Les News du Nord Vaudois

En collaboration avec le journal La Région.

19 sep 2017

Les Jeunesses font le ménage en ville

Nord vaudois – Les Jeunesses campagnardes se sont rendues au Comptoir suisse, dimanche. Mais pour une fois, elles ont nettoyé la gare de Lausanne après leur passage.

Une trentaine de jeunes d’Yvonand et environs ont mis la main à la pâte en ramassant les déchets qui jonchaient le sol de la gare de Lausanne, dimanche matin. ©DR

Une trentaine de jeunes d’Yvonand et environs ont mis la main à la pâte en ramassant les déchets qui jonchaient le sol de la gare de Lausanne, dimanche matin.

Chaque dimanche du Jeûne fédéral, les Jeunesses campagnardes de tout le canton se retrouvent au Comptoir suisse, à Lausanne. «D’habitude, les médias et la population ne voient pas notre venue d’un très bon oeil à cause des déchets qui sont laissés par terre», confie Simon Ioset, vice-président de l’Amicale pour le 100e dans le Nord. Alors, cette année, les membres de cette association réunissant plusieurs jeunesses d’Yvonand et des environs ont troqué leurs bouteilles d’apéro contre balais, gants et sacs poubelles. Dès 10h du matin, une trentaine de jeunes ont parcouru la gare de la Capitale olympique à la recherche de confettis et de déchets abandonnés sur le sol.

Contactée en amont, la Ville de Lausanne a soutenu cette initiative en mettant du matériel à disposition des bénévoles, qui ont rempli deux containers en deux heures.

 

Redorer un blason

 

«Je suis souvent frustré par la mauvaise image donnée aux jeunesses lors de notre débarquement à la gare de Lausanne, constate Simon Ioset. Pourtant, ce dernier ne nie pas le fait qu’une masse de déchets jonche généralement le sol, à la suite de leur passage : «Il faut se rendre compte que se sont des centaines de gens qui arrivent des quatre coins du canton pour cette journée et qui se retrouvent tous à la gare. Le matériel de récupération des déchets est insuffisant, ce qui engendre un débordement.»

Si les membres du comité de l’Amicale pour le 100e dans le Nord ont mis sur pied cette action propreté, ce n’est pas seulement pour «faire briller les valeurs des jeunesses», mais aussi pour se démarquer des autres, puisqu’ils sont candidats pour accueillir le centenaire de la Fédération vaudoise des jeunesses campagnardes (FVJC), en 2019 : «C’est important de donner et de garder une bonne image, car si notre Amicale est sélectionnée, tout le canton aura les yeux rivés sur elle», explique Arnaud Baudraz, vice-président du comité.

Une initiative des Nord-Vaudois qui va peut-être inspirer les autres Jeunesses vaudoises à améliorer leur image.

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19 sep 2017

Quelque chose cloche dans le collectif d’YS

Football – Promotion League – Battu 2-3 par Sion II samedi, Yverdon Sport manque encore de consistance.

Yverdon Sport se prend les pieds dans le tapis contre Sion II.©Michel Duperrex

Yverdon Sport se prend les pieds dans le tapis contre Sion II.

Yverdon Sport souffre encore et toujours pour construire le jeu. Il en a payé le prix, samedi dernier au Stade Municipal, en étant battu 2-3 par Sion II, malgré, cette fois, un départ tonitruant. Survoltés, les Yverdonnois ont marqué à deux reprises en six minutes de jeu -le premier but a été annulé pour une position de hors-jeu avérée de Lahiouel-, à chaque fois sur corner. Puis, patatras !, tout s’est écroulé à la première contradiction.

Quatre minutes à peine après l’ouverture du score signée Cissé, de la tête, Rossé s’est emmêlé les pinceaux à la relance. Le rapide à Almeida en a profité pour aller tromper Da Silva, et Yverdon Sport s’est confondu en doutes. Il n’y avait pourtant pas péril en la demeure, bien au contraire. «La vérité c’est qu’on ne se montre pas assez forts mentalement, reconnaissait le latéral Patrick Cazzaniga. Il faut aussi relever que les Sédunois ont gagné en courage après cette égalisation.»

 

Penalty généreux

 

A 1-1, YS n’a plus joué que par intermittence. L’énergie du début de match envolée, le football des Yverdonnois a manqué de liant et de certitudes. Au point que, malgré une occasion d’inscrire le 2-1 échue à Deschenaux (22e), ce sont les Valaisans qui se sont montrés les plus entreprenants. Une action collective des visiteurs a, d’ailleurs, abouti à un premier penalty en faveur de Sion II.

Esther Staubli, l’arbitre qui a sifflé la finale de l’Euro féminin cet été, s’est toutefois méprise en signalant le point des onze mètres : la main de De Pierro, colée à son corps sur un tir à bout portant, ne valait pas la moindre sanction. La Bernoise a encore sifflé un second penalty après une faute de Chappuis, en fin de première mi-temps.

Tireur désigné, le Ghanéen Yartey ne s’est pas fait prier pour donner deux longueurs d’avance à ses couleurs. Deux buts qui allaient s’avérer décisifs, puisque même à onze contre dix depuis l’expulsion de Madja dans les arrêts de jeu de la première mi-temps, pour une prise de kung-fu intempestive, les Yverdonnois ne sont pas parvenus à revenir.

Pourtant YS a marqué vite (61e, De Pierro, à nouveau sur corner) après le thé et a continué de dominer dans les airs, sans parvenir à profiter d’un des nombreux coups de coin dont il a encore bénéficié. Lahiouel a touché le poteau (63e) quand le gardien Buchard lui a tiré dessus, tandis que Cissé s’est fait voler l’égalisation par le dernier rempart adverse (88e), qui a dévié le ballon du bout des doigts. Ce coup-ci, Yverdon, spécialiste des fins de match, n’est pas revenu.

«Il faut qu’on commence par bien défendre», estimait Patrick Cazzaniga, esquissant un début de solution aux soucis rencontrés par les Yverdonnois.

