Les News de Nord Vaudois - octobre 2017

En collaboration avec le journal La Région.

26 mar 2018

Le Comptoir a franchi la barre des 50 000 visiteurs

La manifestation a battu son record d’affluence lors de cette édition 2018. Elle a accueilli 4000 personnes de plus que l’an dernier, quand 47 000 chalands s’étaient donné rendez-vous.


Alberto, Diego et Mirjana Garcia (au centre) ont reçu des chocolats et une bouteille de champagne de la part du président Pierre Gasser (à g.) et des autres membres du comité du Comptoir Giuseppe Alfonzo, Eric Morleo et Stéphane Saudan (de g. à dr.). © Michel Duperrex

C’est une édition de tous les superlatifs qui s’est terminée dimanche au Comptoir du Nord vaudois. Pour la première fois, la barre des 50 000 visiteurs a été franchie. Tout sourire à l’issue d’un marathon de dix jours, le comité a remis, sur le coup de 15h30, une boîte de chocolats et une bouteille de champagne à la 50 000e visiteuse, Mirjana Garcia, qui était accompagnée de son mari Alberto et de son fils Diego.

Lundi dernier déjà, le Comptoir avait accueilli 800 personnes de plus qu’à l’accoutumée. Il faut dire que ce soir-là, quatre Chippendales étaient attendus pour se dévêtir sur le podium des bars alors que la bise soufflait à l’extérieur. «Vu les conditions météorologiques, on se dit qu’ils ont certainement attiré du monde qui ne serait pas venu sans ça», note Pierre Gasser, président du comité. Samedi, les organisateurs pressentaient que le record d’affluence allait être battu. «On a eu 10 050 personnes, du jamais vu», commente Eric Morleo, responsable de la communication. Selon lui, la présence de foodtrucks et de mets accessibles à toutes les bourses explique sans doute ce succès. Un phénomène que le comité entend bien vérifier lors de l’édition 2019, qui aura lieu du 29 mars au 7 avril.

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23 mar 2018

Dylan Lavenex fait parler la poudre

En état de grâce, le jeune rider d’Arnex-sur-Orbe a été sacré champion du monde juniors, hier dans le Tyrol autrichien. Enorme!

Dylan Lavenex est champion du monde juniors! Le freerider d’Arnex-sur-Orbe a été couronné au terme d’un run sublime, hier à Kappl, dans le Tyrol autrichien. Le skieur de 18 ans a terminé l’épreuve avec 88 points, soit une marge confortable sur ses plus proches poursuivants, le Canadien Ben Woodward (79,67) et l’Espagnol Abel Moga (78,67). «J’ai encore de la peine à m’en rendre compte, reconnaissait le jeune Nord-Vaudois, joint quelques instants à peine après qu’il est descendu du podium. Les conditions étaient bonnes, tout était réuni pour juste me faire plaisir. J’étais concentré sur mon ski, j’ai pu tenir ma ligne comme je l’imaginais, je me suis amusé et, voilà, tous ces facteurs ont fait que…»

© Open Faces Freeride Series

© Open Faces Freeride Series

L’Arnésien, qui skie pour un team basé à Verbier, a exécuté son run avec style, fluidité et a fait preuve de créativité: il a posé une magnifique rotation à 360° en bas de parcours. Une inspiration qui lui a certainement valu la victoire. «Je l’avais prévue, mais j’hésitais. Puis, quand je suis arrivé à l’endroit, j’ai bien senti le coup», racontait encore le roi du monde. Le succès a été total pour le ski suisse, puisque la Morginoise Marie Bovard a également été couronnée dans le Tyrol.

Le plaisir avant tout

Sur une neige «assez piégeuse», beaucoup de concurrents (ils étaient 31 garçons au départ) ont connu la chute sur cette face plutôt longue et exigeante. «Il fallait être réactif», commentait le rider levé aux aurores pour pouvoir prendre part à une compétition qui a débuté tôt le matin pour des raisons de luminosité.

