Les News du Nord Vaudois

En collaboration avec le journal La Région.

15 nov 2017

Vivre une élection comme au XVIIIe siècle

Yverdon-les-Bains – L’association Les 18es d’Yverdon et région veut reconstituer une élection d’une ville vaudoise il y a 300 ans.

Catherine Guanzini, archiviste de la Ville d’Yverdon-les-Bains, se prête au jeu du vote avec ce scrutin. ©Michel Duperrex

Catherine Guanzini, archiviste de la Ville d’Yverdon-les-Bains, se prête au jeu du vote avec ce scrutin.

Un peu de tirage au sort, un peu de suffrage, pas de campagne électorale officielle, les élections au XVIIIe siècle ne ressemblaient pas vraiment à ce que l’on peut vivre aujourd’hui. «A l’époque, les conseillers siégeaient à vie. D’ailleurs, les élections avaient lieu après les enterrements», précise Catherine Guanzini, archiviste de la Ville d’Yverdon-les-Bains. Avec l’historienne Patricia Brand, toutes deux sont membres du comité de l’association Les 18es d’Yverdon et région. Elles ont décidé de mieux comprendre comment fonctionnait une élection d’une ville vaudoise il y a 300 ans en lançant un projet de reconstitution.

 

Un scrutin à fabriquer

 

L’association a lancé un financement participatif pour pouvoir fabriquer un scrutin d’époque. «Cela nécessitera l’emploi d’une ébéniste, d’un tourneur et d’un fondeur. C’est un travail délicat», relate Catherine Guanzini. Au total, l’association a besoin d’un montant d’environ 10 000 francs pour mener à bien la fabrication de cette urne et pour soutenir les recherches historiques.

Au XVIIIe siècle, le tirage au sort était aussi important que le suffrage lors des élections. C’est à Berne, en 1710, et à Yverdon-les-Bains, en 1713, que l’on trouve les premières traces de cette pratique. Dans la Cité thermale, il y avait deux conseils, un de 24 membres et un de 12. Pour y entrer, il fallait être un homme et faire partie du cercle fermé des bourgeois de la ville.

 

Très longue procédure

 

Lors de l’élection, après l’enterrement, les 35 conseillers restants devaient piocher dans un sac contenant le même nombre de petites balles. Les trois-quarts de ces billes étaient dorées et permettaient de voter, en insérant une sphère dans le trou du scrutin correspondant au conseiller choisi, et un quart argentées, qui forçaient les conseillers à quitter la salle de vote.

Ensuite, c’est le suffrage qui était appliqué. Ceux qui avaient un lien de parenté avec les candidats retenus au premier tour sortaient de la salle. Au final, une vingtaine de conseillers s’exprimaient pour le suffrage. «C’était une procédure très compliquée, pour eux aussi», sourit Catherine Guanzini.

Le financement participatif est ouvert jusqu’au 25 novembre. Si les fonds sont réunis, le scrutin sera fabriqué en 2018 et inauguré en 2019. Le Musée d’Yverdon et région présentera l’objet dans le cadre de ses activités.

Plus d’infos : www.wemakeit.com/projects/histoires-d-election-au-18e

 

Le tirage au sort, remis au goût du jour ?

 

Les balles dorées étaient glissées dans un de ces petits trous, en fonction du conseiller pour lequel on voulait voter. La partie du scrutin avec les tiroirs n’était accessible qu’avec une clé, pour que l’issue de l’élection reste secrète jusqu’au bout. ©Michel Duperrex

Les balles dorées étaient glissées dans un de ces petits trous, en fonction du conseiller pour lequel on voulait voter. La partie du scrutin avec les tiroirs n’était accessible qu’avec une clé, pour que l’issue de l’élection reste secrète jusqu’au bout.

Un colloque international sur le tirage au sort en politique en Suisse et en Europe a eu lieu à l’Université de Lausanne les 27 et 28 octobre, et avait pour ambition de rassembler les spécialistes suisses et européens de cette thématique. Catherine Guanzini et Patricia Brand, archivistes de la Ville d’Yverdon-les-Bains, étaient présentes à ce colloque. «Cela montre que la question du tirage au sort n’intéresse pas seulement les archivistes, mais que les politologues y réfléchissent aussi», affirme Catherine Guanzini.

A Bienne, un mouvement citoyen a récemment demandé que le Conseil de Ville soit pour moitié tiré au sort, relançant l’idée de cette pratique qui avait été perdue vers le milieu du XIXe siècle.

Même si la proposition, lancée dans un postulat, a été jugée inapplicable par le Conseil municipal, il reconnaît dans sa réponse que cette intervention contient «une approche originale et innovante» visant à renforcer la démocratie directe au vu du taux d’abstention constaté lors des scrutins.

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15 nov 2017

Son royaume pour un top 6

Bodybuilding – A peine revenu d’une compétition internationale à Estoril avec une 3e et une 4e places en poche, Flavio Lancia s’apprête à repartir pour Budapest, où l’attend le concours de Mister Univers WABBA. L’aboutissement d’une saison.

Flavio Lancia : J-3 avant le départ pour Mister Univers. ©Ruy Coelho

Flavio Lancia : J-3 avant le départ pour Mister Univers.

