Les News de Nord Vaudois - octobre 2017

En collaboration avec le journal La Région.

05 déc 2017

Une Coupe de Noël internationale

Marche athlétique – Les concurrents venus de France et d’Autriche ont dominé la tradionnelle épreuve organisée à Yverdon-les-Bains, dimanche. Le jeune Montheysan Nathan Bonzon a tout de même réussi à se hisser sur le podium.

La Coupe de Noël yverdonnoise a souri aux étrangers! ©Champi

La Coupe de Noël yverdonnoise a souri aux étrangers!

C’est dans des conditions optimales et accompagnée par un soleil radieux que s’est tenue la traditionnelle Coupe de Noël, organisée par le Club de marche d’Yverdon-les-Bains au quartier des Cygnes, dimanche dernier. Une 34e édition dominée par les athlètes étrangers, à commencer par le 10 km hommes, lors duquel seul un Suisse, le jeune Nathan Bonzon (CM Monthey), a figuré sur le podium (3e). La victoire est revenue à l’espoir français Justin Bournier, dans un temps de 42’31. Il a devancé son compatriote Jean-Marc Stark (44’52).

«Il s’agit de ma première participation à la Coupe de Noël. Je suis agréablement surpris par le cadre magnifique de cette course et par l’esprit familial qui s’y dégage, relevait le vainqueur, pensionnaire du Dôle Athlétisme Club. Le parcours, jonché de virages larges, est idéal pour réaliser de bonnes performances. Un atout qui devrait permettre aux organisateurs d’attirer encore plus de monde pour les prochaines éditions.»

 

Envie de revenir

 

Ci-contre, le vainqueur du 10 km des hommes, le Français Justin Bournier. ©Champi

Ci-contre, le vainqueur du 10 km des hommes, le Français Justin Bournier.

Chez les femmes, c’est l’Autrichienne Kathrin Schulze, qui réside en Suisse, qui s’est imposée en 52’15. Victorieuse en 2015 et 2e l’année dernière, l’habituée des podiums de la Cité thermale a devancé deux Françaises, Tiphaine Schott (56’19) et Thérèse Cornet (56’59). «Malgré une courte préparation de deux semaines et des températures très fraîches ce matin, je suis satisfaite des sensations et de ma performance. Je reviendrai avec le plus grand plaisir l’année prochaine», se réjouissait d’avance la lauréate, dont c’était la quatrième participation à Yverdon-les-Bains. Elle a, également, tenu à relever la qualité de l’organisation.

Michel Martin était, d’ailleurs, satisfait au moment de tirer le bilan de la dernière course de la saison : «Avec quatre nationalités représentées sur la trentaine de participants, une forte densité s’est dégagée, relevait- il. Les performances ont été à la hauteur de nos espérances.» Au-delà encore de l’aspect sportif, l’organisateur tenait également à remercier les bénévoles qui, chaque année, bravent le froid hivernal. «Sans eux, rien de tout ça ne serait possible.»

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04 déc 2017

La renaissance annoncée du MuMode

Yverdon-les-Bains – Le Musée suisse de la mode (MuMode) a célébré ses 35 ans en partenariat avec le Zonta Club Yverdon-les-Bains, jeudi dernier. L’occasion d’évoquer l’avenir de l’institution, qui se mue en fondation.

En adhérant aux Amis du musée, les invités ont pu aider à réaliser cette robe d’Yves Saint Laurent. ©Michel

En adhérant aux Amis du musée, les invités ont pu aider à réaliser cette robe d’Yves Saint Laurent.

Pour son 35e anniversaire, le Musée suisse de la mode (MuMode) s’était mis sur son trente-et-un, jeudi dernier, à Yverdon-les-Bains. Au menu de sa soirée, organisée à La Marive avec le Zonta Club, les 380 invités, dont, entre autres, le grand couturier Dominique Sirop, le conseiller d’Etat Philippe Leuba, le promoteur immobilier Bernard Nicod et le syndic d’Yverdon-les-Bains Jean-Daniel Carrard, ont eu droit à un souper de gala, des défilés et à une vente aux enchères (lire ci-dessous).

 

Un fort contraste

 

L’événement a été ponctué par des défilés, présentés par l’Ecole d’arts appliqués de La Chaux-de-Fonds, les stylistes Adrian Reber et Jenifer Thévenaz Burdet, ainsi que le grand couturier Dominique Sirop. ©Michel

L’événement a été ponctué par des défilés, présentés par l’Ecole d’arts appliqués de La Chaux-de-Fonds, les stylistes Adrian Reber et Jenifer Thévenaz Burdet, ainsi que le grand couturier Dominique Sirop.

Un prestige qui contraste fortement avec la situation actuelle du musée. «Nos locaux sont vétustes et modestes. Nous exposons dans des salles à disposition pour tous», a déploré Gloria Capt, présidente du MuMode et municipale d’Yverdon-les-Bains, en charge du service de l’urbanisme et des bâtiments. Ce problème devrait être résolu avec le projet d’édifice multifonctionnel sur le site de l’Ancien-Stand, où le MuMode cohabiterait avec un cinéma multiplexe et la Bibliothèque. «Le musée va devenir un lieu incontournable», a assuré Jean-Daniel Carrard.

