Les News de Nord Vaudois - septembre 2017

En collaboration avec le journal La Région.

18 déc 2017

Michel Bühler et Verbophonie de concert au TBB

Yverdon-les-Bains – Accompagné de quatre jeunes interprètes et du groupe Entre 2 caisses, le chanteur de Sainte-Croix a récolté un grand succès, tout comme le festival en l’honneur de la langue française.

Auteur, compositeur et poète engagé, Michel Bühler a fait son grand retour sur scène. ©Michel Duperrex

Auteur, compositeur et poète engagé, Michel Bühler a fait son grand retour sur scène.

Le Théâtre Benno Besson (TBB) a fait deux fois salle comble, vendredi et samedi derniers, lors des concerts de Michel Bühler.

Le chanteur du Nord vaudois est sorti, comme il le dit, de sa «semi-retraite» pour revenir sur scène en compagnie de Marc Aymon, Sylvie Bourban, Soraya Ksontini et Junior Tshaka, quatre jeunes interprètes, ainsi que du groupe français Entre 2 Caisses. Ses chansons engagées, tendres aussi, ont séduit ce public, venu des quatre coins de la Suisse romande -ils étaient environ 500 au total. Comme la relève qui l’entourait, d’ailleurs, chacun interprétant deux de ses propres chansons et une ou deux de Michel Bühler, avec ou sans lui. «Au-delà du style musical, j’ai été séduit par les thèmes de leurs paroles», a relevé ce dernier, et il y avait effectivement une symbiose entre tous sur la scène du Théâtre Benno Besson.

Michel Bühler avec les quatre chanteurs du groupe Entre 2 Caisses. ©Michel Duperrex

Michel Bühler avec les quatre chanteurs du groupe Entre 2 Caisses.

Succès également pour le Festival Verbophonie, organisé par l’Association suisse des journalistes de langue française (ASJLF), qui a réuni plus de 300 personnes. Pour l’occasion, le festival a reçu la visite du syndic Jean-Daniel Carrard, de son adjoint Marc-André Burkhard et de la municipale de la culture, Carmen Tanner. Jean-Jacques Allisson, président du Centre Pestalozzi, a proposé une dictée sur le grand pédagogue, avec un texte de Roger de Guimps. Sylvie Baumer (Yvonand – une faute et demie) a gagné le 1er prix devant Catherine Pillonel (Yverdon-les-Bains, deux et demie), Christèle Willenegger (Onnens, trois et demie), Josy Tessa (quatre) et Catherine Pitoni (sept), toutes deux d’Yverdon-les-Bains. Quant au concours d’écriture de La Région Nord vaudois sur Michel Bühler, il a été remporté par Roger Moret (Yverdon-les-Bains) devant Karim Karkeni (Champagne), Geneviève Hermann (Les Bioux), Danièle Magnenat (Le Séchey) et Corinne Junod (Yvonand). Tous les poèmes, anecdotes, vécus et autres textes, de qualité et inspirés par le chanteur, n’ont pas été faciles à départager.

 

La verve de Thierry Meury

 

Conduit par Daniel Favre, rédacteur en chef honoraire de la RSR, et Jacques Donzel, ancien directeur des programmes, le Café francophone a donné lieu à un bon débat sur le thème de la chanson française. Enfin, l’humoriste Thierry Meury, avec toute sa verve, a animé à souhait ce festival en présentant une partie de son spectacle sur le thème des manchettes de journaux.

L’auteure-compositrice valaisanne Sylvie Bourban a chanté «Café arabe» avec le chanteur sainte-crix. ©Michel Duperrex

L’auteure-compositrice valaisanne Sylvie Bourban a chanté «Café arabe» avec le chanteur sainte-crix.

Junior Tshaka, chanteur et compositeur neuchâtelois, a enthousiasmé les spectateurs avec ses airs de reggae. ©Michel Duperrex

Junior Tshaka, chanteur et compositeur neuchâtelois, a enthousiasmé les spectateurs avec ses airs de reggae.

Jean-Jacques Allisson, président du Centre de documentation et de recherche Pestalozzi, au milieu de ces dames, vient de lancer la dictée. ©Roger Juillerat

Jean-Jacques Allisson, président du Centre de documentation et de recherche Pestalozzi, au milieu de ces dames, vient de lancer la dictée.