Quel résultat pour le gymnasien de Lausanne, qui participait à ses premiers Championnats du monde juniors! Pourtant, plus que sur la performance, Dylan Lavenex insistait avant tout sur le plaisir qu’il a pris sur les lattes: «J’ai passé un super hiver avec tous mes potes, c’était vraiment cool. Et c’est pour ça que je skie.»

Le milieu est une grande famille. En Autriche, le nouveau champion du monde était accompagné par son papa, ainsi que des amis néo-zélandais qui ont fait le voyage avec lui. Quatre autres membres de son team valaisan étaient également engagés à Kappl. Dylan Lavenex et ses camarades retrouveront la station bagnarde le dernier week-end de mars, à l’occasion de la prochaine étape du Junior Freeride World Tour, en parallèle à l’Xtreme de Verbier. Une nouvelle occasion de prendre un maximum de plaisir dans la poudre.

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23 mar 2018

Le nouveau stade dévoilé au public

La mise à l’enquête concernant la rénovation de l’arène yverdonnoise sera lancée demain. Il est prévu que les travaux débutent l’été prochain et durent une année entière. Ils ne devraient pas trop gêner les équipes locales.

«Enfin, c’est là!», a soufflé un bon coup le syndic d’Yverdon-les-Bains Jean-Daniel Carrard (en médaillon) à l’heure d’annoncer devant la presse, hier matin, que le projet de rénovation du Stade Municipal allait être mis à l’enquête publique. Si tout se passe comme prévu, le chantier devrait débuter à l’été 2019, ce qui laissera le temps à la Ville et aux différents partenaires financiers privés – représentés par le président d’Yverdon Sport Mario Di Pietrantonio – de peaufiner les derniers détails, à commencer par la répartition des coûts de construction.

Derrière ce projet, plusieurs idéés centrales. Celle d’améliorer la qualité d’accueil d’Yverdon-les-Bains concernant des manifestations sportives d’envergure, notamment. A l’image de la réception de la rencontre internationale de rugby entre la Suisse et les Pays-Bas ou de certaines affiches de la Coupe des Alpes de football.

Classée en tant que monument contemporain par le Canton, la tribune principale sera toujours le pied d’ancrage de la nouvelle arène. L’édifice d’origine subira tout de même certaines modifications pour coller à la volonté innovante du projet. Un nouveau bâtiment surplombé de panneaux solaires l’entourera. Celui-ci disposera notamment d’un restaurant, d’une vingtaine de vestiaires, ainsi que de bureaux pour Yverdon Sport, de salles de théorie et de locaux matériel. Tout ce qui enveloppe actuellement la tribune sera détruit. Un des terrains de tennis extérieurs sera, lui, déplacé.

A regret, la Ville et les partenaires privés ont dû faire une croix sur la construction d’un terrain synthétique pour des raisons économiques. Cela aurait, effectivement, augmenté le montant de l’enveloppe requise de 2,5 millions.

«Si nos plans ont pris un peu de retard, c’est en partie à cause des synergies qu’on souhaite mettre en place avec le projet du site Sports 5, a encore expliqué Jean-Daniel Carrard. L’objectif sera d’en faire un centre d’hébergement, destiné tant aux sportifs qu’à la culture et aux étudiants. On souhaite que des classes ou des clubs sportifs puissent en bénéficier.»

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22 mar 2018

Le syndic et la secrétaire démissionnent

Lassés par des tensions persistantes, le chef de l’Exécutif et la responsable de l’administration communale et la secrétaire ont claqué la porte.

«Je ne parlerai pas avant la semaine prochaine. Je veux d’abord informer le bureau, puis la population.» Président du Conseil général d’Ogens, Laurent Meystre est pour le moins incommodé par la situation. Même si, dans ce village de 300 âmes, la nouvelle de la démission, avec effet immédiat, du syndic Christian Guichard et de la secrétaire municipale Stéphanie Pahud, a transpiré hors les murs.

La cause de cette double démission n’est pas liée à un projet en particulier, mais plutôt à des attitudes et à un climat de tension qui perdure. Le syndic s’en était d’ailleurs ouvert à Pascal Dessauges, préfet du Gros-de-Vaud, sans pour autant attribuer un niveau de gravité à la situation.

