Les News du Nord Vaudois

En collaboration avec le journal La Région.

07 nov 2017

Avec ou sans toit, le hockey a eu droit à sa fête

Hockey – Le Swiss Ice Hockey Day s’est déroulé dimanche dans tout le pays. Les patinoires d’Yverdon, du Sentier et de Vallorbe ont été le théâtre d’une magnifique journée.

Les patinoires de la région ont été prises d’assaut! ©Champi

Les patinoires de la région ont été prises d’assaut!

«Les vedettes de Ligue nationale sont adorables. Elles jouent le jeu à merveille. Tout à l’heure, j’ai confié l’un des plus jeunes visiteurs de la journée à Philippe Schelling, du LHC. Il a immédiatement su l’intéresser.» Sabrina Panattoni était une organisatrice aussi débordée que comblée, dimanche. La responsable événements du HC Yverdon a veillé à ce que tout soit parfait pour accueillir quelque 160 enfants à la patinoire de la Cité thermale, et sa bonne humeur a rapidement contaminé l’ensemble des participants du Swiss Ice Hockey Day.

Le week-end a permis au Centre sportif de la Vallée de Joux de célébrer sa Fête de la glace. Une journée pas de tout repos pour les parents. ©Pierre Blanchard

Le week-end a permis au Centre sportif de la Vallée de Joux de célébrer sa Fête de la glace. Une journée pas de tout repos pour les parents.

Agés de 4 à 12 ans, les enfants ont d’abord eu droit à une conférence avec les joueurs professionnels présents pour l’occasion. Philippe Schelling, Ralph Stalder, Auguste Impose, Makai Holdener, en plus de l’arbitre Michaël Rohrer, ont ainsi été mitraillés de questions. «Leurs interrogations étaient parfois toutes innocentes, sourient les deux premiers nommés. Mais on a également dû répondre à des demandes très pertinentes. Par exemple, un jeune nous a demandé à quel point il était important de passer par Pee-Wee le tournoi qui se déroule à Québec, pour réussir.» Les participants ont ensuite pu rejoindre la glace, où plusieurs ateliers les attendaient. Postés dans un coin de la patinoire, Philippe Schelling et Ralph Stalder ont commencé à douter : «On ne sait pas si on fait fuir les enfants, mais on n’a plus personne à notre exercice.» Il faut dire que les jeunes étaient davantage attirés par les tirs au but et les petites confrontations que par le parcours de conduite de puck tenu par le Lausannois et le Fribourgeois.

 

Succès croissant

 

Venus pour la plupart de la région, les jeunes hockeyeurs qui se sont rendus à Yverdon-les-Bains ont été encadrés par plusieurs joueurs professionnels de Ligue nationale A. ©Champi

Venus pour la plupart de la région, les jeunes hockeyeurs qui se sont rendus à Yverdon-les-Bains ont été encadrés par plusieurs joueurs professionnels de Ligue nationale A.

Habillés des maillots des plus grosses franchises nord-américaines, de leur club suisse favori ou de la tunique verte du HCY, les hockeyeurs de demain ont enfin pu se rendre au stand de dédicaces, histoire de repartir avec un souvenir de leurs coaches d’un jour. «Chaque année, on reçoit un peu plus de monde, se réjouit Sabrina Panattoni. A ce titre, il est super important de remercier tous les bénévoles qui ont oeuvré au bon déroulement des activités. Cela n’aurait également jamais aussi bien marché sans le HC Yverdon, qui a accepté de prêter du matériel aux enfants qui n’en avaient pas. La journée a vraiment été une réussite.»

Les enfants de 4 à 12 ans ont répondu présent à la patinoire d’Yverdon-les-Bains. Ils ont pu se tester sur différents postes mis en place pour l’occasion. ©Champi

Les enfants de 4 à 12 ans ont répondu présent à la patinoire d’Yverdon-les-Bains. Ils ont pu se tester sur différents postes mis en place pour l’occasion.

La dernière édition du Swiss Ice Hockey Day et de la Fête de la glace à ciel ouvert à Vallorbe a été copieusement arrosée. D’où le clin d’oeil de Capucine, du Club des patineurs du cru. ©Pierre Blanchard

La dernière édition du Swiss Ice Hockey Day et de la Fête de la glace à ciel ouvert à Vallorbe a été copieusement arrosée. D’où le clin d’oeil de Capucine, du Club des patineurs du cru.

Le défenseur de Fribourg-Gottéron Ralph Stalder a fait découvrir son sport aux jeunes Yverdonnois. ©Champi

Le défenseur de Fribourg-Gottéron Ralph Stalder a fait découvrir son sport aux jeunes Yverdonnois.

Le gardien du Lausanne Hockey Club Matteo Ritz était l’une des stars de la journée au Sentier. Esteban (en bleu) s’est d’ailleurs montré très attentif à ses conseils. ©Pierre Blanchard

Le gardien du Lausanne Hockey Club Matteo Ritz était l’une des stars de la journée au Sentier. Esteban (en bleu) s’est d’ailleurs montré très attentif à ses conseils.

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06 nov 2017

Des soirées autour du projet éolien

Penthéréaz – Les porteurs du projet de parc éolien sur la commune de Bavois, réunis au sein de la société BavoisEole S.A., ont programmé des soirées spéciales pour favoriser les échanges avec les habitants.

José Basset (à g.), de Vento Ludens Suisse, et Marc Spitzli, des Services industriels de Genève, représentaient BavoisEole à Penthéréaz. ©Michel

José Basset (à g.), de Vento Ludens Suisse, et Marc Spitzli, des Services industriels de Genève, représentaient BavoisEole à Penthéréaz.

La première des trois exposapéros autour du projet éolien de Bavois s’est déroulée jeudi dernier à Penthéréaz. Ces soirées sont organisées par la société BavoisEole S.A., dans le cadre de sa démarche participative. En 2015, avec la réintégration du projet dans le plan directeur cantonal, une société en charge du développement, de l’installation et de la gestion du parc éolien a été créée. La commune de Bavois, Vento Ludens Suisse et les Services industriels de Genève (SIG) devenaient les actionnaires fondateurs de BavoisEole.

José Basset, président du conseil d’administration et directeur de projet chez Vento Ludens Suisse, et Marc Spitzli, responsable des nouvelles énergies renouvelables aux SIG, étaient présents pour informer les habitants, notamment sur l’état d’avancement du projet, à Penthéréaz. «Nous avons lancé les études d’impact sur l’environnement, nous avons fini les mesures de vent», annonce Marc Spitzli. Le mât de mesure de 100 mètres, installé au-dessus du restoroute de Bavois, va tout de même rester, «pour avoir des données plus complètes», d’après Marc Spitzli.

