Les News du Nord Vaudois

En collaboration avec le journal La Région.

22 nov 2017

Des générations de champions

Judo – Les anciens et les jeunes de l’Ecole Dégallier ont trusté les podiums aux Championnats de Suisse, à Neuchâtel. Le passage de témoin est en route.

En photo de couverture ci-dessus, tous les médaillés yverdonnois, debout, de g. À dr.: Jennifer Richard, Fiona Ridet, Sébastien Joss, Matthieu Pahud et Frank Dégallier. A genoux, de g. À dr : Pauline Gander, Roxane Bloesch, Joël Coraducci, Lionel Schwander et Nicolas Jäggi. Ci-contre, Pauline Gander et Lionel Schwander. ©Michel Duperrex

En photo de couverture ci-dessus, tous les médaillés yverdonnois, debout, de g. À dr.: Jennifer Richard, Fiona Ridet, Sébastien Joss, Matthieu Pahud et Frank Dégallier. A genoux, de g. À dr : Pauline Gander, Roxane Bloesch, Joël Coraducci, Lionel Schwander et Nicolas Jäggi. Ci-contre, Pauline Gander et Lionel Schwander.

Avec onze médailles et six titres remportés, les judokas de l’Ecole Dégallier ont réalisé un carton, le week-end dernier, à l’occasion des Championnats de Suisse. Au point de terminer en tête du classement par clubs, et ce malgré l’absence de quelques habitués aux podiums nationaux. «Mais il est normal que, sur le nombre, il manque des éléments. C’est aussi le cas pour les autres», tempère Frank Dégallier, un président, entraîneur et judoka comblé, puisqu’il a lui-même remis son kimono pour aller chercher un titre chez les masters -81kg, coaché par son fils Yanis.

Le bilan global du club de la Cité thermale équivaut à bien plus que ce que le boss espérait. Il constitue, aussi, une nouvelle preuve que le judo yverdonnois marche fort. «La collaboration avec le Centre régional de performance romand paie, même si tous mes judokas n’en font pas partie, estime le mentor de l’EJD. La structure vient s’entraîner une fois par semaine dans notre dojo, avec d’excellents athlètes de l’extérieur.» Et tout le monde en profite.

Toute une génération, notamment : la «Next Gen», par analogie avec le terme d’usage au tennis. Celle des «1998» et des années alentours, appelée à prendre le témoin. Pauline Gander et Lionel Schwander, tous deux titrés en juniors (M21) et médaillés en élite, le week-end passé, en sont les actuels meilleurs ambassadeurs.

Ils représentent la relève d’aujourd’hui ; celle de demain, les «2003» et alentours, est en formation.

L’Ecole Dégallier produit des champions par générations. Le tableau des médailles en atteste : les «quadra» Fiona Ridet, Sébastien Joss et Frank Dégallier, tous sacrés en masters à La Riveraine, l’ont rappelé.

La génération des trentenaires, pour la plupart absents à Neuchâtel (bien que judoka de l’EJD en LNA, Matthieu Pahud, en bronze, a concouru sous les couleurs du JC Romont), a, elle, valu son pesant de métaux par le passé.

 

Encore beaucoup à apprendre

 

Bien que fier, Frank Dégallier s’empresse de pondérer. «Même si on a fini en tête sur 97 clubs à ces Championnats, je n’oserai pas affirmer qu’on est la meilleure école du pays, lance-t-il avec humilité. A l’international, par exemple, on a encore beaucoup à apprendre d’un club comme Brugg. Et puis, le classement est très serré et, au final, cela reste une compétition individuelle.» A vrai dire, il a également manqué un titre en élite à l’EJD, qui a obtenu de l’or en masters (3), en juniors (2) et en espoirs (1), pour que le tableau soit parfait. C’est passé «à un cheveux» pour Lionel Schwander, auteur d’un waza-ari «qui aurait clairement dû être compté comme ippon» en début de finale, regrette son mentor.

«On a alors vu que Lionel, qui n’a que 19 ans, a encore du chemin à parcourir. Après cela, il s’est un peu déconcentré.» Et le Morgien Simon Rosset, champion national en titre, a remporté le duel. La «Next Gen» doit encore gagner en maturité avant de régner sur le judo national. Bonne nouvelle, au sein de l’école, les exemples à suivre ne manquent pas.

 

Une belle leçon de persévérance

 

Blessée deux fois consécutivement à son genou gauche, Pauline Gander a perdu deux années, mais elle a persisté. De retour sur les tatamis, la judokate de 18 ans a remporté deux médailles, dont le titre M21 en +70kg, à Neuchâtel. Inespéré. «J’étais stressée, de peur d’avoir tout perdu. Ouf, ce n’est pas le cas», glisse, derrière son timide sourire, la jeune championne de l’EJD.

La gymnasienne est une battante, elle l’a prouvé, mais elle n’en a pas terminé. «J’ai besoin de m’entraîner encore pour combattre à l’international la saison prochaine», lâche celle qui est décidée à réintégrer pleinement l’équipe nationale.

