Les News du Nord Vaudois

En collaboration avec le journal La Région.

28 fév 2018

La Ville «cultyv» pour récolter des idées

La Commune a lancé, hier, un projet participatif pour renouveler sa politique culturelle. Elle cherche des idées pour améliorer l’offre de la capitale du Nord vaudois et de la région.

«Il faut de l’audace pour que germe la créativité», affirme la municipale Carmen Tanner, chargée de la culture à Yverdon-les-Bains. Et c’est d’ailleurs avec un brin d’audace qu’elle compte développer l’offre culturelle dans la région. Mais pour récolter des idées originales, elle a décidé de voir plus loin que les bureaux de son service et d’inviter la population à participer au renouvellement de la politique culturelle.

Ce processus participatif baptisé «cultyv» a été lancé hier et il se décline en quatre actions. Deux demi-journées de discussions sont prévues le 12 mars et le 28 avril, à l’Aula Magna. Une dizaine de boîtes à idées ont été installées dans diverses institutions de la ville, alors que 17 affiches, reprenant le design des vagues de la Commune, seront placardées dans les rues pour que le public puisse dessiner ou inscrire ses envies en matière de culture. Finalement, un site Internet (www.ylb.ch/cultyv) permettra à tout un chacun de poster des commentaires et des photos pour améliorer l’offre yverdonnoise.

«C’est bien de faire un point pour voir les forces et les faiblesses de notre politique culturelle, mise en place il y a cinq ans, explique Carmen Tanner. Et cela nous permet aussi de voir comment appréhender le futur non seulement en fonction des besoins du tissu associatif et culturel de la région, mais aussi selon les attentes de la population. Ouvrir un dialogue permet de stimuler la créativité et peut-être qu’il y a des procédures à améliorer.» La Ville se donne jusqu’à fin avril pour récolter les idées du public.

Vie nocturne et cinéma

Un tel processus consultatif avait déjà porté ses fruits en 2012, lors de la création du Service de la culture. «Nous avions constaté deux choses. Il manquait des offres pour le jeune public, d’où la création du Et patati Festival notamment. Et surtout la Ville était esseulée par rapport au reste du canton», relève Raphaël Kummer, chef de service, tout en précisant que les subventions culturelles de la Ville ont augmenté de 20% en six ans. «Nous avons donc cherché à professionnaliser les institutions, ce qui nous a permis de nous connecter au reste du monde et de développer des partenariats culturels et financiers, ainsi que de la visibilité.»

Si la Commune souhaite poursuivre cet élan de professionnalisation de ses structures, elle a déjà identifié quatre axes d’amélioration: le cinéma, la danse, la vie nocturne et le manque de locaux pour les acteurs culturels. Ces réflexions ont d’ailleurs été intégrées aux deux projets très attendus à Yverdon-les-Bains, soit le multiplexe, prévu au plutôt en 2023 sur le parking de l’Ancien-Stand, et le futur complexe Sports 5 dédié à l’hôtellerie, à la culture et au sport qui, lui, devrait être achevé en 2020. «La Municipalité ne s’est pas encore positionnée sur la composition précise de ce complexe, mais c’est le travail du Service de la culture d’inoculer ces axes aux acteurs économiques qui lancent ces projets», conclut Raphaël Kummer.

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28 fév 2018

Le Conseil siègera à l’Aula Magna

Pour la première fois, hors assermentation, le Conseil communal siégera au Château. Avec du matériel prêté par la Ville de Morges.

La salle des débats de l’Hôtel de Ville d’Yverdon-les-Bains ne répond pas aux normes de sécurité en matière d’incendie et l’organe délibérant a refusé en décembre dernier le préavis municipal pour son réaménagement, qui prévoyait une dépense de quelque 900 000 francs (lire encadré).

Après ce refus, il fallait d’une matière ou d’une autre sortir de l’impasse. La réaction a été rapide. Le bureau du Conseil, emmené par le président Pascal Gafner, a décidé de tenter un essai ce jeudi 1er mars à l’Aula Magna. Le public est bien entendu invité à y assister.

