Les News du Nord Vaudois

En collaboration avec le journal La Région.

14 déc 2017

Bienvenue!

A la suite du départ de Jean-Philippe Pressl-Wenger pour MySports TV, le conseil d’administration de La Région Nord vaudois a désigné Caroline Gebhard pour occuper le poste de rédactrice en chef. Elle entrera en fonctions en février prochain.

Caroline Gebhard ©Sigfredo Haro/La Côte

Caroline Gebhard

Cette jeune journaliste, âgée de 33 ans, a déjà une solide expérience à son actif. Employée actuellement au Quotidien de La Côte, elle partage son activité entre le secrétariat de rédaction, en tant que remplaçante du chef d’édition, et le journalisme de terrain.

Avec une maturité fédérale (Gymnase de Morges) en poche, elle est entrée à l’Université de Lausanne, où elle a obtenu une licence en lettres. Elle a ensuite travaillé comme pigiste au Journal de Cossonay, puis a effectué son stage à La Côte (bureau de Morges), tout en continuant à affecter une partie de son temps au Journal de Cossonay.

Au terme de son stage de journaliste, elle a obtenu, en 2010, le diplôme du Centre romand de formation des journalistes, à Lausanne, et son inscription au Registre professionnel (RP). De 2011 au début de l’année dernière, elle a œuvré au quotidien 20 Minutes en tant que cheffe adjointe de la rubrique Régions.

Privilégiant le contact et le terrain, elle a également animé plusieurs débats politiques. Très motivée, elle se réjouit de rencontrer les habitants du Nord vaudois, où son père est domicilié.

 

Le conseil d’administration ■

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14 déc 2017

«J’espère avoir ouvert la porte aux chanteurs engagés»

Sainte-Croix – Auteur, compositeur, interprète et poète, Michel Bühler partagera la scène avec plusieurs artistes, demain et samedi, au Théâtre Benno Besson. Rencontre avec un homme engagé.

Le premier 45 tours «Chanson pour toi» de Michel Bühler a été enregistré à Paris, en 1969. ©Carole Alkabes

Le premier 45 tours «Chanson pour toi» de Michel Bühler a été enregistré à Paris, en 1969.

Lorsqu’on arrive sur le pas de porte de la maison de Michel Bühler, située au coeur du village de Sainte-Croix, on se sent tout de suite réchauffé par l’ambiance qui y règne, malgré la neige et le froid extérieur. Dans son salon, une affiche d’un film avec Buster Keaton, une bibliothèque avec les aventures de Tintin, des livres de Louis Aragon et de Charles Ferdinand Ramuz, ainsi que des guides de voyage, confèrent à son intérieur un charme à la fois simple et poétique.

Après une longue période d’absence, le Sainte-Crix remontera sur scène avec des jeunes artistes, à l’occasion d’un concert qui fera la part belle à la langue française, demain et samedi, au Théâtre Benno Besson, à Yverdon-les-Bains.

 

Michel Bühler, pour la jeune génération qui ne vous connaîtrait pas, qui êtes-vous ?

Je suis né à Berne, un peu par hasard, mais la famille du côté de ma mère habitait à Sainte-Croix. Gamin, je n’ai eu aucune attache avec la Suisse allemande, et je le regrette. J’ai grandi dans une famille ouvrière qui travaillait dans les usines Paillard et Thorens.

 

Comment vous est venu cette passion pour la chanson ?

Un peu par hasard, on adorait fredonner des chansons populaires en famille. C’était un moyen d’expression et de communion incroyable.

 

Avant d’être chanteur, vous avez suivi une formation d’enseignant à l’Ecole normale de Lausanne. A quel moment avez-vous décidé de monter à Paris ?

A l’époque, j’avais 24 ans et je travaillais comme instituteur aux Tuileries-de-Grandson. Avec mon imprésario, Denis Niklaus, on s’est rendu à Paris, en 1969. C’était le temps des yéyés, on passait un peu pour des ploucs. Grâce au directeur artistique Roger Marouani, j’ai pu réaliser mon premier 45 tours.

 

Quels sont les chanteurs qui vous ont le plus marqué ?

J’ai toujours aimé les textes de Brassens, de Brel et de Ferrat pour le côté politique. Cependant, ce sont les chansons populaires de Gilles Vigneault (ndlr : l’auteur-compositeur-interprète québécois) qui m’ont le plus ému. Il avait et a toujours l’art de raconter son pays, la vie des trappeurs et des pêcheurs sur la côte nord du Saint-Laurent.

A un moment donné, j’ai eu l’envie de raconter la vie de mes voisins ; celle qui se déroule sur le Balcon du Jura est tout aussi significative que celle qui se passe à Paris ou en Ardèche. On est confrontés aux mêmes problèmes humains qu’ailleurs.

 

Vous vous apprêtez à remonter sur scène avec la jeune génération. Est-ce un concert d’adieux ?