Le syndic d’Yverdon-les-Bains Jean-Daniel Carrard (à g.), les municipaux Carmen Tanner et Marc-André Burkhard, le président de l’ASJLF Jean-Pierre Molliet et l’animateur Jean-Claude Gigon, présents pour Verbophonie. ©Roger Juillerat

Le syndic d’Yverdon-les-Bains Jean-Daniel Carrard (à g.), les municipaux Carmen Tanner et Marc-André Burkhard, le président de l’ASJLF Jean-Pierre Molliet et l’animateur Jean-Claude Gigon, présents pour Verbophonie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le chanteur valaisan Marc Aymon a présenté un titre de son dernier album intitulé «Ô bel été». ©Michel Duperrex

Le chanteur valaisan Marc Aymon a présenté un titre de son dernier album intitulé «Ô bel été».

L’artiste lausannoise Soraya Ksontini a, notamment, interprété «Monsieur», l’un de ses titres. ©Michel Duperrex

L’artiste lausannoise Soraya Ksontini a, notamment, interprété «Monsieur», l’un de ses titres.

 

 

 

 

 

 

 

 

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18 déc 2017

Le jour redouté a fini par arriver

Handball – En janvier, Zoltan Majeri ne fera plus partie de l’US Yverdon. Après six ans et demi de bons et loyaux services, l’entraîneur aux multiples casquettes et manager technique a accepté l’offre du TV Endingen, dont il deviendra le coach de la première équipe masculine, en LNA.

En six ans et demi, Zoltan Majeri a permis à la première équipe féminine de l’USY de monter de la 2e ligue à la LNB. Sous ses ordres, les hommes ont, eux, vécu une promotion de 2e en 1re ligue. ©Alkabes-a

En six ans et demi, Zoltan Majeri a permis à la première équipe féminine de l’USY de monter de la 2e ligue à la LNB. Sous ses ordres, les hommes ont, eux, vécu une promotion de 2e en 1re ligue.

Cela a forcément été un immense choc, lorsque l’USY a appris la nouvelle : «Certains pensaient qu’il était éternel. Que jamais il ne quitterait Yverdon. Chaque année, lorsqu’on renouvelait son contrat, c’est tout juste si on imaginait que, un jour, il finirait par dire non», lâche le président Yves Pfister. Et pourtant, à compter du début de l’année prochaine, Zoltan Majeri ne fera plus partie de l’USY handball. L’homme à tout faire du club, ce qui lui a valu le surnom de «mage», a accepté la proposition du TV Endingen, un club argovien dont il deviendra coach de la première équipe masculine. En janvier, il s’assiéra sur un banc de LNA. Mille fois mérité.

 

Le meilleur moment

 

«Depuis mon arrivée, il y a six ans et demi, j’ai reçu pas mal d’offres, plus ou moins attrayantes. Je les ai toujours refusées. Soit car elles ne m’intéressaient pas, soit parce que je sentais que ce n’était pas encore le moment», explique celui qui tenait le rôle d’entraîneur des deux premières équipes du club (masculine et féminine), de la «deux» des hommes, ainsi que celui de manager technique.

Cette fois, la situation était un peu différente. Il y avait d’un côté la chance de pouvoir entraîner en LNA («un très, très bon niveau») et de l’autre ce sentiment du devoir accompli. «Les filles s’apprêtent à disputer les playoffs pour rejoindre la LNA. Les garçons figurent au meilleur classement de leur histoire, deuxièmes de 1re ligue et en route pour la montée en LNB. Il faut le dire : le club n’a jamais aussi bien fonctionné qu’actuellement. Et ça, ce n’est pas grâce à moi, mais bien à tous les efforts fournis par le comité, les membres et les joueurs. J’estime que c’est sûrement le meilleur moment pour me lancer dans une nouvelle aventure. Même si le club fait partie de moi et va énormément me manquer.»

Des adieux difficiles naturellement partagés par Yves Pfister : «Outre les résultats fantastiques qu’il a obtenus (ndlr : les deux «une» militaient en 2e ligue à son arrivée), c’est un homme formidable socialement parlant. Il a ouvert les yeux sur ce qu’est le handball à tellement de joueurs. Il travaillait nuit et jour, sans relâche.» L’interminable liste de contacts de Zoltan Majeri a également permis à Yverdon d’accueillir certaines des plus redoutables formations européennes lors de la Lovats Cup. «Si on nous avait dit, il y a une dizaine d’années, qu’on posséderait une formation en Ligue nationale et que des équipes de Ligue des champions viendraient disputer un tournoi aux Isles, personne n’y aurait cru», sourit le boss du club.

