En collaboration avec le journal La Région.

11 jan 2018

Un passionné des holstein pour noter les montbéliardes

Lausanne – L’agriculteur d’Ependes Vincent Wasser a été sélectionné pour juger les plus belles montbéliardes présentées à Swiss Expo. Classé dans le top 3 mondial des concours bovins, l’événement a lancé, hier, sa 22e édition, avec une compétition pour jeunes éleveurs.

Ajourd’hui, Vincent Wasser accomplit un de ses plus vieux rêves : devenir juge à Swiss Expo. Avec l’assistance de sa femme Caroline, il évaluera les montbéliardes sur le ring de Beaulieu Lausanne. ©Michel Duperrex

Ajourd’hui, Vincent Wasser accomplit un de ses plus vieux rêves : devenir juge à Swiss Expo. Avec l’assistance de sa femme Caroline, il évaluera les montbéliardes sur le ring de Beaulieu Lausanne.

Swiss Expo, l’événement incontournable dans le monde de l’agriculture, a ouvert ses portes, hier, à Beaulieu Lausanne. Une première journée placée sous le thème de la jeunesse, puisque c’était, notamment, le lancement du tout premier Showmanship international de Suisse, avec une centaine de jeunes éleveurs inscrits (lire encadré ci-dessous).

Et, aujourd’hui, c’est l’ouverture du célèbre concours de bovins. Les premières races à passer sur le ring sont les simmental et les montbéliardes. Pour juger ces dernières, les organisateurs de Swiss Expo ont sélectionné Vincent Wasser, responsable de la production laitière à la ferme du Château d’Ependes. «C’est un véritable honneur d’avoir été sélectionné», avoue celui qui gère, depuis 2011, quelque 150 vaches laitières et 150 génisses. Par ailleurs, il a demandé à son épouse, Caroline, de l’assister à Swiss Expo.

 

Expérience franco-suisse

 

Bien que le comité de Swiss Expo ne lui ait pas demandé de noter les holstein, sa race de prédilection, Vincent Wasser connaît très bien les montbéliardes. «J’en ai quatre dans mon troupeau», souligne, le sourire aux lèvres, le municipal d’Ependes, en charge des bâtiments et des écoles. Et je juge depuis près de quinze ans en France et en Suisse, souvent des holstein, mais aussi des montbéliardes.»

Selon lui, les critères de sélection sont à peu près les mêmes pour toutes les races : «Je regarde la solidité au poste mamelle, si l’animal se déplace sur de bons pieds et membres, ainsi que son harmonie corporelle, car cela ne doit pas aller dans les extrêmes. En fait, pour moi, la meilleure, c’est la bonne vache de l’étable, avec qui on aimerait travailler.» Et pour couper court aux polémiques relatives à la tricherie et aux mauvais traitements des animaux, il répond : «D’abord, les bêtes sont examinées par des vétérinaires avant d’entrer sur le ring et, d’après les critères du concours, si une vache a le pis trop plein, c’est même pénalisant. De toute façon, si une vache souffre, je le verrai immédiatement.»

 

Préparation en famille

 

Malgré son expérience en tant que juge, ce sera la première fois que Vincent Wasser devra noter des éleveurs dans une manifestation d’une telle renommée. «Il y a toujours une part d’inconnu, mais ce que je crains, c’est que les vaches se ressemblent tellement qu’il me sera difficile de les départager.» S’il sait déjà qu’il ne va pas se faire des amis, il espère être le plus impartial possible et, pour cela, il veut pouvoir justifier tous ses choix.

Les quelques jours avant le coup d’envoi du show, le municipal a préféré s’isoler, avec sa famille et ses animaux. «Mais je n’ai plus qu’une chose en tête : la compétition», conclut-il.

 

Johanna Poncet sur le ring

 

Johanna Poncet, avec Joofi, durant le Showmanship de Swiss Expo. ©Michel Duperrex

Johanna Poncet, avec Joofi, durant le Showmanship de Swiss Expo.

La Ballaiguie de 18 ans Johanna Poncet (en photo) a participé, hier, au tout premier concours international de présentation de Suisse ouvert aux jeunes éleveurs de 10 à 28 ans. Pourtant, tout ne s’est pas passé comme elle l’avait prévu. «Je voulais prendre ma vache Carotte -une simmental-, mais quelques heures avant le concours, les organisateurs m’ont dit que je devais prendre une génisse. J’ai été très déçue, car cela faisait un mois et demi que je m’entraînais avec Carotte. Et, ce n’est pas du tout pareil de présenter une génisse ou un vache.» L’apprentie fromagère a donc dû trouver une remplaçante en urgence. «J’étais très stressée de présenter un animal que je ne connaissais pas, mais la génisse s’est très bien comportée, poursuit celle qui a terminé dernière, sur dix, de sa catégorie. Même si j’avais déjà concouru auparavant, les autres étaient bien plus expérimentés.» Malgré ce résultat, Johanna Poncet se dit plus motivée que jamais et espère toujours décrocher une médaille à un Showmanship.

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11 jan 2018

L’avenir de la formation policière est romand

Lavey-les-Bains – A l’occasion de la Rentrée de l’An de l’Académie de police de Savatan, les conseillers d’Etat vaudois Béatrice Métraux, et genevois Pierre Maudet ont manifesté la volonté d’aboutir à la création d’un centre de formation romand.

Le colonel Alain Bergonzoli, directeur de l’Académie de Savatan, avec les conseillers d’Etat Jacqueline de Quattro, marraine du drapeau, Pierre Maudet et Béatrice Métraux. ©Isidore Raposo

Le colonel Alain Bergonzoli, directeur de l’Académie de Savatan, avec les conseillers d’Etat Jacqueline de Quattro, marraine du drapeau, Pierre Maudet et Béatrice Métraux.