S’il y a bien une chose que je n’apprécie guère, ce sont ces chanteurs qui font des adieux pendant dix ans. J’ai fait ma part dans la chanson. Je vais continuer à chanter, mais je considère qu’il n’y a rien de plus pathétique qu’un vieux chanteur sur scène. Je n’ai pas envie de susciter la pitié. Cela fait 48 ans que je suis sur scène, j’espère me retirer sur la pointe des pieds.

 

Comment va se dérouler ce concert ?

C’est Thierry Luisier (ndlr : l’ancien directeur du TBB) qui m’a proposé de mettre sur pied un concert avec de jeunes artistes. Chacun d’entre eux chantera trois chansons, dont l’une de mon répertoire, en duo. Les thèmes de la tendresse et de la révolte seront présents. Dans cette affaire, je suis en quelque sorte le grand-papa (rires).

 

Qu’est-ce que cette jeune génération retiendra de vous, dans vingt ou trente ans ?

J’espère avoir ouvert la porte aux chanteurs engagés. Garder l’envie de chanter me paraît essentiel. Enfin, j’aurais adoré réinterpréter des chansons populaires, comme le Valaisan Marc Aymon. Mais c’est un peu trop tard pour cela.

 

Bühler et compagnie, concert au Théâtre Benno Besson, demain et samedi, à 20h. Réservations sur : www.theatrebennobesson.ch ou au 024 423 65 84.

 

En compagnie de…

La langue de Molière à l’honneur ce week-end

Dans le cadre du Festival Verbophonie, consacré à la langue française, plusieurs artistes accompagneront Michel Bühler.

Soraya Ksontini, Sylvie Bourban, Marc Aymon, Entre 2 caisses et Junior Tschaka rendront hommage à cet artisan de la chanson francophone en interprétant une de ses chansons, ainsi que deux autres de leur propre répertoire.

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14 déc 2017

Les Nord-Vaudois qui ont fait 2017

Qui succédera à la metteure en scène du spectacle «Claquettiste», Nadine Perusset,consacrée personnalité de l’année 2016 ? C’est à cette question que la rédaction vous propose de répondre, en votant pour l’un ou l’autre des neuf nominés qui, dans les domaines du sport, de la culture, de l’économie ou encore de la politique, se sont distingués ces douze derniers mois.

Pour la sixième fois, La Région Nord vaudois propose à ses lecteurs d’élire la personnalité nord-vaudoise de l’année. Après avoir offert ce titre, en 2016, à la passionnée de théâtre qu’est Nadine Perusset, vous avez à nouveau la possibilité de choisir parmi neuf nominés.

Ceux-ci se sont distingués durant cette année par leur engagement, leur action ou encore leur travail sur le terrain. Ces neuf personnalités soumises à votre appréciation représentent des courants et des sensibilités qui bénéficient à l’ensemble de la société. Elles témoignent de l’extraordinaire vitalité de toute une région. Il vous appartient, désormais, de voter pour votre favorite ou pour votre favori, jusqu’au 15 janvier prochain.

 

Un casque Sony à gagner !

 

Un tirage au sort, parmi les bulletins de vote (courriels et courriers normaux) que vous nous aurez envoyés, permettra à l’heureux gagnant de remporter un casque Sony MDR-1000X qui «dompte» tout bruit extérieur.

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Cesla Amarelle

Le grand défi

Cesla Amarelle

Cesla Amarelle

La politicienne yverdonnoise Cesla Amarelle est une stratège hors pair. Elle l’a démontré tout particulièrement dans la phase préparatoire du congrès socialiste, qui l’a désignée candidate au Conseil d’Etat. Elle a évité de se mêler au mouvement de déstabilisation d’Anne-Catherine Lyon. L’ancienne présidente du PS vaudois connaît mieux que personne l’appareil du parti. Elle a ainsi obtenu l’investiture sans difficulté.

En 2017, la désormais conseillère d’Etat en charge de la formation, de la jeunesse et de la culture aborde un énorme défi : démontrer sa capacité à gouverner dans le cadre d’un collège et tempérer son ardeur pour aboutir à des compromis. L’école a besoin de réformes, mais surtout de calme.

 

Cédric Chezeaux

L’ agriculteur révolutionnaire

Cédric-Chezeaux

Cédric Chezeaux

Malgré les craintes de ses proches, Cédric Chezeaux, agriculteur à Juriens, a décidé de vendre ses bovins pour se reconvertir dans la production de blés anciens et l’élevage de chèvres. L’agriculteur, condamné à produire du lait de vache en grande quantité pour le vendre aux fromagers, a décidé, un jour, de tout changer. Son but : préserver la biodiversité semencière, mise à mal par les géants de l’agroalimentaire.

En 2017, la réalisatrice Lila Ribi a présenté «Révolution silencieuse», un documentaire qui retrace le quotidien de la famille Chezeaux de 2013 à 2015. Ce long-métrage met à l’honneur la décision engagée de l’agriculteur, mais aussi la nouvelle philosophie de vie qui anime l’ensemble de la tribu Chezeaux.

