Les News du Nord Vaudois

En collaboration avec le journal La Région.

13 fév 2018

Un conflit de travail s’enlise et dérape

Treycovagnes et Yverdon-les-Bains n Le syndicat UNIA et les ouvriers d’une entreprise d’électricité ont à nouveau manifesté. Avec une altercation à la clé.

Le conflit entre l’entreprise Electricité 2000, dont le siège est à Echallens, une partie de son personnel et le syndicat UNIA a connu un double rebondissement, hier. En effet, après une première manifestation le 29 janvier dernier à l’avenue de Grandson, à Yverdon-les-Bains (lire La Région Nord vaudois du 30 janvier), un accord semblait avoir été trouvé. Mais il n’a pas été respecté dans ses termes, et une nouvelle action a été menée, cette fois à Treycovagnes, sur le chantier d’un immeuble locatif situé dans la traversée du village.

Les personnes qui se rendaient à leur travail, hier matin, ont sans doute été surprises de voir des drapeaux rouges, à l’enseigne d’UNIA, agités à deux pas du centre du village. Une demi-douzaine d’ouvriers, accompagnés de deux secrétaires syndicaux, s’y étaient donné rendez-vous avant l’aube pour manifester contre l’entreprise Electricité 2000, à laquelle il est reproché de ne pas avoir respecté la convention collective de travail (CCT) du secteur de l’électricité.

D’une certaine manière, il s’agissait de la prolongation du mouvement lancé fin janvier.

L’accord non respecté

Ouvriers et syndicalistes ont manifesté hier matin devant un immeuble en construction à Treycovagnes.

Ouvriers et syndicalistes ont manifesté hier matin devant un immeuble en construction à Treycovagnes.©Raposo

Selon Lionel Roche, secrétaire à UNIA Vaud en charge du secteur, ouvriers et syndicat avaient mis fin à leur mouvement de fin janvier à la suite de la signature d’une convention avec la société incriminée.

Le patron de celle-ci, Andrea Barrile, avait accepté de payer quelque 85 000 francs d’arriérés en trois tranches, le premier versement, d’un montant de 30 000 francs, devant intervenir le 7 février. Mais à la date indiquée, l’entreprise n’a versé que 15 000 francs.

Le syndicat a réagi et les différents interlocuteurs se sont retrouvés vendredi dernier. Lors de cette rencontre, le patron d’Electricité 2000 était accompagné de Me Alexandre Reil, avocat à Lausanne.

Sous pression

Selon Lionel Roche, le montant figurant dans la convention passée fin janvier a, alors, été contesté. Par ailleurs, l’employeur s’est plaint d’avoir dû signer ce document sous la contrainte.

Le secrétaire syndical dit avoir proposé un rééchelonnement des versements, mais la partie adverse a opposé un refus. D’où le retour à la case départ et l’action menée hier matin à Treycovagnes.

Altercation suivie d’une plainte

Les manifestants ont quitté Treycovagnes en tout début d’après-midi, sans avoir obtenu un quelconque résultat. Ils se sont déplacés à l’avenue de Grandson, là où ils avaient mené leur première action à fin janvier. Les choses se sont un peu moins bien passées. Appelée par un représentant de la société propriétaire de l’immeuble, Police Nord vaudois est intervenue, ce qu’elle avait déjà fait, de manière spontanée, le matin à Treycovagnes. Mais après le départ des policiers, les choses ont dégénéré. Selon Laurent Tettamanti, le représentant du propriétaire des lieux, Cédric Leimer, qui n’est pas directement concerné, aurait proféré injures et menaces à l’égard des manifestants puis, en quittant l’immeuble, il aurait arrêté son véhicule et agressé le syndicaliste physiquement. «Il m’a craché à la figure et m’a donné un coup dans les parties», affirme Laurent Tettamanti. Il a déposé plainte peu après. Cédric Leimer conteste ces accusations: «Lorsque je suis sorti, j’étais accompagné de mon agent d’affaires. On était très près, mais ce monsieur, je ne l’ai pas touché!»

 

Convention – L’avocat d’Electricité 2000 demande juste le temps nécessaire aux vérifications

«La grève ne peut pas remplacer un tribunal»

S’il ne conteste pas que son client doit de l’argent aux collaborateurs, Me Alexandre Reil, conseil d’Electricité 2000, estime, en invoquant la doctrine, que la «grève est illicite lorsqu’il s’agit de faire respecter une convention collective». Et d’ajouter: «On ne peut pas faire grève pour toucher des arriérés de salaire.»

Au-delà de l’aspect purement juridique, la réalité est que l’employeur doit bel et bien quelques dizaines de milliers de francs aux collaborateurs, représentant des frais de repas, de temps de déplacement, et de déplacement proprement dit.

Selon l’avocat lausannois, l’employeur a soumis, fin décembre, un décompte aux employés concernés. Il n’a pas eu de nouvelles jusqu’au 22 janvier, date à laquelle un courriel lui est parvenu d’UNIA, exigeant plusieurs dizaines de milliers de francs. Electricité 2000 voulait faire le point avec sa fiduciaire et son agent d’affaires pour vérifier la réalité de ce montant. Un nouveau décompte, pour un montant de 85 000 francs, est arrivé du syndicat, puis la grève.

Me Reil soutient que la convention signée le 29 janvier par son client l’a été sous la contrainte. En date du 6 février, en son nom, il a invalidé la convention. Mais 15 000 francs ont été versés pour manifester de la bonne volonté. Lors des négociations de la semaine dernière, il a demandé un délai pour donner le temps à la société de vérifier les prétentions syndicales: «On voulait contrôler les décomptes. Nous avons aussi proposé un rééchelonnement, avec des versements de 10 000 francs par mois. Le syndicat a refusé.»

L’avocat considère désastreux qu’UNIA mette en péril l’entreprise et les emplois par son obstination. Et de tonner encore que «bloquer un chantier est un acte illicite».