Devant de très nombreux invités représentant les autorités politiques, religieuses, diplomatiques et les milieux de la sécurité -l’évêque de Saint-Maurice et le consul général de France à Genève étaient présents-, mardi soir au Grand Hôtel des Bains de Lavey, les conseillers d’Etat Béatrice Métraux et Pierre Maudet, tous deux en charge de la police dans leur canton respectif, ont affirmé leur volonté de relancer les discussions en vue de la création d’un centre de formation unique pour les policiers romands.

«Pour moi, c’est une évidence, confiait Béatrice Métraux, peu après la partie officielle. Nous allons en tous cas essayer de relancer les discussions.»

 

Une opportunité

 

C’est sans doute le moment de faire le pas. En effet, il appartient aux cantons de mettre en œuvre le nouveau concept de sécurité développé par la Confédération, sous le nom de code CGF 2020.

«A terme, nous devons penser la formation à l’échelle romande, en tenant compte des spécificités de chacun», a relevé la cheffe du Département vaudois des institutions et de la sécurité. Et de préciser, en privé, qu’on peut très bien imaginer une formation commune dispensée sur différents sites. La période de formation sera d’ailleurs portée à deux ans.

Peu avant elle, son collègue genevois Pierre Maudet a tenu des propos allant dans le même sens : «Il faut voir ce qu’on peut mieux faire ensemble et avoir une vision commune de la sécurité.»

 

Transformer l’essai

 

Le chef du Département de la sécurité et de l’économie de la République et canton de Genève sait de quoi il parle. En effet, les policiers genevois sont formés depuis deux ans à l’Académie de Savatan, avec leurs collègues vaudois et valaisans. A l’évidence, Pierre Maudet est très satisfait de l’expérience. La période probatoire arrive à son terme et le Conseil d’Etat genevois devra confirmer son engagement sur le long terme dans le courant de cette année.

 

Multi-sites

 

Actuellement, les policiers vaudois, valaisans et genevois sont formés à Savatan. Ceux des cantons de Fribourg, Neuchâtel et du Jura suivent, pour leur part, une formation au CIFPOL (Centre interrégional de formation de police), une structure née d’un accord, conclu en 2016 et mis en œuvre, l’an dernier, par les autorités des cantons précités.

Bien évidemment, dans un domaine où chacun tient à ses prérogatives -les approches réalisées par le passé ont échoué- les discussions s’annoncent délicates. Mais la formule défendue par Béatrice Métraux et Pierre Maudet -un centre de formation unique, mais multi-sites-, permettrait à chacun de conserver une part d’activité.

Une chose est certaine, la problématique de la sécurité doit, aujourd’hui, être abordée globalement, car le terrorisme et la grande criminalité n’ont pas de frontières.

 

Un objectif

 

Par ailleurs, pour faire face aux enjeux posés par les grands événements, les polices cantonales n’ont d’autre choix que celui de coopérer. La candidature de Sion pour les Jeux olympiques 2026 pourrait être une occasion de le démontrer. Et, en cas d’attribution, un bel objectif commun pour les responsables de la formation.

 

Le Canton veut l’acquérir

Avenir du site de Savatan

 

S’il n’a rien de comparable avec celui de Monaco, le Rocher, comme l’appellent volontiers les initiés, est un véritable château fort, une ville en grande partie souterraine, propriété de l’Armée. Celle-ci n’a plus d’intérêt stratégique à conserver le site de Savatan. Béatrice Métraux s’est entretenue plusieurs fois avec le conseiller fédéral Guy Parmelin. Le dossier est complexe, car il concerne également le personnel d’entretien. «Le Conseil d’Etat souhaite trouver rapidement une issue favorable à l’avenir de Savatan», a relevé la conseillère d’Etat.

 

Un pacte de jumelage a été signé

 

Partenariat – De camarades à des frères d’armes

Le colonel Stéphane Bras, le commandant de Police Nord vaudois Pascal Pittet, Monica Bonfanti, cheffe de la Police cantonale de Genève, et Jacques Antenen, commandant de la Police cantonale vaudoise. ©Isidore Raposo

Le colonel Stéphane Bras, le commandant de Police Nord vaudois Pascal Pittet, Monica Bonfanti, cheffe de la Police cantonale de Genève, et Jacques Antenen, commandant de la Police cantonale vaudoise.

Les aspirants en formation à l’Académie de police de Savatan se rendent, depuis six ans, à Saint-Astier, en Dordogne, au Centre d’entraînement des forces de gendarmerie, qui accueille chaque année plus de 10 000 stagiaires pour des formations, dispensées par modules. La conseillère d’Etat vaudoise Béatrice Métraux l’a visité récemment.

Le partenariat entre les deux centres a été renforcé par un jumelage signé, mardi matin, en présence des autorités suisses et françaises. Lors de la cérémonie de rentrée de l’An, le colonel Stéphane Bras s’est réjoui de ce pas supplémentaire dans la collaboration entre les deux institutions, mais surtout entre des hommes dans une atmosphère de fraternité, même si ce terme a des relents de paternalisme.

Il a, d’ailleurs, cité Simone Veil, qui avait dit que «la grandeur d’un métier est d’unir des hommes».

Apprendre de l’autre, lui ouvrir ses enseignements : le sillon est tracé pour le militaire français, qui s’est félicité de ce «pari d’une alliance durable».

Et le colonel Stéphane Bras de conclure : «Savatan et Saint-Astier sont frères d’armes pour la sécurité de nos citoyens.»

Les colonels Alain Bergonzoli et Stéphane Bras, directeur de l’Académie de police de Savatan, respectivement du Centre national d’entraînement des forces de gendarmerie (CNEFG) à Saint-Astier, en Dordogne (France), avec les plaques marquant le jumelage. ©Isidore Raposo

Les colonels Alain Bergonzoli et Stéphane Bras, directeur de l’Académie de police de Savatan, respectivement du Centre national d’entraînement des forces de gendarmerie (CNEFG) à Saint-Astier, en Dordogne (France), avec les plaques marquant le jumelage.

