Les News du Nord Vaudois

En collaboration avec le journal La Région.

06 mar 2018

La Cheyroise veut fédérer la gauche et les femmes

Canton de Fribourg – La conseillère nationale Valérie Piller Carrard sera la candidate de la gauche lors du second tour de l’élection complémentaire au Conseil d’Etat, le 25 mars.

Arrivée en deuxième position, juste derrière le PLR Didier Castella, la socialiste Valérie Piller Carrard se présentera au second tour de l’élection complémentaire fribourgeoise, qui aura lieu le 25 mars, pour succéder à la conseillère d’Etat Marie Garnier (Les Verts), démissionnaire (lire La Région Nord vaudois d’hier).


Les membres du Parti socialiste attendaient la candidate au Café des Arcades, au centre-ville de Fribourg, dimanche. © Charly Rappo/La Liberté

Valérie Piller Carrard, comment s’est déroulée la journée de dimanche?

C’était intense. Avec mon comité de campagne, on s’est retrouvés en ville de Fribourg dans l’attente des résultats. On savait que les quatre candidats des partis politiques officiels obtiendraient plus ou moins les mêmes scores (ndlr: la Cheyroise a obtenu 21 286 voix). Cependant, je me sentais relativement sereine.

Quels sont vos objectifs pour le second tour des élections?

Mon but principal est de conserver le siège à gauche, mais aussi de maintenir une représentativité féminine au sein du Gouvernement (ndlr: l’Exécutif cantonal compte une autre femme avec sa camarade de parti Anne-Claude Demierre).

Quelle stratégie allez-vous mettre en place pour ce second tour? 

Avec mon comité, nous allons préparer une nouvelle campagne. Les débats seront plus axés sur mes priorités politiques.

N’avez-vous pas le sentiment d’avoir brisé l’alliance de gauche avec votre candidature, car le parti écologiste présentait également une candidate (ndlr: Sylvie Bonvin-Sansonnens)?

Non, je suis convaincue qu’il faut se réunir et se rassembler. Nous sommes parfois en concurrence avec nos alliés naturels, mais nous défendons les mêmes valeurs auprès des électeurs fribourgeois.

Le PDC a annoncé qu’il soutiendrait le candidat PLR Didier Castella (ndlr: il a récolté 23 642 suffrages). Cela vous inquiète-t-il?

C’est dommage. Mais je tiens à rappeler que lors du premier tour, une partie de l’électorat PDC a soutenu les candidatures féminines.

Escomptez-vous obtenir des voix du PDC?

En tant que présidente de Pro Familia Suisse – l’association faîtière des organisations familiales – j’ai démontré mes compétences dans le domaine de la famille et partage ainsi certaines valeurs avec le PDC.

Que répondez-vous à Didier Castella qui considère que vous êtes «une candidate de l’opposition»? 

Je ne sais pas qui est le plus dans l’opposition, puisque ce siège devrait revenir à la gauche, et qui plus est à une femme. Dans la représentation gouvernementale actuelle, nous avons toujours su faire avancer le canton avec trois sièges à gauche et quatre sièges à droite, afin de maintenir l’équilibre.

C’est-à-dire?

Avec mes positions, je ne suis pas une candidate de l’extrême gauche et je ne suis pas dogmatique. Au contraire, j’ai prouvé tout au long de mon parcours politique que j’étais capable de travailler avec des sensibilités politiques différentes et avec pragmatisme.

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05 mar 2018

Ballottage général après le premier tour

Les Urbigènes n’ont pas départagé les candidats lors de l’élection complémentaire à la Municipalité, hier. Serge Berthoud et Fanny Naville sont au coude à coude.

Aucun des trois candidats à la Municipalité d’Orbe n’est parvenu à obtenir la majorité absolue – elle était fixée à 886 voix –, hier, lors des élections complémentaires pour succéder à Guido Roelfstra. Lors de ce premier tour, Serge Berthoud (Parti libéral-radical) a obtenu le meilleur résultat avec 771 suffrages, suivi de Fanny Naville (Parti socialiste) avec 682 voix et de Stéphane Pilloud avec 189 voix. Un deuxième tour est prévu le 25 mars.

«Rien n’est gagné, commentait Serge Berthoud, hier après-midi au caveau municipal, où plusieurs membres du PLR s’étaient réunis après les résultats. Nous allons faire un point de la situation avec mon comité de campagne, mais je vais me battre jusqu’au bout et montrer ma présence. Mon but consiste à conserver le siège PLR et à maintenir l’équilibre au sein de la Municipalité.» Le candidat notait également que la campagne s’était déroulée «sans animosité et dans la convivialité».