De g. À dr.: Olivier Calloud (directeur général de la banque Piguet & Galland), Dominique Brustlein-Bobst (présidente du comité de soutien de la soirée), Anna- Lina Corda et Gloria Capt (respectivement directrice et présidente du MuMode). ©Michel

De g. À dr.: Olivier Calloud (directeur général de la banque Piguet & Galland), Dominique Brustlein-Bobst (présidente du comité de soutien de la soirée), Anna- Lina Corda et Gloria Capt (respectivement directrice et présidente du MuMode).

Le nouvel écrin de l’institution ira de pair avec un changement de structure, annoncé lors de la soirée, qui était placée sous le haut patronage d’Hubert de Givenchy. Le MuMode passe, en effet, du statut d’association à celui de fondation, qui réunira les Amis du musée.

 

 

Vente aux enchères

 

Alain Gruber, membre du comité de patronage de la soirée, a joué le rôle de porte-parole de son ami Hubert de Givenchy, grand couturier français qui, à 90 ans, n’a pas pu se déplacer à Yverdon-les-Bains pour des raisons médicales. ©Michel

Alain Gruber, membre du comité de patronage de la soirée, a joué le rôle de porte-parole de son ami Hubert de Givenchy, grand couturier français qui, à 90 ans, n’a pas pu se déplacer à Yverdon-les-Bains pour des raisons médicales.

Bernard Piguet, petit-neveu du couturier Robert Piguet, natif d’Yverdon-les-Bains, a animé une vente aux enchères avec huit lots prestigieux, dont, notamment, un trench-coat signé Christian Dior, qui est reparti pour 6000 francs. Au total, 20 300 francs ont été récoltés et seront répartis équitablement entre le MuMode -pour le lancement de la fondation et le Zonta Club.

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04 déc 2017

La magie de Noël s’invite au centre-ville

«Hiver’Don-les-Bains» – La capitale du Nord vaudois a inauguré, samedi dernier, son marché de Noël, baptisé «Hiver’Don».

L’Ecole Rudolf Steiner a lancé les festivités en musique. Afin de nous faire patienter jusqu’à Noël, plusieurs chanteurs donneront un concert sur la place Pestalozzi. ©Carole Alkabes

L’Ecole Rudolf Steiner a lancé les festivités en musique. Afin de nous faire patienter jusqu’à Noël, plusieurs chanteurs donneront un concert sur la place Pestalozzi.

Les organisateurs d’Art Show Communication ont eu des émotions, car la bise soulevait ses infrastructures en forme de bulles. Le Service des travaux de la Ville a fourni des éléments de trottoir qui ont permis de stabiliser les constructions. Une fois le problème résolu, Thierry Despland, responsable de l’événement, et Jean-Daniel Carrard, syndic d’Yverdon-les-Bains, ont souhaité la bienvenue à tout le monde. Et l’édition 2017 a pu démarrer autour d’un verre de l’amitié et d’une fondue à la bière Boxer. Ben oui, ils ont misé sur le local !

Le Père Noël et ses «petits» lutins entouraient le responsable du Marché de Noël, Thierry Despland (au centre à g.), et le syndic de la Ville, Jean-Daniel Carrard. ©Carole Alkabes

Le Père Noël et ses «petits» lutins entouraient le responsable du Marché de Noël, Thierry Despland (au centre à g.), et le syndic de la Ville, Jean-Daniel Carrard.

En entrant dans les bulles, vous devenez les figurines vivantes des boules magiques de Noël. ©Carole Alkabes

La cérémonie officielle s’est déroulée à l’intérieur d’une des bulles.  

En entrant dans les bulles, vous devenez les figurines vivantes des boules magiques de Noël. ©Carole Alkabes

En entrant dans les bulles, vous devenez les figurines vivantes des boules magiques de Noël.

Les chalets installés à la place Pestalozzi regorgent de surprises. ©Carole Alkabes

Les chalets installés à la place Pestalozzi regorgent de surprises.

 

La magie de Noël a envahi le centre-ville d’Yverdon-les-Bains. Animations et exposants transforment la capitale du Nord vaudois en un haut lieu de fête jusqu’au 24 décembre. ©Carole Alkabes

La magie de Noël a envahi le centre-ville d’Yverdon-les-Bains. Animations et exposants transforment la capitale du Nord vaudois en un haut lieu de fête jusqu’au 24 décembre.

Ambiance féérique

Les gourmandises d’hiver à Chavannes-le-Chêne

 

Comment ne pas craquer pour les si jolis gâteaux de Johanna Rosset, de Dulces Detalles cupcakes ? ©Carole Alkabes

Comment ne pas craquer pour les si jolis gâteaux de Johanna Rosset, de Dulces Detalles cupcakes ?

Le traditionnel Marché de Noël de Chavannes-le-Chêne a rencontré un vif succès, samedi dernier. Et autant dire que ça sentait bon à la Grande salle du village. Cupcakes fait maison, miel et confitures : rien que des bonnes choses. Mais ce n’est pas tout, les artisans du coin se sont également déplacés pour promouvoir leur travail, notamment de la gravure sur bois, peinture sur pierres, confection de bijoux et décorations en tous genres. Bref, que de belles choses à voir et à goûter.