Le colonel Alain Bergonzoli avec la députée -et présidente du TCS- Pierrette Roulet-Grin, ainsi que Pascal Gafner, président du Conseil communal d’Yverdon-les-Bains. ©Isidore Raposo

Le colonel Alain Bergonzoli avec la députée -et présidente du TCS- Pierrette Roulet-Grin, ainsi que Pascal Gafner, président du Conseil communal d’Yverdon-les-Bains.

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11 jan 2018

Deux sœurs et leur lot de passions

Ski de fond – Noélie et Ophélie Brandt cumulent les résultats probants sur les lattes. Les sœurs d’Yvonand ne se limitent pourtant pas à la seul pratique de la discipline nordique, puisqu’elles ont touché à presque tout depuis leur enfance. Rencontre.

Emmenées par leurs parents, Ophélie Brandt (à g.) et Noélie ne comptent pas les kilomètres lorsqu’il s’agit d’aller s’entraîner à ski de fond. La neige ne tient jamais longtemps à Yvonand... ©Michel Duperrex

Emmenées par leurs parents, Ophélie Brandt (à g.) et Noélie ne comptent pas les kilomètres lorsqu’il s’agit d’aller s’entraîner à ski de fond. La neige ne tient jamais longtemps à Yvonand…

La première est du genre à intérioriser, la seconde nettement plus expansive, mais toutes deux sont mues par la même passion. Celle, dévorante, du sport. Normal, sachant que la maman, Carine, a été championne de Suisse de judo et officie en tant que maîtresse d’éducation physique ; que le papa, Gérald, est un ancien athlète de combiné nordique et qu’il porte la casquette de délégué technique à Swiss- Ski ; et que les grands-parents ont également été des sportifs accomplis. Noélie et Ophélie Brandt son littéralement tombées dans la marmite.

A respectivement 14 et 11 ans, les soeurs d’Yvonand cumulent les bons résultats dans leurs disciplines de coeur, le ski de fond pour l’aînée, le twirling et la discipline nordique pour la cadette (lire encadré ci-dessous). Oh, avant de choisir, elles ont presque touché à tout : la gymnastique, le judo, le handball, l’athlétisme, le triathlon (qu’elles pratiquent toujours) et, pour Noélie, même le patinage artistique. «A vrai dire, je n’aurais jamais pensé qu’elles opteraient pour le ski de fond», lance, tout sourire, la maman des deux championnes. C’est sûr qu’en habitant un village lacustre en plaine, il y avait plus évident…

 

Les JOJ dans le viseur

 

Mais voilà, la passion, ça ne se commande pas. Noélie Brandt s’est définitivement entichée pour la discipline de glisse lorsqu’elle a intégré le cadre romand. Un choix judicieux, compte tenu de ses performances, même si elle est par conséquent contrainte de souvent s’entraîner seule, en suivant les plans préparés par son coach. Une décision qui requiert, par ailleurs, beaucoup d’efforts et d’organisation. Ce que cette cartésienne -elle analyse et réfléchit beaucoup- assume avec classe : après ses cours, l’écolière jongle entre les sessions de triathlon et de ski de fond (ou roulettes), aux Rasses ou parfois jusqu’à Im Fang (La Villette), petit village de la Jogne, en Gruyère, où se situe son ski-club. «Heureusement, la direction des écoles d’Yvonand la soutient en lui octroyant des libertés», souligne sa maman, reconnaissante.

Des efforts qui ne sont pas anodins. Dans une année et demie, à l’âge du gymnase, la grande soeur espère intégrer l’une des structures de Swiss-Ski à Engelberg ou Davos. «Avec l’ambition de pouvoir, en 2020, disputer les Jeux olympiques de la jeunesse de Lausanne», glisse la jeune fondeuse, qui skierait alors à la vallée de Joux.

Cet hiver, Noélie Brandt, la persévérante, aimerait pouvoir se frotter au niveau international, en se qualifiant pour des épreuves de Coupe des Alpes. Ce qui constituerait un premier pas vers son rêve olympique.

En ce qui concerne la benjamine, le programme quotidien est du même acabit, avec la variable twirling à ajouter. Pour l’heure, la discipline artistique -elle fait partie des cadres nationaux a sa préférence. «Je sais bien que je vais bientôt devoir trancher», lâche Ophélie Brandt, la battante, véritable pile électrique, tout juste rentrée d’un camp d’entraînement à Annecy. Dans tous les cas, le sport ressortira vainqueur.

 

Carte de visite

Noélie Brandt. ©Michel Duperrex

Noélie Brandt.

Nom : Noélie Brandt.

Age : 14 ans.

Domicile : Yvonand.

Sport principal : ski de fond (SC Im Fang).

Autres activités : triathlon (Tryverdon), poterie.

Palmarès récent : championne romande, vainqueur de la Coupe romande, vainqueur de la finale XX (ski-cross) nationale et 3e des Championnats de Suisse en ski de fond (M14), l’hiver dernier.

Ophélie Brandt. ©Michel Duperrex

Ophélie Brandt.

Nom : Ophélie Brandt.

Age : 11 ans.

Domicile : Yvonand.

Sports principaux : twirling (TC Nord vaudois) et ski de fond (SC Im Fang).

Autre activité : triathlon (Tryverdon).

Palmarès récent : vice-championne de Suisse en duo et 2e de la Coupe suisse solo en twirling (minimes), en 2017 ; vice-championne romande et 3e de la Coupe romande de ski de fond M12, l’hiver dernier.

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10 jan 2018

Durcissement du règlement de police

Yverdon-les-Bains – Le projet, à l’étude depuis de nombreuses années, est sorti à la veille des fêtes. Il doit répondre à l’évolution des mœurs… et de la législation.

Le collège Léon-Michaud avait été le théâtre d’un incendie intentionnel en mars 2015. ©Michel Duperrex

Le collège Léon-Michaud avait été le théâtre d’un incendie intentionnel en mars 2015.

