Les News du Nord Vaudois

En collaboration avec le journal La Région.

10 nov 2017

La mobilité façonne l’agglomération

Yverdon-les-Bains – La conférence d’AggloY a mis en évidence l’importance de la mobilité dans un périmètre destiné à accueillir 47 000 habitants en 2035.

Nuria Gorrite, cheffe du Département des infrastructures et présidente du Gouvernement, est déterminée à régler les problèmes de mobilité. ©Raposo

Nuria Gorrite, cheffe du Département des infrastructures et présidente du Gouvernement, est déterminée à régler les problèmes de mobilité.

Rendez-vous incontournable du début de l’automne, la Conférence de l’agglomération AggloY permet aux autorités de faire le point sur l’avance des travaux, qui ne sont pas toujours spectaculaires, mais qui, d’une manière ou d’une autre, façonnent la ville-centre, Yverdon-les-Bains, et les communes voisines. Tout le monde a compris que les décisions des uns peuvent avoir une influence sur les autres et qu’il faut, désormais, examiner avec un spectre plus large.

Cette vision a été très bien résumée par Nuria Gorrite, présidente du Conseil d’Etat et cheffe du Département des infrastructures et des ressources humaines (DIRH). A titre d’exemple, elle a cité les travaux qui vont être réalisés à la gare de Lausanne. En doublant la capacité d’accueil, cette dernière pourra accueillir plus de trains, notamment sur la ligne de RER en provenance de Grandson, en bout de ligne.

La cheffe du DIRH a mis en évidence un accroissement de la demande de mobilité, tant pour les personnes que pour les marchandises. Corollaire de la prospérité, la pendularité a augmenté. D’autant plus que le changement professionnel ne s’accompagne pas forcément d’un déplacement de la famille.

 

Le moment d’investir

 

Fort heureusement, la période est propice aux investissements, en raison des taux bas. La mobilité est un atout de compétitivité économique. «L’infrastructure est un facteur essentiel de production, pas seulement la fiscalité», a relevé Nuria Gorrite.

Il faut toutefois opérer des choix en fonction des objectifs environnementaux, car les infrastructures occupent déjà un tiers de la surface utile du pays.

 

Bonnes nouvelles

 

Nuria Gorrite a profité de ce déplacement à Yverdon-les-Bains pour annoncer que la Confédération avait donné le feu vert, et les crédits, pour aménager la bande d’arrêt d’urgence entre Lausanne et la jonction de Cossonay, sur l’exemple de ce qui a été réalisé entre Ecublens et Morges. Par ailleurs, des crédits ont été libérés pour renforcer le trafic marchandises sur la ligne du Pied du Jura. Cela permettra aussi de renforcer le trafic des voyageurs avec la mise en service de wagons de deux étages.

 

AggloY va collaborer plus étroitement avec la HEIG-VD

 

Avenir – L’interpénétration des problèmes de mobilité et d’aménagement constitue un vrai défi

 

Sébastien Genoud, responsable du bureau d’agglomération, Pierre Imhof, chef du Service du développement territorial (SDT) du Canton de Vaud, Yves Delacrétaz, professeur en mobilité et transport à la HEIG-VD, et Jean-Daniel Carrard, syndic et président du comité de pilotage d’AggloY. ©Raposo

Sébastien Genoud, responsable du bureau d’agglomération, Pierre Imhof, chef du Service du développement territorial (SDT) du Canton de Vaud, Yves Delacrétaz, professeur en mobilité et transport à la HEIG-VD, et Jean-Daniel Carrard, syndic et président du comité de pilotage d’AggloY.

Il suffit parfois de se rencontrer pour faire un bond en avant. Au terme de la conférence d’agglomération, le professeur Yves Delacrétaz et le syndic d’Yverdon-les-Bains, Jean-Daniel Carrard, consultaient leur agenda respectif. Histoire de prendre rendez- vous. En effet, au terme d’un brillant exposé, l’expert en mobilité a dit rêver d’une collaboration étroite entre la HEIG-VD, qui dispose de nombreuses compétences, et AggloY pour innover. L’agglomération nord-vaudoise présente tous les critères favorables à un laboratoire. Manifestement, l’invitation n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd.

Les nombreux auditeurs ont, sous la conduite du professeur Delacrétaz, fait un rapide parcours historique, depuis la voiture reine, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, à l’ère de la mobilité apaisée, qui est l’objectif du présent. Et qui pourrait nous faire entrer dans celle de la mobilité connectée. L’expert affirme, d’ailleurs, qu’on pourrait faire beaucoup mieux en matière de mobilité, avec les éléments existants, en profitant de l’appui d’un opérateur qui gère en temps réel.

En ouvrant la conférence, Jean- Daniel Carrard a insisté sur la nécessité de favoriser le concept multimodal, avec un effort particulier sur la mobilité douce. La topographie de l’agglomération est idéale pour la marche et le vélo. Dans cette optique, la Ville compte financer deux étages (pour 8 millions de francs) du parking projeté à Y-Parc.

Responsable du projet d’agglomération, Sébastien Genoud a désigné les priorités : développement de Gare-Lac, d’En Chamard, avec une vision de complémentarité avec l’offre commerciale yverdonnoise, et d’Y-Parc, un atout majeur, puisque la zone est déjà légalisée. Un avantage dont ne dispose pas encore La Poissine.

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10 nov 2017

L’appel de Berlin 2018

Athlétisme – Rétablie, Elodie Jakob prépare la saison prochaine, où elle visera une participation aux Championnats d’Europe dans sa discipline de l’heptathlon.

Une cinquantaine de ses supporters ont répondu favorablement à l’invitation d’Elodie Jakob. Ils ont pu échanger avec elle autour d’un sympathique apéro, mardi passé, au garage Fila. ©Michel Duperrex

Une cinquantaine de ses supporters ont répondu favorablement à l’invitation d’Elodie Jakob. Ils ont pu échanger avec elle autour d’un sympathique apéro, mardi passé, au garage Fila.