 

 

 

Un air de fin d’année avec les bibelots de Système D. ©Carole Alkabes

Un air de fin d’année avec les bibelots de Système D.

 

Les pyrogravures sur bois d’Ernest Vez attiraient l’oeil des visiteurs. ©Carole Alkabes

Les pyrogravures sur bois d’Ernest Vez attiraient l’oeil des visiteurs.

Sonia Tellenbach et ses courgettes (à g.) et Sabrine Woeffray, avec son miel. ©Carole Alkabes

Sonia Tellenbach et ses courgettes (à g.) et Sabrine Woeffray, avec son miel.

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04 déc 2017

Auberson dans la roue des meilleurs

Motocross – La 32e édition du Supercross de Genève a été enlevée par le Français Marvin Musquin. En SX2, le pilote d’Epautheyres Killian Auberson a, lui, obtenu des 3e et 4e rangs lors des finales de vendredi et samedi.

Killian Auberson (en noir) a mis le feu lors de sa victoire en demi-finale. ©Champi

Killian Auberson (en noir) a mis le feu lors de sa victoire en demi-finale.

Killian Auberson s’est battu avec les cadors à Genève. ©Champi

Killian Auberson s’est battu avec les cadors à Genève.

Lancé à la poursuite de son rêve de devenir «Prince de Genève», comme en 2012, Killian Auberson s’est battu avec les meilleurs, le week-end dernier, au Supercross de Genève. La piste de Palexpo a vu le pilote d’Epautheyres terminer 3e de la finale SX2 de la première soirée de courses, puis 4e le lendemain. Pas mal, sachant que le champion de Suisse Inter MX2 de motocross en titre s’est cassé un pouce il y a de cela trois semaines.

«Je n’ai pas pu beaucoup m’entraîner ces dernières semaines et, comme je manquais de roulage, les fins de manche ont été compliquées pour moi», soulignait le crossman de 25 ans. Des difficultés qui ne l’ont pas empêché de rivaliser avec les ténors de sa catégorie : vendredi, il a remporté la demi-finale et, samedi, il a terminé au 2e rang de la manche initiale. «En finale, je suis même parti devant, puis j’ai fatigué. Je suis un peu déçu, dans le sens où j’avais la vitesse pour être devant, mais je n’étais pas en condition pour y rester jusqu’au bout, souligne le pilote KTM. En plus, la piste était plus glissante que la veille, et je me suis senti moins à l’aise.» Au final, il a dû laisser le titre de «Prince de Genève» au Français Thomas Do.

Killian Auberson.

Killian Auberson.

Killian Auberson s’envolera demain pour les Etats-Unis, où il passera environ deux mois. Basé en Californie, où il a ses habitudes, il devrait disputer les six premières courses du championnat américain de supercross et, ainsi, poursuivre sa progression.

Dans la catégorie reine, Marvin Musquin, impérial, a remporté pour la 4e fois le Supercross de Genève. Le Français a, ainsi, égalé le record du nombre de victoires de son rival américain Justin Brayton. Le «Roi de Genève» a ravi les quelque 30 000 spectateurs de Palexpo (sur les deux soirées) en faisant course en tête durant environ 90% du temps.

Le Français Yannis Irsuti (n° 170) et Killian Auberson (aussi en médaillon) sont à la bagarre. ©Champi

Le Français Yannis Irsuti (n° 170) et Killian Auberson (aussi en médaillon) sont à la bagarre.

Les freestylers ont apporté au public sa dose d’adrénaline. Le Néo- Zélandais Levi Sherwood a séduit par son double back-flip sans les mains, en exclusivité européenne, dans une discipline qui a aussi vu Mat Rebeaud effectuer sa part de spectacle.

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01 déc 2017

Feu vert à la route de contournement

Yverdon-les-Bains – La Municipalité et les opposants ont trouvé un accord. La procédure pendante devant la Cour cantonale a été retirée.

Depuis la rue de Graveline, la route passera au sud de Pierre-de-Savoie, sous la voie CFF, pour rejoindre Y-Parc. Les travaux débuteront début 2018 et dureront deux ans. ©Duperrex-a

Depuis la rue de Graveline, la route passera au sud de Pierre-de-Savoie, sous la voie CFF, pour rejoindre Y-Parc. Les travaux débuteront début 2018 et dureront deux ans.

Enfin ! Il aura fallu cinq ans -le principe d’une route de contournement communale a été adopté en novembre 2012 par près de 62% des votants pour aboutir au terme d’une procédure particulièrement longue, et pas seulement en raison de la complexité du projet.

En effet, la votation populaire n’était que le début d’un parcours parsemé d’embûches. Car à l’époque, la majorité municipale était clairement opposée à ce projet. Dont l’étude et le pilotage ont été attribués au Service Travaux et Environnement (STE). Chef de service et ingénieur, Sandro Rossellet a pris ce dossier à bras le corps. Le Conseil communal a voté un crédit de 32 millions de francs.