Le monde évolue et, avec lui, les mœurs. De manière générale, les citoyens dénoncent le manque de respect. Il n’y a donc rien d’étonnant à ce que la nouvelle mouture du Règlement général de police se traduise par un durcissement. Les nouvelles dispositions permettront, entre autres, de réprimer les incivilités, soit tous ces comportements qui agacent et irritent une grande majorité de citoyens. L’adaptation tient également compte du droit supérieur, qui a lui aussi évolué ces dernières années.

«Le projet de règlement de police contient des nouvelles dispositions destinées à doter Police Nord vaudois des outils utiles et plus adaptés dans son travail quotidien de lutte contre le sentiment d’insécurité, les incivilités et la criminalité au sens large», explique notamment la Municipalité d’Yverdon-les-Bains dans le préavis adressé au Conseil communal.

 

Accès restreint aux écoles

 

Entre autres nouveautés, le règlement prévoit une limitation stricte de l’accès aux écoles et à leur périmètre (cour, pourtour) aux seuls écoliers, membres du corps enseignant, autorités scolaires et personnel. Par ailleurs, tous les sites scolaires feront l’objet d’une surveillance vidéo. Un crédit d’investissement de près de deux millions de francs a déjà été voté par le Conseil communal.

Les nombreuses déprédations commises ces dernières années dans les écoles et leurs environs, ainsi que des vols et des incendies -un sinistre d’une certaine importance, et d’origine intentionnelle, avait touché le collège Léon-Michaud- justifient ces mesures et l’installation de la vidéosurveillance. Autant dire que c’en est fini de jouer dans les cours d’école… hors période scolaire.

Le projet de règlement, sur lequel le Conseil communal se prononcera d’ici l’été, prévoit également des dispositions concernant les établissements publics et les manifestations. Il en va de même pour la gestion des ports, des places d’amarrage et, très accessoirement, des campings et caravanings.

 

Le TF tranchera

 

Face à la présence accrue de mendiants -un phénomène attribué à la politique répressive d’autres communes-, les autorités d’Yverdon-les-Bains réprimeront. Sur le plan cantonal, le Grand Conseil a accepté une initiative visant à interdire la mendicité et la Loi pénale vaudoise a été modifiée dans ce sens. Toutefois, la situation n’est pas encore clarifiée, le Tribunal fédéral devant encore trancher un recours. Si la compétence du préfet est confirmée, la disposition relative figurant dans le projet de règlement de police devrait être abandonnée.

 

Une mesure pour lutter contre le «deal»

 

Drogue – Les autorités pourront prononcer une interdiction de périmètre

 

De nouvelles dispositions permettront d’interdire certains périmètres de la ville aux trafiquants de stupéfiants. ©Jacquet-a

De nouvelles dispositions permettront d’interdire certains périmètres de la ville aux trafiquants de stupéfiants.

Une disposition qui va sans doute satisfaire de nombreux Yverdonnois et leurs hôtes concerne les vendeurs de stupéfiants. Seule la présence constante de policiers les éloigne un temps, à l’instar d’un vol de moineaux effrayés. Mais à peine la police partie, les dealers reprennent leur place, contribuant ainsi au sentiment d’insécurité et donnant une mauvaise image de la ville, tout particulièrement dans le secteur de la gare.

Une nouvelle disposition du règlement de police permettra aux autorités de prononcer une interdiction de périmètre à leur encontre.

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10 jan 2018

Aux petits soins des animaux des aînés

Nord vaudois – La fondation Aide senior animaux soutient les personnes âgées contraintes de se séparer de leur compagnon à quatre pattes.

La Tapa-Sabllia Violaine Kellenberger, membre du staff de l’antenne nord-vaudoise de la fondation Aide senior animaux (ASA), contribue à soulager temporairement les aînés préoccupés par le sort de leur animal de compagnie. ©Michel Duperrex

La Tapa-Sabllia Violaine Kellenberger, membre du staff de l’antenne nord-vaudoise de la fondation Aide senior animaux (ASA), contribue à soulager temporairement les aînés préoccupés par le sort de leur animal de compagnie.

Pour les seniors, une hospitalisation ou un départ en EMS représente une étape souvent difficile à surmonter. D’autant plus lorsqu’ils sont propriétaires d’un animal de compagnie et qu’ils doivent s’en séparer temporairement ou définitivement. La fondation à but non lucratif Aide senior animaux (ASA), créée en 2012 à Nyon par deux médecins, un vétérinaire et leurs épouses, vient en aide à ces aînés en plaçant les chiens ou les chats provisoirement chez des bénévoles ou alors en les faisant adopter par des personnes de confiance. ASA s’occupe également de trouver des animaux de compagnie pour des seniors qui ont perdu le leur et qui souhaitent en reprendre un.

 

Antenne nord-vaudoise

 

Initialement ouvert uniquement au district de Nyon, le rayon d’action de la fondation s’est élargi et dispose d’antennes à Lausanne, Genève et, depuis 2017, également dans le Nord vaudois.

«Cette fondation existe pour éviter que les aînés ne se retrouvent dans des situations où ils sont obligés d’euthanasier leur animal», souligne Violaine Kellenberger, membre du staff de l’antenne nord-vaudoise.

Chaque section locale est constituée de bénévoles. Parmi eux, sept à huit personnes s’occupent de rencontrer les familles d’accueil ou d’adoption, se réunissent une à deux fois par mois pour discuter des cas en cours et coordonner les tâches. A ce comité d’action, dont fait partie la Tapa- Sabllia Violaine Kellenberger, s’ajoute le groupe de bénévoles qui se chargent d’accueillir, nourrir ou promener les animaux. «Lorsqu’une personne souhaite œuvrer pour la fondation, deux bénévoles la rencontrent pour s’assurer que c’est une quelqu’un de confiance», précise Violaine Kellenberger.