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21 nov 2017

«Compromis idéal» au Creux du Van

Jura vaudois – Les Cantons de Vaud et de Neuchâtel ont mis à l’enquête publique, vendredi dernier, un plan commun de préservation du Haut Plateau du Creux du Van. Un projet qui vise à concilier l’environnement, le tourisme et l’agriculture.

Le Creux du Van est reconnu d’importance nationale. ©Roland Gerth

Le Creux du Van est reconnu d’importance nationale.

«Ce projet ne se veut pas l’idéal absolu pour la nature ni pour les secteurs agricole et touristique, c’est un compromis idéal.» C’est en ces termes que Franco Ciardo, biologiste à la Direction générale de l’environnement (DGE) du Canton de Vaud, évoque la mise à l’enquête publique du plan de préservation du Haut Plateau du Creux du Van. Publié vendredi dernier, le projet cherche à «assurer à long terme une meilleure protection des valeurs naturelles et paysagères de ce site d’importance nationale, sans pour autant le mettre sous cloche», d’après Franco Ciardo.

Chaque été, environ 20 000 touristes viennent bénéficier des paysages du Creux du Van, situé à la frontière entre les Cantons de Vaud et de Neuchâtel. Un afflux de visiteurs qu’il faut canaliser pour ne pas détruire ce site rocheux. Les randonneurs et les VTT sont particulièrement concernés. Un seul chemin sera réservé aux deux-roues et certains sentiers près de la falaise seront fermés.

 

Mesures pour l’agriculture

 

Le projet cherche à répondre aux fortes attentes divergentes des protecteurs de la nature, du tourisme, mais aussi de l’agriculture. Les exploitants auront désormais des contraintes sur leur gestion agricole. L’idée est d’abandonner l’utilisation d’engrais et de diminuer le nombre de bêtes. Des indemnisations sont prévues pour compenser les pertes de rendement.

 

Protection de la biodiversité

 

La sauvegarde de la biodiversité au Creux du Van va de pair avec le maintien de son attractivité touristique, d’après les porteurs du projet. ©Swiss Image

La sauvegarde de la biodiversité au Creux du Van va de pair avec le maintien de son attractivité touristique, d’après les porteurs du projet.

Les différentes mesures de ce plan de protection visent à assurer le maintien et la promotion de la biodiversité. «La pression du public et l’exploitation agricole intensive ont un impact sur la végétation et la faune de cette région», affirme Franco Ciardo.

Au début de l’année, une consultation publique sur le projet avait recueilli plus de quarante avis dans le canton de Neuchâtel et une trentaine dans le canton de Vaud. Les autorités compétentes ont donc effectué une pesée d’intérêt et ont proposé ce «compromis idéal».

Du côté de l’association «Les Travers du Vent», on déplore l’absence de vision globale au sujet du plan d’affectation de la région du Val-de-Travers, alors qu’un parc éolien est projeté à proximité du Creux du Van, à Provence (lire ci-dessous). Franco Ciardo précise que les 17 éoliennes prévues dans cette commune vaudoise n’ont pas de lien avec cette mise à l’enquête. «Le Creux du Van est un site d’importance nationale, pas le secteur du parc éolien de Provence.»

Les organisations et les associations ont jusqu’au 18 décembre pour faire opposition au plan de préservation.

 

«Il n’y a aucune conception d’ensemble»

 

Le cirque rocheux est à la limite entre Vaud et Neuchâtel. ©Matthias Taugwalder

Le cirque rocheux est à la limite entre Vaud et Neuchâtel.

L’association «Les Travers du Vent» a pour but la sauvegarde des crêtes et des plateaux du Val-de-Travers. Michel Fior, un des membre du comité de l’association, n’a rien contre le projet en lui-même, il estime que c’est le plan d’affectation de cette région qui manque de vision globale.

D’après lui, il y a une contradiction entre les 17 éoliennes prévues à Provence par le Canton de Vaud et cette mise à l’enquête au Creux du Van. «Il n’y a aucune conception d’ensemble, c’est comme si on tenait à ultraprotéger une zone naturelle à côté d’une autoroute.»

Michel Fior précise que le parc éolien est prévu à quelques kilomètres du Haut Plateau du Creux du Van. Il est étonné que le projet à l’enquête n’évoque pas cette problématique, qui est pourtant devenue également un problème politique. «J’ai contrôlé dans les documents liés au projet, on ne fait pas mention une seule fois de l’éolien. On ne tient pas compte de ce qui se fait juste à côté, ce n’est pas cohérent.»

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21 nov 2017

Un film interactif pour découvrir l’EMS

Yverdon-les-Bains et Lausanne – Pierrick Destraz propose un film interactif pour populariser les établissements médico-sociaux vaudois et jurassiens. Ce mandat, confié par l’AVDEMS -association vaudoise d’EMS-, lui a permis de découvrir des facettes insoupçonnées de ces lieux de vie.

Les résidents qui ont participé au tournage ont visiblement pris du plaisir. ©DR

Les résidents qui ont participé au tournage ont visiblement pris du plaisir.

