Les News du Nord Vaudois

En collaboration avec le journal La Région.

13 sep 2017

La terre battue sourit à un Espagnol

Tennis – Le Swissloc Open d’Yverdon a été remporté par Ignasi Villacampa-Rosés, lundi soir. Le Catalan s’est montré intraitable.

 Ignasi Villacampa-Rosés a fait parler sa science du contre pour remporter la finale, lundi soir. ©Michel Duvoisin

Ignasi Villacampa-Rosés a fait parler sa science du contre pour remporter la finale, lundi soir.

Tête de série n° 1 du Swissloc Open, Julien Dubail a bien failli passer à la trappe à chacun de ses trois premiers tours -tous disputés dimanche à cause des averses de la veille- remportés en trois manches. Lundi soir, le Belge était pourtant bel et bien au rendez-vous de la finale, sur la terre battue yverdonnoise. Durant un set, du moins. Fatigués des efforts consentis la veille, et bien qu’il se soit senti «de mieux en mieux» au fil des rencontres, il n’a pas résisté plus longtemps. Le nouveau vainqueur du tournoi est Espagnol : Ignasi Villacampa- Rosés (n°2) s’est imposé 6-3 6-1, avant-hier, devant une quarantaine de spectateurs.

Si le Catalan, classé N1.8, a connu un parcours plus calme que son adversaire avant la finale, cela n’a pas été le cas de sa journée : doctorant en ingénierie nucléaire, le droitier de 31 ans a travaillé avant de rejoindre la Cité thermale depuis Baden (AG). Un emploi du temps qui n’a pas empêché le Géronais de rapidement prendre les commandes de la finale, en breakant dès le troisième jeu.

«Mon adversaire a bien joué jusqu’à 5-3 dans le premier set (ndlr : le huitième jeu a été phénoménal, avec plusieurs rallyes homériques, Julien Dubail tentant de refaire son break de retard), puis il s’est laissé aller, analysait le vainqueur. Pour ma part, je me suis concentré à garder une pression constante dans l’échange, afin de ne pas le laisser revenir.»

Excellent contreur, Ignasi Villacampa- Rosés s’est appuyé sur les coups puissants de son vis-à-vis pour mettre du rythme, pilonnant principalement le revers du Belge, son coup le moins incisif. La longueur de balle du métronome de Gérone a fini d’user son contradicteur.

 

L’aventure continue

 

Le Swissloc Open, dont c’était la troisième édition, a franchi un nouveau palier cette année, avec une affiche encore plus relevée. «Après un samedi pluvieux qui nous a donné des sueurs froides, on a vécu un superbe dimanche, avec du public et des beaux matches», se réjouissait le sponsor principal François Aubert, chaud à l’idée de repartir pour une nouvelle édition l’an prochain, à une date similaire.

Le choc entre le Français Laurent Rochette et l’Argentin Alejo Prado, deux des favoris qui se sont affrontés en quarts de finale (le second nommé a ensuite été sorti par Dubail), fait partie des duels qui ont marqué les esprits, à l’occasion d’un tournoi dont les participants pourront, à l’avenir, se replier à l’intérieur en cas d’averse, sur la nouvelle surface bientôt prête.

 

Le marathon de Dubail se poursuit à Mulhouse

 

©DR

©DR

Sur les courts yverdonnois durant sept heures dimanche, puis nonante minutes lundi pour la finale, Julien Dubail a poursuivi son marathon en prenant le volant, le soir de la finale perdue, pour se rendre à Mulhouse, à environ deux heures de route. En Alsace, il dispute un nouveau tournoi, depuis hier déjà.

«Ils sont peu nombreux sur le circuit à, comme moi, continuer à jouer à 29 ans. Mais si je le fais, c’est par passion, par plaisir. Parce que j’aime jouer au tennis», raconte le Belge, actuel 536e à l’ATP.

S’il n’a pas réussi à atteindre le top 100 -sorte de seuil à atteindre pour vivre sur le circuit professionnel- durant ses jeunes années, le tennisman de Namur, dont le meilleur classement a été une 371e place début 2012, a choisi de poursuivre sa vie de nomade. «Mais je ne prends plus l’avion. Désormais, je me contente de disputer les tournois dans les pays alentours, principalement en France, en Allemagne et en Suisse», explique celui qui se déplace en voiture. Les prize-money remportés lui permettent de vivre de son sport.

Blessé au dos durant l’été, Julien Dubail a été contraint de faire une pause d’un mois avant de venir Yverdon. La saison indoor qui commence devrait lui permettre de regagner des rangs au classement mondial, lui qui, avec son jeu offensif et son service éclair, pourra donner la pleine mesure de son tennis.Pour autant que sa santé le lui permette.

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12 sep 2017

Insalubre, le passage va être assaini

Yverdon-les-Bains – Le tunnel souterrain reliant la voie 2 et le parking P+R va faire l’objet d’une restauration de la part des CFF, qui déplorent les nombreux actes de vandalisme qui ont lieu dans cet endroit de la gare.