Elle revit, Elodie Jakob. La championne de Suisse en titre de l’heptathlon est en santé depuis de longs mois. «Ça doit faire depuis mars, à présent, que je n’ai plus eu de problème majeur», lance l’Yverdonnoise de 24 ans, qui a repris la compétition en juillet dernier, après une année de calvaire.

Voilà à peu près trois semaines que l’athlète de l’USY a entamé la préparation hivernale, au terme d’un très court répit. «Il faut dire que j’ai commencé la saison si tard que je n’ai pas eu l’impression de devoir faire de pause», lance celle qui, mardi dernier, a invité ses sponsors et amis à une verrée de remerciements. L’occasion de faire le point devant ses supporters, après un été qui, malgré son manque de compétition, l’a tout de même vue reconquérir le titre national à l’heptathlon.

Ses talons meurtris vont mieux, vont bien, même. «Je reste toutefois prudente. En ce moment, je ne réalise pas de sauts à l’entraînement et j’évite les surcharges, car je sais que mes tendons resteront probablement toujours mon point faible», raconte celle qui est toujours conseillée, pour les disciplines techniques, par sa maman Corinne. C’est un véritable travail foncier que l’heptathlète effectue en ce moment, afin de pouvoir ensuite, dès la fin de l’année, supporter des séances plus intensives et, ainsi, être prête pour quelques concours en salle, où elle s’alignera essentiellement en sprint, aux haies et, peut-être, aux épreuves de lancer.

L’absence de douleur lui permet, surtout, de pouvoir à nouveau se projeter un peu plus loin, précisément vers l’été prochain. L’Yverdonnoise vise Berlin, où se dérouleront les Championnats d’Europe. «Pour cela, je devrai passer la barre des 5900 points et, à la fois, faire partie des trois meilleures Suissesses», glisse celle dont le record se situe à 5803 points. Elle disputera deux à trois heptathlons, avant la date butoir, pour parvenir à ses fins. «Et je ne m’attends pas à réussir les limites dès le premier essai.»

 

Cinq pour trois places

 

D’où l’importance de pouvoir se préparer sans appréhension durant les mois à venir, avant la «bagarre» pour la troisième place : derrière les théoriquement intouchables Géraldine Ruckstuhl et Caroline Agnou (plus de 6300 points chacune cette année), il restera un ticket à aller chercher, que devraient se disputer Annik Kälin, Valérie Reggel et Elodie Jakob.

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09 nov 2017

Le MuMode déballe des trésors de ses cartons

Yverdon-les-Bains – Pour célébrer son 35e anniversaire, le Musée suisse de la mode a planifié une exposition de vêtements, photos et boutons. Le tout dans un concept hors norme, afin de rafraîchir l’image du musée.

La directrice du MuMode, Anna-Lina Corda (au centre) et le conservateur, Antonio Villaverde (à dr.), ont sélectionné une quarantaine d’habits et accessoires de mode pour réaliser leur nouvelle exposition. Un vrai challenge quand on sait que le musée possède plus de 12 000 pièces. ©Carole Alkabes

La directrice du MuMode, Anna-Lina Corda (au centre) et le conservateur, Antonio Villaverde (à dr.), ont sélectionné une quarantaine d’habits et accessoires de mode pour réaliser leur nouvelle exposition. Un vrai challenge quand on sait que le musée possède plus de 12 000 pièces.

Comment qualifier un ensemble de 12 000 habits, chaussures, sacs et autres accessoires de mode ? Certains répondront qu’il s’agit d’un paradis, d’autres d’un enfer, et les plus terre à terre pencheront peut-être pour une gigantesque garde-robe. Mais peu imagineront qu’une telle collection constitue le trésor du Musée suisse de la mode (MuMode), à Yverdon-les-Bains, qui fête ses 35 ans cette année. Pour l’occasion, la directrice, Anna-Lina Corda, et son équipe d’une dizaine de personnes ont organisé deux événements : une soirée de gala -qui affiche déjà complet avec plus de 350 participants- (lire encadré) et une exposition temporaire au château de la Cité thermale, à visiter dès vendredi.

 

Loin des carcans muséaux

 

Et comme dans le milieu de la haute couture, la singularité est synonyme de modernité, le MuMode a prévu de casser tous les codes avec son exposition baptisée «Ceci n’est pas un musée». Et pour cause, il n’y a aucune vitrine ou podiums pour présenter la quarantaine de pièces sélectionnées pour le projet, mais uniquement des mannequins de couture éparpillés au milieu de centaines de cartons. «L’idée consistait à mettre en valeur notre réserve et à évoquer la multitude de nos pièces, commente Anna- Lina Corda, qui a mandaté le scénographe Laurent Pavy pour réaliser le concept. C’est pourquoi les chaussures sont posées sur leur carton, où l’on peut y voir leur numéro de référence pour nos archives.»

 

Un vecteur de savoirs

 

En moyenne, le musée suisse de la mode reçoit un don d’habit par jour. ©Carole Alkabes

En moyenne, le musée suisse de la mode reçoit un don d’habit par jour.

Jeans troués, chemise de nuit, robes de mariées, pièces d’illustres inconnus ou grands couturiers tels que Versace, Givenchy ou encore Robert Piguet, natif d’Yverdon-les-Bains : la collection présentée s’avère aussi variée que colorée. «On se battait avec Antonio Villaverde (ndlr : vice-président et conservateur du MuMuode) pour choisir quelles pièces on désirait exposer», lâche, en rigolant, Anna-Lina Corda. «C’est un choix subjectif, mais nous avons préféré montrer les vêtements les plus emblématiques de notre réserve, pas trop anciens si possible, et surtout les derniers reçus», renchérit le conservateur.