Le vice-syndic tempère

Mais les choses se sont compliquées ces dernières semaines. Le municipal, et vice-syndic, Joël Riond aurait boudé quelques séances. Ce que l’intéressé conteste. Certes, il a manqué deux ou trois réunions municipales, mais pour réfléchir: «Après dix ans d’exécutif, on se pose des questions. J’ai une entreprise à faire tourner, une vie privée et d’autres engagements. Je suis né dans ce village et c’est un lieu que j’aime. J’ai mis mes compétences à disposition.»

Il affirme que la démission du syndic l’a pris de court: «Cela a été une surprise totale. On a eu une grande discussion en municipalité deux semaines avant. Pour moi, il n’y a rien de grave qui puisse expliquer la décision des démissionnaires. J’en suis navré.» Et d’ajouter: «Je connais le syndic depuis l’enfance et je le respecte. Il a été mon commandant des pompiers.»

Joël Riond conclut: «En tant que vice-syndic, je me focalise maintenant sur le 10 juin pour assurer l’intérim. On va assumer les choses à quatre. L’important est qu’on arrive à reconstituer une équipe.»

Village isolé au beau milieu de la campagne, passé du district de Moudon à celui du Gros-de-Vaud lors de la dernière réorganisation territoriale, Ogens peine à digérer une évolution qui a touché toutes les communes vaudoises marquée par l’arrivée de citadins. En 2006 déjà, les élections communales avaient été le théâtre d’une véritable cabale, organisée dans la plus grande discrétion. Plus récemment, le nouvel élu à la Municipalité a eu à affronter un candidat clairement soutenu par les familles «historiques» du village. Contactés, les démissionnaires se sont refusé à tout commentaire.

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22 mar 2018

Red-Y, le fitness des champions

La salle d’Yverdon-les-Bains accueille, suit et soutient près d’une cinquantaine d’athlètes professionnels, semi-pros et amateurs. Une belle carte de visite.

Quel est le point commun entre les trois frères basketteurs
Steeve, Gardner et Axel Louissaint, le pilote de moto David Chevalier, le powerlifter Damien Hippenmeyer, ainsi que les Argentins du Rugby Club Yverdon Cristian Vidal et Rolando Portillo? Tous sont, chacun à leur niveau, des acteurs de la scène sportive nord-vaudoise. Et, surtout, tous ont en commun leur lieu d’entraînement: le Red-Y Fitness.

Des titres à la pelle

Au total, ils sont près d’une cinquantaine d’athlètes, tant professionnels, semi-pros qu’amateurs, à peaufiner leur forme physique dans la salle yverdonnoise, située sur l’avenue de Grandson. Ensemble, ils cumulent plusieurs dizaines de titres nationaux et européens. Comment ont-ils atterri ici? Une connaissance commune, ayant un pied dans quasi toutes les disciplines. Mais la vraie question, c’est plutôt de savoir ce qui les pousse à y rester, en parallèle d’un programme sportif parfois rude.

«On leur apporte un suivi et un soutien devenus rares aujourd’hui, note Ana-Luisa Cid, véritable accompagnatrice des athlètes. Les meilleurs sportifs au sein de leur discipline profitent de certains privilèges. Ce qui signifie que l’abonnement leur est offert et que, s’ils en ont besoin, on établit ensemble un programme d’entraînement et une diète à suivre.»

La formule n’a pas tardé à prendre, et le bouche-à-oreille s’est occupé du reste. L’ambiance entre les membres – champions ou non – est très appréciée et la qualité des machines vantée. D’après les dires des athlètes, l’atmosphère est une source d’inspiration permanente et pousse à se dépasser.

Pour prospérer, le Red-Y Fitness s’est notamment rapproché de plusieurs clubs de la Cité thermale, à commencer par le Team Adem voisin, actif en majorité dans le kick-boxing. «Au niveau des équipes, plusieurs rugbymen du RCY, des footballeurs américains des Ducs d’Yverdon, ainsi que des formations de Morges et Neuchâtel, et des footballeurs de Bosna et d’Azzurri Yverdon s’entraînent également chez nous», se réjouit Ana-Luisa Cid.

