En collaboration avec le journal La Région.

06 déc 2017

Cette fois, Matthieu Pahud dit stop

Judo – L’Yverdonnois a mis un terme à sa carrière sur les tatamis après une énième médaille aux Championnats de Suisse. Il songe déjà à sa reconversion, tant sportive que professionnelle.

Matthieu Pahud est à la croisée des chemins. Judoka et cuisinier jusqu’il y a peu, l’Yverdonnois de 32 ans veut devenir professeur de judo et gestionnaire en commerce de détail. ©Duperrex-a

Matthieu Pahud est à la croisée des chemins. Judoka et cuisinier jusqu’il y a peu, l’Yverdonnois de 32 ans veut devenir professeur de judo et gestionnaire en commerce de détail.

La dernière compétition à laquelle a pris part Matthieu Pahud -les Championnats de Suisse, il y a deux semaines à Neuchâtel, en élite +90 kg- ne pouvait pas mieux refléter sa carrière.

Comme souvent, le Haïtien d’origine n’était pas le mieux préparé, encore moins le plus affûté. Mais il a laissé parler son talent et sa force hors du commun, emmené par un courage inépuisable. «En petite finale, j’étais mal embarqué, à tel point que j’ai vu filer la victoire plus d’une fois, raconte celui qui avait déjà été battu en début de concours, avant d’être repêché.

Mais je me suis accroché. Je la voulais, cette médaille de bronze !» Et elle est arrivée, au terme d’un combat interminable, comme un symbole. Comme si l’Yverdonnois, poussé par les souvenirs de deux décennies de compétition sur les tatamis, ne pouvait tout simplement pas finir autrement qu’avec un métal autour du coup.

 

Pas de retour possible

 

Mais cette fois, c’est fini, le judoka ne reviendra pas en arrière, et cette nouvelle breloque n’y changera rien. Usé, à bout de force, sa décision est prise : «Ma carrière d’athlète est terminée !» L’assurance et la sérénité dans sa voix ne trompent pas.

«Mes proches et mon entraîneur ont bien essayé de m’en dissuader, mais il n’y a pas de retour possible. J’en ai fini avec les combats.» Il faut dire que celui qui aligne les titres depuis 1999 a ses raisons. Octuple champion de Suisse en individuel, pour ne citer que son fait d’arme le plus impressionnant, Matthieu Pahud veut changer d’air, se reposer, prendre du temps pour se faire plaisir, lui qui, sourd de naissance à plus de 80%, a toujours combattu avec les valides : «Je m’entraînais déjà de moins en moins avant de tout arrêter», admet celui qui a notamment porté les couleurs des trois clubs yverdonnois : l’Ecole Dégallier, les Amis du Judo et le Judo Kwaï.

D’ailleurs, le Nord-Vaudois de 32 ans a décidé de prendre un virage à 90 degrés dans sa vie. Cuisinier depuis de nombreuses années, il est en train de planifier sa reconversion professionnelle. «J’ai besoin de davantage de contact avec les gens.

J’aime partager, échanger, il me faut un métier qui me corresponde. Actuellement, je suis en stage dans un magasin de sport et je suis des cours en parallèle. J’aimerais bien me diriger vers la gestion en commerce de détail. Sauf que la période n’est pas encore très propice pour rechercher une place d’apprentissage.»

 

Créer sa propre école

 

Et le judo, dans tout ça ? «Je ne laisse pas tout tomber. Ce sport m’a énormément apporté, lance celui qui est arrivé à l’âge de deux ans et demi en Suisse. On apprend à tomber, à se relever, à respecter son adversaire. Sans oublier que c’est une discipline qui réduit la violence une fois en-dehors du tatami. J’ai envie de faire perdurer ces valeurs, de rendre ce que ce sport m’a donné aux générations futures.»

Si tout reste flou et encore à l’état de projet, Matthieu Pahud a plus d’une idée en tête pour pouvoir continuer à transmettre sa passion, comme il le fait d’ailleurs très bien depuis des années : «Je rejoindrai peut-être un ami à Lausanne pour lui donner un coup de main avec ses jeunes, mais pas plus d’une fois par semaine. Cependant, la perspective la plus concrète est d’ouvrir ma propre école à Payerne. Pourquoi là-bas ? Parce que j’y habite, déjà, et qu’il n’existe plus grand-chose pour les enfants qui aimeraient se mettre au judo dans le coin. C’était le cas par le passé, mais tout a disparu aujourd’hui.»