«L’Aula Magna répond à toutes les exigences. Il y a suffisamment de places pour tout le monde et elle peut être préparée à moindres frais pour les dix ou onze séances annuelles du Conseil», relève le président Pascal Gafner.

Tables empruntées

Et pour que cet essai se déroule dans des conditions idéales, l’organe délibérant yverdonnois a emprunté les tables qu’utilise le Conseil communal de Morges. Ces éléments de cinquante centimètres de largeur ont fait leurs preuves sur les bords du Léman. L’acquisition de ce type de mobilier est peu onéreuse et les tables peuvent être stockées dans le local attenant au foyer.

Le podium existant déjà, la disposition adoptée pourrait ressembler à celle du Grand Conseil avec les membres du bureau sur la partie haute et ceux de l’Exécutif au pied.

«A l’évidence, une telle solution présente de nombreux avantages», plaide le président du Conseil.

Trop “cougnés”

Si la commission et le Conseil ont considéré que la Municipalité avait répondu à la motion de Yann Mamin, c’est avec une belle unanimité que la première nommée a proposé le rejet du préavis visant le réaménagement  de la salle des débats pour 900 000 francs. Elle a été suivie. En effet, la proposition d’aménagement en hémicycle ne réglait pas le problème de fond: plus de 100 personnes sur 130 m2, c’est trop serré!

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28 fév 2018

«Chacun devra s’impliquer davantage»

Grâce à sa saison de rêve, la «une» féminine de l’UC Yverdon sera la première équipe romande à découvrir la ligue nationale. Un joli challenge que Fabrice De Gasperis, président du club, et son comité doivent déjà commencer à préparer.

Dans une ambiance des grands soirs aux Isles, la première équipe féminine de l’UC Yverdon a obtenu son ticket pour la Ligue nationale B, samedi dernier. Un exploit qu’aucune formation romande n’avait réussi auparavant. Le club nord-vaudois va donc devoir s’improviser locomotive d’une région qui cherche à se faire sa place au sein du deuxième sport collectif national, outrageusement dominé par les Alémaniques. Un défi que Fabrice De Gasperis, président de l’UCY, envisage avec enthousiasme.

Président, la fête a-t-elle été belle samedi soir?

C’est certain. Mais disons que j’ai plutôt participé aux rangements du lendemain (rires).

Ce dernier succès (6-0 face à Zulgtal), a été obtenu avec la manière et dans une magnifique ambiance, non?

On y réfléchissait. Je crois que la dernière fois qu’autant de monde s’est déplacé pour de l’unihockey dans la région, c’était à l’occasion d’un match de l’équipe nationale, il y a quatre ou cinq ans. Et observer tout cet engouement, cette joie et ces sourires, c’est le plus beau gage de réussite pour un comité.

Allez-vous vous accorder quelques jours de repos avant de songer à la suite?

Ce n’est pas au programme, au contraire. Le staff doit se rencontrer cette semaine pour discuter de la façon dont il entend procéder pour la suite.

Ce qui signifie que Nicolas Richard sera toujours l’entraîneur de la «une» la saison prochaine?

Evidemment. Cela fait presque dix ans qu’il s’implique auprès des filles. D’abord avec les M21, puis ensuite avec les actives. Il a mille fois mérité sa place en Ligue nationale. Ses deux assistants, qui portent plusieurs casquettes, continueront également à l’épauler.

Et au niveau des joueuses?

Cela dépendra des discussions futures. Il faudra évidemment sonder la motivation de chacune. Mais, a priori, le groupe devrait être assez similaire.

Il faudra bien procéder à quelques changements, non?

Ce qui sera capital, c’est l’implication personnelle des filles. On aimerait d’abord passer de deux à trois entraînements hebdomadaires. Le minimum vital à ce niveau. Comme on ne pourra pas franchement faire plus à cause de la disponibilité des salles, il faudra que les joueuses se prennent en main elles-mêmes.

Les déplacements seront également plus longs…

Ça fait partie du même processus. Chacune devra être capable de s’organiser en fonction du lieu, de la date et de l’heure où nous jouerons. Si on doit aller au Tessin un dimanche à 17h, il faudra pouvoir assumer.