Dans l’exposition, les étapes clés du projet sont présentées à l’aide de panneaux explicatifs. «Nous avons aussi prévu une carte où les habitants peuvent placer les éoliennes. Ils se rendent ainsi compte de la marge de manoeuvre limitée pour leur implantation, avec les différentes contraintes.» Des photomontages offrant différents points de vue permettent de donner une première idée sur l’aspect du paysage avec la présence des éoliennes.

 

Dernière soirée à Bavois

 

Un des exemples d’impact visuel potentiel avec les éoliennes, présenté lors des expos-apéros. Ici depuis la gare de Bavois. Photomontage : Vento Ludens

Un des exemples d’impact visuel potentiel avec les éoliennes, présenté lors des expos-apéros. Ici depuis la gare de Bavois.

La construction des trois à cinq éoliennes devrait idéalement débuter en 2020, d’après les porteurs du projet. Leur emplacement et leur nombre définitif n’est pas encore arrêté. Le permis de construire est prévu pour 2019. «Nous sommes allés à la rencontre de l’ensemble des communes voisines de Bavois, des ONG et aussi des opposants, mais nous savons qu’il y aura des oppositions.»

Les prochaines soirées auront lieu à la Grande salle de Goumoëns-la-Ville, mercredi, de 16h30 à 21h, et vendredi, aux mêmes heures à la Grande salle de Bavois.

 

Chronologie des principales étapes clés

 

Un mât de 100 mètres a été installé à Bavois, en 2015, pour prendre des mesures du vent. ©Duperrex-a

Un mât de 100 mètres a été installé à Bavois, en 2015, pour prendre des mesures du vent.

Lancé en 2008, le projet BavoisEole a connu quelques rebondissements. En 2010, il est présenté à la Municipalité et aux habitants. Une année plus tard, le Conseil général de la commune décide de l’accepter. Présenté, en 2012, dans le cadre de la troisième adaptation du Plan directeur cantonal (PDCn), le projet en est exclu.

En 2015, un mât de mesure du vent est installé. Suite à l’échec du projet Oulens-Daillens, le parc éolien de Bavois est finalement réintégré dans la quatrième adaptation du PDCn. La société anonyme BavoisEole S.A. Voit le jour, réunissant trois actionnaires fondateurs : les Services industriels de Genève, avec 48,5% du capital-actions, Vento Ludens Suisse (46,5%), et la commune de Bavois (5%).

En 2016, les études sur l’avifaune et les chauves-souris débutent, et les porteurs du projet mettent en place une démarche participative et des rencontres, notamment avec les habitants.

Idéalement, le début de l’exploitation du parc est prévu pour la fin de l’année 2020.

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06 nov 2017

Le SEY reste en avance sur son temps

Electricité – Dès 2018, tous les nouveaux compteurs électriques installés dans la Cité thermale seront des systèmes de mesure intelligents, compatibles avec les nouvelles exigences légales qui entreront bientôt en vigueur.

Les plans de développement du SEY n’ont pas été freinés. ©Duperrex-a

Les plans de développement du SEY n’ont pas été freinés.

Le Conseil communal d’Yverdon-les-Bains a accepté deux préavis, jeudi soir dernier, qui permettront à la Ville d’installer, dès 2018, des compteurs électriques intelligents. En résumé, au lieu des compteurs classiques, ces nouveaux appareils donnent, quasi en direct, la quantité d’électricité consommée. De plus, ces informations peuvent être envoyées immédiatement à un centre de recueil de données, géré par le Service des énergies.

 

Avantages multiples

 

S’agissant des utilisateurs, ces nouveaux outils devraient les aider à réduire leur consommation de 2% à 5%, notamment grâce aux informations disponibles en direct. Les avantages que cette technologie offrent à la Commune se conjuguent en deux volets. Premièrement, elle fournit des outils de pilotage qui vont soutenir les efforts du service en question pour atteindre ses objectifs. Ensuite, des indicateurs de l’évolution de la consommation des ménages et des entreprises offriront «des données fiables pour améliorer encore la planification énergétique à long terme», selon un des deux préavis.

Finalement, les crédits acceptés pour la première phase du projet de Smart Metering, ainsi que pour l’amélioration du système d’information du Services des Energies, se montent à un peu plus de trois millions de francs.

 

Une opportunité pour les hackers ?

 

Plusieurs pays ont connu des soucis avec des compteurs Smart Metering, hackés par des pirates informatiques (Ukraine, Porto Rico). Toutefois, à Yverdon-les-Bains, le transfert de données (le point faible dans les deux exemples cités) ne s’opère pas par Wi-Fi, mais bien via un réseau de fibre optique uniquement géré par la Ville. Ainsi, même si le risque d’attaque n’est pas complètement écarté, il est grandement réduit.

 

Rallonge budgétaire acceptée

Stade municipal – Eclairage des terrains annexes

 

Le surcoût de l’installation de l’éclairage est en partie dû à la météo. ©Michel Duperrex

Le surcoût de l’installation de l’éclairage est en partie dû à la météo.

Changé en été 2014, l’éclairage des terrains annexes du Stade Municipal a finalement coûté plus cher que prévu. D’une part, les pylônes avaient été posés par hélicoptère, mais la mauvaise météo avait prolongé le chantier (pas de vols). D’autre part, certains tuyaux, d’abord prévus pour la nouvelle installation, étaient en mauvais état. Il a donc fallu étendre les fouilles et les remplacer par de nouveaux. Le tout a engendré un coût supplémentaire que la Municipalité a engagé. Dans le préavis accepté jeudi dernier, elle demandait au Conseil communal de lui octroyer, a posteriori, un crédit d’investissement supplémentaire de 44 900 francs.

 

Deux visions s’affrontent

Finances – Nouvelle taxe proposée par Les Verts

 

Vassilis Venizelos a parlé au nom de son groupe.

Vassilis Venizelos a parlé au nom de son groupe. ©Duperrex-a

Déjà mise sur le tapis lors de la séance du Conseil communal d’octobre, l’introduction d’une taxe relative au financement de l’équipement communautaire, lors de l’établissement d’un nouveau plan d’affectation, a refait surface. Vassilis Venizelos avait déjà été à l’origine de la discussion d’octobre ; il est revenu à la charge avec un postulat, cette fois, qu’il a présenté pour le compte du groupe Les Verts. Selon ses estimations, cette taxe pourrait rapporter 54 millions de francs à la Ville à travers les projets Gare-Lac, Coteau- Est, Roseyres, Les Parties et Clendy.