Ces deux passionnés voient bien plus que le tissu fraîchement repassé. Pour eux, un vêtement, qu’il soit issu de la haute couture ou du prêt-à-porter, fait office de révélateur social et de témoin d’histoire. «La mode touche tout le monde et tous les domaines. Par exemple, si Bâle a pu développer ses activités en chimie, c’est parce qu’en Allemagne, il y avait des usines de vêtements qui avaient besoin de travailler avec des spécialistes pour créer des couleurs», raconte Anna-Lina Corda.

 

Galerie trois en un

 

Outre les habits, les visiteurs pourront également admirer des dizaines de tableaux remplis de boutons originaux, tant par leur aspect que les matériaux utilisés -par exemple, certains étaient fabriqués avec du carton ou de la protéine de lait. Ceux-ci font partie de la collection de 30 000 boutons offerte, en automne 2016, au MuMode par le Musée du bouton à Estevenens (FR).

De plus, les murs de l’une des tours du Château d’Yverdon-les-Bains ont été recouverts d’immenses clichés de Street fashion. Oeuvres de la blogueuse Maria de Falco et de la photographe Ilja Tschanen, ces portraits illustrent le style vestimentaire actuel des Suisses.

«Ceci n’est pas un musée» se révèle donc comme une balade à travers les styles et les époques. La salle temporaire du Musée d’Yverdon et région, au Château d’Yverdon-les-Bains, du 10 novembre au 15 avril 2018.

Découvrez la réserve du MuMode sur www.laregion.ch/region-tv. ou directement ci-dessous:

 

Joyeux anniversaire

 

Mis à part cette exposition anniversaire, le MuMode a prévu de s’offrir un joli cadeau d’anniversaire : une salle permanente pour exposer ses trésors. Car le musée n’a jamais pu profiter d’un tel lieu en 35 ans d’existence. Mais ce n’est pas pour toute de suite, puisque la future galerie devrait être abritée dans l’un des bâtiments prévus dans le projet Front de Gare, mené par la Ville d’Yverdon-les-Bains. «En tout cas, pour nos 40 ans, on aura une salle», affirme Anna-Lina Corda.

Derrière ces différents projets se cache la vision à long terme du MuMode : «Nous voulons être bien plus qu’un simple musée, explique la directrice. Notre but est de montrer au public que nous sommes une entité vivante qui organise des défilés et travaille avec des écoles.»

 

Défilés à La Marive

 

Le second événement organisé par le MuMode, en partenariat avec le Zonta Club d’Yverdon-les-Bains, à l’occasion de son 35e anniversaire, est une soirée de gala, à La Marive (complet). Et autant dire qu’elle prévoit d’être sexy et glamour. Tout d’abord, parce que la manifestation est placée sous le patronage du célèbre couturier Hubert de Givenchy. Et aussi parce que deux défilés de mode mettront en lumière, notamment, les pièces de la styliste yverdonnoise Jenifer (Burdet) Thévenaz et du Chaux-de-Fonnier Adrian Reber.

En plus d’apporter des paillettes, cette soirée a pour Le but de récolter de l’argent aux deux associations organisatrices.

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09 nov 2017

Phanee de Pool : de la scène de crime à la scène musicale

Yverdon-les-Bains – La chanteuse biennoise présentera son premier album «Hologramme», demain soir, à L’Echandole. Interview d’une jeune femme pétillante et fougueuse.

Après une carrière dans la police, Phanee de Pool a sorti son premier album «Hologramme», en août dernier. Elle sillonne les routes de Suisse romande et s’apprête à se produire sur une scène parisienne. ©DR

Après une carrière dans la police, Phanee de Pool a sorti son premier album «Hologramme», en août dernier. Elle sillonne les routes de Suisse romande et s’apprête à se produire sur une scène parisienne.

Elle a la voix qui respire la joie de vivre, Fanny Diercksen, alias Phanee de Pool, 28 ans, puisqu’elle s’apprête à se produire avec son premier album «Hologramme » sur la scène yverdonnoise de L’Echandole, demain soir, à 21h, en première partie du duo belge Sages comme des Sauvages. Avec «son chignon en nid de poule» et ses textes expressifs, il faut dire que la chanteuse biennoise ne passe pas inaperçu dans les médias.

 

Phanee de Pool, expliquez- nous pourquoi une flic comme vous a décidé, un matin, de composer ses propres chansons ?

 

(Rires) Il y a une année, alors que je zappais et qu’il n’y avait que des commémorations liées aux attentats du 11 septembre 2001, j’ai coupé le réseau. Je n’avais plus envie de m’infliger tous ces drames, et j’ai empoigné ma vieille guitare qui se trouvait au fond de mon armoire.

 

C’est un peu radical, non ?

 

En fait, j’ai toujours baigné dans la musique, puisque ma mère est pianiste et que mon père collectionne des anciens vinyles de jazz. A l’âge de 14 ans, j’ai connu mes premières scènes (ndlr : c’est Jean-Marc Richard qui, le premier, lui a proposé de participer à l’une de ses émissions radiophoniques). A 20 ans, j’ai échoué à mes examens d’entrée pour intégrer l’école de jazz de Lausanne et je me suis tournée vers la police, non pas par vocation, mais parce que je voulais obtenir mon indépendance et gagner ma vie.

 

Justement, hormis cette autonomie financière, qu’est-ce que cette profession vous a apporté ?

 

Avant de devenir policière, j’étais une gamine. Grâce à ce métier, je suis devenue une «adulte enfant». C’était la meilleure école de vie qu’il me fallait, car cela m’a imposé un cadre stricte.

 

Revenons un peu à votre cuisine : comment s’est déroulé l’écriture de votre album «Hologramme»?

Je me suis enfermée chez moi, pendant plusieurs mois, pour composer mes titres. Même si j’ai écrit «Luis Mariano» (ndlr : cette chanson parle de la précarité), j’ai passé plusieurs nuits blanches sur mes textes et, le matin, je me rendais au poste de police. J’ai ensuite mixé mon album dans mon studio et j’ai eu la chance de pouvoir m’entourer de personnes talentueuses pour ce projet.