Il a bien failli tout arrêter, Flavio Lancia. Ranger définitivement 17 ans de compétition au placard, retrouver une vie «normale» et se consacrer à sa famille et son travail. Les sacrifices inhérents à son sport commençaient à prendre trop de place par rapport au reste de ses activités. C’était en fin d’année dernière. Le bodybuilder de Valeyres-sous-Montagny a alors vécu une sérieuse remise en question. «Sauf qu’il y a ce top 6 dans une grande compétition (ndlr : Mondiaux ou Mister Univers) après lequel je cours depuis tellement longtemps… C’est en quelque sorte l’objectif d’une vie, et je ne me vois pas arrêter tant que je ne l’ai pas atteint. Et il y a tous les gens et les sponsors qui se sont engagés récemment auprès de moi. Je me serais senti mal de les laisser tomber.»

 

Le cadre A pour Univers

 

Le quadruple champion de Suisse a donc décidé de repartir pour un tour, voire deux. «Je n’ai encore pas grand-chose de prévu pour la saison prochaine, mais je sais que l’actuelle ne sera pas ma dernière», se réjouit l’athlète de 46 ans. Il faut dire que, de son propre aveu, celui qui exerce à 100% en tant que conseiller en personnel est plus en forme que jamais. Il y a dix jours, lors d’une compétition internationale à Estoril (Portugal), il est allé se tester en vue du concours Mister Univers WABBA de ce week-end, en plus d’obtenir une brillante 3e place dans sa catégorie body légers (rapport poids/taille égal à 1, à 5% près), ainsi qu’une 4e en super master, chez les plus de 45 ans. «Sincèrement, ça doit être le meilleur championnat auquel j’ai participé. 250 athlètes, 1500 spectateurs, quasi aucun retard, ce qui est loin d’être la norme dans ce genre de rendez-vous… Bref, c’était le rêve.»

Un rêve qui lui a permis de se qualifier dans le cadre A de la fédération suisse pour Mister Univers, qui se disputera en Hongrie. Dans sa catégorie, il est le seul du pays à avoir gagné ce privilège. «Cela signifie que la fédé prend toutes les charges de ma participation à son compte.»

 

Un poisson dans l’eau

 

Une qualification qu’il doit avant tout au travail acharné effectué depuis presque 25 ans, et plus spécifiquement ces derniers mois. «Je peux toujours compter sur le soutien de mon coach alimentaire, Christophe Dupertuis, avec qui je travaille de longue date. Récemment, j’ai rencontré Rui Rodriguez. C’est un athlète qui possède un niveau impressionnant et qui m’a vraiment aidé à passer la vitesse supérieure en salle.»

Qui dit approche d’une compétition dit, forcément, plan alimentaire particulièrement restrictif. «Là, ça fait une semaine que je ne mange que du poisson, à hauteur de deux kilos par jour, répartis sur six repas. Ça a l’avantage d’être assez volumineux, riche en protéines et pauvre en calories.» Reste encore à tenir le coup mentalement : «Cela oblige à certaines concessions. Mais la passion de ce sport m’anime à tel point que je passe rapidement outre.»

Samedi, Flavio Lancia s’envolera donc pour Budapest, où la consécration de toute une saison pourrait l’attendre, le lendemain. «J’aurais apprécié pouvoir partir un peu plus tôt, mais, la pesée étant samedi soir, on m’a fait remarquer que cela ne servait pas à grand-chose…»

Tout est, cependant, déjà calibré pour que, enfin, le pensionnaire du fitness Best Body, à Yverdon, puisse faire partie des six meilleurs athlètes de la catégorie body légers. Il n’y a «plus qu’à» impressionner le jury hongrois. L’expérimenté Nord-Vaudois possède bien un ou deux tours dans sa manche pour ce faire.

 

Au gramme près

 

Point crucial d’une compétition, passage obligé et presque aussi important que la prestation sur scène : la pesée. Celle-ci a lieu le jour précédant la présentation et représente souvent le premier stress d’un week-end chargé en émotion. «Pour ma part, je sais que je dois me trouver le plus proche possible de 74,5 kg, sans dépasser cette marque. Si ça arrive ? On met des habits chauds, on fait de la marche rapide et on essaie de perdre les quelques grammes en trop en évacuant la flotte», explique Flavio Lancia.

Une fois le résultat validé, les athlètes, qui ont souvent coupé tous les hydrates de carbone de leur alimentation depuis plusieurs jours, peuvent enfin renouer avec les précieux glucides. «L’idée, c’est de réaliser une sorte de rebond, pour paraître plus gonflé sur scène. Ça aide aussi à ne pas tirer une tête d’enterrement devant les juges le jour J.»

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14 nov 2017

«C’était l’apocalypse, on se serait cru dans un film !»

Cheyres-Châbles – Des fortes intempéries, survenues dimanche, ont provoqué plusieurs dégâts matériels dans la commune. Une situation inédite depuis 1999.

Les bateaux étaient renversés sur le sol du parking du port cheyrois. ©Michel Duperrex

Les bateaux étaient renversés sur le sol du parking du port cheyrois.

«Je suis à Cheyres depuis 2002, et je n’avais jamais vu ça.» Pierre-Yves Dietlin, syndic de la commune broyarde depuis le début de l’année, était visiblement choqué, hier matin, à l’heure d’évoquer les dégâts causés par les intempéries survenues dimanche. La commune de Cheyres, fusionnée avec Châbles depuis le début de cette année, a été particulièrement touchée par la violente tempête qui a déferlé sur la Suisse. «Il y avait un avis de tempête mais on ne s’attendait pas à ça. Une dépression a créé une sorte de tornade. Il y a eu une poussée incroyable qui a duré trente secondes », a estimé le syndic.