L’image de l’asile de vieux, encore bien présente dans les esprits, méritait une mise à jour. L’AVDEMS, association vaudoise des EMS, et son homologue du canton du Jura, ont confié à Pierrick Destraz le soin de dynamiser l’image de ces maisons qui fourmillent d’activités, et des structures proches, à l’instar des appartements protégés et des centres d’accueil temporaire (CAT). L’artiste ignorait d’ailleurs, avant le tournage, l’existence de ce type de structure.

Responsable de projet, Laure- Isabelle Oggier, coordinatrice du pôle accompagnement à l’AVDEMS, avait aimé la prestation de Pierrick Destraz dans un clip tourné il y a quelques années pour Lausanne Tourisme. Contacté, l’artiste a été séduit par le projet : «J’ai trouvé que c’était une bonne idée d’aider à changer l’image que les gens ont des établissements médico-sociaux.»

Car avant d’être des lieux de fin de vie, ce sont des endroits très vivants, qui fourmillent d’activités. A condition bien entendu que les résidents veuillent y participer. «Ma plus grande surprise a été de découvrir qu’il y avait même une assistance sexuelle pour les personnes qui ont encore ce besoin. Dans le film, on l’évoque de manière discrète. Mais je trouve normal qu’on le fasse», explique l’auteur et acteur.

Pierrick Destraz porte un regard plein d’empathie et d’humour sur les établissements médico-sociaux.. ©DR

Pierrick Destraz porte un regard plein d’empathie et d’humour sur les établissements médico-sociaux..

Car Pierrick Destraz a écrit le film, produit par Messieurs.ch, avant le tournage organisé dans plusieurs EMS du canton. Cette expérience a été enrichissante et elle a changé sa vision : «On peut être très actif en étant à l’EMS, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur.»

Il n’hésiterait d’ailleurs pas à encourager son célèbre papa, le chanteur Henri Dès, d’y entrer un jour, «à condition qu’il en manifeste l’envie». Et d’ajouter : «Cette expérience m’a permis de nouer des contacts merveilleux avec certains résidents. Ils ont eu du plaisir à être filmés.» C’est en tout cas le sentiment qui prédomine, notamment lors du plan final, au moment où Pierrick Destraz, guitare en mains, entonne «Nous irons tous au paradis.»

En grand format par ici: https://video.helloeko.com/v/Mw7OGM

Sixties dans le viseur

 

Pierrick Destraz écrit actuellement son deuxième spectacle solo sur le thème du rock and roll et la période des sixties. Des Rolling Stones à Jimi Hendrix, il fera revivre, ou découvrir, à son public cette période mythique. Le spectacle sera présenté en mars prochain au Théâtre 2.21, à Lausanne.

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21 nov 2017

Le saut parfait de Justin Delay

Gymnastique aux agrès – Le Grandsonnois des Amis-Gymnastes Yverdon a décroché un 10, et l’or, à son engin favori aux Championnats de Suisse, dimanche. Tout comme Sandy Jaccard, il a obtenu deux nouvelles médailles.

Justin Delay a trouvé de l’or aux Championnats de Suisse. ©David Piot

Justin Delay a trouvé de l’or aux Championnats de Suisse.

Sandy Jaccard et Justin Delay ont été à la hauteur des espérances, le week-end dernier, lors des finales des Championnats de Suisse individuels aux agrès, à Lucerne, récoltant à eux seuls quatre médailles nationales, dont le titre au saut pour le second nommé, auteur d’un exercice parfait.

Le Grandsonnois des Amis-Gymnastes Yverdon a fait tout juste lors de sa finale du saut. Très à l’aise à l’heure de s’élancer, il a tellement bien réussi ses deux doubles salto demi-vrille que les juges ne lui ont pas enlevé un seul centième. «Je suis ravi d’être à nouveau sur le podium du saut, confiait le champion à l’issue de la journée. C’est mon engin favori, avec le sol, et j’avais vraiment envie de faire une bonne performance. Je ne pensais pas avoir deux fois la note de 10, je suis donc très surpris, mais surtout très content.»

Et comme si cela ne suffisait pas, le gymnaste des AGY s’est offert une troisième place aux anneaux, avec un 9.60. «Ce résultat, c’est que du bonus pour moi. Je n’avais aucune prétention pour un podium, expliquait le Bocan. J’ai fait un bon exercice, mais il n’y a eu aucune erreur parmi les finalistes, c’était donc aux juges de décider.» Et leur choix s’est avéré être le bon.

 

Au pied du podium samedi

 

Sandy Jaccard lors de sa prestation au sol, qui lui a valu l’argent. ©David Piot

Sandy Jaccard lors de sa prestation au sol, qui lui a valu l’argent.