Concernant un éventuel projet à Yverdon-les-Bains, le judoka coupe court : «Il y a déjà trois structures qui font de l’excellent travail. Ce serait ridicule de créer quoi que ce soit ici. Maintenant, la véritable difficulté va être de trouver le temps pour conjuguer mon éventuel futur rôle de professeur et mon parcours professionnel.» Et de bâtir, ainsi, les fondements de sa nouvelle vie.

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05 déc 2017

Le train parent pauvre des frontaliers

Vallorbe – Le train qui relie Pontarlier à Vallorbe, via Frasne, sera maintenu. Malgré les protestations, la SNCF a peu de considération pour ce service.

En février 2014, le vice-président de la Région Franche-Comté en charge des transports, Alain Fousseret, avait fait le voyage dans le train des frontaliers, puis avait poursuivi en direction de Lausanne pour rencontrer la conseillère d’Etat Nuria Gorrite. ©Duperrex-a

En février 2014, le vice-président de la Région Franche-Comté en charge des transports, Alain Fousseret, avait fait le voyage dans le train des frontaliers, puis avait poursuivi en direction de Lausanne pour rencontrer la conseillère d’Etat Nuria Gorrite.

Lancé il y a tout juste cinq ans avec l’espoir de réduire le trafic aux heures de pointe au passage de la douane routière de Vallorbe-Le Creux, le train des frontaliers, qui relie Pontarlier à Vallorbe et la vallée de Joux via Frasne, peine à atteindre ses objectifs. Le plus gros problème réside dans les multiples dysfonctionnements de ce service que la SNCF, qui l’assure sur mandat de la région Bourgogne-Franche-Comté, peine à assurer. La grande compagnie française donne même le sentiment que ce train ne fait pas figure de priorité.

 

Il figure à l’horaire

 

Les annulations, consécutives notamment à des grèves, ont provoqué ces deux dernières années les protestations d’associations de frontaliers et de la Fédération nationale des associations de transports (FNAUT). Le mouvement a même été relayé en Suisse par l’Association Transport Environnement (ATE) – Vaud. Sans résultat jusqu’ici.

Ces interventions ont amené la conseillère d’Etat vaudoise Nuria Gorrite à écrire à la présidente de la région Bourgogne-Franche- Comté au tout début de l’automne. En effet, le Canton de Vaud paie le tiers de la facture, soit quelque 100 000 euros.

«Ce train est maintenu, au moins jusqu’en décembre 2018. Il figure à l’horaire des CFF et nous nous sommes engagés financièrement», explique Mehdi Stéphane Prin, porte-parole de Nuria Gorrite.

A ce jour, la Région Bourgogne- Franche-Comté n’a pas répondu officiellement à l’interpellation des autorités vaudoises, qui sont partenaires.

De fait, le problème se situe au niveau du mandataire, la SNCF. Alors que le service est payé au prix fort par les collectivités publiques pour qu’il soit assumé en priorité, la SNCF l’a annulé à plusieurs reprises. Et le service d’autobus, qui suit à peu de choses près le même parcours, n’offre pas les mêmes avantages.

Il est d’ailleurs assez piquant de constater que lors d’une visite officielle, en février 2014, la SNCF avait mis à disposition une rame de dernière génération. Depuis, c’est une automotrice d’un autre temps qui assure le trajet entre Pontarlier et Vallorbe, une fois avant l’aube, puis en fin d’après-midi.

S’agissant d’une machine diesel, elle ne peut, en raison de la législation suisse, rester en gare de Vallorbe la journée. Elle repart donc à vide de l’autre côté du tunnel du Mont-d’Or…

 

Prêts à doubler

 

Pour qu’un service fonctionne, il faut qu’il réponde aux attentes. Le train des frontaliers en direction de Neuchâtel n’a été qu’un feu de paille. Pour éviter que celui de Vallorbe ne subisse le même sort, il est urgent que les autorités françaises réagissent, et surtout que la SNCF assume. Car côté vaudois, on est même prêts à soutenir un double service.

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05 déc 2017

La fée des chaussettes vient en aide aux SDF

Nord vaudois – Pascale Madelon sillonne la Suisse romande à la recherche de chaussettes chaudes et de pelotes de laine pour apporter un peu de chaleur aux sans-abri.

Durant sa marche au Day dimanche dernier, Pascale Madelon était entourée de sa petite-fille Eulany, d’Angelica Bersano (à g.) et de Jeannine Jaquet (à dr.). ©Carole Alkabes

Durant sa marche au Day dimanche dernier, Pascale Madelon était entourée de sa petite-fille Eulany, d’Angelica Bersano (à g.) et de Jeannine Jaquet (à dr.).