 

Bernard Martin

Le voix du patois

Bernard Martin

Bernard Martin

A 76 ans, Bernard Martin est toujours infatigable. Bien connu dans la région, notamment pour son implication au Rotary Club d’Yverdon-les-Bains depuis plus de vingt ans, ce globe-trotteur a partagé, cet été, sa seconde passion avec la population : les langues. Après le français, le tchèque, l’espagnol, l’allemand et le suisse allemand, l’ex-pasteur de Champagne a fait découvrir à tous le patois. En 2017, il a réussi à faire revivre la langue de nos aïeux en ramenant, après 25 ans d’absence, la fête romande et internationale des patoisants dans la capitale du Nord vaudois.

Grâce à un éventail d’activités mêlant modernes et antiques traditions, il a dépoussiéré un langage du VIe siècle.

 

Yamina Zoutat

L’autodidacte qui rayonne

Yamina Zoutat

Yamina Zoutat

Yverdonnoise pure souche, Yamina Zoutat a vécu et étudié dans la Cité thermale, avant d’entamer une carrière à Paris comme chroniqueuse judiciaire à TF1. Grâce à son travail de terrain, à sa curiosité et à sa facilité à nouer des liens, elle a réalisé un documentaire inédit, «Les Lessiveuses», sur la vie des mères de détenus français condamnés à de longues peines.

Exporté dans de nombreux pays, ce moyen-métrage a rencontré un tel succès qu’il est devenu un opéra. En 2017, elle a décroché le Sesterce d’argent au festival Visions du Réel, à Nyon, pour «Retour au Palais». De l’écriture du scénario au tournage, en passant par la prise de son et la pose de voix, Yamina Zoutat a conçu seule ce long-métrage sur les coulisses de la justice parisienne.

 

Philippe Duvoisin

Le globe-trotter des patinoires

Philippe Duvoisin

Philippe Duvoisin

Vingt-neuf ans de présidence à la section romande de la Regio League et une vie dévolue au hockey sur glace : le Sainte-Crix Philippe Duvoisin, également municipal, est une personnalité incontournable des patinoires . Et dire que tout est parti d’un tournoi scolaire sur la glace naturelle de sa localité, alors qu’il n’était âgé que de 12 ans.

En 2017, après avoir, notamment, participé à la mise en place de la Mysports League (entre la LNB et la 1re ligue), il a passé le témoin de président à l’Ecublanais Philippe Raboud, désireux de se consacrer à sa famille et à ses loisirs. Mais l’homme l’assure : il continuera d’assouvir sa passion de la discipline et de parcourir les patinoires de Suisse.

 

Sandy Wetzel

Une belle trace à Y-Parc

Sandy Wetzel

Sandy Wetzel

Arrivé après une période de flou stratégique, Sandy Wetzel a donné un nouvel élan au Parc scientifique et technologique (PST), plus connu sous le nom d’Y-Parc. Il a, entre autres, apporté un grand appui et son réseau à tous les jeunes entrepreneurs qui se sont installés dans l’incubateur. Il a su, durant cette période, développer d’excellentes relations avec les milieux de la recherche appliquée, notamment la HEIG-VD.

En 2017, fatigué par l’inertie de certains politiques, il a cédé à l’appel des sirènes des montagnes neuchâteloises, pour se lancer dans un nouveau défi, un pépinière d’entreprises bien-sûr. Aujourd’hui, le PST yverdonnois récolte les fruits d’un travail réalisé dans l’ombre.

 

Laura Di Pietrantonio

La bénévole au grand cœur

Laura Di Pietrantonio

Laura Di Pietrantonio

Après un stage de trois mois à l’hôpital de Morondava -une ville défavorisée à l’ouest de l’île de Madagascar-, Laura Di Pietrantonio, une étudiante yverdonnoise en soins infirmiers à La Source, à Lausanne, a récolté du matériel médical en Suisse pour venir en aide aux malades. Fraîchement diplômée, la jeune femme voyage actuellement en Amérique latine.

En 2017, Laura Di Pietrantonio a récolté près de 12 000 francs, avec deux de ses camarades, grâce au financement participatif. Elle a distribué des appareils (monitoring de surveillance cardiaque, échographe, laryngoscope, oxymètre de pouls ou encore masques à oxygène), afin d’améliorer la prise en charge médicale des patients malgaches.

 

Matthieu Pahud

Le repos du titan

Matthieu Pahud

Matthieu Pahud

D’abord, il possède un palmarès fantastique, parmi lequel figurent huit titres de champion de Suisse individuel et tellement de médailles nationales et internationales. Ensuite, il a énormément oeuvré pour les jeunes, notamment à travers l’association Judo Zen Kids, et continuera de le faire. Enfin, il est éminemment sympathique. Pas mal, pour un judoka sourd de naissance à plus de 80%.

En 2017, il a été honoré par le Panathlon Club d’Yverdon (prix 2016) en ce début d’année, avant de mettre, récemment, et sur une 3e place aux Championnats de Suisse, un terme à sa carrière. Matthieu Pahud a pris un nouveau départ, professionnel comme sportif. Il prévoit de créer sa propre école, à Payerne.