Sandy Jaccard a, pour sa part, livré une performance de haut vol samedi, terminant 4e du concours général avec un total de 37.55, à seulement 5 centièmes de la 3e place. «Je suis satisfaite de mon concours, même si j’étais en bonne voie pour un podium jusqu’au anneaux où, malgré un bon exercice, j’ai été jugée durement.» L’Urbigène a toutefois eu l’occasion de prendre sa revanche le lendemain, lors des finales par engins, où elle était qualifiée au sol, au saut et au reck. Au sortir de belles performances, la gymnaste des AGY a terminé 2e au sol et 3e au reck. «Je suis très contente de ces deux médailles, c’était mon objectif, même si j’aurais voulu conserver mon titre national de l’année passée au sol, affirmait Sandy Jaccard. Je suis satisfaite de mon week-end, et contente de constater que, malgré un nombre d’heures d’entraînement en dessous des autres gymnastes, j’arrive à rivaliser avec les meilleures.»

 

Buchi en embuscade

 

La marche aura été 5 centièmes trop haute pour Francis Buchi, dernier concurrent yverdonnois en lice. Toujours gêné par des douleurs au dos, et malgré de très bonnes performances au reck et aux barres parallèles, où le niveau est comme toujours très relevé, il a fini au pied du podium au reck et à la 7e place aux barres parallèles. Mais au vu de ses prestations du week-end, il ne reste sûrement plus beaucoup de temps avant de le voir rejoindre ses coéquipiers sur le podium national.

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20 nov 2017

Un berger revient à ses moutons dans le Nord-vaudois

Orzens – Chaque année, à la même période, Pascal Eguisier est de retour dans la région. Rencontre avec un homme libre qui n’échangerait pour rien au monde son métier de berger.

Avec son chapeau bergamasque et son bâton de berger, Pascal Eguisier, ne passe pas inaperçu dans la région du Nord-vaudois. ©Carole Alkabes

Avec son chapeau bergamasque et son bâton de berger, Pascal Eguisier, ne passe pas inaperçu dans la région du Nord-vaudois.

C’est un troupeau de 800 bêtes au duvet laineux qui s’est installé dans une clairière, située en contrebas du village d’Orzens, samedi dernier. Depuis quelques jours seulement, Pascal Eguisier, 60 ans, et ses moutons sillonnent à nouveau la campagne romande par des températures plutôt fraîches. Plus de 600 kilomètres les attendent durant cette transhumance hivernale qui durera jusqu’à mi-mars. «C’est la période de la transhumance que je préfère, car le troupeau est encore indiscipliné», confie le berger, un brin anarchiste.

Mais cette année, l’homme qui avait marqué les esprits, en 2012, dans le film «Hiver Nomade», réalisé par Manuel von Stürle, sortira de l’hiver un peu plus tôt que prévu.

Il s’apprête à travailler dans sa buvette d’alpage, ouverte toute l’année et située sur les hauts d’Anzère (VS), dès le 20 décembre.

 

Transmission du savoir

 

Sur le campement, rien de tel pour se réchauffer que des peaux de moutons. ©Carole Alkabes

Sur le campement, rien de tel pour se réchauffer que des peaux de moutons.

Sur son campement, ses deux chiens, Kiwi et Casimir, veillent attentivement sur les moutons, pendant que son apprenti-berger, David Henguely, 33 ans, fait chauffer le café. «Ce n’est pas évident de trouver de la relève, car c’est un métier éprouvant, révèle Pascal Eguisier, qui a appris l’art pastoral auprès des bergers bergamasques. David est à l’écoute et il a cette soif d’apprentissage.» D’ici la mi-décembre, c’est donc seul que le jeune homme poursuivra sa route avec les ovins de Jean-Paul Peguiron, éleveur à Cuarny.

Pascal Eguisier observe avec attention son troupeau de 800 bêtes. ©Carole Alkabes

Pascal Eguisier observe avec attention son troupeau de 800 bêtes.

«Etre berger, c’est un peu comme un sacerdoce. En quelque sorte, on rentre dans les ordres et il faut avoir la foi en ce que l’on fait», glisse Pascal Eguisier entre deux gorgées de café. Et de poursuivre : «Cela fait plus de quarante ans que j’ai choisi cette vie de nomade et je l’assume. Mais je suis conscient que ce n’est pas à la portée de tout le monde. C’est à la fois une liberté et un asservissement, puisqu’on est dévoué 24 heures sur 24 au troupeau». Rien à voir avec l’été qu’il vient de passer, dans les Pyrénées, à s’occuper d’un troupeau de 350 vaches. «C’est différent, le travail de surveillance est moins intense», note le berger originaire de la Corrèze, même s’il a assisté à la naissance de cinquante veaux.

 

Après «Hiver Nomade»

 

L’un des deux ânes, sous la conduite de David Henguely. ©Carole Alkabes

L’un des deux ânes, sous la conduite de David Henguely.

Avec le recul, comment perçoit-il le documentaire qui avait touché bon nombre de Romands ? «L’émotion qui s’est dégagée de ce film m’a beaucoup touché. Il y a des personnes qui n’étaient pas allées depuis quarante ans au cinéma et qui s’y sont rendues trois ou quatre fois pour le voir, raconte-il. Les gens ont ainsi accédé à l’antre du berger.»

La suite de son parcours ? Il ne sait pas encore. «A chaque jour suffit sa peine, sourit-il. Cet après-midi, on va se rendre sur les hauts de Thierrens, mais demain (ndlr : hier) je ne sais pas où nous nous installerons.»