Au bout de la voie 2, le passage mène au parking P+R. ©Michel Duperrex

Au bout de la voie 2, le passage mène au parking P+R.

«C’est insoutenable», s’exclame Annie Delessert, utilisatrice quotidienne de la gare d’Yverdon-les-Bains. «Depuis plus d’un an, j’emprunte le passage sous-voie pour rejoindre ma voiture et je dois supporter les odeurs et les traces d’urine, de vomi, voire pire. La plupart des personnes que je croise se bouchent le nez pour éviter de sentir ces relents», déplore l’habitante de Gossens.

 

Empêcher les dégradations

 

De nombreuses traces d’urine sont visibles sur les murs et le sol. ©Michel Duperrex

De nombreuses traces d’urine sont visibles sur les murs et le sol.

Situé au bout de la voie 2, le passage souterrain qui mène au parking derrière la gare fait l’objet d’une attention particulière de la part des CFF. «Nous savons que cet endroit est insalubre et nous essayons de faire le maximum pour améliorer le confort de nos clients, souligne Jean-Philippe Schmidt, porte-parole des CFF. Il y a quelques semaines, la totalité des plinthes qui étaient dégradées ont été enlevées.» Les CFF prévoient également de repeindre les murs et de refaire l’éclairage.

Pour Serge Freymond, premier lieutenant de Police Nord vaudois, les patrouilles collaborent étroitement avec les CFF concernant les possibles dégradations autour de la gare. «Notre but premier est d’empêcher le trafic de drogue dans le secteur, mais ils nous arrivent fréquemment d’interpeller des individus qui nuisent à la propreté des passages. Mais il est vrai que nous n’allons pas du côté du tunnel qui mène au parking P+R, car il est situé de l’autre côté de la gare.»

Même son de cloche du côté de la Ville, qui est responsable de la propreté devant l’esplanade de la gare, à côté de La Poste, mais pas au-delà.

 

Travaux prévus

 

«Donner un coup de neuf, cela permet de rappeler à la population les convenances de bases», conclut Jean-Philippe Schmidt. Les CFF rappellent également que des parrains de gare sont présents, afin de surveiller autant que possible les lieux.

 

Des toilettes payantes

 

Depuis près de six mois, les toilettes de la gare, situées à côté de l’office de Poste, sont devenues payantes (1 franc). «Je ne pense pas que cela ait à voir avec les dégradations dans le passage sous-gare, mentionne Jean-Philippe Schmidt. Car il n’y a pas eu de recrudescence de plaintes à Yverdon-les-Bains depuis cette mesure, ni dans d’autres gares. Cela permet juste de garantir des toilettes propres.»

En outre, la Ville a mis à disposition, depuis plusieurs années, des toilettes publiques gratuites à la place d’Armes.

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12 sep 2017

Coup de neuf au Mont-de-Baulmes

Sainte-Croix – Le chalet du Mont-de-Baulmes d’en bas, propriété de la Commune, va être rénové. L’eau sera distribuée sur la totalité du pâturage.

Le chalet et le pâturage du Mont-de-Baulmes Dessous vont bénéficier de gros travaux d’amélioration. ©Michel Duperrex

Le chalet et le pâturage du Mont-de-Baulmes Dessous vont bénéficier de gros travaux d’amélioration.

La Commune de Sainte-Croix investit dans l’entretien de son patrimoine. Des étangs destinés à la récupération de l’eau de pluie sont en cours d’aménagement sur plusieurs pâturages. Ils sont destinés à alimenter des bassins répartis sur les domaines. Par ailleurs, le chalet d’alpage du Mont-de-Baulmes Dessous va être rénové.

«Les murs du chalet vont être assainis. Le toit va être également refait, en tôle, comme le conseille le Canton. Nous avons deux couleurs possibles. Ce toit permet également de récupérer l’eau des précipitations», précise Philippe Duvoisin, municipal en charge des domaines. La fosse à purin va également être agrandie.

L’intérieur du chalet du Mont-de-Baulmes Dessous, qui est exclusivement destiné aux besoins de l’agriculture, va également subir des transformations. «Nous allons aménager une salle qui pourrait accueillir plus tard une installation de traite», explique le municipal.

 

Un plan global

 

Ce chalet est exploité par un syndicat d’alpage réunissant des agriculteurs de la région de Sainte-Croix. Une bonne septantaine de génisses paissent sur ce beau pâturage, qui pourrait en accueillir une centaine.

Les travaux en cours et à venir visent à favoriser, à moyen terme, l’accueil de vaches dont le lait pourrait être transformé à la Laiterie-Fromagerie de Vincent Tyrode, à L’Auberson. Les autorités de Sainte-Croix tiennent en effet à favoriser l’économie locale. Les travaux entrepris et à réaliser encore au Mont-de-Baulmes Dessous font partie du plan de gestion intégré (PGI) des pâturages et alpages communaux, voté en 2015 par le Conseil communal de Sainte-Croix. Celui-ci prévoit une dépense de près de 1,3 million de francs, pour la totalité des travaux. La part affectée au Mont-de-Baulmes représente un bon demi-million de francs.