 

Michel Antoniazza

L’ ami fidèle des oiseaux

Michel Antoniazza

Michel Antoniazza

Alors que la plupart des jeunes de son âge tenaient absolument à passer leur examen de conduite au plus vite, Michel Antoniazza a, à 19 ans, passé son permis de baguage. Sa passion précoce pour les oiseaux, le biologiste spécialisé en ornithologie l’a mise au service de la protection de la Grande Cariçaie. Son parcours est intimement lié à la défense de la nature sur la rive sud du lac de Neuchâtel.

En 2017, le Tapa-Sabllia a dû se résigner, à 65 ans, à laisser son poste de collaborateur scientifique de l’Association de la Grande Cariçaie. S’il a dû quitter son emploi, ce père de trois enfants, dont l’aîné, Sylvain, officie à la Station ornithologique de Sempach, sait que la relève est assurée.

 

A vous de jouer ! Pour donner votre voix à l’un(e) de nos nominé(e)s et pour tenter de remporter un menu gastronomique pour deux personnes au restaurant La Terrasse, à l’Hôtel La Prairie, à Yverdon-les-Bains, vous pouvez nous envoyer un mail contenant les informations demandées ci-dessous à l’adresse : resultats@laregion.ch

– Nom

– Prénom

– Adresse complète

– J’élis au titre de personnalité nord-vaudoise de l’année 2017

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14 déc 2017

Cap sur les JO de Tokyo 2020

BMX – A peine de retour de Saint-Etienne et des Etats-Unis, Louanne Juillerat a déjà les yeux rivés sur la saison prochaine, lors de laquelle débuteront les qualifications pour les Jeux olympiques.

De Tulsa à Vérone, en passant par Saint-Etienne, la Nord-Vaudoise voit du pays à travers sa passion. ©DR

De Tulsa à Vérone, en passant par Saint-Etienne, la Nord-Vaudoise voit du pays à travers sa passion.

Elle ne peut pas franchement dire qu’elle est satisfaite de la saison qu’elle vient de terminer sur une 7e place au Trophée des Nations de Saint-Etienne, Louanne Juillerat. «Je n’ai pas atteint les objectifs que je m’étais fixés au début de l’année», lâche la pilote avec une certaine sévérité. Ses meilleures performances ? Un 2e rang en championnat de Suisse et un 9e au plan européen. «Correct, mais insuffisant», juge-t-elle.

Reste que la jeune fille, qui fêtera ses 20 ans demain, peut se montrer plutôt soulagée. Après deux exercices durant lesquels ses blessures ont pris le pas sur sa carrière sportive, elle a prouvé être à nouveau dans le coup. Pas tout en-haut, pas aussi rapide qu’elle l’espérait, mais bel et bien présente, en embuscade, à distance respectable des meilleures.

 

Avec un nouveau team

 

D’ailleurs, Louanne Juillerat a profité de sa fin de saison pour commencer à préparer la suivante. Récemment, elle a rejoint la structure française Sport Rad Distribution. Une nouvelle équipe qui devrait lui permettre de voir plus loin, qu’elle a pu apprendre à connaître à travers un séjour de deux semaines aux Etats-Unis, le mois dernier. «J’ai adoré l’atmosphère dans le groupe. Ça n’annonce que du bon pour la suite», se réjouit la pilote de Vugelles-La Mothe.

Ce voyage à Tulsa, en Oklahoma, lui a permis de se mesurer une nouvelle fois aux compétitions américaines : «Ça n’a rien à voir avec celles auxquelles j’ai l’habitude de participer. Tout est énorme, bien plus grand qu’ici. Il y a plus de monde, plus de spectateurs, plus de participants… Le niveau est également plus relevé.» Sa 12e place obtenue la réjouit, d’ailleurs, davantage que la majorité de ses résultats réalisés en Europe.

Même si les températures du Nord vaudois ne sont pas aussi propices pour s’entraîner que celles du sud des Etats-Unis, Louanne Juillerat est bien résolue à ne pas perdre une seconde durant sa préparation, qui a véritablement débuté à son retour de Saint-Etienne, en début de semaine. «Ce n’est pas facile de se motiver pour aller rouler par ce froid, mais ça fait partie du jeu. Actuellement, la grande partie de mon entraînement se déroule au fitness, à hauteur de deux séances par jour : une de cardio et une de musculation. J’essayerai de partir en Espagne au début de l’année, histoire de retrouver des conditions optimales pour pratiquer mon sport.»

Pour Louanne Juillerat, la saison 2018 débutera officiellement au mois de mars, du côté de Vérone. «Ce qui me laisse suffisamment de temps pour arriver au meilleur de ma forme en Italie.» Il le faudra, puisque le BMX sera au programme olympique en 2020, à Tokyo, et que les qualifications commenceront dès l’an prochain. «Pour être sélectionnée, il faudra réunir le maximum de points lors des diverses compétitions européennes et mondiales. Mais ça reste encore assez flou à l’heure actuelle», note celle qui fait assurément partie des trois meilleures pilotes helvétiques, au côté, notamment, de la Nord-Vaudoise Christelle Boivin.