 

Est–ce que vous vous attendiez à un tel succès ?

 

Je crois que si j’avais été boulangère, mon album n’aurait pas connu le même retentissement. Le fait d’être flic a donc certainement joué un rôle. C’est bizarre, parce que nous sommes des gens comme tout le monde.

 

Dans votre clip «Des miettes sur le canapé», vous avez fait appel au journaliste Fred Valet et à la linguiste Stéphanie Pahud. Ils interprètent un couple qui se déchire. Pourquoi ce choix ?

 

La raison est assez simple, Fred est mon manager, il est à la fois bohème et un peu écorché. Quant à Stéphanie, c’est plutôt son propos féministe qui me touchait. Je les ai réunis dans mon clip, car ce sont deux personnes qui, à l’image, représentent un couple homogène.

 

Vous vous apprêtez, pour la première fois, à chanter à L’Echandole. Que cela représente- t-il à vos yeux ?

Pour être tout à fait honnête, c’est une petite victoire, car c’est une salle que j’apprécie énormément en tant que spectatrice, et je me réjouis de pouvoir y jouer, à mon tour.

Plus d’informations sur : www.facebook.com/phaneedepool.

Sage ou pas, c’est la jungle !

Concerts aux sonorités d’ici et d’ailleurs

 

Le duo belge Sages comme des Sauvages assurera la deuxième partie de soirée. Ses membres ont l’air de ce qu’ils ne sont pas, avec leur peau peinturlurée de rouge et leurs plumes. Ce sont des Belges qui chantent en créole, qui malaxent le français et l’anglais pour en extirper des sonorités de la jungle urbaine. Globetrotteur, ce duo franco-américano-greco-corso-bruxellois récolte des chansons et des instruments qu’ils mêlent à leurs propres compositions, de l’Ile de la Réunion à celle de Cythère. Pour ce concert, ils seront accompagnés par le percusionniste Osvaldo Hernandez et par la bassoniste Emilie Allenda.

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09 nov 2017

Il s’est bâti un avenir en Suisse

Hockey – 1re ligue – Arrivé il y a neuf ans aux novices du HC Fribourg-Gottéron depuis la Lettonie, Juris Zandovskis a tenté de faire sa place en Ligue nationale, sans y parvenir. Il s’est, par contre, totalement intégré, tombé sous le charme des montagnes.

Juris Zandovskis prend ses marques à Yverdon, où il est attendu comme un joueur dominant. ©Michel Duvoisin

Juris Zandovskis prend ses marques à Yverdon, où il est attendu comme un joueur dominant.

De Riga à Yverdon, Juris Zandovskis a suivi un parcours atypique. Arrivé en fin d’été au club de la Cité thermale, l’attaquant du HCY a débarqué en Suisse durant son adolescence, dans l’espoir de percer crosse à la main. A défaut d’être parvenu à s’installer dans l’élite du hockey sur glace, le Letton de 24 ans, 1m90 sous la toise, a tracé sa propre voie dans son pays d’adoption. Récit.

 

Son arrivée en Suisse

 

En 2008, et alors qu’il ne pipait pas un mot en français, Juris Zandovskis est arrivé à Fribourg- Gottéron dans la peau d’un timide jeune homme de 15 ans. «C’est mon père qui a fait le nécessaire, je crois après avoir discuté avec Oleg Sorokins (ndlr : le défenseur letton a fait un court passage chez les Dragons il y a dix ans), se souvient le néo-Yverdonnois. Je n’ai pas eu mon mot à dire. Chez nous, si papa dit, alors tu fais ; mais j’étais content.»

 

Débarqué en première année novices, l’ado a habité à côté de la patinoire de Saint-Léonard, avec quelques coéquipiers, choyé par une gouvernante, tout en suivant des cours intensifs de français. «L’intégration n’a pas été facile, notamment à cause de la langue», glisse celui qui a, après sa scolarité, pu suivre un apprentissage.

Ses parents, qui voulaient offrir un avenir radieux à leur fils, n’ont plus pu payer le loyer une fois que Juris Zandovskis a été déplacé dans une chambre plus coûteuse. «On m’a alors dit de me trouver un appartement, mais je n’étais qu’écolier… Je n’étais pas très performant en novices. Certainement que si j’avais été meilleur, les choses se seraient passées différemment. Au final, j’ai été hébergé par une famille fribourgeoise durant plusieurs années.» Ses péripéties ne l’ont pas découragé pour autant. «Je ne voyais de toute façon pas mon avenir en Lettonie. La Suisse m’a plu, les gens y sont plus joviaux que chez moi, la qualité de vie est incomparable, le hockey pratiqué me plaisait et les paysages sont magnifiques : dans mon pays d’origine, la montagne la plus haute est à 312 mètres !»

Autant d’arguments qui ont convaincu l’ailier de persévérer. C’est, d’ailleurs, à son entrée en juniors qu’il a totalement trouvé ses marques sur et hors glace.

 

L’écueil manqué

 

Ses performances en juniors élite ont amené Juris Zandovskis à s’entraîner régulièrement avec la première équipe de Gottéron, avec qui il a disputé deux matches amicaux et un en championnat de LNA, en 2012-2013. Une saison durant laquelle il a aussi joué trois rencontres en LNB avec le HC Sierre, inscrivant un but et deux assists au passage.

Au début de l’exercice suivant, alors que le club de Graben avait fait faillite, le jeune hockeyeur espérait obtenir sa chance en Ligue nationale et avait eu quelques contacts. «Sans agent, je pensais que Fribourg, avec qui j’étais sous contrat, se chargeait de me placer.» Dans les faits, rien n’a été conclu, et le HCFG a décidé d’envoyer son junior à Guin. «Et moi, j’étais trop fier pour appeler les équipes. Dans ma tête, si quelqu’un avait besoin de moi, il me contacterait. C’était une erreur. J’aurais dû m’investir plus, demander à faire des essais, pour avoir une chance de percer.»

