En collaboration avec le journal La Région.

21 Mar 2018

Des beaux gosses ont assuré le show

Les quatre Chippendales qui se sont invités sur le podium du Comptoir du Nord vaudois, lundi soir, ont offert une heure d’ouverture de plus aux visiteurs. Il faut dire que les beaux gosses se sont fait désirer. Attendus pour un premier tour de piste à 21h, ils ont finalement fait leur entrée en scène à 22h. Et comme deux prestations étaient prévues au programme, il a fallu repousser les horaires de fermeture afin de permettre à ces dames de profiter du spectacle.

Et elles étaient nombreuses à attendre impatiemment d’apercevoir les quatre jeunes hommes débarqués tout droit de Strasbourg. Seules ou en petits groupes, elles étaient là pour «se faire du bien aux yeux», selon Sylvie, qui avait fait le déplacement avec sa fille de 23 ans et une amie. «A nos âges, ça nous fait rêver», commentait pour sa part Cendrine, 51 ans, qui était accompagnée de deux copines. «Cette soirée, c’est une bonne idée, mais ça devrait être interdit aux hommes», renchérissait Laurence, à ses côtés.

Les messieurs, justement, étaient également de la partie, mais en plus petit comité. Il fallait les chercher, dans le public, la plupart se tenant à l’écart. «On va rester, on n’a pas le choix», glissait un homme, venu avec sa compagne. «Je ne savais pas qu’il y avait ça ce soir», s’étonnait un autre, un peu ébahi face au spectacle.

«Ça vend du rêve»

Malgré leur retard, les Chippendales se sont rapidement fait pardonner. A mesure que le show avançait et qu’ils se débarrassaient de leurs costumes de policiers, de super-héros ou de garçons de café, la température montait et les encouragements de la gent féminine pleuvaient. Plusieurs demoiselles ont d’ailleurs pu les observer de près après avoir été invitées à monter sur scène. Une expérience qui a totalement emballé Pauline, 22 ans, et Virginie, 25 ans, qui sont redescendues du podium des étoiles plein les yeux après avoir   tournoyé dans les airs dans les bras des Chippendales. «Ça vend du rêve», s’enthousiasmaient-elles. «On veut la même chose pour notre enterrement de vie de jeune fille…»

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21 Mar 2018

Quelle solution pour les déchets carnés?

Compte tenu de la fermeture du clos d’équarrissage du village, l’organe délibérant devra se prononcer sur l’adhésion à l’Association intercommunale du centre de collecte de sous-produits animaux d’Yverdon-les-Bains et région.

Il n’y aura bientôt plus de clos d’équarrissage à Sainte-Croix pour récolter les cadavres d’animaux, comme ceux du bétail ou de la faune. Situé à l’avenue de la Gare, ce bâtiment n’est plus conforme aux normes sanitaires en vigueur. «Les installations actuelles sont vétustes et les conditions d’hygiène pour éliminer les déchets carnés ne sont plus respectées selon l’ordonnance OESPA (ndlr: qui concerne l’élimination des sous-produits animaux)», déclare Giovanni Peduto, vétérinaire cantonal.

Face à cette situation, les Municipalités de Sainte-Croix, de Bullet et de Mauborget doivent trouver une autre solution. «Le maintien d’une exploitation sur notre commune nécessiterait une rénovation totale», explique Cédric Roten, municipal sainte-crix chargé du dossier. D’un point de vue économique et compte tenu du faible tonnage de déchets carnés –  15 000 kg par année –, l’adhésion à l’Association intercommunale du centre de collecte de sous-produits animaux d’Yverdon-les-Bains et région semble être «la solution», selon l’édile.

L’organe délibérant devra se prononcer sur cette question le 26 mars, lors du prochain Conseil communal de Sainte-Croix. Il devra notamment décider ou non d’accorder un crédit de 10 000 francs pour adhérer à l’association. Le coût d’exploitation pour le traitement des déchets s’élèverait à 28 centimes le kilo, soit 22 centimes de moins qu’actuellement.

D’après Cédric Roten, la Municipalité est «consciente» que cette adhésion engendrera des «complications» pour les agriculteurs de la région qui devront acheminer les carcasses à Yverdon-les-Bains (lire encadré). «Nous proposons d’assumer les coûts d’exploitation liés au traitement des déchets, qui sont à la charge de l’éleveur», poursuit-il.