Après avoir traversé le Jura et le Valais, Pascale Madelon est arrivée dans le Nord vaudois, en fin de semaine dernière, avec une seule chose en tête : récolter des chaussettes et des pelotes de laine pour réchauffer les SDF durant les froides nuits d’hiver. «J’ai constaté que les gens donnaient rarement des chaussettes chaudes. Alors j’ai eu l’idée d’en tricoter. Mais comme je ne sais pas le faire, je me suis dit que j’allais faire travailler les autres, explique Pascale Madelon, le sourire aux lèvres. En revanche, ce que je sais faire, c’est marcher. C’est pourquoi je récolte les dons à pied. Et, bien évidemment, j’accepte tous les vêtements d’hiver et les sacs de couchage.»

Cette habitante de Bex s’est lancée dans cette aventure à la suite d’une rencontre touchante. En effet, depuis plusieurs années, le 25 décembre au soir, Pascale Madelon profite du calme qui règne au centre-ville de Lausanne pour organiser des petites marches. Et c’est en se baladant qu’elle a constaté des changements dans la société : «C’était de moins en moins calme et, l’an dernier, j’ai vu une personne dormir dehors au Petit- Chêne, raconte-elle. J’étais loin d’imaginer que ce genre de situation existait tout près de chez moi. Je pensais que ce n’était pas possible.»

 

L’accueil nord-vaudois

 

En réponse à cette réalité dont elle ignorait l’existence, dès qu’elle a du temps, elle sillonne la Suisse romande et donne rendez-vous à tous ceux et celles qui voudraient lui donner des affaires.

Dans le Nord vaudois, sa venue a été plus ou moins bien accueillie. «Je n’ai rien reçu à Mathod, par exemple, mais j’ai été très bien reçue à Orbe», raconte-elle. Et pour cause, la conseillère communale urbigène Regula De Souza avait organisé des ateliers de tricot. Du coup, les participants ont pu remettre, vendredi dernier, le fruit de leur travail, ainsi qu’un tas d’autres vêtements chaud, à Pascale Madelon.

La Vaudoise a déjà récolté plus de 170 paires de chaussettes et une centaine de promesses de dons. Hier, elle a quitté la vallée de Joux pour Nyon, puis Genève. La dernière étape sera de rejoindre la capitale vaudoise le 25 décembre pour remettre l’ensemble des dons à l’association Maraude, qui les redistribuera aux SDF.

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05 déc 2017

Une Coupe de Noël internationale

Marche athlétique – Les concurrents venus de France et d’Autriche ont dominé la tradionnelle épreuve organisée à Yverdon-les-Bains, dimanche. Le jeune Montheysan Nathan Bonzon a tout de même réussi à se hisser sur le podium.

La Coupe de Noël yverdonnoise a souri aux étrangers! ©Champi

La Coupe de Noël yverdonnoise a souri aux étrangers!

C’est dans des conditions optimales et accompagnée par un soleil radieux que s’est tenue la traditionnelle Coupe de Noël, organisée par le Club de marche d’Yverdon-les-Bains au quartier des Cygnes, dimanche dernier. Une 34e édition dominée par les athlètes étrangers, à commencer par le 10 km hommes, lors duquel seul un Suisse, le jeune Nathan Bonzon (CM Monthey), a figuré sur le podium (3e). La victoire est revenue à l’espoir français Justin Bournier, dans un temps de 42’31. Il a devancé son compatriote Jean-Marc Stark (44’52).

«Il s’agit de ma première participation à la Coupe de Noël. Je suis agréablement surpris par le cadre magnifique de cette course et par l’esprit familial qui s’y dégage, relevait le vainqueur, pensionnaire du Dôle Athlétisme Club. Le parcours, jonché de virages larges, est idéal pour réaliser de bonnes performances. Un atout qui devrait permettre aux organisateurs d’attirer encore plus de monde pour les prochaines éditions.»

 

Envie de revenir

 

Ci-contre, le vainqueur du 10 km des hommes, le Français Justin Bournier. ©Champi

Ci-contre, le vainqueur du 10 km des hommes, le Français Justin Bournier.

Chez les femmes, c’est l’Autrichienne Kathrin Schulze, qui réside en Suisse, qui s’est imposée en 52’15. Victorieuse en 2015 et 2e l’année dernière, l’habituée des podiums de la Cité thermale a devancé deux Françaises, Tiphaine Schott (56’19) et Thérèse Cornet (56’59). «Malgré une courte préparation de deux semaines et des températures très fraîches ce matin, je suis satisfaite des sensations et de ma performance. Je reviendrai avec le plus grand plaisir l’année prochaine», se réjouissait d’avance la lauréate, dont c’était la quatrième participation à Yverdon-les-Bains. Elle a, également, tenu à relever la qualité de l’organisation.