Vous allez vous retrouver isolés en tant que seule équipe romande. Cela vous fait-il peur?

C’est tout sauf de la peur que j’ai envie de communiquer au groupe. On va vivre des moments compliqués, c’est une certitude. Des séries de défaites, on va en rencontrer. Il faudra savoir prendre tout ce qu’on nous donne, le moindre point, et même le moindre but.

La LNB, c’est fort?

Disons qu’il y a les formations de haut de tableau, contre lesquelles on ne devra pas trop en attendre, et celles du bas, face auxquelles on aura un peu moins le droit à l’erreur. Le seul et unique objectif sera de terminer l’exercice avec un point de plus qu’au moins un adversaire.

L’idée, c’est donc de se stabiliser la première année, puis de petit à petit s’affirmer à ce niveau?

C’est exactement ça. Plusieurs membres du club possèdent de bonnes connaissances de la ligue nationale. Certains sont également actifs dans la filière naissante sport-études de Vaud Unihockey. La discipline se trouve en pleine essor en Romandie. Le travail effectué va toujours un peu plus porter ses fruits. Il faudra savoir s’en servir pour se renforcer. Et surtout ne pas se tirer dans les pattes entre nous, comme on sait parfois si bien le faire ici.

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27 fév 2018

Les sans-abri premières victimes du froid

Les personnes sans domicile fixe sont particulièrement touchées par les températures glaciales qui sévissent actuellement. Activé hier soir, le plan «grand froid» a permis d’ajouter des places d’hébergement à La Lucarne. Si cette situation perdure et si les demandes continuent à affluer, les abris PC de la commune pourront être ouverts dès ce jeudi.

«Je ne suis pas une personne si frileuse que ça mais là, il faudrait faire quelque chose en plus.» Stéphanie, 31 ans, avait réussi à se débarasser de sa bronchite. Avec la vague de froid qui frappe la Suisse depuis la fin de la semaine dernière, elle est retombée malade. Comme elle, plusieurs sans-abri estiment que la Commune d’Yverdon-les-Bains n’a pas assez de structures adaptées pour les personnes en situation de précarité, d’autant plus avec la météo actuelle.

Vu l’urgence de la situation, les autorités communales, le service Jeunesse et Cohésion sociale (JECOS) et Police Nord Vaudois se sont pourtant coordonnés et ont déclenché le plan «grand froid» hier soir (lire encadré), en ajoutant des places au sein du Centre d’hébergement d’urgence La Lucarne.

«A partir de -5 degrés, il y a un risque vital pour les personnes qui dorment dehors. Vendredi dernier, le plan a été validé et il a été décidé d’activer des mesures spéciales dès lundi soir (ndlr: hier), annonce Cyril Maillefer, responsable de La Lucarne. Cette procédure était prête depuis plusieurs années mais elle n’avait pas encore dû être activée.»

«Enfin!», s’exclame Pierre-Yves Bassin, directeur du centre d’accueil Zone Bleue, destiné à orienter et à faire de la prévention pour toute personne concernée par la toxicodépendance, à propos de l’activation du plan «grand froid» et surtout de la possibilité donnée par les autorités d’ouvrir les abris PC. «J’ai l’impression que la Ville a peur de créer un appel d’air et que les personnes qui se trouvent dans des situations difficiles dans la région viennent toutes à Yverdon-les-Bains», lâche celui dont le centre accueille de nombreux sans-abri pendant la journée, en raison du manque de structures adaptées (lire encadré). «La Commune offre le service minimum.»

«Pierre-Yves Bassin travaille en étroite collaboration avec le JECOS. Il peut à tout moment faire des propositions qui seront transmises à la Municipalité», répond Jean-Daniel Carrard, syndic de la Commune.

Selon Cyril Maillefer, il y a des lacunes à combler: «Le problème de la précarité existe bel et bien dans le Nord vaudois.» Depuis la fin du mois de décembre, La Lucarne est en surcharge constante.

 

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27 fév 2018

Plongée au cœur du circuit élite

Vice-champion d’Europe M23 en titre, Sylvain Fridelance va essentiellement s’aligner au plus haut niveau cette saison. La prochaine étape vers les Jeux.