Au Café de la Croix d’Or, Fanny Naville affirmait être à la disposition de son parti pour le deuxième tour. «Tout au long de cette campagne, j’ai largement montré mes compétences et plus particulièrement lors des débats publics, notait la socialiste. Je travaille actuellement à 20% au Groupement forestier du triage du Suchet et, par conséquent, je suis disponible pour un tel poste. Lorsque je me suis présentée en 2016, il me manquait 22 voix. Aujourd’hui, j’y crois et je vais continuer à me battre.»

Quant à Stéphane Pilloud, il n’a pas souhaité commenter les résultats et «veut prendre le temps de la réflexion avant de s’afficher devant de la presse». Il faudra donc attendre demain midi pour savoir s’il se présente pour le second tour.

S’il devait renoncer à sa candidature, reste à savoir à qui profiteraient ses votes, sachant toutefois qu’on le situe à droite de l’échiquier politique.

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05 mar 2018

«Venir ici, c’est une sorte de pèlerinage»

Yverdon-les-Bains – Grichka Bogdanoff a visité l’exposition «Je suis ton père» à la Maison d’Ailleurs. Rencontre aux frontières du réel.


Grichka Bogdanoff a assisté, sans son frère jumeau Igor, à une visite guidée à la Maison d’Ailleurs, samedi. © Carole Alkabes

Quel lieu visiter lorsqu’on est passionné par la science-fiction? Le Musée de la science-fiction, de l’utopie et des voyages extraordinaires bien sûr! Et ce n’est certainement pas Grichka Bogdanoff, l’ex-animateur de l’émission de vulgarisation scientifique Temps X, sur TF1, dans les années 1980, qui dira le contraire.

Grichka Bogdanoff, comment se fait-il que vous visitiez la Maison d’Ailleurs?

Je m’apprête à donner une conférence demain (ndlr: dimanche) au festival Aventiclap, à Avenches. La Maison d’Ailleurs symbolise tout ce qu’Igor et moi vivons en termes de science-fiction et d’éléments de science. C’est une sorte de pèlerinage pour nous.

C’est-à-dire?

Il se trouve qu’en 1980, nous avons filmé la Maison d’Ailleurs – qui n’était pas à cet endroit – dans le cadre de Temps X. Je me souviens que nous avons parcouru des couloirs absolument invraisemblables en compagnie de Pierre Versins (ndlr: le premier conservateur du musée) et découvert des objets qui nous avaient enchantés. Le fait d’être ici aujourd’hui (ndlr: samedi) représente pour nous une arche temporelle.

Vous dites «nous», mais votre jumeau Igor n’est pas présent… C’est comme s’il était là?

Nous avons visité la première Maison d’Ailleurs en 1980 et nous avons partagé les mêmes investissements culturels et conceptuels. En dehors de ça, il y a de toute évidence une connexion qui, sans être palpable par la présence, l’est par des canaux immédiats. Ce que je ressens, je vais le partager de manière quasiment immédiate avec lui. C’est comme s’il avait traversé la même exposition. En ce moment, il donne une conférence dans le sud-est de la France, c’est pour cela qu’il n’a pas pu assister à la visite guidée.

Est-ce que son absence est liée à sa comparution mardi devant le Tribunal correctionnel de Paris pour «violation de domicile» à l’encontre de son ex-compagne Julie Jardon? 

Je pense que cette séance judiciaire va être conclue de manière très favorable, dans la mesure où le conflit entre lui et son ex-amie s’est totalement dissipé et qu’ils ont retrouvé une entente profonde et très cordiale. Il va y avoir certainement une séance de conciliation et Igor a de grandes chances de ne pas être convoqué par le tribunal.

Est-ce que vous êtes revenu, depuis votre visite de 1980, à d’autres occasions dans la Cité thermale?

Malheureusement pas. Par contre, je suis allé à plusieurs reprises au CERN, à Genève, et je reviens régulièrement en Suisse.

Vous avez visité la Maison d’Ailleurs avec le directeur Marc Atallah. Qu’en avez-vous pensé?

On retrouve un écho entre le musée et notre volonté de vulgariser la science-fiction, c’est certain. Dans tout grand musée, il y a un rêve totalisateur et celui-ci possède des collections complètes. Tous les pulp magazines (ndlr: de science-fiction) du monde sont ici, tels que Weird Tales, Amazing Stories, Astounding Stories. Marc a su créer des connexions entre des univers littéraires et artistiques qui ne sont pas faciles à joindre. Etre ailleurs, c’est être universel.

Et quel est votre avis sur l’univers de Star Wars, mis en lumière dans l’exposition «Je suis ton père»?