 

Des dégâts considérables

 

Sur les hauts de Cheyres, le toit de la villa d’André Jaccard, ancien syndic de la commune fribourgeoise, s’est envolé. ©Michel Duperrex

Sur les hauts de Cheyres, le toit de la villa d’André Jaccard, ancien syndic de la commune fribourgeoise, s’est envolé.

Un court laps de temps qui a suffi à provoquer des dégâts considérables. Sous l’effet des puissantes rafales de vent, le toit de la villa de l’ancien syndic de Cheyres, André Jaccard, s’est envolé (lire ci-dessous). Avec son épouse, ils ne se trouvaient heureusement pas dans l’habitation à ce moment-là.

Au parking du port, plusieurs bateaux ont été renversés. «J’ai vu dans le journal Der Bund que Cheyres avait été touché. Je suis venu dès que j’ai pu», révélait Ivo Bergmann, qui avait fait le déplacement depuis la commune bernoise de Berthoud, à une heure de route. Contrairement à la plupart des bateaux, le sien est resté à sa place, intact. «J’ai eu de la chance», a souri le propriétaire du grand voilier.

L’espace réservé au caravaning n’a pas été épargné non plus, des toitures en plastique ont notamment été arrachées par le vent.

 

Du jamais vu depuis Lothar

 

La cave de l’Association des vignerons broyards a aussi été touchée. Plus de 800 bouteilles vides ont été cassées. ©Michel Duperrex

La cave de l’Association des vignerons broyards a aussi été touchée. Plus de 800 bouteilles vides ont été cassées.

A la cave de l’Association des vignerons broyards, son gérant, Roland Pillonel, n’a pu que constater l’étendue des dégâts. «Nous n’avions pas connu ça, dans notre commune, depuis l’ouragan Lothar de 1999.»

Les nombreuses caisses à vin éparpillées au sol et les débris de verre témoignent de la violence des rafales de vent. Des poutres ont même été projetées, à plusieurs mètres, sur le toit de la station de lavage à proximité.«A cause de cette météo exécrable, plus de 800 bouteilles vides ont été brisées. Nous en avons pour quelques centaine de francs de casse et plusieurs heures de rangement», a pesté Roland Pillonel, qui est arrivé sur les lieux vers 5h30 du matin.

Les pompiers ont été sollicités en nombre, dimanche après-midi, et une alarme générale a été déclenchée. «C’était l’apocalypse, on se serait cru dans un film. Heureusement, il n’y a pas eu de blessés, le drame aurait pu être plus important», soulignait le syndic Pierre-Yves Dietlin.

 

«Nous avons eu du bonheur dans notre malheur.»

 

André Jaccard revenait, dimanche, de voyage, avec son épouse. Ils n’étaient pas chez eux lorsque le toit de leur demeure s’est envolé. C’est une voisine qui l’a alerté. «Elle nous a dit qu’une tornade était arrivée depuis le lac et s’était dirigée sur notre maison.» Ce n’est qu’en voyant les pompiers devant sa villa que l’ancien syndic de Cheyres a constaté l’ampleur des dégâts. Au même moment, André Jaccard découvre une bonne nouvelle. «J’ai appris que j’étais devenu arrière-grand-papa. Nous avons eu du bonheur dans notre malheur.»

La demeure n’étant plus habitable, le couple a été relogé chez des proches. Les pompiers ont évacué la toiture endommagée et couvert provisoirement le toit de la villa.

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14 nov 2017

C’est encore trop tôt pour le ski de fond

Balcon du Jura – La neige tombée récemment s’apparente à une bonne nouvelle, toutefois elle ne déclenche aucun optimisme béat, surtout après l’expérience de l’an dernier. Petit point de situation sur le terrain de jeu des fondeurs.

Entre Les Cluds et Mauborget, le paysage avait vraiment revêtu son costume hivernal, hier en toute fin de matinée. ©Michel Duperrex

Entre Les Cluds et Mauborget, le paysage avait vraiment revêtu son costume hivernal, hier en toute fin de matinée.

Un manteau blanc a recouvert le Balcon du Jura dans la nuit de dimanche à hier. Evidemment, les amoureux des sorties en ski de fond, entrés dans une longue attente au printemps dernier, voient leurs envies de balade se concrétiser. En fait, ils devront encore patienter. «Pour l’instant, il y a trop peu de neige, environ 15 centimètres, détaille Serge Gander, le responsable de l’entier des pistes du Groupement des skieurs de fond des Rasses et du répondeur téléphonique. De plus, il y a eu beaucoup de vent, donc la couche par endroit s’avère particulièrement irrégulière.» Du côté de la météo, les prévisions annoncent de nouvelles précipitations le week-end prochain. Peut-être la couche neigeuse sera-t-elle alors suffisante pour y lancer les dameuses.

 

Au minimum 20 cm

 

Une certaine épaisseur est nécessaire pour que les machines ne passent pas «à travers», jusqu’au sol. «Si nous avons affaire à de la poudreuse, il faut environ 40 centimètres, pour éviter que l’on n’atteigne le pré, argumente Serge Gander. Si la neige est plus mouillée, plus matte, alors 20 à 25 centimètres suffisent. Il est important de très bien compacter le fond, pour que cette semelle dure pour le reste de l’hiver. Même si l’an passé, cela ne s’est pas passé ainsi.»