Aux manettes, l’heptathlonienne 27 fois championne de Suisse Elodie Jakob. Embauchée à 50% par une entreprise du voisinage, l’Yverdonnoise effectue ses heures de travail en s’occupant du fitness. «En fait, plusieurs établissements voisins ont participé au redressement de notre salle il y a trois ans. Les propriétaires avaient généré pas mal de dettes et il a fallu aplanir la situation par la suite.»

Si le directeur du Red-Y Fitness se nomme aujourd’hui Laurent Dellsperger – également à la tête de Virtual Switches SA –, l’homme ne s’en cache pas: l’idée est qu’Elodie Jakob prenne à elle seule les rênes de la salle à long terme. «Pour l’heure, je souhaite encore disposer de suffisamment de temps pour me consacrer à ma carrière sportive. Mais, d’ici 2020 au minimum, c’est tout à fait envisageable, oui», glisse l’athlète.

L’humilité des champions

Elle poursuit: «L’idée, s’est de se détacher d’une image de structure où seuls les bodybuilders énormes peuvent venir s’entraîner. A vrai dire, il ne reste que très peu de culturistes. On accueille tout le monde avec grand plaisir. Plusieurs personnes avec un fort surpoids se sont déjà inscrites, et leurs résultats sont plus que probants. Le fait de côtoyer des champions ne doit pas décourager les gens à nous rejoindre. Malgré tout ce qu’ils ont accomplis, ces athlètes respirent l’humilité.»

En témoigne la dizaine de sportifs, prévenus à peine 24h à l’avance, s’étant déplacés un mercredi à 9h exclusivement pour réaliser une photo.

 

Axel Louissaint, basketteur des Riviera Lakers

 

«A la base, notre père connaissait bien un coach du fitness. Avec mes frères, on a fini par le rejoindre. L’idée de réunir un grand nombre de sportifs nord-vaudois au même endroit nous a immédiatement séduits. Avec la préparation qui est la nôtre à Vevey, on profite surtout de s’entraîner ici lors de nos jours de repos. L’ambiance est excellente et, au niveau des infrastructures, il y a tout pour se sentir bien. Ma carrière? Je vais déjà finir la saison avec les Riviera Lakers, en LNA. Ensuite, on verra les possibilités qui s’offrent à moi. L’idée, c’est de franchir un palier. Pour cela, me faire une place en première division d’un grand championnat européen serait idéal.»

 

Flavio Lancia, 3e de Mister Univers WABBA

 

«J’ai découvert le Red-Y Fitness au tout début de l’aventure, en 2010 (ndlr: à l’époque le Best Body). J’avais passé 17 ans dans la même salle et j’ai senti que j’avais besoin de changement. Ça a été une excellente décision, tant l’endroit se prête à ce que je recherche. La salle a toujours disposé de ce qui se fait de mieux en matière de machines. On y trouve un soutien de tous les instants, c’est vraiment plaisant. Les coaches comprennent ce qu’il nous faut. Et puis, c’est surtout la preuve qu’énormément de sportifs de la région, dont on n’a pas forcément entendu parler, peuvent s’entraîner dans un lieu commun.»

 

Liridon Koxha, champion d’Europe WFC de kick-boxing

 

«C’est hyper stimulant de côtoyer des sportifs de bon niveau qui pratiquent d’autres disciplines que le kick-boxing. On ne reste pas bloqués dans notre approche de l’entraînement, mais on découvre la vision des choses de chacun par rapport à son sport. Cela permet de progresser bien plus que si je me focalisais uniquement sur ce que font les autres pratiquants de ma branche. Typiquement, j’ai remarqué que les basketteurs avaient une préparation complètement opposées à la mienne. Ils travaillent davantage les jambes, notamment. Au-delà de ça, l’atmosphère nous pousse systématiquement à faire de notre mieux et à toujours se remettre en question.»

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22 mar 2018

Les semis de betteraves de la dernière chance

Les producteurs de la région sont las des conditions du marché du sucre en Suisse. Après des années de combat et de discussions, le monde politique tient le sort du sucre suisse et des milliers de familles qui en vivent entre ses mains.