D’autres solutions

 Membre de la commission chargée d’étudier le préavis, Yvan Pahud ne souhaite pas se prononcer sur le sujet. Cependant, en tant que député au sein du Grand Conseil, il estime que le maintien d’un site collecteur sur le Balcon du Jura permettrait d’assurer un service public de proximité. «La société Centravo est actuellement mandatée pour acheminer le transport des déchets carnés à Lyss (BE). Pourquoi ne pas poursuivre simplement cette action avec la mise en place d’un container frigorifique?», suggère-t-il.

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21 Mar 2018

La Vallée de Joux a remis ça

En prenant la mesure de Fleurier II une deuxième fois en moins d’une semaine (victoire 5-1, lundi), la «deux» du HCVJ a conservé son titre dans le groupe 3 de 3e ligue. Logique, tant les Combiers ont une nouvelle fois dominé l’exercice.

«Si ce trophée a été plus compliqué à aller chercher que celui de la saison dernière? Assurément! Cette année, on nous attendait au tournant, assure l’entraîneur Manuel Aubert. Chaque formation était ultra motivée à l’idée de nous affronter.» Tous ont essayé, mais ils se sont cassés les dents. Depuis deux ans, battre la deuxième équipe du HC Vallée de Joux est devenu quasi mission impossible. C’est donc très logiquement que les Combiers ont défendu leur titre de meilleure formation du groupe 3 de 3e ligue, déjà conquis l’an dernier. Une large victoire 7-2 au Sentier mercredi dernier, un succès 5-1 en terre neuchâteloise, avant-hier, et le dernier obstacle, nommé Fleurier II, a volé en éclats. Comme tout ceux ayant essayé de se mettre en travers de la route de Kevin Costa – auteur avant-hier d’une quatrième réussite dans cette série – et ses coéquipiers.

«On ne possède pourtant pas de recette miracle, sourit le technicien. Ce qui fait la différence, c’est simplement la collégialité, le plaisir de se retrouver pour s’entraîner et pour jouer.» Et, aussi, un effectif composé en bonne partie d’anciens hockeyeurs de niveau supérieur, fins manieurs de palet. «C’est vrai, mais c’est le cas de plus en plus d’équipes. On est loin d’être les seuls à en profiter. Ce qui me fait dire que la 3e ligue s’est énormément améliorée ces dernières années.»

La montée: c’est encore non

Reste que le HCVJ II, qui avait remporté 2-1 ses deux ultime séries de playoffs la saison passée, n’a cette fois-ci pas laissé filer un seul match en demi-finale puis en finale. «Effectivement. Reste que cette dernière victoire n’a pas été simple à acquérir. On avait pu compter sur un excellent départ à domicile, ce qui n’a pas été le cas chez les Fleurisans. Nos adversaires étaient plus concentrés et cela s’est ressenti sur la glace», explique encore Manuel Aubert, à la tête de la «deux» depuis quatre ans.

Bien que les leaders de la formation du Sentier ont largement répondu présent pour mener la Vallée vers un nouveau titre, ce trophée porte avant tout la marque d’une équipe soudée et homogène. «On a connu un début d’exercice compliqué, notamment à cause des blessures. Mais cela a permis à certains éléments moins à l’aise d’obtenir du temps de glace et de se faire une place dans le groupe. Au moment de tirer le bilan, cela a largement joué en notre faveur», se réjouit l’homme fort des Combiers.

Immenses dominateurs de leur catégorie, les Nord-Vaudois ne souhaitent toujours pas effectuer le pas et retrouver la 2e ligue. «On peine déjà à alimenter l’effectif de la première équipe avec des joueurs du coin. Si on décide de monter, on va rapidement se confronter au même problème.» La Vallée de Joux II défendra donc son titre la saison prochaine. Pour le plus grand malheur de ses rivaux. A noter qu’aucune finale n’est prévue pour désigner le champion de tous les groupes de 3e ligue.

 

Fleurier IIVallée de Joux II 1-5 (0-1 1-1 0-3)

Buts: 2e Lacroix (Aubert/5c4) 0-1; 26e Aubert (Marti, Lacroix/5c4) 0-2; 31e Jeanneret (Vaucher, Comment/5c4) 1-2; 46e Marti (Baruchet, Marguerat) 1-3; 55e Costa (5c4) 1-4; 57e Marguerat (Baruchet, Aubert/5c4) 1-5.