Il a, du coup, décidé de rejoindre son ami Pierrick Beutler au HC Uni Neuchâtel (1L), alors entraîné par Gil Montandon, où Juris Zandovskis a passé les quatre dernières saisons. «Vers la fin de la deuxième année, j’ai encore eu des contacts avec un agent, pour rejoindre la LNB. Puis, on ne m’a plus donné de nouvelles. C’est là que j’ai tiré un trait sur une carrière professionnelle.»

 

Sa vie hors glace

 

S’il n’a pas pu rejoindre l’élite du hockey, le Fribourgeois a totalement réussi son intégration. Depuis trois ans, il est vendeur de meubles dans son canton. «Mon avenir, je le vois 100% en Suisse. En Suisse romande, même. Car cela prend du temps de s’intégrer et je n’ai pas envie de recommencer », déclare le polyglotte, qui a également appris l’allemand, essentiel dans sa région bilingue, en plus de déjà maîtriser le français, le letton, le russe et l’anglais.

 

Le skater hockey

 

Cette année, Juris Zandovskis s’est essayé au skater hockey, à Givisiez. Avec un succès certain, puisque le club est devenu vice-champion de Suisse. «Il m’a fallu m’adapter au patinage, qui est très différent sur des rollers. Pour le reste, ça s’est bien passé. Surtout, l’atmosphère, plus décontractée qu’au hockey sur glace, me plaît beaucoup.»

 

Le choix d’Yverdon

 

Juris Zandovskis a, une fois de plus, suivi Pierrick Beutler en rejoignant le HCY. Il a choisi de quitter Neuchâtel après l’ascension en MSL : «Je n’y serais pas arrivé avec le travail.» Les déboires extrasportifs du club ne l’ont pas, non plus, incité à poursuivre l’aventure. Il s’est alors engagé à Sierre, avant de renoncer pour des raisons personnelles. «J’ai pensé arrêter le hockey, jusqu’à ce que d’autres clubs me contactent, que j’en parle à Pierrick et qu’il me convainque de le rejoindre à Yverdon.»

Sa nouvelle équipe ne tourne pas encore comme elle le devrait, mais «la saison est longue» et l’attaquant se veut rassurant : «Il faut gagner un ou deux matches pour prendre confiance.» Et tout ira mieux, foi de Letton.

 

Le derby puis le skateathon

 

Ce sera la fête, samedi à la patinoire, avec le derby entre le HC Yverdon et le HC Vallée de Joux (17h45), suivi du skateathon du club yverdonnois.

Toutes les équipes du HCY, ainsi que l’école de hockey prendront part à l’événement, dès 20h15. Chaque participant accomplira un maximum de tours de glace, en dix minutes, afin de récolter des fonds grâce au parrainage. A cette occasion, la patinoire sera décorée sur le thème du cinéma hollywoodien : «Ciak ! On tourne».

Le Rugby-Club Yverdon, le club de skater hockey de Cheyres et des écoliers patineront aussi, lors de cette soirée qui se terminera par du patinage libre, en musique, dès 21h30, pour tous (entrée libre, sauf pour le match). Chacun trouvera de quoi se sustenter.

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08 nov 2017

La musique pop «Mize» en bouteille

Yverdon-les-Bains – Le groupe Mize vient de sortir six nouveaux titres. Mais au lieu de produire un album, les artistes ont créé une bière unique, avec la Brasserie des Bains, sur laquelle figure un code pour télécharger leurs morceaux.

Pour son nouvel EP, Mireille Délèze, alias Mize, s’est entourée de musiciens de la région, Simon Pellaux (à g.), de Pomy, et Antoine Scheuner (à dr.), de Sullens. ©Fabien Boissieux

Pour son nouvel EP, Mireille Délèze, alias Mize, s’est entourée de musiciens de la région, Simon Pellaux (à g.), de Pomy, et Antoine Scheuner (à dr.), de Sullens.

Et si l’originalité avait un petit goût fruité, et le succès la couleur fuchsia ? C’est du moins la vision de la chanteuse valaisanne Mireille Délèze et des deux musiciens de la région qui l’accompagnent, Simon Pellaux, de Pomy, et Antoine Scheuner, de Sullens. Car pour se démarquer des centaines de groupes et des centaines d’événements culturels qui existent, ces artistes ont décidé de promouvoir de façon insolite leur nouvel EP -acronyme de Extended Play, le nom d’un format musical plus long que le single, mais plus court que l’album.

Ils ont créé, en collaboration avec la Brasserie des Bains, une bière blanche unique en son genre : «Elle est à la fois fruitée et amère, un petit peu comme notre musique, lance Mireille Délèze. Nos paroles sont assez sarcastiques et la mélodie, plutôt pop et dynamique.»

«La bière devait bien sûr se distinguer des boissons industrielles grâce à des saveurs différentes, mais pas trop, parce que le but n’était pas de mettre en avant le contenu, mais plutôt le contenant, explique Loann Gaillard, fondateur de la brasserie yverdonnoise. L’idée était de remplacer une pochette de CD par une bouteille où l’on retrouve les titres des six chansons et un code pour les télécharger.»

 

La mort en rose

 

Loann Gaillard a concocté une recette de bière si savoureuse pour Mize, qu’il compte s’en inspirer pour améliorer celle de la Brasserie des Bains. ©Michel Duperrex

Loann Gaillard a concocté une recette de bière si savoureuse pour Mize, qu’il compte s’en inspirer pour améliorer celle de la Brasserie des Bains.