 

Drôle d’hiver passé

 

Les herbes folles pointent encore à travers la fine couche de neige aux Rasses. ©Michel Duperrex

Les herbes folles pointent encore à travers la fine couche de neige aux Rasses.

En effet, en novembre 2016, 40 centimètres étaient tombés d’un seul coup… avant de complètement disparaître à l’approche des fêtes, sous les assauts de températures quasi printanières. Du coup, cette première crachée de la saison 2017-2018 ne déclenche logiquement pas un optimisme à toute épreuve. «On prend tout ce qui tombe, plaisante Luca Perrenoud, responsable de l’Office du Tourisme basé à Sainte-Croix. Surtout après deux hivers particulièrement compliqués. Mais vous pouvez être certain que les pistes seront prêtes à l’heure !»

Le domaine des Rasses propose 65 kilomètres de pistes balisées pour les styles classique et skating. Et pour les habitués de balades nocturnes, la boucle entre Les Rasses et Les Cluds reste éclairée jusqu’à 22h tous les soirs. Les pistes s’étendent également en direction des Rochat et le domaine complet offre également de belles possibilités dans la région de L’Auberson, par-dessus la frontière. Mais pour profiter de tout cela, il va encore falloir patienter.

Informations supplémentaires sur gsfr.ch ou sur le répondeur téléphonique au 024 454 29 10.

 

Il faudra au minimum deux jours de travail

 

La réactivité du Groupement des skieurs de fond des Rasses reste grande. Il s’agit de proposer un domaine praticable, au plus vite, dès que les conditions d’enneigement le permettent. Le travail de damage des pistes de ski de fond qui partent des Rasses, pour rejoindre la caravane plantée derrière Mauborget, puis éventuellement la Combe Noire, prend environ deux jours à Serge Gander, le responsable du traçage, ou à un de ses remplaçants. Même si, après le premier passage de la machine, les pistes peuvent se révéler praticables, sans être parfaites, surtout pour les adeptes du style classique. La pratique du skating, elle, demande une neige nettement plus compacte. Du côté de L’Auberson, tout est prêt sur les 30 km de parcours, ne manque plus que la neige.

«Dès le moment où il y en a assez, il nous faut maximum 3h30 pour tout damer, explique Denis Montandon. Y compris les liaisons vers la France ou avec La Gittaz.»

Infos : www.lauberson.ch

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14 nov 2017

Le bronze autour du cou

Gymnastique aux agrès – L’équipe vaudoise A des Aminches Francis Buchi et Justin Delay a ramené une médaille des Championnats de Suisse, dans la catégorie reine.

En photo de couverture ci-dessus, les médaillés et distingués d’Yverdon (de g. À dr.): les gymnastes Francis Buchi (AGY), Quentin Tschanz (Yverdon-Ancienne) et Justin Delay (AGY), accompagnés par le coach du Team Vaud A, Benjamin Payot (AGY). ©David Piot

En photo de couverture ci-dessus, les médaillés et distingués d’Yverdon (de g. À dr.): les gymnastes Francis Buchi (AGY), Quentin Tschanz (Yverdon-Ancienne) et Justin Delay (AGY), accompagnés par le coach du Team Vaud A, Benjamin Payot (AGY).

Ils étaient onze gymnastes régionaux à prendre part aux Championnats de Suisse de gymnastique aux agrès masculins, à Wettingen (AG), le week-end dernier.

Tout a commencé par le concours individuel, samedi, lors duquel les gymnastes ont connu des fortunes diverses. A l’image de Justin Delay (Amis-Gymnastes Yverdon), qui est tombé à son streuli, au reck, et à sa vrille, au sol, perdant ainsi le droit de défendre respectivement sa médaille de bronze et son titre national aux finales par engins, qui auront lieu la semaine prochaine. On le retrouvera, par contre, en finale au saut et aux anneaux, car l’Aminche a su se ressaisir sur la fin de son concours et livrer de bonnes performances à ces deux engins, terminant 14e de la compétition en C7.

Son coéquipier d’entraînement Francis Buchi a, quant à lui, réalisé une très belle performance, lui permettant de finir 8e à l’issue du concours et de se qualifier pour la finale aux barres parallèles et au reck.

 

Le saut parfait

 

Le lendemain, les gymnastes devaient remettre l’ouvrage sur le métier, à l’occasion du concours par équipes, où tous les compteurs étaient remis à zéro. Et ils ont su convaincre ! L’équipe A du canton de Vaud s’est brillamment hissée sur la 3e marche du podium national, à seulement deux petits dixièmes de la 2e place occupée par les Lucernois. Le concours a été dominé par les Bernois.

Les deux Aminches Francis Buchi et Justin Delay ont largement contribué à l’obtention de la médaille, avec notamment une incroyable performance du dernier nommé au saut, où il a présenté un double salto demi vrille parfait, qui lui a valu 10 points, la note maximale en gymnastique aux agrès. «Commencer par une chute au reck au concours individuel était compliqué, et ne pas atteindre la finale du sol n’a rien arrangé, affirmait le Grandsonnois, à l’issue de la compétition. Le lendemain, lors du concours par équipes, l’ambiance était très différente : on se bat ensemble pour le canton. On était tous au top moralement, et je devais me rattraper du concours de la veille.» Ce que le gymnaste des AGY a fait de la plus belle des manières.