 

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13 fév 2018

Les jeunes Yverdonnoises goûtent au podium suisse

Nina Rehacek (argent au triple saut M18) et Aurore Ortlieb (bronze à la hauteur M16) ont brillé à l’occasion des Championnats de Suisse jeunesse en salle.

En prenant la route pour Saint-Gall et les Championnats de Suisse jeunesse en salle, Nicolas Verraires avait noté sur son cahier les performances qu’il espérait voir les jeunes athlètes de l’Union sportive yverdonnoise accomplir. L’entraîneur du club de la Cité thermale a pu mettre un «vu» à côté de quasi toutes les disciplines auxquelles ses protégés -qui ont la plupart du temps atteint les finales escomptées et battu leurs records- étaient engagés. Un bon bilan magnifié par les médailles décrochées par Nina Rehacek, spécialiste du triple saut qui s’est parée d’argent en M18, et Aurore Ortlieb, bronzée au saut en hauteur M16.

La première nommée a fini fort son concours, avec un essai à 10m81. «Après deux derniers Championnats nationaux au cours desquels elle n’avait pas réalisé les performances escomptées, elle a cette fois parfaitement su gérer l’événement, en réussissant à rester dans le concours jusqu’au au bout, après deux premiers sauts pas très rassurants, se félicite Nicolas Verraires. Son évolution mentale est remarquable. Chapeau à elle!» Malgré son meilleur saut de sa saison, la Baulmérane est restée à bonne distance du titre suisse M18, empoché par la Saint-Galloise Corina Sieber (10m98 à son premier bond).

Engagée dans le même concours, Zoé Deriaz a, pour sa part, fini «chocolat». La jeune triple-sauteuse de l’USY a, avec un essai mesuré à 10m60, échoué à 9 centimètres du podium. Blessée à un psoas il y a trois semaine, elle n’a pas pu aborder la compétition dans les meilleures conditions, ce d’autant plus qu’elle était malade. «En pleine possession de ses moyens, je suis presque certain qu’elle aurait terminé avec une médaille autour du cou. Elle a joué de malchance», estime son entraîneur.

Du talent à revendre

Le second podium remporté par le club est à mettre au crédit de l’étonnante Aurore Ortlieb. Entraînée par Jean-Louis Ray, l’athlète, qui en est à sa première année M16, a battu sa marque personnelle pour décrocher le bronze de sa catégorie. Elle a franchi 1m58 à son deuxième essai, avant de toucher du talon -alors que tout le reste du corps était passé avec une certaine marge- une barre à 1m61, qui lui aurait valu le titre. «Elle est passée tout près de l’or», lâche Nicolas Verraires, qui loue surtout le talent de l’Yverdonnoise: «Il est encore prématuré de la catégoriser comme spécialiste de la hauteur. Avec ses qualités, elle sera forte dans plusieurs disciplines.»

En lice sur 60m et 60m haies en M18, Sophie Paroz a pris des 7e et 12e (4e de la finale B) places, améliorant son meilleur chrono sur les haies, avec un 9’’05. Du côté des garçons, Jordan Stoll (M16), disqualifié sur 60m après un mouvement de pied dans les starting blocks, s’est vengé sur le 60m haies, 8e en 9’’38 (PB). Finalement, William Santschy (M20), spécialiste de la hauteur, a concouru sur 60m pour ménager son dos. Il a pris le 7e rang de sa série en 7’’53 (PB).

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13 fév 2018

Un petit hamburger pour la route?

Le Restoroute, géré par Autogrill Suisse S.A., accueillera un Burger King d’ici au début du mois de mars. Un changement positif, d’après Jean-Marc Buchillier, directeur de l’Association pour le développement du Nord vaudois (ADNV).

Les automobolistes qui ont un petit creux et qui veulent faire une halte au Restoroute de Bavois pourront bientôt se sustenter avec des hamburgers, ainsi qu’avec les autres spécialités de la chaîne de restauration rapide Burger King.

«Le but est que le restaurant ouvre avant le début du Salon international de l’automobile de Genève (ndlr: le 8 mars prochain). Idéalement, l’ouverture se ferait le 28 février», annonce Guy Pernet, directeur des opérations d’Autogrill Suisse, société qui détient plusieurs restoroutes en Suisse, dont le bavoisan.

Le fast-food ne grignotera pas entièrement le restaurant panoramique déjà présent, d’après Guy Pernet: «Le Burger King raccourcira cette dernière surface, mais ne la fera pas disparaître. Nous devons nous adapter à la clientèle, et en même temps garder les habitués.»

Jean-Marc Buchillier, directeur de l’Association pour le développement du Nord vaudois (ADNV), voit l’implantation de ce géant des hamburgers d’un bon œil. «C’est une bonne activité complémentaire pour le restoroute. Cette nouvelle présence va inciter les visiteurs à s’y arrêter.»

«Le restoroute est en stagnation depuis quelques années et il a été très touché par l’abolition du taux plancher en 2015», affirme Guy Pernet, originaire de Mézières, qui a également d’autres projets en vue pour redynamiser les lieux. Une vingtaine de personnes seront engagées pour travailler au sein du nouveau Burger King.

Moderniser l’entrée

Après avoir actualisé la partie liée à la restauration, au sous-sol du bâtiment principal, Guy Pernet et Autogrill Suisse S.A. aimeraient s’attaquer au hall d’entrée.

«Nous voulons rendre cet endroit plus attractif. C’est assez vide pour l’instant.» Espace de coworking ou stands d’artisanat local, plusieurs projets sont envisagés pour attirer les visiteurs.

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12 fév 2018

Le nouveau visage de Playboy a charmé deux Nord-Vaudois

Yverdon-les-Bains – Sainte-Croix -  David Musetti s’est associé au jet-setteur David Swaelens-Kane pour lancer une édition suisse du magazine de charme Playboy. Un homme plein d’ambition qui a convaincu Philippe Roger de devenir son homme de réseau, et Julie Janus, la cheffe des «bunnies».