Reste que lors de la procédure de mise à l’enquête publique, plusieurs oppositions, de privés et de groupements, ont été manifestées. L’argument principal concernait les circulations que cette nouvelle route allait générer dans les quartiers voisins, tout particulièrement sur les «pénétrantes» du secteur sud (Roseyres, Pierre-de-Savoie, Graveline).

Une victoire d’étape sur l’effet suspensif, obtenue par l’avocat de l’Association Isles/Valentin Sud, Me Raphaël Mahaim, a amené la Municipalité à entrer en négociation. Plus de vingt séances ont ainsi été consacrées par une délégation municipale pour rencontrer les opposants, dont une bonne partie se sont regoupés dans l’Association Isles/ Valentin Sud.

Un accord a été trouvé et une convention, conduisant au retrait du recours, a été signée par les parties. Les opposants ont obtenu une limitation à 30km/h sur les pénétrantes. Ces pointes du «peigne» dont la route de contournement forme le dos ne sont pas des artères à gros trafic, mais des rues de desserte permettant d’accéder aux quartiers, respectivement aux aires de stationnement situées au sud du centreville. Le cas des rues Roger-de- Guimps et des Moulins sera traité ultérieurement.

«Tout est bien qui finit bien», relève encore l’avocat Raphaël Mahaim.

 

Limitation à 30 km/h

 

«Nous nous sommes mis d’accord sur le fait que les routes de desserte seront limitées à 30 km/h. C’est ce qu’on réclamait depuis le début», réagit Hubert Sciboz, vice-président de l’Association Isles/ Valentin Sud. Il a fallu requérir l’avis de la Direction générale de la mobilité et des routes (DGMR), et une étude de faisabilité, pour parvenir à ce résultat. C’est à dire la limitation à 30 et non une zone 30, qui aurait, entre autres, nécessité la suppression des passages à piétons. Une telle option aurait été inacceptable pour les parents des écoliers du collège des Isles.

 

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01 déc 2017

Le chef des EPO libéré de ses obligations

Orbe – A la suite des récentes accusations dirigées contre les Etablissements pénitentiaires de la plaine de l’Orbe (EPO), la conseillère d’Etat Béatrice Métraux a annoncé, hier, qu’une enquête administrative était ouverte à l’encontre du directeur du site, Olivier Rogivue. Sans attendre les conclusions de cette procédure, plusieurs mesures ont déjà été prises.

Le trouble règne aux Etablissement de la plaine de l’Orbe, depuis les accusations de 63 détenus et de huit anciens collaborateurs du pénitencier. ©Michel Duperrex

Le trouble règne aux Etablissement de la plaine de l’Orbe, depuis les accusations de 63 détenus et de huit anciens collaborateurs du pénitencier.

Près de trois mois après la révolte de 63 détenus du pénitencier des Etablissements de la plaine de l’Orbe (EPO), ainsi que de huit anciens collaborateurs de la prison, concernant la gestion des sites urbigènes, la conseillère d’Etat Béatrice Métraux (Les Verts) a fait un point sur la situation, hier (lire ci-dessous). Pour rappel, les plaignants ont invoqué trois types de griefs : un manque de communication entre la hiérarchie, l’installation d’une caméra de surveillance dans un parloir de la prison et des sanctions disciplinaires arbitraires. «Il faut préciser que ces sanctions ont été prises parce que les détenus refusaient de rentrer dans leur cellule après les matches de football, qui ont, parfois, dû être écourtés ou diminués par manque de ballons», a expliqué Béatrice Métraux.

 

Démarches entreprises

 

La conseillère d’Etat a précisé que plusieurs mesures ont immédiatement été prises. «Nous avons supprimé la caméra dans le parloir, car elle avait été installée par l’ancien directeur des EPO pour garantir la sécurité de ses agents. Mais, comme il y a un bouton d’urgence, en fait, elle n’était pas nécessaire, précise celle qui a tout de même consulté l’Ordre des avocats vaudois avant de prendre cette mesure. Concernant les sanctions disciplinaires, nous avons expliqué à chaque détenus que c’était tout à fait normal.»

Olivier Rogivue. ©Canton de Vaud

Olivier Rogivue.

En revanche, le Gouvernement a jugé nécessaire de creuser la question du «manque de communication», mais la conseillère d’Etat n’a pas voulu donner de détails à ce sujet. Car une enquête administrative a été ouverte à l’encontre du directeur des EPO, Olivier Rogivue (en médaillon), dont les détenus demandaient le renvoi. «Nous voulons voir si il n’y a pas d’autres erreurs au-delà du manque de communication, confie Béatrice Métraux. En attendant d’en savoir davantage, le directeur a été libéré aujourd’hui (ndlr : hier) de ses obligations, mais reste en fonction.» Ce sont ses deux adjoints qui assurent l’intérim.

Pour l’heure, le Conseil d’Etat reste prudent et préfère ne pas dévoiler plus de détails tant que l’enquête administrative n’est pas terminée.