En catégorie 6, Quentin Tschanz, d’Yverdon-Ancienne, et Thibaud Dubois, de la société Le Lieu – Vallée de Joux, ont tous deux obtenu une distinction bien méritée, se classant respectivement 23e et 26e. De plus, grâce à cette performance, l’Yverdonnois a gagné le droit de défendre les couleurs du canton avec l’équipe B, qui a terminé à une très bonne 5e place.

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13 nov 2017

La qualité des vin vaudois menacée

Nord vaudois – Lors de la Journée du vignoble vaudois qui s’est déroulée jeudi dernier, les professionnels ont exprimé leur colère envers la nouvelle Ordonnance sur la viticulture et l’importation de vin. Décryptage avec les vignerons de la région.

Les vendanges 2017 ont révélé un millésime d’exception. Mais ce ne sera peut-être plus pareil à l’avenir. ©Duperrex-a

Les vendanges 2017 ont révélé un millésime d’exception. Mais ce ne sera peut-être plus pareil à l’avenir.

Lorsqu’il a pris la parole jeudi dernier, Philippe Herminjard, secrétaire de la Fédération vaudoise des vignerons (FVV), n’y est pas allé par quatre chemins : «Je suis un peu fâché», a-t-il annoncé d’entrée lors de l’assemblée générale de la FVV, à Tolochenaz. Ce qui l’énerve, c’est la modification de l’Ordonnance sur la viticulture et l’importation de vin (OVin), qui entrera en vigueur le 1er janvier 2018. «Alors, bien sûr, ce n’est pas le premier texte de loi à subir des changements à la suite de la mise en œuvre de la politique agricole (PA 14-17), mais, jusqu’à présent, l’OVin avait plutôt été épargnée, a-t-il expliqué. Et c’est particulièrement l’article concernant l’acquit portant sur la production de vin, qui énerve le canton parce que les mesures ne se feront plus en litres, mais en kilos.»

 

Un mot qui change tout

 

Aux premiers abords, on pourrait croire que changer l’unité de mesure ne devrait pas impacter tant que ça les agriculteurs, et certainement pas les consommateurs. Mais c’est tout le contraire. Explications de Guy Cousin, vigneron-encaveur, qui cultive quatre hectares de vignes, à Concise : «A l’heure actuelle, quand nous rentrons du raisin après les vendanges, il est pesé. Ce qui libère un droit de production de vin, qui est exprimé en litres.»

Comme le contrôle du quota s’effectue à la fin du processus de pressage, les encaveurs gardent une marge de manoeuvre dans le mode de fabrication. «Aujourd’hui, même si on récolte légèrement trop de fruits, on peut tout presser, mais on le fera moins fort, afin d’atteindre le nombre de litres maximum accordé, poursuit le Concisois. Il faut savoir que plus les grains sont pressés, moins bon est le jus qualitativement parlant. Et, de toute façon, nous ne pouvons pas utiliser l’ensemble du produit, car il y a toujours des résidus à la fin.»

 

Réputation prétéritée

 

Or, la nouvelle réglementation prévoit un quota avant pressage. Conséquence : une baisse de qualité. Car, dès 2018, pour produire le plus de bouteilles possible, les encaveurs n’auront guère d’autres choix que de presser le raisin au maximum et de filtrer la bourbe au lieu de la jeter. «Nous sommes en colère, car des fonctionnaires nous enlèvent, sans aucun raison objective, cette marge de manœuvre que nous considérons comme un outil de qualité», martèle Philippe Herminjard. «Une fois de plus, c’est la théorie qui prime sur la réalité, confie à son tour Guy Cousin. Mais j’ai peur que cela pousse les gens à la fraude.»

Viticultrice depuis six générations, la famille Du Pasquier, entrevoit un autre problème : «Si je me retrouve avec trop de kilos aux vendanges et que je ne peux plus presser, cela signifie que je dois laisser les raisins à la vigne. Et par principe, nous refusons d’agir ainsi, car cela donne une très mauvaise image du métier aux gens s’ils aperçoivent des fruits moisis sur un pied, témoigne Martial Du Pasquier, qui reconnaît ne pas imaginer tous les impacts de la nouvelle OVin sur son travail. Ce qui est sûr, c’est que tant que l’on ne m’impose pas de fournir des justificatifs de pesage, je ne vais rien changer à mes habitudes. Je trouve aberrant de changer une pratique importante qui persiste depuis des générations.» D’après l’expert, le seul autre moyen d’éviter le gaspillage serait de vendre des grappes en vrac sur le domaine.

 

Tout le monde concerné ?

 

«En règle générale, moi, je suis toujours en-dessous des quotas, confie Guy Cousin. C’est plutôt un problème pour les producteurs de raisins.» «En fonction des années, un grain a plus ou moins de jus, ce qui impacte le rendement pour l’encaveur. C’est donc surtout lui, qui a un intérêt à ce que le quota soit exprimé en litre, rapporte Alexandre Taillefer, président des vignerons de l’appellation Bonvillars. Pour moi, ça ne change rien, je suis vigneron.»

Difficile de vraiment savoir qui sera réellement touché par cette modification légale sans prendre conseils auprès du secrétaire patronal : «Tous ceux qui travaillent dans des coopératives ou qui achètent beaucoup de raisins hors de leurs vignes seront concernés, soit les 70% du marché, affirme Philippe Herminjard. Les autres seront moins touchés, car le Conseil fédéral a accepté d’assouplir la bureaucratie pour les petits vignerons, c’est-à-dire qu’ils pourront estimer leur récolte sans avoir à investir dans du matériel pour peser les fruits.»