 

Un… ou deux remplaçants

 

Ces grosses écuries d’Europe continueront-elles à faire le déplacement de la Cité thermale sans le mage Majeri pour les y convier ? «Bonne question… Mais, pour l’instant, d’autres priorités demeurent bien plus urgentes. A commencer par l’engagement d’un, voire deux nouveaux entraîneurs en remplacement. On suit plusieurs dossiers, mais il n’y a encore rien de définitif. Zoltan abattait un travail immense, c’est indéniable. Ce sera aussi à chaque membre du club d’en faire un peu plus pour compenser cette perte», explique encore Yves Pfister.

Et si Zoltan Majeri fera encore volontiers profiter le club de son carnet d’adresses ces prochains jours, son nouveau défi devrait rapidement occuper une bonne partie de son esprit : «La première équipe du TV Endingen fait l’ascenseur entre la LNA et la LNB depuis de nombreuses années. L’idée va être de se sauver, dans un premier temps (ndlr : à l’arrivée du technicien, l’équipe entamera les playout pour sauver sa place dans l’élite). Ensuite, l’objectif sera de se stabiliser, avec l’apport, notamment, de nombreux joueurs de la région, pour s’établir parmi les douze meilleures équipes de Suisse.» Un challenge à la taille du personnage.

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15 déc 2017

Sylvac souhaite déménager à Y-Parc

Yverdon-les-Bains – La PME spécialisée dans les instruments de mesure de précision a annoncé, hier, vouloir transférer son usine de Crissier au coeur de la capitale du Nord vaudois. Un projet évalué à dix millions de francs.

L’entreprise Sylvac espère pouvoir installer son siège, d’ici à 2019, sur une des parcelles situées derrière la société Safran Colibrys S.A., à Y-Parc. ©DR

L’entreprise Sylvac espère pouvoir installer son siège, d’ici à 2019, sur une des parcelles situées derrière la société Safran Colibrys S.A., à Y-Parc. ©DR

Le parc technologique de la Cité thermale ne cesse d’attirer de nouveaux acteurs. Après le groupe américain de la biopharmaceutique Incyte (lire La Région Nord vaudois du 8 novembre), c’est au tour de la PME Sylvac S. A. D’annoncer sa potentielle implantation à Yverdon-les-Bains. Spécialisée dans les instruments de mesure de très haute précision, la société a déposé, en fin de semaine dernière, une demande de permis de construire pour un bâtiment de 4600 m2, réparti sur trois étages. «La mise à l’enquête est imminente, révèle le syndic de la Ville, Jean-Daniel Carrard. Nous sommes particulièrement fiers, parce que cela montre que nous arrivons à être compétitifs.»

Eric Schnyder, Sylvac

Eric Schnyder, Sylvac

Actuellement, Sylvac S. A. Possède une usine à Malleray, dans le Jura bernois, et une autre à Crissier. Mais la PME souhaite se séparer de cette dernière, devenue trop petite pour ses activités. «Il faut aussi dire que la région de Crissier n’est pas idéale pour l’industrie, confie le directeur général, Eric Schnyder. Contrairement à Y-Parc qui est proche de l’autoroute, bien desservi par les transports publics et, surtout, qui est au coeur d’un pôle d’innovation motivant.»

 

«Un expert nous a dit qu’Y-Parc n’était pas un site adéquat pour notre production en raison de vibrations.» Eric Schnyder, Sylvac

 

 

Et pourtant, la PME, qui avait évalué trois autres localisations, a bien failli renoncer au site nord-vaudois pour y implanter son siège : «Un expert nous a dit qu’Yverdon-les-Bains n’était pas un site adéquat pour notre production en raison de vibrations, précise-t-il. Heureusement que nous avons refait les tests, car nous sommes arrivés à la conclusion inverse.»

Le projet de Sylvac devrait être achevé d’ici à 2019, si tout se déroule sans encombre, et il est estimé à plus de dix millions de francs. Un budget conséquent pour une entreprise qui disait, l’an dernier encore, devoir investir prudemment. «C’est de la pierre, donc c’est une valeur sûre, rétorque Eric Schnyder. La vente de l’usine de Crissier, que je vais officialiser très prochainement, va pratiquement financer l’entier du nouveau bâtiment.»