 

Rappel des faits de cet été

 

23.08.2017 : 63 détenus adressent un courrier à la présidente du Grand Conseil, Sylvie Podio, et à Béatrice Métraux, puis au SPEN, dénonçant des problèmes des gestion aux EPO et demandant le renvoi du directeur. Des analyses ont été effectuées concernant les griefs.

Dès le 12.09.2017 : intervention des commissions des visiteurs de prison et de gestion.

19.09.2017 : réponse de Béatrice Métraux à chaque détenu.

19.09.2017 : d’anciens collaborateurs des EPO dénoncent, à leur tour, des dysfonctionnements.

Dès le 21.09.2017 : visite des EPO par les commissions des visiteurs de prison et de gestion.

03.10.2017 : l’UDC demande une Commission d’enquête parlementaire sur les pénitenciers du canton.

30.11.2017 : le Gouvernement propose de rejeter la requête de l’UDC et annonce que le directeur des EPO est «libéré de ses obligations» et qu’une enquête administrative est en cours contre ce dernier.

 

Un «non» à la commission d’enquête parlementaire

 

La conseillère d’Etat Verte Béatrice Métraux et le chancelier Vincent Grandjean ont présenté le résultat d’une enquête sur les établissements pénitentiaires du canton. ©Christelle Maillard

La conseillère d’Etat Verte Béatrice Métraux et le chancelier Vincent Grandjean ont présenté le résultat d’une enquête sur les établissements pénitentiaires du canton.

En octobre dernier, le parti UDC, soutenu par le PLR, a demandé la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire (CEP) sur la gestion du Service pénitentiaire (SPEN) du canton. Le Conseil d’Etat avait jusqu’à hier pour se prononcer sur cette demande et pour remettre son rapport au Grand Conseil. Représenté par la cheffe du DIS, Béatrice Métraux, et par le chancelier Vincent Grandjean, le Gouvernement a proposé de rejeter la requête de l’UDC. «Que ce soit au sujet des éléments déclencheurs de cet été ou concernant la situation globale des établissements pénitentiaires, il n’y a aucun problème qui ne peut être réglé par les moyens ordinaires, a expliqué Vincent Grandjean. C’est un instrument extraordinaire qui permet d’établir des faits et des responsabilités, mais il ne doit être utilisé que pour des circonstances de grande portée. Ce qui n’est pas le cas ici.» Béatrice Métraux a souligné le fait qu’«un grand travail a été engagé ces six dernières années par le SPEN» et que le monde carcéral était complexe. Pourtant, selon le Conseil d’Etat, «le service a su prendre les mesures nécessaires et les mettre en place correctement.» Le bureau du Grand Conseil doit également rendre un rapport, d’ici à la fin de l’année normale ment. Un vote sur l’institution d’une CEP devrait se tenir en janvier prochain.

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01 déc 2017

Requinqué, Becholey prépare la saison à venir

Golf – Stoppé par une blessure à une épaule qui l’a écarté des greens durant deux mois et demi, le Nord-Vaudois a pu reprendre l’entraînement sans douleur.

Nicolas Becholey a connu une bonne phase durant la fin de l’été, qui lui a permis de se hisser parmi les meilleurs jeunes golfeurs romands. ©Duperrex-a

Nicolas Becholey a connu une bonne phase durant la fin de l’été, qui lui a permis de se hisser parmi les meilleurs jeunes golfeurs romands.

En reprenant ses clubs en main le week-end dernier, Nicolas Becholey a poussé un gros ouf ! De soulagement. Voilà à peu près deux mois et demi qu’il n’avait pas pu jouer, après s’être blessé à une omoplate au travail. Un premier pépin auquel l’apprenti paysagiste a ajouté, peu après, une contusion à un genou. Alors, quand il a pu retaper dans la balle sans douleur ni gêne, le jeune golfeur de Villars-sous-Champvent a entrevu le bout de cette période compliquée.

«Le plus frustrant, c’est que je sortais d’une bonne phase, durant laquelle j’ai obtenu de bons résultats. J’étais en confiance et j’espérais pouvoir profiter des épreuves de l’automne pour baisser mon handicap», lance celui qui a dû reporter ses desseins le temps de pouvoir se soigner.

 

Un 2e rang en finale

 

Durant la fin de l’été dernier, le golfeur de 19 printemps a tout de même pu s’aligner lors de quelques épreuves du Challenge romand des moins de 21 ans. Vainqueur d’un tournoi de qualification disputé à Payerne, il est parvenu à se hisser dans le top 25 des participants et a, par conséquent, décroché son ticket pour la finale, qui a eu lieu à Puidoux. Une compétition lors de laquelle il est monté sur la deuxième marche du podium. «On était trois à se retrouver à égalité au 2e rang. On a été départagés par nos scores sur les trous les plus compliqués du parcours», relève le Nord-Vaudois. Ses performances lui ont valu un 5e rang à l’Ordre du mérite du Challenge romand, en fait le classement général sur toute la saison.

Retapé, Nicolas Becholey (handicap 2,8) va s’atteler à préparer le début de la saison à venir. «Tant qu’il n’y a pas de neige sur les parcours, je peux m’entraîner», explique celui qui a des fourmis dans les jambes et les bras.

