Les News de Nord Vaudois - novembre 2017

En collaboration avec le journal La Région.

19 mai 2018

Arthur Deschenaux et YS éteignent Bavois

Grâce à un triplé de son ailier, Yverdon Sport a enfin trouvé la recette du succès face à son voisin, samedi après-midi.

Croisé peu avant le coup d’envoi, Thomas Lenzini avait franchement de la peine à digérer son absence pour le derby face à Bavois. «Tout le monde ne parle que de ça depuis des semaines. S’il a bien un match que je ne voulais pas manquer à cause d’un quatrième carton jaune, c’était bien celui-ci», a pesté l’ailier d’Yverdon Sport. Si un derby nord-vaudois est toujours très particulier, celui de samedi méritait bien plus que l’appellation «spécial». 1711 personnes dans les tribunes, le dernier match de Djibril Cissé au Stade Municipal, la présence du mythique ex-entraîneur de l’AJ Auxerre Guy Roux… Bref, autant de raisons de ne pas vouloir laisser sa place à un coéquipier sur le terrain.

Reste que la suspension de Lenzini a fait le bonheur d’un homme: Arthur Deschenaux. Impossible de savoir si le Fribourgeois se serait tout de même trouvé parmi le onze de base d’Anthony Braizat si celui-ci avait disposé de l’ensemble de ses ailiers. Deschenaux, lui, ne s’est jamais posé la question. L’homme avait déjà enlevé quasi tout suspense à la rencontre à la 36e minute (2-0), en profitant avec beaucoup d’opportunisme de deux frappes manquées par Djibril Cissé. Il s’est à chaque fois trouvé au bon endroit, il a effectué les gestes qu’il fallait et a permis à YS de mettre fin à une malédiction qui le suit depuis 2013, année de la dernière victoire du club de la Cité thermale face à son voisin bavoisan. Un voisin amputé de plusieurs de ses cadres et qui a eu beaucoup de peine à exister. Cette fois les émotions, qui permettent habituellement au FCB de se transcender dans ce genre de matches, étaient du côté yverdonnois.

Arthur Deschenaux a d’ailleurs conclu son oeuvre en fin de match, peu après que Djibril Cissé a raté l’occasion de s’offrir une sortie à la hauteur de la saison qu’il a réalisée (24 réalisations). Le Français a bénéficié d’un penalty, mais a manqué la cible face à Robin Enrico. L’ancien buteur de Liverpool a même très malencontreusement détourné un coup-franc de Muamer Zeneli dans son propre but à cinq minutes du terme (3-1). Pas de quoi gâcher la magnifique fête organisée par le président Mario Di Pietrantonio à l’égard de son attaquant.

Yverdon Sport – Bavois 3-1 (2-0)

24e, 36e et 79e Deschenaux 3-0; 87e Cissé, autogoal 3-1.

YS: Da Silva; Matukondolo, Marque, De Pierro, Cazzaniga; Gudit, Caslei, Rushenguziminega (82e Rochat); Eleouet (67e Marazzi), Cissé (89e Dia), Deschenaux. Entraîneur: Anthony Braizat.

Bavois: Enrico; Kurtic, Bovay, Bühler (25e Monteiro), Cuénoud; Alic, Feuillassier (57e Gauthier), Zeneli; Alvarez, Lambin, Martins. Entraîneur: Bekim Uka.

Notes: Stade Municipal, 1711 spectateurs. Arbitrage de Nico Gianforte, qui avertit Gudit (40e, antijeu), Cuénoud (55e, réclamations), Matukondolo (80e, jeu dur). Expulsion: Gudit (52e, jeu dur, deuxième avertissement).

Photo: Gabriel Lado

 

Deux pages seront consacrées à ce match dans notre édition papier de mardi.

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19 mai 2018

La double surprise à Djibril Cissé

Pour le dernier match de sa vedette au Stade Municipal, le président d’Yverdon Sport Mario Di Pietrantonio a amené l’ex-entraîneur de l’AJ Auxerre, Guy Roux, ainsi que Karidiata Cissé, la maman du buteur.