 

Un beau patrimoine

 

La Commune de Sainte- Croix réalise, depuis quelques années, d’importants investissements dans l’entretien et l’amélioration de son patrimoine. Elle est propriétaire des chalets d’alpage et des domaines des Auges, de la Prise- Bornand, de Noirvaux, des Dénériaz et du Mont-de- Baules d’en bas, ainsi que des chalets-restaurants du Mont-de-Baulmes d’en haut et du Mont de la Mayaz.

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12 sep 2017

Jérôme Tan conserve sa couronne

Wakeboard – Le rider de Donneloye a remporté un deuxième titre consécutif, dans la catégorie reine des Championnats de Suisse de la discipline. Les épreuves se sont déroulées le week-end dernier à la vallée de Joux.

Même peu entraîné, Jérôme Tan a réalisé une magnifique prestation à la Vallée. ©Pierre Blanchard

Même peu entraîné, Jérôme Tan a réalisé une magnifique prestation à la Vallée.

«Je suis surpris de remporter le titre, lançait Jérôme Tan, au terme de sa démonstration. Cet été, j’ai délaissé quelque peu l’entraînement au profit d’autres activités et, par conséquent, je ne pensais pas gagner. Je suis très content de ma performance.» Dimanche, en début d’après-midi, le rider de Donneloye a nettement dominé les cinq finalistes de l’épreuve reine des Championnats de Suisse, sur le plan d’eau du Rocheray. Son programme comportait huit sauts, dont un saut périlleux arrière avec une rotation à 360 degrés. Le jury a pris bien plus de temps pour désigner le dauphin de l’athlète du club Wakeattitude, basé à Yvonand.

La deuxième place est revenue au Zurichois Jamie Huser, tandis que le Neuchâtelois Jimmy Parridet est monté sur la troisième marche du podium. Le titre des dames a été remporté par la Zurichoise Deborah Lutolf. Au total, 48 concurrents ont pris part à ces joutes, répartis en neuf catégories. «Ce millésime 2017 est une excellente cuvée, relevait Sébastien Morguel, compétiteur neuchâtelois et membre du jury. Des enfants de moins de 9 ans aux seniors, nous avons vu des athlètes bien entraînés.»

 

Epreuves déplacées

 

Initialement prévues au Pont, les épreuves ont été transférées au Rocheray en raison des prévisions. En effet, de forts vents étaient annoncés au bout du lac en fin de semaine. Les faits ont donné raison aux météorologues, puisque samedi, «le lac n’était pas navigable entre L’Abbaye et Le Pont, soulignait Olivier Meylan, président du Ski Nautique et Wakeboard Club du lac de Joux. En revanche, les conditions de navigation sur le plan d’eau du Rocheray étaient quasi parfaites, malgré la pluie». Après la fête du 60e anniversaire de la création du club combier, ces Championnats de Suisse ont constitué le deuxième événement phare de l’année.

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11 sep 2017

Engouement sans précédent pour la Schubertiade

Yverdon-les-Bains – Quelque 13 000 personnes ont participé, le week-end dernier, à la 20e édition de la manifestation. Après un samedi pluvieux, les participants se sont réunis à la rue de la Plaine, hier matin, pour chanter la «Messe allemande».

 

Composé de septante musiciens, l’Orchestre des Nations Unies a joué le concert d’ouverture, samedi, mêlant Mozart, Bach et Brahms. ©Carole Alkabes

Composé de septante musiciens, l’Orchestre des Nations Unies a joué le concert d’ouverture, samedi, mêlant Mozart, Bach et Brahms.

«J’organise la Schubertiade depuis huit ans et je peux vous dire que j’ai rarement vu une édition aussi réussie, s’exclame Carine Deladoey, responsable de l’organisation générale de l’événement musical.

Avec près de 150 concerts sur 17 scènes, quelques 13 000 festivaliers ont déambulé dans les les rues de la Cité thermale, de samedi matin à hier soir, pour la 20e édition de la manifestation. «La collaboration entre la Ville et la RTS a été très fructueuse et dynamique. Un tel engouement est précieux et je pense qu’il s’est ressenti tout au long du weekend.»

 

Salles combles

 

Le Fribourgeois Pascal Meyer, successeur de l’initiateur de la Schubertiade, André Charlet, a dirigé la «Messe allemande», hier matin. ©Carole Alkabes

Le Fribourgeois Pascal Meyer, successeur de l’initiateur de la Schubertiade, André Charlet, a dirigé la «Messe allemande», hier matin.

Seul bémol : la météo pluvieuse et fraîche du samedi, qui a dissuadé les moins courageux. «Ce n’est pas si grave, car cela a permis d’augmenter la fréquentation dans les salles couvertes», souligne Carine Deladoey. Le Temple, l’Eglise catholique, l’Hôtel de la Ville ou encore La Marive ont attiré de nombreux mélomanes. «Des grands noms de la musique classique comme l’Orchestre des Nations Unies, la Chorale du Brassus ou encore le trompettiste Sergei Nakariakov ont fait salle comble, explique l’organisatrice. Certaines personnes arrivées au dernier moment n’ont pas pu assister aux concerts. En revanche, la salle de la gym à la Place d’Armes a été un peu moins fréquentée que les autres.»