Alors que les agriculteurs nord-vaudois s’apprêtent à répandre leurs semis de betteraves sucrières à la fin du mois, ils en ont gros sur la patate. Car non seulement la récolte 2017 n’a pas été à la hauteur des espérances (lire encadré), mais l’année 2018 ne démarre pas non plus du bon pied, puisque la semence risque d’être retardée – ce qui peut impacter le rendement – et que, surtout, le prix des racines est en baisse constante.

Cerise sur un gâteau déjà bien fade, l’Union européenne (UE) a abandonné en octobre dernier ses quotas de production. Une décision politique qui s’est traduite par une hausse de l’offre européenne d’environ 20% et corrélativement d’une baisse drastique du prix de vente de la racine.

Les betteraviers vaudois, qui produisent 26% des betteraves suisses, sont directement touchés par ces aléas du marché. Car les 20 000 hectares cultivés dans le pays ne permettent pas de couvrir l’ensemble des besoins des consommateurs locaux. «Au total, nous devons en importer 40% », précise le conseiller national Jean-Pierre Grin.

L’UE tire les prix vers le bas

Et c’est bien cette importation de sucre qui pose problème. Car la taxe douanière n’est actuellement que de 50 francs par tonne pour cet or blanc européen, alors que l’UE exige 419 euros par tonne de sucre suisse exporté dans les pays membres. «Ce n’est pas très juste, reconnaît l’élu de Pomy. D’autant plus que les sucreries d’Aarberg (BE) et de Frauenfeld (TG) adaptent le tarif des betteraves qu’elles achètent à nos producteurs suisses en fonction du cours mondial du sucre.»

Ce dumping commercial pèse sur le moral des agriculteurs nord-vaudois «Le rendement en 2017 était de 20% inférieur à la moyenne. Ceci cumulé à plusieurs années de fortes baisses de prix, beaucoup de betteraviers ont décidé d’arrêter, confie le Chavornaysan Philippe Egger, président de l’Association des betteraviers de la plaine de l’Orbe. Cette année, en Suisse, nous avons perdu 10% des producteurs, soit environ 500 personnes. C’est dramatique.»

Selon certains politiciens et la plupart des agriculteurs, un renforcement du prix est devenu une priorité pour garder cette branche active. «Actuellement, c’est un secteur solide, mais cela peut tourner du jour au lendemain, car les exploitations agricoles n’ont plus de marges; elles travaillent à flux tendu et dès que quelque chose ne va plus, elles ne peuvent plus se permettre d’attendre. Elles se restructurent», confie Claude Baehler, président de Prométerre.

Ils sucrent la betterave

«Le risque, c’est que dès que les producteurs auront renoncé à la betterave, les sucreries ne pourront plus tourner et cela sera irréversible. Nous n’aurons plus de sucre suisse, alors qu’il est 30% plus écologique que celui qu’on importe.» Jean-Pierre Grin craint un mouvement qui est déjà en marche. «En 2017, c’est la première fois qu’on a dû faire venir des betteraves d’Allemagne et d’Autriche pour que les sucreries tournent à un bon régime», précise-t-il.

Si Philippe Egger, qui est également l’un des plus grands betteraviers de la région, n’est pas encore prêt à mettre une croix sur la racine, il a toutefois décidé de diminuer sa surface betteravière de 20% cette année. «Actuellement, on continue avec la betterave pour une question de rotation (ndlr: varier les cultures permet de garder un sol fertile) et pour amortir nos machines. Car le prix que l’on reçoit couvre tout juste les frais de production et que c’est très contraignant pour peu d’avantages, confie-t-il. Et on peut mieux s’en sortir avec des céréales ou encore du maïs par exemple.»

Encore un espoir

La betterave sucrière n’est cependant pas encore condamnée. Car contrairement au Conseil des Etats, le National a donné un avis favorable, fin février, à la motion du Fribourgeois Jacques Bourgeois (PLR), qui vise à contrer les importations de sucre à bas prix de l’UE en introduisant  un prix minimum pour cet or blanc en Suisse. Le dossier est donc à nouveau entre les mains de la Chambre des cantons. «J’espère que cette motion sera acceptée, car elle peut sauver ou condamner le sucre suisse. En tout cas, c’est le dernier espoir que je donne à la betterave suisse avant de tourner la page», conclut Philippe Egger.