Michel Martin était, d’ailleurs, satisfait au moment de tirer le bilan de la dernière course de la saison : «Avec quatre nationalités représentées sur la trentaine de participants, une forte densité s’est dégagée, relevait- il. Les performances ont été à la hauteur de nos espérances.» Au-delà encore de l’aspect sportif, l’organisateur tenait également à remercier les bénévoles qui, chaque année, bravent le froid hivernal. «Sans eux, rien de tout ça ne serait possible.»

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04 déc 2017

La renaissance annoncée du MuMode

Yverdon-les-Bains – Le Musée suisse de la mode (MuMode) a célébré ses 35 ans en partenariat avec le Zonta Club Yverdon-les-Bains, jeudi dernier. L’occasion d’évoquer l’avenir de l’institution, qui se mue en fondation.

En adhérant aux Amis du musée, les invités ont pu aider à réaliser cette robe d’Yves Saint Laurent. ©Michel

En adhérant aux Amis du musée, les invités ont pu aider à réaliser cette robe d’Yves Saint Laurent.

Pour son 35e anniversaire, le Musée suisse de la mode (MuMode) s’était mis sur son trente-et-un, jeudi dernier, à Yverdon-les-Bains. Au menu de sa soirée, organisée à La Marive avec le Zonta Club, les 380 invités, dont, entre autres, le grand couturier Dominique Sirop, le conseiller d’Etat Philippe Leuba, le promoteur immobilier Bernard Nicod et le syndic d’Yverdon-les-Bains Jean-Daniel Carrard, ont eu droit à un souper de gala, des défilés et à une vente aux enchères (lire ci-dessous).

 

Un fort contraste

 

L’événement a été ponctué par des défilés, présentés par l’Ecole d’arts appliqués de La Chaux-de-Fonds, les stylistes Adrian Reber et Jenifer Thévenaz Burdet, ainsi que le grand couturier Dominique Sirop. ©Michel

L’événement a été ponctué par des défilés, présentés par l’Ecole d’arts appliqués de La Chaux-de-Fonds, les stylistes Adrian Reber et Jenifer Thévenaz Burdet, ainsi que le grand couturier Dominique Sirop.

Un prestige qui contraste fortement avec la situation actuelle du musée. «Nos locaux sont vétustes et modestes. Nous exposons dans des salles à disposition pour tous», a déploré Gloria Capt, présidente du MuMode et municipale d’Yverdon-les-Bains, en charge du service de l’urbanisme et des bâtiments. Ce problème devrait être résolu avec le projet d’édifice multifonctionnel sur le site de l’Ancien-Stand, où le MuMode cohabiterait avec un cinéma multiplexe et la Bibliothèque. «Le musée va devenir un lieu incontournable», a assuré Jean-Daniel Carrard.

De g. À dr.: Olivier Calloud (directeur général de la banque Piguet & Galland), Dominique Brustlein-Bobst (présidente du comité de soutien de la soirée), Anna- Lina Corda et Gloria Capt (respectivement directrice et présidente du MuMode). ©Michel

De g. À dr.: Olivier Calloud (directeur général de la banque Piguet & Galland), Dominique Brustlein-Bobst (présidente du comité de soutien de la soirée), Anna- Lina Corda et Gloria Capt (respectivement directrice et présidente du MuMode).

Le nouvel écrin de l’institution ira de pair avec un changement de structure, annoncé lors de la soirée, qui était placée sous le haut patronage d’Hubert de Givenchy. Le MuMode passe, en effet, du statut d’association à celui de fondation, qui réunira les Amis du musée.

 

 

Vente aux enchères

 

Alain Gruber, membre du comité de patronage de la soirée, a joué le rôle de porte-parole de son ami Hubert de Givenchy, grand couturier français qui, à 90 ans, n’a pas pu se déplacer à Yverdon-les-Bains pour des raisons médicales. ©Michel

Alain Gruber, membre du comité de patronage de la soirée, a joué le rôle de porte-parole de son ami Hubert de Givenchy, grand couturier français qui, à 90 ans, n’a pas pu se déplacer à Yverdon-les-Bains pour des raisons médicales.

Bernard Piguet, petit-neveu du couturier Robert Piguet, natif d’Yverdon-les-Bains, a animé une vente aux enchères avec huit lots prestigieux, dont, notamment, un trench-coat signé Christian Dior, qui est reparti pour 6000 francs. Au total, 20 300 francs ont été récoltés et seront répartis équitablement entre le MuMode -pour le lancement de la fondation et le Zonta Club.