Née en souvenir de Jean-François Kurz, banquier privé, ancien président du BBC Nyon, du Lausanne- Sport et de la Swiss Football League, décédé en 2010, la fondation ne cesse de s’étendre, rendant ainsi un bel hommage à celui qui s’est aussi investi durant plusieurs années au sein de la Société de protection des animaux (SPA) de Nyon-La Côte. Mais, malgré son succès, la fondation a toujours besoin de personnes prêtes à aider.

 

Bénévoles bienvenus

 

Pour compléter le comité d’action dans le Nord vaudois, et aussi pour trouver plus de personnes disposées à rendre service, Violaine Kellenberger tient à souligner que de nouveaux bénévoles sont les bienvenus : «Il faut que ce soit des gens de la région, qu’ils aient du temps libre et un intérêt aussi bien pour le bien-être des personnes âgées que des animaux.»

D’après la Tapa-Sabllia, les jeunes retraités ont le profil idéal pour faire partie de cette fondation, qui bénéficie depuis lundi dernier d’une belle médiatisation grâce à l’émission de l’animateur de la RTS Jean-Marc Richard «Chacun pour tous», qui passe sur les ondes chaque jour à 9h29 et qui consacre quelques minutes à un projet social ou humanitaire.

Preuve de l’utilité de son engagement, la fondation s’est vue attribuer, en 2015, le premier prix du développement durable de la Ville de Nyon, d’une valeur de 6000 francs, pour son engagement en faveur du bien-être des seniors et des échanges intergénérationnels.

Informations : www.asajfk.ch.

 

Comment ça marche ?

 

Tout commence généralement par le coup de téléphone d’une personne qui ne sait que faire de son animal de compagnie ou de celui d’une personne âgée de son entourage.

Pour les chiens, une liste de familles d’accueil, connues par les différents membres de la fondation, est à disposition.

Si l’animal ne peut retourner chez lui en raison du décès de son maître ou de son placement en établissement, il est donné en adoption, toujours après une vérification soigneuse et un suivi de l’animal et en accord avec l’ancien propriétaire. Avant d’être adopté, l’animal est vu par un vétérinaire, soigné, toiletté, etc. L’important étant de trouver la personne appropriée pour l’adoption.

Pour les chats, qui n’acceptent souvent pas cette situation et leur nouvel habitat, il est difficile de les placer temporairement, car il existe un grand risque de fuite. L’adoption est donc préférable.

L’assistance de la fondation Aide senior animaux (ASA) est un service gratuit.

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10 jan 2018

Un dévouement sans faille à son club de coeur

Hockey – Au service du HC Vallée de Joux depuis près de 25 ans, Noëlle Golay raconte son amour pour le club combier.

Noëlle Golay s’est pliée à l’exercice du portrait, une fois n’est pas coutume. ©Benoît Jeanmonod

Noëlle Golay s’est pliée à l’exercice du portrait, une fois n’est pas coutume.

Lorsqu’on lui demande de se laisser prendre au jeu de la photo portrait, elle hésite. C’est qu’elle est comme ça, Noëlle Golay, réservée et désireuse de rester dans l’ombre. «On ne me voit que sur une seule photo du club, affichée dans la buvette de la patinoire du Sentier, celle des juniors A qui ont fêté la promotion dans la catégorie top lors de l’exercice 2007-2008. Mais attention, je ne suis pas tout devant au milieu, non, je suis bien au fond à droite. Le reste du temps, j’évite ce périlleux exercice», rigole celle qui fait partie du comité du HC Vallée de Joux depuis 25 ans.

Une volonté de rester en retrait qui la caractérise parfaitement, mais qui ne l’empêche pas de multiplier les casquettes au sein de son club de cœur. Entre ses fonctions de caissière et de responsable du mouvement juniors, Noëlle Golay se retrouve sur le banc de marquage lors des matches à domicile, des jeunes à la première équipe. «J’occupe ce poste depuis que je suis au comité. Dès lors, autant vous dire que j’ai pu assister de près à l’évolution du marquage. Des feuilles de match illisibles remplies par les équipes, à mes débuts, aux résultats instantanés en ligne actuellement, il a fallu que je m’adapte», constate celle qui a déjà officié durant une quarantaine de rencontres depuis le début de la saison.

Mais Noëlle Golay ne compte pas ses heures, elle préfère puiser sa motivation à travers le HCVJ et ses joueurs. «Voir l’évolution de Combiers comme Simon (ndlr : Le Coultre), qui a griffé pour la première fois la glace à l’école de hockey à la Vallée, et a participé aux Mondiaux M20 avec l’équipe nationale à Buffalo la semaine dernière, c’est une immense fierté pour moi et pour le club.»

 

Esprit combier

 

Des mots forts qui en disent long sur l’esprit familial qui prévaut à la patinoire du Sentier. «C’est ce qui fait notre principale force, d’ailleurs. Vous savez, lorsqu’il faut convaincre un joueur de la plaine de venir jouer ici, ce n’est pas toujours facile.»

A l’heure de finir l’entretien, Noëlle Golay regarde par la fenêtre de la buvette de la patinoire. Elle y voit ses deux petits-enfants sur la glace, s’entraînant avec l’équipe des piccolos. En la regardant de plus près, de la fierté se lit sur son visage. C’est peut-être aussi ça, l’esprit combier. Mais une chose est sûre : que ce soit assise derrière le banc de marquage ou en tant que grand-maman, Noëlle Golay restera la première supportrice des joueurs du Sentier.

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09 jan 2018

Un petit Nouvel An endiablé pour les fêtards de la région

Nord vaudois – Plusieurs villages de la région avaient prévu des animations, le week-end dernier, pour fêter le passage à l’an 2018 dans la bonne humeur et la joie. Retour en images sur quelques-unes des manifestations.

La piste de danse d’Ependes était enflammée, samedi dernier. ©Michel Duperrex

La piste de danse d’Ependes était enflammée, samedi dernier.

Parce que faire la fête, danser et s’amuser n’a pas de date de péremption, tous ceux qui souhaitaient un bis repetita du Réveillon se sont retrouvés, samedi dernier, pour célébrer encore une fois la nouvelle année. Bal dansant, souper entre amis et voisins dans les pures traditions ou voyage gustatif : de nombreuses alternatives s’offraient aux fêtards nord-vaudois.