HCVJ: Zimmermann; Janeiro, Cotting, Zorn, Lacroix, Baruchet, O’Donnell, Belaz; Aubert, Marti, Marguerat, Lacroix, Costa, Audemars, Giotto, Chaoui, Morel, Rithner, Vérard, Menoud, Lavanchy. Entraîneur: Manuel Aubert.

Notes: Patinoire de Fleurier, 105 spectateurs. Arbitrage de Johan Béguelin et Alexis Châtelain. Pénalités: 12×2’ contre Fleurier; 8×2’ contre la Vallée.

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20 Mar 2018

L’apprentissage continue pour les nouvelles Lucioles

La formation féminine des Fireflies d’Yvonand s’est sèchement inclinée à deux reprises face à des équipes plus expérimentées, dimanche à domicile.

Toutes viennent d’horizon différents, ou presque. Elles ne sont que trois – dont deux provenant de l’UC Yverdon – à avoir déjà manié la canne, alors que les huit autres joueuses ne savaient, pour la plupart, même pas réaliser une passe en début de saison. «Ni tirer, d’ailleurs! Aujourd’hui, les autres formations du groupe nous félicitent pour nos progrès», se réjouit Elodie Herren, arrivée chez les Lucioles après avoir arrêté le football l’année dernière. Comme ses coéquipières, elle s’est battue jusqu’au bout, dimanche passé, alors que son équipe organisait la huitième ronde du championnat à Yvonand. Et ce malgré deux revers aussi cinglants qu’anecdotiques.

«Laura Golaz (ndlr: la capitaine) a pris les devants en motivant quelques filles à former une équipe. Puis, par le bouche-à-oreille, d’autres joueuses ont été séduites par le concept. L’état d’esprit est remarquable et, tout en travaillant avec rigueur, on rigole beaucoup. Le maître-mot reste le plaisir», ajoute la joueuse tapa-sabllia, conquise par les valeurs qu’elle a pu retrouver dans les rangs des Fireflies.

Une formation féminine qui tient particulièrement à cœur au club, malgré un manque d’infrastructures indéniable. Problème résolu puisque, une fois par semaine, les nouvelles Lucioles foulent la salle de sport du Gymnase d’Yverdon.

Résultats compliqués

Dépassées tout d’abord par Yens-Morges (11-2), les protégées de Bastien Haller ont ensuite subi la loi du leader Apples (0-8), au terme d’une rencontre plus rythmée. Un score sévère, comme l’évoquait le coach d’Yvonand. «On méritait de marquer au moins une fois. Du point de vue de l’engagement, il s’agissait de notre meilleure prestation.»

A une journée de la fin, le bilan comptable sonne creux pour l’équipe nord-vaudoise, lanterne rouge avec deux petites unités. La progression individuelle est nettement plus encourageante.

 

Fireflies Yvonand – Yens-Morges 2-11 (0-4)

Fireflies Yvonand – Chiefs Apples 0-8 (0-4)

Yvonand: Thuillard; Bornand, Duhin, Golaz (1), Herren, Jaccard, Jordan, Lenoir, Oggier (1), Perret, Rebeaud, Vulliamy. Entraîneur: Bastien Haller.

Notes: En Brit, 65 spectateurs.

Maintien assuré pour les hommes

Egalement engagée en championnat dimanche dernier, la première équipe masculine d’Yvonand est revenue de Sierre avec quatre nouveaux points, grâce à ses deux succès face Sierre (9-7) et Semsales (11-7). Deux prestations abouties qui permettent à la troupe de Styve Furrer d’assurer sa place en 3e ligue.

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20 Mar 2018

Les EPO ambitionnent de s’agrandir

Orbe – Le Conseil d’Etat a décidé de construire un établissement pénitentiaire de 410 places sur le site urbigène. Un projet jugé indispensable pour concrétiser la politique cantonale en la matière et répondre au problème de surpopulation carcérale.

Quand la conseillère d’Etat Béatrice Métraux prend en main un dossier, c’est au propre comme au figuré. Et autant dire que celui des prisons est plutôt épineux, même pour la politicienne des Verts. Pourtant, elle a démontré hier être une femme de terrain, en présentant le futur complexe pénitentiaire des Etablissements de la plaine de l’Orbe (EPO) sur le site urbigène. Baptisé Prison des Grands-Marais, le projet offrira environ 210 places de détention d’ici à 2025, si tout se déroule correctement. Dans un second temps, l’infrastructure sera agrandie, en fonction des besoins, afin d’y ajouter 200 places supplémentaires.