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30 nov 2017

Confidences au détour d’un concert surprise

Yverdon-les-Bains – Reconnu dans le monde entier, le harpiste Park Stickney jouera sur la scène du Théâtre Benno Besson, ce samedi, à l’occasion de la sortie d’un entretien filmé que lui a consacré Plans-Fixes.

L’artiste Park Stickney a invité cinq artistes de haut vol, avec lesquels il jouera sur scène, samedi. ©La Région

L’artiste Park Stickney a invité cinq artistes de haut vol, avec lesquels il jouera sur scène, samedi.

C’est l’histoire d’un gosse d’Arizona qui, assis à l’arrière d’une voiture avec son frère, attend sagement le prochain surprise corner que lui a promis sa mère. Au fur et à mesure que les miles défilent sur cette autoroute interminable de l’Ouest américain, il s’avère parfois difficile de patienter jusqu’à l’angle de la prochaine rue. La mère en a bien conscience et c’est pourquoi, durant ce long trajet, elle sort des «petites surprises» de son sac à main qu’elle tend, avec bienveillance, à ses enfants.

«C’est vers l’âge de 20 ans que je me suis rendu compte que ce surprise corner n’avait, en réalité, jamais existé, et que c’était un subterfuge pour que nous restions tranquille», confie Park Stickney, génie américain de la harpe installé à Valeyres-sous-Ursins depuis une quinzaine d’années. Au fond, c’est un lieu imaginaire où j’aime puiser mon inspiration.

J’ai d’ailleurs composé un titre pour rendre hommage à ce vieux souvenir d’enfance.» Des anecdotes délicieuses comme celle-ci, le harpiste pourrait en distiller pendant des heures. Mais c’est au travers d’un portrait sans détour, réalisé par l’association Plans- Fixes (lire ci-dessous), que l’homme se confiera sur son parcours de vie, ce samedi, à 17h, au Théâtre Benno Besson (TBB), à Yverdon-les-Bains.

«C’est Thierry Luisier (ndlr : l’ancien directeur du TBB) qui a proposé à Alexandre Mejenski, le secrétaire général de Plans-Fixes, de réaliser mon portrait à l’occasion des quarante ans de l’association, confie le musicien qui enseigne à la fois au Conservatoire national supérieur à Lyon et à la Royal Academy of Music à Londres. J’étais très honoré, lorsque l’équipe de tournage est arrivée chez moi, le 22 septembre dernier. C’était un moment spécial, intime et hors du temps.»

En une heure et demie, le journaliste Yann Zitouni, son interlocuteur, a réussi à le mettre à l’aise et à en tirer un documentaire, en noir et blanc, emprunt de sobriété. «On est face à la caméra, on plonge dans l’abîme existentiel», poursuit Park Stickney.

A l’occasion de la première du film, le TBB a donné carte blanche au musicien américain pour qu’il propose un concert, le soir-même. «C’est la première fois que je joue sur cette scène, révèle-t-il. J’en ressens une immense satisfaction, car je me suis toujours dit au fond de moi, qu’un jour, je donnerais un concert dans ce magnifique édifice.»

Humble, ce passionné de jazz n’avait pourtant pas envie de performer en solo. Pour son concert, intitulé Stickney’s Surprise Corner, le harpiste sera accompagné de cinq artistes : Guo Gan, musicien chinois rencontré lors d’un concert à Shanghaï et qui joue du ehru (vièle chinoise); Gigi Biolcati, percussionniste et poète ; Théo Touvet, magicien de la roue de Cyr ; Violaine Contreras de Haro, flûtiste tout terrain et improvisatrice de haut vol ; et Cédric Henny, artiste visuel et complice sur plusieurs projets.

«J’essaie d’imaginer le concert que j’aimerais créer, affirme le Nord-Vaudois qui puise son inspiration à New- York, où il a gardé un pied-à-terre. On va jouer sur des thèmes différents et les faire exploser.» Au détour de ce concert intimiste, ce grand nom de la harpe réserve encore bien des surprises à son public. Un voyage musical à ne manquer sous aucun prétexte.

Stickney’s Surprise Corner, ce samedi, au Théâtre Benno Besson, à Yverdon-les-Bains.

Entrée gratuite pour le film Plans-Fixes, à 17h. Concert, le soir-même, à 20h. Réservations sur : www.theatrebennobesson.ch/stickney.

 

Des portraits à profusion

L’association Plans-Fixes fête ses quarante ans

 

C’est en 1977, lorsqu’une équipe de la télévision décide de célébrer le centenaire de la naissance de Ramuz, que germe l’idée de l’association Plans-Fixes. En effet, à la surprise générale, il n’existe aucune archive cinématographique de l’écrivain. Michel Bory, journaliste, décide alors de réaliser des portraits filmés de personnalités de Suisse romande. Fondée en 1979 à Yverdon-les-Bains, l’association Plans-Fixes a réalisé 330 portraits à ce jour. «Chaque film rend compte de l’histoire du pays à travers le regard de différentes personnalités», explique Alexandre Mejenski, secrétaire général de l’association. Et de souligner qu’il était important de marquer ce 40e anniversaire par le portrait d’une figure nord-vaudoise.