 

Aucun nouvel emploi

 

Malgré l’ampleur du projet, aucun nouvel emploi n’est prévu. «Je préfère être prudent. L’ensemble des collaborateurs de Crissier (ndlr : soit 48 sur 130 qu’emploie Sylvac) seront transférés à Yverdon-les-Bains, poursuit le patron. Nous visons une croissance de 2,5% par an. Un recrutement n’est donc pas impossible, mais il se fera dans un second temps.»

Le site d’Y-Parc regroupera les départements électronique, optique et software, alors que l’usine bernoise restera compétente dans le domaine de la microtechnique et du stockage. Mais la PME, qui réalise un chiffre d’affaires annuel d’environ 25 millions de francs, espère réussir à robotiser au maximum sa chaîne de production.

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15 déc 2017

Un Centre des entrepreneurs sera ouvert l’an prochain

Yverdon-les-Bains – Le Groupe Raiffeisen accentue sa stratégie auprès de la clientèle entreprises.

Nicole Conrad sera à la tête du premier RCE de Suisse romande. ©DR

Nicole Conrad sera à la tête du premier RCE de Suisse romande.

Le conseil d’administration du Groupe Raiffeisen a donné son feu vert à l’ouverture d’un Centre des entrepreneurs (RCE) en Suisse romande. Il ouvrira ses portes en automne 2018 à Yverdon-les-Bains, sur un site qui devrait être déterminé l’an prochain. La mise en œuvre du projet RCE en Suisse romande a été confiée à Nicole Conrad, âgée de 46 ans, ancienne responsable du soutien aux PME au Centre patronal vaudois, qui dirige une exploitation viticole familiale en Lavaux. Elle jouit d’une grande expérience dans divers organismes de soutien aux PME. «Nous sommes ravis d’avoir trouvé Nicole Conrad pour la phase clé de l’implantation en Suisse romande», déclare Matthias P. Weibel, directeur du RCE en Suisse.

Trois centres RCE existent déjà à Gossau, Baar et Aarau-Ouest. Un site supplémentaire devrait être ouvert dans le canton de Berne courant 2019.

Membre du conseil d’administration du Groupe Raiffeisen, l’Yverdonnois Olivier Roussy se réjouit du choix opéré : «C’est une bonne chose pour notre région. Ce choix a été favorisé par la bonne collaboration avec les autorités de la Ville et les associations telles le Centre patronal, la CVCI et la Fédération des entreprises romandes (FER) à Genève. Vu la position géographique et l’accessibilité par l’autoroute et le train, Yverdon-les-Bains s’imposait logiquement.»

Cette structure, ouverte à tous les entrepreneurs, indépendamment de leur relation bancaire, leur permet de bénéficier de conseils pratiques, donnés par des personnes qui transmettent leur expérience et leur savoir-faire, notamment dans le cadre de la transmission d’entreprises.

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15 déc 2017

Un espoir de passage à Yverdon

Unihockey – En séjour linguistique de deux mois dans la Cité thermale, la jeune Vanessa Schmuki, 15 ans, maintient le rythme en s’entraînant trois fois par semaine avec l’UCY. Le compromis idéal pour la Zurichoise qui, le week-end, évolue avec les M21A des RedAnts.

Du haut de ses 15 ans, la Zurichoise Vanessa Schmuki impressionne déjà par sa carrure et son mètre huitante. ©Michel Duvoisin

Du haut de ses 15 ans, la Zurichoise Vanessa Schmuki impressionne déjà par sa carrure et son mètre huitante.

Elle se voyait certainement arriver de manière discrète, sans faire de bruit, dans les rangs de la première équipe féminine de l’UCY. Un peu à l’image de son tempérament calme, Vanessa Schmuki n’apprécie guère de se mettre en avant dans la vie de tous les jours, préférant se libérer et s’exprimer sur un terrain de unihockey. Alors, lorsqu’elle a débarqué pour la première fois à la salle des Isles, la jeune défenseuse des RedAnts (un club basé à Winterthour dont la première équipe évolue en LNA -elle joue avec les M21), également membre de l’équipe nationale Est M17, n’est pas passée inaperçue auprès de ses coéquipières temporaires. Loin de là.

Du haut de son mètre huitante, Vanessa Schmuki, qui a transité par l’athlétisme avant de se focaliser sur l’unihockey, était désireuse de consolider l’apprentissage d’une langue scolaire tout en pratiquant la passion qui est la sienne depuis cinq ans. «Malheureusement, il m’était impossible de me rendre dans un pays anglophone tout en m’entraînant régulièrement, admet celle qui a rejoint les bancs du Gymnase d’Yverdon-les-Bains. Au début, la compréhension du français était difficile, mais l’adaptation s’est relativement bien passée.»