A première vue, on pourrait croire que David Musetti est un commercial à la mode, avec son sourire, ses jeans bleus, sa fine écharpe et son veston satiné. A un détail près: une petite broche dorée, discrètement accrochée sur le rebord de son blazer. Un petit bijou en forme de tête de lapin qui symbolise, pourtant, tout un empire: celui de la marque américaine Playboy.

Un empire que ce diplômé de la Haute Ecole de commerce (HEC) de Genève a bien envie de reconstruire ici, dans le canton de Vaud. Pour concrétiser cette ambition, il est devenu actionnaire du nouveau magazine de charme francophone Playboy (lire encadré gris), ainsi que du bimestriel du même genre Photo Magazine -les deux entités sont réunies sous le nom de la société vaudoise Diamond Editions. Et il s’est entouré de plusieurs personnes de la région pour développer ses activités. Parmi ces dernières figurent le Sainte-Crix Philippe Roger et l’Yverdonnoise Julie Janus (lire interview en page 5). «Rien n’est impossible tant que l’on réunit de bonnes compétences, commente l’économiste genevois qui a participé à la restructuration du réseau postal entre villes et campagnes. Je veux travailler avec des gens locaux, car je sais d’où je viens.»

Une philosophie de vie

Rien ne prédestinait Philippe Roger à se lancer dans l’aventure de Playboy. Cet technicien ambulancier sainte-crix et père de famille partageait, sans le savoir, la philosophie de Playboy. «J’ai rencontré David Musetti par le biais d’une amie, il y a environ deux ans, et on s’est trouvé une vision commune: l’envie de fédérer les gens de tous les rangs sociaux autour du même amour envers les femmes», raconte-t-il. Et c’est ainsi, que le Nord-Vaudois est devenu «l’homme de réseau» de David Musetti.

Philippe Roger (à dr.) a rejoint l’équipe de Playboy, codirigée par l’entrepreneur lausannois David Musetti (à g.), afin de véhiculer l’art de vivre de la marque américaine en Suisse et en France.

Philippe Roger (à dr.) a rejoint l’équipe de Playboy, codirigée par l’entrepreneur lausannois David Musetti (à g.), afin de véhiculer l’art de vivre de la marque américaine en Suisse et en France. ©Carole Alkabes

«Playboy, ce n’est pas qu’un magazine de femmes nues, c’est aussi un art de vivre, dont le but est de sublimer la femme et ses courbes par la mode, le design, la musique et la culture. C’est une philosophie qui prône la liberté d’expression, l’anticonformisme et l’hédonisme, confie le l’entrepreneur genevois, aussi père de famille. Et chez Playboy, on est tous égaux, peu importe la couleur de notre peau ou notre attirance sexuelle.»

Un aspect qui parle au Sainte-Crix: «Je me suis rendu compte qu’il y avait beaucoup de personnes talentueuses qui n’étaient jamais mises en avant à cause de leur rang social ou de leur mauvaise situation, et je trouve cela vraiment dommage. Alors tant que je peux contribuer à effacer ces barrières, sans tomber dans le vulgaire, je le ferai.»

«Philippe m’apporte parfois des idées farfelues, auxquelles je ne prête pas attention toute de suite. Et après réflexion, je me dis que finalement, il a raison», ajoute David Musetti, qui compte beaucoup sur le Nord-Vaudois pour développer son business.

Pas peur du regard des autres? «Peu de gens me font peur. Et c’est notre rôle de convaincre le public que Playboy, c’est bien plus que le cliché que tout le monde s’imagine», conclut Philippe Roger.

Le nouveau Playboy avec une touche suisse

L’homme d’affaires de 44 ans s’est associé, fin 2016, au célèbre duo de jet-setteurs David Swaelens-Kane et sa compagne, Monika Bacardi, pour lancer la première édition suisse du magazine de charme Playboy. «La différence, c’est que, désormais, des contenus romands sont ajoutés à la version française, lancée en 2016, précise David Musetti. Par exemple, dans le prochain numéro, nous avons un shooting avec la mannequin lausannoise Natàlia Pereira, au Château d’Allaman.»

Cette nouvelle édition est devenue le bimestriel officiel pour tous les pays francophones, y compris le Québec. «Et bientôt en Angleterre et en Australie, renchérit celui qui possède également un bureau de trader à New York et un salon de coiffure à Lausanne. Playboy est vendu à près de 180 000 exemplaires, dont environ 30 000 en Suisse.» Les numéros, monnayés à 11,40 francs, mettent à nu des femmes, mais pas n’importe comment: «On a fait un lifting du magazine et misé sur des images artistiques, loin de la pornographie, précise David Musetti. On y a aussi intégré des anciens articles de Playboy, comme celui de Donald Trump, qui affirmait ne pas vouloir devenir président.»

Mais il y a aussi des publicités et quelques interviews signés de la plume de David Musetti. «Nous avons une trentaine d’employés en France et en Belgique, explique-t-il. En Suisse, nous travaillons, pour l’heure, que sur mandat.»

Le Château d’Allaman, la future Playboy Mansion?

Selon les dires de David Musetti, il ne manque plus que dix millions de francs environ à l’édition francophone de Playboy pour acquérir le Château d’Allaman. Il sera rebaptisé «le Château de la paix», si la transaction se concrétise. ©DR

Selon les dires de David Musetti, il ne manque plus que dix millions de francs environ à l’édition francophone de Playboy pour acquérir le Château d’Allaman. Il sera rebaptisé «le Château de la paix», si la transaction se concrétise. ©DR

Dire que David Musetti voit grand, ce n’est qu’un euphémisme. En effet, outre le lancement d’une édition suisse de Playboy, l’expert en finances a un autre projet encore bien plus fou: recréer le fameux manoir Playboy. «Un ami m’a emmené devant le Château d’Allaman et il m’a dit: ferme les yeux et pense à Hugh Hefner (ndlr: le fondateur du magazine Playboy), se rappelle-t-il. Et quand j’ai les ai ouverts, j’ai tout de suite su qu’il fallait qu’on reprenne cet endroit magnifique pour y recréer la Playboy Mansion.»