 

Samedi soir, l’Orchestre de la Suisse italienne a joué pendant 1h45 à la salle de La Marive. En plus des quelques 900 personnes sur place, le concert a été retransmis en direct sur les ondes de la SSR.

 

Edition variée

 

La foule a pris place dans le garage de la voirie yverdonnoise, lieu insolite pour écouter l’Ensemble de cuivres Dixtuor, samedi après-midi. ©Carole Alkabes

La foule a pris place dans le garage de la voirie yverdonnoise, lieu insolite pour écouter l’Ensemble de cuivres Dixtuor, samedi après-midi.

La manifestation a attiré les férus de musique classique, mais pas que, puisque quelque concerts de jazz ont également eu lieu. «A cause de la pluie, nous avons déplacé le concert de la chanteuse Yilian Canizares à l’intérieur du Théâtre Benno Besson, explique Carine Deladoey. Mais dès que le temps est redevenu sec, les gens ont dansé autour du kiosque jusqu’à 1h du matin.»

 

A la nuit tombée, la Schubert Boum, à l’Echandole, a attiré les plus jeunes, tandis que quelques 750 fêtards se sont déhancher à la silent party de l’Amalgame, after officiel de la manifestation.

 

Le rituel émouvant de la «Messe allemande»

 

Malgré la pluie, les participants ont assisté à l’Opéra «à Bretelles», sous le kiosque des jardins du Théâtre Benno Besson, samedi après-midi. ©Carole Alkabes

Malgré la pluie, les participants ont assisté à l’Opéra «à Bretelles», sous le kiosque des jardins du Théâtre Benno Besson, samedi après-midi.

C’est sous un soleil attendu que se sont rassemblés, hier matin, quelques 4500 participants. Munis de leur partition, ils ont entonné la «Messe allemande», accompagnés par le Chœur Pro Arte de Lausanne, les chœurs du Collège Sainte-Croix et du Gymnase d’Yverdon-les-Bains, ainsi que l’Ensemble de cuivres Dixtuor. «C’était impressionnant et très émouvant, comme à chaque fois», confie Carine Deladoey, organisatrice de la Schubertiade.

 

Restaurateurs ravis

 

Alexandre Barrelet, président du comité d’organisation de la RTS, a fait un discours lors de la soirée de gala, samedi soir, à La Marive. ©Carole Alkabes

Alexandre Barrelet, président du comité d’organisation de la RTS, a fait un discours lors de la soirée de gala, samedi soir, à La Marive.

«Nous sommes épuisés, mais contents, confie Vincent Guanzini, gérant de l’Intemporel Café. Avec un service non-stop dès 10h, samedi et dimanche dernier, quelque 32 restaurants yverdonnois ont accueilli le public. «Nous avons vendu près de 150 crêpes la journée du samedi, continue le gérant. Les clients s’enchaînaient vite pour assister aux différents concerts. Nous avons dû engager deux serveurs de plus que d’habitude.»

 

 

Le Quatuor Byron, accompagné de la pianiste Delphine Bardin, s’est produit au Temple, samedi après-midi. ©Carole Alkabes

Le Quatuor Byron, accompagné de la pianiste Delphine Bardin, s’est produit au Temple, samedi après-midi.

Même son de cloche du côté du Restaurant de la Place et du Restaurant du Château, qui proposaient une carte unique pour l’occasion. «Nous avons servi cinquante clients de plus que d’habitude, chaque jour», précise le serveur Cyril Ledent, du Restaurant du Château.

 

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11 sep 2017

Une super mamie fait le saut de l’ange

Yverdon-les-Bains – A 93 ans, Giselle Millioud s’est élancée, hier après-midi, d’un petit avion pour réaliser son deuxième saut en parachute. Un challenge qu’elle a relevé avec brio sous les yeux admiratifs du public.

Rodée, la Nord-Vaudoise de 93 ans n’affichait pas une once de stress avant le grand saut. Une vivacité qui a ému son accompagnateur, Christophe Landry (à dr.). ©Carole Alkabes

Rodée, la Nord-Vaudoise de 93 ans n’affichait pas une once de stress avant le grand saut. Une vivacité qui a ému son accompagnateur, Christophe Landry (à dr.).

«Si j’ai peur ? Pas du tout ! Vous voyez, je ne tremble même pas. Je suis tout à fait relaxée, comme si je buvais mon thé au salon», lance Giselle Millioud en attendant le décollage de son avion, hier après-midi, à l’aérodrome d’Yverdon-les-Bains. Cette Nord-Vaudoise de 93 ans n’est pas venue pour faire un petit vol de plaisance, mais pour s’élancer dans les airs, parachute au dos. «Je sais que je suis âgée, mais je voulais ressentir, encore une fois, cette sensation surprenante qui nous envahit lorsque l’on saute», raconte cette pensionnaire de l’Etablissement médico-social Les Rosiers, à Sainte-Croix.