«Park Stickney vit à proximité d’Yverdon-les-Bains et il nous a semblé intéressant de réaliser son portrait, car son témoignage s’avère pertinent.» Cette année, l’association a réalisé douze films d’une durée de cinquante minutes en cinq plans fixes.

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30 nov 2017

La grande invasion intergalactique au musée

Sainte-Croix – Le Centre international de la mécanique d’art (CIMA) et le Musée des arts et des sciences (MAS) ont invité le groupe de blues-rock Allucinacorps à mêler les créatures fantastiques de son clip vidéo aux collections d’objets d’époque. Une exposition qui tranche avec l’histoire du village.

Toute l’équipe de l’Allucinacorps sera présente, demain, au vernissage de son exposition «Call ufo’s». ©Carole Alkabes

Toute l’équipe de l’Allucinacorps sera présente, demain, au vernissage de son exposition «Call ufo’s».

Le groupe de musique du Balcon du Jura Allucinacorps a dévoilé, hier, un scoop : une soucoupe volante s’est posée au cœur du Musée des arts et des sciences (MAS) de Sainte-Croix. Et les aliens qui se trouvaient à bord ont envahi ledit établissement, ainsi que le deuxième étage du bâtiment voisin, le Centre international de la mécanique d’art (CIMA). Les créatures, fabriquées à partir de déchets en tout genre, se sont mêlées aux collections des deux institutions sainte-crix le temps de l’exposition temporaire, baptisée «Call ufo’s». Celle-ci met en relief l’univers fantastique que les musiciens avaient créé pour réaliser leur clip (lire La Région Nord vaudois du 25 septembre 2015 et du 11 mai 2016) et les objets industriels datant de l’âge d’or du village.

«C’est sûr, l’exposition risque d’en surprendre plus d’un, et certainement qu’elle ne va pas plaire à tout le monde, confie Rachel Gueissaz, secrétaire du MAS. C’est important de montrer que la région a un riche passé, mais aussi de quoi se faire connaître aujourd’hui, non plus grâce à l’industrie, mais grâce aux artistes. En tout cas, je suis bluffée.» «Cela nous amènera des visiteurs inattendus», espère le président du MAS, Henri Bühler.

 

Un making-of inédit

 

Pas besoin d’attendre le prochain Star Wars, le musée des Arts et des Sciences vous fait voyager. ©Carole Alkabes

Pas besoin d’attendre le prochain Star Wars, le musée des Arts et des Sciences vous fait voyager.

«Nous avions carte blanche», explique le guitariste d’Allucinacorps Jean-Loup Fuchs. Les artistes ne se sont donc pas gênés pour s’emparer des lieux.

Au MAS, une salle entière a été recouverte de décorations, afin de recréer un vaisseau spatial, des objets étranges se sont glissés dans les vitrines et, tout autour, des personnages, ainsi que des armes, à la fois effrayants et colorés, ont été disposés. «Ce sont tous les costumes et outils que nous avons utilisés pour tourner notre clip, poursuit-il. C’est quatre ans de travail réuni en un seul endroit.»

Au CIMA, c’est l’envers du décor. Car, outre un tank original et un banc de sacs en plastique notamment, les visiteurs pourront découvrir les images du making-of du tournage vidéo, réalisé entre La Layettaz et l’Ecole de cirque de Sainte- Croix. Et même quelques séquences inédites du tournage.

 

Un projet au point mort

 

«Au départ, l’idée était de collaborer avec les musées de notre village et de dévoiler notre clip (ndlr : il met en scène une quarantaine de figurants, dont une majorité sont des Sainte-Crix), raconte Jean- Loup Fuchs. Mais il n’est pas encore monté et même la musique qui l’accompagne n’est pas encore enregistrée, car nous n’avons plus de fonds. Aujourd’hui, nous espérons donc que cette exposition nous donnera une impulsion financière.»

«Call ufo’s» au CIMA et au MAS, du 1er décembre au 15 avril. Vernissage demain, à 18h30, au MAS. Informations sur www.musees.ch.

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30 nov 2017

Au volant dans toute l’Europe

Karting – Léna Bühler passe, déjà, à la vitesse supérieure. Après avoir fait ses armes et gagné le respect en un éclair au niveau national, la jeune pilote de Valeyres-sous-Montagny recrutée par une écurie belge, va écumer les circuits du continent, l’an prochain.

Léna Bühler n’a pas peur des déplacements, elle qui bouge sans cesse pour trouver des circuits où rouler, notamment le week-end. ©Michel Duperrex

Léna Bühler n’a pas peur des déplacements, elle qui bouge sans cesse pour trouver des circuits où rouler, notamment le week-end.

Elle est prête, Léna Bühler. Déterminée à faire le saut, à passer à l’étape supérieur. Résolue à se mesurer aux mecs -et quelques filles- des différents circuits du karting européen. Après avoir décroché cinq podiums, cette saison, à l’occasion des courses nationales auxquelles elle a pris part, il faut reconnaître que la pilote de Valeyres-sous-Montagny a surpris son monde. Tout juste arrivée dans le milieu que, déjà, elle a très régulièrement joué les premiers rôles sur le Championnat suisse et le Vega Trofeo. De quoi lui valoir de nombreux éloges, bien sûr, et surtout éveiller l’intérêt de plusieurs écuries.