 

Yverdon Sport – Sion II 2-3 (1-3)

 

Buts : 6e Cissé 1-0 ; 10e Almeida 1-1 ; 30e Yartey, pen. 1-2 ; 45+1 Yartey, pen. 1-3 ; 61e De Pierro 2-3.

Yverdon : Da Silva ; Reis, Rossé (38e Dia), De Pierro, Cazzaniga ; Rauti (57e Eleouet), Chappuis ; Deschenaux (51e Ngindu), Lahiouel, Marazzi ; Cissé. Entraîneur : Anthony Braizat.

Sion : Buchard ; Tré, Ozcan, Ciss, Kabashi ; Medja, Toma ; Yartey (95e Mujdzic), Arevalo (80e Tchaoule), Morgado ; Almeida (90e Gueye). Entraîneur : Maurizio Jacobacci.

Notes : Stade Municipal, 713 spectateurs. Arbitrage d’Esther Staubli, qui avertit De Pierro (29e, main), Kabashi (42e, jeu dur), Dia (44e, jeu dangereux), Rauti (45+3, réclamations), Tré (75e, antijeu), Morgado (84e, jeu dur). Expulsion : Medja (45+3, jeu dur).

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15 sep 2017

«Je ne me sens pas encore retraitée»

Nord vaudois – Après avoir passé plus de neuf ans à la tête d’Yverdon-les-Bains Région, Dominique Faesch quitte ses fonctions aujourd’hui. Retour sur son parcours.

Dominique Faesch a officiellement fait ses adieux, mercredi soir au Casino d’Orbe. Son successeur, Pierre Droz, prendra seul la relève dès lundi. ©Carole Alkabes

Dominique Faesch a officiellement fait ses adieux, mercredi soir au Casino d’Orbe. Son successeur, Pierre Droz, prendra seul la relève dès lundi.

Réunis mercredi soir au Casino d’Orbe, municipaux, prestataires et offices du tourisme régionaux ont assisté à la passation de flambeau entre Dominique Faesch, directrice du tourisme régional depuis 2008, et Pierre Droz, son successeur, qui a pris ses fonctions début août. Bilan de parcours avec cette Urbigène d’origine, «qui est persévérante, mais qui n’a pas toujours été accueillie les bras ouverts», comme l’a souligné avec humour Bernard Randin, président de la commission tourisme de l’ADNV.

 

Après plus de neuf ans à la tête d’Yverdon-les-Bains Région, c’est une page qui se tourne. Comment vivez-vous cela ?

Je suis très émue, évidemment. Mais le fait d’avoir pu choisir quelqu’un de bien pour me succéder (ndlr : Pierre Droz) et d’avoir pu l’accompagner durant un mois a été un grand soulagement, parce que, maintenant, je suis prête à passer les rênes et je suis certaine que les projets vont bien être repris.

 

Comment décririez-vous Pierre Droz en trois mots ?

Dynamique, énergie et respect. Durant la phase de transition, nous avons rencontré bon nombre de nos partenaires et j’ai constaté qu’il était très respectueux non seulement envers les gens, mais aussi envers la culture de la région.

 

Parmi les nombreux projets que vous avez portés, quel est celui dont vous être le plus fière ?

Je dirais que c’est l’amélioration de la gouvernance. Avant mon arrivée, il y avait sept offices distincts, qui faisaient leur promotion dans leur coin. Aujourd’hui, il y a un seul et grand office régional qui travaille en harmonie avec ses sept bureaux. Il y a aussi plus de professionnalisme au sein de l’équipe.

 

Et concernant le tourisme ?

Je pense que c’est d’avoir fait du Nord vaudois la première région truffière de Suisse. C’est un projet innovant qui intéresse beaucoup de monde et qui permet de parler de nous au niveau cantonal, voire national. Mais il ne faut pas oublier le programme transfrontalier Interreg, qui a déjà permis à trois projets de voir le jour : Via Storia, Patrimoine du sel et retombées économiques et le dernier, Terra Salina.

 

Un quatrième est-il prévu ?

Oui, Via Cluny, qui attend d’être validé par Interreg. Il amènera un éclairage sur les sites clunisiens de la région et, donc sur notre passé, tout les valorisant.

 

Avez-vous des regrets ?

Oui, j’aurais beaucoup aimé terminer plusieurs projets, comme Via Cluny ou la signalétique touristique régionale. Mais je me suis rendu compte qu’il fallait que je laisse aussi du travail à mon successeur (rire). Quand je regarde en arrière et que je vois la liste de choses que nous avons réalisées, je pense que je n’aurais pas pu faire plus.

 

Y-a-t-il des projets que vous auriez voulu mieux mener à bien ?

Ce n’est pas à moi d’en juger.

 

Sur quel point souhaiteriez-vous que Pierre Droz mette l’accent en priorité ?

Sur la stratégie touristique quatre saisons à Sainte-Croix, Les Rasses et Mauborget, qui vise à valoriser, été comme hiver, les installations.

 

Prochaine étape, la retraite. Comment appréhendez-vous cette nouvelle vie ?

Je ne me sens pas encore retraitée. Pas du tout en fait. Je pense que je vais rester active encore un petit moment en prenant des mandats à gauche et à droite. Mais là, il me faut quand même une quinzaine de jours de répit pour réaliser ce qui se passe.

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15 sep 2017

Des milliers de foyers privés d’électricité

Nord vaudois – A la suite des intempéries survenues hier, le réseau alimenté par Romande énergie a subi d’importantes perturbations, notamment à Sainte-Croix et Baulmes. Plusieurs poteaux électriques ont été sérieusement endommagés.

A Sainte-Croix, la manufacture Reuge a été paralysée. ©Alkabes-a

A Sainte-Croix, la manufacture Reuge a été paralysée.

Il était tout juste 11h, hier matin, lorsqu’une partie du canton s’est soudainement retrouvée paralysée, privée d’électricité. En cause : les fortes rafales de vent qui ont balayé la région et qui ont provoqué des chutes d’arbres sur les lignes électriques, perturbant le réseau alimenté par Romande énergie, notamment dans la région.