Il faut le dire qu’elle n’en est pas à son coup d’essai, puisqu’elle a effectué son premier saut en parachute à l’âge de 70 ans, à Sion, puis, à 81 ans, elle a testé le vol en parapente. Mais le saut d’hier, elle l’attendait avec impatience, depuis près de deux ans. «Il va être encore mieux parce que je vais pouvoir admirer ma région depuis le ciel», confie Giselle Millioud. Et elle n’a pas été déçue du voyage : «C’était magnifique», témoignait-t-elle à son retour, malgré une douleur à la jambe.

Après une minute de chute libre et quatre autres de vol en parachute, Giselle Millioud a atterri sur le plancher des vaches, le sourire aux lèvres. ©Carole Alkabes

Après une minute de chute libre et quatre autres de vol en parachute, Giselle Millioud a atterri sur le plancher des vaches, le sourire aux lèvres.

Touchés par la motivation et le dynamisme de la sportive, cinq parachutistes du club d’Yverdon-les-Bains ont proposé de sauter avec elle et de former un cercle autour d’elle. «Elle avait le grand sourire tout au long de la chute libre», raconte Nicolas Giorgis, pilote tandem.

Hier, Giselle Millioud est devenue la doyenne des parachutistes du club yverdonnois et espère pouvoir recommencer bientôt.

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11 sep 2017

Un match de gala entre équipes de LNA comme avant-goût

Volleyball – Le NUC a remporté la rencontre d’exhibition disputée samedi dernier dans le cadre de la journée du VBC Yverdon. Une rencontre particulière pour la Concisoise Julia Petrachenko, nouvelle arrivée au VBC Cheseaux.

Les meilleures Romandes étaient en démonstration à Yverdon. ©Champi

Les meilleures Romandes étaient en démonstration à Yverdon.

Tradition oblige, depuis trois ans maintenant, le VBC Yverdon organise sa journée du club, qui marque le début de la saison, en accueillant un match amical alléchant entre deux formations romandes de LNA. Un événement placé également sous le signe du sport handicap, comme le révélait le président du club yverdonnois, Kevin Harnischberg, samedi à la salle des Isles. «On avait à cœur de promouvoir le sitting volleyball. Nous avons organisé une démonstration qui s’est déroulée dans la bonne humeur, confirmait l’intéressé. Et bien sûr, nous sommes satisfaits de pouvoir proposer une telle rencontre de gala.»

Cette rencontre, ce sont les joueuses de Cheseaux qui l’ont commencée de la meilleure des manières, remportant le premier set après un chassé-croisé de haute lutte avec leurs homologues du Neuchâtel Université Club (NUC). Précises au service, agressives au filet, les joueuses de Michel Dufaux ont montré une grande envie dès le coup de sifflet donné. Quelque peu malmené, le NUC s’est remis à l’ouvrage et a fini par faire plier son adversaire, gagnant le deuxième set sous l’impulsion de l’aérienne ailière américaine Dockery, très en jambes à l’attaque, avant-hier.

Dès lors, et malgré les encouragements de la salle des Isles acquise à la cause du VBC Cheseaux, ce sont les Neuchâteloises qui ont passé l’épaule. Après une troisième manche à sens unique, elles n’ont pas lâché leur os jusqu’au terme de la rencontre.

 

Des débuts heureux

 

Démonstration de sitting volleyball, sous la houlette de Rodolphe Dusserre (debout). ©Champi

Démonstration de sitting volleyball, sous la houlette de Rodolphe Dusserre (debout).

Cette journée avait une saveur spéciale pour Julia Petrachenko, joueuse du VBC Cheseaux, qui n’est autre que la fille de l’ex-entraîneur de l’équipe masculine du VBC Yverdon, Oleg Petrachenko. «C’est tout simplement mon premier match sous mes nouvelles couleurs, soulignait la Concisoise. De plus, évoluer devant sa famille est toujours particulier.» Le transfuge du club du Val-de-Travers a fait part de sa satisfaction au moment d’évoquer son intégration dans sa nouvelle formation. «L’ambiance est incroyable et il n’est dès lors pas difficile de s’adapter à ce jeune groupe.» Des signaux encourageants pour la Nord-Vaudoise, à un mois du début du championnat de LNA.

 

NUC – Cheseaux 3-1 (19-25 25-19 25-9 25-20)

 

NUC : Bergren ; Dockery, Pickrell ; Girard, Halter ; Wigger ; Suriano, Pierret, Romaneschi. Coach : Silvan Zindel.

Cheseaux : Buillard ; Van Rooij, Casto ; Kenel, Oseghale ; Petrachenko ; Bornand, Simic, McDonald, Guyot. Coach : Michel Dufaux.

Notes : Salle des Isles, 150 spectateurs. Arbitrage de Philippe Weinberger et Sylvie Vuille.