Il y a un mois, la Municipalité avait répondu qu’elle reviendrait devant le Conseil avec ses réflexions, une fois qu’elle aura eu le temps de traiter le sujet soigneusement. L’Exécutif s’est d’ailleurs montré surpris de l’insistance du groupe écologiste.

Par ailleurs, le groupe de centre-droite, par la voix de Maximilien Bernhard, s’est fermement opposé à l’idée de voir fleurir une nouvelle taxe, liée à la plus-value réalisée lors de la vente d’un terrain à un promoteur.

Les discussions en commission promettent d’être tendues, tant les deux camps défendent des visions différentes face à la recherche de solutions pour dénicher les recettes supplémentaires qui permettront de financer les nombreux investissements prévus.

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06 nov 2017

Ensemble seulement ce sera possible

Football – Promotion league – Yverdon Sport a montré une réaction après la désillusion des Peupliers, mais a tout de même été tenu en échec par Brühl, samedi au Stade Municipal (2-2). Maintenant, il faut des points.

Avec les nombreuses absences, dont celle de Gilberto Reis, Patrick Cazzaniga a retrouvé une place de titulaire, samedi, sur la gauche de la défense. ©Carole Alkabes

Avec les nombreuses absences, dont celle de Gilberto Reis, Patrick Cazzaniga a retrouvé une place de titulaire, samedi, sur la gauche de la défense.

Il y a eu cette perte de balle évitable, un SC Brühl qui a très bien joué le coup juste derrière et une égalisation qui, forcément, a fait mal (2-2, 79e, score final). Douloureux, parce qu’Yverdon Sport semblait avoir pris le pas sur son adversaire en fin de match, comme il l’a si souvent fait cette saison, et parce qu’un regroupement en-haut de classement lui tendait les bras -le Stade Nyonnais s’est incliné, Kriens a été contraint au nul. Un coup dur qui ne doit pas faire oublier ce qui a été aperçu durant le reste de la partie.

 

De Pierro, un symbole

 

Trois minutes à peine avant ça, le public du Stade Municipal l’a bien vu, le symbole de la réaction de son équipe, orchestrée par un rush fougueux d’Adriano De Pierro. Le défenseur central a pris le contrôle du ballon dans le rond central, a mis dans le vent trois adversaires, puis s’est écroulé à l’orée de la surface. Bruno Caselei a magistralement botté le coup-franc qui s’en est suivi, et YS venait de retourner une situation plus que tendue encore quinze minutes auparavant.

En clair ? Un nouveau -Caselei, qui effectuait sa troisième apparition en vert et blanc depuis son arrivée- a profité du travail d’un ancien -De Pierro, au club depuis une saison et demie. Preuve, si besoin était, que les Yverdonnois ont un effectif plus complet que jamais et que chaque joueur possède des qualités à apporter au groupe. Ousmane Doumbia et Bruno Caselei sont encore loin de leur plein potentiel ? C’est vrai. Mais, même à 80% de leurs capacités, les deux anciens servettiens sont capables de gestes qui détonnent en Promotion League. Pour autant que les deux hommes soient toujours yverdonnois à la fin de l’hiver, ils seront, c’est certain, des pièces maîtresses de la première équipe au second tour.

 

Personne ne se détache

 

Même s’ils n’ont pris qu’un point et que la victoire semblait clairement à leur portée, c’est bien les Nord-Vaudois qui ont réalisé la bonne opération de la journée, face au 4e du classement. Au sein d’un trio de tête qui n’avance plus, cela ne fait plus l’ombre d’un doute : Yverdon a un coup à jouer. Surtout que les discussions du début de semaine dernière ont l’air d’avoir porté leurs fruits.

Les joueurs avaient des choses à se dire, tout comme ils devaient faire passer un message à leur entraîneur. Un échec comme la défaite concédée aux Peupliers (4-1), il y a dix jours, ne pouvait pas rester sans suite. Tout le monde a géré ça avec beaucoup de maturité et d’intelligence, chacun a écouté ce que l’autre avait à lui dire, et des solutions ont été trouvées en ce sens, sans qu’aucune mesure regrettable ne soit prise. L’ambiance de travail à l’entraînement n’a, finalement, quasi jamais été aussi bonne que cette semaine. Résultat : une prestation plutôt aboutie, bien qu’un brin frustrante, face à Brühl et, surtout, un discours éminemment positif en provenance du banc. YS avait pris l’habitude de réagir à ses coups d’arrêt avec une victoire. Ça n’a pas été le cas samedi, mais la manière et l’envie ont bien été aperçues.

Reste que la finale de l’automne, dans deux semaines à Kriens, se rapproche. En terres lucernoises, il faudra se montrer encore bien plus à son affaire. L’occasion sera belle de faire plonger le leader encore davantage dans le doute. Et pour ça, rien ne vaut une victoire contre Köniz, samedi, en guise de préparation.

 

Yverdon Sport – Brühl 2-2 (0-0)

 

Buts : 52e Huber 0-1 ; 64e Cissé 1-1 ; 76e Caselei 2-1 ; 79e Abegglen 2-2.

Yverdon : Da Silva ; Rossé, De Pierro, Dia, Cazzaniga ; Doumbia, Lusuena (60e Caselei); Marazzi (60e Eleouet), Rushenguziminega, Deschenaux (84e Lahiouel); Cissé. Entraîneur : Anthony Braizat.

Brühl : Lazraj ; Bozic, Ivic, Franin, Pellegatta ; Scherrer, Holenstein, Riedle ; Huber, Sabaonvic, Abegglen. Entraîneur : Uwe Wegmann.

Notes : Stade Municipal, 612 spectateurs. Arbitrage de Vladimir Ovcharov, qui avertit Lusuena (4e, antijeu), Rushenguziminega (11e, antijeu), Scherrer (39e, jeu dur), De Pierro (40e, jeu dur), Riedle (43e, antijeu), Pellegatta (59e, jeu dur), Vujic (88e, jeu dur).

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03 nov 2017

Graviers : la résistance s’organise

Nord Vaudois – Aujourd’hui, 40% des produits de gravière proviennent de l’étranger, alors que ce taux n’était que de 24% en 2006. Tous les bords politiques se fédèrent autour d’un postulat déposé au Grand Conseil, mardi dernier.

