Les News de Nord Vaudois - octobre 2017

En collaboration avec le journal La Région.

29 mar 2018

Un vent d’optimisme a fini par souffler à La Praz

Le Conseil général, gonflé par l’arrivée de 46 nouveaux membres a validé, mardi, le projet de Parc éolien du Mollendruz.

La seconde fois aura été la bonne. Mardi soir, le Conseil général de La Praz a fini par valider le Plan partiel d’affectation (PPA) du Parc éolien du Mollendruz. Le 18 janvier, un premier vote s’était soldé par un refus, incitant la Municipalité à soumettre une nouvelle fois le dossier à l’organe délibérant.

C’est toutefois une assemblée bien différente de celle qui s’était prononcée en janvier dernier qui a donné son aval au projet. Alors qu’ils étaient 31 à prendre part au premier vote, 86 personnes se sont prononcées à bulletins secrets, mardi. Quarante-six nouveaux conseillers, assermentés le soir-même, sont venus gonfler les rangs du Conseil général. Du «jamais vu» selon la préfète du Nord vaudois, Evelyne Voutaz.

Les nouveaux arrivants sont venus garnir tant les rangs des partisans que ceux des opposants puisque le PPA a été accepté par 47 «oui» contre 38 «non» et un nul. Et c’était bien là l’objectif de la Municipalité, qui avait appelé à la mobilisation: «Encourager les gens à venir donner leur avis», quel qu’il soit, selon la syndique Anni Sordet.

Depuis le 19 janvier, l’Exécutif et la commission chargée d’étudier le préavis sont allés à la rencontre de tous les habitants «pour leur expliquer qu’ils pouvaient venir voter. La première fois, la plupart des partisans ne sont pas venus car ils étaient sûrs que c’était acquis», poursuit Anni Sordet. Selon la Municipalité, le fait d’avoir augmenté le panel des votants donne davantage de poids à la décision: «Près de trois quarts des électeurs de la Commune sont représentés ce soir (ndlr: mardi). Il n’y a plus de doute», relevait le municipal Roger Dupertuis.

«Ce n’est pas fini»

Si le PPA a fini par passer la rampe, les opposants étaient bien là, mardi, et ils l’ont fait savoir. Parmi eux, les huit conseillers qui ont déposé un recours contre la décision de l’Exécutif de soumettre à nouveau le projet au vote. En début de soirée, par la voix de l’un des leurs, ils ont indiqué qu’ils entendaient poursuivre leur combat jusqu’au Tribunal fédéral, alors que le Conseil d’Etat les a déboutés la semaine dernière. Le syndic de Mont-la-Ville, autre commune concernée par le parc éolien avec Juriens, Patrick Agassis a croisé certains opposants à l’issue des débats, auxquels il a assisté. «L’un d’eux m’a dit: Vous saurez que ce n’est pas fini. On le sait. C’est une victoire mais le combat n’est de loin pas terminé. Dans le meilleur des cas, il faudra encore attendre quatre ou cinq ans pour voir une éolienne», commentait-il.

«Je suis un peu déçue mais je respecte tout à fait la décision», glissait pour sa part une opposante. Ce qu’elle comprend moins, en revanche, c’est la décision de la Municipalité d’avoir remis le PPA sur le tapis. «Je n’ai pas apprécié le procédé au départ – pour moi, ce n’était ni loyal ni démocratique – mais il paraît que c’est légal.» Et de poursuivre: «A mon avis, les gens n’avaient qu’à se mobiliser avant. Ceux qui sont venus le 18 janvier l’ont fait. Pourquoi leur vote n’a-t-il pas été validé?» Selon elle, le recours va désormais «faire traîner les choses. Maintenant que la décision est oui, c’est le seul moyen qui reste…»

Consciente qu’une «certaine tension» plane désormais sur son village, Anni Sordet se veut toutefois confiante pour l’avenir: «Je suis convaincue que la sérénité va revenir mais il faudra peut-être un peu de temps.»

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29 mar 2018

Prêt à révéler sa facette corse

Promotion League – Thomas Lenzini est la recrue hivernale la plus en vue d’Yverdon Sport depuis la reprise. Auteur d’une bonne entrée face à Nyon et d’une performance remarquée contre Breitenrain, il est en train de devenir un titulaire incontournable. Rencontre.