Le projet global des Grands-Marais coûtera 290 millions de francs. © Michel Duperrex

Le projet global des Grands-Marais coûtera 290 millions de francs. © Michel Duperrex

La première étape – estimée à plus de 180 millions de francs par Philippe Pont, chef du Service cantonal immeubles, patrimoine et logistique – a été validée par le Conseil d’Etat. Un crédit d’étude lié à cette phase initiale va bientôt être présenté et permettra d’établir les détails de la construction. «Pour l’instant, nous ne pouvons qu’en esquisser les contours», a lancé Béatrice Métraux, avant de joindre le geste à la parole en dessinant le schéma du complexe des Grands-Marais.

Concrètement, la première construction s’articulera autour d’un bâtiment central et de trois dents de peigne, auxquelles d’autres viendront s’ajouter lors de la seconde phase. «Ce projet est conforme au plan directeur cantonal. Il a été reconnu d’intérêt public et le besoin de places supplémentaires est avéré, a confié l’élue. Il nous permettra de doter le canton d’une structure pénitentiaire avec une sécurité maximale, tout en offrant un cadre et une prise en charge optimale des détenus et du personnel.»

Pour ce faire, une réflexion est menée avec les cantons de Zurich et de Berne, afin d’établir un nouveau concept de prise en charge au plus proche des besoins, évolutif, avec notamment des espaces pour les détenus seniors et ceux souffrant de troubles psychiques. «Comme une bonne partie des détenus ont des lacunes dans leur formation de base, mais pas d’avenir en Suisse, nous devons aussi faire évoluer nos méthodes de réinsertion avec des ateliers plus modernes et proches du marché du travail auquel ils se destinent», a ajouté Sylvie Bula, cheffe du Service pénitentiaire vaudois.


L’enquête continue

Autre sujet brûlant concernant les EPO: le cas du directeur Olivier Rogivue, qui a été «libéré de ses obligations» en décembre dernier, à la suite des plaintes émises par des détenus qui demandaient notamment son renvoi, en soulignant un manque de communication au sein des EPO. Une enquête administrative a été ouverte à son encontre par l’ancien juge François Meylan. «Beaucoup d’entretiens ont déjà eu lieu, mais nous ne nous attendons pas à un résultat avant la fin avril», précise Béatrice Métraux.


Chauffage à distance

Le projet d’installation d’un chauffage à distance aux EPO, estimé à 18 millions de francs, va bon train. Le chantier, entamé en novembre dernier comme indiqué dans nos colonnes, devrait être terminé d’ici au mois de septembre et le bâtiment inauguré en fin d’année. Il alimentera aussi le nouveau complexe pénitentiaire des Grand-Marais. «Nous avons profité de revoir également les canalisations du site», précise Philippe Pont.

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20 Mar 2018

Une histoire d’amour et de labeur

Bonvillars – La Cave fête son 75e anniversaire aujourd’hui. Pétrie d’énergie, sa directrice Sylvie Mayland revient sur les origines de la coopérative pour laquelle elle s’investit sans compter.


Depuis onze ans, Sylvie Mayland met son énergie au service de la Cave des viticulteurs de Bonvillars © Michel Duperrex

Elle vit «à 300 à l’heure», comme elle le concède elle-même. Son petit-fils ne s’y est d’ailleurs pas trompé, lui qui lui répète sans cesse: «Mamy, tu fais toujours vite.» Sylvie Mayland est un concentré d’énergie. Quand elle parle de la Cave des viticulteurs de Bonvillars (CVB), qu’elle dirige depuis onze ans, les mots fusent dans sa bouche. Difficile de l’arrêter.

Mais aujourd’hui, date anniversaire des 75 ans de la Cave, elle prend le temps. Celui d’évoquer les vignerons qui ont donné naissance au lieu, le 20 mars 1943, en se regroupant en coopérative. Et de rendre hommage à ces passionnés qui, avant elle, ont contribué à forger l’âme du lieu. «Si je suis là, c’est parce qu’il y a une histoire à raconter. On ne peut pas créer quelque chose de costaud si rien n’existe», confie-t-elle.