 

Tout va plus vite

 

Une acclimatation facilitée par l’accueil -durant l’ensemble du séjour- de Thierry Gaberell -membre du comité de l’UCY- et sa famille, ainsi que par la bienveillance de ses partenaires durant les entraînements. «Au-delà de mes progrès en français, je retiendrai plein de belles choses de mon passage. J’ai pu me faire une idée du niveau de la Suisse romande, qui n’est pas si éloigné du jeu alémanique. La vitesse n’est cependant pas la même ; en Suisse allemande, tout va plus vite dans le jeu.»

Habituée aux déplacements, Vanessa Schmuki est mieux placée que personne pour évoquer cette comparaison, elle qui se rend presque chaque week-end de l’autre côté de la Sarine pour défendre les couleurs des M21A des RedAnts. «Les séances sont davantage axées sur la cohésion des joueuses dans chaque ligne. On doit parfaitement connaître nos coéquipières, leur façon d’évoluer et leur vision du jeu. En dehors des entraînements, on nous demande également beaucoup d’investissement, notamment durant la préparation estivale», relève l’imposante défenseuse, domiciliée à Pfäffikon (ZH).

 

Avec l’équipe nationale

 

Si sa formation occupe une belle 4e place à la mi-saison et semble en passe de valider son objectif de qualification aux playoffs, la jeune Zurichoise ne se met pas trop de pression pour la suite de la saison. Une attitude qui ne l’empêche pas de rester ambitieuse à plus long terme, elle qui rêve de porter les couleurs de la première équipe féminine de son club, valeur sûre au sein de l’élite.

«Sur le terrain, je peux compter sur ma vitesse et ma technique de balle, mais je dois encore améliorer mon tir», admet Vanessa Schmuki, au moment d’évoquer ses qualités. Pour cela, elle a notamment eu l’opportunité de se rendre à Tenero, au Tessin, au printemps dernier, pour une semaine d’entraînement avec les meilleurs éléments des deux équipes nationales M17 (un mélange du cadre suisse Est et Ouest). «Cinq weekend par année sont, de plus, consacrés à l’équipe nationale. C’est très enrichissant.»

La semaine prochaine déjà, elle rejoindra ses terres après huit semaines passées dans le Nord vaudois. Un séjour qui s’est avéré favorable aux deux parties, tant les filles de l’UC Yverdon ont eu un réel plaisir à côtoyer une joueuse prometteuse.

 

Match au sommet pour les féminines

 

C’est sans la joueuse Zurichoise -mais avec son soutien moral- que les filles de l’UCY (1L), 2es au classement, affronteront le leader Gürbetal Belp, qui comptabilise, après sept journées, le même nombre de points. Une victoire permettrait aux joueuses de la Cité thermale de prendre une option sur une éventuelle promotion en LNB. «Et Yverdon s’imposera 3-2», a lancé, optimiste, Vanessa Schmuki. Cette rencontre s’annonce ardue face à une redoutable équipe bernoise au jeu âpre et physique. Une vraie bataille en perspective, samedi à 17h, à la salle des Isles.

De son côté, la première équipe masculine se rendra à Aigle, dimanche, pour y affronter le LUC II. Les trois points seront nécessaires pour les protégés d’Yvan Cuennet dans l’optique du maintien en 3e ligue.

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14 déc 2017

Le village lacustre dévoile ses nombreux trésors

Corcelettes – Les fouilles archéologiques entreprises près du camping des Pins ont mis à jour des dizaines de pilotis et plusieurs objets, vestiges de villages palafittes de la fin du néolithique. Une nouvelle découverte grandiose au bord du lac.

Les pilotis dans la tranchée de Corcelettes, preuve de la présence de villages lacustres importants. ©Roger Juillerat

Les pilotis dans la tranchée de Corcelettes, preuve de la présence de villages lacustres importants.

Plus de doute, les fouilles archéologiques qui sont menées, depuis septembre dernier, à Corcelettes, au lieu-dit Les Viaules, près du Camping des Pins, ont permis de confirmer que des villages lacustres y étaient bel et bien installés vers la fin du Néolithique (2900 à 2600 ans avant J.-C.). Les archéologues ont mis à jour des dizaines de pilotis dans une tranchée d’une bonne cinquantaine de mètres de long, sur deux mètres de large environ et cinq à six mètres de profondeur.