Sa pointe d’accent est à peine perceptible. L’homme est calme, discret. Il pourrait être né dans le Nord vaudois que cela ne surprendrait pas grand-monde, voire personne, pour ainsi dire. Sur le terrain, il laisse parler ses pieds. Lorsqu’il est accroché, il ne se plaint pas plus qu’un autre. Il laisse couler, jusqu’à la prochaine occasion de mettre le feu à l’arrière-garde adverse.

A l’intérieur, il bouillonne

Derrière cette facette, qui lui a notamment permis de s’acclimater à sa nouvelle vie et à Yverdon Sport en un rien de temps, Thomas Lenzini revendique être un Corse, un vrai: «D’où je viens, on ne se bat jamais pour nous, mais pour notre fanion, nos supporters, nos coéquipiers. Jusqu’ici, je n’ai pas encore eu l’occasion de le montrer en championnat, c’est vrai. Sans doute parce que je n’ai pas senti beaucoup d’animosité lors de nos derniers duels. Reste qu’à l’intérieur, je bouillonne. En préparation, notamment lorsqu’on a joué contre Bellinzone, il m’est arrivé de devenir bien plus agressif à la suite de certains gestes à l’encontre de mes partenaires. Il y a des choses que je n’accepte pas et qui me rendent dingue.»

Titulaire en puissance

Qu’il montre les crocs ou non, l’ailier se fait surtout remarquer par ses performances depuis quelques semaines. Brillant sur la droite de l’attaque face à Breitenrain, le Français a convaincu tout le monde il y a dix jours, à commencer par son coach, qui en a fait un titulaire qui pourrait rapidement devenir indiscutable. «J’ai discuté avec Anthony Braizat en début de semaine. Il m’a fait savoir que j’ai toute sa confiance, mais que je vaux encore mieux que ce que j’ai montré jusqu’ici. Je le rejoins totalement, sachant que je ne suis à Yverdon que depuis deux mois et que je dois faire avec une gêne à la cheville depuis quelques jours.»

La loi du foot est ainsi faite que la montée en puissance de Thomas Lenzini doit avoir lieu au détriment d’un coéquipier, sachant qu’YS compte sur quatre ailiers, à la lutte pour deux places sur le terrain au coup d’envoi. «Effectivement, il y a une concurrence à ce niveau, et c’est vrai aussi que j’ai pu bénéficier de la préférence de l’entraîneur récemment. En plus on a tous le même profil: on aime dribbler et prendre de vitesse les latéraux adverses. Mais tant Allan (ndlr: Eleouet) qu’Arthur (Deschenaux) sont probablement les deux joueurs avec qui je passe le plus de temps en-dehors du terrain. Il n’y a aucun problème entre nous à ce niveau. Lorsque je me retrouve sur le banc, je suis le premier à souhaiter qu’ils réussissent leurs dribbles et qu’ils nous permettent de l’emporter. J’espère que c’est pareil pour eux lorsque c’est à moi de faire la différence.»

Arrivé lors de la trêve hivernale, celui qui a vécu une expérience infructueuse en Ligue 2 avec Nîmes découvre un environnement professionnel comme il en avait rarement connu par le passé. «Ce sentiment s’est encore renforcé ces derniers jours. Mario Di Pietrantonio, le président, et le directeur sportif de la première équipe Serge Duperret se trouvent de plus en plus souvent au stade, que ce soit pour nos matches ou nos entraînements. Si cela représente une pression supplémentaire? Ce n’est pas comme ça que je l’interprète. Ce sont simplement deux personnes investies dans leur travail. Ils sont très clairs avec nous concernant la situation actuelle du club, nos objectifs au classement, l’avancée de la licence pour la Challenge League, etc… C’est plutôt agréable, en fait.»

Promu avec une 2e place?

Un environnement qui a déjà convaincu l’homme de 27 ans: «Evidemment, s’habituer au climat de la région lorsqu’on a toujours vécu en Corse, c’est l’horreur. Je n’avais jamais vécu une préparation dans de telles conditions auparavant. Mais, au-delà de ce détail, j’adore la vie à Yverdon. C’est calme, dans le bon sens du terme. Au départ, suite au coup de fil de Djibril (ndlr: Cissé, son beau-frère, qui lui a obtenu une période d’essai à YS), je me voyais rester ici pour quatre mois. Si on me demande de faire un choix aujourd’hui entre rentrer en Corse au terme de la saison ou poursuivre ici, je n’hésiterai pas une seconde. Et peu importe si on obtient notre promotion en Challenge League ou pas. Jouer pour Yverdon Sport, dans des conditions pareilles, ce n’est que du bonheur.»