Cet assouplissement de l’OVin est d’ailleurs la seule victoire remportée par la FVV qui a lutté durant des mois contre le nouveau texte de loi.

 

Voir les côtés positifs du changement

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La modification de l’OVin ne comporte pas uniquement des aspects négatifs, selon Philippe Herminjard (en médaillon). «Elle fait suite à un rapport de l’Office fédéral de l’agriculture qui avait dénoncé, en 2016, un manque d’uniformité entre les différents cantons. Et la refonte de l’ordonnance permettra justement d’améliorer ce point, car il n’y aura plus qu’un seul et même organe de contrôle qui centralisera les informations sur une base de donnée nationale, précise le secrétaire de la FVV. C’est vrai qu’on en a moins parlé, mais c’est un bon moyen d’éviter les grands cas de fraudes, comme ceux révélés dans les médias.»

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13 nov 2017

Quatrième braquage au bureau de Poste

Yvonand – Un homme a commis un hold-up à l’office postal du village, jeudi soir dernier. Poursuivi par un client, il a lâché son butin. La police est toujours à sa recherche.

Steven H. A vu le braqueur s’enfuir en courant, couteau à la main. ©Alkabes-a

Steven H. A vu le braqueur s’enfuir en courant, couteau à la main.

«J’étais devant ma voiture, sur le parking, lorsque j’ai vu un homme encagoulé jaillir de La Poste en courant, avec un couteau à la main et un objet sous le bras, peut-être la caisse. Il était poursuivi par un autre homme (ndlr : un client selon la police) qui criait après lui», raconte Steven H. Qui retirait de l’argent, deux minutes auparavant, au bureau en question, à Yvonand. Cette scène qui semble tout droit tirée d’un roman policier s’est pourtant bel est bien déroulée ici, dans le Nord vaudois, jeudi dernier. Selon la Police cantonale, le braquage a eu lieu aux alentours de 17h59. «Tout est assez flou, à tel point qu’il nous est impossible, pour l’heure, de connaître le déroulement des faits et si quelque chose a été dérobé», précise-t-elle. D’après notre témoin, le suspect aurait lâché ce qui s’apparente à la caisse, ainsi qu’une arme à feu. «Celui qui le pourchassait s’est arrêté pour ramasser les deux objets et a dit à tout le monde de ne pas s’inquiéter, qu’il s’agissait d’un faux pistolet et que personne n’était blessé. On était choqués.»

Malgré le dispositif de recherche rapidement déployé, le braqueur court toujours.

 

Le Géant jaune confiant

 

Après deux hold-up en 2015 et un cet été, les incidents s’enchaînent à l’office d’Yvonand (lire La Région Nord vaudois du 3 août). A noter qu’un des deux braqueurs impliqués dans le dernier événement a été arrêté. Quant à son complice, est-il toujours en cavale et/ou impliqué dans ce nouvelle attaque ? La Police cantonale n’a pas pu nous renseigner.

Du côté de La Poste, pas d’inquiétude : «Les gens ont peut-être l’impression que les cas augmentent, mais c’est parce qu’ils sont rapprochés dans le temps. En fait, les statistiques montrent que le nombre de braquages en Suisse a diminué en l’espace de dix ans, explique le porte-parole Oliver Flüeler. Cela signifie que nos mesures de sécurité sont bonnes.» Et lorsque nous lui posons -trois fois de suite- la question «quelles sont celles qui vont être prises pour éviter qu’un cinquième braquage ne se produise ?», il nous répond : «Je ne peux rien dire, justement pour des questions de sécurité. Mais on ne pourra jamais garantir le risque zéro.» Ce dernier a toutefois précisé qu’un collaborateur de La Poste s’est rendu sur place pour enquêter et qu’une cellule de soutien psychologique a été mise en place pour les deux employées.

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13 nov 2017

Et soudain, le monde s’est écroulé

Football – Promotion League – Köniz a marqué trois fois entre la 87e et la 93e, samedi dernier au Stade Municipal, et Yverdon Sport s’est incliné 3-4. Bien plus qu’une défaite, pour des Yverdonnois qui laissent filer le duo de tête.

David Marazzi et Esteban Rossé se tamponnent : YS s’est un peu battu tout seul, samedi. ©Champi

David Marazzi et Esteban Rossé se tamponnent : YS s’est un peu battu tout seul, samedi.

Il n’était pas exagéré de parler d’un match référence. C’est simple, s’il avait fallu, à dix minutes du terme, élire le ou les meilleur(s) joueur(s) dans les rangs d’Yverdon Sport, samedi dernier face à Köniz, on en aurait été purement et simplement incapable, tant chacun avait su s’élever au niveau de son voisin. Titularisé pour la deuxième fois consécutive sur l’aile droite, David Marazzi avait réalisé sa performance la plus aboutie de la saison, marquant même le but du 3-1. Djibril Cissé, pour sa part, s’était donné corps et âme au service de ses coéquipiers, faisant trembler les filets à deux reprises (comme d’habitude) et acceptant d’aller chercher des ballons très bas sur le terrain (ce qui est un peu plus rare). Et que dire de l’attitude d’Yverdonnois qui, malgré le froid et la pluie, sont allés au combat avec une envie rarement aperçue au Stade Municipal ?