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21 mar 2018

Des beaux gosses ont assuré le show

Les quatre Chippendales qui se sont invités sur le podium du Comptoir du Nord vaudois, lundi soir, ont offert une heure d’ouverture de plus aux visiteurs. Il faut dire que les beaux gosses se sont fait désirer. Attendus pour un premier tour de piste à 21h, ils ont finalement fait leur entrée en scène à 22h. Et comme deux prestations étaient prévues au programme, il a fallu repousser les horaires de fermeture afin de permettre à ces dames de profiter du spectacle.

Et elles étaient nombreuses à attendre impatiemment d’apercevoir les quatre jeunes hommes débarqués tout droit de Strasbourg. Seules ou en petits groupes, elles étaient là pour «se faire du bien aux yeux», selon Sylvie, qui avait fait le déplacement avec sa fille de 23 ans et une amie. «A nos âges, ça nous fait rêver», commentait pour sa part Cendrine, 51 ans, qui était accompagnée de deux copines. «Cette soirée, c’est une bonne idée, mais ça devrait être interdit aux hommes», renchérissait Laurence, à ses côtés.

Les messieurs, justement, étaient également de la partie, mais en plus petit comité. Il fallait les chercher, dans le public, la plupart se tenant à l’écart. «On va rester, on n’a pas le choix», glissait un homme, venu avec sa compagne. «Je ne savais pas qu’il y avait ça ce soir», s’étonnait un autre, un peu ébahi face au spectacle.

«Ça vend du rêve»

Malgré leur retard, les Chippendales se sont rapidement fait pardonner. A mesure que le show avançait et qu’ils se débarrassaient de leurs costumes de policiers, de super-héros ou de garçons de café, la température montait et les encouragements de la gent féminine pleuvaient. Plusieurs demoiselles ont d’ailleurs pu les observer de près après avoir été invitées à monter sur scène. Une expérience qui a totalement emballé Pauline, 22 ans, et Virginie, 25 ans, qui sont redescendues du podium des étoiles plein les yeux après avoir   tournoyé dans les airs dans les bras des Chippendales. «Ça vend du rêve», s’enthousiasmaient-elles. «On veut la même chose pour notre enterrement de vie de jeune fille…»

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21 mar 2018

Quelle solution pour les déchets carnés?

Compte tenu de la fermeture du clos d’équarrissage du village, l’organe délibérant devra se prononcer sur l’adhésion à l’Association intercommunale du centre de collecte de sous-produits animaux d’Yverdon-les-Bains et région.

Il n’y aura bientôt plus de clos d’équarrissage à Sainte-Croix pour récolter les cadavres d’animaux, comme ceux du bétail ou de la faune. Situé à l’avenue de la Gare, ce bâtiment n’est plus conforme aux normes sanitaires en vigueur. «Les installations actuelles sont vétustes et les conditions d’hygiène pour éliminer les déchets carnés ne sont plus respectées selon l’ordonnance OESPA (ndlr: qui concerne l’élimination des sous-produits animaux)», déclare Giovanni Peduto, vétérinaire cantonal.

Face à cette situation, les Municipalités de Sainte-Croix, de Bullet et de Mauborget doivent trouver une autre solution. «Le maintien d’une exploitation sur notre commune nécessiterait une rénovation totale», explique Cédric Roten, municipal sainte-crix chargé du dossier. D’un point de vue économique et compte tenu du faible tonnage de déchets carnés –  15 000 kg par année –, l’adhésion à l’Association intercommunale du centre de collecte de sous-produits animaux d’Yverdon-les-Bains et région semble être «la solution», selon l’édile.

L’organe délibérant devra se prononcer sur cette question le 26 mars, lors du prochain Conseil communal de Sainte-Croix. Il devra notamment décider ou non d’accorder un crédit de 10 000 francs pour adhérer à l’association. Le coût d’exploitation pour le traitement des déchets s’élèverait à 28 centimes le kilo, soit 22 centimes de moins qu’actuellement.