D’ailleurs, la montée, c’est toujours d’actualité? «Avec la période creuse qu’est en train de connaître Kriens, plus que jamais. Nyon me semble intouchable, mais on a clairement les moyens de rattraper les Lucernois. Et, sachant que la 2e place pourrait aussi valoir une promotion, on y croit plus que jamais.»

 

Arsène Wenger avait loué ses talents

 

Formé au CA Bastia, dans sa ville d’origine, Thomas Lenzini pensait avoir fait le tour avec le football de bon niveau. «En 2013, je me voyais tout arrêter. Trouver un petit club à côté de chez moi, qui pourrait éventuellement m’obtenir une place de travail, et mettre le sport au second plan.» Sauf que, cette même année, l’ailier joue encore à l’A.J. Biguglia, en division régionale. Le club corse doit disputer une rencontre de Coupe de France face à l’AS Cannes, alors en 4e division française. Le «petit» perd avec les honneurs, et Thomas Lenzini tape dans l’œil des dirigeants cannois. «Ils me voulaient vraiment. J’ai réfléchi et fini par accepter leur offre. Résultat, l’aventure en Coupe de France reprenait pour moi.» Au tour suivant, Cannes affronte l’AS Sainte-Etienne: «Et là, je sors le match de ma vie. Je suis élu homme de la rencontre et on gagne 1-0.» Dans les journaux, Arsène Wenger, ancien coach de l’ASC, loue les talents du joueur. «La belle aventure s’est poursuivie lorsqu’on a sorti Montepellier au tour suivant. On avait fini par perdre face à Guingamp, le futur vainqueur.»

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28 mar 2018

Les inséparables fêtent une promotion commune

3e ligue – Immenses dominateurs de la saison, Sainte-Croix (1er) et Orbe (2e) se retrouveront dès la saison prochaine en 2e ligue. La rivalité continue.

A Orbe, on évoque une rivalité saine, agréable, entre deux clubs qui s’entendent bien, mais qui ne se font pas de cadeaux sur le terrain. Dans les rangs de Sainte-Croix, on parle plutôt d’une opposition qui pousse chacun à se surpasser, à donner ce qu’il a de meilleur. Chez l’un comme chez l’autre, quoi qu’il en soit, une seule chose importe: battre le rival, histoire de pouvoir le charrier jusqu’au prochain duel.

Deux belles surprises

«On a beau avoir remporté la dernière confrontation qui nous a opposés, on a encore en travers de la gorge notre lourde défaite 3-0 du premier tour, à Orbe», lâche Jacky Duong, l’entraîneur sainte-crix. La bonne nouvelle, c’est qu’une revanche est d’ores et déjà prévue. Les deux formations nord-vaudoises ont à tel point survolé leur championnat de 3e ligue qu’elles ont toutes deux obtenu leur promotion. Sur vingt matches, Sainte-Crix et Urbigènes n’en ont perdu que deux chacun, le tout en ne lâchant respectivement que treize et seize sets. Impressionnant.

L’un comme l’autre n’étaient pourtant pas prédestinés à vivre une saison aussi faste. «L’objectif de montée est né à la mi-championnat, en fait, admet Cédric Gaillard, coach de la première équipe du VBCO. On venait de vivre deux saisons compliquées, dont une où il avait fallu se battre pour le maintien. Se retrouver aussi bien classé, qui plus est avec un groupe aussi jeune, ça a été une grande surprise. Et puis, en voyant que les résultats se succédaient, on a compris qu’il y avait un coup à jouer.»

Le son de cloche est assez similaire à Sainte-Croix: «On voulait figurer parmi les trois premiers au bout du compte, explique Jacky Duong. On savait que certaines formations étaient très bien préparées et devraient nous poser problème. Creuser l’écart en tête du groupe au côté d’Orbe, on ne s’y attendait vraiment pas.»

Reste que les bonnes surprises se sont accumulées, que les deux clubs ont fait la course en tête d’un bout à l’autre de l’exercice et, qu’final, leur place en 2e ligue est amplement méritée.