A Baulmes, plusieurs poteaux électriques se sont retrouvés au sol. Résultat : la ligne électrique reliant le village à Vuiteboeuf, puis à Sainte-Croix, s’est retrouvée hors d’usage. «Durant trois heures, le village a dû faire sans courant», confie Julien Cuérel, syndic de Baulmes. Egalement touchés par la coupure d’électricité, la vallée de Joux et le Balcon du Jura ont dû prendre leur mal en patience, le temps que les techniciens de Romande Energie s’activent pour rétablir le courant. Mais ce sont les Sainte-Crix, privés et commerçants confondus, qui ont le plus fait les frais de l’incident.

 

CPNV et Reuge dans le noir

 

«Nous avons été contraints de stopper la production. Nos machines ne fonctionnaient plus, ni nos ordinateurs», explique Mersida Cohadarevic, employée de la manufacture de boîtes à musique de luxe Reuge. «Les personnes affectées à l’administration en ont profité pour faire du classement, alors que les ouvriers ont été affectés au secteur de l’emballage, à la lumière du jour», détaille encore l’employée de la société qui compte une quarantaine de collaborateurs. Même son de cloche du côté du Centre professionnel du Nord vaudois (CPNV), qui a également dû faire sans électricité durant trois heures.

En tout, quelque 6200 foyers ont été privés d’électricité dans les régions d’Yverdon-les-Bains, Montcherand, Rolle, la Vallée, Sainte- Croix et Cossonay.

 

Restaurateurs plus durement touchés

 

Si la coupure de courant a eu des répercussions moindres sur les entreprises sainte-crix, car elle a eu en partie lieu durant la pause de midi, le refrain est tout autre pour les restaurateurs. Ainsi, tant pour le Café du Centre que pour le Buffet de la Gare, par exemple, le manque à gagner est important. Si certains plats -mais pas tous ont pu être cuisinés, aucun café ni boisson chaude n’a pu être servi aux clients.

 

Yverdon-les-Bains complètement épargnée

 

A Baulmes, plusieurs poteaux électriques ont été endommagés. ©Christelle Maillard

A Baulmes, plusieurs poteaux électriques ont été endommagés.

Si la région située autour d’Yverdon-les-Bains a partiellement été touchée par les coupures d’électricité, la ville elle-même a finalement été épargnée. «En fait, nous n’avons que deux points d’entrée pour Romande Energie, explique Pierre Dessemontet, municipal en charge d’Yverdon-les-Bains Energies dans la Cité thermale. Et s’il devait y avoir un problème de ce côté là, la moitié de la ville en aurait fait les frais. Mais pour cette fois, il ne s’est rien passé», a conclu le député socialiste.

Du côté de la commune de Montcherand, également touchée par les perturbations du réseau électrique consécutives aux intempéries d’hier matin, tout est rapidement rentré dans l’ordre.

«La majorité du village est alimentée par l’entreprise VOEnergies, et pas par Romande Energie, détaille le syndic Bertrand Gaillard. De ce fait, seul un quartier, où se trouve d’ailleurs une usine électrique, dépend de ce dernier réseau. Les bâtiments touchés seraient ainsi un immeuble et quatre villas.» L’entreprise électrique a fait état de seize foyers touchés dans le village. JPW ■

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15 sep 2017

David Marazzi, ce vrai renfort

Football – Promotion league – Le Vaudois a posé ses valises au Stade Municipal, cet été. Ambitieux, il entend redonner à Yverdon Sport ses lettres de noblesse.

Dominique Faesch a officiellement fait ses adieux, mercredi soir au Casino d’Orbe. Son successeur, Pierre Droz, prendra seul la relève dès lundi. ©Carole Alkabes

David Marazzi possède une solide expérience en ligue nationale.

Dans l’ombre du transfert de Djibril Cissé, l’arrivée de David Marazzi au Stade Municipal est presque passée inaperçue. Pourtant, il s’agit d’un des gros coups de l’été en Promotion League. Car le gaucher pèse 425 matches en ligue nationale, sous les couleurs de Lausanne, de Saint-Gall, d’Aarau, de Servette et du Mont.

Le retrait du club montain de la Challenge League en fin de saison passée a chamboulé les plans du Vaudois. «Il me restait encore une année de contrat avec Le Mont, explique- t-il. Cette fin d’aventure m’a poussé à me poser beaucoup de questions sur la suite que je voulais donner à ma carrière. J’ai reçu une offre de Wohlen, mais il était clair que je voulais rester dans la région pour être proche de ma famille et de mes amis.» Car David Marazzi avait déjà amorcé son retour dans le canton de Vaud en 2014, lorsqu’il avait signé au LS.

«L’été dernier, j’avais déjà eu des contacts avec la cellule de recrutement d’Yverdon Sport, reprend le joueur de couloir. Les dirigeants m’ont à nouveau contacté lorsque Le Mont a annoncé son retrait. Le président m’a présenté son projet, que j’ai trouvé très intéressant. Mais il fallait absolument qu’YS obtienne sa promotion pour que je signe. Je suis d’ailleurs venu assister au match décisif contre Gossau.»

Depuis, Yverdon apparaît comme l’un des principaux contradicteurs de Kriens à la promotion en Challenge League. «Je suis très satisfait de mon choix. Nous avons un groupe très sain, disposant d’une énorme marge de progression et ayant le potentiel pour gagner toutes les rencontres, se réjouit le trentenaire. Mais nous devons trouver de la constance et apprendre à tuer un match. Car, actuellement, nous profitons d’un brin de chance… et ça peut vite tourner.»

 

Sur le long terme à Yverdon

 

Ainsi, l’expérience de David Marazzi sera utile cette saison à YS. «Je veux amener ma sérénité dans le vestiaire, être un leader sur le terrain par mon comportement et montrer l’exemple aux jeunes, détaille l’ex-Lausannois. Surtout, je souhaite me montrer décisif, comme contre Nyon. Car je me sens encore plus fort lorsque j’apporte quelque chose à l’équipe.»