Il se trouve que nous avons assisté au tournage de L’Empire contre-attaque de George Lucas. A l’époque, nous réalisions une émission sur cette saga pour Temps X.  Nous avons eu l’occasion de rencontrer Harrison Ford et Carrie Fisher. Le réalisateur trouvait que nous avions une aura extraterrestre à tel point qu’il nous a proposé de jouer dans Le Retour du Jedi. Avec Igor, on a failli jouer dans Star Wars.

Et pourquoi avez-vous refusé?

Nous avions signé un contrat avec TF1 et la direction a refusé de nous accorder six mois pour le tournage. Avec Temps X, nous faisions 70% de parts de marché et nous bénéficiions d’une audience très puissante.

Avez-vous des regrets?

C’est rien de le dire, mais le lien est resté très étroit. Grâce à l’amitié de George Lucas, nous avons pu intégrer des personnages de La Guerre des étoiles dans notre émission. Et, en mai, on s’apprête à relancer Temps X, qui sera diffusé à la fois sur YouTube et sur TV5 Monde sous la forme d’un magazine. On réunira aussi des éléments de la saga.

Quelle est la clé de votre succès depuis toutes ces années?

C’est davantage une question de contenu que de contenant. Cela tient un peu à nos personnes bien sûr, mais le caractère universel de notre propos a joué un rôle essentiel. Avec Igor, nous traversons les époques parce que notre regard est porté vers l’avenir. Cela nous différencie des autres animateurs, parce que nous sommes hors du cadre. A nous deux, nous avons créé une poésie transgressive et nous nous sommes spécialisés dans la recherche de la théorie de l’univers avant le big-bang. Ce qui nous a valu énormément de critiques de la part de la communauté scientifique enfermée dans ses laboratoires.

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05 mar 2018

Un nouveau boss et des récompenses

La présidence de l’Association cantonale vaudoise de football appartient désormais à Gilbert Carrard. Il a été nommé samedi au Sentier, à l’occasion de l’assemblée générale, en lieu et place de Gérard Vontobel.

David Clément, le très apprécié président du FC Concordia Lausanne, s’est retrouvé un peu pris de cours au moment de monter sur la scène du centre sportif du Sentier, où se déroulait l’assemblée générale de l’Association cantonale vaudoise de football, samedi (ACVF). «On m’avait promis que je n’aurais pas à le faire, a-t-il lancé dans un sourire qui ne le quitte que lorsque sa première équipe est malmenée. L’homme, qui déteste au plus au point se retrouver sous le feu des projecteurs, a alors cherché quelques secondes ses mots, avant de chaleureusement convier les quelque 400 paires d’yeux en train de l’observer sur les hauts de Lausanne, où se déroulera la prochaine AG de l’ACVF qu’organisera son club. Sans s’attarder, il est descendu de l’estrade… sous les applaudissements nourris de la foule. Comme quoi, ce n’était pas si compliqué.

Plus à l’aise lorsqu’il s’agit de prendre la parole en public, Bill Muirhead, le président du FC Vallée de Joux, club organisateur de la journée, n’a pas manqué de faire un petit clin d’œil de rigueur à la météo capricieuse de la région: «L’année dernière à Servion, je vous avais promis que vous pourriez monter chez nous sans le moindre problème. Bon… il semblerait que je me sois royalement planté.»

Egli et Chapuisat pour la 100e

Le boss combier a surtout profité de son discours pour annoncer le gros événement qui viendra couronné le centenaire du FCVJ. En clair: un week-end de trois jours (4 au 6 mai prochain) avec afterwork et soirée le vendredi, tournoi de beach soccer dans la patinoire sur deux journées, ainsi que la «soirée des 100 ans» le samedi, avec notamment la présence des humoristes Thomas Wiesel et Bouillon. «Ce même jour, on prévoit également un match de gala entre d’anciennes stars du football suisse et notre première équipe. Il y aura Andy Egli, Stéphane Chapuisat et plein d’autres. Le sable pour recouvrir le sol de la patinoire est déjà commandé. Les inscriptions sont ouvertes.»

«Etre davantage à l’écoute des clubs»

Reste que la question qui se trouvait sur toutes les lèvres avant-hier était de savoir qui allait succéder à Gérard Vontobel à la tête de l’ACVF. Le président sortant avait annoncé vouloir quitter son poste une semaine auparavant pour des raisons personnelles. Dès lors, un nom s’est immédiatement élevé au-dessus de la mêlée: celui de Gilbert Carrard, dont la nomination n’a pas souffert de la moindre contestation. «Etant donné que je me trouve en retraite anticipée, j’aurai le temps de m’occuper à fond de ma nouvelle fonction», s’est réjoui l’homme de 60 ans, membre de l’association depuis sept ans, qui désire poursuivre dans la même veine que son prédécesseur.