Le site de La Poissine, entre Grandson et Onnens, est déjà relié au rail et offre, ainsi, la possibilité de gérer l’impact écologique des transports. ©Michel Duperrex

Le site de La Poissine, entre Grandson et Onnens, est déjà relié au rail et offre, ainsi, la possibilité de gérer l’impact écologique des transports.

Une étude de la Direction générale de l’environnement révèle une tendance inquiétante. Entre 2006 et 2016, le pourcentage de produits de gravière issus de l’importation est passé de 24% à 40%, entraînant logiquement des conséquences néfastes pour les entreprises du Nord vaudois, mais également sur le trafic routier. Le postulat déposé par Yvan Pahud (L’Auberson) demande au Conseil d’Etat d’étudier l’opportunité d’utiliser en priorité des granulats d’origine vaudoise dans les chantiers de l’Etat, ou dans ceux que l’Etat subventionne. Une campagne d’information et de sensibilisation des communes et des acteurs de la construction a également été souhaitée.

 

Cercle vicieux

 

«On nous demande d’être le plus écologique possible, note Daniel Grandguillaume, de l’entreprise Sables et Graviers de La Poissine. On nous le serine chaque jour, mais j’ai un peu l’impression qu’en réalité on s’en fout. Dans les critères d’adjudication, le prix est majoritairement déterminant. L’empreinte écologique ? Jamais. Les entreprises comme la nôtre doivent rester concurrentielles. Du coup, les marges baissent, et les fonds prévus pour investir dans des nouvelles machines, plus performantes et plus écologiques, viennent à manquer. Une sorte de cercle vicieux, en somme.» De plus, la politique fédérale, clairement tournée vers l’Europe, ne semble pas donner le signal que les entrepreneurs de la branche attendent. «Dans ces conditions, je ne suis pas certain que le Canton ait les moyens de lutter contre une politique fédérale», ajoute, résigné, Daniel Grandguillaume.

 

Contraintes supplémentaires

 

De son côté, Antoine Maillard, de l’entreprise Cand-Landi, se montre particulièrement critique face aux contraintes imposées par la Canton. Celles-ci compliquent la tâche des entreprises pour rester concurrentielles par rapport à leurs homologues françaises. «On nous rajoute constamment des frais supplémentaires, détaille l’entrepreneur. Récemment, ce sont des interventions d’archéologues sur les sites de production. On ne sait jamais si ça va nous coûter 1000 ou 100 000 francs. On nous a aussi obligés à récupérer les matériaux recyclables pour les valoriser. C’est bien. Mais ensuite, dans le cadre de marchés publics, les collectivités ne font que rarement le choix des propositions qui comprennent des matériaux issus du recyclage. De plus, la problématique compliquée des surfaces d’assolement freine également certains dossiers et tout cela a un coût, qui nous contraint à encore resserrer nos marges.»

Au-delà des problèmes des entreprises et de l’impact environnemental, cette situation met aussi la pression, indirectement, sur les places de travail dans le Nord vaudois.

 

Les réactions de certains des députés qui se sont engagés en faveur de ce postulat

 

Yvan Pahud (UDC)

«A Sainte-Croix, 10 km de chemins forestiers ont été réaménagés récemment. Mais l’entreprise mandatée est allée chercher le tout-venant en France, alors que la carrière des Etroits est sur la commune de Sainte-Croix ! Il faudrait, dans les soumissions, intégrer la provenance des matériaux utilisés. Car c’est l’utilisateur final qui devrait pouvoir en décider, pas forcément l’entreprise mandatée. Cela a fonctionné avec le bois, il n’y a pas de raisons que ça ne marche pas avec le gravier.»

 

Alexandre Berthoud (PLR)

«C’est le bon moment pour se pencher sur ces questions de concurrence, pour faire un point précis de la situation et tenter de trouver des solutions. Est-ce que le marché se régulera-t-il de lui-même ou faut-il intervenir ? Et si ce devait être le cas, comment ? Il s’agira de se poser les bonnes questions. Par ailleurs, et dans le cadre du développement des entreprises concernées, les discussions sur la nouvelle Loi cantonale d’aménagement du territoire (LATC) pourrait encore ajouter de la pression sur les PME.»

 

Nicolas Rochat Fernandez (PS)

«On se retrouve dans une situation typique de tension entre l’économie et le développement durable. Car le choix de se tourner vers des matériaux qui ne sont pas indigènes génère un ballet de camions (ndlr : jusqu’à 200 par jour à la douane de Vallorbe) qui nuit logiquement à l’environnement. L’impact est immense. Il faut privilégier la proximité, même si cela a un coût. Par ailleurs, comme dans d’autres secteurs d’activité, cette situation met forcément de la pression sur les emplois.»

 

Vassilis Venizelos (Les Verts)

«Nous devons assumer la responsabilité du développement de notre région, même si cela peut créer des nuisances. Le site de La Poissine est relié au rail et il faut en profiter, afin de minimiser l’impact écologique. Pour ce qui est de la concurrence, nous ne pouvons pas agir sur le droit français ou sur les règlements d’extraction ou de gestion des déchets, de l’autre côté de la frontière. Nous devons donc trouver d’autres solutions et, dans ce sens, le postulat déposé mardi s’est avéré très intéressant.»

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03 nov 2017

Rentrée des classes pour les cinéphiles

Yverdon-les-Bains – La Lanterne Magique s’adapte aux tout-petits avec un nouveau concept pour les 4 à 6 ans. Explications, discussions et diffusions de court-métrages, tout a été conçu pour initier les enfants au septième art.

Adeline Stern, aussi appelée «Madame Lanterne Magique» sera la «ciné-exploratrice » des jeunes, dès samedi prochain, à Yverdon-les-Bains. ©Michel Duperrex

Adeline Stern, aussi appelée «Madame Lanterne Magique» sera la «ciné-exploratrice » des jeunes, dès samedi prochain, à Yverdon-les-Bains.