D’après Cédric Roten, la Municipalité est «consciente» que cette adhésion engendrera des «complications» pour les agriculteurs de la région qui devront acheminer les carcasses à Yverdon-les-Bains (lire encadré). «Nous proposons d’assumer les coûts d’exploitation liés au traitement des déchets, qui sont à la charge de l’éleveur», poursuit-il.

D’autres solutions

 Membre de la commission chargée d’étudier le préavis, Yvan Pahud ne souhaite pas se prononcer sur le sujet. Cependant, en tant que député au sein du Grand Conseil, il estime que le maintien d’un site collecteur sur le Balcon du Jura permettrait d’assurer un service public de proximité. «La société Centravo est actuellement mandatée pour acheminer le transport des déchets carnés à Lyss (BE). Pourquoi ne pas poursuivre simplement cette action avec la mise en place d’un container frigorifique?», suggère-t-il.

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21 mar 2018

La Vallée de Joux a remis ça

En prenant la mesure de Fleurier II une deuxième fois en moins d’une semaine (victoire 5-1, lundi), la «deux» du HCVJ a conservé son titre dans le groupe 3 de 3e ligue. Logique, tant les Combiers ont une nouvelle fois dominé l’exercice.

«Si ce trophée a été plus compliqué à aller chercher que celui de la saison dernière? Assurément! Cette année, on nous attendait au tournant, assure l’entraîneur Manuel Aubert. Chaque formation était ultra motivée à l’idée de nous affronter.» Tous ont essayé, mais ils se sont cassés les dents. Depuis deux ans, battre la deuxième équipe du HC Vallée de Joux est devenu quasi mission impossible. C’est donc très logiquement que les Combiers ont défendu leur titre de meilleure formation du groupe 3 de 3e ligue, déjà conquis l’an dernier. Une large victoire 7-2 au Sentier mercredi dernier, un succès 5-1 en terre neuchâteloise, avant-hier, et le dernier obstacle, nommé Fleurier II, a volé en éclats. Comme tout ceux ayant essayé de se mettre en travers de la route de Kevin Costa – auteur avant-hier d’une quatrième réussite dans cette série – et ses coéquipiers.

«On ne possède pourtant pas de recette miracle, sourit le technicien. Ce qui fait la différence, c’est simplement la collégialité, le plaisir de se retrouver pour s’entraîner et pour jouer.» Et, aussi, un effectif composé en bonne partie d’anciens hockeyeurs de niveau supérieur, fins manieurs de palet. «C’est vrai, mais c’est le cas de plus en plus d’équipes. On est loin d’être les seuls à en profiter. Ce qui me fait dire que la 3e ligue s’est énormément améliorée ces dernières années.»

La montée: c’est encore non

Reste que le HCVJ II, qui avait remporté 2-1 ses deux ultime séries de playoffs la saison passée, n’a cette fois-ci pas laissé filer un seul match en demi-finale puis en finale. «Effectivement. Reste que cette dernière victoire n’a pas été simple à acquérir. On avait pu compter sur un excellent départ à domicile, ce qui n’a pas été le cas chez les Fleurisans. Nos adversaires étaient plus concentrés et cela s’est ressenti sur la glace», explique encore Manuel Aubert, à la tête de la «deux» depuis quatre ans.

Bien que les leaders de la formation du Sentier ont largement répondu présent pour mener la Vallée vers un nouveau titre, ce trophée porte avant tout la marque d’une équipe soudée et homogène. «On a connu un début d’exercice compliqué, notamment à cause des blessures. Mais cela a permis à certains éléments moins à l’aise d’obtenir du temps de glace et de se faire une place dans le groupe. Au moment de tirer le bilan, cela a largement joué en notre faveur», se réjouit l’homme fort des Combiers.

Immenses dominateurs de leur catégorie, les Nord-Vaudois ne souhaitent toujours pas effectuer le pas et retrouver la 2e ligue. «On peine déjà à alimenter l’effectif de la première équipe avec des joueurs du coin. Si on décide de monter, on va rapidement se confronter au même problème.» La Vallée de Joux II défendra donc son titre la saison prochaine. Pour le plus grand malheur de ses rivaux. A noter qu’aucune finale n’est prévue pour désigner le champion de tous les groupes de 3e ligue.