Promu du cadre élite C au B de Swiss Triathlon, Sylvain Fridelance, vice-champion d’Europe M23 en titre, entame une saison de confirmations: celle de sa progression, celle de son appartenance au gotha mondial et, enfin, celle de son statut de candidat sérieux aux Jeux olympiques de Tokyo 2020, dont la période de qualification commencera ce printemps. A 22 ans, le triathlète de Saint-Barthélemy est en forme, en témoigne son probant 12e rang obtenu le 11 février dernier en Coupe du monde au Cap.

Très tôt dans la saison, le fer de lance du Tryverdon a ainsi pu mesurer les progrès réalisés en natation et à vélo, des disciplines dans lesquelles il a rivalisé avec les meilleurs en Afrique du Sud, avant de céder du terrain en course à pied. Un constat sans surprise pour celui qui a souffert d’un genou – une inflammation qui n’a nécessité aucune opération – en décembre dernier. «La compétition m’a permis de confirmer ce qu’on avait pu voir à l’entraînement, souligne le sportif du Gros-de-Vaud. Je n’ai pu reprendre la course à pied qu’en début d’année. J’ai payé mon retard de fond.» Un déficit qu’il s’est attelé à combler ces deux dernières semaines, notamment en se rendant en stage au chaud, au Portugal, avec son club de natation (Renens). Le séjour lui a servi à peaufiner sa préparation dans l’eau et, bien sûr, également dans les autres spécialités du triathlon, alors qu’il prépare une saison où il va s’aligner presque exclusivement au plus haut niveau: «Prendre part à quelques épreuves M23 l’an dernier constituait une étape importante à mes yeux. Celle-ci franchie, je vais désormais me concentrer essentiellement sur l’élite, même s’il n’est pas exclu que je participe encore à l’une ou l’autre compétition espoirs.»

Sylvain Fridelance s’est classé 12e au Cap, en ouverture de saison. ©

Sylvain Fridelance s’est classé 12e au Cap, en ouverture de saison. © Viviane Logbooklet

Actuellement placé au 95e rang du classement édité par l’Union internationale de triathlon (ITU), le Vaudois est désormais quasi assuré d’avoir sa place au départ des manches des World Series, circuit plus relevé que la Coupe du monde. Ainsi, Sylvain Fridelance ne devrait pas trop avoir besoin d’aller récolter des points dans les compétitions moins cotées pour grimper dans les tabelles. Dès lors, la prochaine étape de son développement consiste à tenter de professionnaliser son environnement encore un peu plus, notamment par la recherche de sponsors. En ce sens, il a intégré, sous le houlette de son entraîneur Joël Maillefer, un team de huit athlètes nouvellement créé. «Une telle structure me permet d’être moins dépendant de l’équipe de Suisse pour disposer des meilleures conditions d’entraînement possibles», souligne le leader naturel de Tribu Performance, équipe au sein de laquelle il est toujours accompagné par son grand frère Valentin, duathlète national.

Les choses sérieuses vont reprendre vendredi pour le cadet de la fratrie de Saint-Bar’. Il s’envole aujourd’hui pour Abu Dhabi, lieu de la première course des World Series. Encore une épreuve qui a lieu tôt dans l’année et qui doit lui permettre d’engranger des points. Une fois la manche des Emirats arabes unis passée, Sylvain Fridelance préparera les prochaines échéances qui, elles, compteront dans le classement particulier pour les Jeux. La première compétition à entrer dans l’équation sera celle des World Series de Yokohama, au Japon, programmée en mai. «Il n’est pas exclu que je fasse une ou deux courses entre-temps, précise néanmoins le triathlète du club yverdonnois. Notamment une Coupe d’Europe à Majorque, où je vais me rendre pour m’entraîner quelques jours.»