 

Le mauvais calcul

 

En clair, YS a voulu envoyer un signal fort. Oui, les Nord-Vaudois n’étaient pas au mieux ces dernières semaines, mais tout était rentré dans l’ordre. Mieux, la troupe d’Anthony Braizat devait même avoir compris la leçon et être ressortie grandie de ces turbulences. Sauf que cette volonté, qui a sauté aux yeux 85 minutes durant, a fini par causer la perte du navire yverdonnois. Parce qu’Aurélien Chappuis et ses coéquipiers ont joué, encore et encore, sans jamais s’arrêter ni chercher à mettre le pied sur le ballon, même lorsqu’ils ont mené de deux longueurs. Pas de temps mort, juste une soif démesurée de faire mal à l’adversaire. A 200 kilomètres, Kriens devait commencer à trembler en vue de la «finale » de samedi prochain. Puis tout s’est effondré. En cinq minutes, tout juste. Trois goals encaissés et autant de points partis en fumée et des regrets qui ne disparaîtront pas. Pas cette fois.

Yverdon a été puni d’avoir voulu jouer. Et ce n’est pas une excuse, car l’erreur d’avoir refusé d’effectuer le moindre calcul est énorme, et son prix l’est encore davantage. Pour conclure un bien triste samedi de novembre, le rêve de Challenge League s’en est allé, quelque part entre les trombes d’eau, le brouillard et les nuages. S’il refera son apparition ? Rien n’est moins sûr. Car cette rencontre va laisser des traces, qu’elles soient physiques ou mentales, en coulisses ou sur le terrain, et qu’il va falloir se déplacer en terres lucernoises, dans cinq jours, avec la peur de voir le leader passer l’hiver avec onze longueurs d’avance. Yverdon Sport a laissé le champ libre à deux rivaux -Kriens et le Stade Nyonnais- qui avaient pourtant tout fait pour ne pas se débarrasser du troisième membre de son trio, lâchant des points sur à peu près tous les terrains du pays. Dans ces conditions-là, il faudra bien plus qu’une réaction d’orgueil à Emmenbrücke avant de partir en vacances pour continuer à y croire.

 

Yverdon Sport – Köniz 3-4 (2-1)

 

Buts : 15e et 20e, pen. Cissé 2-0 ; 27e Makshana, pen. 2-1 ; 47e Marazzi 3-1 ; 87e Osmani 3-2 ; 92e Gregorio 3-3 ; 93e Stojanov 3-4.

Yverdon : Da Silva ; Rossé, De Pierro, Dia, Tavares ; Doumbia, Chappuis ; Marazzi (67e Eleouet), Rushenguziminega (62e Caslei), Deschenaux (85 Cazzaniga); Cissé. Entraîneur : Anthony Braizat.

Köniz : Schindler ; Stauffiger, Portillo, Cinquini, Tugal ; Naili, Boillat (80e Osmani), Huvos (64e Gregorio); Gomes (64e Stojanov), Makshana, Miani. Entraîneur : Gabriel Urdaneta.

Notes : Stade Municipal, 515 spectateurs. Arbitrage de Luca Piccolo, qui avertit De Pierro (10e, antijeu), Marazzi (26e, antijeu), Stauffiger (46e, jeu dur), Tugal (66e, jeu dur).

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10 nov 2017

Le «valet des stars» de football condamné

Yverdon-les-Bains – Le Tribunal de l’arrondissement de la Broye et du Nord vaudois a reconnu coupable de recel et de tentative d’extorsion l’homme à tout faire de l’Olympique de Marseille. Il écope d’une peine privative de liberté de trois ans ferme.

Il a commencé la semaine en homme libre, mais l’a terminée en prison. En effet, le Tribunal correctionnel de l’arrondissement de la Broye et du Nord vaudois a reconnu, hier, un Marseillais, surnommé Sata, coupable de recel et de tentative d’extorsion. Arrêté lundi, à l’issue de son procès, il effectuera une peine privative de liberté de trois ans ferme. La Cour lui reproche d’avoir tenté de monnayer -à près de 600 000 euros- la restitution d’une partie des montres dérobées, en 2010, à la manufacture Audemars Piguet, au Brassus. Mais aussi d’avoir essayé de revendre certains de ces objets volés à des vedettes, comme le footballeur du club yverdonnois Djibril Cissé. Ce dernier a d’ailleurs témoigné contre Sata.

Il nie avoir touché les montres volées

Selon des faits rapportés par 24 Heures, celui qui se qualifie de «valet des stars» de l’Olympique de Marseille (OM) a expliqué qu’il ne comprenait pas pourquoi il était sur le banc des accusés. Lors de son audition en début de semaine, le Français a même affirmé n’avoir aucun lien avec le cambriolage du musée Audemars Piguet, en 2010, où 59 pièces -dont la valeur d’assurance s’élève à près d’un million de francs- avaient été dérobées. Tout d’abord suspecté d’avoir commis ledit casse avec une femme, les deux individus avaient été arrêtés, à tort, en 2011, à Genève. Sata avait ensuite été relâché dans l’attente de son procès pour recel et tentative d’extorsion. Il avait toutefois dû passer 167 jours en détention provisoire et payer une caution de 100 000 euros.

 


Prison ferme pour l’homme qui a tenté de faire chanter l’entreprise horlogère Audemars Piguet.