Une salle obscure : voici un nom peu rassurant pour un enfant qui ne sait ni ce que cela signifie, ni ce qu’il s’y passe. Alors, pour initier en douceur les tout-petits de 4 à 6 ans au septième art, La Lanterne Magique a créé, l’an dernier, une nouvelle formule : La Petite Lanterne. Après le succès rencontré dans sept grandes villes, le concept débarquera, dès samedi prochain, dans le Nord vaudois, à Yverdon-les-Bains. «Nous nous sommes rendu compte que les petits n’étaient pas bien servis au cinéma, témoigne Adeline Stern, initiatrice régionale du projet et responsable du cinéma Royal, à Sainte-Croix. Car les seuls films qu’ils peuvent regarder ne sont même pas adaptés : ils sont trop longs, trop hystériques et contiennent des références à des œuvres qu’ils ne connaissent pas. Comme les films d’animation et dessins animés modernes s’adressent autant aux adultes qu’aux jeunes, les enfants en bas âge ne peuvent s’approprier qu’une toute petite partie de l’histoire, et le reste du temps, ils sont largués.»

 

Découvrir des émotions

 

Avec les membres de l’association La Lanterne Magique, Adeline Stern, a donc réfléchi à un programme pour instruire les enfants trop jeunes pour intégrer la «grande» lanterne qui, elle, est prévue pour les 6-12 ans.

Concrètement, les têtes blondes apprivoiseront, avec leurs parents, la fameuse salle obscure durant une heure, six fois en deux ans. Une «ciné- exploratrice» commencera par poser quelques questions pour briser la glace et, ensuite, elle présentera un thème lié au septième art : le comportement à adopter en tant que spectateur, l’histoire du cinéma, l’utilité de la musique dans les films, les émotions suscitées par les images, les techniques de réalisation et l’importance de cet art à travers le monde. «Ce sera vraiment un moment magique pour les enfants parce qu’il fera nuit, il n’y aura qu’une petite lumière autour de laquelle on discutera et, ensuite, des extraits de films apparaîtront sur l’écran pour illustrer nos propos, raconte la Sainte-Crix. Et après seulement, nous projetterons un court-métrage et ils pourront vivre leurs premières émotions cinématographiques.»

 

Capables de tout comprendre

 

Le choix des petits films est donc essentiel pour attiser l’intérêt des cinéphiles en herbe. Et pour cette tâche, il n’y a personne de plus qualifié que La Lanterne Magique, puisque c’est elle qui sélectionne les films pour la plupart des festivals en Suisse. «On voit presque 500 court-métrages, donc à peu près tout ce qui se fait pour les enfants passe sous nos yeux, confie Adeline Stern. L’idée est de montrer le meilleur, mais pas forcément le plus facile. Car même à 4 ans, ils sont tout à fait capables de comprendre des thèmes aussi complexes que le divorce ou la dépression, si cela est bien amené, comme c’est le cas avec Le petit garçon et le monstre, par exemple.»

La Petite Lanterne débutera le samedi 11 novembre, à 11h, au cinéma Bel-Air, à Yverdon-les-Bains. Prix : 10 francs par spectateur, l’accompagnement d’un adulte est requis.

 

Un quart de siècle

 

Cela fait maintenant 25 ans que La Lanterne Magique fait voyager les têtes blondes d’un univers à un autre en leur faisant découvrir non seulement des films, mais aussi des émotions et des pans de notre histoire. Lancé à Colombier (NE), l’association réunit quelque 25 000 enfant, âgés de 6 à 12 ans, neuf fois par année, dans plus de 75 clubs, dont deux dans le Nord vaudois, à Sainte-Croix depuis 1994 et à Yverdon-les-Bains depuis 1995.

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03 nov 2017

Apprendre à se faire mal

Football – Promotion League – Depuis une année, Yverdon Sport a souvent déçu lors des matches importants. Retour sur quelques dates qui ont marqué ces derniers mois, à l’aube du sprint final (qui commence demain contre Brühl) avant la trêve.

Yverdon Sport doit donner un sens au mot «bataille». ©Lado-a

Yverdon Sport doit donner un sens au mot «bataille».

Difficile de remettre en cause les résultats obtenus par Yverdon Sport depuis 18 mois. Les pensionnaires du Stade Municipal ont évité le piège des finales de 1re ligue en juin dernier -une étape où même les plus grands flanchent-, sont montés en réalisant deux magnifiques performances lors des matches retour à la maison et n’ont eu besoin d’aucun temps d’adaptation à leur nouvelle catégorie pour y jouer les premiers rôles.

Malgré un bilan comptable, à une ou deux fausses notes près, quasi parfait, un constat demeure : lorsqu’on les attend le plus, lorsqu’il s’agit de valider un ensemble de prestations prometteuses avec un coup d’éclat symbolique, les Yverdonnois pèchent le plus souvent. Manque-t-il à cette équipe un ou plusieurs leaders capables de montrer la voie dans la tempête, de se faire mal pour le groupe ? Peut-être. En ce sens, il est certain que l’absence de son capitaine, Florian Gudit, pèse.

Motif d’espoir : la victoire acquise le 16 août dernier sur le terrain du Stade Nyonnais (0-2). Cette fois-là, Gudit n’était pas là -il ne le sera pas non plus pour les trois dernières rencontres de l’automne-, et YS avait livré une prestation de haut vol. De celles qui doivent lui permettre de croire en sa capacité à rester dans la lutte à trois pour la promotion.

A l’aube d’un sprint final avant la trêve déjà presque décisif -réception de Brühl (4e) et Köniz (9e), puis déplacement à Kriens (1er)-, Yverdon Sport doit apprendre à se faire mal. Il en connaît le chemin.

 

Soleure, le 31 mai

 

Que ce serait-il passé si Babacar Dia n’avait pas marqué ce but à la 95e, permettant à ses couleurs de revenir à 2-1 ? On l’ignore, mais cette réussite a eu bien plus de valeur que celle d’une simple unité. Reste qu’YS avait déçu, ce jour-là. La troupe d’Anthony Braizat était qualifiée pour les finales de 1re ligue depuis plus d’un mois et avait eu tout son temps pour préparer cette première échéance en terres soleuroises, avec, comme mot d’ordre «d’aller à la bataille». Résultat : les Nord-Vaudois s’étaient fait secouer dans un stade qui leur avait bien fait comprendre qu’ils n’y étaient pas les bienvenus.

 

Kriens, le 5 août

 

Le championnat de Promotion League n’était vieux que d’une journée qu’il accouchait déjà d’un de ses chocs les plus prometteurs, entre deux formations qui devraient se tirer la bourre jusqu’au bout. Ce samedi-là, le résultat importait bien moins que la manière. Les Yverdonnois devaient «simplement» montrer qu’ils étaient prêts au combat et dignes de leur nouvelle catégorie de jeu. Qu’ils pouvaient concurrencer Kriens dans la course au titre, en somme. Score final : 0-3 et une démonstration de maîtrise de la part des Lucernois. Jamais YS ne se sera élevé au niveau de son adversaire.