 

Mario Di Pietrantonio avait prévenu qu’une grosse surprise attendait Djibril Cissé en marge de son dernier match au Stade Municipal, samedi après-midi face à Bavois. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le président d’Yverdon Sport n’a pas exagéré. La première partie du tour orchestré de main de maître par le boss d’YS? La présence de Guy Roux, le mythique ex-entraîneur de l’AJ Auxerre, dans la Cité thermale. «J’avais promis à Djibril que je ferais le déplacement pour voir un de ses matches cette saison. L’occasion a failli me passer sous le nez, mais je déteste ne pas tenir parole. Alors, lorsque Monsieur Di Pietrantonio m’a appelé, je n’ai pas hésité une seconde», a lancé le technicien français.

L’effet Guy Roux a d’ailleurs fait son effet lorsqu’il est entré dans le vestiaire yverdonnois, durant la théorie d’avant-match. «Il y avait beaucoup d’émotion, tant pour lui que pour moi. Mais je n’ai pas voulu m’imposer. J’y suis rester une minute, pas plus. Juste le temps de dire à tous les joueurs qu’ils avaient beaucoup de chance d’avoir partagé une saison avec Djibril.»

Si Mario Di Pietrantonio aurait tout à fait pu en rester là pour rendre hommage au meilleur buteur de Promotion League, l’homme fort d’Yverdon Sport avait vu les choses en grand. Une haie d’honneur composée d’une centaine de juniors du club s’est ainsi dressée pour accueillir les joueurs des deux formations, ainsi que… la maman de la vedette tricolore. Karidiata Cissé a reçu l’ovation d’un bon millier de spectateurs présents, avant de retrouver son fils qu’elle n’avait plus vu depuis plusieurs semaines au centre du terrain. De quoi mettre le vainqueur de la Ligue des champions 2005 dans les meilleurs conditions avant d’affronter Bavois.

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18 mai 2018

Les raisons d’y croire d’Yverdon Sport

Et si Bavois avait du souci à se faire? Habitué à ne jamais perdre le derby nord-vaudois, le FCB ne part pas avec les faveurs de la cote avant le duel de demain au Stade Municpal. Mais alors vraiment pas.

«Si Yverdon Sport est favori pour le derby de ce week-end? Ah mais Yverdon est toujours favori lorsqu’il nous affronte», sourit malicieusement Jean-Michel Viquerat, comme pour faire comprendre que son FC Bavois se retrouve dans sa position préférée quelques heures avant de se rendre chez son «grand» voisin. «On a nos blessés de longue date et plusieurs noms qui viennent de s’ajouter à la liste des absents. Non, franchement, ça va être très dur de rivaliser», ajoute le président, jouant la carte du bluff jusqu’au bout. Reste que, n’en déplaise au boss du club des Peupliers, les Yverdonnois n’ont sans doute jamais été aussi près de remporter un derby qui les fuit depuis le 10 novembre 2013. En voici les principales raisons.

Djibril Cissé

Comme l’ensemble de ses partenaires, le Français n’avait pas pesé bien lourd face au raz-de-marée bavoisan du match aller (victoire 4-1). Sauf que le buteur vedette d’YS est fier, et que, tout comme il n’a pas apprécié ne pas recevoir de prolongation à son contrat, il a probablement très mal digéré le coup des Peupliers. Depuis un mois, il est en train de faire regretter son départ à tous les supporters yverdonnois. Et, comme une grande personnalité pourrait bien se trouver au Stade Municipal rien que pour lui demain, Djibril Cissé devrait bénéficier d’une motivation  supplémentaire pour montrer son tout meilleur visage. Celui capable de faire tourner un derby.

Bavois s’est fait moins discret

D’habitude, le silence radio est décrété aux Peupliers quelques jours avant d’affronter le «meilleur ennemi». Les Bavoisans parlent volontiers du derby à venir entre eux et ne refusent jamais de répondre à une ou deux questions de la presse, mais ils évitent que cela ne se répande trop. La situation semble un peu différente cette fois. Les joueurs comptent sur une victoire pour redorer une fin de saison manquée et ils le clament depuis plusieurs semaines. Attention à l’excès de confiance.

Le championnat n’est pas fini

L’espoir est maigre, d’accord. Il pourrait même complètement s’éteindre si Chiasso recevait sa licence aujourd’hui. Mais Yverdon Sport n’a pas encore hypothéqué toutes ses chances de promotion. Les hommes d’Anthony Braizat comptent cinq points de retard sur Nyon, alors qu’il en reste six en jeu. Autrement dit, deux victoires d’YS pour autant de défaites nyonnaises et les Nord-Vaudois récupéreraient la 2e place potentiellement synonyme de promotion. Difficilement imaginable, mais pas impossible.