 

Fleurier IIVallée de Joux II 1-5 (0-1 1-1 0-3)

Buts: 2e Lacroix (Aubert/5c4) 0-1; 26e Aubert (Marti, Lacroix/5c4) 0-2; 31e Jeanneret (Vaucher, Comment/5c4) 1-2; 46e Marti (Baruchet, Marguerat) 1-3; 55e Costa (5c4) 1-4; 57e Marguerat (Baruchet, Aubert/5c4) 1-5.

HCVJ: Zimmermann; Janeiro, Cotting, Zorn, Lacroix, Baruchet, O’Donnell, Belaz; Aubert, Marti, Marguerat, Lacroix, Costa, Audemars, Giotto, Chaoui, Morel, Rithner, Vérard, Menoud, Lavanchy. Entraîneur: Manuel Aubert.

Notes: Patinoire de Fleurier, 105 spectateurs. Arbitrage de Johan Béguelin et Alexis Châtelain. Pénalités: 12×2’ contre Fleurier; 8×2’ contre la Vallée.

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20 mar 2018

L’apprentissage continue pour les nouvelles Lucioles

La formation féminine des Fireflies d’Yvonand s’est sèchement inclinée à deux reprises face à des équipes plus expérimentées, dimanche à domicile.

Toutes viennent d’horizon différents, ou presque. Elles ne sont que trois – dont deux provenant de l’UC Yverdon – à avoir déjà manié la canne, alors que les huit autres joueuses ne savaient, pour la plupart, même pas réaliser une passe en début de saison. «Ni tirer, d’ailleurs! Aujourd’hui, les autres formations du groupe nous félicitent pour nos progrès», se réjouit Elodie Herren, arrivée chez les Lucioles après avoir arrêté le football l’année dernière. Comme ses coéquipières, elle s’est battue jusqu’au bout, dimanche passé, alors que son équipe organisait la huitième ronde du championnat à Yvonand. Et ce malgré deux revers aussi cinglants qu’anecdotiques.

«Laura Golaz (ndlr: la capitaine) a pris les devants en motivant quelques filles à former une équipe. Puis, par le bouche-à-oreille, d’autres joueuses ont été séduites par le concept. L’état d’esprit est remarquable et, tout en travaillant avec rigueur, on rigole beaucoup. Le maître-mot reste le plaisir», ajoute la joueuse tapa-sabllia, conquise par les valeurs qu’elle a pu retrouver dans les rangs des Fireflies.

Une formation féminine qui tient particulièrement à cœur au club, malgré un manque d’infrastructures indéniable. Problème résolu puisque, une fois par semaine, les nouvelles Lucioles foulent la salle de sport du Gymnase d’Yverdon.

Résultats compliqués

Dépassées tout d’abord par Yens-Morges (11-2), les protégées de Bastien Haller ont ensuite subi la loi du leader Apples (0-8), au terme d’une rencontre plus rythmée. Un score sévère, comme l’évoquait le coach d’Yvonand. «On méritait de marquer au moins une fois. Du point de vue de l’engagement, il s’agissait de notre meilleure prestation.»

A une journée de la fin, le bilan comptable sonne creux pour l’équipe nord-vaudoise, lanterne rouge avec deux petites unités. La progression individuelle est nettement plus encourageante.

 

Fireflies Yvonand – Yens-Morges 2-11 (0-4)

Fireflies Yvonand – Chiefs Apples 0-8 (0-4)

Yvonand: Thuillard; Bornand, Duhin, Golaz (1), Herren, Jaccard, Jordan, Lenoir, Oggier (1), Perret, Rebeaud, Vulliamy. Entraîneur: Bastien Haller.

Notes: En Brit, 65 spectateurs.

Maintien assuré pour les hommes

Egalement engagée en championnat dimanche dernier, la première équipe masculine d’Yvonand est revenue de Sierre avec quatre nouveaux points, grâce à ses deux succès face Sierre (9-7) et Semsales (11-7). Deux prestations abouties qui permettent à la troupe de Styve Furrer d’assurer sa place en 3e ligue.

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