Son «histoire d’amour avec la Cave» remonte à 1996, bien avant qu’elle ne prenne les rênes de la société. A l’époque, Sylvie Mayland était une jeune typographe à la recherche d’un travail. Et elle a commencé à faire des dégustations pour la CVB dans les comptoirs et dans les magasins. «De là, j’ai commencé à aimer le vin», se souvient-elle.

En 2001, elle a pris un nouveau virage professionnel en devenant manager des ventes pour la Suisse romande de la Cave Schenk, à Rolle. Durant six ans, elle a vécu à toute allure, jonglant entre un assortiment de 1800 produits, son rôle de maman et une formation en cours d’emploi qui lui a permis de décrocher un diplôme fédéral de cheffe de vente.

Retour aux sources

Son papier en poche, elle est revenue à ses premières amours et à Bonvillars en qualité de directrice, en 2007. A l’époque, la Cave sortait d’une grosse restructuration financière. «Elle aurait pu partir en faillite mais ça n’a pas été le cas, car les vignerons avaient accepté de ne pas être payés durant deux ans.» Les premières années n’ont pas été faciles mais Sylvie Mayland a pu s’appuyer sur la solidarité et sur la foi en l’avenir qui a toujours animé le lieu.

Face à cette boule d’énergie, les producteurs ont d’abord été «un peu surpris», se rappelle-t-elle. «Aujourd’hui, beaucoup sont devenus des amis.» La directrice peut compter sur la cinquantaine de producteurs actifs, descendants des fondateurs de la coopérative, et sur la «solide équipe» de quatorze personnes qui travaille à ses côtés, dont l’œnologue Olivier Robert.

Mais elle sait aussi que rien n’est jamais acquis. «Après chaque grosse récolte, je suis en souci: il faut payer les vignerons et le personnel.» Si elle ne fait plus de nuits blanches, elle reste vigilante: «Avec l’accord des vignerons, on produit volontairement moins que les quotas. Pour assurer la qualité et pour produire seulement ce que l’on peut vendre.»  Grâce aux efforts de chacun, la Cave propose une gamme de quarante crus qui ont du «caractère: on ne suit pas tellement la mode des vins doucereux. Nos chasselas sont secs. Ici, on laisse la nature faire», commente-t-elle. Une philosophie  qui porte ses fruits puisque les récompenses sont souvent au rendez-vous.

Hyperactive, Sylvie Mayland s’arrête rarement. Et quand elle décroche, c’est pour chausser ses skis, enfourcher son vélo ou parcourir un bout du chemin de Compostelle avec son compagnon. Car si la Cave lui prend presque tout son temps, elle sait aussi qu’elle s’arrêtera un jour pour prendre sa retraite. «J’aimerais bien pouvoir profiter de ma vie à moi», glisse-t-elle, évoquant ses envies de voyages. Mais l’aventure de la Cave, elle, continuera: «Avant moi, il y avait déjà 65 ans de travail», souligne la directrice avec humilité.

Une année pour célébrer et se souvenir

Ils s’appellent Cousin, Corthésy, Duvoisin ou Jaquier. Depuis 75 ans, ils sont l’identité de la Cave des viticulteurs de Bonvillars,  faite d’histoires de famille. En 1943, leurs ancêtres ont fondé le lieu. «A l’époque, ils vendaient leur raisin aux marchands qui passaient, raconte Sylvie Mayland. Comme ils le faisaient séparément, les prix étaient bas. Ils ont alors décidé de se regrouper en coopérative.» Le 20 mars 1943, l’association était née. Cinq ans plus tard, le premier bâtiment sortait de terre, suivi du deuxième en 1983. Quant à la dernière construction, elle date de 2014.

Depuis plus de septante ans, la Cave des viticulteurs de Bonvillars ne cesse de se repenser et de se moderniser pour offrir des produits de qualité. Son histoire sera retracée dans un livre à paraître en septembre. Et durant cette année anniversaire, plusieurs animations sont prévues dont une tournée des capites (20 avril), des portes ouvertes (du 18 au 20 mai) et une soirée gourmande avec accord mets-vins (15 novembre). Une camionnette équipée pour la dégustation sillonnera également la région et le pays.