Comme cela avait été le cas à Concise entre 1995 et 2000 sur le tracé de «Rail 2000», les découvertes sont remarquables et démontrent que la station littorale du hameau de la commune de Grandson, déjà classée monument historique par un arrêté du 25 mai 1900, recèle, elle aussi, de trésors préhistoriques d’une grande valeur. «En plus de ces pilotis, nous avons retrouvé de nombreux objets que nous cataloguons avec précision et qui seront classés », indique l’archéologue Helena Wyser. Sous la pluie et dans le froid, toute une équipe effectue un travail minutieux dans la tranchée, où on aperçoit bien les fameux pilotis. Et sans doute, y en a-t-il bien d’autres en dehors de cette fine galerie fortifiée.

Parmi les objets découverts, il y a notamment des poteries en plus ou moins bon état, des poinçons en os, des bijoux d’époque, des dents de sanglier, des pendentifs, des perles, des pierres ciselées dont une formant le couperet d’une hache, etc. Un bonheur de voir ces derniers, qui représentent toute la vie de ce site palafittique qui, comme d’autres au bord du lac de Neuchâtel, est dès lors reconnu comme Patrimoine mondial de l’humanité et figurera sur la liste du Patrimoine mondial de l’Unesco.

 

Le niet du canton

 

Plusieurs objets ont été retrouvés, certains à partir d’os ou de cornes d’animaux, d’autres ciselés dans la pierre, comme ce pendentif (à droite) en excellent état de conservation. ©Roger Juillerat

Plusieurs objets ont été retrouvés, certains à partir d’os ou de cornes d’animaux, d’autres ciselés dans la pierre, comme ce pendentif (à droite) en excellent état de conservation.

Ce site archéologique a été mis à jour lors des travaux de terrassement effectués en vue du remplacement du système d’exploitation de la Station de pompage de Corcelettes-Les-Pins (STAP), dans le cadre aussi des creusages effectués par l’Association intercommunale pour l’épuration des eaux de la région de Grandson (AIERG). Or, cette magistrale découverte n’est pas prise en compte financièrement par le Canton, malgré le fait qu’il s’agit d’un patrimoine mondial. Impensable quand on constate comment les instances de nos voisins français procèdent dans un tel cas. Les travaux sont en effet à la charge des communes, dans ce cas Grandson.

Et pourtant, la mission de la section des monuments et sites (SIPAL) consiste à identifier, à protéger, à conserver, à sauvegarder et à mettre en valeur le patrimoine historique et archéologique cantonal. Elle se compose de deux sections : les monuments et sites, ainsi que la section archéologie. Reste à signaler au public et amoureux de l’histoire que le site est fermé et qu’il est, pour le moment, strictement interdit d’aller sur le «chantier». D’autres objets y seront sans doute repérés lors des fouilles qui devraient se poursuivre jusqu’au 22 décembre.

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14 déc 2017

Bienvenue!

A la suite du départ de Jean-Philippe Pressl-Wenger pour MySports TV, le conseil d’administration de La Région Nord vaudois a désigné Caroline Gebhard pour occuper le poste de rédactrice en chef. Elle entrera en fonctions en février prochain.

Caroline Gebhard ©Sigfredo Haro/La Côte

Caroline Gebhard

Cette jeune journaliste, âgée de 33 ans, a déjà une solide expérience à son actif. Employée actuellement au Quotidien de La Côte, elle partage son activité entre le secrétariat de rédaction, en tant que remplaçante du chef d’édition, et le journalisme de terrain.

Avec une maturité fédérale (Gymnase de Morges) en poche, elle est entrée à l’Université de Lausanne, où elle a obtenu une licence en lettres. Elle a ensuite travaillé comme pigiste au Journal de Cossonay, puis a effectué son stage à La Côte (bureau de Morges), tout en continuant à affecter une partie de son temps au Journal de Cossonay.

Au terme de son stage de journaliste, elle a obtenu, en 2010, le diplôme du Centre romand de formation des journalistes, à Lausanne, et son inscription au Registre professionnel (RP). De 2011 au début de l’année dernière, elle a œuvré au quotidien 20 Minutes en tant que cheffe adjointe de la rubrique Régions.

Privilégiant le contact et le terrain, elle a également animé plusieurs débats politiques. Très motivée, elle se réjouit de rencontrer les habitants du Nord vaudois, où son père est domicilié.