Prêt à prendre le relais

Les critères précis pour pouvoir se rendre à Tokyo dans deux ans ne sont pas encore connus. Mais Sylvain Fridelance a déjà identifié des «passages importants», dont quatre épreuves de relais mixte – nouvelle discipline qui sera intégrée aux JO 2020 – dans lesquelles il compte se mettre en lumière, dans le but de montrer qu’il désire sa place dans la spécialité également. «J’espère faire preuve de constance, afin de construire une base solide sur laquelle m’appuyer, puis poursuivre ma progression l’an prochain, argue le triathlète. Le but final sera de faire partie des deux meilleurs Suisses au moment des sélections. Et à ce jeu-là, les deux Vaudois (ndlr: Adrien Briffod, seul membre masculin du cadre A national, et lui), on a notre carte à jouer.» La première sera à abattre après-demain sous le soleil d’Abu Dhabi.

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27 fév 2018

Le froid a gelé les comptes des forains

Les organisateurs du Carnaval urbigène ont décidé de déplacer les activités du dimanche matin au Puisoir, afin d’attirer et de réchauffer le public. Un changement qui n’a pas plu aux propriétaires des stands installés au centre-ville.

Alors que la cantine du Puisoir vibrait dimanche matin au rythme des coups de tambours des cinq guggenmusiks invitées à célébrer la 35e édition du Carnaval d’Orbe (lire La Région Nord vaudois d’hier), au centre-ville, c’était le calme plat. Une fois que les cloches avaient fini de sonner l’heure du culte dominical, seuls le bruit des papiers virevoltant dans la Grand-Rue et le crépitement des plats asiatiques en train de mijoter animaient  la place du Marché. Sur les huit forains installés au cœur du bourg, seuls quatre étaient ouverts. Parmi ceux-ci se trouvait Jo, de Corcelles (NE), qui a profité de ce calme pour piquer un petit somme dans sa roulotte, derrière ses caramels mous et ses amandes grillées. «Je crois que je vais arrêter de courir les carnavals parce que ce n’est pas rentable, témoignait-il. C’est dommage parce qu’ici, il y avait tous les éléments pour que cela fonctionne, mais la mayonnaise n’a pas pris.» Un membre de l’équipe de foot locale, qui tenait une buvette pour les organisateurs de la manifestation, renchérissait: «C’est un petit peu embêtant de se lever un dimanche matin et de rester au froid pour tenir un stand où les seules personnes qui viennent vous voir, le font pour vous demander où se passe la fête.»

L’envers du décor

Pourtant, la matinée n’aurait pas dû se dérouler ainsi: «On a vraiment essayé de maintenir les animations au centre-ville, mais déjà samedi soir, il n’y avait pas de public à cause du froid et donc on a dû annuler les concerts des guggenmusiks. Ce qui ne s’était encore jamais fait, explique Stephan Weber, membre du comité du Carnaval d’Orbe. C’est la troisième fois en treize ans qu’on a dû descendre les animations au Puisoir.»

Mais la météo n’était pas le seul élément qui a attisé la colère des forains. «C’est sûr que je ne reviendrai pas l’année prochaine, a grogné la gérante du stand de bonbons Picus, qui loue depuis quatre ans un emplacement lors de la manifestation urbigène. Surtout que cette année, les organisateurs ont presque doublé le prix de la place.» Cette marchande de Plan-les-Ouates (GE) a payé près de mille francs pour installer son stand de neuf mètres et brancher sa friteuse à churros. «Nous avons augmenté nos tarifs car on nous a fait remarquer qu’on était en-dessous des prix par rapport aux autres carnavals», confie Stephan Weber, tout en précisant que les loyers dépendent de la taille du stand et de sa consommation en électricité. Variant entre 300 et 1000 francs, les prix proposés à Orbe ne semblent pas exagérés pour le comité des Brandons de Grandsons, qui auront lieu ce week-end.  «Je comprends que les forains ne soient pas contents, mais on ne peut pas les dédommager à cause du temps. C’est un risque qu’ils ont accepté de prendre», conclut Stephan Weber.

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26 fév 2018

La Vallée garde le cap sur ses JOJ

Malgré l’inquiétude du député nord-vaudois José Durussel, les feux restent au vert pour la tenue des jeux olympiques de la jeunesse, selon les porteurs du projet.