 

Bavois, le 28 octobre

 

Cette rencontre est symbolique des problèmes rencontrés par YS lorsqu’il est attendu au tournant.

Comme toujours depuis l’arrivée de son nouvel entraîneur, Yverdon est arrivé sur le terrain affûté physiquement. Sauf qu’être plus puissant que son adversaire, lorsque l’envie de se battre est restée enfermée au vestiaire, n’a jamais suffi à gagner un match. Pendant les vingt premières minutes, Adriano De Pierro et ses coéquipiers sont restés cloués sur l’herbe des Peupliers, sans âme, pendant que Bavois courrait dans tous les sens. Une attitude qui ne peut mener à rien de positif. Pas à ce niveau.

 

L’avant-match

Le point avec les équipes de la région

 

Promotion League Zurich II – Bavois, samedi à 16h au Heerenschürli.

Il manque beaucoup de joueurs offensifs au FCB, qui sera privé de Pimenta, Khelifi, Gauthier et Martins, demain. Bentayeb est, lui aussi, blessé. Enfin, Demiri et Ouattara sont incertains. «On est pénalisés, concède l’entraîneur Bekim Uka, qui devra certainement adapter son système de jeu. On arrive au bout et certains éléments évoluent beaucoup à cause des absences. Ils vont devoir tenir le coup jusqu’à la fin.» Bavois entame, demain à Zurich, une série de trois matches à l’extérieur. «La victoire contre Yverdon aura encore plus de valeur si on remporte trois points là-bas», annonce le coach. M. G. N

 

Yverdon Sport – Brühl, samedi à 17h30 au Stade Municipal.

Une bonne explication a lancé la semaine d’YS, lundi, conséquence de la défaite de samedi dernier, lors du derby. «On a tenté de comprendre pourquoi et comment on a pu avoir une telle attitude, une semaine après avoir affiché un super esprit contre Zurich II», glisse Anthony Braizat. Le technicien insiste sur l’aspect mental : «Quand on perd nos vertus, on redevient une équipe moyenne, ce d’autant plus qu’on est néo-promus. A chacune de nos défaites, on a oublié le combat, la détermination et la rigueur. Demain, chez nous, on devra montrer un autre visage.» L’entraîneur souhaite que ses hommes reprennent possession du ballon, dont ils ont été trop privés par les Bavoisans. «On a failli mentalement avant même de jouer», peste-t-il, décidé à ce que son équipe «reprenne les points perdus ». Ce sera sans Reis, Chappuis et Tavares, suspendus, ni Ngindu et Marque, blessés.

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02 nov 2017

Démolition du Petit Globe programmée

Yverdon-les-Bains – Le théâtre éphémère implanté aux Rives du Lac sera finalement démantelé, plus d’un an après la prise de décision municipale.

Le théâtre élisabéthain, installé en 2006 dans la Cité thermale, avait également accueilli l’association Club Paradis. Finalement, l’ADER, dernier repreneur potentiel en date, s’est retirée. ©Michel Duperrex

Le théâtre élisabéthain, installé en 2006 dans la Cité thermale, avait également accueilli l’association Club Paradis. Finalement, l’ADER, dernier repreneur potentiel en date, s’est retirée.

Cette fois, l’histoire atteint enfin son épilogue logique. Après des semaines de tergiversations, d’espoirs de reprise toujours déçus, la Municipalité va pouvoir enfin procéder à la démolition du théâtre éphémère du Petit Globe. «A notre grande surprise, et après de nombreuses négociations, l’Association pour le développement des énergies renouvelables (ADER) a mis un terme à son projet de reprise du bâtiment (ndlr : fin août), explique Gloria Capt, municipale en charge des bâtiments. On a un peu l’impression de s’être fait balader. La décision de l’ADER suscite chez nous une certaine incompréhension, surtout après tout le travail que nous avions effectué conjointement.» Pour mémoire, l’ADER désirait utiliser le bâtiment pour créer une maison de l’énergie, ouverte au public.

 

Calendrier arrêté

 

Les travaux de démolition, qui seront entrepris par une société implantée dans la région (lire aussi l’encadré ci-dessous), devraient donc logiquement débuter vers la fin du mois de novembre et s’étendre sur une période d’environ un mois.

 

Historique chaotique

 

A l’automne 2016, la Municipalité a fait le constat que l’édifice ne remplissait plus les critères minimaux de sécurité, et que les travaux pour les remplir coûteraient trop cher aux contribuables.

La démolition devenait ainsi inévitable, à moins que des repreneurs ne se manifestent pour récupérer la structure, tout en assurant les frais d’évacuation. Deux épisodes ont ensuite jalonné le parcours du théâtre de poche. Le Petit Globe aurait d’abord dû filer vers Gimel, pour être utilisé par une école de cirque équestre (Shanju). Le projet n’a pas pu se concrétiser.

Puis, c’est l’ADER qui s’est montrée intéressée, sans pouvoir mener ses intentions bien loin. Dans l’intervalle, un postulat avait même été déposé, en mars, par le conseiller Vassilis Venizelos, au nom du groupe des Verts. Ce postulat demandait à la Municipalité de réfléchir à des solutions, afin de «préserver l’intégrité physique du Petit Globe et de monter une équipe pour le gérer et le faire vivre. En juin, et après la récolte d’informations, ainsi que des conclusions de la commission mise sur pied, ce postulat avait été retiré.

Avec la démolition du Petit Globe, la planification concernant l’avenir des Rives du Lac sera ainsi libérée d’un premier boulet.

 

Technique de démolition

Aucun détail ne filtre

 

La période de l’inéluctable démolition est donc fixée. Toutefois, aucun détail, sur la façon dont l’entreprise mandatée par la Ville d’Yverdon-les-Bains pour effectuer les travaux va s’y prendre, n’a filtré. Contactée, la société basée dans la région ne désire pas communiquer sur le sujet, jugé chaud par le futur responsable du chantier de démolition. Qu’adviendra-t-il des éléments démontés ? Seront-ils recyclés, entreposés, brûlés ? Il faudra sans doute s’armer de patience, au moins jusqu’au début des travaux, pour obtenir une réponse.