Programme complet sur www.cavedebonvillars.ch

 

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19 Mar 2018

Bienvenue chez les P’tits

Le leader Stade Nyonnais est tombé dans la gadoue des Peupliers samedi, battu 1-0 par des gars du Nord héroïques. Bravo Bavois!

«Le terrain d’entraînement est encore dans un plus mauvais état. On était préparés à ce genre de match. C’est une victoire au mental!» Le constat de Robin Enrico, l’un des héros de la bataille des Peupliers, résume à peine la performance livrée par Bavois samedi. Le petit a traîné le grand dans la boue, au premier sens de l’expression. Le FCB a battu le leader Stade Nyonnais au courage, à l’abnégation et grâce à beaucoup de réussite aussi. Un but, tombé à un quart d’heure de la fin, a suffi au bonheur des Bavoisans, qui ont tremblé jusqu’au bout des arrêts de jeu.

«Ce ne sera pas du football»

L’entraîneur Bekim Uka avait prévenu l’arbitre, à qui appartenait le dernier choix: «On peut jouer, mais ce ne sera pas du football.» Marco Rothenfluh a décidé d’envoyer les 22 acteurs à la bataille dans la gadoue. Le terrain, situé dans une plaine marécageuse, et bien qu’épargné ces dernières semaines par les joueurs, a immédiatement viré du vert au brun. Terriblement gras, il n’a pas permis aux footballeurs de se livrer à autre chose qu’à un combat de tranchées. Aux points, les visiteurs auraient largement mérité de lever les bras sur le ring. Au décompte final, ils ont bénéficié de plus de dix scènes qui auraient pu valoir un but. Mais en face, il y avait des guerriers. Des joueurs qui se sont sacrifiés pour contrer les tirs, un gardien en état de grâce et, aussi, une surface de jeu qui ne permettait pas aux attaquants de prendre un bon appui au moment de frapper. Et à force de manquer – on connaît la chanson –, Nyon a fini par le payer.

Bavois avait déjà montré quelques signes de révolte en deuxième mi-temps, après avoir beaucoup souffert durant les 45 premières minutes de jeu. Pimenta avait même vu son envoi de la 57e, à la suite d’un corner, être détourné par la tête du défenseur Tall, quasi sur la ligne de but.

«Pim» arrête aussi les penalties

Puis il y a eu ce contre, à trois contre deux, emmené par Lambin. Le joueur prêté par… Stade Nyonnais, a choisi de tirer. A bon escient, puisque son envoi, qui a rebondi juste devant Barroca, a frappé le torse du gardien. Le ballon a filé en direction de Pimenta, qui avait bien senti le coup et poursuivi son effort. 1-0 à la 76e, il ne restait plus qu’une petite vingtaine de minutes à tenir.

Cela a été fait jusqu’à cette cette séquence qui aurait pu coûter deux points aux locaux, quand Kurtic a inutilement déséquilibré Fargues dans les seize mètres. Penalty. Mais il était écrit qu’il ne pouvait rien arriver à Bavois ce jour-là: Tall s’est élancé, a frappé dans le coin droit, mais a vu son tir être détourné par Enrico. «Je dois dire merci à Luis Pimenta qui, en plus d’avoir inscrit le but de la victoire, m’a montré où Tall allait tirer. Les deux ont longtemps joué ensemble. Cette parade, elle est à moitié pour lui», lâchait le gardien bavoisan.

Privée de six éléments important samedi, la troupe dirigée par Bekim Uka a su souffrir en équipe pour remporter une victoire inespérée. «Et face à la meilleure formation de la ligue, vraiment la plus impressionnante dans le jeu», ajoutait Robin Enrico, pour souligner l’exploit du «petit».

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19 Mar 2018

Départ en trombe pour le Comptoir du Nord vaudois

Le rendez-vous commerçant a démarré sur les chapeaux de roues, vendredi. La 44e édition de la  manifestation se poursuit jusqu’à dimanche aux Rives du lac.

«Un exposant m’a dit vendredi soir qu’il avait déjà remboursé son stand», commente Eric Morleo, responsable de la communication du Comptoir du Nord vaudois, qui a ouvert ses portes ce jour-là. Pour ce premier week-end, la manifestation a fait le plein de visiteurs, en particulier le jour de l’inauguration: «C’est l’un des plus gros vendredis qu’on ait connus.» Et les chiffres sont précis, puisqu’un système de comptage a été installé cette année. «On peut suivre en live les entrées et les sorties», poursuit Eric Morleo. Pour cette édition 2018, le comité espère franchir la barre des 50 000 visiteurs, soit 3000 de plus que l’an dernier. Hier, sur le coup de 16h30, ils étaient déjà 15 000 à avoir parcouru les allées.