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04 déc 2017

La magie de Noël s’invite au centre-ville

«Hiver’Don-les-Bains» – La capitale du Nord vaudois a inauguré, samedi dernier, son marché de Noël, baptisé «Hiver’Don».

L’Ecole Rudolf Steiner a lancé les festivités en musique. Afin de nous faire patienter jusqu’à Noël, plusieurs chanteurs donneront un concert sur la place Pestalozzi. ©Carole Alkabes

L’Ecole Rudolf Steiner a lancé les festivités en musique. Afin de nous faire patienter jusqu’à Noël, plusieurs chanteurs donneront un concert sur la place Pestalozzi.

Les organisateurs d’Art Show Communication ont eu des émotions, car la bise soulevait ses infrastructures en forme de bulles. Le Service des travaux de la Ville a fourni des éléments de trottoir qui ont permis de stabiliser les constructions. Une fois le problème résolu, Thierry Despland, responsable de l’événement, et Jean-Daniel Carrard, syndic d’Yverdon-les-Bains, ont souhaité la bienvenue à tout le monde. Et l’édition 2017 a pu démarrer autour d’un verre de l’amitié et d’une fondue à la bière Boxer. Ben oui, ils ont misé sur le local !

Le Père Noël et ses «petits» lutins entouraient le responsable du Marché de Noël, Thierry Despland (au centre à g.), et le syndic de la Ville, Jean-Daniel Carrard. ©Carole Alkabes

Le Père Noël et ses «petits» lutins entouraient le responsable du Marché de Noël, Thierry Despland (au centre à g.), et le syndic de la Ville, Jean-Daniel Carrard.

En entrant dans les bulles, vous devenez les figurines vivantes des boules magiques de Noël. ©Carole Alkabes

La cérémonie officielle s’est déroulée à l’intérieur d’une des bulles.  

En entrant dans les bulles, vous devenez les figurines vivantes des boules magiques de Noël. ©Carole Alkabes

En entrant dans les bulles, vous devenez les figurines vivantes des boules magiques de Noël.

Les chalets installés à la place Pestalozzi regorgent de surprises. ©Carole Alkabes

Les chalets installés à la place Pestalozzi regorgent de surprises.

 

La magie de Noël a envahi le centre-ville d’Yverdon-les-Bains. Animations et exposants transforment la capitale du Nord vaudois en un haut lieu de fête jusqu’au 24 décembre. ©Carole Alkabes

La magie de Noël a envahi le centre-ville d’Yverdon-les-Bains. Animations et exposants transforment la capitale du Nord vaudois en un haut lieu de fête jusqu’au 24 décembre.

Ambiance féérique

Les gourmandises d’hiver à Chavannes-le-Chêne

 

Comment ne pas craquer pour les si jolis gâteaux de Johanna Rosset, de Dulces Detalles cupcakes ? ©Carole Alkabes

Comment ne pas craquer pour les si jolis gâteaux de Johanna Rosset, de Dulces Detalles cupcakes ?

Le traditionnel Marché de Noël de Chavannes-le-Chêne a rencontré un vif succès, samedi dernier. Et autant dire que ça sentait bon à la Grande salle du village. Cupcakes fait maison, miel et confitures : rien que des bonnes choses. Mais ce n’est pas tout, les artisans du coin se sont également déplacés pour promouvoir leur travail, notamment de la gravure sur bois, peinture sur pierres, confection de bijoux et décorations en tous genres. Bref, que de belles choses à voir et à goûter.

 

 

 

Un air de fin d’année avec les bibelots de Système D. ©Carole Alkabes

Un air de fin d’année avec les bibelots de Système D.

 

Les pyrogravures sur bois d’Ernest Vez attiraient l’oeil des visiteurs. ©Carole Alkabes

Les pyrogravures sur bois d’Ernest Vez attiraient l’oeil des visiteurs.

Sonia Tellenbach et ses courgettes (à g.) et Sabrine Woeffray, avec son miel. ©Carole Alkabes

Sonia Tellenbach et ses courgettes (à g.) et Sabrine Woeffray, avec son miel.

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04 déc 2017

Auberson dans la roue des meilleurs

Motocross – La 32e édition du Supercross de Genève a été enlevée par le Français Marvin Musquin. En SX2, le pilote d’Epautheyres Killian Auberson a, lui, obtenu des 3e et 4e rangs lors des finales de vendredi et samedi.

Killian Auberson (en noir) a mis le feu lors de sa victoire en demi-finale. ©Champi

Killian Auberson (en noir) a mis le feu lors de sa victoire en demi-finale.

Killian Auberson s’est battu avec les cadors à Genève. ©Champi

Killian Auberson s’est battu avec les cadors à Genève.

