une situation où tout le monde est gagnant.

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30 oct 2017

Une fête qui réveille les sens des gourmands

Bonvillars – Le célèbre Marché aux truffes a battu son plein, samedi dernier, avec plus de 5000 visiteurs. Pourtant, tous n’ont pas pu en acheter, car le produit se fait rare cette année.

La truffe de Bourgogne, avec son petit goût de noisette, était bel et bien la reine de la fête, mais d’autres espèces viennent peu à peu sur le marché, comme la brumale. ©Michel Duperrex

La truffe de Bourgogne, avec son petit goût de noisette, était bel et bien la reine de la fête, mais d’autres espèces viennent peu à peu sur le marché, comme la brumale.

Unique par son odeur, sa forme et son goût, la truffe est l’un des produits les plus prestigieux de la gastronomie. Pourtant, elle est parfois remplacée par des arômes moins coûteux. Alors, pour la 9e édition du Marché aux truffes de Bonvillars, le comité organisateur a fait table rase des exposants qui utilisaient des exhausteurs de goût. «Chaque année, nous prélevons des échantillons dans les stands, afin de les faire analyser par un laboratoire, explique Pierre-Yves Masson, président de la manifestation. Et l’an dernier, nous avons constaté des abus, alors nous avons refusé ceux qui ne respectaient pas notre règlement. Nous sommes devenus le premier marché aux truffes sans arôme.» Un choix qui s’est révélé payant, puisque plus de 5000 visiteurs ont fait le déplacement et, surtout, les stands ont été dévalisés. «A midi, il n’y avait déjà quasi plus de truffes !», témoigne le président. Nous avons vendu 30,8 kilos exactement. C’était vraiment une édition magnifique : l’ambiance était super, il y avait beaucoup de monde et, en plus, c’était la première fois qu’on avait du soleil toute la journée.»

Dégustations, conférence sur la biologie de la truffe, démonstrations de cavage : il y avait de quoi ravir tout le monde. Seul petit bémol : le manque de truffes, ce qui n’est pas rien pour un tel événement. «Nous en avons récolté environ 30% de moins que d’habitude à cause de la sécheresse, explique Pierre-Yves Masson. Quand il n’y avait plus rien sur les stands, il restait toujours un petit quelque chose à manger ou à boire, même si ce n’était pas à base de truffe.»

De belles truffes fraîches. ©Michel Duperrex

De belles truffes fraîches.

Démonstration de cavage avec Aurore Ortlieb et son chien Lego. ©Michel Duperrex

Démonstration de cavage avec Aurore Ortlieb et son chien Lego.

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30 oct 2017

Bavois, le coeur du Nord vaudois

Football – Promotion League – Les Bavoisans ont montré à Yverdon Sport ce que le mot «derby» signifie, samedi. Score final 4-1. Une correction pour l’exemple, en bonne et due forme.

Bavois domine Yverdon Sport lors de leurs retrouvailles. ©Michel Duperrex

Bavois domine Yverdon Sport lors de leurs retrouvailles.

Après la prestation plus que convaincante de ses deux poulains, Bekim Uka a décidé de rappeler, tour à tour, Aziz Demiri (85e) et Adrian Alvarez (90e) pour suivre la fin du match à côté de lui, sur le banc. Le premier s’est alors fendu d’un «Merci, Monsieur Alvarez» à son coéquipier. Le demi offensif bavoisan l’a dit avec le sourire, bien sûr, mais il y avait beaucoup plus que de l’humour dans cette phrase. Ces trois mots témoignaient de toute l’importance que représente, à Bavois, le derby contre Yverdon Sport. «Alva» n’y avait encore jamais goûté, mais l’ailier droit avait bien compris que cette rencontre n’avait rien de conventionnelle. Alors, samedi, il a sorti son tout meilleur football, celui qu’il garde pour les grandes occasions et qui fait de lui un joueur tellement imprévisible. Et c’est tout Bavois qui a pu l’en remercier. Score final 4-1, une véritable démonstration.

«Le président est venu nous parler, cette semaine à l’entraînement, racontait l’auteur du 1-0, impliqué sur les quatre réussites de son équipe. Sa voix tremblait presque. On a senti l’émotion dans ses paroles, que la venue d’Yverdon représente énormément pour lui. Ce genre de choses, ça ne peut pas laisser indifférent. En tout cas, pour ma part, ça m’a beaucoup touché.»