On quitte le berger près de son troupeau en train de caresser l’un de ses quatre guides, Camilo, un mouton de la race pecora brianzola, doux comme un agneau. «On prend toujours un ou deux moutons sous notre aile pour les domestiquer un maximum et pour qu’ils puissent guider les autres», conclut Pascal Eguisier en brandissant un morceau de pain sec.

Au final, c’est peut-être ça qu’il faut retenir du berger, un respect profond pour ses bêtes.

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20 nov 2017

Une ville à l’écoute de ses habitants

Orbe – Dans le cadre du projet «Orbe’1350 sentiments», la Municipalité a invité la population à découvrir les portraits filmés des Urbigènes qui ont exprimé leur opinion à propos de la commune, vendredi dernier.

Après la présentation du film, les participants ont posé plusieurs questions. ©DR

Après la présentation du film, les participants ont posé plusieurs questions.

«J’aime les deux visages d’Orbe : une petite ville entourée de campagne. Une vie sociale et culturelle riche et une proximité avec la nature», confie Dominique Bezençon, un Urbigène. Comme lui, 160 autres habitants ont accepté d’exprimer leur opinion sur la ville, dans le cadre d’un projet innovant lancé par la Maison des jeunes d’Orbe (MDJO), en janvier dernier.

Pour présenter les résultats de ce projet de cohésion sociale, la Municipalité a donc proposé à la population d’assister à un film commenté, ainsi qu’à une exposition, vendredi dernier, au Casino d’Orbe.

 

Une démarche citoyenne

 

«C’est en discutant avec les jeunes de la ville à propos du référendum du plan de quartier de Gruvatiez (ndlr : en 2015) que je me suis rendu compte que ces derniers n’avaient aucun intérêt pour la politique, affirme Demetrio Varella, animateur socio-culturel dynamique au sein du MDJO. Certains ne savaient même pas ce que signifiait le terme législatif. La population profite des avantages que la Ville lui donne, mais elle doit aussi faire un effort envers l’Exécutif et l’administration.»

Soucieux des devoirs civiques de la collectivité, l’animateur socioculturel a donc proposé à la Municipalité de lancer un projet qui permette aux habitants d’exprimer leurs sentiments sur la commune. «Avec Laurence Bordet, coordinatrice de l’Agenda 21, nous avons développé quatre thèmes avec J’aime…, J’aime pas…, J’aimerais… et Je ferai…, explique- t-il.

«J’ai tout de suite trouvé l’idée innovante, se souvient Henri Germond, syndic d’Orbe, qui était encore municipal à cette époque. Le nombre d’habitants augmente et il faut garder le contact avec la population.» La nouvelle Municipalité a réalisé ce projet pour un montant de 20 000 francs, dont 50% financé par la Confédération.

 

161 sentiments sur la ville

 

Mandaté par la Commune, Philippe Montes, animateur socio-éducatif et habitant de Vuiteboeuf, s’est muni de son appareil photo et d’une caméra pour récolter les témoignages des citoyens et des acteurs de la vie économique, sociale et culturelle de la Cité aux deux poissons. 161 personnes ont participé à ce projet et une quarantaine d’entre elles ont été filmées. Celles qui ne souhaitaient pas s’exprimer face à la caméra ont tout de même pu écrire leurs sentiments.

«Au mois de janvier, les gens étaient plutôt frileux lorsque j’allais à leur rencontre, reconnaît le travailleur social. Je me suis donc rendu à différentes manifestations, comme la Semaine contre le racisme, la Fête de la nature et le 1er Août.» Une seule contrainte était imposée à Philippe Montes : les personnes interviewées devaient être le reflet de la population en termes d’âge, de genre et de nationalité. «Certains étrangers étaient réticents à s’exprimer, car ils craignaient d’être filmés, raconte-t-il. La barrière de l’image s’est, parfois, avérée difficile à franchir.»

Les résultats ont ensuite été récoltés dans une base de données, puis publiés dans des nuages de mots-clés, exposés vendredi dernier.

«C’est une action fort sympathique, glisse Rosinda Domingues, qui vit depuis près de quarante ans à Orbe. Moi aussi, j’aimerais bien un magasin de chaussures et un ascenseur qui relierait le bas et le haut de la ville, poursuit- elle en observant les différents panneaux affichés, ce soir-là, au Casino.

 

Petites confidences de la Municipalité…

 

Plus de dix panneaux étaient affichés et l’apéritif offert par l’Exécutif. ©DR

Plus de dix panneaux étaient affichés et l’apéritif offert par l’Exécutif.

Lors de cette soirée, Henri Germond, syndic, et Luiz de Souza, municipal en charge de la cohésion sociale, ont accepté de se prêter au jeu des quatre questions qui ont été posées aux Urbigènes.

«J’aime ma commune, cela va de soi, révèle Henri Germond. Je n’aime pas quand les gens ne se parlent pas. J’aimerais que, dans le cadre du développement futur de la ville, les différents quartiers parviennent à rester unis. Et, hormis le cadre politique, je ferai ce que les habitants aimeraient qu’on fasse, au niveau de l’Exécutif.»