Que ce soit sur la piste de danse ou à table, tout le monde s’est amusé à Ependes. ©Michel Duperrex

Que ce soit sur la piste de danse ou à table, tout le monde s’est amusé à Ependes.

Le Conseil des seniors d’Yverdon-les-Bains (COSY) a organisé un bal durant l’après-midi, à la grande salle du Tempo. «Comme nous n’avions pas organisé de bal depuis le 21 décembre 2016, nous avions envie de relancer quelque chose, et je dois dire que nous avons rencontré un grand succès», confie Josy Tessa, responsable des activités culturelles et sportives pour le COSY. En effet, pas moins de 57 personnes sont venues se trémousser sur la piste de danse yverdonnoise en suivant le rythme donné par Jean- François Lachat. «Il est même venu avec son fan club», poursuit- elle.

 

La fête hors de la ville

 

Elodie Perret, Doriane Bridel, Yael Vallotton, Naïma Campana et Sarah Vallotton (de g. À dr.:) se sont mises sur leur 31 pour offrir une soirée du petit Nouvel An exceptionnelle. ©Michel Duvoisin

Elodie Perret, Doriane Bridel, Yael Vallotton, Naïma Campana et Sarah Vallotton (de g. À dr.:) se sont mises sur leur 31 pour offrir une soirée du petit Nouvel An exceptionnelle.

Mais le sol de la capitale du Nord vaudois n’était pas le seul à trembler sous les pas de danse des fêtards. En effet, à Ependes, c’est la gaieté et la bonne humeur qui ont gagné la Grande salle du village. L’engouement de l’orchestre Les Galériens a échauffé le public, venu en nombre.

A Mathod, c’est le mélange de traditions et d’amusement qui a ravi les participants. Le Choeur d’hommes Mathod-Suscévaz s’est chargé de servir son papet vaudois entre deux chansons. Puis, l’orchestre Maxime a assuré l’animation musicale jusqu’au bout de la nuit. Une formule simple, mais qui fonctionne, puisque cela fait dix ans que les chanteurs organisent cette manifestation. Et, cette année, pas moins de 170 personnes ont fait le déplacement jusqu’à la salle communale.

Pour la 10e année consécutive, le Choeur d’hommes de Mathod-Suscévaz a organisé, samedi dernier à la Grande salle de Mathod, un petit Nouvel An en chanson. Ambiance festive et colorée assurée. ©Michel Duvoisin

Pour la 10e année consécutive, le Choeur d’hommes de Mathod-Suscévaz a organisé, samedi dernier à la Grande salle de Mathod, un petit Nouvel An en chanson. Ambiance festive et colorée assurée.

Mais faire la fête, c’est surtout une affaire de jeunes. C’est pourquoi la Jeunesse d’Agiez a invité les habitants du coin à voyager e n Hongrie. Chaque année, ses membres emmènent leurs invités dans un nouveau pays, afin de leur faire découvrir une autre cuisine et une autre culture. Un pari, une fois encore, réussi, car ils ont rassasié près de nonante personnes. «Il y avait un petit peu moins de monde que d’habitude. C’est certainement dû au fait qu’on a marqué goulash à gogo en grand sur l’affiche, et ça n’attire pas forcément la foule, suppose Romaine Vannod, responsable des inscriptions pour la Jeunesse d’Agiez. Mais ce n’est pas grave, parce que notre but était surtout de faire vivre le village.»

Que ce soit en ville ou en campagne, les Nord-Vaudois ont, dans tous les cas, partagé d’agréables moment lors de ce petit Nouvel An.

Habillés de leur beau tablier, Gabriel Caillet, Albert Graf,Ernest Reumer et Dominique Garratti (de g. à dr.) ont servi leur menu traditionnel, à savoir du papet vaudois sur un lit de cornettes. ©Michel Duvoisin

Habillés de leur beau tablier, Gabriel Caillet, Albert Graf,Ernest Reumer et Dominique Garratti (de g. à dr.) ont servi leur menu traditionnel, à savoir du papet vaudois sur un lit de cornettes.

Pendant que certains dansaient, les jeunes s’affairaient en cuisine, afin d’offrir un voyage de saveurs à leurs convives. Direction la Hongrie, avec sa célèbre goulash. ©Michel Duvoisin

Pendant que certains dansaient, les jeunes s’affairaient en cuisine, afin d’offrir un voyage de saveurs à leurs convives. Direction la Hongrie, avec sa célèbre goulash.

Après l’effort, le réconfort. Les danseurs venus s’amuser à Ependes ont pu prendre et reprendre des forces entre deux déhanchés. ©Michel Duperrex

Après l’effort, le réconfort. Les danseurs venus s’amuser à Ependes ont pu prendre et reprendre des forces entre deux déhanchés.

Valse, cha-cha-cha, rock’n’roll, les participants ont pu dévoiler leurs plus beaux pas de danse, samedi dernier, sur la piste du Café-Restaurant Le Tempo, à Yverdon-les-Bains. ©Michel Duperrex

Valse, cha-cha-cha, rock’n’roll, les participants ont pu dévoiler leurs plus beaux pas de danse, samedi dernier, sur la piste du Café-Restaurant Le Tempo, à Yverdon-les-Bains.

 

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09 jan 2018

Démocratiser la gestion immobilière

Yverdon-les-Bains – Julian Bruno a créé, en partenariat avec la start-up yverdonnoise Wavemind, une plateforme pour permettre aux propriétaires de gérer leurs biens de A à Z, comme un professionnel. Une révolution est en marche.