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08 sep 2017

La ville se métamorphose pour Schubert

Yverdon-les-Bains – La 20e Schubertiade investit la Cité thermale ce week-end. Seize scènes, étonnantes ou classiques, accueillent les musiciens avec, en point d’orgue, la Messe allemande, dimanche, sur la rue de la Plaine.

La Messe allemande sera interprétée, dimanche, sur la grande scène montée au bout de la rue de la Plaine. ©Michel Duperrex

La Messe allemande sera interprétée, dimanche, sur la grande scène montée au bout de la rue de la Plaine.

A événement exceptionnel, mesures exceptionnelles. La 20e Schubertiade, qui s’invite ce week-end sur seize scènes d’Yverdon-les-Bains, va faire battre le coeur de la Cité thermale au rythme de la musique classique.

Si une partie des concerts auront lieu dans des salles ou des sites qui s’y prêtent habituellement, le Temple, le Théâtre Benno Besson ou La Marive pour n’en citer que trois, d’autres prestations s’inscriront dans un cadre hors norme. On pense, par exemple, au garage de la voirie, situé le long de la rue de l’Ancien Stand. De menus travaux ont été nécessaires pour transformer l’endroit en une surprenante salle de concert, qui accueillera, sur la durée du week-end, pas moins de dix performances musicales. «Au lieu de faire de la mécanique, explique un des employés du service des travaux et de l’environnement engagé dans ce garage de la voirie, on fait de la poutze. Et comme ça faisait un moment, ça ne fait pas de mal», plaisante-t-il encore. L’atelier accueillera une petite scène et les chaises seront disposées autour de celle-ci.

La place Pestalozzi, véritable point névralgique de la manifestation, verra la radio Espace 2 diffuser ses programmes depuis un studio adossé aux épais murs du château. Ainsi, le public présent pourra assister en direct à bon nombre d’interviews sur la durée du week-end.

 

Des milliers de voix

 

La chaîne de radio Espace 2, organisatrice de cette Schubertiade nord-vaudoise, installera son studio sur la place Pestalozzi. ©Michel Duperrex

La chaîne de radio Espace 2, organisatrice de cette Schubertiade nord-vaudoise, installera son studio sur la place Pestalozzi.

Autre lieu de la ville d’Yverdon-les-Bains, revisité pour l’occasion, la rue de la Plaine va voir une scène majuscule s’ériger du côté du château. Fermée au trafic, la vénérable artère sera le théâtre de la prestation la plus spectaculaire de cette fin de semaine : la Messe allemande, dimanche dès 12h (répétition de 10h30 à 11h30). En effet, en plus des musiciens, la foule entière est invitée à chanter cette pièce de Schubert. Les chanteurs peuvent, sur le site Internet de la manifestation, choisir leur tessiture et répéter les différents mouvements pour être au diapason le jour J. Le chœur improvisé devrait ainsi comporter plusieurs milliers de chanteurs, frissons garantis.

L’atelier de mécanique de la voirie yverdonnoise a été rangé et nettoyé pour accueillir musiciens et spectateurs. ©Michel Duperrex

L’atelier de mécanique de la voirie yverdonnoise a été rangé et nettoyé pour accueillir musiciens et spectateurs.

Par ailleurs, de petites perturbations du trafic sont logiquement prévues, mais les déviations seront mises en place en amont et ne seront effectives que le temps nécessaire. Ainsi, les riverains ne devraient pas être dérangés de manière trop importante, au niveau de l’accès à leurs logements.

Le programme complet et détaillé se trouve sur le site Internet de la manifestation : www.schubertiade.ch

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08 sep 2017

Vendanges précoces et millésime prometteur

Nord vaudois – Les premiers coups de sécateurs devraient être donnés à la mi-septembre, avec dix jours d’avance. Les quantités seront moindres, mais la qualité devrait être là.

Le viticulteur Jacques Bloesch, de Bonvillars, fait une mesure du degré Oeschle sur du chasselas, entouré de son employé Gilberto Vicente (à g.) et de son fils Léonard. ©Michel Duperrex

Le viticulteur Jacques Bloesch, de Bonvillars, fait une mesure du degré Oeschle sur du chasselas, entouré de son employé Gilberto Vicente (à g.) et de son fils Léonard.

Avec le gel au printemps et la canicule durant l’été, le vignoble nord-vaudois a traversé une année riche en émotions climatiques. Qu’à cela ne tienne, les conditions météorologiques favorables de ces dernières semaines ont tracé une voie royale pour un millésime 2017 qui, à défaut de tutoyer les records de quantité, pourrait tirer son épingle du jeu qualitativement.

Le beau temps annoncé ces prochains jours a de quoi réjouir les vignerons de la région, dont le raisin mûrit à vue d’œil. «Avec une météo relativement sèche et pas trop chaude pour la saison, les choses devraient sérieusement s’accélérer ces prochains jours.» Patrick Keller, directeur de la Cave des 13 Coteaux, la Société coopérative d’Arnex-sur-Orbe, se félicite : les fameux cent jours entre la floraison et la récolte du raisin devraient être plus ou moins tenus. «Mais il faut rester vigilant, précise le vigneron. Cela reste un fruit. Alors même si, pour le moment, on a globalement été épargnés par les intempéries et les maladies, rien n’est encore joué tant que les vignes ne seront pas totalement délestées de leur raisin.»