Les joueurs doivent se montrer

Quoi de mieux qu’une victoire symbolique pour envoyer un signal fort aux dirigeants yverdonnois? A l’heure où tous les joueurs ne savent pas encore s’ils poursuivront l’aventure dans la Cité thermale la saison prochaine, un coup d’éclat pourrait tout à fait plaider en leur faveur. Yverdon Sport étant la meilleure formation de 2018, un bon nombre d’éléments du contingent ont déjà convaincu. Reste qu’il demeure probablement encore une ou deux places à pourvoir.

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18 mai 2018

La Protection civile devra s’expliquer

L’Association intercommunale de la protection civile s’est réunie mercredi soir. La commission de gestion examinera les tenants et les aboutissants de l’éviction de l’ancien commandant Claude Rutishauser.

Au mois de mai, les soirées peuvent être encore très fraîches à Agiez. Surtout lorsqu’il pleut et que les représentants de la presse se retrouvent à l’extérieur de la Grande salle du village. Manifestement gênés par notre présence, plus d’une quarantaine de membres du Conseil intercommunal de l’Organisation régionale de protection civile (ORPC) du Nord vaudois ont voté à main levée le huis clos pour le point n°5 de leur ordre du jour. Celui-ci concernait l’éviction de l’ancien commandant Claude Rutishauser, démis de ses fonctions le 9 février dernier, après plus de vingt-sept ans d’activité au sein de la Protection civile (PCi).

La commission de gestion de l’association intercommunale devra statuer sur cette affaire, qui avait écœuré plusieurs édiles nord-vaudois. Pour rappel, ceux-ci avaient dénoncé les méthodes «abusives» exercées par Pierre-Alain Lunardi, président du comité directeur (Codir). Le syndic d’Onnens Alain Portner – il avait été soutenu par 33 communes – avait alors décidé de convoquer cette assemblée extraordinaire pour tenter d’obtenir des réponses du Codir.

Les membres de la commission de gestion devront vérifier la légalité de la procédure instaurée par le Codir pour évincer son ex-collaborateur. Celui-ci sera entendu par la commission au même titre que le Codir. En toute indépendance, l’entité rendra son verdict lors de la prochaine assemblée intercommunale, qui aura lieu en août.

Chargé de la communication au sein du Codir, Francesco Di Franco précise que «l’ancien commandant aurait pu faire recours sur son licenciement et sur la convention confidentielle qu’il a signée, mais il ne l’a pas fait». Et de préciser: «C’est son choix et nous devons le respecter.»

A l’instar de la presse, l’avocat du Codir Mathieu Blanc a dû quitter la salle, après le huis clos voté à main levée par le Conseil intercommunal. © Raposo

A l’instar de la presse, l’avocat du Codir Mathieu Blanc a dû quitter la salle, après le huis clos voté à main levée par le Conseil intercommunal.

Un avocat mandaté

«S’il avait un peu plus de fierté et moins d’arrogance, Pierre-Alain Lunardi démissionnerait de ses fonctions, souligne Alain Portner. J’étais neutre jusqu’à hier soir (ndlr: mercredi), mais je suis choqué que le Codir ait engagé un avocat.» En effet Mathieu Blanc – il est également député PLR au Grand Conseil – a été mandaté par le Codir. Quant à Claude-Alain Briod, syndic de Grandevent, il déclare: «Ce qui me déçoit, c’est que le Codir se protège derrière un avocat aux frais des contribuables.»

Interrogé sur ce point, Francesco Di Franco précise que Mathieu Blanc a été mandaté par le Codir afin de répondre aux «questions juridiques» que les membres du Conseil intercommunal auraient pu avoir lors de cette séance. «En l’occurrence, il n’y a pas eu de question de leur part», remarque-t-il.

«Barricadé derrière la loi»

Au final, les membres du Conseil intercommunal ont-ils reçu les réponses qu’ils souhaitaient obtenir? «On a noyé le poisson, confie, dépité, un municipal qui a assisté à l’assemblée, mais qui préfère garder l’anonymat. Le Codir s’est barricadé derrière la loi et la confidentialité de sa convention, pour finalement n’apporter aucune réponse concrète.» Le municipal baulméran Claude-Olivier Roulet renchérit: «Je suis resté sur ma faim. On a tourné en rond pendant deux heures à cause de ce fichu secret de fonction.»