«L’année prochaine, ce sera une toute autre histoire, prévient Cédric Gaillard. Il y a une différence notable entre les deux catégories de jeu. Un bon nombre d’anciens joueurs de 1re ligue, voire de plus haut, terminent leur carrière en 2e ligue. Plusieurs clubs auxquels on se frottera en profitent allégrement. On n’aura donc pas d’autres ambitions que de se maintenir. Ce qui serait déjà formidable.»

 

 

Le miracle des féminines d’Orbe

Si elle voulait finir sa saison jeudi dernier et ne pas avoir à disputer des barrages de tous les dangers contre la relégation, la première équipe féminine d’Orbe n’avait pas le choix: elle devait battre Lausanne en quatre sets maximum. «Et on l’a fait! C’est un miracle, s’est réjouie, aux anges, la coach Sybille Roch. On avait vraiment à cœur de ne pas redescendre en 4e ligue, une saison après notre promotion. On possède trois équipes de juniors, c’est très important pour le club de disposer d’une formation en 3e ligue pour que toutes les filles puissent intégrer un groupe qui leur convient.»

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28 mar 2018

Jeux de lumière sur le centre historique

Le Service des Energies de la Cité thermale a procédé à un second test d’éclairage public à la place Pestalozzi, environ 18 mois après un premier essai non concluant.

«En octobre 2016, pour le premier test, nous avions eu des résultats mitigés. D’une part, la lumière était très éblouissante et de l’autre les lampadaires n’éclairaient pas très bien. Nous nous sommes remis à l’ouvrage.»

Environ 18 mois après avoir effectué un premier essai, le municipal yverdonnois Pierre Dessemontet a présenté, lundi soir en compagnie de Jean-Marc Sutterlet, responsable du réseau électrique du Service des Energies (SEY), une deuxième mouture du nouvel éclairage du centre-ville de la Cité thermale.

«Nous avons mis plus de temps qu’escompté mais c’est une bonne chose, affirme Pierre Dessemontet. Nous avons pu profiter des avancées technologiques pour proposer quelque chose de radicalement différent et les décisions prises entre-temps par rapport à l’aménagement du mobilier urbain nous ont indiqué la voie à suivre.»

Des lampadaires noirs en acier Corten – un matériau qui prend petit à petit l’aspect de l’acier rouillé grâce à la pluie – remplaceront ceux qui ont été installés il y a environ 40 ans sur la place Pestalozzi et dans les rues du centre historique. Un éclairage moderne sera aussi installé à la rue du Lac et sur les façades de l’Hôtel de Ville et du Temple.

Ces changements font partie de la stratégie des autorités communales pour réduire la consommation d’énergie et de pollution lumineuse d’ici au milieu des années 2020. «Nous enclencherons également un éclairage dynamique après la fermeture des établissements publics», annonce Jean-Marc Sutterlet. Un système que le SEY a déjà mis en place dans quelques quartiers de la ville.

Les travaux devraient débuter d’ici quelques mois, d’après Pierre Dessemontet, et le nouvel éclairage public pourrait être fonctionnel avant la fin de l’année.

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28 mar 2018

Le talent n’attend pas les années

Le nouveau directeur du chœur mixte La Coccinelle est âgé de 22 ans. Et il a déjà derrière lui une longue carrière dans la musique.

A  22 ans, Filipe Rodriguez mène le chœur mixte d’Ursins La Coccinelle et multiplie les projets musicaux. C’est avec un plaisir manifeste que ce jeune passionné de musique ouvre les portes de son lieu d’apprentissage, l’atelier de Hug Musique à Ecublens, dans lequel il répare, accorde et restaure des pianos. Une opportunité qui s’est présentée à lui après qu’il a laissé de côté ses études au Gymnase intercantonal de la Broye: «J’ai toujours voulu faire un métier principal plus manuel, un peu plus artisanal. Je trouvais le compromis du facteur de piano (à la fois musicien et à la fois touche-à-tout au niveau du poids et des métaux) assez génial et j’ai toujours rêvé d’accorder.»