L’éleveur de Pomy Jean-Claude Cornamusaz était fier de tenir entre ses bras la petite Carmen, samedi dernier, née de l’amour entre le bélier Pralin et la brebis Perce-Neige. © Gianluca Agosta

L’éleveur de Pomy Jean-Claude Cornamusaz était fier de tenir entre ses bras la petite Carmen, samedi dernier, née de l’amour entre le bélier Pralin et la brebis Perce-Neige. © Gianluca Agosta

Le syndic d’Yverdon-les-Bains, Jean-Daniel Carrard, ne s’y est d’ailleurs pas trompé, dans son discours d’ouverture, soulignant que le Comptoir avait connu un «développement fulgurant: cela fait plus de soixante ans que les visiteurs viennent à la rencontre des commerçants yverdonnois et de la région, a-t-il noté. Dans une époque marquée par l’e-commerce, l’affluence au Comptoir montre l’importance de la qualité de l’accueil et du conseil», a-t-il poursuivi.

Plus de 140 commerçants sont présents pour cette 44e édition. Jusqu’à dimanche, ils démontreront toute l’étendue de la gamme de leurs produits et de leur savoir-faire. Hôte d’honneur cette année, le centre de compétences de l’Armée suisse Swissint proposera à tout un chacun de rencontrer des hommes et des femmes qui ont participé à des missions de promotion de la paix à l’étranger.

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16 Mar 2018

«Ils ont gravement détruit leurs enfants»

Renens – Le procureur a requis, vendredi, seize ans de prison à l’encontre du père incestueux et 36 mois de réclusion pour sa femme, dont six ferme.


Le couple est accusé d’avoir maltraité ses enfants. © Emmanuelle Nater

«Nous ne sommes pas dans un roman des Rougon-Macquart d’Emile Zola, mais bien au XXIe siècle», a déclaré le procureur Christian Maire, lors de l’ouverture de son réquisitoire, vendredi devant le Tribunal criminel de l’arrondissement du Nord vaudois et de la Broye, qui siégeait à Renens. Depuis le début de la semaine, une sordide affaire d’inceste ébranle l’opinion publique. Selon le procureur, les parents ont «gravement détruit» leurs trois filles et leurs cinq garçons. «Les mots me manquent pour décrire l’horreur que ces huit enfants ont vécue. C’est une catastrophe à la fois sociale, psychique, éducative et sexuelle.» Même si l’accusé a subi des abus sexuels lorsqu’il était enfant –  il a également abusé de ses propres sœurs –, cela n’excuse en rien «son comportement primitif et bestial», a insisté le représentant du Ministère public, soulignant que le prévenu représente un «grand danger» pour sa famille. «Il nie tout et se moque de la justice. Son attitude est détestable», a poursuivi Christian Maire. Face à de tels actes, le Parquet vaudois a requis seize ans de prison ferme pour ce père incestueux, maintenant tous les chefs d’accusation. Et la liste est longue: actes d’ordre sexuel avec des enfants, contrainte sexuelle, viol, pornographie, inceste, violation du devoir d’assistance ou d’éducation, notamment.

Des enfants à protéger

Les trois avocats chargés de défendre la fratrie ont dénoncé, quant à eux, «l’horreur absolue» vécue par les victimes, qui logeaient dans un lieu «insalubre». Me Xavier Rubli, défenseur des enfants mineurs, s’est par ailleurs insurgé contre la «théorie du complot», dont l’accusé se dit victime. «Il met la faute sur les intervenants sociaux, les psychiatres, mais c’est lui le bourreau.» L’homme de loi a également plaidé pour que les juges protègent les enfants en empêchant le père de récidiver. «Ils ont peur de vivre de nouveau un tel calvaire». Il a enfin demandé une indemnité pécuniaire pour chacun d’entre eux.

Quant aux avocates des deux filles aînées, Maëlle Le Boudec et Lory Balsiger, elles ont exigé que le père verse 150 000 francs et la mère 20 000 francs à titre d’indemnité pour tort moral.