Luiz de Souza, quant à lui, apprécie la qualité de vie de la Cité aux deux poissons. «Orbe est une ville historique et j’aime le fait qu’elle soit située à proximité de la campagne, déclare-t-il. Je n’aime pas lorsque les moyens financiers sont insuffisants pour répondre à toutes les demandes. J’aimerais que le projet Orbe’1350 sentiments perdure, afin d’établir une communication proactive. Enfin, j’instaurerai un événement culturel qui redonne une identité propre à la ville, comme c’était le cas avec la Quinzaine artistique (ndlr : cet événement culturel urbigène s’est déroulé de 1966 à 1991, sous l’impulsion de Gil Pidoux), afin de valoriser notre patrimoine.»

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20 nov 2017

L’enfer doit ressembler au Gersag

Football – Promotion League – Yverdon Sport s’est incliné 2-1 dans la demeure temporaire du SC Kriens, samedi dernier. Les Nord-Vaudois partent en vacances avec onze points de retard sur les Lucernois.

Comme à l’aller, Kriens a froidement démontré sa supériorité sur Yverdon Sport, samedi soir à Emmenbrücke. ©Champi-a

Comme à l’aller, Kriens a froidement démontré sa supériorité sur Yverdon Sport, samedi soir à Emmenbrücke.

«Onze points… Ça fait beaucoup, mais ce n’est pas impossible. Kriens avait bien fini par craquer en fin de championnat la saison dernière.» Après être resté un bon moment sur le terrain et avoir salué les spectateurs yverdonnois ayant fait le déplacement en terres lucernoises, Quentin Rushenguziminega, visiblement très affecté par cette dernière défaite de l’année (Yverdon Sport s’est incliné 2-1 face à Kriens), a voulu se montrer rassurant. C’est vrai, Nico Siegrist et ses coéquipiers étaient passés complètement à côté de leur cinq ultimes rencontres du dernier exercice, ne glanant que deux points et déroulant le tapis menant à la promotion à Rapperswil. Et puis, YS n’est pas passé si loin de ramener à la maison une ou trois unités, synonyme(s) d’espoir. Reste que la problématique d’aujourd’hui n’a plus grande-chose à voir avec celle d’il y a une année.

Déjà, c’est important de le rappeler, Yverdon n’est pas Rapperswil (actuel 4e de Challenge League, au passage). Ensuite, Kriens ne se trouve pas isolé aux commandes de Promotion League, puisque le Stade Nyonnais pointe à seulement deux longueurs. Ce qui signifie qu’un relâchement d’une de ces deux formations ne suffirait pas aux Nord-Vaudois pour effectuer la remontée qu’avait entreprise le FCRJ il y a quelques mois. Finalement, et surtout, le SC Kriens a prouvé sa supériorité. En deux confrontations (victoire au Stade Municipal 0-3 à l’aller), les Lucernois ont froidement rappelé qui était le patron. Sans faire lever les foules, ni provoquer la moindre excitation, mais avec un réalisme et une sérénité qui ne laissent que bien peu de place au doute.

 

Atmosphère glaciale

 

Parking quasi désert, rues dans lesquelles régnaient un silence de cathédrale, les Yverdonnois, joueurs comme supporters, ont été mis au parfum au premier pied posé à Emmenbrücke : samedi soir, le jeu proposé irait de pair avec la température ambiante glaciale. Et ce ne sont pas les 600 spectateurs présents qui contribueraient à réchauffer d’un dixième de degré l’ambiance des lieux. A vrai dire, le complexe du Gersag, dont son stade, où le SCK a élu domicile en attendant la construction de son nouveau Kleinfeld, colle à merveille avec le football prôné par son pensionnaire temporaire : froid, presque terne, mais efficace. Les hommes d’Anthony Braizat ont essayé de passer par le jeu. Sans réussite. En balançant devant ? Même constat. Seule une des très rares approximations des hôtes a permis à Quentin Rushenguziminega, à nouveau décisif, de trouver la faille (17e). Deux buts et quinze minutes plus tard, l’erreur était corrigée. Baisser de rideau, fin du spectacle.

Yverdon Sport va désormais devoir trancher. Après dix-sept des trente rondes de la saison, les dirigeants, qui se sont donnés l’accession en Challenge League à court terme comme objectif, doivent se prononcer. Soit ils estiment que leur équipe possède encore toutes ses chances pour la suite du championnat. Dans ce cas, les arrivées de plusieurs renforts s’avéreront nécessaires. Soit ils se projettent sur les 18 prochaines mois, avec (ou sans) un potentiel nouveau projet. Auquel cas, les places au sein de l’effectif coûteront, sans doute, un peu moins cher.

 

Kriens – Yverdon Sport 2-1 (2-1)

 
Buts : 17e Rushenguziminega 0-1 ; 24e Selmani 1-1 ; 33e Siegrist 2-1.

Kriens : Osigwe ; Fernandes, Hasanaj, Fäh, Fanger ; Siegrist, Selmani (80e Röthlisberger), Schilling, Cirelli ; Sulejmani (91e Stojanov); Chihadeh (74e Seferagic). Entraîneur : Bruno Berner.