Et le syndic de Grandevent de conclure: «Ce qui me gêne au plus haut point, c’est le fait que le Codir n’a pas eu la décence de communiquer sur cette affaire et que nous sommes toujours dans le flou absolu.»

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18 mai 2018

«On m’a traitée d’incapable»

Les salariés d’un restaurant d’entreprise géré par le Groupe Eldora dénoncent l’attitude de leur chef. Tombés en arrêt maladie, ils ont fini par être licenciés.

«On m’a traitée d’incapable et de profiteuse.» Après vingt-cinq ans d’une vie professionnelle sans nuage, le quotidien de Josiane* a soudainement basculé, en juillet dernier. L’arrivée d’un nouveau chef au sein du   restaurant du personnel de l’entreprise Dentsply Sirona, à Ballaigues, géré par le Groupe Eldora, a bouleversé l’équipe de cinq personnes qui était en place depuis des années. Le personnel raconte avoir subi les affres du nouveau supérieur, jusqu’à en tomber malade.

Après un premier arrêt maladie, Josiane est retournée bosser à la fin du mois de février. «J’ai travaillé durant trois semaines dans des conditions correctes, puis j’ai été licenciée», raconte-t-elle. Avant elle, trois autres collègues avaient déjà perdu leur emploi. Aujourd’hui, Josiane se sent dans une impasse. Toujours sous contrat avec Eldora, elle est en arrêt maladie et ne peut ni travailler ni chercher un job. Mais ce n’est pas là son seul problème: «Mes employeurs veulent absolument que je fasse mes deux derniers mois. J’ai proposé de prendre toutes mes vacances d’un coup, ils auraient juste eu deux semaines à m’offrir, après vingt-cinq ans de boîte… Mais ils ne veulent pas.»

Quatre des cinq employés du restaurant du personnel de Dentsply Sirona ont été licenciés par le Groupe Eldora. © Pierre Blanchard

Quatre des cinq employés du restaurant du personnel de Dentsply Sirona ont été licenciés par le Groupe Eldora.

Selon Yves Defferrard, secrétaire régional chez Unia, les employés «se plaignaient de ces problèmes depuis un certain laps de temps». Il explique qu’à l’attitude pesante du chef se seraient ajoutés des «objectifs irréalisables». Et la direction n’aurait pas réagi face aux doléances des salariés. «Toutes les tentatives de dialogue ont échoué», assure Yves Defferrard, ce que confirme Josiane: «Je n’ai jamais eu de réponse, ni à mes téléphones ni à mes courriers. Ils ont fait l’autruche.» Unia, qui suit le dossier de près, a donc pris la décision de dénoncer publiquement cette situation, hier. La prochaine étape devrait se jouer devant les tribunaux. «L’employeur a la responsabilité de veiller à l’intégrité physique et psychique de ses employés», martèle Yves Defferrard.

De son côté, le Groupe Eldora a fait savoir qu’il «conteste formellement les allégations du syndicat Unia et ne souhaite pas se prononcer sur ce dossier, dont le traitement est assuré professionnellement et confidentiellement par son service des ressources humaines, dans le strict respect des dispositions de la Convention collective nationale du travail.»

Après des mois de souffrance, Josiane se sent brisée. «Je ne me sens pas du tout sûre de moi. Des fois, à force de l’entendre, on en arrive à se demander si on est vraiment capable ou non…»

*nom connu de la rédaction

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17 mai 2018

La flamme plus forte que la pluie

La torche de Special Olympics a fait une escale remarquée à Yverdon-les-Bains, hier, où plus de 170 personnes ont couru pour une noble cause.

Comme pour rappeler qu’Yverdon-les-Bains est une ville d’eau, il pleuvait des cordes lorsque la torche des prochains Jeux nationaux réservés aux personnes en situation de handicap mental est arrivée sur la place Pestalozzi, hier, aux alentours de 11h30. Une forte averse qui n’avait pas la moindre chance d’atteindre ni d’éteindre la flamme, au sens propre comme au figuré: une bonne centaine de personnes, dont quelques représentants des autorités communales, ont accompagné les relayeurs du centre-ville yverdonnois au stade de l’USY, regroupés en un long cortège escorté par les forces de police. Tout ce petit monde a rapidement rejoint l’anneau du bord du lac, où était organisée la course en faveur du mouvement Special Olympics.