Le bâtiment historique, remis à neuf par son actuel propriétaire Markus Jerger, est en vente depuis plusieurs années pour un peu plus de 30 millions de francs. «Il faut qu’on se dépêche pour éviter que l’édifice ne soit mis aux enchères et que des investisseurs étrangers le rachètent, poursuit l’homme d’affaires. On a fait les 3/4 du travail, maintenant il faut que les promesses d’investissements se concrétisent.»

David Musetti prévoit d’y organiser des événements VIP. «Cela n’aura rien à voir avec une maison close. On veut que le Château devienne une plateforme qui réunit des gens issus du monde des affaires, du sport, de l’art et de la culture, pour évoquer des projets et les réaliser dans un temps record. On ne veut pas de blabla, que du concret, affirme-t-il. Ce sera un havre de paix au milieu de l’Europe, un lieu incontournable.»

«C’est pire d’être hôtesse au Salon de l’auto que bunny»

L’Yverdonnoise de 25 ans Julie Janus a rencontré David Musetti, il y a deux ans, lorsqu’elle était hôtesse pour un événement qu’il organisait. Dès que l’entrepreneur s’est lancé dans l’affaire de Playboy, elle l’a suivi, en devenant l’une des premières bunnies, comme on dit dans le jargon de la marque pour décrire les hôtesses. Aujourd’hui, elle est devenue l’assistante de direction et la cheffe des bunnies suisses. Rencontre.

En plus de sa casquette de secrétaire juridique, l’Yverdonnoise Julie Janus est devenue la coordinatrice et la cheffe des bunnies de Playboy.

En plus de sa casquette de secrétaire juridique, l’Yverdonnoise Julie Janus est devenue la coordinatrice et la cheffe des bunnies de Playboy. ©Michel Duperrex

Comment avez-vous réagi lorsqu’on vous a proposé de devenir une bunny pour Playboy?

Au début, je n’étais pas rassurée parce que je pensais que cela voulait dire Playmate (ndlr: les femmes qui posent nues dans le magazine). Et quand j’ai compris que cela voulait dire hôtesse dans des boîtes de nuit, j’ai eu peur des mains baladeuses des hommes.

Mais vous avez quand même accepté le travail?

Oui et j’ai vu qu’on était très bien surveillées. Et mon expérience me permet, aujourd’hui, de rassurer les candidates, qui ont des craintes.

Est-ce difficile de recruter des bunnies?  

Il y a souvent deux problèmes: soit les filles mesurent moins d’1,7 m, soit elles voient un problème avec leur petit copain. Et après, il y avait des filles qui convenaient, mais qui ne correspondaient pas aux exigences de David Musetti.

Et qu’en dit votre conjoint?

Je lui ai expliqué et il me fait confiance et me soutient.

N’avez-vous pas peur des jugements de vos proches?

Je ne vois pas où est le problème, on ne fait que distribuer des goodies (ndlr: objets à l’image de la marque) et animer des soirées en tout bien tout honneur. Ceux qui critiquent sont souvent ceux qui ne connaissent pas, car c’est pire d’être hôtesse au Salon de l’auto que d’être bunny pour Playboy.

Avez-vous posé des limites?

Pas vraiment, mais je ne voudrais pas faire de strip-tease ou être juste là pour être regardée, sans rien faire ni distribuer de goodies.

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12 fév 2018

Le HCY méritait tellement mieux

Hockey – Playoffs 1re ligue. Revenant de 1-3 à 3-3 dans la dernière minute du temps réglementaire, les hommes de Jiri Rambousek ont fait trembler les Valaisans jusqu’au terme d’une prolongation dominée mais finalement perdue.

Vraiment admirable de volonté et finalement mal payé, le HC Yverdon a disputé un excellent match samedi dernier contre Sierre, le grand favori au titre du groupe romand. Mais il a malheureusement été battu à cinq minutes de la fin d’une prolongation durant laquelle il s’est créé de nombreuses occasions par Vidmer (trois fois), Borgeaud, Beutler, Pappalardo, Vazquez et Rochat. Quel beau combat les Yverdonnois ont pourtant livré.

Gay héros malheureux

«Oui, ce soir on a fait preuve de beaucoup de caractère, relevait Bryan Borgeaud. On est parvenu à marquer deux buts en dix secondes pour revenir au score, avant de céder dans une prolongation pendant laquelle nos adversaires se sont aussi montrés dangereux sur leurs ruptures rapides. Mais c’est quand même nous qui avions à ce moment-là les affaires en main.» Et Nicolas Gay, particulièrement en évidence dans cette rencontre, d’ajouter: «On s’est beaucoup donné et on a montré une grande réaction quand on a sorti le gardien pour jouer à 6 contre 4 et revenir à 3-3. On y croyait toujours et on peut être fiers de notre prestation. Maintenant, il est bien clair que la troisième confrontation (ndlr: demain à 20h) en Valais s’annonce compliquée. Mais pas impossible. On va essayer de refaire un grand match d’équipe pour continuer à espérer et venir livrer un quatrième acte à la maison.»

Un grand Chmel

Le premier tiers a été d’excellente qualité, avec des Sierrois vifs et cherchant d’emblée la faille. Mais c’est Yverdon qui a manqué d’un rien d’ouvrir la marque par Rochat puis Gay, tous deux se présentant seuls face au gardien Pittolaz dans la même minute (9e). Puis les Valaisans ont dominé les opérations, mais Chmel, auteur d’un grand match, a multiplié les arrêts face à cette maestria valaisanne, qui roulait à fond. Rebelote au début du deuxième tiers, lors duquel le gardien yverdonnois s’est montré intraitable, même à 3 contre 5 durant deux minutes, et a été sauvé une fois par sa transversale. Avant de s’avouer vaincu à 4 contre 5, puis encaissant le 0-2 alors que le HCY ne pouvait plus sortir de son camp de défense.