Il fallait donc également réfléchir à un design. Et, une fois encore, c’est un graphiste nord-vaudois qui est venu à la rescousse : Christophe Rochat. «Je travaille avec lui pour créer des sérigraphies pour mes bières (ndlr : il n’y a pas d’étiquette, les informations sont imprimées sur le verre) et cette démarche collait parfaitement avec le projet de Mize, car la bouteille devient vraiment un objet à part entière», poursuit le brasseur yverdonnois, tout en précisant que la chanteuse avait imposé deux critères : illustrer la mort et mettre du rose, à l’image du nom de la tournée du groupe «Ultra fuchsia tour». Le logo et le concept sont même devenus l’emblème du nouvel EP, baptisé «Mize en bière», bien sûr.

 

Démarche inédite

 

Aujourd’hui, la plupart des artistes ne vendent plus d’albums physiques, mais uniquement des versions numériques de leurs morceaux. «Comme nous avons sorti un EP, de toute façon nous n’aurions pas pu distribuer notre CD en magasin, alors le seul moyen de vendre notre musique, c’est via les téléchargements payants, explique Mireille Délèze. Mais proposer un code sur une carte, ce n’est pas très sexy et, surtout, on trouvait dommage qu’il n’y ait plus rien de matériel, alors on a cherché une alternative originale.»

Comme les trois artistes apprécient la bière et que Loann Gaillard se trouve être un ami d’enfance de Simon Pellaux, le projet s’est vite mis en place. «On s’est retrouvés un soir pour déguster quelques bières et le choix d’une blanche s’est imposé. Finalement, la seule discussion que nous avons eue concernait le degré d’amertume. Et c’est moi qui ai gagné ! », avoue la Valaisanne, qui préférait des notes moins prononcées.

Au total, la Brasserie des Bains a fabriqué près de 600 bouteilles, qui seront vendues exclusivement lors des concerts de Mize, au prix de 12 francs.

Retrouvez Mize en live, ce soir à 20h, au Hessel Espace Culturel, à Orbe, dans le cadre de l’émission Unplugged de Radio Nord vaudois.

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08 nov 2017

Y-Parc en passe de devenir une «Health Valley»

Yverdon-les-Bains – Le Parc technologique et scientifique Y-Parc s’apprête à accueillir Incyte, un géant américain de la biopharmaceutique. Cette société prévoit d’implanter une usine de production d’ici à 2020 et de créer près de septante emplois.

Le conseiller d’Etat Philippe Leuba, entouré par Michael Morrissey (vice-président, à g.) et Hervé Hoppenot (président, à dr.) de la société Incyte. ©Michel Duperrex

Le conseiller d’Etat Philippe Leuba, entouré par Michael Morrissey (vice-président, à g.) et Hervé Hoppenot (président, à dr.) de la société Incyte.

«Nous sommes heureux d’accueillir une entreprise comme Incyte sur notre site», a déclaré, hier, Juliana Pantet, directrice d’Y-Parc, à l’occasion de la présentation officielle de cette société américaine, spécialisée dans le développement et la commercialisation de nouveaux médicaments destinés aux patients atteints d’un cancer ou d’autres maladies. Selon elle, cette implantation représente «une opportunité pour créer des liens internationaux».

Basée à Wilmington, dans le Delaware, Incyte est en pleine expansion aux Etats-Unis, en Europe et au Japon. Deux équipes travaillent déjà en Suisse : l’une à Genève et l’autre à Lausanne, où le siège européen de l’entreprise est basé.

Dans la première phase du projet yverdonnois, la société américaine prévoit d’implanter trois bâtiments d’une hauteur de 19 mètres sur une surface de 20 000 m2 et d’employer une équipe de quelque septante personnes d’ici à 2020. En attendant que les trois édifices soient construits, les employés d’Incyte s’installeront temporairement dans le bâtiment E-Space. «Le coût financier d’une telle implantation est estimé à plus de 100 millions de francs, a indiqué Michael Morrissey, vice-président de la société américaine.

Pour Philippe Leuba, conseiller d’Etat en charge du Département de l’économie, de l’innovation et du sport, «cette entreprise prometteuse s’inscrit dans un écosystème à part entière dans le domaine des sciences de la vie, une sorte de Health Valley suisse. Nous avons besoin de nous diversifier et cela passe aussi par le travail de production».

 

Une situation stratégique

 

D’ici à 2020, trois bâtiments devraient voir le jour sur le site d’Y-Parc. Une surface de 40 000 m2 est déjà réservée en vue de son expansion. ©Michel Duperrex

D’ici à 2020, trois bâtiments devraient voir le jour sur le site d’Y-Parc. Une surface de 40 000 m2 est déjà réservée en vue de son expansion.

Selon le syndic yverdonnois Jean-Daniel Carrard, «le Parc scientifique est un atout pour la deuxième ville du canton et l’implantation d’Incyte permettra d’améliorer son dynamisme». Par ailleurs, le fait qu’Y-Parc soit situé à proximité des axes routiers et ferroviaires a certainement joué un rôle pour l’entreprise américaine.

«Le fait de pouvoir collaborer avec des centres de compétences comme le CHUV a conforté notre choix, a relevé Hervé Hoppenot, président d’Incyte, qui prévoit de produire, dans un premier temps, trois types de médicaments d’immunothérapie pour lutter contre le cancer. De plus, la région regorge de talents qualifiés.»

 

Des terrains déjà réservés

 

De plus, la disponibilité des terrains aux alentours a également joué en la faveur d’Y-Parc, puisque la société biopharmaceutique, ambitieuse, a déjà réservé une surface de plus de 40 000 m2 dans l’optique de se développer. A moyen terme, cela signifierait la création de 130 emplois, sur le site technologique et scientifique yverdonnois.

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08 nov 2017

La Concisoise devenue égérie du Marathon de New York

Course à pied – Participante il y a une année, la néophyte Sabine Zucca s’est retrouvée sur l’affiche, placardée dans toute la ville, de l’édition 2017 de l’événement. Enorme !

Le geste de Sabine Zucca qui a touché les organisateurs. ©DR

Le geste de Sabine Zucca qui a touché les organisateurs.