«Je vais déjà devoir me familiariser avec toutes les sections et toutes les commissions de l’association, poursuit celui qui s’occupait jusqu’ici du comité de jeu (tout ce qui concerne les actifs). Cela demandera forcément un petit temps d’adaptation. Si j’entends apporter des nouveautés? Il y en aura sûrement une ou deux, oui. J’aimerais bien, notamment, qu’on mette à disposition des clubs une heure à laquelle ils peuvent venir nous trouver pour discuter, émettre des critiques, proposer des solutions… Que l’ACVF soit davantage à leur écoute, en fait.»

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02 mar 2018

La neige ne fait pas que des heureux dans la Cité thermale et ses alentours

Après les températures sibériennes des derniers jours, des chutes de neige ont pris le relais hier. Les employés du Service des travaux et de l’environnement de la Commune ont travaillé d’arrache-pied.

«Dans des situations pareilles, je conseille aux personnes qui sortent uniquement pour aller chercher une salade dans un magasin de reporter leur achat à une autre date.» Sandro Rosselet, chef du Service des travaux et de l’environnement d’Yverdon-les-Bains, ne manque pas d’humour, même si lui et la quarantaine d’employés chargés du déneigement des rues de la Cité thermale n’ont pas paressé hier.

«Lorsqu’il neige et que les gens veulent se rendre au travail en partant à la dernière minute et en croyant arriver à l’heure, ils cherchent des coupables. Pourtant, il faudrait d’abord qu’ils adaptent leur look et celui de leur voiture à la météo», glisse-t-il. Hier matin, quinze centimètres de neige sont tombés sur le territoire de la commune. Au total, les employés ont dû déblayer 20 000 m3 de neige, répartis sur environ 120 km2.

Les axes principaux en premier

«Les axes les plus empruntés, aussi bien par les piétons que par les automobilistes, sont déneigés en premier», précise Sandro Rosselet. Pour les routes, ce sont trois camions et un tracteur qui se chargent d’aider les voitures à circuler plus facilement.

Une quinzaine de véhicules légers, des pelles et d’autres outils de déneigement sont, eux, nécessaires pour permettre aux piétons d’emprunter les rues principales de la ville et les chemins menant aux écoles sans trop de difficulté.

Dès 3h30 hier matin, une trentaine d’employés de la voirie, aidés par une dizaine de travailleurs, qui s’occupent en temps normal de l’entretien des jardins et des parcs publics de la commune, ont travaillé sans relâche pour tenter de déneiger un maximum.

Nul ne sait précisément quand les conditions météorologiques redeviendront normales. De leur côté, les autorités communales ont prolongé le plan «grand froid» jusqu’à dimanche soir. Le Centre d’hébergement d’urgence yverdonnois La Lucarne pourra continuer à accueillir 35 sans-abri dans sa structure chaque nuit, alors qu’elle ne dispose habituellement que de 23 à 28 places.

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02 mar 2018

Marque: «J’avais l’impression de ne plus connaître mon corps»

Yverdon Sport devrait pouvoir compter sur François Marque ce printemps. Une bonne nouvelle tant pour le club que pour le défenseur central, qui n’a pas vécu des premiers mois faciles dans la Cité thermale à cause de ses blessures.

Les critiques, François Marque les a entendues. Le Français serait en bout de course, «cramé», proche de la fin de sa carrière. «Mais un joueur usé, c’est quoi, au juste?, questionne-t-il. C’est le type qui n’arrive plus à accélérer ou celui qui est obligé de passer du temps loin du terrain pour soigner une blessure? Des footballeurs qui ne parvenaient plus à changer de rythme, j’en ai connus plus d’un. Et je ne pense clairement pas en faire partie.»

Reste que le défenseur central a été touché. Non pas par les attaques reçues, mais bien par son impossibilité à assurer le rôle de pilier qu’il devait endosser à son arrivée à Yverdon Sport, l’été dernier. L’homme a contracté une blessure à un ménisque dès ses premiers jours au club, puis une gêne au mollet – à partir de la mi-août – est venue pourrir son premier tour.

«Ça a représenté énormément de frustration, surtout que je n’avais plus joué depuis le mois d’avril. Je n’avais jamais connu de telles blessures auparavant. Moi qui suis habitué à faire beaucoup de sport à côté du foot, je me suis retrouvé à devoir faire le minimum pour que je guérisse. C’était dur, franchement.»

Et pour autant, ce n’était que la partie sans ballon: «Lorsque j’ai repris l’entraînement, j’avais perdu presque tous mes repères. A la moindre courbature, je me posais mille questions. Est-ce que je les ressentais à cause de la charge de travail? Parce que je n’étais plus au niveau? Ou alors parce qu’une blessure se réveillait? J’avais l’impression de ne plus connaître mon corps. Dans ce genre de situations, on tombe vite dans la parano.»