Lancé à la poursuite de son rêve de devenir «Prince de Genève», comme en 2012, Killian Auberson s’est battu avec les meilleurs, le week-end dernier, au Supercross de Genève. La piste de Palexpo a vu le pilote d’Epautheyres terminer 3e de la finale SX2 de la première soirée de courses, puis 4e le lendemain. Pas mal, sachant que le champion de Suisse Inter MX2 de motocross en titre s’est cassé un pouce il y a de cela trois semaines.

«Je n’ai pas pu beaucoup m’entraîner ces dernières semaines et, comme je manquais de roulage, les fins de manche ont été compliquées pour moi», soulignait le crossman de 25 ans. Des difficultés qui ne l’ont pas empêché de rivaliser avec les ténors de sa catégorie : vendredi, il a remporté la demi-finale et, samedi, il a terminé au 2e rang de la manche initiale. «En finale, je suis même parti devant, puis j’ai fatigué. Je suis un peu déçu, dans le sens où j’avais la vitesse pour être devant, mais je n’étais pas en condition pour y rester jusqu’au bout, souligne le pilote KTM. En plus, la piste était plus glissante que la veille, et je me suis senti moins à l’aise.» Au final, il a dû laisser le titre de «Prince de Genève» au Français Thomas Do.

Killian Auberson.

Killian Auberson.

Killian Auberson s’envolera demain pour les Etats-Unis, où il passera environ deux mois. Basé en Californie, où il a ses habitudes, il devrait disputer les six premières courses du championnat américain de supercross et, ainsi, poursuivre sa progression.

Dans la catégorie reine, Marvin Musquin, impérial, a remporté pour la 4e fois le Supercross de Genève. Le Français a, ainsi, égalé le record du nombre de victoires de son rival américain Justin Brayton. Le «Roi de Genève» a ravi les quelque 30 000 spectateurs de Palexpo (sur les deux soirées) en faisant course en tête durant environ 90% du temps.

Le Français Yannis Irsuti (n° 170) et Killian Auberson (aussi en médaillon) sont à la bagarre. ©Champi

Le Français Yannis Irsuti (n° 170) et Killian Auberson (aussi en médaillon) sont à la bagarre.

Les freestylers ont apporté au public sa dose d’adrénaline. Le Néo- Zélandais Levi Sherwood a séduit par son double back-flip sans les mains, en exclusivité européenne, dans une discipline qui a aussi vu Mat Rebeaud effectuer sa part de spectacle.

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01 déc 2017

Feu vert à la route de contournement

Yverdon-les-Bains – La Municipalité et les opposants ont trouvé un accord. La procédure pendante devant la Cour cantonale a été retirée.

Depuis la rue de Graveline, la route passera au sud de Pierre-de-Savoie, sous la voie CFF, pour rejoindre Y-Parc. Les travaux débuteront début 2018 et dureront deux ans. ©Duperrex-a

Depuis la rue de Graveline, la route passera au sud de Pierre-de-Savoie, sous la voie CFF, pour rejoindre Y-Parc. Les travaux débuteront début 2018 et dureront deux ans.

Enfin ! Il aura fallu cinq ans -le principe d’une route de contournement communale a été adopté en novembre 2012 par près de 62% des votants pour aboutir au terme d’une procédure particulièrement longue, et pas seulement en raison de la complexité du projet.

En effet, la votation populaire n’était que le début d’un parcours parsemé d’embûches. Car à l’époque, la majorité municipale était clairement opposée à ce projet. Dont l’étude et le pilotage ont été attribués au Service Travaux et Environnement (STE). Chef de service et ingénieur, Sandro Rossellet a pris ce dossier à bras le corps. Le Conseil communal a voté un crédit de 32 millions de francs.

Reste que lors de la procédure de mise à l’enquête publique, plusieurs oppositions, de privés et de groupements, ont été manifestées. L’argument principal concernait les circulations que cette nouvelle route allait générer dans les quartiers voisins, tout particulièrement sur les «pénétrantes» du secteur sud (Roseyres, Pierre-de-Savoie, Graveline).

Une victoire d’étape sur l’effet suspensif, obtenue par l’avocat de l’Association Isles/Valentin Sud, Me Raphaël Mahaim, a amené la Municipalité à entrer en négociation. Plus de vingt séances ont ainsi été consacrées par une délégation municipale pour rencontrer les opposants, dont une bonne partie se sont regoupés dans l’Association Isles/ Valentin Sud.