«On est à 22 mois de ces Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ), il y a plus de 30 mois que le CIO les a attribués et les sites ne sont pas encore déterminés.» José Durussel est inquiet. Féru de sport, le député UDC de Rovray redoute que le canton de Vaud ne voie lui échapper plusieurs compétitions sportives: «Je crains que trop de sites soient délocalisés.» Entre le refus de Morges de rénover sa patinoire pour accueillir le curling et les difficultés rencontrées aux Diablerets, les écueils sont nombreux. Plus près d’ici, c’est la tenue des épreuves de ski de fond prévues à la vallée de Joux qui préoccupe l’élu, qui déposera une interpellation devant le Grand Conseil demain.

Portés par l’élan des JOJ Lausanne 2020, les Combiers ont en effet voulu mettre les petits plats dans les grands. Et ils avaient prévu de profiter des aménagements nécessaires afin d’accueillir les Jeux pour construire un centre nordique sur le site des Grandes-Roches et des tremplins de saut à skis. Mais le plan partiel d’affectation (PPA) a essuyé des remarques après consultation auprès du Canton. C’est donc une version revue et corrigée de ce PPA, et amputée de ses tremplins, qui sera prochainement soumise à l’enquête publique (lire ci-dessous).

Autorisation temporaire

Pas de quoi rassurer totalement José Durussel: «Il suffit qu’il y ait une opposition à ce PPA et que ce soit repoussé de plusieurs mois. Ce serait dommage que le Nord vaudois n’ait pas de compétition.» Une inquiétude que ne partagent pas les porteurs du projet. Certes, le risque existe que cette version corrigée du PPA se heurte à de nouvelles réticences. Pour assurer la tenue des épreuves à la vallée de Joux, une demande d’autorisation temporaire sera donc déposée en parallèle pour les compétitions de ski de fond. «Vu que c’est du temporaire, on sait déjà que c’est faisable», souligne Ian Logan, directeur de Lausanne 2020. Une confiance que partage Bertrand Meylan, municipal au Chenit. Selon lui, aucune ombre ne plane sur la tenue des épreuves.

Calendrier serré

Mais qu’on ne s’y trompe pas: les Combiers tiennent à leur centre nordique. «Notre idée, c’est de profiter de l’élan de ces JOJ pour mettre en place des infrastructures pérennes, ce qui est lié à l’acceptation du PPA», insiste Bertrand Meylan. C’est d’ailleurs pour cette raison que les autorités ont décidé de repenser rapidement leur PPA et de mettre une croix sur les tremplins du saut, principal point d’achoppement de la première version. «Il aurait fallu prouver qu’ils avaient un intérêt national car on est sur un site classé à l’inventaire fédéral de protection du paysage, et donc faire davantage de recherches.» Et vu le calendrier serré en vue des JOJ, il n’aurait pas été possible de soumettre le projet à l’enquête dans les temps.

 

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26 fév 2018

Une promotion pour l’histoire

L’UC Yverdon est devenue la première formation romande à atteindre la Ligue nationale B féminine au terme d’un récital, samedi dernier face à Zulgtal (6-0), dans une salle des Isles en ébullition.

Quatre petites années après sa promotion en 1re ligue, l’UC Yverdon, dont les objectifs
du début de saison étaient – tout au plus – d’obtenir une place en première partie de tableau, se voit propulsée en LNB! A la suite d’une saison étincelante, tant individuellement que collectivement, l’équipe a écrit, samedi dernier devant plus de 300 spectateurs, la plus belle page de son histoire en mystifiant Zulgtal Eagles (6-0). L’aboutissement d’un travail conséquent et d’une implication totale, pour une formation promue avec les honneurs.

«C’est incroyable de terminer ainsi. Il y avait tellement de bruit que l’on avait de la peine à communiquer sur le terrain, en rigolait l’omniprésente Sophie Gnaegi, au terme des débats. Cette promotion est le fruit d’un championnat remarquable lors duquel nous avons connu une progression constante. Les filles se sont responsabilisées et, tant en attaque qu’en défense, nous avons pu compter sur trois lignes très bien rodées.» En témoignent les six réalisations de la soirée et, une fois de plus, la prestation XXL de la gardienne Anne-Laure Bielmann.