Mais sa passion pour la musique ne se cantonne pas à cet apprentissage qu’il se dit très chanceux de pouvoir accomplir. En effet, le jeune habitant de Villeneuve, dans la Broye fribourgeoise, dirige depuis une année La Coccinelle, le chœur mixte d’Ursins actif depuis plus de 75 ans, au contact duquel il avoue apprendre beaucoup. En dehors de cette chorale, il mène également le chœur d’enfants de Surpierre Les Chardonnerets, chante dans un quatuor barbershop ainsi que dans l’Ensemble Vocal Bulle 137, qu’il a fondé avec Fabien Volery et Sarah Sengler.

Passionné dès son plus jeune âge

D’où lui vient cette passion pour la musique? «C’est presque Tom et Jerry qui m’a donné l’envie de commencer le piano», plaisante-t-il. C’est ainsi qu’à 7 ans, il a commencé à suivre des cours, se passionnant peu à peu pour la musique classique, goût insufflé par sa professeure Monika Schwegler. Et c’est tout naturellement qu’il a commencé à composer: «J’ai écrit mes premières mélodies vers l’âge de 10 ou 12 ans. C’était surtout pour faire plaisir à ma prof de piano que j’aimais beaucoup. C’est devenu une très grande amie et j’ai beaucoup de projets avec elle.» Il a ensuite découvert l’art choral au cycle d’orientation de la Broye à Estavayer-le-Lac et s’est mis à chanter dans plusieurs chœurs.

Et pour la suite? «J’ai quand même envie, probablement, de poursuivre mes études dans la musique, toujours en parallèle à mon métier», confie-t-il, évoquant son souhait de composer. Le jeune homme ne cesse d’ailleurs de se perfectionner en suivant des formations de direction chorale au Conservatoire de Lausanne, ainsi que des cours d’orgue et de composition.

 

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27 mar 2018

Le sort a souri à Champvent

2e ligue – Un penalty raté dans chaque équipe, un but contre son camp chacun: les aléas du derby ont donné les trois points au FCC face à Bosna.

A la buvette du FC Champvent samedi soir, il se vendait aux enchères un maillot d’Albino Bencivenga, sa légende de buteur qui a inscrit plus de 300 buts sous le chandail chanvannais. L’homme a bien marqué le premier pion (20e) lors du derby face à Bosna Yverdon, c’est pourtant le nom de Kevin Chouet que le public avait aux lèvres, septante minutes plus tard. Le gardien du FCC – titularisé depuis la blessure de Kris Abatantuono à l’aube de la reprise – a tout fait, tout arrêté, s’est démultiplié et a sauvé la mise, in extremis, d’une double parade formidable (90e), après le penalty stoppé face à Haris Muharem. En fait, il ne s’est incliné que lorsqu’un de ses défenseurs l’a surpris sur un autogoal (57e). C’est bien là la seule manière de tromper Chouet depuis la reprise, tant l’homme s’apparente à un aspirateur à ballon.

Car oui, si Champvent a engrangé trois nouveaux points, il l’a fait comme à Crissier, une semaine plus tôt (0-1): en souffrant. «C’est vrai qu’on s’en sort bien, avouait Axel Poncet. Six points en deux matches, ce n’est évidemment pas volé. Mais quand même, la réussite est avec nous.»

Mirza Pipic, milieu yverdonnois et ancien de Champvent, corroborait: «Oui, je pense qu’on méritait au moins un point. Peut-être que l’alchimie entre anciens et nouveaux n’est pas encore optimale, d’où le manque de réussite. Mais c’est réellement frustrant de rentrer bredouille.»

Des gants qui valaient de l’or

Pipic faisait allusion à la domination territoriale des siens, visibile mais finalement dépourvue d’occasions en nombre, au bout du compte. Et lorsque Bosna s’est montré dans la zone dangereuse, Kevin Chouet a repoussé. Au dernier rempart chanvannais d’ajouter: «Nos adversaires ont le ballon, mais niveau opportunités, on en a eu davantage. On aurait dû tuer le match plus tôt.» Le hasard avait donc choisi son camp.

A la buvette, il paraît que le maillot d’Albino Bencivenga est finalement parti pour 300 francs. Une certitude: les gants de Kevin Chouet ont rapporté trois points à Champvent.

 

ChampventBosna Yverdon 2-1 (2-0)

Buts: 20e Bencivenga 1-0; 32e Theurillat, csc. 2-0; 57e Lupede, csc. 2-1.