Lorsque Sierre a marqué le le 0-3 (46e), on pensait que tout était dit. Jusqu’à cette incroyable dernière minute. L’entraîneur Jiri Rambousek a alors sorti son gardien: «Oui, j’ai pensé que c’était notre dernière chance et ça a marché. Je suis fier de mes hommes et de la réaction d’orgueil qu’ils ont démontré. Mais aussi déçu de l’issue de la rencontre, ce quatrième et ultime goal étant de ma faute. Là, c’est moi qui n’ai pas respecté le système que j’avais mis en place pour ce match. Maintenant, il nous reste tout de même un espoir.»

 

YverdonSierre 3-4 (0-0 0-2 3-1 0-1)

Buts: 33e Dépraz (Guyenet, Cheseaux/5c4) 0-1; 35e Posse (Dépraz, Reber) 0-2; 41e Zandovskis (Vioget) 1-2; 46e Marghitola (Gailland, Rimann) 1-3; 60e Gay (Beutler/6c4) 2-3; 60e Gay (Beutler/6c4) 3-3; 76e Gaillard (Baruchet, Rimann/4c4) 3-4.

Yverdon: Chmel; Borgeaud, Descloux; Ramet, Vidmer; Narbel, Vazquez; Bertschi; Rochat, Beutler, Zandovskis; Jé. Curty, Paillat, Gay; Köppli, Pappalardo, Pippia; Vioget. Entraîneur: Jiri Rambousek.

Sierre: Pittolaz; Marghitola, Cheseaux; Guyenet, Dozin; Baruchet, Kalbermatten; Felley, Bitz; Bonny, Rimann, Gailland; Dépraz, Posse, Reber; Cifelli, Schumann, El Assaoui; Rumo, Valenza. Entraîneur: Alain Darbellay.

Notes: Patinoire d’Yverdon, 438 spectateurs. Arbitrage de Patrick Michaud. Pénalités: 11×2’ contre le HCY et 8×2’ contre Sierre. Yverdon sans Jo. Curty, Tinguely, Deschenaux (blessés), Koch (armée) et von Allmen (repos). Touché à un pied dans un choc, Bertschi n’a pas disputé le troisième tiers. Meilleurs joueurs: Chmel (HCY) et Dépraz (Sierre).

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09 fév 2018

Un fourgon attaqué dans un parking

Chavornay – Des malfrats ont braqué un véhicule blindé, dans la nuit de jeudi à vendredi, à proximité du parking, situé à la sortie d’autoroute du village. Un convoyeur de fonds leur aurait payé 30 millions de francs en échange de sa fille kidnappée.


Ce fourgon a été braqué, dans la nuit de jeudi à vendredi. ©Michel Duperrex

C’est une «incroyable affaire de rançon», selon le journal Le Parisien. Hier, vers 19h, une jeune femme a été enlevée par des malfaiteurs, qui s’étaient fait passer pour des plombiers à son domicile.

Les agresseurs ont contacté le père de la jeune femme, un convoyeur de fonds qui travaille dans la région nord-vaudoise, et «lui ont demandé de leur livrer le contenu de son fourgon rempli d’argent en échange de la libération de sa fille», indiquent nos confrères parisiens.

Des convoyeurs braqués

Selon la Police cantonale vaudoise, «ce fourgon de transfert de fonds qui circulait sur l’autoroute A1 en direction de Lausanne, aux alentours de 19h45, a été contraint par un complice de sortir à la hauteur de Chavornay et de se garer sur le parking à proximité. Là, plusieurs hommes armés qui attendaient le fourgon l’ont fait se garer. Ils ont ensuite braqué les convoyeurs, dévalisé l’entier du fourgon et pris la fuite à bord d’un véhicule SUV 4×4 de type Porsche de couleur foncée. Les auteurs ont pris une direction inconnue et n’ont pas été rattrapés».

Arrivés sur les lieux quelques minutes après avoir été alertés, les gendarmes et les inspecteurs de la police de sûreté ont contrôlé le secteur, pris les mesures urgentes et déployé un dispositif.

La Police cantonale vaudoise indique le signalement des auteurs comme suit : trois hommes, environ 170–175 cm, corpulence normale, vêtus entièrement de noir, cagoulés et gantés, parlaient français avec un accent, peut-être du sud de la France ou d’Afrique du nord.

Aucun blessé à déplorer

Quant à la jeune femme, elle a été libérée dans l’Ain et recueillie par les gendarmes. La police judiciaire de Lyon a été chargée des investigations. Les auteurs ont ensuite pris la fuite dans une direction inconnue. Au final, l’opération n’a pas fait de blessé.Cet événement a nécessité l’intervention de douze patrouilles de la gendarmerie vaudoise et des inspecteurs de la police de sûreté.

La procureure de service a ouvert une enquête pénale, qu’elle a confié aux inspecteurs de la Police cantonale vaudoise.

Rien vu, rien entendu

«Je me suis réveillé aux environs de 23h pour me rendre aux toilettes et j’ai vu plusieurs gendarmes avec des chiens en face de ma fenêtre, confie ce Chavornaysan qui habite la maison située à proximité du parking, où un fourgon blindé a été braqué, durant la nuit de jeudi à vendredi. Ils sont venus m’interroger ce matin, mais je n’ai absolument rien vu, ni entendu.»

Plus loin, de l’autre côté de la route, une voisine affirme, «avoir vu de la lumière allumée, pendant vingt minutes», aux alentours de minuit. «Je me suis demandé ce que c’était, mais je suis retournée me coucher.» Elle n’est, par ailleurs, pas du tout étonnée qu’un tel événement soit survenu: «Avec tout ce trafic, il faudrait qu’il y ait plus de contrôles policiers, car cela devient inquiétant», poursuit-elle. Depuis qu’elle habite à Chavornay -quarante ans-, elle a connu cinq cambriolages à son domicile. «En octobre dernier, les malfrats se sont infiltrés chez moi, alors que je gardais mon petit-fils. Sac à main, argent, bijoux, rien n’a été épargné.»