Des larmes de joie

Très appliquées, les Yverdonnoises n’auront jamais douté face à des Bernoises qui n’avaient plus rien à jouer dans ce championnat. Un triplé de Jöelle Duruz, combiné à deux réussites d’Audrey Langel, diablement efficace devant le but depuis son arrivée dans les rangs de l’UCY, ont permis à la troupe de Nicolas Richard de s’accorder une fin de rencontre paisible. Julie Perrenoud, partie de son propre but, et après un superbe relais avec cette même Langel, a inscrit un magnifique but.

Les Nord-Vaudoises ont pu se faire plaisir durant la fin de match et ont ainsi, peut-être déjà, commencé à réaliser l’exploit qu’elles étaient en train d’accomplir. Entre larmes de joie et chants de victoire, les filles de l’UCY se sont toutes réunies au centre du terrain dès le coup de sifflet final. Des moments forts pour une formation dont la cohésion demeure le maître-mot.

Une carte de visite

«Il y a 25 ans, Yverdon Sport était promu en LNA. C’est à ce moment-là que l’UCY voyait le jour et, maintenant, sa première équipe féminine est à son tour promue en Ligue nationale, a déclaré, ému, Michel Ruchat. Avec cette promotion amplement méritée, le club possède une véritable carte de visite. Il sera important de s’en servir afin de mettre en avant le club et de pouvoir attirer de nouvelles joueuses.»

Président de la région romande de Swiss Unihockey, l’Yverdonnois connaît parfaitement les échelons de la discipline en Suisse, et sait pertinemment que «son» club devra redoubler d’efforts afin de se maintenir au niveau national. D’ici là, que la fête soit belle!

 

Yverdon – Zulgtal Eagles 6-0 (2-0 3-0 1-0) 

Buts: 5e Langel (Klopfenstein, Rouge) 1-0; 7e Duruz (Chardonnens); 22e Perrenoud (Langel) 3-0; 29e Duruz (Masi) 4-0; 35e Langel (Klopfenstein) 5-0; 48e Duruz 6-0.

Yverdon: Bielmann; Prélaz, Masi; Perrenoud, Biolley; M. Laffely, Martin; Gnaegi, Duruz, Chardonnens; Rouge, Klopfenstein, Langel; Schneider, L. Laffely, Pilet; Nijenhuis. Entraîneur: Nicolas Richard.

Zulgtal: Trachsel; Scheuner, Hofer; Schütz, Drechsel; Bieri, Hell; Geissbühler, Schenk, Wyss; Rieder, Baumann, Bühler; Schnidrig, Fankhauser, Landmesser. Entraîneur: Pascal Geissbühler.

Notes: Salle des Isles, 305 spectateurs. Arbitrage de Gfeller et Würgler. Pénalités: 6×2’ contre Yverdon; 2×2’ contre Zulgtal.

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26 fév 2018

Une course aux déchets version 2.0

Sophie et Roberto Ricciuti ont importé le concept suédois du plogging dans la Cité d’Othon. Le couple grandsonnois a proposé, hier, la première édition d’un événement qui a permis de combiner le jogging au ramassage des déchets. Au total, 27 participants, dont 14 enfants, sont venus tester cette nouvelle discipline à la fois sportive et écologique.

Il est souvent difficile de se motiver à enfiler un survêtement, à ressortir ses baskets du placard et à aller courir, même pour une courte distance. D’autant plus lorsque les conditions météorologiques ne sont pas favorables. Le plogging, qui allie le jogging au ramassage de déchets (lire encadré), poussera peut-être les indécis à exercer une activité physique, tout en faisant un geste pour l’environnement. C’est bien là les objectifs des organisateurs de l’événement dédié à cette nouvelle tendance qui s’est tenu hier à Grandson.

Coureurs amateurs, Sophie et Roberto Ricciuti ont immédiatement été séduits par ce concept suédois. «L’idée nous a tout de suite plu. Nous avons deux enfants, un âgé de 8 ans et l’autre de 10 ans, nous voulions leur montrer le bon exemple. Le plogging a aussi un côté éducatif», affirme Roberto, le père de famille.

Pour cette première édition,  27 participants, dont 14 enfants, séparés en trois groupes et répartis sur des parcours différents selon les niveaux, ont parcouru les allées de la Cité d’Othon pour ramasser des déchets, tout en faisant du sport.