Champvent: Chouet; Ciafalone, Lupede (67e Dreher), Bonzon, Bovet; Poncet, Chabod (46e Zaidi), Falcon, Martini, Galati (87e Da Costa); Bencivenga. Entraîneur: Philippe Demarque.

Bosna: Muratovic; Fehratovic, Sabic, Theurillat, Suljic; Varela (75e Pinto), Talovic (45e Becic), Muharem, Pipic; Campara (66e Devsic), Ramic. Entraîneurs: Carlos Rangel et Haso Suljic.

Notes: Terrain du Battoir, 150 spectateurs. Arbitrage de M.Alvarez, qui avertit Sabic (jeu dur), Talovic (réclamations), Falcon (jeu dur), Ciafalone (jeu dur), Poncet (jeu dur).

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27 mar 2018

De la Corse aux chœurs nord-vaudois

Petru Casanova a quitté son île natale à l’âge de 17 ans pour vivre pleinement de sa passion pour la musique. Etudiant à la Haute Ecole de musique Genève-Neuchâtel, le Français est un musicien engagé qui œuvre aussi comme directeur de deux sociétés de chant de la région.

Un homme, dissimulé sous une capuche, se tient au milieu de la place Pestalozzi à Yverdon-les-Bains, alors que la pluie bat son plein. Cela fait huit ans que Petru Casanova, 25 ans, a laissé sa famille et ses amis en Corse mais il n’arrive toujours pas à s’habituer à cette météo maussade, lui qui était accoutumé au soleil et à la chaleur de son petit village de Pioggiola, situé au nord-ouest de la Corse.

Même s’il a décidé de quitter sa région natale pour tenter sa chance dans le monde de la musique, il reste fortement attaché à ses origines. «Je n’arrive pas à trouver de mots assez forts pour qualifier mon amour pour la Corse. C’est un sentiment qui est là», clame-t-il en portant sa main vers son cœur.

Sa passion pour la musique et pour son île, il la doit à sa famille et surtout à sa maman, Jeromine, membre du comité d’organisation du festival corse Cimbalata Academia, qui cherche à mettre en valeur les orgues des églises villageoises en organisant des concerts avec ces instruments. A l’âge de 15 ans, le jeune Petru commence tout naturellement à jouer de l’orgue, puis du piano. C’est le coup de foudre immédiat.

Pourtant, même si la musique fait partie intégrante de la tradition corse, le musicien sait qu’il doit partir à l’étranger s’il veut acquérir de l’expérience et avoir accès à des conservatoires plus réputés. «Mais pas trop loin de la Corse non plus», s’empresse d’ajouter celui qui rend visite à ses proches dès qu’il le peut.

Comme des joueurs de foot

Lorsqu’un de ses professeurs corses l’envoie, à l’âge de 17 ans, au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, il se lance dans cette aventure avec un grand optimisme. Mais l’expérience dans la capitale française ne sourit pas à Petru Casanova. «Ce n’était pas évident. Lors des concours d’entrée, le jury juge en quelques minutes un travail de plus de six mois.» De Paris, le pianiste passe alors à la Haute Ecole de musique de Genève-Neuchâtel, toujours grâce à des enseignants et à leur réseau de contacts. «C’est comme pour les transferts de joueurs en football», compare-t-il, en plaisantant.

Découverte du Nord vaudois

En 2015, Petru Casanova devient directeur de la société de musique L’Union de Cornaux, dans le canton de Neuchâtel. Un an plus tard, il rejoint Chor’hom à Montagny-près-Yverdon et commence à faire parler de lui dans le Nord vaudois.

L’automne dernier, alors que La Concorde de Champagne cherche un nouveau directeur, son président Eric Guilloud pense directement au jeune Corse. «Nous avions discuté ensemble lors d’une soirée, j’avais dit que j’étais intéressé mais sans donner de confirmation. J’ai reçu un appel peu de temps après qui m’annonçait que j’étais engagé. J’étais surpris, mais ça m’a vraiment fait plaisir», affirme celui qui suit un master en pédagogie musicale à Neuchâtel et envisage de devenir professeur de musique dans sa région natale, en France.

Mais pour l’heure, Petru Casanova est un musicien engagé en Suisse. En tant que président de l’Association des étudiants de l’antenne neuchâteloise de la Haute Ecole de musique, il se bat pour éviter la fermeture de cette institution académique.