Trop tôt pour se prononcer

Ces problèmes devraient bientôt appartenir au passé. François Marque a suivi un programme adapté durant les premières semaines de préparation et se rapproche peu à peu de son meilleur niveau. Il a disputé les deux dernières rencontres amicales en intégralité, tout en dégageant une impression très encourageante pour la suite. «Il est encore trop tôt pour se prononcer. Si je joue les quatre premiers matches du second tour sans ressentir de douleurs particulières, je pourrai enterrer mes pépins physiques. Mais pas avant.»

Un rétablissement qui s’avère nécessaire pour toutes les parties. Le joueur est attaché au club, qui lui offre un contexte idéal pour poursuivre – voire terminer – sa carrière et songer à ce qui viendra ensuite, le tout en profitant de sa famille. Dans l’autre sens, Yverdon Sport tient un défenseur central d’envergure, qui a prouvé avoir largement le niveau de la Challenge League et qui connaît le football. Gagnant-gagnant.

«J’ai lu dans un média que Mario Di Pietrantonio, le président, me considère comme attaché à vie à YS. J’attends de recevoir ce contrat à vie, alors, sourit l’ancien joueur du FC Bâle. Je suis convaincu que le club à sa place en Ligue nationale. Le projet prend de plus en plus forme, et je pense avoir quelque chose à apporter là-dedans. Des offres pour jouer plus haut, j’en ai reçues plus d’une, même lorsque j’étais blessé. Mais j’ai un engagement avec Yverdon Sport et je tiens à le respecter.»

Si le Troyens prédit un avenir radieux au club de la Cité thermale, il n’est pas dupe: «La promotion en mai, je n’y crois pas, ou très peu. Sur le papier, on est inférieurs à Nyon et Kriens, à mon sens. Les Nyonnais possèdent un groupe d’individualités de très grande qualité, qui peut leur permettre de faire la différence à tout moment. Les Lucernois, eux, comptent sur une expérience collective dont on ne dispose pas. Ils suivent un projet très cohérent et s’appuient sur les mêmes joueurs depuis plusieurs saisons.»

Une charnière qui en jette

«De notre côté, on doit travailler à devenir une véritable équipe, à tous jouer l’un pour l’autre, poursuit le défenseur de 34 ans. On l’a vu contre Bavois en préparation. On peut créer de belles choses, mais lorsque tout le monde veut attaquer, les bases défensives du succès se détériorent. D’ailleurs, on le sait: si on ne commet pas d’erreur derrière, on est quasi assuré de repartir avec les trois points.»

Une certaine assise défensive, c’est en partie ce qui avait manqué à YS (31 buts encaissés) l’automne dernier. Avec une charnière centrale composée de François Marque et d’Adriano De Pierro, les Yverdonnois se reposeront, cette fois-ci, sur une base qui ne devrait pas trembler. Reste à espérer que celle-ci s’inscrira dans le temps.

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02 mar 2018

«Un livre, ça peut lier les gens»

Un projet pilote a permis de réunir des duos de lecteurs à la bibliothèque, constitués d’un habitué des lieux et d’une personne soucieuse de se perfectionner en français. L’expérience sera reconduite.

«Entre nous, ça a matché», sourit Dominique, 55 ans, en jetant un regard complice à Ramona, 30 ans. Attablées à la Bibliothèque publique d’Yverdon-les-Bains, elles racontent, entre deux éclats de rire, comment est né leur duo de lectrices.

Il y a quelques semaines, toutes deux ont choisi, chacune de leur côté, de participer à «L’aventure d’une lecture», projet pilote visant à réunir une personne fréquentant les cours de français de Lire et Ecrire ou de Caritas et un habitué de la bibliothèque (lire encadré). Dominique en fait partie. Membre du groupe de rencontre des lecteurs et auxiliaire au bureau des prêts, elle a rapidement adhéré à l’idée, portée par l’envie de partager sa passion pour la littérature et de faire des rencontres.

«Grâce à elle, j’ai progressé»

Restait à savoir avec qui Dominique formerait ce duo. Et c’est tombé sur Ramona: «J’étais ravie qu’elle soit Italienne car j’adore ce pays», sourit la quinquagénaire. Tout juste débarquée du pays de Dante, la jeune femme voulait rapidement perfectionner sa maîtrise de la langue de Molière. «Grâce aux rencontres avec Dominique, j’ai progressé», sourit-elle.

Au total, elles se sont rencontrées à six reprises pour découvrir ensemble «La dame en noir», mais également pour échanger, jusqu’à l’éclosion d’une jolie amitié. «On a parlé de nos vies et de notre famille», se souvient Ramona. Et Dominique d’enchaîner: «La lecture, c’est un acte assez solitaire, mais on peut faire beaucoup de rencontres autour d’un livre et ça lie les gens.»