Courtisée grâce à ses performances et parce qu’elle est «une des rares filles au volant dans le milieu», la Nord- Vaudoise de 20 ans a vite été repérée et, corollaire, a eu l’embarras du choix. «J’ai été approchée par plusieurs teams, cinq sauf erreur, raconte-t-elle, avec une pointe de fierté. Je suis allée faire quelques essais et, même si ça a été galère de trancher, il a fallu prendre une décision.» L’an prochain, elle roulera pour l’écurie belge DCK, qu’elle connaissait bien, puisque celle-ci faisait déjà office de motoriste de la pilote cette saison.

Léna Bühler au volant d’un karting de sa nouvelle écurie belge, le DCK Racing Team. ©Pascal Verheuge

Léna Bühler au volant d’un karting de sa nouvelle écurie belge, le DCK Racing Team.

Le 11 février prochain, Léna Bühler sera au départ de la Winter Cup de Valence, en Espagne. Elle se retrouvera un peu dans l’inconnu, mais pas totalement. Cette année déjà, afin de se situer, de se jauger, elle a mis les gaz sur une course internationale disputée en Italie. Avec les confirmations espérées, puisqu’elle y a terminé au 8e rang, sur 34 concurrents dans sa catégorie. Surtout, après des qualifications durant lesquelles quelques pépins l’ont entravée, elle a réalisé le 5e meilleur chrono en course, à un cheveu des meilleurs. Une preuve de plus, s’il le fallait, qu’elle est capable d’aller vite, très vite, ainsi que de franchir le prochain palier de sa carrière dans la discipline.

Ancienne spécialiste de BMX reconvertie, Léna Bühler avait une année pour convaincre. Pour savoir si elle pouvait persévérer et, peut-être, percer. «Mon papa m’avait laissé cette saison pour montrer de quoi je suis capable», glisse-t-elle, sachant qu’une passion comme la sienne demeure, comme toujours dans les sports mécaniques, très onéreuse. On parle là de plusieurs dizaines de milliers de francs, qu’elle réunit grâce au dévouement de ses parents et à des sponsors privés. «Plus on monte en grade et moins cela coûte, relève-t-elle. Le team prend en charge plus de choses.»

Lorsqu’elle ne travaille pas, cette apprentie spécialiste en hôtellerie à Yverdon-les-Bains -qui en profite pour souligner que son patron est très conciliant et l’encourage même beaucoup dans son entreprise sportive- écume les salles de fitness et, le week-end, les circuits, afin de pouvoir avaler des kilomètres au volant de son bolide. Et pour cela, il faut se rendre en France et au-delà.

Du pays -des pays, devrait-on employer-, la pilote va en voir encore plus l’an prochain. En tout, son programme comportera dix-huit courses : des épreuves du Championnat du monde, au Mans et en Belgique, du Challenge Europa, du Championnat d’Europe, du Championnat belge et, enfin, en Italie. «Lorsque les distances sont longues, je ferai les voyages toute seule en avion, rejointe sur place par mon team», explique celle qui va essentiellement rouler en X30 (un moteur qui développe 30 chevaux, pour des pointes à environ 130 km/h), mais qui va aussi s’essayer à la catégorie supérieure, nommée OK (42 chevaux, 160 km/h), en World Series. Une totale nouveauté pour elle.

 

«Jamais peur»

 

Pas de quoi, pour autant, la rendre nerveuse. «Je n’ai jamais peur», lance celle qui rêve de se faire une place au soleil dans ce monde qu’elle reconnaît plutôt macho et très individualiste. «Mais je considère qu’être une fille est plutôt un avantage. Je peux jouer de mon charme», murmure Léna Bühler, un sourire malicieux révélant ses yeux clairs.

 

Au chaud pour préparer la saison à venir

 
Pas du genre à vouloir faire de la figuration, Léna Bühler prépare déjà assidûment la saison prochaine. Elle enchaîne deux semaines à l’étranger, durant lesquelles elle va profiter pour procéder à quelques réglages.

Ces jours-ci, elle s’exerce du côté d’Adria, en Italie, où elle fait ses premières expériences au guidon d’un karting OK, le nouveau bolide qu’elle doit apprendre à maîtriser. «Ce sera plus physique, mais compte tenu de la réglementation en vigueur concernant le poids -on roule plus léger en OK qu’en X30-, mon petit gabarit pourrait m’avantager dans cette catégorie, puisque j’aurai moins besoin de lester le karting. Ce qui devrait permettre à la position de corps d’avoir plus d’influence dans les virages notamment.» Après son escapade italienne, la pilote de Valeyres-sous-Montagny enchaînera avec une semaine à Agadir, au Maroc, où elle pourra rouler le matin et profiter du soleil l’après-midi.

Des demi-vacances bien méritées, moment de détente avant de reprendre un entraînement intensif pour être prête à faire un malheur à la première échéance de 2018, à Valence.

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