 

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27 mar 2018

Accueillir les gens du voyage indigènes

Minorité reconnue, les gens du voyage indigènes rencontrent les mêmes difficultés que les autres. Une table ronde a esquissé des solutions.

L’image du gitan mal aimé et voleur de poules colle à la peau des gens du voyage, qu’ils soient indigènes ou étrangers. Et pourtant, si elles partagent une certaine philosophie de la liberté, ces communautés n’ont pas toutes le même respect des us et coutumes du pays. Organisée à l’initiative du préfet du Jura-Nord vaudois Etienne Roy, médiateur désigné par le Conseil d’Etat pour la problématique des gens du voyage, et accueillie par la Ville d’Yverdon-les-Bains, une table ronde a réuni hier matin à l’Hôtel de Ville les représentants des autorités et des milieux concernés par ce dossier qui, à l’instar des hirondelles, revient chaque printemps avec la même acuité.

Car il ne faut pas se leurrer, a relevé May Bittel, figure emblématique des Yéniches suisses, la communauté indigène souffre du dégât d’image provoqué par d’autres, «surtout auprès des communes».

Minorité reconnue, les Yéniches suisses ont non seulement le droit de mener leur vie temporairement nomade, mais aussi de disposer de terrains d’accueil. Et pourtant, a rappelé Albert Barras, leur représentant en Suisse romande, le feuilleton se répète invariablement: «Si on demande l’autorisation, on nous la refuse en invoquant les règlements sur le camping et le caravaning. Et si on s’installe, il faut négocier…»

Il y a toutefois des exceptions. Etoy, après une entrée en matière conflictuelle, accueille les Yéniches suisses chaque année. Plus près de nous, Valeyres-sous-Rances fait preuve de la même ouverture. Même s’il n’a pas été simple d’obtenir un compromis, a rappelé la syndique Corinne Tallichet-Blanc.

Dans le canton de Vaud, quatre places à disposition deux fois deux semaines par année pour chaque famille suffiraient à faire le bonheur d’Albert Barras et des siens. Pour May Bittel et sa mission, il faut pouvoir accueillir entre 30 et 50 attelages. Mais rien n’est impossible pour le charismatique pasteur, qui s’est battu jusqu’au Tribunal fédéral pour faire entendre raison à certaines autorités.

La problématique des gens du voyage en transit, provenant de l’étranger, doit être traitée séparément. Nous y reviendrons dans une prochaine édition.

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26 mar 2018

Le PLR urbigène conserve son siège

Orbe – Serge Berthoud est le grand vainqueur de l’élection complémentaire de la Cité aux deux poissons. Le nouvel élu a obtenu 793 voix.


Myriam Schertenleib, Luiz De Souza, Henri Germond, Mary-Claude Chevalier et Serge Berthoud se réuniront demain pour la répartition des dicastères (de g. à dr.). © Michel Duperrex

Hier, peu après les douze coups de midi, Serge Berthoud se trouvait à la place du Marché, devant l’Hôtel de Ville. Calme, comme à son habitude, le nouveau municipal de la Cité aux deux poissons ne cachait toutefois pas sa joie d’avoir été plébiscité par les Urbigènes. Arrivé en tête du scrutin, le PLR a obtenu 793 voix. La candidate socialiste Fanny Naville a, quant à elle, recueilli 630 voix et Robert Gurtner, dit Ted Robert, en a réuni 26.

«Nous avons continué dans la lignée de ce que nous avions proposé au premier tour, indique l’élu. Nous sommes allés à la rencontre des gens et je crois que c’est ce qui a fait la différence.» Le nouvel édile a certainement bénéficié du report des voix de Stéphane Pilloud, arrivé 3e lors du premier tour. «Avec un tel résultat, je me sens porté par la ville», poursuit Serge Berthoud avec enthousiasme. Même s’il souhaite reprendre les Services techniques laissés par Guido Roelfstra, il s’adaptera à la volonté des autres municipaux. La Municipalité se réunira demain pour en discuter. Par ailleurs, le programmateur industriel – il travaille pour l’entreprise Nestlé – devra diminuer son activité professionnelle. «Je ne me rends pas compte de la charge de travail, mais j’en ai déjà discuté avec mes employeurs.