Avec déjà deux buts à son compteur cette saison, l’ancien international M21 répond aux attentes. Mais, à 33 ans, sa carrière est plutôt derrière lui. «Le but est de m’établir ici sur le long terme et de jouer un rôle important pour qu’Yverdon retrouve son statut de deuxième club du canton, ambitionne-t-il. Cette nouvelle expérience me permet également de préparer ma reconversion. Mes journées sont bien remplies, puisque je suis des formations professionnelles. Je verrais bien ma vocation dans le social. Je prépare aussi des diplômes d’entraîneur. Je dois avouer que je me réjouis de cette deuxième vie, lors de laquelle je souhaiterais fonder une famille.»

 

La promotion avec Aarau

 

S’il a hâte de découvrir de nouveaux horizons, le joueur prend du plaisir à regarder par-dessus son épaule. «J’ai fêté deux promotions en Super League, avec Lausanne et Aarau. L’un de mes plus beaux souvenirs est la célébration avec 5000 fans argoviens sur la grande place de la ville. J’ai aussi connu l’opposé avec Saint-Gall, lorsque nous avons été relégués en Challenge League et que 500 personnes nous attendaient à la sortie des vestiaires…»

Il a vécu ses principales émotions outre-Sarine. «La mentalité suisse-allemande me plaît. J’ai pu apprendre la langue et suis désormais bilingue : ces dix années passées à Saint-Gall et à Aarau m’ont beaucoup apporté sur le plan humain.»

 

Avec les Titans face à Walcott, Ribéry et Quaresma

 

Lors de ses belles années saintgalloises, David Marazzi était tout proche de signer à l’étranger : «J’ai eu des touches avancées avec des clubs de deuxième division allemande et de troisième ligue anglaise. Cela aurait été un rêve de partir, malheureusement je n’avais pas de clause libératoire dans mon contrat.» Le Vaudois a tout de même eu l’opportunité de jouer sur des pelouses internationales. «Je faisais partie des Titans de Bernard Challandes, se souvient le demi. Mes coéquipiers se nommaient alors Barnetta, Behrami, Benaglio ou encore Lichtsteiner. Avec l’équipe nationale M21, nous avions affronté l’Angleterre de Théo Walcott, en barrages de l’Euro 2007. C’était magnifique de pouvoir affronter de tels joueurs. J’ai aussi été opposé à Ribéry et Quaresma, notamment.»

 

L’avant-match

Le point avec les équipes de la région

Promotion League / Bavois – Bâle II, samedi à 17h aux Peupliers.

Bekim Uka aura la quasi totalité de son contingent à disposition, demain. Seul Seipi est blessé. Par contre, Dupuis -à la recherche de temps de jeu- a quitté le club de la plaine de l’Orbe pour rejoindre le FC Echallens Région, en 1re ligue. Face à la réserve bâloise, le technicien du FCB souhaite que ses hommes ne laissent pas trop jouer leurs adversaires : «On devra mettre de la pression, l’expérience sera de notre côté.»

Depuis le début de la saison, les Bavoisans éprouvent des difficultés à profiter des bonnes situations qu’ils peuvent se créer. «On se doit d’être plus tranchants, mais aussi peut-être un peu plus concentrés lors des moments importants d’une rencontre, que ce soit devant le but adverse ou dans notre propre camp», explique l’entraîneur. M. G. ■

 

Yverdon Sport – Sion II, samedi à 17h30 au Stade Municipal.

Si son équipe a remporté cinq des sept rencontres disputées jusqu’ici en championnat, Anthony Braizat n’a pas changé son discours. Aux yeux de l’entraîneur d’YS, «il y a encore pas mal de choses à travailler». Sur les images qu’il a pu visionner du match contre YF Juventus, samedi dernier à Zurich -le technicien était en formation-, il a trouvé sa formation «assez solide, mais pas assez dangereuse». «J’attends du mieux sur le plan du collectif en possession du ballon, assène le coach. Actuellement, on joue un peu avec l’énergie. J’aimerais qu’on parvienne à mieux maîtriser la rencontre. Cela fait partie de notre apprentissage. On sait que cela va prendre du temps pour que tout se mette en place.»

Demain face à Sion II, une formation qui n’a récolté que six points depuis la reprise, les Yverdonnois auront une bonne occasion de mettre en pratique le travail effectué cette semaine. Les Nord-Vaudois seront toujours privés des blessés Gudit, Marque et Rushenguziminega pour cette rencontre. M. G. ■

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14 sep 2017

Le village se bat pour garder son école

Donneloye – La Municipalité a récemment lancé une pétition pour s’opposer à la fermeture programmée des classes de son collège. Quatre députés, issus de quatre partis différents, soutiennent également cette action.

Cette image, prise dans la cour de l’école, pourrait appartenir au passé dès la rentrée des classes 2021. ©Carole Alkabes

Cette image, prise dans la cour de l’école, pourrait appartenir au passé dès la rentrée des classes 2021.

Lorsqu’un sentiment d’injustice taraude une communauté, la réaction ne se fait souvent pas attendre. Cette situation secoue actuellement le village de Donneloye. En effet, en mai dernier, l’Association scolaire intercommunale de la région d’Echallens (ASIRE), à laquelle la commune appartient, a fait savoir à la Municipalité, par l’intermédiaire de son comité de direction, que le collège de la localité serait fermé au plus tard fin décembre 2021, décision qui a fait grincer des dents l’Exécutif.

Résultat des courses, une pétition a récemment été lancée pour s’opposer formellement à la fermeture de l’école et pour demander à la direction de l’ASIRE de revenir sur sa décision.

«Notre commune a vu sa population augmenter ces derniers temps, détaille la syndique Lise Courvoisier. Et selon nos calculs, ce sont entre dix et quinze nouveaux enfants par année, jusqu’en 2021, qui intégreront le cursus scolaire. Aujourd’hui trois classes de 1 P à 5 P subsistent, totalisant une soixantaine d’élèves. Cette tendance à tout centraliser pénalise les villages comme le nôtre, que ce soit au niveau des écoles ou des services, comme ceux de La Poste.»