Tout est parti d’un défi. Celui que Sabine Zucca a décidé de relever pour ses 40 ans. Il y a une année, la Concisoise a participé au Marathon de New York, terminant l’épreuve en 5h05, elle qui n’avait jamais fait de sport auparavant. «En arrivant au bout, j’ai été assez expressive, se souvient-elle. C’était un moment magique. Avec 2,5 millions de spectateurs tout au long du parcours, on se sent littéralement porté par la foule, on a l’impression d’être champion du monde !»

Ces émotions, la coureuse les a vécues si fort que les images prises lors de son arrivée, les organisateurs de l’événement ont décidé de les utiliser pour l’édition 2017, qui s’est déroulée dimanche dernier. D’un coup, Sabine Zucca est devenue l’égérie du Marathon de New York, placardée au quatre coins de la ville, de Brooklyn à Central Park, des bornes des vélos en libre service jusqu’aux vidéos diffusées sur les buildings de la ville, en passant par les affiches géantes dans le mall où sont réceptionnés les dossards, le catalogue officiel, le métro et les bus.

Sur les bornes des «city bikes», dans la rue, sur les écrans géants, devant la police : Sabine Zucca était vraiment partout !

Sur les bornes des «city bikes», dans la rue, sur les écrans géants, devant la police : Sabine Zucca était vraiment partout !

«Les organisateurs m’ont envoyé un mail, il y a quelques semaines, pour m’avertir de leur idée. A vrai dire, comme je reçois passablement de courriels pour des courses ci et là, sur le moment, je ne l’ai même pas lu», raconte celle qui a découvert la nouvelle seulement mercredi dernier, quand une amie qui s’était rendue à New York quelques jours plus tôt, lui a fait la surprise. Depuis, plein de connaissances -et notamment des Yverdonnois qui ont couru dimanche passé- lui ont envoyé des photos d’elle, à toutes les sauces.

Sabine Zucca a, pour sa part, suivi la course de dimanche passé en direct sur Eurosport, n’en manquant pas une miette. Elle s’est reconnue un peu partout le long des 42,195 km du tracé, «habillée aux couleurs de la Suisse», et notamment à l’arrivée, quand le vainqueur a franchi la ligne. De quoi faire remonter tout un tas de souvenirs, donner des frissons à celle qui a couru son premier marathon outre-Atlantique. «J’ai retrouvé le mail reçu. Les organisateurs, qui ont sélectionné ma photo car ils l’ont trouvée très parlante, m’offrent le dossard pour l’année prochaine. Je voulais de toute façon refaire un marathon. Ce sera donc New York», lance-t-elle, après une année de répit.

 

«It will move you»

 

Sur l’image placardée, Sabine Zucca serre le poing, au bord des larmes, prise par l’émotion. Dans la vidéo diffusée, elle lève les bras au ciel, aux anges. Des moments forts qui ont inspiré les organisateurs : le slogan «It will move you» (cela va vous chambouler) accompagne les affiches, vues par des millions de New-Yorkais, témoins du challenge qu’a relevé une femme, parmi 50 000 participants venus du monde entier, qui est allée au bout d’elle-même.

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07 nov 2017

La technologie sans fil sur la corde raide

Yverdon-les-Bains – Avant-même d’avoir lancé son premier prototype, la start-up Sootech, spécialisée dans les objets connectés, est en train de se restructurer.

Daniel Rossier a inventé la technologie Soo en 2014 qui permet de connecter des objets du quotidien entre eux via des applications. ©Michel Duperrex

Daniel Rossier a inventé la technologie Soo en 2014 qui permet de connecter des objets du quotidien entre eux via des applications.

Sootech est la petite dernière de l’incubateur Y-Start, à Yverdon-les-Bains. Arrivée en janvier dernier, la start-up semblait tout avoir pour réussir : une idée innovante, basée sur l’Internet des objets, une technologie en plein essor, et des pointures scientifiques issues de la Haute Ecole d’ingénierie et de gestion du canton de Vaud (HEIGVD). Car elle a été fondée par Raphaël Buache, ingénieur en informatique embarquée, et Daniel Rossier, professeur de systèmes d’exploitation et d’informatique embarquée.

Pourtant, onze mois après avoir rejoint l’accélérateur Y-Start, l’heure est déjà à la restructuration : l’un des employés va quitter le navire et la sortie du premier prototype est repoussée. Il s’agissait d’un système de connexion sans fil entre instruments et accessoires de musique.   Nous butons sur un problème technologique, confie Daniel Rossier. Nous arrivons à transmettre les informations correctement, mais nous estimons que la qualité du son n’est pas assez bonne pour que le produit soit commercialisé tel quel.»

 

Jeune pousse prometteuse

 

Si le premier produit de Sootech paraît plus difficile à concrétiser que prévu, il n’en reste pas moins que le concept que les ingénieurs ont imaginé est unique en son genre. «Comme toute technologie de l’Internet des objets, le principe de Soo (ndlr : acronyme de Smart Object Oriented) est d’interconnecter des objets. Mais la différence, c’est que nous, nous avons inventé un nouveau mode de communication qui s’affranchit d’Internet. Nous n’avons plus besoin de serveurs centralisés pour transmettre des informations, mais uniquement de Wi-Fi, explique Daniel Rossier. Par ailleurs, nous ne transférons pas des données, mais des applications entières. Et, contrairement à ce que l’on pourrait croire, le temps de transfert est tout à fait raisonnable.»

La seule contrainte de Soo, c’est que les objets doivent être proches pour permettre une liaison directe. Par contre, les avantages sont nombreux, puisque cette technologie est «plus robuste» et, surtout, qu’elle permet d’éviter de sauver toutes nos données dans le cloud. «Notre technologie offre un système de mises à jour et d’ajouts de fonctionnalités très transparent pour l’utilisateur», précisait récemment Raphaël Buache.