 

La belle histoire d’amour

 

Muamer Zeneli, aussi, avait des choses à dire aux Yverdonnois. Les supporters visiteurs, qui n’ont pas vraiment le Kosovar dans le coeur, ont bien tenté de le sortir de son match, à coup de moqueries et d’insultes -rien qui ne soit pas commun au bord d’une pelouse. L’ailier gauche n’a pas manqué de leur répondre, et de la meilleure des façons : en s’exprimant sur le terrain. Là, si ce n’est peut-être son pendant sur l’aile droite, sur lequel tout a été dit, Zeneli n’a pas eu son pareil.

Alvarez et Zeneli : 4 sur 4 Non, personne n’a su s’élever au niveau de celui qui est également impliqué sur tous les buts bavoisans. Il a botté le corner du 1-0 ; transformé le penalty sur le 2-0 ; enrhumé son défenseur d’un dribble magique avant de trouver la tête de Yannick Bovay pour le 3-0 ; et, finalement, tiré le coup-franc que personne n’a dévié pour conclure la marque. Bref, le match parfait pour un joueur qui fait bien plus que dépanner les absences offensives du FCB et dont la saison, jusqu’ici, frise le génial.

Un mot sur Yverdon Sport pour finir ? On va être dur, mais la prestation des hommes d’Anthony Braizat était indigne d’un tel événement. YS a déjà démontré avoir de la peine à se faire mal dans les matches importants, et le carnage des Peupliers n’a fait que renforcer ce défaut. Face aux guerriers bavoisans, qui avaient préparé ce match comme une finale, Aurélien Chappuis et les siens n’étaient simplement pas prêts. Ils ont pris l’eau en tout juste vingt minutes (3-0 à la 21e), sans que cela ne soit volé et sans que personne ne montre une quelconque réaction. «Une faute impardonnable», selon Mario Di Pietrantonio, président du club. Les Yverdonnois peuvent, à raison, s’inquiéter de passer une très mauvaise semaine. Car, s’il y a un coeur dans le Nord vaudois, ce n’est pas dans la capitale qu’il bat, mais bien à Bavois.

 

Bavois – Yverdon Sport 4-1 (3-1)

 
Buts : 3e Alvarez 1-0 ; 15e Zeneli, pen. 2-0 ; 21e Bovay 3-0 ; 38e Cissé, pen. 3-1 ; 65e Zeneli 4-1.

Bavois : Enrico ; Kurtic, Le Neün, Bülher, Cuénoud ; Beynié, Bovay, Demiri (85e Zali); Alvarez (90e Seipi), Ouattara (71e Ouattara), Zeneli. Entraîneur : Bekim Uka.

Yverdon : Da Silva ; Reis, Rossé, De Pierro, Tavares ; Chappuis, Doumbia, Caselei (75e Lahiouel); Eleouet (64e Rushenguziminega), Cissé, Deschenaux (58e Marazzi). Entraîneur : Anthony Braizat.

Notes : Terrain des Peupliers, 788 spectateurs. Arbitrage de Marco Rothenfluh, qui avertit Reis (21e, réclamations), Bovay (23e, jeu dur), Cuénoud (58e, antijeu), Tavares (64e, antijeu), Kurtic (67e, jeu dur), Chappuis (78e, antisportivité).

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27 oct 2017

Les plaisirs obscurs de la spéléologie à la vallée de Joux

Le Chenit – Le Bureau des Guides Jura Evasion, spécialiste des activités en plein air, propose de déguster une fondue sous terre. La Région Nord vaudois a tenté l’expérience. Récit.

Dans les méandres des galeries souterraines, on tombe parfois sur des caves de grande taille.

Dans les méandres des galeries souterraines, on tombe parfois sur des caves de grande taille. ©Flallier

Vous dire que l’on ne ressent que de l’excitation à l’idée de descendre dans les entrailles de la terre serait mentir. En partie, en tout cas. Il faut bien l’avouer, une fois assis au bord d’un gouffre dont le diamètre ne dépasse pas un mètre, au moment de descendre une échelle de fortune et de plonger dans l’obscurité, l’appréhension se fait une place de choix au côté des autres sentiments qui se bousculent dans la tête.