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02 nov 2017

«Oh My !» c’est du fait maison

Yverdon-les-Bains – Un Nord-Vaudois vient d’ouvrir un restaurant au cœur du quartier de la Villette, devenu le premier établissement de la ville à décrocher le label Fait Maison.

Burgers, pizzas, gaufres de patates : tous les mets proposés par Jonathan Saber et son équipe sont concoctés sur place, mais certains ingrédients, comme les buns et la pâte à tarte, sont élaborés par des artisans. ©Michel Duperrex

Burgers, pizzas, gaufres de patates : tous les mets proposés par Jonathan Saber et son équipe sont concoctés sur place, mais certains ingrédients, comme les buns et la pâte à tarte, sont élaborés par des artisans.

Jonathan Saber a vécu durant douze ans dans le quartier de la Villette, à Yverdon-les-Bains. Alors il sait très bien que lorsque l’on parle de cet endroit de la ville, c’est souvent pour relater des altercations entre des jeunes et la police (lire La Région Nord vaudois du 3 août). Pourtant, cet homme de 22 ans, lui, y voit tout autre chose : «J’ai tout de suite senti qu’il y avait du potentiel.» C’est pourquoi, il a décidé de reprendre, fin août, le tea-room du quartier, appartenant à son père Fawzy, qui gère également l’épicerie du coin, pour le transformer en un restaurant moderne, baptisé Oh My !. Et, samedi dernier, le Nord-Vaudois a obtenu le label Fait Maison (lire ci-dessous). Il est le premier yverdonnois à décrocher ce titre.

Pour y parvenir, Jonathan Saber a dû garantir que toutes ses sauces -mayonnaise y compris-, que ses pâtes à pizza et que ses hamburgers étaient bel et bien faits maison. «Comme il peut y avoir des contrôles inopinés (ndlr : tous les deux ans environ), on doit garantir cette qualité tous les jours, ce qui rend la chose officielle et le concept cohérent», confie cet Egyptien copte d’origine.

Pour réussir ce pari, l’étudiant en théologie a investi près de 10 000 francs, une somme qu’il a économisée en effectuant son service civil. «Même ma grand-mère trouvait que c’était démodé», précise Jonathan Saber avec humour. Et s’il a osé se lancer dans une telle aventure, c’est non seulement parce que son papa lui a transmis les bases du métier -Fawzy Saber cuisinait à l’Auberge communale de Vallorbe-, mais surtout grâce à l’emplacement du restaurant. «Le quartier est situé entre deux institutions qui ne sont pas prêtes de fermer leurs portes : la Haute Ecole d’ingénierie et de gestion du canton de Vaud (HEIG-VD) et le Gymnase d’Yverdon, poursuit le nouveau gérant. Et elles amènent énormément d’étudiants dans le coin.»

 

Un café et des activités

 

Aujourd’hui, Oh My ! N’est pas encore rentable. Pour pouvoir rentrer dans ses frais, Jonathan Saber devrait servir trente couverts quotidiennement, alors qu’il en assure une vingtaine. Pour atteindre son chiffre, il a prévu de lancer un service de livraisons à domicile. Mais ce n’est pas tout, il a également développé des activités : tournoi de cartes Yu- Gi-Oh, installation d’une Nintendo 64, projections de films, exposition de tableaux, etc. Car, pour le jeune homme, ce qu’il manque à la Villette, c’est un lieu de rencontre agréable : «Mon but est de créer un endroit cosy et chaleureux, pour que les clients n’hésitent pas à rester des heures.»

Retrouvez l’interview de Jonathan Saber sur www.laregion.ch/region-tv ou directement ci-dessous:

 

Lutter contre l’uniformisation des goûts

 

«Le label des restos qui cuisinent »: voici la promesse de cette nouvelle promotion Fait Maison, lancée en août dernier, par GastroSuisse, la Fédération romande des consommateurs (FRC), la Fondation pour la promotion du goût et Slow Food CH. Le projet n’était, pourtant, pas nouveau. En effet, la FRC avait déjà approché GastroSuisse en 2006, afin de mettre en place un système de traçabilité des aliments chez les restaurateurs. Mais ce n’est qu’à la suite du scandale des lasagnes à la viande de cheval, en 2013, que la nécessité d’instaurer une politique de transparence s’est faite ressentir au sein de l’Association suisse des cafetiers, restaurateurs et hôteliers. Mais il aura fallu encore quelques années de discussions, notamment concernant le financement du projet -la Confédération a refusé de soutenir le projet-, pour que ce label puisse enfin voir le jour.

«Notre but premier est de distinguer les as du micro-ondes des rois des fourneaux, explique Gilles Meystre, président de GastroVaud. C’est aussi un moyen de lutter contre l’uniformisation des goûts véhiculée par les industriels. En revanche, l’idée n’est pas d’imposer que l’ensemble des mets soient faits maison, il suffit d’indiquer les ingrédients qui ne respectent pas le label. Nous préférons tolérer des exceptions pour encourager les restaurateurs à entrer dans la démarche, plutôt que de la réserver à une élite.»

 

Phase pilote lancée en Suisse romande

 

Que ce soit parce que le label ne s’adresse pas qu’à ceux qui font du 100% maison ou parce qu’il offre une visibilité aux cuisiniers qui ne sont pas cités dans les guides de gastronomie, une chose est sûre, les restaurateurs sont demandeurs de ce nouveau titre. «On croule sous les demandes, affirme le président de GastroVaud. Notre objectif consistait à atteindre soixante demandes d’ici à la fin de l’année, mais nous en sommes déjà à 180 en seulement deux mois. C’est magnifique et cela démontre que nous avions vu juste avec notre concept.»

Le label Fait Maison est en phase pilote, jusqu’à fin 2018, en Suisse romande. Mais dès 2019, il s’établira également outre-Sarine. «A terme (ndlr : c’est-à-dire après quatre ans), nous souhaitons atteindre mille enseignes labellisées sur l’ensemble du territoire, ce qui correspond à 5% des membres de Gastro- Suisse», conclut Gilles Meystre.

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02 nov 2017

Elle soulève les barres et les trophées

Haltérophilie – A 19 ans, l’Yverdonnoise Nadine Blanchard est championne de Suisse juniors et a commencé à briller sur la scène européenne, dans une discipline qu’elle ne pratique que depuis une année.

 

Six fois par semaine, Nadine Blanchard rejoint sa salle d’entraînement, le Crossfit Urakan, située En Chamard, pour assouvir sa passion. ©Michel Duvoisin

Six fois par semaine, Nadine Blanchard rejoint sa salle d’entraînement, le Crossfit Urakan, située En Chamard, pour assouvir sa passion.