Du côté de l’ASIRE, on reste droit dans ses bottes. «Je peux comprendre que cette décision soit mal accueillie, reconnaît Daniel Leuba, le président du comité de direction. Mais pour y parvenir, nous nous sommes reposés sur une analyse impliquant huit critères définis (ndlr : besoins pédagogiques, gestion efficiente, parc immobilier, visibilité pour les citoyens, évolution de la société, prévisibilité financière communale, plus-value à la population et réponse au cadre légal). Ainsi, même si nous nous trouvons dans un état de droit, et que chacun est libre d’utiliser les outils à disposition, nous ne reviendrons pas sur notre décision.»

 

Députés à la rescousse

 

La situation de Donneloye a intrigué plusieurs députés au Grand Conseil. «La décision de fermer ce collège est regrettable, souffle le Sainte-Crix Hugues Gander. Car un village sans école, est un peu un village mort. Donneloye se retrouve à la frontière d’un découpage scolaire, et cela la dessert.» Le socialiste imagine que la séparation entre le primaire et le secondaire pourrait offrir une solution. Pour l’ASIRE, cette proposition n’est pas réalisable, car elle péjorerait les synergies possibles entre les deux niveaux.

 

Tout pour bien faire

 

L’école pourrait donc fermer malgré le fait que les infrastructures demeurent disponibles. «La commune a régulièrement investi pour répondre aux normes de l’Etat, rappelle Pierrette Roulet-Grin, et elle n’est pas du tout récompensée par une telle décision. Surtout qu’avec un collège aux normes, une salle de gymnastique et un terrain de sport attenants, il y a tout pour bien faire. Mais il semble que lorsque l’on se trouve loin des centres, il est plus difficile de sensibiliser les décideurs.» Vassilis Venizelos (Yverdon-les-Bains, Les Verts) et José Durussel (Rovray, UDC) ont également montré leur soutien à la pétition lancée par Donneloye. Le délai de retour des signatures est fixé à demain.

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14 sep 2017

Le bois suisse aux abois

Nord vaudois – Prix en chute libre et concurrence des produits étrangers : l’industrie est en crise. Dans la région, le patrimoine forestier n’y échappe pas, et c’est toute une filière qui tente de survivre.

Face à la concurrence des produits étrangers, plus avantageux, les grûmes suisses peinent parfois à trouver preneur. ©Simon Gabioud

Face à la concurrence des produits étrangers, plus avantageux, les grûmes suisses peinent parfois à trouver preneur.

Reconnu pour ses qualités esthétiques et écologiques, le bois n’a jamais été autant prisé dans le domaine de la construction. Le hic ? Le bois d’origine étrangère envahit le marché indigène et prend, doucement mais sûrement, le pas sur le bois suisse. Frappée de plein fouet par la crise des marchés financiers depuis 2008, mise à mal plus récemment avec le franc fort et l’introduction du taux plancher face à l’euro, l’industrie du bois suisse est chahutée, et peine à trouver un second souffle.

Dans le Nord vaudois, l’important patrimoine forestier n’y échappe pas, et c’est toute une filière qui se débat pour survivre. La situation touche prioritairement le maillon de la transformation, en particulier les petites scieries qui peinent à rivaliser avec les prix pratiqués par certains «géants» européens, notamment allemands et autrichiens. «L’industrie du bois, c’est le libéralisme économique dans toute sa splendeur. Contrairement aux agriculteurs, les scieurs ne reçoivent pas de paiements directs, ni aucune aide publique, constate Jean- Louis Dutoit, directeur de la scierie Dutoit S.A., à Chavornay. Si, politiquement, il n’y a pas des décisions qui se prennent, économiquement on est morts. Ne rien faire équivaudrait à cautionner la disparition d’une industrie déjà en soins palliatifs.»

Active dans l’industrie du bois depuis quatre générations, cette entreprise familiale est l’une des deux scieries nord-vaudoises encore en activité, l’autre se situant à La Poissine, à Grandson. A l’échelon national, leur nombre a été divisé par dix en cinquante ans, et elles ne sont qu’un peu plus de deux cents réparties sur tout le territoire. Les dernières statistiques fédérales confirment la mauvaise passe que traverse la filière : plus de 50% du bois massif utilisé dans la construction en Suisse est aujourd’hui importé. Un pourcentage qui prend l’ascenseur pour le bois recomposé. On parle alors de 80% selon la gamme de produits, en particulier le bois dit «lamellé-collé».

Même si les machines de l’entreprise établie à Chavornay continuent à tourner, la situation reste critique. «La mondialisation actuelle génère des gagnants et des perdants, en Suisse. Clairement, l’exploitation des forêts et l’industrie du bois en général sont les perdants, poursuit l’intéressé qui, inquiet pour les décennies à venir, se dit heureux que son fils ne souhaite pas reprendre les affaires familiales.

Pour l’entrepreneur, une plus grande utilisation du bois indigène passera par une meilleure prise de conscience du consommateur et un changement des mentalités : «Lorsque vous achetez du poulet ou de l’agneau, vous regardez s’ils provient de Chine ou de Nouvelle- Zélande. Ce serait bien que les consommateurs de bois soient attentifs à sa provenance. C’est une question d’éthique.»

Du côté de Lignum, l’association responsable de la promotion du bois suisse, on a pris le problème à bras le corps. Afin de favoriser l’exploitation du bois indigène, le label COBS -certificat d’origine bois suisse- a récemment vu le jour. «Le but : offrir une garantie au constructeur que son ouvrage sera réalisé avec du bois 100% suisse, explique Reto Emery, secrétaire de la section vaudoise de l’association. L’initiative est en train de faire ses preuves.»