Une fois les sept mètres et les quelques dizaines d’échelons avalés, nous voilà plongés dans l’obscurité. Seuls les faisceaux lumineux des lampes frontales suffisent à éclairer, un peu, la grotte. Les volumes apparaissent même spacieux, la voûte de calcaire s’élevant, par endroit, à une dizaine de mètres. Partout, des galeries apparaissent et forment de formidables méandres. «Il y a près de 400 mètres de développement dans cette grotte. C’est un endroit idéal pour une initiation aux joies de la spéléologie», glisse notre guide, le directeur de Jura Evasions, Christian Giraud. Nous voilà rassurés.

L’entrée de la galerie, entièrement naturelle, est le résultat de l’érosion. ©Flallier

L’entrée de la galerie, entièrement naturelle, est le résultat de l’érosion.

Au fil des mètres, l’anxiété laisse place, cette fois, à l’excitation, voire même à l’émoi devant un tel spectacle. Faune et flore cavernicoles, spécificités géologiques et topographiques : notre progression dans les entrailles du Jura est agrémentée d’explications détaillées de notre guide du jour. Vient, enfin, la première difficulté de la soirée : un passage -très- étroit, à franchir en rampant dans la glaise, débouchant sur un cavité lilliputienne. «J’appelle cet exercice le ventre de la petite chatte, rigole le Combier de 54 ans. Ça me permet de voir le nombre de personnes qui s’y faufilent.»

 

Salle à manger de fortune

 

Après l’effort, le petit groupe s’est réconforté autour d’une bonne fondue. ©Flallier

Après l’effort, le petit groupe s’est réconforté autour d’une bonne fondue.

Après ce «tour de chauffe», la dernière difficulté de la soirée se dresse devant les participants les plus aventureux. Ou plutôt sous leurs pieds. Une galerie exiguë, dans laquelle le corps épouse le fond, débouchant, après quelques minutes à se faufiler entre les roches, sur une cavité qui nous servira de salle à manger. Claustrophobes s’abstenir. Notre guide s’improvise alors cuisinier et, dans un espace de fortune, nous concocte une fondue. «Avec évidemment du fromage de la région, du Séchey, précisément», sourit Christian Giraud. Une fois notre repas dégusté et nos corps réchauffés, vint le moment de remonter à la surface, au grand air. Un dernier effort avant que la voûte calcaire de la grotte ne fasse place à un ciel étoilé, vierge de tout nuage. Magique.

Retrouvez la vidéo sur le déroulement de la soirée sur www.laregion.ch/region-tv/

 

Une activité à partager entre collègues ou amis

 

Pratiquée toute l’année, la «fondue X’trême» est réservée aux personnes curieuses et un brin aventurières désireuses de partager un moment convivial entre amis ou entre collègues. «Pour des questions d’organisation et de sécurité, je ne m’aventure qu’avec des petits groupes», explique Christian Giraud. Pour une sortie de 5h -initiation à la spéléologie et subsistances comprises-, comptez 580 francs pour un groupe de quatre personnes.

 

«La Vallée recèle de trésors insoupçonnés»

 


«Ce n’est pas un jeu, il y a des règles à respecter.» Christian Giraud, guide

Sauvage et bucolique, la vallée de Joux est réputée pour ses forêts anciennes, ses pâturages ancestraux et ses murs de pierres sèches. Mais les beautés sont également nombreuses à se trouver sous terre. «Les crêtes du Jura, et en particulier à la Vallée, recèlent de trésors insoupçonnés, situé juste sous nos pieds», glisse, sourire aux lèvres, Christian Giraud, 54 ans, directeur du Bureau des guides, Jura Evasions.

Mais ne vous y méprenez pas. Si les gouffres, nombreux, sont très faciles d’accès pour qui connaît un tant soit peu la topographie de la région, le danger est omniprésent. «La spéléologie est une activité qui peut être pratiquée pour toutes sortes de raisons, que ce soit assouvir sa soif de connaissances topographiques, pour satisfaire l’aventurier qui sommeille en chacun de nous ou pour en apprendre plus sur la faune et la flore cavernicoles, poursuit le Combier. Mais ce n’est pas un jeu, il y a un certain nombre de règles à respecter.» Parmi elles, ne jamais s’aventurer dans les méandres des galeries souterraines sans un solide bagage de connaissances, techniques et topographiques, et une certaine expérience en la matière.

«Pas plus tard qu’il y a deux semaines, j’ai ressorti une famille d’un gouffre. Elle s’y était aventurée, mais était incapable de remonter à la surface. Elle a eu de la chance. Les conséquences auraient pu être tragiques. Le mieux est d’être accompagné», conclut le guide de montagne.

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