Une jolie amitié

Si leur aventure littéraire touche à sa fin, toutes deux gagent qu’elles se reverront.  «J’aime lire et, grâce à elle, j’ai mieux appris le français, elle me corrige», glisse la trentenaire, qui a parcouru son deuxième ouvrage en français avec l’aide de son binôme. Soucieuse de tenir son rôle le mieux possible, Dominique a d’ailleurs toujours mis un soin particulier dans leurs échanges, même dans ses messages téléphoniques: «Je m’applique pour ne pas abréger les mots.» Pour Ramona, une chose est sûre: «On a eu de la chance de se trouver.»

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01 mar 2018

La mécanique d’art à la portée de tous

Sainte-Croix  –  Soucieux de transmettre un savoir-faire authentique, le Centre international de la mécanique d’art (CIMA) et ses divers partenaires lancent une nouvelle formation afin d’appréhender ce métier méconnu.


Nicolas Court (à g.), Denis Flageollet et François Junod souhaitent créer «un pont entre l’art et la technologie de la mécanique» grâce à ce nouveau cursus qui s’échelonnera sur quatre semaines. © Carole Alkabes

Réaliser des boîtes à musique, des automates d’art, des oiseaux chanteurs, mais aussi des pièces d’horlogerie requiert tout un savoir-faire artisanal et technologique. Soucieux de perpétuer ce patrimoine, le Centre international de la mécanique d’art (CIMA), le Centre professionnel du Nord vaudois (CPNV), Perform, une organisation spécialisée dans la formation continue, et les artisans locaux proposent une nouvelle formation qui permet d’acquérir des compétences de base afin d’appréhender les métiers liés à la mécanique d’art.

«Notre région détient un riche patrimoine qui a contribué à l’essor industriel d’entreprises comme Bolex, Hermès, Paillard ou Thorens, rappelle Franklin Thévenaz, syndic de la Commune. Ce cursus succinct et unique rassemble des artisans réputés et des centres techniques à la pointe pour former des énergies inédites et créer de nouveaux talents.»

Habile de ses dix doigts

Pour suivre cette formation dispensée par des maîtres-artisans locaux, aucune connaissance préalable n’est requise. «Même avec deux mains gauches, on peut acquérir des compétences théoriques et pratiques dans la mécanique d’art», sourit Denis Flageollet, horloger sainte-crix passionné et fer de lance, avec d’autres, du projet. Toutefois, ce cursus s’adresse plus particulièrement aux diplômés des écoles d’art et des écoles techniques, aux designers, aux conservateurs de musées, aux artisans bijoutiers, aux joailliers et aux horlogers.

Même s’il n’y a pour l’heure aucune inscription, Pierre Fellay, directeur de Perform se veut optimiste: «Nous allons contacter les différentes entreprises régionales, car notre but consiste à accueillir 8 à 10 participants.»

Un cours pilote de 160 heures sera dispensé du 9 juillet au 3 août prochain et permettra à tout un chacun d’acquérir ce type de connaissances. Des visites dans des lieux emblématiques de la mécanique d’art seront également proposées. Les participants devront s’acquitter d’un montant de 5900 francs pour acquérir ce savoir-faire.

Si le succès est au rendez-vous, l’étape suivante consistera à proposer une formation plus pointue avec une spécialisation technique liée à un métier de précision ou d’art appliqué de 1600 heures. Dans ce cas, les artisans locaux travailleront en étroite collaboration avec des hautes écoles.

 

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01 mar 2018

«Inadmissible de payer autant pour de la terre»

Un préavis sur les surcoûts liés aux découvertes archéologiques lors des travaux à Borné-Nau sera soumis au vote du Conseil communal le 8 mars. Les autorités locales accusent le Canton de les abandonner.

«S’il s’agissait de vestiges visibles qui permettraient à Grandson d’embellir sa carte de visite, d’accord. Mais payer deux millions de francs pour de la terre, c’est inadmissible.»

La réaction d’Hervé Cornaz, président de la commission permanente des finances au Conseil communal, démontre bien que les surcoûts liés aux découvertes archéologiques lors de la construction de la route et du complexe sportif de Borné-Nau sont la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. La Municipalité se sent esseulée pour faire face au montant colossal que représentent les fouilles. D’autant plus que la Commune doit aussi prendre à sa charge des opérations telles que le terrassement et le déplacement de la terre.

En totalisant les montants des travaux à la rue Haute et Jean-Lecomte, ceux de la Station de pompage de Corcelettes-Les Pins (STAP), et ceux plus récents à la zone de Borné-Nau, la Commune doit débourser 3 304 793 francs — déduction faite des subventions fédérales de 319 083 francs — dont 2 052 000 rien que pour la parcelle de Borné-Nau.