Partis de Berne dimanche,  les relayeurs parcourent entre 30 et 40 kilomètres chaque jour, afin de rejoindre Genève, ce dimanche, ville hôte des Jeux nationaux. Hier, ils ont quitté Moudon pour rejoindre le Nord vaudois.

Les porteurs du flambeau sont suivis par des membres de Special Olympics Switzerland, et notamment de Jérôme Bérard, représentant des athlètes. «Ça fait chaud au cœur de voir autant de monde», a-t-il lancé au micro, une fois sur le tartan yverdonnois. Un peu plus de 170 coureurs s’apprêtaient alors à s’élancer pour respectivement quinze ou quarante-cinq minutes de tours de piste.

Pour le sport pour tous

Ni la température, un peu fraîche pour la période, ni la pluie n’ont eu raison de l’enthousiasme des participants, parmi lesquels de nombreux écoliers, des sportifs, des handicapés et des curieux, qui ont enchaîné les foulées ou encouragé les athlètes pour la bonne cause. Tout un symbole de solidarité envers les personnes en situation de handicap, pour qui avoir la possibilité de pratiquer un sport contribue à leur intégration et, tout simplement, à leur bien-être.

L’événement a touché beaucoup de monde. Par exemple, une importante délégation de la Fondation Verdeil, lieu de formation pour les élèves en difficulté d’apprentissage,  a chaussé les baskets de course pour l’occasion. «Le sport est quelque chose auquel nous accordons beaucoup d’importance», a résumé Jean-Marc Sueur, qui a accompagné ses ouailles dans l’effort.

Porteuse d’un message d’amour et d’altruisme, la flamme a étincelé avec vigueur durant trois heures à Yverdon-les-Bains, avant de reprendre son périple en direction d’Orbe, où elle a été accueillie en fin d’après-midi et y a passé la nuit.

Les images de l’arrivée de la torche à Orbe seront à découvrir dans notre édition de demain.

 

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17 mai 2018

Le service d’oncologie s’enracinera au Lierre

Yverdon-les-Bains  –  Les Etablissements hospitaliers du Nord vaudois (EHNV) viennent de se lancer dans un chantier estimé à près de 3,4 millions de francs pour créer un tout nouveau centre d’oncologie.

Les patients atteints d’un cancer pourront suivre les petits dessins de lierre sur le sol du bâtiment principal des EHNV, à Yverdon-les-Bains, pour tomber nez à nez avec le nouveau centre d’oncologie. Au deuxième étage du bâtiment qui abrite le centre de chirurgie ambulatoire DaisY, il réunira, dès le mois de novembre, un accueil administratif spécialisé, des salles de consultation, un laboratoire permettant d’obtenir immédiatement les résultats d’analyses de sang, une zone de traitement avec dix-neuf places – au lieu de quatorze – et des bureaux pour le personnel, ainsi que pour la Ligue vaudoise contre le cancer et la médecine maxillo-faciale.

Pierre Hösli n’est plus le seul oncologue de l’Hôpital d’Yverdon-les-Bains. Son service vient de s’étoffer avec l’arrivée de  deux médecins en vue du déménagement dans le bâtiment du Lierre qui, à terme, devrait être consacré à 100% aux soins ambulatoires. Les bureaux de la direction quitteront le premier étage.

Pierre Hösli n’est plus le seul oncologue de l’Hôpital d’Yverdon-les-Bains. Son service vient de s’étoffer avec l’arrivée de deux médecins en vue du déménagement dans le bâtiment du Lierre qui, à terme, devrait être consacré à 100% aux soins ambulatoires. Les bureaux de la direction quitteront le premier étage.© Carole Alkabes

«C’est un concours de circonstances qui a fait que le service d’oncologie peut déménager dans ces locaux, explique l’oncologue Pierre Hösli. D’une part les locaux étaient disponibles et, d’autre part, il y a une évolution globale de l’activité oncologique qui justifiait de disposer d’un plus grand espace et d’améliorer le flux des patients de leur entrée à leur sortie, afin qu’il soit le plus simple et le plus optimal possible.» Actuellement, les consultations se font dans le bâtiment  Le Trèfle et les traitements sur le site principal.

Les travaux viennent tout juste de commencer, car il a fallu du temps pour réfléchir à l’aménagement de ce nouveau centre. «On s’est battus contre le Service de la santé publique pour garder des salles d’attente et de traitement agréables. Car il était important d’avoir de l’espace, de la lumière et du calme», confie l’oncologue.