Malgré cette mesure, les forêts suisses -qui recouvrent un tiers du territoire- sont largement sous-exploitées. Un arbre sur deux en âge d’être abattu reste sur pied. Une situation qui n’est pas sans conséquence : «Le bois s’accumule dans les forêts, les arbres grandissent, s’élargissent et écrasent la concurrence tout autour d’eux, poursuit l’ingénieur. Ainsi, la variété est plus faible et la biodiversité diminue.» La sous-exploitation implique, en outre, des problèmes pour la forêt et un soucis de santé pour les générations futures. A noter que la fonction de protection contre les dangers naturels de la forêt pourrait également être remise en cause.

 

Le bois à l’honneur

 

Jean-Louis Dutoit, de la scierie Dutoit S.A., à Chavornay, dénonce les côtés sombres de la mondialisation. ©Simon Gabioud

Jean-Louis Dutoit, de la scierie Dutoit S.A., à Chavornay, dénonce les côtés sombres de la mondialisation.

Les traditionnelles «Journées du bois suisse» se tiendront demain et samedi. Sur le thème «La forêt se dévoile, de l’arbre à l’habitat», l’occasion sera donnée aux acteurs de la filière économique du bois de sensibiliser la population à cette ressource renouvelable et indigène. Dans le Nord vaudois, le Centre d’exploitation des forêts cantonales, Etienne Berney S.A., Brassusbois S.A. Et LGS Swiss skateboard compagny -tous situés au Brassus-, la scierie Ray S.A., JPF Ducret S.A., JMB-Bois menuiserie S.A. -tous trois à La Poissineet enfin le Groupement forestier 7, à Vernéaz (Vaumarcus), ouvriront les portes de leur entreprise.

 

Les bûcherons tirent leur épingle du jeu

 

«Le bois n’est écologique que s’il est indigène.» Yvan Pahud, L’Auberson

«Le bois n’est écologique que s’il est indigène.» Yvan Pahud, L’Auberson

Si la situation reste préoccupante pour l’ensemble de la filière du bois en Suisse, le maillon de la coupe en forêt -les forestiers- bûcherons- parvient à tirer son épingle du jeu. En partie, du moins. Car si les communes parviennent encore tant bien que mal à valoriser leurs forêts et à fournir

du travail en suffisance aux bûcherons, ce n’est plus le cas des propriétaires privés. «Les coûts liés à la coupe de l’arbre sont plus élevés que sa valeur à la vente, alors c’est vite vu : on ne coupe plus sur les forêts privées», détaille Yvan Pahud, forestier-bûcheron établi à L’Auberson.

Au-delà des contrainte économiques liées à l’exploitation, le député UDC nord-vaudois fustige l’hypocrisie qui règne dans la branche, notamment dans le dernier maillon de la chaîne, la construction : «Le bois est un matériau écologique seulement s’il est indigène. S’il est importé de Turquie ou de Slovénie, il devient alors bien moins écologique que le béton. Dans la région, il est urgent que les communes propriétaires de bois montrent la volonté de valoriser le bois local.»

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14 sep 2017

Le rêve canarien de Sacha Margairaz

Football – Le Nord-Vaudois est parti vivre aux Iles Canaries, il y a un peu plus d’une année, avec sa femme, Eli. Ils y organisent des camps de sport.

Eli et Sacha Margairaz profitent de leur nouvelle vie sous le soleil des Canaries, dans des paysages de carte postale. ©DR

Eli et Sacha Margairaz profitent de leur nouvelle vie sous le soleil des Canaries, dans des paysages de carte postale.

«Chaque matin, on se lève et on déjeune sur la terrasse…» Il y a quatorze mois, Sacha Margairaz et son épouse, Eli, ont décidé de quitter la Suisse pour une nouvelle aventure, direction les Iles Canaries. Partis pour voir autre chose, pour le soleil, pour fuir un peu le stress du quotidien et parce qu’ils se sont dit qu’ils ne voulaient «pas attendre la retraite pour profiter de la vie».

Sa carrière de footballeur derrière lui, l’enfant de Valeyres-sous-Rances et de Rances -les villages où il a grandi- a quitté le Nord vaudois un peu grâce au ballon rond. «Il y a quatre ans, alors que j’étais joueur d’Yverdon Sport et que je travaillais au marketing, j’ai pris part à la préparation d’un stage d’entraînement à Marrakech. C’est ce qui m’a donné l’idée, et l’envie, d’organiser des camps de foot.» Sportifs, sa moitié -elle est d’origine espagnole- et lui ont, alors, cherché un lieu où s’établir, où développer leur projet.

 

Le printemps éternel

 

C’est sur Maspalomas, à côté de la célèbre Playa del Inglés, sur l’île de Grande Canarie, que les deux tourtereaux ont jeté leur dévolu. Le climat a été déterminant dans leur choix. «Depuis que je suis arrivé, on n’a quasi jamais eu de pluie. C’est fou ! Ici, c’est toujours l’été ou le printemps. Ces jours, il fait près de 30 degrés. En janvier et février, la période des camps sportifs, la température se situe entre 20 et 25 degrés. Ça permet à ceux qui viennent de recharger les batteries.»

Fidèle à lui-même, à la fois touche-à-tout et hyperactif, Sacha Margairaz a rapidement diversifié son emploi du temps, après avoir appris le castillan en quelques semaines. Motivé, il a fait les efforts pour s’intégrer rapidement.

 

Polyvalence

 

«L’idée de base était de travailler dans le tourisme au sens large. Il y a de nombreuses possibilités ici», raconte celui qui ne chôme pas depuis son arrivée : en plus d’organiser des camps et de s’occuper du club de foot local (lire ci-dessous), l’expatrié de 37 ans a fait ses papiers d’entraîneur sportif personnel. De plus, durant l’été, il a permis à deux footballeurs canariens de trouver de l’embauche en Suisse : Jonathan Quintero et Antonio Moreno se sont, respectivement, engagés avec le FC Fribourg (1re ligue) et le Stade Nyonnais (Promotion League). Une sacrée réussite pour un nouveau venu dans le milieu.