Même constat du côté des viticulteurs réunis sous l’Appellation Bonvillars, où la prudence reste de mise, même si l’on se veut résolument optimistes. «Par rapport à l’année 2016, on devrait avoir une quinzaine de jours d’avance sur le calendrier. On avait débuté les vendanges le 5 octobre. Cette année, il y a des chances que tout soit en-bas à cette date», détaille Jacques Bloesch, du Domaine La Boulaz, à Bonvillars.

 

Quotas souvent pas atteints

 

Reynald Gass, de Mathod, débutera les vendanges d’ici deux ou trois semaines. ©Michel Duperrex

Reynald Gass, de Mathod, débutera les vendanges d’ici deux ou trois semaines.

Seule ombre au tableau, le nombre de bouteilles du millésime 2017 ne devrait pas atteindre un chiffre record. La faute au gel printanier et à la grèle, qui ont mis à mal certaines vignes. «C’est plutôt du côté de Fiez que le gel a fait le plus de dégâts. Me concernant, la grêle a davantage été un fléau, détruisant, par endroit, 30 à 40% des grappes, confie Boris Apothéloz, viticulteur établi à Onnens. Une chose est sûre : je n’aurai pas besoin de couper pour rester dans les quotas !»

Reste la question de la qualité du millésime. Vu la précocité de la maturation et le taux de sucre naturel élevé -déjà 70 degrés Oechsle à ce jour pour le chasselas-, l’année 2017 pourrait bien faire date. «J’ai envie de vous dire oui, mais après vous allez dire qu’on dit ça chaque année, rigole Jacques Bloesch. Les analyses sont là pour nous donner une indication. Mais, au bout du compte, c’est le palais qui nous permet de donner le départ des vendanges. Goûter le raisin sur la vigne, c’est l’ABC du métier.»

 

D’abord le blanc, puis le rouge, vraiment ?

 

Dans la région de Bonvillars, le pinot noir est en pleine phase de maturation. ©Michel Duperrex

Dans la région de Bonvillars, le pinot noir est en pleine phase de maturation.

Généralement, les cépages blancs, spécialités en tête, sont les premiers à être vendangés. Puis vient le tour des rouges, gamay et pinot principalement. Mais tous les vignerons ne suivent pas la tendance, et préfèrent se fier à leur expérience. «J’ai débuté hier avec la méthode champenoise (ndlr : l’élaboration d’un vin effervescent), détaille Jacques Bloesch. J’enchaînerai avec le gewurztraminer, puis les rouges. Enfin, je terminerai avec le chasselas. J’aime laisser le temps au raisin de se développer. Comme une rose, le raisin doit avoir le temps de s’épanouir pleinement.

 

Pas d’inquiétude quant à la mouche suzukii

 

La drosophile suzukii, plus connue sous le nom de mouche suzukii, est dans le viseur des professionnels de la vigne depuis 2011, lorsqu’elle a été détectée pour la première fois dans le pays. Très virulente par la suite, il semblerait que, depuis maintenant deux ans, elle ait décidé de laisser un peu tranquille les viticulteurs nord-vaudois, puisque la vigne n’a que peu souffert de maladie.

«Elle est présente, mais en petite quantité. Sa population n’a pas atteint de seuil critique, nous ne sommes donc pas plus inquiets que ça pour l’instant», note Patrick Keller, des Côtes de l’Orbe. Même son de cloche chez son «voisin» de Bonvillars, Jacques Bloesch :

«En soi, sa présence est toujours un souci pour nous mais, pour le moment, on est bons. Et même s’il y avait une attaque, j’ai ce qu’il me faut pour protéger ma vigne. Et c’est bio !» Il faut dire que, parmi les mesures prises par les vignerons pour lutter contre la présence de l’insecte, le fait de couper les feuilles près des grappes a largement fait ses preuves. «La mouche n’aime ni la chaleur ni le soleil. Elle va moins se poser sur les raisins qui ne sont pas ombragés, confie, pour sa part, Boris Apothéloz, d’Onnens. Et puis, il faut dire que les fortes chaleurs de cet été nous ont donné un coup de pouce !»

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08 sep 2017

L’un des meilleurs clubs du pays

Ski nautique – La vallée de Joux abrite l’élite nationale de la discipline depuis 60 ans. Trois champions de Suisse en titre défendent les couleurs du club combier.

Trois champions nationaux concourent pour la Vallée. ©DR

Trois champions nationaux concourent pour la Vallée.

«Notre club fait partie du top 5 suisse.» C’est avec une fierté légitime qu’Olivier Meylan, le président du Ski Nautique et Wakeboard Club du lac de Joux, situe d’entrée sa société, créée il y a 60 ans.