Le nouveau centre d’oncologie ambulatoire, budgeté à 3,376 millions de francs, n’impactera pas les activités de Saint-Loup, selon la direction des EHNV.


Rapport d’activités 2017 des Etablissements hospitaliers du Nord vaudois
Une année de réorientation et de changements

L’assemblée générale des EHNV a eu lieu mardi. L’occasion pour son directeur général, Jean-François Cardis, de dresser un bilan de l’année écoulée. Parmi les évolutions notables, il est à relever une baisse générale des cas de soins aigus, traités à la Vallée, à Saint-Loup et à Yverdon-les-Bains. «Il y a une diminution de l’activité stationnaire (ndlr: celle-ci est passée de 489 cas en 2016 à 361 en 2017). Car la chirurgienne du site combier n’a pas maintenu son activité, justifie Jean-François Cardis. La direction médicale a donc décidé de ne plus faire de chirurgie stationnaire à la vallée de Joux pour la sécurité des patients. On ne les laisse pas dormir la nuit qui suit leur opération quand il n’y a ni chirurgien ni anesthésiste sur place.»

Le site de Saint-Loup a lui aussi été touché, car l’un des chirurgiens est parti à la retraite fin 2017. Ce qui a provoqué une baisse des opérations de chirurgie générale. «Le secteur de l’orthopédie grandit au sein des EHNV et en particulier à Saint-Loup, poursuit le directeur général. Ce qui fait que l’on a quasi compensé la perte de la chirurgie générale par la chirurgie orthopédique.»

Malgré la création d’une permanence à Cossonay, comme indiqué dans nos colonnes en novembre dernier, les EHNV essuient un déficit plus important que prévu, avec une perte de 3,5 millions de francs. «Au départ, j’ai eu peur qu’on ait une fuite des patients vers d’autres hôpitaux, mais en fait c’est une tendance générale. Dans tous les cantons en 2017, que ça soit en EMS, en réadaptation ou en soins aigus, on a noté moins d’activités stationnaires et ambulatoires, confie Jean-François Cardis. On n’arrive pas à l’expliquer et Santé Suisse non plus.» Le président des EHNV Bertrand Vuilleumier, lui, a bien une hypothèse: «Il y a bien un moment donné où toutes les mesures de prévention, les explications sur la diététique et le développement des activités sportives doivent porter leurs fruits. Et où elles entraînent une modification suffisante des comportements qui se traduit par un recours moindre aux structures hospitalières», juge-t-il.

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16 mai 2018

Un labo pour tester les bugs électriques

La Haute Ecole d’ingénierie et de gestion du canton de Vaud (HEIG-VD) a créé un laboratoire avant-gardiste à un demi-million de francs. Celui-ci permet de reproduire le réseau électrique de tout un quartier.

Que se passerait-il dans les foyers nord-vaudois si on ajoutait des nouvelles technologies pour mesurer et gérer le courant sur le réseau? «S’il ne se passait rien, ce serait déjà beaucoup!», sourit Mauro Carpita, directeur de l’Institut d’énergie et du système électrique à la Haute Ecole d’ingénierie et de gestion du canton du Vaud (HEIG-VD).

A l’heure actuelle, le seul moyen de tester une nouvelle technologie sur le réseau électrique à basse tension (lire encadré), c’est de l’insérer directement sur les installations existantes. Ce qui peut causer quelques désagréments si tout ne se déroule pas comme prévu. «Nous, les ingénieurs, avons beau faire des simulations sur ordinateurs, ce n’est pas parce qu’un nouveau procédé fonctionne sur papier que cela marchera en réalité», poursuit le professeur. C’est pourquoi, la HEIG-VD a lancé le laboratoire ReIne, dirigé par Mauro Carpita et Jean-François Affolter, qui permet de tester de façon sécurisée des produits inédits sur un réseau similaire à celui d’un quartier de plus de trente ménages.

Une révolution en marche

Ce nouveau laboratoire est un petit bijou qui a coûté un demi-million de francs, financé par la HEIG-VD et des sponsors privés. Une telle dépense en valait-elle la peine? «Oui, c’est très important parce qu’une baisse ou un excès de tension peut avoir de lourdes répercussions, non pas pour un usager qui voit sa télévision coupée quelques instants, mais pour les entreprises qui ont besoin d’une tension électrique stable et de qualité pour produire des pièces de précision, par exemple, souligne Mauro Carpita. Et surtout, le contexte actuel impose aux scientifiques et aux ingénieurs d’instaurer un changement technologique.»