 

Le conseil d’administration ■

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14 déc 2017

«J’espère avoir ouvert la porte aux chanteurs engagés»

Sainte-Croix – Auteur, compositeur, interprète et poète, Michel Bühler partagera la scène avec plusieurs artistes, demain et samedi, au Théâtre Benno Besson. Rencontre avec un homme engagé.

Le premier 45 tours «Chanson pour toi» de Michel Bühler a été enregistré à Paris, en 1969. ©Carole Alkabes

Le premier 45 tours «Chanson pour toi» de Michel Bühler a été enregistré à Paris, en 1969.

Lorsqu’on arrive sur le pas de porte de la maison de Michel Bühler, située au coeur du village de Sainte-Croix, on se sent tout de suite réchauffé par l’ambiance qui y règne, malgré la neige et le froid extérieur. Dans son salon, une affiche d’un film avec Buster Keaton, une bibliothèque avec les aventures de Tintin, des livres de Louis Aragon et de Charles Ferdinand Ramuz, ainsi que des guides de voyage, confèrent à son intérieur un charme à la fois simple et poétique.

Après une longue période d’absence, le Sainte-Crix remontera sur scène avec des jeunes artistes, à l’occasion d’un concert qui fera la part belle à la langue française, demain et samedi, au Théâtre Benno Besson, à Yverdon-les-Bains.

 

Michel Bühler, pour la jeune génération qui ne vous connaîtrait pas, qui êtes-vous ?

Je suis né à Berne, un peu par hasard, mais la famille du côté de ma mère habitait à Sainte-Croix. Gamin, je n’ai eu aucune attache avec la Suisse allemande, et je le regrette. J’ai grandi dans une famille ouvrière qui travaillait dans les usines Paillard et Thorens.

 

Comment vous est venu cette passion pour la chanson ?

Un peu par hasard, on adorait fredonner des chansons populaires en famille. C’était un moyen d’expression et de communion incroyable.

 

Avant d’être chanteur, vous avez suivi une formation d’enseignant à l’Ecole normale de Lausanne. A quel moment avez-vous décidé de monter à Paris ?

A l’époque, j’avais 24 ans et je travaillais comme instituteur aux Tuileries-de-Grandson. Avec mon imprésario, Denis Niklaus, on s’est rendu à Paris, en 1969. C’était le temps des yéyés, on passait un peu pour des ploucs. Grâce au directeur artistique Roger Marouani, j’ai pu réaliser mon premier 45 tours.

 

Quels sont les chanteurs qui vous ont le plus marqué ?

J’ai toujours aimé les textes de Brassens, de Brel et de Ferrat pour le côté politique. Cependant, ce sont les chansons populaires de Gilles Vigneault (ndlr : l’auteur-compositeur-interprète québécois) qui m’ont le plus ému. Il avait et a toujours l’art de raconter son pays, la vie des trappeurs et des pêcheurs sur la côte nord du Saint-Laurent.

A un moment donné, j’ai eu l’envie de raconter la vie de mes voisins ; celle qui se déroule sur le Balcon du Jura est tout aussi significative que celle qui se passe à Paris ou en Ardèche. On est confrontés aux mêmes problèmes humains qu’ailleurs.

 

Vous vous apprêtez à remonter sur scène avec la jeune génération. Est-ce un concert d’adieux ?

S’il y a bien une chose que je n’apprécie guère, ce sont ces chanteurs qui font des adieux pendant dix ans. J’ai fait ma part dans la chanson. Je vais continuer à chanter, mais je considère qu’il n’y a rien de plus pathétique qu’un vieux chanteur sur scène. Je n’ai pas envie de susciter la pitié. Cela fait 48 ans que je suis sur scène, j’espère me retirer sur la pointe des pieds.

 

Comment va se dérouler ce concert ?

C’est Thierry Luisier (ndlr : l’ancien directeur du TBB) qui m’a proposé de mettre sur pied un concert avec de jeunes artistes. Chacun d’entre eux chantera trois chansons, dont l’une de mon répertoire, en duo. Les thèmes de la tendresse et de la révolte seront présents. Dans cette affaire, je suis en quelque sorte le grand-papa (rires).

 

Qu’est-ce que cette jeune génération retiendra de vous, dans vingt ou trente ans ?