Un père «dépassé»

«Comment en est-on arrivé là?, s’est interrogé Me Loïc Parein, avocat du père indigne, connu pour avoir défendu Claude D. Loin de moi l’idée de faire le procès de quelqu’un d’autre, mais mon client a toujours été limité dans ses facultés cognitives et financières. A cet égard et face à tant de misère, ne peut-on pas ressentir de la compassion?» Selon lui, l’alerte aurait été lancée à plusieurs reprises auprès des services concernés et son client aurait été «dépassé» par la situation et par le «magma relationnel indifférencié» dans lequel il évoluait. «On lui présente sa m… sous ses yeux, mais comment voulez-vous qu’il réponde, puisqu’il y a des interdits qui ne sont pas conscientisés?» Me Loïc Parein a par ailleurs mis en doute les accusations des enfants à l’encontre de leur père. C’est pourquoi, il a plaidé pour une diminution moyenne des responsabilités.

C’est l’accusé qui a clos cette longue journée en s’adressant à sa fille aînée: «Même si tu as déposé plainte contre moi, je ne t’en veux pas et je t’aime.»

Mère accusée de complicité de viol et d’inceste

Même s’il reconnaît que la mère a subi un véritable calvaire aux côtés de son mari, qui l’a violée à plusieurs reprises, le procureur a maintenu les chefs d’accusation à son encontre, dont la complicité d’inceste, la complicité de viol et la complicité de contrainte sexuelle. «La prévenue était au courant de ce qui se passait chez elle. Lorsque sa fille lui a confié qu’elle avait été violée par son père, elle aurait dû dénoncer son mari aux autorités, a-t-il déclaré. Elle a voulu cacher ce qui se tramait au sein de sa famille et a failli à l’éducation de ses enfants.» Le représentant du Ministère public a requis une peine de prison de 36 mois, dont six ferme, ainsi qu’un traitement ambulatoire.

Son avocat, Me Laurent Gilliard, a reconnu qu’elle avait manqué à ses devoirs d’éducation. Toutefois, il conteste la complicité d’inceste. «Ma cliente n’avait pas connaissance que ses enfants s’adonnaient à des relations sexuelles.»

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16 Mar 2018

Une institution ferme ses portes

La papeterie Schaer, la plus ancienne de la place, ferme ses portes à fin juin. C’était le dernier commerce spécialisé de la ville.

La nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre en ville: la Papeterie Schaer ferme ses portes. Deux ans après celle de la Papeterie Porchet, qui était située à la rue du Lac, cette fermeture laisse la deuxième ville du canton sans ce type de commerce. On parle bien entendu d’un magasin spécialisé, proposant des articles de qualité et de marque, qu’il est parfois  difficile de trouver.

Ce commerce d’origine familiale a été fondé il y a plusieurs décennies. A l’origine, il s’agissait d’une librairie-papeterie exploitée par la famille Schaer dans son immeuble de la place Pestalozzi. Il y a une bonne quinzaine d’années déjà, la librairie a été reprise par Payot, en restant sur le même site.

La papeterie a été vendue au groupe PEG, aujourd’hui Offix, et elle s’est installée à quelques dizaines de mètres, dans l’immeuble de l’ancien Bazar d’Yverdon, propriété de la famille Pillevuit.

Commerce déficitaire

A l’instar d’autres commerces traditionnels, les papeteries subissent de plein fouet la concurrence des ventes en ligne, mais aussi celle des grands magasins, de plus en plus actifs dans ce domaine. Le groupe Offix, propriétaire de Papeterie Schaer S.A., a ainsi décidé de fermer le magasin yverdonnois à fin juin, et de se concentrer sur la clientèle professionnelle.

Directeur d’Office Leader AG, la société du groupe dont dépend la papeterie yverdonnoise, Jürg Detzel relève que cette décision a été prise après avoir cherché vainement d’autres solutions: «Nous avons essayé durant des mois de trouver des repreneurs ou partenaires en Suisse romande, sans succès. Le chiffre d’affaires est stable, mais nous accumulons un déficit depuis plusieurs années. Le loyer et les charges de personnel sont élevées, car le magasin est disposé sur deux étages. Il aurait fallu augmenter le chiffre d’affaires de 20 à 40% pour arriver à l’équilibre.»

La fermeture du magasin yverdonnois fait partie d’une réorganisation du groupe qui concerne toutes ses activités en Suisse.

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