Eli Margairaz a, pour sa part, déniché un emploi à 50% dans un hôtel et, par ailleurs, donne des cours de zumba, en plus d’épauler son mari. C’est l’ensemble de tous ces éléments qui, mis bout à bout, leur permet de vivre leur rêve canarien, sur une île où le coût de la vie est peu élevé. «Le salaire moyen est de 800 à 1000 euros par mois, glisse le nouvel arrivé. Mais les charges sont basses, incomparables avec ce qu’on trouve en Suisse.»

Après un peu plus d’une année au bord de l’océan Atlantique, Sacha Margairaz est sous le charme de son environnement, de sa nouvelle vie. «Je rêve déjà en espagnol, révèle-t-il, après avoir dû chercher ses mots en français. Ici, tu peux avoir du temps pour toi.»

L’aventure ne fait que commencer, à l’entendre. «Mais je vais devoir apprendre à dire non, coupe Sacha Margairaz. Car je ne peux pas tout faire. Le plus difficile sera de choisir où m’orienter.»

 

Il n’est jamais très loin des terrains de football

 

Sacha Margairaz (à dr.) n’est jamais très loin des terrains de football. Ici, lors d’un entraînement des jeunes du CD Tablero. ©DR

Sacha Margairaz (à dr.) n’est jamais très loin des terrains de football. Ici, lors d’un entraînement des jeunes du CD Tablero.

Le contact facile, Sacha Margairaz n’a pas tardé à s’intégrer pleinement dans le tissu footballistique de l’île. Par l’organisation de camps de football, via sa société nommée Sportycamp (www.Sportycamp.com), mais également au sein du Club Deportivo Tablero. «La première équipe évolue à un niveau équivalent à la 2e ligue interrégionale», estime celui qui est devenu le coordinateur du club après avoir donné un coup de main sur le terrain. «Je gère l’académie de football et les entraîneurs des huit équipes, explique-t-il. Je m’occupe aussi de séances spécifiques.» Un travail d’encadrement, avant tout. Une corde de plus à son arc. Les camps d’entraînement qu’il propose avec son épouse concernent, pour le moment, les premiers mois de l’année. Surtout les Relâches, période durant laquelle il est plus facile pour les clubs des petites ligues de Suisse -le public cible- de prendre des vacances pour venir en stage. «On assure une prise en charge complète aux équipes, avec des entraînements sur des terrains en gazon (ndlr : il en existe très peu sur l’île et sont, justement, essentiellement dévolus aux formations étrangères) ou sur synthétique, détaille l’organisateur. Par ailleurs, on propose un tas d’autres activités. Cela va du paintball au karting, en passant par le padbol (ndlr : sorte de foot-tennis mélangeant football et padel et se jouant sur un terrain encadré, avec des règles similaires au sport de raquette très en vogue en Espagne). Comme on est sur place depuis un certain temps, on a pu tester de nombreux restaurants, afin de pouvoir aiguiller nos clients selon leurs désirs, et on a négocié des offres avec les hôtels.»

 

La zumba aussi

 

Monitrice de zumba depuis de nombreuses années, Eli Margairaz fait de même pour sa spécialité. «On assure toutes nos prestations à des tarifs bien moins élevés que les autres agences, car on prend de toutes petites marges, ajoute l’ex-joueur d’Yverdon Sport. Le seul point négatif que je constate, c’est la distance, qui en freine certains. Mais, désormais, il existe des vols directs depuis Genève. Quatre heures d’avion, ce n’est pas tant que ça pour avoir le soleil et la chaleur en plein hiver.»

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13 sep 2017

Le Canton en a-t-il vraiment cure ?

Nord vaudois – L’intention de l’Etat de Vaud de se départir d’une partie de son patrimoine suscite de vives réactions. Le député yverdonnois Vassilis Venizelos a interpellé le Gouvernement, hier, sur la stagnation de cet épineux dossier.

Parmi les vingt bâtisses concernées par la vente, figurent celles de Rances, Donneloye, Combremont-le-Grand, Champvent (photo), L’Abbaye, Denezy et Suchy. ©Duperrex-a

Parmi les vingt bâtisses concernées par la vente, figurent celles de Rances, Donneloye, Combremont-le-Grand, Champvent (photo), L’Abbaye, Denezy et Suchy.

La nouvelle avait suscité l’émoi parmi la population. Plus de deux ans après la décision de l’Etat de Vaud de se séparer de vingt de ses cures, absolument rien n’a bougé. Du coup, certains élus s’interrogent sur les projets du Gouvernement. Parmi eux, le député yverdonnois Vassilis Venizelos, qui fustige l’attitude du Conseil d’Etat et la stagnation du dossier.

«Le silence complet de l’Exécutif vaudois est inquiétant, au vu de l’importance du sujet, explique le Nord- Vaudois. Le Grand Conseil mérite d’être informé de la stratégie du Gouvernement sur le le long terme, et du type d’offres reçues.» Avant de préciser : «La conservation du patrimoine vaudois a été mis sur la table par le groupe des Verts au Grand Conseil. Il ne s’agit pas d’une affaire personnelle. Je n’ai d’ailleurs pas signé la pétition à ce sujet (voir ci-dessous), afin de conserver mon indépendance.»

La cure de l’Abbaye figure dans la liste des vingt édifices proposés à la vente. ©DR

La cure de l’Abbaye figure dans la liste des vingt édifices proposés à la vente.

Parmi les vingt cures proposées à la vente, sept se trouvent dans la région : à Rances, Donneloye, Combremont-le-Grand, Champvent, L’Abbaye, Denezy et Suchy. «Avec près d’un tiers des cures concernées, la région est particulièrement touchée. Mais mon interpellation a pour but de défendre le patrimoine vaudois dans son ensemble», souligne Vassilis Venizelos. Plus que de se poser en rempart à la vente de toutes les cures -céder certains édifices vides peut se justifier, à ses yeux-, le député entend interpeller le Conseil d’Etat sur la nécessité de donner la priorité aux communes et aux paroisses : «Il faut donner l’opportunité aux communes concernées de développer un projet d’intérêt public et de redynamiser certains cœurs de villages.»