En effet, le réseau électrique suisse, construit dans les années 1950-1960, a été pensé comme un flux unidirectionnel provenant des centrales thermiques, nucléaires, et hydrauliques vers les utilisateurs. Or, à la suite de la décision du peuple de sortir du nucléaire et en raison du développement des énergies renouvelables, le consommateur est devenu producteur. Tout un chacun peut désormais injecter de l’électricité sur le réseau via des panneaux solaires par exemple. «Pour l’utilisateur lambda, ce changement de paradigme est sans effet. Mais pour les distributeurs d’électricité, cela engendre des conséquences, car ils ont l’obligation de fournir un service de qualité en continu, et donc ils ne peuvent pas se permettre d’avoir un réseau qui tantôt requiert beaucoup d’énergie (ndlr: en soirée et en hiver, quand les installations privées ne produisent plus d’électricité), tantôt qui est surchargé (ndlr: en journée et l’été, les particuliers réinjectent sur le réseau l’énergie qu’ils ont en trop). Cela va créer des oscillations qui risquent d’affecter la qualité de la tension, simplifie Mauro Carpita. La stabilité du réseau passe par les technologies intelligentes, qui permettent de comprendre son état en mesurant et en analysant les flux d’énergie. A terme, elles pourront réguler le réseau automatiquement en fonction de son état ainsi que de l’offre et de la demande en énergie.»

Spécialisé dans les pannes

Si des laboratoires tels que celui de la HEIG-VD existent déjà, la particularité de celui de Cheseaux-Noréaz réside dans sa flexibilité. «L’idée, c’est plug and play (ndlr:  littéralement branche-toi et joue), relève Mauro Carpita. Les chercheurs et les étudiants de la HEIG-VD ainsi que les industriels pourront tester en conditions réelles des produits et des nouvelles stratégies. Notre système, contrairement à d’autres, permet de reproduire de nombreux schémas électriques et même de générer, de façon contrôlée et répétable, des pannes.»

Car le nœud du problème, ce sont bien les bugs. «Avec ce labo, on peut voir en direct tous les problèmes», renchérit Douglas Houmard, collaborateur à la HEIG-VD, qui se réjouit d’inaugurer le laboratoire en novembre prochain.

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16 mai 2018

Plongée dans la tête des sportifs, où tant se joue

Le coaching mental est devenu essentiel. Les athlètes régionaux l’ont bien compris, Yann Rithner aussi.

«Une étude américaine a établi que 80% des sportifs sont moins performants en compétition qu’à l’entraînement.» Un constat que Yann Rithner aime rappeler, à l’heure où la préparation mentale, domaine dans lequel le Cheyrois qui a grandi à Vallorbe et Yverdon-les-Bains est diplômé, devient un peu moins taboue dans le monde du sport.

Les aspects physiques, techniques et tactiques sont toujours au centre de l’univers des sportifs. Pourtant une nouvelle constellation, plus mentale, gagne en rayonnement. «Même pour quelqu’un qui a l’impression d’être à la limite de ses possibilités, il y a toujours quelque chose à gagner.»

Dans la douleur

Dans la région et au-delà, ils sont toujours plus nombreux à tenter l’expérience, qu’ils l’admettent publiquement ou non. La démarche fait souvent figure de dernier recours dans un moment de doute, ou après un échec cuisant. «On n’y va pas si tout va bien», lance Elodie Jakob, qui avait franchi le pas après avoir subi des blessures à répétition. La championne de Suisse d’heptathlon fait partie de ceux qui assument. Elle a d’ailleurs déjà abordé le sujet avec des camarades d’entraînement, dont Fiona Héritier, la coureuse de demi-fond, qui lui a emboîté le pas. «Je souffre de blocages en course, je me sous-estime», reconnaît la Payernoise, ancienne de l’USY Athlétisme, qui a ainsi travaillé à la résolution de ses soucis.

La confiance est, en effet, souvent au cœur du sujet, bien qu’il ne s’agisse pas du seul paramètre sur lequel se pencher. Il peut aussi, par exemple, être question de gestion du stress et des émotions, de la préparation d’un événement ou de la réalisation d’un mouvement. «Chaque individu est différent, comme l’est chaque geste, chaque discipline, affirme Yann Rithner. Comme le physique, la préparation mentale est quelque chose qu’il faut entraîner. Pour cela, il y a différents outils et techniques.»