Sur la place de jeu, où il y a le marché le vendredi, personne n’a rien vu, rien entendu, vendredi. «J’ai installé mon stand à 6h30, et je n’ai rien remarqué d’anormal», glisse le marchand de légumes. Même son de cloche pour la fromagère et deux autres jeunes femmes. A la boulangerie, les vendeuses n’étaient pas non plus au courant de ce braquage. «En général, les gens parlent, mais je suis surprise d’apprendre cette mauvaise nouvelle.»

Par ailleurs, le fourgon appartient à SOS Surveillance, une entreprise valaisanne, spécialisée dans ce type d’opération.

Appel à témoin

La Police cantonale vaudoise lance un appel à témoin. Les personnes susceptibles de fournir des renseignements au sujet de cette agression sont priées de prendre contact avec la centrale de la Police cantonale vaudoise au 021 333 5 333 ou avec le poste de police le plus proche.

 

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09 fév 2018

Une nouvelle filière entre deux cantons

La Haute Ecole d’ingénierie et de gestion du canton de Vaud s’est alliée à la Haute Ecole Arc de Neuchâtel pour créer un nouveau bachelor. Une première dans l’environnement des HES-SO.

Dix, ce n’était toujours pas assez. La Haute Ecole d’ingénierie et de gestion du canton de Vaud (HEIG-VD) a présenté, hier, son nouveau bachelor en ingénierie et gestion industrielles. «On s’est permis un petit écart orthographique, parce qu’on tient au s du mot industrielle», a souligné Guido Frosio, chef du département des technologies industrielles à la HEIG-VD. Et pour ce faire, une course d’école a été organisée. Direction: l’usine Chocolats Camille Bloch S.A., à Courtelary, dans le Jura bernois.

Une réponse à un besoin

Cette nouvelle filière, qui sera lancée dès la rentrée académique de septembre prochain, permettra de répondre à la demande du marché, c’est-à-dire aux besoins des futurs employeurs et des diplômés. «La quatrième révolution industrielle représente, pour nous comme pour l’industrie dans sa globalité, un défi», a relevé Jean Kernen, directeur industriel de Chocolats Camille Bloch S.A., soulignant que la nouvelle formation comble une lacune et permettra de mieux faire face aux enjeux de la digitalisation

«Les entreprises doivent être innovantes pour rester concurrentes sur le marché. Ce qui signifie qu’elles doivent être capables de produire des milliers de pièces avec la même qualité, explique le professeur de la HEIG-VD. Et pour cela, elles ont besoin d’un personnel formé et capable de gérer une ligne de production industrielle. Ce qu’elles ont du mal à trouver en Suisse, car nous formons surtout des ingénieurs en recherche et développement. Les entreprises nous ont clairement dit qu’elles devaient aller chercher en France et en Allemagne pour dénicher des ingénieurs qui ont une culture industrielle.»

Former des ingénieurs 4.0

Face à un tel constat, la HEIG-VD a dû se résoudre à réfléchir à un autre type de formation. «Dans cette culture de la production industrielle, il est fondamental de savoir autant gérer des humains que la chaîne logisitique et les enjeux environnementaux. Ce qu’un ingénieur en recherche et développement ne prend pas en compte», avoue Guido Frosio.

Pour Philippe Grize, directeur du domaine Ingénierie de la Haute Ecole Arc, «la nouvelle filière est une réponse aux nombreux défis posés par la digitalisation de l’ensemble des secteurs de l’entreprise, en tenant compte de la composante humaine. Elle doit permettre de former les ingénieurs dont les entreprises auront besoin pour faire le saut dans l’industrie 4.0.»

Cette filière se veut donc plus proche des réalités en sensibilisant les jeunes aux difficultés pratiques que rencontrent les usines. Un aspect fondamental qui, pourtant, manque parfois aux diplômés. «Effectivement, ces ingénieurs 4.0 seront en quelque sorte l’interface entre les concepteurs d’idées et les lignes de production, et peut-être qu’à termes ils arriveront à influencer les concepteurs.»

Union inédite des HES-SO

Autre particularité de cette nouvelle filière, c’est qu’elle est mise sur pied en collaboration avec la Haute Ecole Arc (HE-Arc) de Neuchâtel. «C’est un projet unique en son genre pour la HES-SO (ndlr: la Haute Ecole spécialisée de Suisse orientale regroupe les Hautes écoles de sept cantons), car c’est la première fois qu’une filière se retrouve complètement intégrée sur deux sites, poursuit-il. Et c’est d’ailleurs pour cela que la HES-SO voit ce bachelor d’un bon œil, puisque ce projet permet de concrétiser l’image qu’elle souhaite véhiculer, à savoir une école réunifiée.»

Concrètement, ce cursus s’effectuera sur trois ans -180 crédits ECTS-, avec deux années communes entre les sites neuchâtelois et nord-vaudois et une dernière année de spécialisation. «La HE-Arc sera plus orientée sur le monde de l’horlogerie et la HEIG-VD sur la microtechnique et la technique», commente le professeur.

Synergies de compétences

Outre le fait d’être inédit dans le paysage des HES-SO, ce rapprochement institutionnel permettra des économies. «On partage le même lac, alors on s’est dit qu’on pourrait aussi profiter de nos complémentarités, lance, avec humour, Guido Frosio, ancien collaborateur de la HE-Arc. Grâce à ce partenariat, nous n’aurons pas besoin d’acheter les équipements à double, ni d’engager de nouveaux professeurs, ce qui est normalement le cas lorsqu’on crée une filière.»

Une synergie qu’il n’a, pour l’heure, pas encore chiffrée, mais qui s’annonce très avantageuse, selon lui.