Yverdon : Da Silva, Reis, Rossé, Dia, Cazzaniga ; Lusuena (78e Caslei), Doumbia ; Marazzi (76e Lahiouel), Rushenguziminega, Deschenaux (66e Eleouet); Cissé. Entraîneur : Anthony Braizat.

Notes : Stade du Gersag, Emmenbrücke, 600 spectateurs. Aribitrage de Luca Cibelli , qui avertit Doumbia (36e, antijeu), Lusuena (52e, antijeu), Rushenguziminega (64e, antijeu), Dia (66e, antijeu), Fanger (69e, antijeu), Reis (87e, jeu dur).

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17 nov 2017

Les défis de l’énergie solaire sous la loupe

Yverdon-les-Bains – Près de 200 personnes se sont réunies, hier, à La Marive, pour assister à une conférence sur la mise en œuvre de la stratégie énergétique.

Leo-Philipp Heiniger défend les intérêts de l’énergie solaire en Suisse romande. Selon lui, il va falloir trouver d’autres modèles de financement. ©Michel Duperrex

Leo-Philipp Heiniger défend les intérêts de l’énergie solaire en Suisse romande. Selon lui, il va falloir trouver d’autres modèles de financement.

Comment les gestionnaires des réseaux de distribution (GRD) de l’énergie vont-ils faire face à l’avènement futur de l’énergie solaire ? Selon plusieurs acteurs de l’économie solaire, cette question n’avait pas lieu d’être, il y a encore cinq ans. Pourtant, du fait que les habitants suisses s’équipent de plus en plus de panneaux photovoltaïques et s’autoapprovisionnent par l’énergie solaire, les GRD comme Romande Energie, VO Energies ou le Service des énergies de la Ville d’Yverdon-les-Bains vont devoir trouver de nouvelles sources de financement.

A ce titre, Swissolar, l’association qui représente les professionnels de la branche solaire, et les GRD romands se sont réunis, hier, à la salle de La Marive, à Yverdon-les-Bains, afin d’envisager les défis futurs liés à l’énergie solaire. Presque 200 personnes ont assisté à différentes conférences en lien avec la mise en oeuvre de la Stratégie énergétique 2050, la tarification et les réseaux électriques, ainsi que le stockage.

«Par le passé, nous n’avons pas toujours défendu les mêmes intérêts avec les GRD, confie Leo- Philipp Heiniger, représentant de Swissolar pour la Suisse romande. Mais avec le développement plus poussé de l’énergie solaire, il va falloir trouver d’autres modèles d’affaires pour financer le réseau énergétique de manière générale.» Par ailleurs, selon une étude de Météotest, 50% des besoins électriques suisses pourraient être couverts par des panneaux photovoltaïques d’ici à 2050. «Aujourd’hui, ce pourcentage reste encore relativement faible, puisqu’il s’élève à 2-3% environ», poursuit le représentant.

 

Enjeu de la mobilité électrique

 

«La mobilité électrique représente un nouvel acteur sur le marché du réseau énergétique.» Pierre Dessemontet, municipal

«La mobilité électrique représente un nouvel acteur sur le marché du réseau énergétique.» Pierre Dessemontet, municipal

Pour Pierre Dessemontet, municipal en charge du Service des énergies de la Ville d’Yverdon- les-Bains (SEY), ce type de conférence est aussi un moyen d’échanger avec différents acteurs de l’énergie solaire. «Nous sommes dans une véritable phase de transition, assure-t-il. Notre modèle d’affaires n’est plus viable sur le long terme, car les consommateurs vont peu à peu utiliser leur propre énergie et quitter les réseaux traditionnels. De plus, cela aura un impact négatif sur la facture des personnes qui ne pourront pas bénéficier d’un tel auto-approvisionnement.»

Même si, pour Pierre Dessemontet, le développement de l’énergie solaire a «un impact positif» sur l’environnement, les GRD vont devoir contrebalancer cette perte.

Une solution pour maintenir ce type d’infrastructure ? Selon Pierre Dessemontet, «la mobilité électrique représente un nouvel acteur sur le marché du réseau énergétique. A l’avenir, on peut envisager que la diminution des logements qui s’auto-approvisionneront en électricité soit rééquilibrée par l’augmentation du nombre de véhicules électriques». De nombreux défis attendent encore le Service des énergies de la Cité thermale.

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17 nov 2017

L’effectif des sangliers monte en flèche

Nord vaudois – La forte croissance du nombre des porcins sauvages est une menace pour les agriculteurs. Le Canton veut réduire leur effectif pour limiter les dégâts. Plusieurs mesures, qui toucheront notamment la région, ont été prises.

En 2015, Alain Seletto constatait l’ampleur des dégâts occasionnés par les sangliers. Deux ans plus tard, la situation est encore plus grave. ©Duperrex-a

En 2015, Alain Seletto constatait l’ampleur des dégâts occasionnés par les sangliers. Deux ans plus tard, la situation est encore plus grave.