On entend toujours que pour performer, un athlète doit «être bien dans sa tête». Et quand il y a des résultats probants, tout le monde affirme que «l’équipe vit bien» ou qu’il y a un «bon vestiaire». Des lapalissades, certes, mais surtout des points qui ne devraient pas être gérés seulement au feeling ou éludés. La visualisation, par exemple, est l’un des outils que Yann Rithner emploie volontiers. «Il s’agit d’imaginer, de mentaliser le geste à accomplir. Cela sert, par exemple pendant une période de blessure, à ce que le corps n’oublie pas un mouvement.»

Gardien des novices élite du Lausanne 4 Clubs, en hockey, Kevin Pasche, 15 ans, a trouvé en la méthode un soutien important, alors que son équipe venait d’aligner douze défaites et qu’il avait perdu sa place de titulaire. «J’ai eu des exercices à réaliser, avant et durant les matches, de façon à faire le vide», explique le jeune hockeyeur de Mézières, qui a retrouvé ses sensations.

Exploiter un potentiel

Les progrès ne sont pas toujours évidents à mesurer. Il s’agit surtout d’une question de ressenti. «Et cela demande du temps», insiste Elodie Jakob. Fiona Héritier affirme être désormais davantage capable d’aller chercher ses limites, et cela s’est traduit dans ses chronos.

La préparation mentale ne s’adresse pas uniquement aux athlètes d’élite, bien au contraire. A son cabinet, le Cheyrois collabore aussi avec des artistes, des entrepreneurs et des sportifs amateurs. Michèle Paillard fait partie de cette catégorie. A 55 ans, elle s’est lancé le défi d’aller au bout d’un trail de 50 km en Haute-Savoie. Près de onze heures d’effort attendent la coureuse d’Onnens. «On entend toujours: à ton âge, si tu maintiens ton niveau, c’est déjà bien. Ces derniers temps, depuis que j’ai entrepris la démarche, j’ai à chaque fois amélioré mes chronos et augmenté l’écart avec les copines.» Et la sociétaire de l’USY d’admettre, au sujet de la préparation mentale, qu’elle n’en a pas encore parlé à ses amies. «Elles l’apprendront en lisant le journal!»

Le travail est encore long avant que la pratique ne devienne commune.

Développement dans l’édition papier.

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16 mai 2018

Des étudiants qui s’engagent en faveur du développement durable

Lors de la troisième Journée de la Terre nourricière, organisée hier au Gymnase d’Yverdon, plusieurs jeunes nord-vaudois ont rivalisé d’imagination pour présenter des projets originaux liés aux problématiques sociales et environnementales.

«Il y a quatre ans, trois élèves sont venus me voir pour me demander s’il était possible de planter des arbres sur le site du Gymnase. Peu de temps après, la première Journée de la Terre nourricière était organisée.» Au moment d’évoquer les prémices de cet événement, l’enseignant Christian Henchoz était ravi, hier, de voir que le développement durable suscite un véritable engouement auprès des étudiants, qui n’hésitent pas à s’engager.

«Cette journée a un impact important et positif, également après le gymnase», a affirmé pour sa part Jean-François Gruet, le directeur de l’institution nord-vaudoise, rappelant l’importance des connaissances acquises par les jeunes dans le cadre de leur scolarité.

«Jusqu’à maintenant, j’ai toujours répondu favorablement aux étudiants qui ont demandé à la direction de soutenir leur projet et j’espère que d’autres idées suivront, pour le bien du Gymnase.»

Des projets de gymnasiens qui peuvent se concrétiser

A l’image du Festival AlternatYv, né de l’imagination de deux anciens gymnasiens, Mathilde Marendaz et Mathias Ortega, certains des projets présentés (lire les trois encadrés)  par les deux classes de l’option complémentaire de géographie – la 3OcGeo1 de Christian Henchoz et la 3OcGeo2 de Malika Trachsel –, ainsi que ceux réalisés notamment par les groupes d’apiculture et d’arboriculture, pourraient se concrétiser plus vite que prévu.

«Les choses que vous faites et construisez aujourd’hui permettront de transformer la société qui nous entoure», a conclu Christian Henchoz, en s’adressant aux gymnasiens, le regard déjà tourné vers la prochaine édition.

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