Julian Bruno, Alain Fresco et Romain Therisod (de g. à dr.) ont uberisé la gestion immobilière. Facile à utiliser pour un débutant et meilleur marché qu'un professionnel, le site Ebail promet de chambouler la branche. ©Christelle Maillard

Julian Bruno, Alain Fresco et Romain Therisod (de g. à dr.) ont ubersié la gestion immobilière. Facile à utiliser pour un débutant et meilleur marché qu’une gérance immobilière, le site Ebail promet de chambouler la branche.

Des lois spécifiques à suivre, des délais et des formes strictes à respecter en cas de notifications, un dialogue à entretenir avec des locataires, une comptabilité complexe, etc.: gérer un bien immobilier, c’est tout un art, ou plutôt tout un métier. Et pourtant, des jeunes entrepreneurs se sont lancés le défi de rendre accessible à tout un chacun l’administration d’un tel bien, via une plateforme inédite en Suisse, baptisée Ebail. De la publication d’annonces sur Internet à la conclusion-résiliation de contrat, en passant par une procédure de poursuite ou de mise en demeure, l’application Internet permet une gestion de A à Z des baux, pour quinze à 75 francs par mois, en fonction du nombre de biens. Seule contrainte : mettre à jour, manuellement, les données à travers l’interface.

 

Une première romande

 

Lancé il y a à peine un mois, le site Internet est le fruit d’un partenariat entre les trois cofondateurs de Wavemind, à savoir Romain Therisod, Alain Fresco et Muaz Ganiji, et Julian Bruno, un ancien gérant d’immeubles de la région de Montreux. Et c’est bien de ce dernier qu’est venue l’idée d’Ebail. «J’ai toujours été impressionné par le formalisme presque excessif qui règne dans cette branche, confie Julian Bruno. En réalité, un propriétaire privé est presque obligé de mandater un professionnel pour gérer correctement ses biens. Et je voulais que ça change.»

 

De la théorie à la pratique

 

Si le Vaudois avait trouvé un concept novateur, fallait-il encore le réaliser. Il s’est alors mis à la recherche d’ingénieurs en développement de logiciels. Et c’est en publiant une simple annonce sur Internet qu’il a trouvé l’équipe yverdonnoise de Wavemind, basée à YParc. «Nous sommes toujours intéressés par des produits innovants et des défis», souligne Alain Fresco. Avant de se lancer, les quatre jeunes ont donc commencé par évaluer le marché, mais ils se sont rapidement aperçus qu’il n’existait, en Suisse romande, aucun logiciel destiné aux particuliers sans formation dans l’immobilier.

Le seul hic, dans ce beau projet : le coût de sa réalisation. Car si Julian Bruno avait déjà imaginé une maquette détaillée de sa future plateforme, il n’avait pas imaginé que sa conception vaudrait son pesant d’or. «Le premier devis comptait environ mille heures de développement pur (ndlr : c’est-à-dire sans prendre en compte les discussions, les phases de test, etc.), confie-t-il. J’ai donc cherché à mettre en place un partenariat pour limiter les coûts.»

C’est donc une chance que le projet ait intéressé les jeunes de Wavemind, diplômés de la Haute Ecole d’ingénierie et de gestion du canton de Vaud (HEIG-VD). Car au final, la création de l’application a plutôt demandé 1500 heures de développement. «Le concept nous plaisait, mais je crois que c’est surtout le fait d’être accompagnés et conseillés par un expert dans le domaine qui nous a convaincus de nous lancer, renchérit Alain Fresco. Comme ça, chacun amène véritablement sa pierre à l’édifice.»

 

Coup de pied dans la fourmilière

 

L’une des difficultés principales à laquelle les quatre jeunes ont été confrontés, c’est justement la paperasse. Fédéralisme oblige, chaque canton a ses spécificités. «Cela va même jusqu’à la couleur du papier sur lequel imprimer les lettres types !», ajoute Alain Fresco, qui a sué pour mettre en place 72 modèles différents. «Par exemple, certains documents doivent être certifiés par l’Etat. Nous avons donc dû obtenir l’accord de chaque canton et nous adapter à ses exigences, raconte Julian Bruno. Comme nous avons chamboulé le système, ils ne nous ont pas vraiment aidés. Mais certains ont été conciliants, alors que d’autres, comme Vaud et Genève, beaucoup moins.»

Aujourd’hui, Ebail compte cinq abonnements, mais l’objectif de ses concepteurs est d’atteindre les 200 membres d’ici à fin 2019 (lire encadré ci-dessous). Des nouvelles fonctionnalités, comme l’établissement d’un état des lieux via smartphone, sont en cours de développement.

 

Un gros potentiel

 

Avec plus de 55% de sa population qui est soumise à un contrat de bail, la Suisse est le pays qui recense le plus de locataires parmi les membres de l’Union européenne, selon la dernière statistique Eurostat. «En Suisse romande, près de 600 000 logements sont en location, commente Julian Bruno. Evidemment, tous n’appartiennent pas à des privés, car c’est souvent des grands groupes qui sont propriétaires. Mais si nous arrivons à toucher ne serait-ce qu’un pourcent du tiers de ce marché, soit 2000 biens, ce serait génial.» C’est pourquoi Ebail ne cible pas uniquement les particuliers, mais aussi les petites et moyennes entreprises ou agences immobilières.

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09 jan 2018

Anaïs Coraducci croque le bronze

Patinage artistique – La Cheyroise du CPA Yverdon (14 ans) n’a pas pu batailler pour le titre national juniors, à Morges, mais elle a largement mérité sa place sur le podium. Pas mal, pour une première expérience à ce niveau.

Anaïs Coraducci savoure sa médaille de bronze remportée dimanche dernier à Morges. ©Coraducci

Anaïs Coraducci savoure sa médaille de bronze remportée dimanche dernier à Morges.

Quatre Championnats de Suisse et autant de médailles. Le bilan d’Anaïs Coraducci est excellent. Dimanche dernier, elle a terminé au 3e rang, pour sa première année en catégorie juniors. Une bonne performance pour la jeune patineuse du CPA Yverdon, même si l’argent lui a échappé de peu.