Du côté du Conseil d’Etat, on estime que la question n’est pas prioritaire, et on ne se montre pas pressé de communiquer sur le sujet. En charge de ce dossier épineux, le chef du Département des finances, le Sainte-Crix Pascal Broulis, n’a pas souhaité s’épancher. Les cures vaudoises vont donc encore devoir attendre avant de connaître d’éventuels nouveaux acquéreurs, probablement dans le courant de l’année prochaine.

 

La fondation Patrimoine suisse monte au front

 

«Le silence du Conseil d’Etat est inquiétant au vu de l’importance du sujet.» Vassilis Venizelos, député

«Le silence du Conseil d’Etat est inquiétant au vu de l’importance du sujet.» Vassilis Venizelos, député

Hasard du calendrier ou non, la section vaudoise de la fondation Patrimoine suisse a déposé, hier au Grand Conseil, une pétition munie de quelque 1200 signatures, laquelle s’oppose à la décision «surprenante, voire choquante» de mettre en vente une vingtaine de cures vaudoises. «A notre sens, il est exclu de vendre quinze bâtisses historiques, construites entre 1536 et 1845 sous les autorités bernoises et vaudoises», détaille la présidente de la section cantonale, Béatrice Lovis. Concernant les cinq autres cures, la pétition demande qu’elles soient cédées sous certaines conditions seulement, dont celle de l’octroi d’un droit de préemption aux paroisses et aux communes concernées.

«Le Conseil d’Etat, en la personne de Pascal Broulis, ne pense qu’en termes économiques. Or, le patrimoine est une plus-value d’un autre type, explique Béatrice Lovis. Je ne vous cache pas que nos relations avec le Département des finances sont tendues à ce sujet.»

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13 sep 2017

Une année entière sans supermarché

Suscévaz – La famille Kiener a banni les grands magasins durant un an, pour favoriser les commerces de proximité. Retour sur une expérience concluante.

Myriam Kiener a acheté ses fruits et légumes au marché d’Yverdon-les-Bains, accompagnée de deux de ses filles, Sephora (à g.) et Ifélyne. ©Carole Alkabes

Myriam Kiener a acheté ses fruits et légumes au marché d’Yverdon-les-Bains, accompagnée de deux de ses filles, Sephora (à g.) et Ifélyne.

«Tout le monde me disait que c’était impossible, alors j’ai voulu tester», explique Myriam Kiener, habitante de Suscévaz. Du 31 août 2016 au 31 août 2017, cette mère de cinq enfants a décidé de ne plus faire ses courses au supermarché, afin de favoriser les commerces de proximité.

«Avec mon mari, nous avions déjà tenté le coup durant quarante jours, pendant le carême. Comme nous avions encore des stocks provenant de divers supermarchés, cela avait été facile. Alors nous avons décidé de pousser l’expérience plus loin.»

Munie de son chariot à roulettes, la jeune femme de 38 ans a arpenté les enseignes locales et les marchés, sans oublier les ventes directes auprès des agriculteurs de la région. «L’idée était de casser les chaînes de production des grandes enseignes, tout en ayant le maximum de contact avec les producteurs.»

 

Naturels et écologiques

 

Pour les fruits et les légumes, Myriam Kiener s’est rendue au marché, deux fois par semaine. Les produits plus spécifiques, elle les a trouvés à La Ferme d’Yverdon-les-Bains, un magasin favorisant la vente directe de produits fermiers. «C’est agréable de savoir ce que l’on a dans son assiette, raconte-elle. Cette expérience, je l’ai aussi faite par respect pour les gens qui travaillent la terre et qu’on ne rencontre malheureusement jamais dans les supermarchés.»

Si la jeune femme a favorisé les produits bio, il n’a pas toujours été facile d’acheter local. «Quand nous avons eu besoin de matériel pour réparer le cabanon du jardin, nous sommes allés à la quincaillerie de Sainte-Croix, mais les clous venaient tout de même de Chine», explique- t-elle. Pour les produits de ménage, Myriam Kiener a fait face au même problème. «J’ai décidé de commander sur le site Internet suisse Ecovision. Même si ce ne sont pas des produits locaux, ils sont naturels et écologiques. J’ai pu acheter le dentifrice, les couches lavables et le papier toilette !» Grâce à un livre de recettes bio, l’habitante de Suscévaz a même fabriqué ses propres produits d’entretien.

Bien que la jeune maman affiche un sourire des plus sereins, l’aventure n’a pas été de tout repos. «Les mois de mars et d’avril ont été les plus difficiles, car nous mangions souvent la même chose, c’est-à-dire les produits de saison de notre potager, confie-t-elle. Puis, les enfants ont souffert du manque de céréales, de gourmandises et de biscuits dont ils avaient l’habitude !»

 

Favoriser le troc

 

Durant cette année, le site de petites annonces en ligne Anibis a été le meilleur ami de la famille Kiener. «Ma fille de douze ans voulait les dernières baskets de marque à la mode. Nous les lui avons trouvées pour 30 francs en bon état», se réjouit- elle. De cette manière, nous n’avons pas enrichi les grandes marques qui surexploitent les matières premières, tout en faisant des heureux !»

Pas d’huile de palme, moins de sucre, peu d’emballages. Pour Myriam Kiener, la liste des avantages est longue. «Toute la famille a pris de bonnes habitudes. Même si notre aventure est terminée, je compte tout de même me rendre moins souvent au supermarché, conclut-elle. Sauf peut-être pour le chocolat !»

 

Faire des économies en achetant local

 

«Avant, je dépensais 330 francs par mois dans les courses. Aujourd’hui, je n’en dépense plus que que 290», souligne Myriam Kiener, secrétaire à temps partiel. «Comme je travaille à 20%, j’ai le temps de cuisiner, d’aller au marché et de me plier aux horaires parfois strictes des ventes directes chez les producteurs. Acheter local est un réel investissement personnel.»

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