 

L’objectif d’une carrière

 

Pas question, cependant, de manquer les Jeux olympiques pour la Nord-Vaudoise, qui en a fait son objectif central : «J’ai en quelque sorte tout mis de côté pour me focaliser sur ma carrière sportive. Les JO, c’est le rendez-vous. Jusqu’à cette date-là, je sais que je vais me consacrer à fond à ma discipline. Pour obtenir mon ticket, dans un premier temps, puis pour y réaliser le meilleur résultat possible. Ensuite, on verra quelle direction je choisirai de suivre.»

Le compte à rebours est donc lancé. Louanne Juillerat possède maintenant deux ans, sept mois et quelques jours pour confirmer son talent, prouver sa valeur au meilleur niveau et, pourquoi pas, se préparer à frapper un grand coup au Japon.

 

Avec l’appui de ses proches

 

Louanne Juillerat a fait le choix de se concentrer à 100% sur son sport. Le BMX de haut niveau étant une discipline coûteuse, la pilote de Vugelles-La Mothe peut compter sur le soutien de sa famille, qui assure une bonne partie de son budget, ainsi que des biscuits Roland, son sponsor. «Je coach également dans plusieurs clubs de la région. Outre la petite aide financière que cela représente, ça me plaît beaucoup. Je me vois bien rechercher quelque chose dans ce domaine plus tard.» Une passion onéreuse due, en particulier, au nombre de voyages à effectuer en une saison : «D’autant plus que la fédération ne prend pas en charge nos frais. J’ai une chance énorme, sachant que j’adore parcourir le globe. La Fédé préférant qu’on se repose à l’hôtel entre les courses, je profite de découvrir les villes surtout lorsque mes parents font le déplacement.»

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13 déc 2017

Le futur quartier «Longemale» verra le jour

Pomy – Le Conseil général a accepté un plan partiel d’affectation qui accueillera 260 habitants d’ici à 2021. Ce projet s’inscrit dans la volonté de la Commune de promouvoir le développement durable et la mixité sociale.

Les trois îlots de bâtiments se verront octroyer une surface de 100 m2 pour des locaux communautaires. ©Dolci Architectes

Les trois îlots de bâtiments se verront octroyer une surface de 100 m2 pour des locaux communautaires.

Les membres du Conseil général de Pomy ont accepté, à une large majorité, le plan partiel d’affectation (PPA) «Longemale», lundi dernier. Cette parcelle de 18 500 m2 accueillera 130 logements, d’ici à 2021. Ce vaste projet s’inscrit dans le cadre de l’agglomération yverdonnoise AggloY, qui ne cesse de se développer et d’attirer de nouveaux résidents.

Situé à proximité du centre de formation professionnelle spécialisée ORIF, ce futur quartier est «idéal» selon le syndic du village Yves Pellaux. «Il bénéficie d’une desserte de transports publics intéressante et il est propice à la mobilité douce», poursuit l’édile.

 

Qualité urbaine durable

 

Yves Pellaux, syndic du village, se réjouit d’accueillir 130 logements sur ce terrain, d’ici à 2021. ©Michel Duperrex

Yves Pellaux, syndic du village, se réjouit d’accueillir 130 logements sur ce terrain, d’ici à 2021.

La Commune a acquis cette parcelle en 2009 et a fait appel au bureau d’architectes Dolci, à Yverdon-les-Bains, pour réaliser le projet, qui a été soumis à l’enquête publique en juin dernier. A la suite de deux séances de conciliation avec les deux opposants au PPA, ces derniers se sont rétractés.

Ce futur quartier -quelque 260 habitants sont attendus s’inscrit dans la volonté de la Commune de répondre aux exigences du développement durable tout en promouvant la mixité sociale. «Des familles, des étudiants, mais aussi des personnes âgées pourront loger dans ces appartements, affirme Yves Pellaux. De plus, les rez-de-chaussée seront occupés par des petits commerces.» Des patios, des espaces publics et des aires de stationnement extérieures, ainsi qu’un parking souterrain seront aménagés.

Pour faire face à cette future augmentation de la population, la Commune prévoit également d’agrandir son collège. Ce projet s’inscrit dans le cadre de l’Association scolaire intercommunale d’Yvonand et environs.

Le PPA «Longemale» sera affecté en zone d’habitation de moyenne densité. Pour compenser cette perte, une zone d’utilité publique qui longe le cimetière sera, quant à elle, modifiée en zone agricole. Le dossier sera prochainement déposé devant le Conseil d’Etat. Les premiers bâtiments pourraient voir le jour d’ici à 2021.

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13 déc 2017

VO Energies absorbe les sociétés Sol-Air Concept et Thermibat

Nord vaudois – La compagnie d’électricité dévoile son dernier atout face à la politique énergétique 2050.

De g. À dr.: Georges Leresche, responsable du pôle installations du groupe VO Energies, Nicolas Erbeau, propriétaire de Sol Air Concept, Claude Recordon, président de VO Energies, et Filipe Conçalves, directeur de Thermibat. ©PIB

De g. À dr.: Georges Leresche, responsable du pôle installations du groupe VO Energies, Nicolas Erbeau, propriétaire de Sol Air Concept, Claude Recordon, président de VO Energies, et Filipe Conçalves, directeur de Thermibat.