Elle aurait pu faire comme n’importe quelle autre jeune fille de son âge. Suivre ses ami(e)s dans un bar d’Yverdon-les-Bains après les cours, repousser chaque soir l’heure de rejoindre son lit au profit d’activités bien plus trépidantes, s’adonner aux rituels de la vie nocturne durant le week-end… Sauf que Nadine Blanchard a choisi la voie du sport, de l’haltérophilie, exactement. Une discipline qui requiert rigueur, exigence et une certaine hygiène de vie. «Mais je ne vois pas ça comme des sacrifices, ou très rarement, assure l’Yverdonnoise de 19 ans. Toutes ces choses, j’en ai assez profité lorsque j’étais plus jeune, à l’étranger. Aujourd’hui, cela me paraît un peu superficiel. Lorsqu’on commence à bien manger, à dormir à heures régulières et à faire du sport tous les jours, c’est inconcevable de revenir en arrière. On se sent trop bien.»

D’autant plus lorsque les résultats ne tardent pas à arriver. Dans le cas de la Nord-Vaudoise, ceux-ci ont même brûlé les étapes. Il y a un an, Nadine Blanchard découvrait sa nouvelle vocation. Douze mois plus tard, la voilà championne de Suisse juniors dans sa catégorie. Un titre obtenu le 7 octobre dernier, à Moutier, grâce à des barres de 65 kg à l’arraché et 75 kg à l’épaulé-jeté. Sa progression est tellement fulgurante qu’elle a même commencé à chasser les médailles à l’international, se classant notamment 2e à Lochen, en Autriche, en début d’été. «Ce serait mentir de dire que l’haltérophilie est très développée en Suisse. Mais la discipline suit un peu la même courbe que le crossfit, dont on entend de plus en plus parler ici.»

 

De la boxe et du crossfit

 

Six fois par semaine, Nadine Blanchard rejoint sa salle d’entraînement, le Crossfit Urakan, située En Chamard, pour assouvir sa passion. ©Michel DuvoisinC’est d’ailleurs le crossfit, qu’elle pratique depuis deux ans et demi et qui lui permet également de se perfectionner dans son domaine de prédilection, qui a ouvert les portes de sa nouvelle passion à la jeune fille. Car non, le peu de concurrence n’est pas l’unique explication de ses résultats précoces. Le monde du sport, elle y baigne depuis sa naissance, ou presque. «Mes parents ont toujours été très actifs, ils m’ont initiée à pas mal d’activités. Et, quand je découvre quelque chose qui me plaît, c’est assez mon genre de m’y mettre à 100%. Avant ça, j’ai aussi fait de la boxe. Il paraît que j’étais plutôt douée. Et puis, j’ai découvert le crossfit. Ça a été le coup de foudre qui m’a poussée à poser les gants.»

 

«C’est inconcevable de revenir en arrière. On se sent trop bien.»

 

En parallèle, Nadine Blanchard est une voyageuse, qui s’est fait des amis aux quatre coins de la planète, du Mexique au Japon, en passant par l’Europe. Une passion qu’elle peut en partie satisfaire grâce à son talent et son acharnement dans son sport. «La plupart des compétitions internationales auxquelles j’ai pris part se sont déroulées en Suisse. Mais c’est toujours plus sympa d’aller à l’étranger, notamment avec la Fédération nationale. Lorsque c’est le cas, on est traités comme des rois et tous les frais sont pris en charge», sourit l’athlète, membre de l’Haltéro-Club Tramelan parce qu’elle «aime bien la ville».

 

Se faire une place aux JO

 

Pour financer ses escapades autour du globe, l’Yverdonnoise donne, deux fois par semaine, des cours dans la salle où elle s’entraîne. Le week-end, elle donne un coup de main à ses parents, propriétaires de l’Hôtel du Chasseron depuis deux ans.

Parmi cet emploi du temps bien chargé, Nadine Blanchard trouve encore le temps de rêver. «Actuellement, je tire (ndlr : le verbe employé pour décrire le fait d’effectuer les deux mouvements d’haltérophilie) en Ligue nationale B. Vu mes résultats, je devrais pouvoir prétendre à une place en LNA l’an prochain. Ce serait un premier pas vers des compétitions internationales plus importantes.»

Epreuves qui pourraient ouvrir les portes des prochains Jeux olympiques -Tokyo 2020- à la Suisse. «Pour ça, il faudra réussir de bonnes prestations d’ensemble. Mais trois athlètes bâloises possèdent de meilleures références que moi. Donc, si le pays obtient une place, elle sera sûrement pour l’une d’elles. Je serai probablement bien mieux préparée pour les suivants, à Paris. Mais un déplacement en France n’a pas la même saveur qu’un voyage au Japon…»

 

Un entraînement à l’américaine

 

Une fois la fin des cours sonnée, Nadine Blanchard, étudiante au Gymnase d’Yverdon, part s’entraîner. Tous les jours, en plus du samedi matin, pendant deux heures et demie. Il faut dire que la jeune fille est attentivement surveillée. Son coach habite aux Etats-Unis, où il s’est fait un nom et prépare certains des meilleurs athlètes mondiaux. Entraînements, sommeil, nutrition, tout est minutieusement contrôlé. «Je lui envoie toutes les données et il s’adapte en fonction. Je me suis débrouillée seule pendant longtemps, mais je préfère avoir quelqu’un derrière moi, pour être certaine de tout faire le mieux possible.»

Leur rencontre remonte à l’une des nombreuses expéditions de la Nord-Vaudoise. «J’ai passé ma deuxième année de gymnase à Frauenfeld, explique celle qui parle couramment français, italien, allemand et anglais. Durant ce séjour en Suisse allemande, on m’a convaincue de me rendre à une compétition à Londres. Je l’ai rencontré là-bas, alors que je ne recherchais pas spécialement de coach. Il a insisté, encore et encore, et on a fini par s’arranger.»

 

Bien entourée

 

Outre son entraîneur, sa famille participe également à rendre l’environnement de la jeune athlète le plus propice possible au bon déroulement de sa carrière sportive. «Mes proches ont bien compris à quel point j’aime ce que je fais, et ils se montre très compréhensifs. Et comme mes parents me font souvent à manger, même si je ne suis que rarement à table avec eux à cause de mes entraînements, ils essaient aussi de faire des efforts de leur côté pour mieux se nourrir.»

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