Déception socialiste

Quant à la Socialiste Fanny Naville, elle ne regrette pas d’avoir participé à cette «belle campagne», même si elle est «épuisée». Selon elle, les Urbigènes ont voté en faveur d’un parti plutôt que d’une personne. «Je suis convaincue que j’étais la meilleure lors des débats et je suis fière du chemin parcouru», confie-t-elle. L’Urbigène est aussi persuadée que l’éventualité d’avoir trois femmes au sein de la Municipalité a joué en sa défaveur. «C’est une ville campagnarde et il y a de la misogynie de la part des hommes, mais aussi des femmes», souligne-t-elle. Déçue, la candidate ne cache pourtant pas ses ambitions pour la prochaine législature.

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26 mar 2018

Un but en quatre temps qui vaut les trois points

Yverdon Sport s’est imposé 1-0 sur le terrain de Bâle II, samedi, au terme d’un match rythmé, où il a fallu passer en force.

La patience a une fois de plus récompensé Yverdon Sport, samedi à Bâle. L’équipe d’Anthony Braizat a marqué l’unique but de la rencontre disputée contre la relève du FCB à un quart d’heure de la fin des nonante minutes de jeu. Une réussite qui s’est révélée la parfaite illustration de l’abnégation dont ont dû faire preuve les visiteurs pour venir à bout des jeunes Rhénans.

«Dans notre position, on n’a plus de joker. On doit tout faire pour gagner. On aurait aimé en montrer davantage dans la jouerie, réussir à poser le pied sur le ballon et le faire circuler, mais cela viendra avec le temps. Par exemple, si on parvient à réaliser une longue série de victoires. Pour le moment, on ne prend aucun risque à la relance, quitte à jouer long, puisqu’on peut compter sur de bons éléments dans le jeu aérien», affirme Adriano De Pierro. C’est lui qui, à la 76e, est parvenu à pousser – c’est le terme – le ballon dans les filets adverses. Un drôle de goal en quatre temps, dont l’origine est un corner botté du côté droit: Rushenguziminega a d’abord vu sa déviation au premier poteau frapper la barre transversale, puis le grand Bindi a repris de la tête un cuir sauvé sur la ligne, avant que De Pierro, qui s’est jeté corps et âme dans la mêlée, ne s’y reprenne à deux fois – de la tête, avec un nouveau sauvetage sur la ligne, puis du pied – pour pouvoir exulter.

Maîtrise des airs

Dans ce registre, comme à plusieurs reprises durant les débats, YS a fait parler sa supériorité athlétique. «Face à une formation très jeune, bien que renforcée par Davide Callà de la première équipe, on savait qu’on avait un coup à jouer sur les balles arrêtées, poursuit le défenseur central yverdonnois. Il fallait un tel but, car il pouvait tout à fait s’agir du genre de match qui finit à 0-0.» Une rencontre rythmée mais, paradoxalement, assez pauvre en occasions franches, même si Cissé s’est retrouvé deux fois en situation idéale – une fois par mi-temps –, bien servi par Rushenguziminega.

Face à cet intéressant adversaire bâlois, Yverdon n’a presque jamais été mis en danger. Un constat qui réjouit Adriano De Pierro, en arrière qu’il est. «On a vraiment énormément travaillé l’aspect défensif et tout le monde, y compris ceux qui n’ont pas joué, est au point dans ce domaine, assure le footballeur d’Echandens. Et François Marque apporte beaucoup. C’est un plaisir d’évoluer à ses côtés.»

Bâle II – Yverdon Sport 0-1 (0-0)

But: 76e De Pierro 0-1.

Bâle: Chande; Stabile, Lokaj, Kaiser, Iberdemaj; Pepsi, Conus (81e Heric); Callà, Adamczyk (36e Ferreira), Okafor; Pululu (71e Tausch). Entraîneur: Arjan Peço.

Yverdon: Da Silva; Matukondolo, De Pierro, Marque, Tavares; Gudit, Bindi; Lenzini (71e Gourmi), Rushenguziminega, Deschenaux (82e Eleouet); Cissé (67e Caslei). Entraîneur: Anthony Braizat.

Notes: Terrain d’athlétisme de Saint-Jacques. Avertissement à Kaiser (18e), Tavares (20e), De Pierro (55e), Pululu (57e), Callà (72e), Gudit (87e).

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