Le groupe VO Energies a officialisé, hier, le rachat des sociétés Sol-Air-Concept et de Thermibat, créées par Nicolas Erbeau, ingénieur thermique. Le mariage des deux sociétés avec VO Energies intervient après une période de fiançailles de cinq ans, une collaboration de dix ans et la réalisation de différents projets communs.

L’objectif des partenaires est d’être mieux armés pour faire face aux défis de la stratégie énergétique 2050 de la Confédération. Cette dernière prévoit une baisse progressive des émissions de CO2 pour atteindre moins 43% en 2035, une diminution de la consommation d’électricité de 13% à la même échéance, ainsi que la fin du recours aux énergies fossiles d’ici à 2050. De plus, elle vise l’abandon de l’énergie nucléaire et la rénovation des bâtiments, afin qu’ils soient conformes aux nouvelles exigences légales en matière d’isolation et de consommation d’énergie.

Pour Nicolas Erbeau, la vente des deux sociétés au groupe VO Energies est à la fois un aboutissement de son aventure commencée au coin d’une table avec son épouse, lors de l’entrée en vigueur de la Loi vaudoise sur l’énergie de 2006, et un renouveau, pour faire face à la politique énergétique 2050.

Sol-Air Concept est spécialisée dans la mise en valeur des énergies renouvelables, avec notamment l’installation de panneaux solaires, de pompes à chaleur et de chauffages à bois. Quant à Thermibat, dirigée par Filipe Gonçalves, elle est issue de Sol-Air Concept. Elle est avant tout un bureau d’études qui propose des solutions aux personnes qui doivent répondre aux exigences des certificats énergétiques cantonaux des bâtiments. Les deux sociétés rayonnent dans la Suisse romande et ont une succursale à Sierre (VS). «Nos collaborateurs ont été associés à la démarche dès l’entame des négociations», assure Nicolas Erbeau.

Pour VO Energies, cette acquisition permettra de renforcer sa position de leader régional des énergies renouvelables. Le groupe étoffe, ainsi, ses secteurs de production, d’installation et de services à la clientèle.

«Nous voulons rester un acteur régional qui offre plus de souplesse, de réactivité et de créativité face à la concurrence des grands groupes électriques, affirme Claude Recordon, président de VO Energies. Les démarches pour repourvoir notre poste de direction aboutiront dans le courant du mois de janvier. La personne nommée pourra compter sur une équipe compétente.»

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13 déc 2017

Les cadres cantonaux prennent leurs quartiers à Yverdon-les-Bains

Athlétisme – Soixante athlètes sélectionnés étaient présents aux Isles, samedi, pour prendre part à une journée d’entraînement avec les cadres vaudois. Un groupement, mis en place par l’entraîneur de l’USY Nicolas Verraires, qui vit sa troisième année.

Les espoirs vaudois se sont réunis à Yverdon-les-Bains! ©Champi

Les espoirs vaudois se sont réunis à Yverdon-les-Bains!

«Tout est parti d’un constat. On a remarqué que Vaud n’était pas le canton le plus à la pointe au niveau de la formation en athlétisme. On a des années de retard sur le Valais, par exemple.» Au lieu de s’apitoyer sur le sort et de continuer à fonctionner par clans, avec une rivalité évidente entre clubs, Nicolas Verraires a pris les choses en main. «C’est vrai que toutes les équipes avancent de façon plutôt individualiste. Chacun cherche à réaliser les meilleures performances à court terme, sans nécessairement regarder plus loin. On a donc essayé de briser un peu ce mode de fonctionnement en créant les cadres cantonaux (comme cela se fait parfois ailleurs), l’étape avant d’intégrer les cadres régionaux. Histoire que les athlètes soient le mieux préparés le plus tôt possible», explique celui qui est également entraîneur de l’USY.

Fondé en 2015, ce groupement n’a pas tardé à prendre une certaine ampleur. La preuve : soixante jeunes, nés entre 2003 et 2006, se sont retrouvés aux Isles, samedi, pour l’une des quatre ou cinq séances annuelles. En ligne de mire, le Tournoi des huit cantons, qui se déroule chaque année dans un lieu différent.

«On sélectionne les membres du cadre dans un top 5 élargi de chaque catégorie, continue le coach nord-vaudois. Viennent ceux qui veulent venir. Mais on constate que le bouche-à-oreille commence à faire son effet. Lors de la première journée de l’année, on était seulement une trentaine. C’est aussi l’objectif : créer une émulation parmi les jeunes, qu’ils voient cette structure comme un endroit où règne une bonne ambiance et où l’on progresse.»

 

Entraînement et prévention

 

La triple-sauteuse de l’USY Zoé Deriaz est attentivement suivie par sa coach spécialisée Sophe Guilbert. ©Champi

La triple-sauteuse de l’USY Zoé Deriaz est attentivement suivie par sa coach spécialisée Sophe Guilbert. ©Champi

Une atmosphère idéale pour la performance, en somme. «C’est complètement le cas, confirment les deux triple-sauteuses de l’USY Nina Rehacek et Zoé Deriaz. On effectue des exercices dont on n’a pas l’habitude en club, les méthodes de travail ne sont pas les mêmes et on fait connaissance avec pas mal de nouveaux visages, entraîneurs comme athlètes. Ça change de la routine de nos quatre ou cinq séances hebdomadaires en club.»