Les conseillers communaux grandsonnois seront amenés à voter sur un préavis concernant le financement des surcoûts archéologiques à Borné-Nau lors de la séance du 8 mars prochain. Pour avoir les fonds nécessaires afin de payer le crédit d’investissement de 2 052 000 francs, la Municipalité a besoin d’effectuer un emprunt de 1 800 000 francs et d’amortir l’investissement net sur une durée de 30 ans, dès la mise en place du budget 2020.

Vu la situation, le syndic François Payot, le municipal chargé des Travaux Dominique Willer, la députée Carole Schelker, le Chef du service des travaux Laurent Thiémard, ainsi qu’Hervé Cornaz et René-Pierre Deriaz, chargé de la commission des crédits supplémentaires, ont voulu exprimer leur ras le bol et surtout évoquer les conséquences de ces surcoûts avant le vote capital, hier à l’Hôtel de Ville de Grandson.

«Une somme pareille pour une commune de 3400 habitants, c’est inimaginable. Surtout que nous devrons peut-être payer encore plus si des vestiges sont découverts à Borné-Nau», s’offusque Dominique Willer.

Jusqu’à maintenant, aucun objet ou vestige datant de l’âge du Bronze n’y a été trouvé, seules des traces dans la terre témoignent de la présence de population lacustre dans cette zone. François Payot précise que la Commune n’est pas contre l’archéologie, mais qu’elle estime que le Canton se doit de participer au financement de ces montants imprévus et qu’une ouverture du marché à d’autres entreprises que celles qui bénéficient actuellement du droit de conduire des fouilles est nécessaire.

Et après le 8 mars?

La prochaine séance du Conseil communal sera décisive. En cas de refus du préavis, le chantier de Borné-Nau sera stoppé. La Municipalité a réfléchi aux mesures à prendre, quelle que soit l’issue du vote, pour faire passer son message auprès du Canton.

«Nous allons réinterpeller l’Union des communes vaudoises qui nous avait fait comprendre, il y a quelque temps, qu’elle avait d’autres chats à fouetter. Nous sommes tout de même 30 à 40 communes concernées par cette problématique», affirme François Payot.

La député grandsonnoise Carole Schelker pourrait aussi venir en aide aux autorités locales par le biais du Grand Conseil.

 

 

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01 mar 2018

«Je crois toujours en l’exploit»

A la tête d’un Yverdon Sport redimensionné, Anthony Braizat recherche l’équilibre qui doit permettre à son équipe de conserver son venin offensif, tout en étant plus solide. Reprise dimanche.

Les dirigeants d’Yverdon Sport l’avaient annoncé avant les fêtes: l’effectif allait être réduit. C’est chose faite. YS reprendra le championnat – dimanche à 14h30 au Stade Municipal, lors du choc contre Stade Nyonnais –, avec un contingent délesté de sept éléments, alors que seulement quatre renforts ont été engagés. Une cure d’amincissement qui a théoriquement permis de ne conserver que les joueurs en mesure de consentir les efforts nécessaires pour viser la Challenge League, ainsi qu’à donner une chance à chacun, y compris les jeunes. «Cet hiver, la direction a commencé à préparer un projet sur dix-huit mois. C’est pour cela, ainsi que pour son réseau, que Serge Duperret a été engagé comme directeur sportif de la première équipe, assure l’entraîneur Anthony Braizat. J’ai perdu quatre ou cinq titulaires. Il s’agit de reconstruire, même si au fond de moi, je crois toujours en l’exploit.»

Le mois qui fait mal

Avec onze points de retard sur le leader Kriens et neuf sur le très compétitif et tout aussi ambitieux Stade Nyonnais, Yverdon (3e) aura besoin d’un printemps exceptionnel pour revenir dans la course à la promotion. «C’est frustrant, mais on a manqué le coche durant le dernier mois de compétition, quand on n’a pris qu’un seul point en quatre rencontres. Je suis un entraîneur qui en demande beaucoup, et mon équipe a montré de la fatigue mentale et émotionnelle. Les gars étaient émoussés. Pour autant, au vu de nos prestations, on aurait très bien pu battre Köniz et accrocher un point à Kriens. Ce qui aurait changé la donne.»

Avant le début de la saison, le technicien français affirmait déjà que son équipe, néo-promue, devrait apprendre, qu’il lui faudrait du temps pour s’adapter et qu’elle partait avec quelques longueurs de retard sur les favoris. Sept mois plus tard, il remarque que sa formation a souvent remporté ses matches à l’énergie, dans les dernières minutes: «Ça a donné du spectacle, c’était extraordinaire pour le public, mais il faut aussi reconnaître qu’on n’a jamais vraiment maîtrisé un match du début à la fin.»