«La situation actuelle est critique. Nous n’avions jamais atteint un effectif aussi important de sangliers ces dernières années.» Alain Seletto, le surveillant de la faune de la circonscription 4 Orbe-Yverdon-Grandson, se montre inquiet.

«Les sangliers sont difficiles à recenser, ce sont les nombreux dégâts qu’ils ont occasionnés qui nous permettent d’annoncer leur forte croissance.» Essentiellement nocturne et très mobile en fonction de l’offre alimentaire, le sanglier est un fléau pour les agriculteurs, mais aussi une menace pour les autres espèces.

C’est le cas pour le Grand Tétras, un gallinacé qui se trouve dans les forêts de montagnes, dont le porcin n’hésite pas à dévorer les oeufs et les jeunes poussins.

 

Des mesures à long terme

 

Le Canton a donc décidé d’actualiser son plan de gestion du sanglier pour les cinq années à venir, afin de réduire les effectifs de ces animaux. «C’est indéniable que ça va porter ses fruits, mais ça ne fonctionnera pas en un coup de baguette magique», affirme Alain Seletto.

 

Zones locales à risque

 

Le sanglier est un animal omnivore qui fait des ravages dans les cultures, et qui peut nuire aussi aux autres espèces. ©DR

Le sanglier est un animal omnivore qui fait des ravages dans les cultures, et qui peut nuire aussi aux autres espèces.

Ouverte de septembre à janvier, la période de chasse ne peut pas être prolongée, à cause des directives de la Loi fédérale sur la protection des animaux. Des alternatives ont donc dû être trouvées.

«La plage horaire de la chasse a été augmentée et pendant les mois de juillet et août, la chasse à l’affût (ndlr : le chasseur se place sur un mirador) a été introduite. Ce sont des nouvelles habitudes à prendre pour les chasseurs.» Le canton de Vaud a introduit de nouvelles zones à risques, où les effectifs de sangliers doivent être réduits. Dans la région, Bavois, Chavornay et la vallée de Joux sont concernés. «Avant, il n’y avait pas cette répartition par zones. C’est pour faciliter la tâche des chasseurs que ça a été mis en place», conclut Alain Seletto.

Retrouvez l’interview d’Alain Seletto sur www.Laregion.ch/region-tv ou directement ci-dessous :

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17 nov 2017

Un lion ne meurt jamais

Football – Djibril Cissé était présent, mercredi après-midi, à la librairie Payot d’Yverdon-les-Bains, pour dédicacer son autobiographie sortie il y a deux ans.

Les fans et autres curieux se sont succédé toute la journée, mercredi, pour côtoyer Djibril Cissé. ©Michel Duperrex

Les fans et autres curieux se sont succédé toute la journée, mercredi, pour côtoyer Djibril Cissé.

«Malgré les obstacles et les blessures, ce sportif attachant a toujours su trouver le chemin des filets. Le meilleur pied droit du monde joue actuellement au SC Bastia.» N’en déplaise à un grand distributeur proposant «Djibril Cissé : un lion ne meurt jamais», l’autobiographie du célèbre buteur français, le résumé de l’ouvrage est, aujourd’hui, quelque peu dépassé. Et, puisque la star tricolore évolue désormais à Yverdon Sport -vous l’aurez corrigé par vous-même-, ce n’est pas un hasard si l’attaquant s’est rendu, mercredi, à la librairie Payot de la ville, pour dédicacer son livre, deux ans après sa sortie.

Désireux de marquer l’anniversaire de son recueil et de faire profiter ses fans de la région de sa disponibilité, le centre-avant a vu se succéder admirateurs, connaisseurs et curieux, enfants comme adultes, deux heures durant. Certains débarquant directement avec le précieux sésame, d’autres optant pour un achat sur place, et plusieurs préfèrent simplement échanger deux mots avec le vainqueur de la Ligue des champions 2005, avant de ressortir sur la place Pestalozzi avec un immense sourire.

 

Sur tous les tableaux

 

«L’idée, à travers cette biographie, c’était de pouvoir continuer à partager avec les fans après ma carrière de footballeur, explique le joueur révélé par l’AJ Auxerre. Même si les choses ont fait que j’ai pu, finalement, recommencer à jouer après une absence prolongée.» L’homme aux déjà quinze réussites en Promotion League s’est entouré d’un auteur pour donner vie à ses idées sur papier. «On se prend vite au jeu. On pense à une anecdote, une autre, ainsi de suite, et les pages filent», raconte encore l’ancien international français.

Djibril Cissé le sait : il n’est pas éternel. D’ici six mois, peut-être douze de plus, il devra définitivement quitter les terrains. Et si l’homme se diversifie -outre son livre, il a créé sa marque de vêtement (Mr Lenoir) et il s’est également lancé dans la musique-, ce n’est pas un hasard. «Je pense à ce qui viendra ensuite, bien sûr.»

D’ici-là, ses fans devraient pouvoir le voir encore traumatiser quelques défenseurs. Cela pourrait aussi dépendre des résultats d’Yverdon Sport, dont le très attendu déplacement à Kriens, demain.

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