Sur la première marche du podium, Maïa Mazzara était intouchable, le week-end dernier. Sur la glace de la patinoire des Eaux Minérales, à Morges, la Chaux-de- Fonnière a pris ses distances avec la concurrence dès le programme court (53,92 points contre 44,02 pour Anaïs Coraducci, alors 2e).

«Globalement je suis contente, car j’ai atteint mon objectif qui était d’être sur le podium. Par ailleurs, j’ai pu présenter les nouveaux éléments que j’ai acquis pendant l’été, soulignait la Cheyroise de 14 ans seulement, au lendemain de l’obtention de sa médaille de bronze. Lors du court, j’ai commis une erreur bête sur un saut que je maîtrise bien normalement. Cela m’a coûté beaucoup de points. Je suis par contre satisfaite d’avoir pu placer un triple Lutz que peu de filles ont réalisé.»

Au terme de la première journée, Anaïs Coraducci ne possédait qu’une infime avance sur Giulia Celio (Dübendorf) et Nicole Zaika (Hochdorf). Les belles pirouettes réalisées par la régionale lui avaient permis d’occuper le 2e rang provisoire, et la lutte, le lendemain, s’annonçait sublime entre les trois filles.

Toutes les meilleures patineuses de ces Championnats de Suisse juniors -elles étaient trente au total ont présenté des programmes difficiles techniquement et, avec la pression, chacune des membres du dernier groupe à se présenter sur la glace ont commis quelques erreurs.

Maïa Mazzara a, néanmoins, à nouveau dominé la compétition sur le plan technique, ce qui lui a permis de conforter sa première place avec un total final de 140,16 points.

«Avec Giulia, on a présenté presque le même contenu technique, et ça s’est joué vraiment à très peu de choses en sa faveur», relevait encore Anaïs Coraducci, finalement 3e avec avec 126,80 points, contre 127,59 pour sa plus proche adversaire. Nicole Zaika a, pour sa part, commis beaucoup d’erreurs et rétrogradé au 6e rang. Enfin, les autres filles ont présenté un contenu nettement inférieur, ce qui a creusé l’écart entre le podium et les poursuivantes (plus de dix points de différence).

 

Progression constante

 

«C’est vrai que la 2e place était à moins d’un point, donc, sur le moment, j’ai ressenti un peu de déception. Mais je suis finalement contente d’être montée sur le podium, et je tiens à remercier le public venu me soutenir», glissait la jeune patineuse du CPAY.

Comme il s’agissait de sa première année en juniors et qu’elle fait partie des jeunes concurrentes de la catégorie, ses coaches et elle avaient fait fait le choix de présenter des programmes très ambitieux techniquement, avec de nombreux triples sauts. «J’ai commis quelques erreurs lors du programme long, mais j’ai quand même réussi à placer trois triples supplémentaires, dont deux nouveaux par rapport à l’année dernière», rappelait Anaïs Coraducci, qui a poursuivi sa progression après son titre national en cadettes M14, décroché l’hiver passé.

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08 jan 2018

Les rivières en crue nous offrent un beau spectacle

Nord vaudois – La conjonction de fortes précipitations et de températures élevées, à l’origine de la fonte des neiges, a provoqué une subite montée des eaux dans la région.

Le Fontanet de La Mothe doublait pratiquement le débit de l’Arnon en amont de Vugelles. ©Isidore Raposo

Le Fontanet de La Mothe doublait pratiquement le débit de l’Arnon en amont de Vugelles.

Passé le moment de la crainte -l’avis de prudence lancé par l’Etat-major cantonal de conduite (EMCC) a été levé vendredi-, les fortes crues sont devenues un véritable spectacle pour les amoureux de la nature. Ils ont d’ailleurs été nombreux, le week-end dernier, à se promener le long des cours d’eau.

Certaines régions de Suisse ont été particulièrement touchées et, selon une première estimation, les assureurs s’attendent à devoir couvrir plusieurs dizaines de millions de francs de dégâts.

A Vallorbe, des précautions ont été prises pour éviter l’inondation de bâtiments proches de l’Orbe. ©David Perrelet

A Vallorbe, des précautions ont été prises pour éviter l’inondation de bâtiments proches de l’Orbe.

Dans le canton de Vaud, la décrue s’est amorcée juste assez tôt pour éviter le pire. Selon un bilan établi par l’EMCC, la Police cantonale a été engagée sur plus de 250 interventions. A l’Etablissement cantonal d’assurance, on relevait quelque 311 interventions réalisées par les différents SDIS (Services de défense incendie et secours) du canton. De son côté, la Protection civile a mobilisé une soixantaine de personnes et la Direction générale de la mobilité et des routes (DGMR) quelque trente collaborateurs, de nombreuses routes ayant été interdites au trafic. Enfin, la division des eaux de la Direction générale de l’environnement (DGE) a mobilisé cinq personnes, dont un géologue cantonal.

I. Ro / Com. ■

La grotte du Vertige, ou Fontanet de Covatannaz, est en crue depuis plusieurs jours. ©Isidore Raposo

La grotte du Vertige, ou Fontanet de Covatannaz, est en crue depuis plusieurs jours.

A Concise, la Dia crachait sa fureur sous la route cantonale Yverdon- Neuchâtel.Une situation qui ne se produit que rarement. ©Isidore Raposo

A Concise, la Dia crachait sa fureur sous la route cantonale Yverdon-Neuchâtel. Une situation qui ne se produit que rarement.

Le confluent du Mujon et de la Thièle, près du pont de l’avenue Kiener, à Yverdon-les-Bains. ©Denis Joloup

Le confluent du Mujon et de la Thièle, près du pont de l’avenue Kiener, à Yverdon-les-Bains.

La Thièle est montée très haut. Les hommes du SDIS régional du Nord vaudois ont posé un barrage près de l’aérodrome. ©Michel Duperrex

La Thièle est montée très haut. Les hommes du SDIS régional du Nord vaudois ont posé un barrage près de l’aérodrome.

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