L’équilibre

Un constat honnête, qui introduit la suite du message. «C’est un miracle si, aujourd’hui, on est 3es alors qu’on a encaissé 31 buts en 17 matches. Le miracle, c’est qu’on en a inscrit 36, lance-t-il. Par conséquent, durant la préparation, on s’est attelés à travailler la phase défensive. Il s’agit de trouver le juste milieu entre faire un bon match et être solide. Cela signifie qu’on doit pouvoir attaquer en mettant des sécurités. Qu’on doit trouver l’équilibre pour conserver ce potentiel offensif et encaisser moins. Mieux maîtriser les événements, en définitive.»

Les plans de jeu

Pour y parvenir, Anthony Braizat prévoit plusieurs plans de jeu, dont l’usage dépendra de l’adversaire. «On a souvent connu des difficultés contre des adversaires compacts. On procédera probablement plus souvent par des attaques rapides.» Comprenez en contre, comme cela avait bien fonctionné à l’aller à Colovray (victoire 2-0 d’YS). Le match référence du premier tour.

«Cette fois, on va affronter Nyon – qui possède carrément une équipe de Challenge League – après trois mois de pause. C’est comme si un nouveau championnat commençait. Les matches de reprise ne sont jamais extraordinaires, il y aura des choses à peaufiner, mais cela fait du bien de reprendre après sept semaines de préparation. Une certaine lassitude s’était installée. Je tiens à féliciter mes joueurs pour leur investissement. On est très contents que ça démarre et, dimanche, il y aura la meilleure équipe possible sur le terrain.»

La dose de caractère

S’il a perdu des cadres durant l’hiver, le Varois a aussi récupéré – ce qu’il adore –deux hommes de caractère: François Marque, qui n’a joué que deux matches et demi l’automne passé, et Florian Gudit. Le premier nommé, qui «est bien physiquement», a été promu capitaine en lieu et place du partant Aurélien Chappuis. «François est quelqu’un d’expérience, qui a de la personnalité, qui voit le jeu depuis derrière et dirige beaucoup. Pour sa part, Florian a fait une bonne préparation et va apporter son énergie, souligne l’entraîneur. Cela dit, tous deux auront besoin de retrouver le rythme pour donner leur pleine mesure.»

Le groupe uni

Sur les vingt joueurs de champ du contingent, trois (Pitton, Chavanne et Rochat) sont encore des juniors. «Ils se situent entre la une et la deux, et ont besoin d’avoir le plus de temps de jeu possible. Si je peux leur en donner, je le ferai», glisse un coach satisfait de la préparation, même si les prestations n’ont pas toujours été flamboyantes. «Les amicaux restent les amicaux. J’ai vu de bonnes choses, surtout au début. On a disputé notre meilleur match contre Aarau. Sur la fin, avec les grosses charges encaissées, ça a été plus compliqué. On a allégé le programme les deux dernières semaines pour que les joueurs retrouvent de la fraîcheur physique et mentale. Ils sont prêts et, surtout, le groupe vit bien. Certainement encore mieux qu’au premier tour.» Le genre de détails qui peuvent changer beaucoup de choses.

Contre la montre

Les derniers jours ont été difficiles pour l’entraînement. Les terrains sont extrêmement durs, ce qui les rend injouables, et la bise est terrible en soirée. L’équipe s’est adaptée, allant notamment en salle. Les derniers arrivés n’auront ainsi pas eu les meilleures conditions pour retrouver le rythme. «Khaled Gourmi et Djamal Bindi auront besoin de temps, concède Anthony Braizat. Ils ont peu ou pas joué depuis six mois, comme Thomas Lenzini. Des nouvelles recrues, seul Kein Matukondolo est prêt physiquement. Reste à travailler tactiquement avec lui.» Mais il faudra faire vite: les renforts n’ont que treize matches pour prouver qu’ils peuvent faire partie du projet de la saison prochaine.

Départs: Esteban Rossé (défenseur, La Sarraz-Eclépens/2i); Gilberto Reis (latéral, Vevey/1L); Ousmane Doumbia (milieu, Winterthour/ChL), Aurélien Chappuis (milieu, études aux Etats-Unis), Stefane Rauti (milieu, La Chaux-de-Fonds/PL), Yanis Lahiouel (milieu offensif, Stade-Lausanne-Ouchy/PL), Brice Ngindu (ailier, arrêt).

Arrivées: Kein Matukondolo (latéral, Beauvais/F); Djamal Bindi (milieu, sans club, ex-Gil Vicente/P) Thomas Lenzini (ailier, sans club, ex-Cannes/F); Khaled Gourmi (ailier, MC Alger/Alg).

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