«On regrette de ne pas avoir fait davantage de publicité, peut-être que nous aurions eu encore plus de monde», précise Roberto Ricciuti, tout de même satisfait du succès de l’événement.

Environ 65 kg de détritus

Après l’effort, le réconfort pour les coureurs a été de pouvoir peser la quantité impressionnante de déchets ramassés, mais aussi de reprendre des forces dans le hall d’entrée de la Salle des Quais. Les boissons chaudes, mises à disposition par le restaurateur Nicolas Schenk, n’étaient pas de trop vu la météo.

Au total, après avoir parcouru environ 18 kilomètres -somme des distances des trois parcours- les sportifs ont rapporté 65 kilos de détritus. «Parmi les objets insolites, nous avons trouvé des pneus, une corbeille à linge, et même une déclaration d’impôt remplie», sourit Roberto Ricciuti.

Vu la réussite de cet après-midi écolo-sportif, le plogging pourrait connaître d’autres éditions dans la commune. «Nous aimerions organiser ça une à deux fois par année», annonce Sophie Ricciuti. «Il faudrait que d’autres personnes se joignent à nous pour élargir le comité d’organisation et pourquoi pas le périmètre d’action», se réjouit son mari.

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23 fév 2018

Les navigateurs n’en font qu’à leur tête

Le port des Iris est envahi par des pneus, qui servent de pare-battages. Une situation totalement contraire au règlement. Conscient du problème, le garde-port veut assainir les lieux.

Des dizaines de pneus émergent dans le port des Iris, à Yverdon-les-Bains. Les propriétaires de bateaux les utilisent comme pare-battages, pour protéger leur embarcation lorsqu’ils ne sont pas au large. La présence de ces gommes est pourtant strictement interdite par le règlement du lieu. Mais la situation est enlisée depuis des décennies.

Il s’agirait d’ailleurs d’une particularité toute yverdonnoise. Une rapide recherche sur Internet permet de constater qu’un peu partout, les règlements proscrivent l’utilisation de pneumatiques comme amortisseurs. «Je n’ai jamais eu cette vision-là d’un port envahi par des pneus», note Marc Miéville, voyer des eaux pour la région Nord vaudois. Un navigateur yverdonnois, à qui cette singularité locale n’a pas échappé, ne décolère pas: «Cela m’a frappé, car je passe régulièrement à pied. C’est interdit, ça pollue et c’est moche.» D’après son expérience, ailleurs, les plaisanciers concernés n’auraient pas fait long feu: «Si on utilise un pneu à Vidy ou à Lausanne, on résilie votre place d’amarrage.»

Changer les mentalités

A son entrée en fonction, en juillet 2016, Jérôme Charlton, garde-port de la Ville d’Yverdon-les-Bains, n’a pu que constater l’irrégularité de cette situation. «C’est effectivement contraire au règlement.» Selon lui, plus de la moitié des navigateurs sont en infraction. Il a donc décidé d’intervenir et d’assainir les lieux: «On va tout faire pour que cela change.» Le problème, c’est que personne ne semble jamais s’être préoccupé de la situation jusque-là et qu’il s’agit de faire évoluer les mentalités. «Cette situation perdure depuis au moins vingt ou trente ans. La plupart le fait car on ne leur a jamais dit que c’était peu esthétique et pas bien pour l’environnement.» Fabriqués à base d’hydrocarbures, les gommes n’ont en effet absolument pas leur place dans le lac: «C’est à éviter, insiste Marc Miéville. Il s’agit de déchets au sens de la protection de la nature.»

Le garde-port s’efforce désormais de sensibiliser les plaisanciers. © Carole Alkabes

Le garde-port s’efforce désormais de sensibiliser les plaisanciers. © Carole Alkabes

Au lieu de sévir immédiatement, Jérôme Charlton a donc opté pour le dialogue. Mais le ton pourrait bientôt devenir un peu plus ferme: «Il devrait y avoir un courrier informatif pour rappeler le règlement. On verra ensuite quelles sont les réactions et on avisera pour la suite.»

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