Dans un coin de la salle, les deux jeunes talents yverdonnois continuent de suivre les consignes avisées de Sophie Guilbert, coach à Stade-Lausanne. Elle n’a pas hésité à répondre à l’appel de Nicolas Verraires pour venir l’épauler, à l’instar d’une dizaine d’autres techniciens dont le CV ne laisse souvent pas indifférent : «L’idée, c’est vraiment de pouvoir offrir aux athlètes une formation plus pointue, lance l’homme à la base du projet. Au-delà de l’entraînement, on les rend également attentifs à tous les aspects liés à la prévention et aux blessures. On aimerait continuer dans cette voie. Dans le futur, pourquoi pas les sensibiliser à des questions de nutrition, par exemple.»

Si, en une trentaine de mois, l’homme a déjà pu constater tous les progrès effectués par ses protégés, il se réjouit surtout de pouvoir accueillir les talents de demain à Yverdon-les-Bains, que ceux-ci habitent à Leysin ou sur la Côte. «Les prochains rendez-vous se dérouleront ici, et on espère que ce sera le cas pour ceux des années suivantes également. Si la ville pouvait devenir une place forte de l’athlétisme vaudois, ça constituerait une très bonne nouvelle.»

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12 déc 2017

La bataille du coteau des Remparts

Grandson – Alors que la Municipalité s’apprête à mettre en consultation des plans, l’Association des amis du Coteau fourbit ses armes.

Les Amis du Coteau veulent un parc public, rien de plus. ©Michel Duperrex

Les Amis du Coteau veulent un parc public, rien de plus.

Si la plus connue des batailles de Grandson est celle de 1476, la plus longue est sans conteste celle entamée il y a plus de trente ans sur le coteau des Remparts, une large bande constituée de prairie et de petits jardins.

Dans les années 1980 déjà, un projet immobilier avait suscité une vive contestation, en raison de la hauteur des immeubles projetés. Mais aussi parce que certains amoureux du bourg ne veulent pas entendre parler de constructions modernes à proximité de la vieille ville.

A l’époque, il était question de créer quelque 140 logements. Devant l’opposition locale, et suite à la venue de l’avocat Rudolf Schaller, alors conseil de Franz Weber, la Municipalité avait retiré le projet. Une partie des terrains que la Commune avait acquis au prix fort ont, ensuite, été classés en zone intermédiaire.

Un projet, bien plus modeste, a refait surface en 2010. Le Service cantonal de l’aménagement du territoire était prêt à soutenir un projet de faible densité. Un concours a d’ailleurs été organisé à cette occasion.

Depuis, face à la complexité et au prix de construction d’un parking souterrain sur la place du Château, la Municipalité a étudié la faisabilité d’un tel objet, avec des logements, sur le coteau des Remparts. Selon Antonio Vialatte, municipal en charge de l’urbanisme, il a été présenté à la commission ad hoc et une rencontre est agendée avec l’Association des Amis du Coteau, avant la mise en consultation, début 2018.

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12 déc 2017

Une nouvelle étape pour Bel Coster

Nord vaudois – Après Lignerolle et Ballaigues, L’Abergement a déposé, hier soir, un préavis municipal relatif au projet éolien, lors de la séance du Conseil général.

Le projet consiste à implanter neuf éoliennes sur les contreforts du Suchet, entre les communes de Ballaigues, de Lignerolle et de L’Abergement. ©DR/Photomontage

Le projet consiste à implanter neuf éoliennes sur les contreforts du Suchet, entre les communes de Ballaigues, de Lignerolle et de L’Abergement.

Le début du projet Bel Coster remonte à 2008. Une motion avait alors été déposée au Conseil communal de Ballaigues, concernant la possibilité d’accueillir un parc éolien. Neuf ans plus tard, un préavis municipal sur le Plan partiel d’affectation (PPA) intercommunal a été déposé lors des séances du Conseil général de Lignerolle, le 4 décembre, et de celui de L’Abergement, hier soir, ainsi que du Conseil communal de Ballaigues, vendredi dernier.

 

Un pas de plus

 

«Généralement, nous déposons les préavis un mois avant, mais pour nous aligner sur les autres communes, nous l’avons aussi déposé pendant cette séance», relève Olivier Petermann, syndic de Lignerolle.

C’est une nouvelle étape importante pour Bel Coster. Le PPA intercommunal permet d’affecter des zones d’implantation à la construction des neuf éoliennes prévues dans le projet, ainsi qu’à la création de routes d’accès dans le domaine public. La prise en considération des pétitions en lien avec Bel Coster est aussi incluse dans le préavis.