Une première volée avec 80 élèves

Si, de l’extérieur, ce nouveau bachelor semble plus adapté aux attentes des entreprises, pas sûr qu’il plaise autant aux étudiants. «J’ai l’impression que ces derniers sont plus intéressés par le côté recherche et développement et ce sera à nous de faire des efforts pour les motiver à s’inscrire à cette filière», suppose Guido Frosio, qui s’attend à une huitantaine d’élèves pour la première volée, entre les deux sites romands.

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09 fév 2018

Le brunch d’Asha Bengal fait le plein!

Yvonand - Toutes les places du brunch du 17 juin, concocté par le chef étoilé Franck Giovannini, ont trouvé preneur en l’espace de deux jours.


Fabian Meylan (à g.) est aussi heureux que surpris. L’engagement de Franck Giovannini explique sans nul doute le succès de cette opération. ©Michel Duperrex

 

Le brunch programmé le dimanche 17 juin prochain à la salle polyvalente d’Yvonand est un succès avant l’heure (lire La Région Nord vaudois de mardi dernier). En effet, deux jours après l’annonce de la manifestation, toutes les places ont été vendues. «C’est extraordinaire!», s’exclame Fabian Meylan, l’âme de l’association Asha Bengal. Et d’exprimer sa reconnaissance à Franck Giovannini, le voisin de ses jeunes années, touché par la persévérance du jeune homme dans l’action qu’il mène au sud de Calcutta.

Fabian Meylan et les membres de son association organisent chaque année le Hope and Rock Festival, à Yverdon-les-Bains, pour réunir le gros des fonds nécessaires à l’acquisition de matériel orthopédique.

Pour les quinze ans de l’association, le jeune orthopédiste rêvait d’un grand coup. C’est réussi. Non seulement le chef de l’Hôtel de Ville de Crissier a été séduit par son idée, mais il l’a immédiatement adoptée.

Le troisième dimanche de juin aura donc un goût particulier pour les membres de l’association, mais aussi pour tous les privilégiés qui se sont inscrits à temps. Car, par la force des choses, le nombre de places est limité.

Participer à un brunch préparé par le Cuisinier de l’année et l’un des plus grands noms au monde -il a œuvré avec Philippe Rochat, puis Benoît Violier avant de prendre en main la brigade- est tout simplement une occasion aussi rare qu’exceptionnelle. C’est ce qui explique la rapidité avec laquelle les tickets se sont vendus.

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09 fév 2018

YF se structure avec ses moyens

Yverdon reprend le championnat demain à Aarau (18h30). Au-delà de son duel pour le maintien avec les Argoviennes, le club cherche à passer à la vitesse supérieure concernant l’encadrement des joueuses de sa première équipe.

«Le plan, c’est d’envoyer Aarau en LNB dès demain. On voit un peu ça comme une série de playoffs, dans laquelle il nous suffit de remporter un de nos trois matches face aux Argoviennes pour se maintenir, ou presque.» La situation d’Yverdon Féminin est on ne peut plus claire et n’échappe pas à Frédéric Mauron. Si ses protégées l’emportent demain, elles compteront neuf points d’avance sur leurs rivales, qui n’en ont inscrit qu’un seul jusqu’ici. Autant dire que la saison autour de la barre serait jouée et qu’YF devrait trouver un autre moyen qu’une lutte pour sa survie pour animer son printemps.

La plus concrète de ces mesures a déjà commencé à voir le jour. «On veut faire un pas de plus en direction des autres équipes de l’élite», lance l’homme fort de la «une». Autrement dit, Yverdon Féminin cherche à se structurer, «mais sans argent, avec les moyens qui sont les nôtres».

Le plan le plus concret allant dans cette direction est l’instauration de sessions d’entraînement matinales. «Désormais, en plus des quatre rendez-vous hebdomadaires en soirée, les filles ont l’occasion de venir une ou deux fois chaque semaine pour une séance supplémentaire.» Résultat, plusieurs joueuses s’aguerrissent dans leur discipline six fois par semaine. «Les entraînements du matin sont gérés par Giorgio Fransioli, mon assistant. Comme il travaille à temps partiel, il a gentiment accepté de prendre en charge ces sessions pour le moment.»

Une amélioration des conditions d’encadrement qui s’est aussi faite sentir durant la préparation hivernale. «C’est de loin la meilleure qu’on ait connu depuis des années», se réjouit le technicien. Audrey Riat et ses coéquipières ont pu profiter du synthétique de la Fleur-de-Lys presque tous les soirs, lors des cinq dernières semaines. «On peut remercier le syndic de Prilly, qui a effectué un immense effort pour nous mettre le terrain à disposition. Cela a aussi été possible parce que les équipes locales se trouvaient toujours en vacances. Reste à voir dans quelles conditions on va pouvoir s’entraîner dès lundi, à notre retour à la maison.»

Des places à prendre devant

Au rayon des mauvaises nouvelles, les Yverdonnoises avaient perdu Chloé Nicaty sur blessure, lors de la dernière journée de championnat à Lugano. L’attaquante, touchée aux ligaments d’un genou, ne fera pas son retour à la compétition cette saison. Un coup dur, d’autant plus qu’YF avait déjà perdu sa prometteuse buteuse Tanja Bodenmann en cours de route, et que son secteur offensif ne constitue pas la plus grande satisfaction de la première partie de l’exercice. «C’est l’occasion pour les jeunes de prendre les devants et de montrer leurs qualités. J’en attends beaucoup de filles comme Lori Fallet ou Camille Antunes Dias, qui devront savoir profiter des absences.» Et l’habile Qendresa Krasniqi est toujours là, heureusement.

Frédéric Mauron se servira donc d’une solution interne pour résoudre ses soucis d’infirmerie. «L’avantage, c’est qu’on n’a perdu personne durant l’hiver. A l’inverse, on ne compte pour l’heure aucun renfort. Si une joueuse a envie de tenter l’aventure d’Yverdon Féminin, notre porte est encore ouverte. On permettra à plusieurs juniors de nous rejoindre à l’entraînement durant tout le deuxième tour. Beaucoup de ces jeunes possèdent un fort potentiel, mais aucune n’a encore suffisamment explosé pour prétendre à une place dans la première équipe.»