Un accord a été trouvé et une convention, conduisant au retrait du recours, a été signée par les parties. Les opposants ont obtenu une limitation à 30km/h sur les pénétrantes. Ces pointes du «peigne» dont la route de contournement forme le dos ne sont pas des artères à gros trafic, mais des rues de desserte permettant d’accéder aux quartiers, respectivement aux aires de stationnement situées au sud du centreville. Le cas des rues Roger-de- Guimps et des Moulins sera traité ultérieurement.

«Tout est bien qui finit bien», relève encore l’avocat Raphaël Mahaim.

 

Limitation à 30 km/h

 

«Nous nous sommes mis d’accord sur le fait que les routes de desserte seront limitées à 30 km/h. C’est ce qu’on réclamait depuis le début», réagit Hubert Sciboz, vice-président de l’Association Isles/ Valentin Sud. Il a fallu requérir l’avis de la Direction générale de la mobilité et des routes (DGMR), et une étude de faisabilité, pour parvenir à ce résultat. C’est à dire la limitation à 30 et non une zone 30, qui aurait, entre autres, nécessité la suppression des passages à piétons. Une telle option aurait été inacceptable pour les parents des écoliers du collège des Isles.

 

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01 déc 2017

Le chef des EPO libéré de ses obligations

Orbe – A la suite des récentes accusations dirigées contre les Etablissements pénitentiaires de la plaine de l’Orbe (EPO), la conseillère d’Etat Béatrice Métraux a annoncé, hier, qu’une enquête administrative était ouverte à l’encontre du directeur du site, Olivier Rogivue. Sans attendre les conclusions de cette procédure, plusieurs mesures ont déjà été prises.

Le trouble règne aux Etablissement de la plaine de l’Orbe, depuis les accusations de 63 détenus et de huit anciens collaborateurs du pénitencier. ©Michel Duperrex

Le trouble règne aux Etablissement de la plaine de l’Orbe, depuis les accusations de 63 détenus et de huit anciens collaborateurs du pénitencier.

Près de trois mois après la révolte de 63 détenus du pénitencier des Etablissements de la plaine de l’Orbe (EPO), ainsi que de huit anciens collaborateurs de la prison, concernant la gestion des sites urbigènes, la conseillère d’Etat Béatrice Métraux (Les Verts) a fait un point sur la situation, hier (lire ci-dessous). Pour rappel, les plaignants ont invoqué trois types de griefs : un manque de communication entre la hiérarchie, l’installation d’une caméra de surveillance dans un parloir de la prison et des sanctions disciplinaires arbitraires. «Il faut préciser que ces sanctions ont été prises parce que les détenus refusaient de rentrer dans leur cellule après les matches de football, qui ont, parfois, dû être écourtés ou diminués par manque de ballons», a expliqué Béatrice Métraux.

 

Démarches entreprises

 

La conseillère d’Etat a précisé que plusieurs mesures ont immédiatement été prises. «Nous avons supprimé la caméra dans le parloir, car elle avait été installée par l’ancien directeur des EPO pour garantir la sécurité de ses agents. Mais, comme il y a un bouton d’urgence, en fait, elle n’était pas nécessaire, précise celle qui a tout de même consulté l’Ordre des avocats vaudois avant de prendre cette mesure. Concernant les sanctions disciplinaires, nous avons expliqué à chaque détenus que c’était tout à fait normal.»

Olivier Rogivue. ©Canton de Vaud

Olivier Rogivue.

En revanche, le Gouvernement a jugé nécessaire de creuser la question du «manque de communication», mais la conseillère d’Etat n’a pas voulu donner de détails à ce sujet. Car une enquête administrative a été ouverte à l’encontre du directeur des EPO, Olivier Rogivue (en médaillon), dont les détenus demandaient le renvoi. «Nous voulons voir si il n’y a pas d’autres erreurs au-delà du manque de communication, confie Béatrice Métraux. En attendant d’en savoir davantage, le directeur a été libéré aujourd’hui (ndlr : hier) de ses obligations, mais reste en fonction.» Ce sont ses deux adjoints qui assurent l’intérim.

Pour l’heure, le Conseil d’Etat reste prudent et préfère ne pas dévoiler plus de détails tant que l’enquête administrative n’est pas terminée.

 

Rappel des faits de cet été

 

23.08.2017 : 63 détenus adressent un courrier à la présidente du Grand Conseil, Sylvie Podio, et à Béatrice Métraux, puis au SPEN, dénonçant des problèmes des gestion aux EPO et demandant le renvoi du directeur. Des analyses ont été effectuées concernant les griefs.

Dès le 12.09.2017 : intervention des commissions des visiteurs de prison et de gestion.

19.09.2017 : réponse de Béatrice Métraux à chaque détenu.

19.09.2017 : d’anciens collaborateurs des EPO dénoncent, à leur tour, des dysfonctionnements.