 

Résultats en mars 2018

 

La procédure d’élaboration du Plan partiel d’affectation a engendré plusieurs procédures parallèles. Une fois qu’elles seront toutes validées, le Canton pourra approuver le PPA et notifier la levée des oppositions.

Les commissions nommées à Lignerolle, Ballaigues et L’Abergement, suite au dépôt du préavis municipal, présenteront le résultat de leur étude sur le PPA lors d’une séance de leur conseil général ou communal respectif, le lundi 12 mars 2018, à 20h.

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12 déc 2017

Le BCY conclut son année en beauté

Badminton – Les Yverdonnois sont revenus dans la course aux playoffs en giflant Fribourg-Tavel 7-1, dimanche, au Centre de bad de la Cité thermale. Le club a également été honoré par un «Coup de cœur» du Panathlon local.

La section yverdonnoise du Panathlon-Club a remis son «Coup de coeur» et un chèque de 1000 francs au BC Yverdon. Les membres du club-service et les joueurs et dirigeants du BCY ont posé ensemble pour la photo (en couverture ci-dessus), à la fin de la rencontre remportée contre Fribourg-Tavel. ©Michel Duvoisin

La section yverdonnoise du Panathlon-Club a remis son «Coup de coeur» et un chèque de 1000 francs au BC Yverdon. Les membres du club-service et les joueurs et dirigeants du BCY ont posé ensemble pour la photo (en couverture ci-dessus), à la fin de la rencontre remportée contre Fribourg-Tavel.

Le BC Yverdon tenait à conclure en beauté un premier tour mitigé, dimanche, et cela passait par une victoire face à l’Union Fribourg- Tavel, concurrent direct au classement. Pour leur dernière sortie de l’année, les Yverdonnois avaient trop à cœur de ne pas décevoir leur public et se sont largement imposés, 7-1. Un succès qui, en plus de constituer leur score le plus large de la saison, permet à Jan Fröhlich et les siens, en empochant quatre points, de doubler leurs adversaires du jour au moment idéal : juste avant la pause.

«On passera de meilleures fêtes de fin d’année qu’eux, plaisantait l’entraîneur- joueur tchèque, vainqueur de ses deux matches, avant-hier. Plus sérieusement, ça nous donne un peu d’air, mais il faudra bien préparer ce second tour et recommencer fort dès le mois de janvier.»

Face aux néo-promus fribourgeois, il y a eu de nombreux signes positifs, à commencer par la très grosse performance de Carder, en simple face à Rusev, lui qui restait sur quelques sorties un peu plus compliquées. Cette fois, l’Ecossais a agressé tout du long son adversaire, ne lui laissant jamais espérer quoique ce soit, notamment grâce à des attaques surpuissantes, au point d’en transpercer sa raquette dans la deuxième manche. Pas de souci, il en avait bien d’autres pour conclure son match (21-11 21-17). L’autre Matthew, Nottingham, a également sorti deux performances majuscules, dont un double mixte splendide avec Ayla Huser. Alignée pour la toute première fois, la paire est gentiment montée en puissance, et a renversé une partie bien mal embarquée. Après avoir sauvé cinq volants de match dans le deuxième jeu, les Yverdonnois ont remporté ce dernier avant de dérouler dans le troisième (15-21 25-23 21-9).

Une performance qui ne pouvait pas mieux illustrer les raisons pour lesquelles Daniel Jaccaud, président du Panathlon Club d’Yverdon, a pris la parole quelques instants plus tard, pour remettre le «Coup de cœur» décerné au club de badminton yverdonnois. En effet, c’est exactement ce genre de mentalité qui a guidé les badistes (presque) tout en haut, en mai dernier (finalistes du championnat), et que le Panathlon tenait à récompenser. L’année 2017 du BCY, tout juste couronné club vaudois de l’année à Nyon jeudi dernier, n’aurait définitivement pas pu être conclue d’une plus belle manière.

 

Yverdon – Union Fribourg-Tavel 7-1 (14-3)

 

Simples hommes : Carder – Rusev 21-11 21-17 ; Fröhlich – Wäfler 21-6 21-8 ; Dumartheray – Lüthi 21-12 21-16.

Simple dames : Huser – Rey 21-4 21-12.

Doubles hommes : Debétaz/ Fröhlich – Schaller/Schmid 21-18 21-12 ; Nottingham/Dumartheray – MacHugh/Rusev 21-13 21-12.

Double dames : S. Golay/Lanzarini – Schaller/Burkart 16-21 5-21.

Double mixte : Huser/Nottingham – Burkart/MacHugh 15-21 25-23 21-9.

Notes : Centre de badminton d’Yverdon, 36 spectateurs. Arbitrage de Monique Bastien et Vincent Frey.

 

LNB : Yverdon II sans pitié pour Chênois et Sion

 

Quel week-end pour le badminton yverdonnois ! La «deux» a fait un carton, vendredi et samedi, en remportant les huit points en jeu lors de ses deux rencontre face à Chênois (succès 7-1) et Sion (victoire 8-0 en terre valaisanne). Une fiche parfaite qui permet aux Nord- Vaudois de se hisser seuls au 2e rang du groupe ouest de LNB.

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