Et concernant les matches amicaux disputés? «Des scores de hockey, à chaque fois. C’est plutôt bon signe, pour une formation qui n’a inscrit que huit buts en treize matches l’automne dernier.»

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09 fév 2018

La vallée de Joux et Yverdon laissent filer l’acte I

Les deux équipes nord-vaudoises engagées en quarts de finale des playoffs de 1re ligue ont connu la défaite jeudi soir. Les Combiers se sont inclinés 1-4 à domicile face à Villars, pendant que le HCY a été battu à Sierre 6-2.

Le HC Vallée de Joux avait le droit de se réjouir d’affronter Villars au premier tour des playoffs. Sur le papier, les Villardous ne semblaient pas particulièrement en forme actuellement et constituaient, il y a quelques heures encore, l’adversaire idéal. Le souci, c’est que pendant que les Combiers pesaient le pour et le contre d’une série initiale contre l’un ou l’autre adversaire, le VHC, lui, a préparé son premier rendez-vous de manière admirable, sans se poser de questions. Les hommes d’Adrien Plavsic sont montés au Sentier comme un seul homme, gonflés à bloc, n’ont pas laissé le moindre espace dont aurait pu bénéficier les locaux, et sont repartis avec une victoire 1-4 qui n’a rien d’usurpée.

En fait, le HCVJ s’est fait piéger. La troupe de Beat Kindler a été poussée à la faute par un bloc quasi impossible à déplacer devant son gardien. Lorsque Jason Berney et ses partenaires, le plus souvent contraints de se trouver dos au but adverse, parvenaient à se retourner, ils buttaient sur un dernier rempart étincelant. Jusqu’à ce que, comme un fruit mûr, les visiteurs viennent récolter le résultat de leur travail défensif sur deux erreurs individuelles des locaux, inscrivant leur troisième (48e) et quatrième (51e) réussites, et mettant fin au suspense. L’expérience a parlé.

Si la Vallée n’a de loin pas livré une mauvaise prestation et qu’elle conserve toutes ses chances pour la suite, une tendance s’est confirmée jeudi soir: la formation nord-vaudoise peine à enflammer ses matches à la maison. Même lors de sa fin de saison régulière idyllique (dix victoires sur onze parties disputées), les Combiers ont rarement dégagé une impression de nette supériorité chez eux. Pour passer l’obstacle d’envergure qui se dresse actuellement sur sa route et faire durer sa saison au moins jusqu’à la fin du mois, le HCVJ devra faire du Sentier une forteresse imprenable. Mais en plus, maintenant, il faut aller gagner à Villars, car l’avantage de la glace a changé de propriétaire.

 

Yverdon a perçu la faille

 

Si Yverdon n’a pas connu plus de succès que son voisin nord-vaudois, la troupe de Jiri Rambousek s’est tout de même rassurée à Sierre, face au favori pour la promotion, en retrouvant une vraie cohésion de groupe sur la glace. “On a montré un gros sens du sacrifice, beaucoup d’envie, notamment sur nos nombreux box-play”, lâchait Pierrick Beutler, à l’issue d’une défaite assez logique contenu de la qualité de l’adversaire. “On ne peut même pas dire qu’ils étaient trop forts. Les débats ont été très disputés, du moins jusqu’à la fin du deuxième tiers.”

Le HCY a donc évolué dans le même registre que lors de ses trois premières confrontations de l’exercice face aux Valaisans, obligeant Jérémy Gailland et ses coéquipiers à sortir le grand jeu pour se tirer d’affaire. Une prestation d’autant plus encourageante que les Yverdonnois étaient menés 2-0 après 62 secondes de jeu. “Ce n’est même pas qu’on est mal entrés dans le match, continuait l’attaquant du premier bloc. On a simplement encaissé deux fois sur des faits de jeu un peu malchanceux. Mais notre réaction, malgré quelques erreurs individuelles, ne présage que du bon pour la suite. On a vu qu’il y avait la place pour réussir quelque chose de sympa.”

 

Vallée de Joux – Villars 1-4 (1-2 0-0 0-2)

Buts: 4e Gudel (Bassetti, M. Capriati) 1-0; 8e Maillard (Bochatay, Paris) 1-1; 18e Marro (Bochatay, Maillard) 1-2; 48e Guler (Stjepanovic) 1-3; 51e Maillard (Bochatay, Marro) 1-4.

HCVJ: T. Capriati; Carlucci, Steinmann; Bassetti, M. Capriati; Betschart, Thuillard; Berney, Le Coultre, O’Donnell; Gudel, Bochsler, Berthoud; Bossard, Gigon, Dizerens. Entraîneur: Beat Kindler.

Notes: Patinoire du Sentier, 102 spectateurs. Arbitrage de Stéphane Dupont. Pénalités: 8×2′ contre la vallée de Joux; 8×2′ contre Villars.

 

Sierre – Yverdon 6-2 (2-1 1-1 3-0)

Buts: 1re Gailland (Cheseaux, Rimann) 1-0; 2e Baruchet (Valenza, El Assaoui) 2-0; 2e Zandovskis 2-1; 33e Vidmer 2-2; 39e Rimann (Gailland) 3-2; 44e Bonny (Rimann) 4-2; 51e Schumann (El Assaoui, Cifelli) 5-2; 58e Cheseaux (Rimann) 6-2.

Yverdon: Chmel; Vazquez, Narbel; Vidmer, Ramet; Descloux, Borgeaud; Zandovskis, Beutler, Rochat; Gay, Jé. Curty, Paillat; Pippia, von Allmen, Köppli. Entraîneur: Jiri Rambousek.

Notes: Patinoire de Graben, 818 spectateurs. Arbitrage de Jean-Marc Bielmann. Pénalités: 13×2′ contre Sierre; 10×2′ contre Yverdon.

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