Malgré le fait que Sata nie tout en bloc, de nombreux points du dossier ont convaincu la Cour et notamment le témoignage de Djibril Cissé, qui a côtoyé l’accusé lorsqu’il jouait à l’OM. Le sportif a affirmé que le «valet des stars» lui avait proposé d’acquérir la montre de luxe que portait Arnold Schwarzenegger dans le film «Terminator 3». De plus, le casier judiciaire français de Sata faisait déjà état de trois condamnations pour recel.

Quant à sa complice, également jugée hier pour les mêmes griefs, elle a écopé d’une peine de 90 jours-amende avec sursis.

Mais les deux cambrioleurs du musée Audemars Piguet, eux, courent toujours.

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10 nov 2017

Bisbille autour du projet de Kindercity

Yverdon-les-Bains – Le centre ludo-éducatif qui doit être construit sur le site d’Y-Parc attend toujours une réponse à la demande de soutien déposée auprès du Canton, dans le cadre de la Loi sur l’appui au développement économique (LADE).

En avril dernier, Jean-Daniel Carrard (à g.), syndic d’Yverdon-les-Bains, avait remis le permis de construire à Jean-Christophe Gostanian, directeur de Kindercity. ©Alkabes-a

En avril dernier, Jean-Daniel Carrard (à g.), syndic d’Yverdon-les-Bains, avait remis le permis de construire à Jean-Christophe Gostanian, directeur de Kindercity.

Kindercity, le centre de jeu ludo-éducatif qui vise à sensibiliser les enfants au monde de la science et de la technologie à travers le jeu, et qui doit voir le jour au parc scientifique et technologique YParc, à Yverdon-les-Bains (lire La Région Nord vaudois du 6 avril), est-il en passe de tomber aux oubliettes ?

«Pour l’instant, le projet est toujours dans l’attente d’une confirmation d’un prêt de cinq millions de francs de la part du Conseil d’Etat, dans le cadre de la LADE (ndlr : Loi sur l’appui au développement économique) », confie, dépité, Jean-Christophe Gostanian, directeur de Kindercity, qui avait obtenu le permis de construire de la part de la Ville d’Yverdon-les-Bains en avril dernier.

Forte d’une expérience d’une dizaine d’années dans les environs de Zurich avec une structure identique, la société commence à s’impatienter, puisqu’elle attend, depuis quelques mois, une réponse du Conseil d’Etat vaudois, et plus particulièrement du Département de l’économie, de l’innovation et du sport (DEIS), dirigé par le conseiller d’Etat Philippe Leuba.

 

Un jeu de pouvoir ?

 

Le budget de ce vaste complexe immobilier, situé au coeur du parc technologique et scientifique Y-Parc, s'élève à 65 millions de francs. ©Kindercity

Le budget de ce vaste complexe immobilier, situé au coeur du parc technologique et scientifique Y-Parc, s’élève à 65 millions de francs.

Contacté personnellement, le conseiller d’Etat botte en touche : «Tant que le projet n’est pas officialisé, tout reste confidentiel.» Même son de cloche au sein du Service de la promotion économique et du commerce (SPECO), où le «no comment» règne. «Le dossier est en phase terminale. A ce stade, les tractations entre les services sont confidentielles. Personne n’en dira davantage», affirme Denis Pittet, porte-parole.

Et du côté des finances ? Là-aussi, Pascal Broulis, le grand argentier sainte-crix, ne souhaite pas s’exprimer : «Ce dossier est sur la table de Monsieur Leuba». Selon nos informations, il semblerait que ce dossier soit bloqué à l’interne. Mais pourquoi ? Un prêt LADE de cinq millions de francs pour une durée de 15 ans -il est financé à 50% par la Confédération et à 50% par le Canton- et sans remboursement d’intérêt ferait-il tousser le Département des finances ? On n’en saura pas plus pour l’instant, mais les intérêts politiques divergent.

 

Un projet en danger ?

 

«Qui bloque ? S’interroge Jean- Christophe Gostanian. Nous avons envoyé tous les documents, en août dernier, et écrit plusieurs mails aux deux départements respectifs, sans réponse et sans éclairage. De plus, nous avons investi 65 millions de francs.» Le projet prévoit non seulement l’implantation d’un centre ludo-éducatif, mais aussi d’autres pôles d’activités, tels que restauration et petits commerces (kiosque, pharmacie et boulangerie).

L’idée de quitter le canton pour s’installer ailleurs est-elle envisageable ? «Soyons réaliste, cela fait quatre ans que je me bats pour ce projet», confie le directeur de Kindercity. Lorsque nous l’avons lancé, nous souhaitions nous installer près du CERN, à Genève, et le Canton de Vaud nous a expressément contacté pour que nous ne le fassions pas en terre genevoise.» Par ailleurs, ce centre ludo-éducatif, situé au cœur d’Y-Parc, a déjà loué 85% de ses surfaces et quarante locataires y sont déjà prévus.

Et la Ville d’Yverdon-les-Bains dans tout ça ? Le syndic Jean-Daniel Carrard ne se veut pas «alarmiste». La Commune a joué «un rôle de facilitateur pour que Kindercity voit le jour. Cela m’étonnerait que tout explose.» Et d’ajouter : «Nous sommes prêts à discuter en bilatéral, car il y a un réel potentiel. Si les services de l’Etat acceptent ce projet, j’en serais satisfait. Sinon, il va falloir chercher d’autres investisseurs.»

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