Dès le 21.09.2017 : visite des EPO par les commissions des visiteurs de prison et de gestion.

03.10.2017 : l’UDC demande une Commission d’enquête parlementaire sur les pénitenciers du canton.

30.11.2017 : le Gouvernement propose de rejeter la requête de l’UDC et annonce que le directeur des EPO est «libéré de ses obligations» et qu’une enquête administrative est en cours contre ce dernier.

 

Un «non» à la commission d’enquête parlementaire

 

La conseillère d’Etat Verte Béatrice Métraux et le chancelier Vincent Grandjean ont présenté le résultat d’une enquête sur les établissements pénitentiaires du canton. ©Christelle Maillard

La conseillère d’Etat Verte Béatrice Métraux et le chancelier Vincent Grandjean ont présenté le résultat d’une enquête sur les établissements pénitentiaires du canton.

En octobre dernier, le parti UDC, soutenu par le PLR, a demandé la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire (CEP) sur la gestion du Service pénitentiaire (SPEN) du canton. Le Conseil d’Etat avait jusqu’à hier pour se prononcer sur cette demande et pour remettre son rapport au Grand Conseil. Représenté par la cheffe du DIS, Béatrice Métraux, et par le chancelier Vincent Grandjean, le Gouvernement a proposé de rejeter la requête de l’UDC. «Que ce soit au sujet des éléments déclencheurs de cet été ou concernant la situation globale des établissements pénitentiaires, il n’y a aucun problème qui ne peut être réglé par les moyens ordinaires, a expliqué Vincent Grandjean. C’est un instrument extraordinaire qui permet d’établir des faits et des responsabilités, mais il ne doit être utilisé que pour des circonstances de grande portée. Ce qui n’est pas le cas ici.» Béatrice Métraux a souligné le fait qu’«un grand travail a été engagé ces six dernières années par le SPEN» et que le monde carcéral était complexe. Pourtant, selon le Conseil d’Etat, «le service a su prendre les mesures nécessaires et les mettre en place correctement.» Le bureau du Grand Conseil doit également rendre un rapport, d’ici à la fin de l’année normale ment. Un vote sur l’institution d’une CEP devrait se tenir en janvier prochain.

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01 déc 2017

Requinqué, Becholey prépare la saison à venir

Golf – Stoppé par une blessure à une épaule qui l’a écarté des greens durant deux mois et demi, le Nord-Vaudois a pu reprendre l’entraînement sans douleur.

Nicolas Becholey a connu une bonne phase durant la fin de l’été, qui lui a permis de se hisser parmi les meilleurs jeunes golfeurs romands. ©Duperrex-a

Nicolas Becholey a connu une bonne phase durant la fin de l’été, qui lui a permis de se hisser parmi les meilleurs jeunes golfeurs romands.

En reprenant ses clubs en main le week-end dernier, Nicolas Becholey a poussé un gros ouf ! De soulagement. Voilà à peu près deux mois et demi qu’il n’avait pas pu jouer, après s’être blessé à une omoplate au travail. Un premier pépin auquel l’apprenti paysagiste a ajouté, peu après, une contusion à un genou. Alors, quand il a pu retaper dans la balle sans douleur ni gêne, le jeune golfeur de Villars-sous-Champvent a entrevu le bout de cette période compliquée.

«Le plus frustrant, c’est que je sortais d’une bonne phase, durant laquelle j’ai obtenu de bons résultats. J’étais en confiance et j’espérais pouvoir profiter des épreuves de l’automne pour baisser mon handicap», lance celui qui a dû reporter ses desseins le temps de pouvoir se soigner.

 

Un 2e rang en finale

 

Durant la fin de l’été dernier, le golfeur de 19 printemps a tout de même pu s’aligner lors de quelques épreuves du Challenge romand des moins de 21 ans. Vainqueur d’un tournoi de qualification disputé à Payerne, il est parvenu à se hisser dans le top 25 des participants et a, par conséquent, décroché son ticket pour la finale, qui a eu lieu à Puidoux. Une compétition lors de laquelle il est monté sur la deuxième marche du podium. «On était trois à se retrouver à égalité au 2e rang. On a été départagés par nos scores sur les trous les plus compliqués du parcours», relève le Nord-Vaudois. Ses performances lui ont valu un 5e rang à l’Ordre du mérite du Challenge romand, en fait le classement général sur toute la saison.

Retapé, Nicolas Becholey (handicap 2,8) va s’atteler à préparer le début de la saison à venir. «Tant qu’il n’y a pas de neige sur les parcours, je peux m’entraîner», explique celui qui a des fourmis dans les jambes et les bras.

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