 

Une nouvelle orientation

 

Une réunion est prévue cette semaine entre les membres de la startup, afin de redéfinir sa ligne. «Je ne peux encore rien communiquer, mais nous allons peut-être nous diriger dans le secteur des hôpitaux ou de la domotique», lâche prudemment Daniel Rossier.

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07 nov 2017

Opérettes pour une passionnée de théâtre

Yverdon-les-Bains – La metteuse en scène Catherine Pauchard se livre à quelques jours de la première de «Un Caniche à Paris». Rencontre.

Dans «Un Caniche à Paris», Catherine Pauchard embarquera son public dans deux opérettes du XIXe siècle. ©Duperrex-a

Dans «Un Caniche à Paris», Catherine Pauchard embarquera son public dans deux opérettes du XIXe siècle.

Emmitouflée da ns son écharpe, Catherine Pauchard patiente silencieusement dans l’arrière-salle d’un café yverdonnois. Il faut dire que ce calme apparent contraste avec la semaine chargée qui l’attend, puisque cette amoureuse du théâtre s’apprête à présenter «Un Caniche à Paris» joué par la compagnie yverdonnoise L’Opéra par-ci par-là, ce week-end, à la Fondation Saint- George, à Yverdon-les-Bains. «Nous répétons intensément depuis une quinzaine de jours», révèle la sexagénaire, qui a fondé cette compagnie en 2014, dans le but de promouvoir l’art lyrique dans la région.

Figure emblématique du théâtre yverdonnois, rien ne prédestinait pourtant cette Neuchâteloise d’origine à poser ses valises dans le Nord vaudois. En effet, après des études d’art dramatique au Tessin, Catherine Pauchard joue dans diverses productions genevoises pour tenter de gagner «plus ou moins en visibilité». Mais les temps sont rudes, au début des années 1980. «On était peu, voire pas du tout payés», se souvient-elle.

 

Des cours pour les enfants

 

Mais une rencontre va littéralement changer sa vie, celle avec le metteur en scène tchèque Zdenek Pospisil. «C’est lui qui m’a appris l’art de la mise en scène», affirme Catherine Pauchard. En 1988, elle quitte la Cité de Calvin pour suivre son ex-mari à Yverdon-les-Bains, puisque ce dernier décide, à cette époque, d’ouvrir sa propre entreprise dans le Nord vaudois.

«Ici, je me suis rapidement rendue compte qu’il n’y avait pas de cours destinés aux jeunes», remarque la Nord-vaudoise d’adoption. C’est pourquoi, après la naissance de son premier enfant, elle décide, en 1990, d’ouvrir La Cour du Théâtre, afin de proposer des ateliers théâtraux aux têtes blondes, dès l’âge de 7 ans. Au fil des années, l’offre a évolué et propose des cours d’improvisation pour les adolescents et les adultes. En parallèle à son école de théâtre, Catherine Pauchard a enseigné cet art à l’Etablissement scolaire de Félice pendant plusieurs années.

 

Création d’une troupe lyrique

 

A la suite du succès de «Bastien, Bastienne», une opérette de Mozart, la comédienne et metteuse en scène fonde, en 2013, avec plusieurs passionnés de l’art lyrique, la compagnie L’Opéra par-ci par là. «J’ai toujours été très sensible à l’opéra, glisse Catherine Pauchard. Mon but : proposer de l’art lyrique dans des endroits reculés, où on n’a pas forcément la possibilité d’y assister.»

C’est à la salle de théâtre de l’Hôtel de Ville de Baulmes qu’elle met en scène sa première pièce chantée, «Bonsoir, Monsieur Pantalon», d’Albert Grisar, il y a trois ans déjà. «La mise en scène de cette pièce était relativement lourde, se rappelle Catherine Pauchard. Après cette pièce, je me suis dit : plus jamais ! Les acteurs devaient assurer la mise en place des décors, c’était assez pénible.»

Pour «Un Caniche à Paris», Catherine Pauchard a donc choisi de faire simple. Exit les décors compliqués, les spectateurs pourront, par une mise en scène sobre, observer ce qui se passe derrière les coulisses. Un véritable trompel’oeil tout à fait surprenant pour le public qui plongera dans l’univers du travestissement. Déroutant et comique !

Découvrez l’interview de Catherine Pauchard et d’Antoine Schneider sur notre site : www.laregion.ch/region-tv/. Ou directement ci-dessous:

 

Deux savoureuses opérettes lyriques au poil

 

Avec sa nouvelle production «Un Caniche à Paris», L’Opéra par-ci par-là proposera, ce week-end, de redécouvrir le répertoire lyrique de la seconde moitié du XIXe siècle grâce à deux opérettes : «La Bonne de ma tante», de Frédéric Barbier, et «Le Docteur Purgandi», de Victor Robillard. Ces oeuvres ont un point commun : elles mettent en scène un caniche. «Les feuillets musicaux de ces pièces sont malheureusement passés aux oubliettes, confie le chanteur Raphaël Bortolotti. En amont, nous avons donc élaboré un véritable travail de recherche et recomposé la partition musicale des deux œuvres lyriques.»

Dans la pièce ancillaire «La Bonne de ma tante», un neveu accueille, dans un salon bourgeois, la nouvelle servante picarde de sa tante. Prêt à tout pour séduire cette soubrette, il n’hésitera par à recourir au travestissement…

La deuxième opérette s’inscrit dans la droite lignée de la Commedia dell’arte. Le docteur Purgandi veut marier sa nièce Cigaretta à un prince «bête et bossu », mais celle-ci ne l’entend pas de cette oreille, car elle est amoureuse de Friscatello, coiffeur, dentiste et pédicure…

«Un Caniche à Paris» aura lieu, ce samedi, à 20h, et ce dimanche, à 17h, à la Fondation Saint-George, à Yverdon-les-Bains. Plus d’informations sur : www.opera-parciparla.ch.

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