«Cette année, nous avons malheureusement perdu cinq membres qui marquaient régulièrement des points pour notre équipe. Quatre de ces athlètes ont décidé de rejoindre Genève et des propositions financières généreuses, détaille le Combier. Mais, surtout, nous avons souffert de la disparition de Roger Grahé, qui était un ami, ainsi qu’un grand homme du ski nautique en général, et de notre club en particulier.»

Avant ces changements, le club était encore mieux classé en ski nautique, sa spécialité. «Nous avions effectivement terminé deuxièmes des Championnats de Suisse par équipes, en 2016. Nous conservons néanmoins la réputation de meilleur club du canton.»

 

Trois champions nationaux

 

De g. À dr., Yves-Laurent Brechbühl, Laureline Zumbrunnen et Valérie Jaquier ont tous été sacrés champion de Suisse de leur(s) spécialité(s), cet été à San Gervasio, en Italie. ©DR

De g. À dr., Yves-Laurent Brechbühl, Laureline Zumbrunnen et Valérie Jaquier ont tous été sacrés champion de Suisse de leur(s) spécialité(s), cet été à San Gervasio, en Italie.

Car, cette saison encore, les représentants combiers ont brillé lors des Championnats nationaux, le mois dernier, à San Gervasio, en Italie. «J’ai remporté le titre M17 en slalom, qui est la discipline reine. La concurrence était d’ailleurs très relevée, évoque Laureline Zumbrunnen. Après avoir déjà gagné les éliminatoires, je me suis élancée en dernière position lors de la finale. La pression était alors d’autant plus forte. Ce succès suit une certaine logique, étant donné que j’ai déjà fêté le titre en 2014, mais en catégorie M14. Puis, ces deux dernières années, j’ai à chaque fois décroché la médaille de bronze.»

Il faut dire que la jeune fille de 17 ans a de qui tenir. Son père, Yves- Laurent Brechbühl, a ainsi fait main basse sur toutes les disciplines de sa catégorie (+45 ans), cet été. «Je suis effectivement champion de Suisse en saut, en figure, en slalom et, par conséquent, en combiné. C’est désormais le cas depuis trois ans, souligne celui qui est aussi vice-président de la Fédération suisse. Il faut dire que, cette année, mon principal adversaire était blessé.»

Egalement vice-présidente de la Fédération et médaillée d’or en slalom en Italie (en catégorie +35 ans), Valérie Jaquier avait encore davantage brillé la saison dernière : «Je suis devenue vice-championne du monde, en Espagne. J’ai réalisé la meilleure performance de ma vie, pour finalement échouer à une demie bouée de la médaille d’or.»

Membre du club combier depuis plus de 27 ans, elle explique son attachement : «Lors de mes années en juniors, j’ai été accueille à bras ouverts. Un grand esprit de famille règne dans ce club, auquel il est facile de s’identifier grâce aux valeurs qu’il dégage.»

Comment expliquer que le club regorge d’autant de talents ? «Tous les trois venons de la Côte. Nous représentons le club phare du canton, lequel bénéficie d’installations complètes», explique Yves-Laurent Brechbühl. Malgré cela, les skieurs de compétition s’entraînent principalement à l’étranger (ndlr : en France ou en Italie) avec des entraîneurs privés, sur des plans d’eau façonnés pour la pratique du ski nautique.

 

Meilleur plan d’eau du pays

 

Le lac de Joux reste le meilleur spot naturel de Suisse. «Nous avons d’ailleurs organisé de nombreux trophées internationaux au cours de nos soixante ans d’existence, relève Olivier Meylan. En 2005, le Français Nicolas Le Forestier a d’ailleurs battu le record du monde des figures ici.» Une performance que les jeunes Combiers aimeraient sans doute améliorer un jour. «Nous accueillons nos juniors tous les mercredis. Une manière pour nous d’identifier de futurs talents.» Afin de repartir pour 60 ans de succès.

 

Wakeboard : les Nationaux déplacés au Rocheray

 

Les Championnats de Suisse de wakeboard auront lieu à la vallée de Joux, ce week-end. «Nous avons dû nous résoudre de déplacer l’événement au Rocheray à cause d’une météo qui n’augure malheureusement rien de bon, explique Olivier Meylan, président du club organisateur. Du vent et de la pluie sont, en effet, annoncés : tout ce qu’il ne faut pas pour la pratique de notre sport. Dans ces conditions, le plan d’eau du Rocheray est plus favorable que celui du Pont, où l’événement était initialement prévu.»

Quelque soixante riders sont d’ores et déjà inscrits, dont le Combier Ludo Richard, en juniors, et l’un des favori au titre en élite, Jérôme Tan (Yvonand). «Tous les meilleurs représentants du pays seront présents. Et lorsqu’on sait que la Suisse possède plusieurs athlètes parmi les meilleurs européens, le week-end sera show.» Les éliminatoires débuteront à 8h, demain. Quant aux finales, elles sont prévues dimanche, dès 9h.

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