J’espère avoir ouvert la porte aux chanteurs engagés. Garder l’envie de chanter me paraît essentiel. Enfin, j’aurais adoré réinterpréter des chansons populaires, comme le Valaisan Marc Aymon. Mais c’est un peu trop tard pour cela.

 

Bühler et compagnie, concert au Théâtre Benno Besson, demain et samedi, à 20h. Réservations sur : www.theatrebennobesson.ch ou au 024 423 65 84.

 

En compagnie de…

La langue de Molière à l’honneur ce week-end

Dans le cadre du Festival Verbophonie, consacré à la langue française, plusieurs artistes accompagneront Michel Bühler.

Soraya Ksontini, Sylvie Bourban, Marc Aymon, Entre 2 caisses et Junior Tschaka rendront hommage à cet artisan de la chanson francophone en interprétant une de ses chansons, ainsi que deux autres de leur propre répertoire.

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14 déc 2017

Les Nord-Vaudois qui ont fait 2017

Qui succédera à la metteure en scène du spectacle «Claquettiste», Nadine Perusset,consacrée personnalité de l’année 2016 ? C’est à cette question que la rédaction vous propose de répondre, en votant pour l’un ou l’autre des neuf nominés qui, dans les domaines du sport, de la culture, de l’économie ou encore de la politique, se sont distingués ces douze derniers mois.

Pour la sixième fois, La Région Nord vaudois propose à ses lecteurs d’élire la personnalité nord-vaudoise de l’année. Après avoir offert ce titre, en 2016, à la passionnée de théâtre qu’est Nadine Perusset, vous avez à nouveau la possibilité de choisir parmi neuf nominés.

Ceux-ci se sont distingués durant cette année par leur engagement, leur action ou encore leur travail sur le terrain. Ces neuf personnalités soumises à votre appréciation représentent des courants et des sensibilités qui bénéficient à l’ensemble de la société. Elles témoignent de l’extraordinaire vitalité de toute une région. Il vous appartient, désormais, de voter pour votre favorite ou pour votre favori, jusqu’au 15 janvier prochain.

 

Un casque Sony à gagner !

 

Un tirage au sort, parmi les bulletins de vote (courriels et courriers normaux) que vous nous aurez envoyés, permettra à l’heureux gagnant de remporter un casque Sony MDR-1000X qui «dompte» tout bruit extérieur.

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Cesla Amarelle

Le grand défi

Cesla Amarelle

Cesla Amarelle

La politicienne yverdonnoise Cesla Amarelle est une stratège hors pair. Elle l’a démontré tout particulièrement dans la phase préparatoire du congrès socialiste, qui l’a désignée candidate au Conseil d’Etat. Elle a évité de se mêler au mouvement de déstabilisation d’Anne-Catherine Lyon. L’ancienne présidente du PS vaudois connaît mieux que personne l’appareil du parti. Elle a ainsi obtenu l’investiture sans difficulté.

En 2017, la désormais conseillère d’Etat en charge de la formation, de la jeunesse et de la culture aborde un énorme défi : démontrer sa capacité à gouverner dans le cadre d’un collège et tempérer son ardeur pour aboutir à des compromis. L’école a besoin de réformes, mais surtout de calme.

 

Cédric Chezeaux

L’ agriculteur révolutionnaire

Cédric-Chezeaux

Cédric Chezeaux

Malgré les craintes de ses proches, Cédric Chezeaux, agriculteur à Juriens, a décidé de vendre ses bovins pour se reconvertir dans la production de blés anciens et l’élevage de chèvres. L’agriculteur, condamné à produire du lait de vache en grande quantité pour le vendre aux fromagers, a décidé, un jour, de tout changer. Son but : préserver la biodiversité semencière, mise à mal par les géants de l’agroalimentaire.

En 2017, la réalisatrice Lila Ribi a présenté «Révolution silencieuse», un documentaire qui retrace le quotidien de la famille Chezeaux de 2013 à 2015. Ce long-métrage met à l’honneur la décision engagée de l’agriculteur, mais aussi la nouvelle philosophie de vie qui anime l’ensemble de la tribu Chezeaux.

 

Bernard Martin

Le voix du patois

Bernard Martin

Bernard Martin

A 76 ans, Bernard Martin est toujours infatigable. Bien connu dans la région, notamment pour son implication au Rotary Club d’Yverdon-les-Bains depuis plus de vingt ans, ce globe-trotteur a partagé, cet été, sa seconde passion avec la population : les langues. Après le français, le tchèque, l’espagnol, l’allemand et le suisse allemand, l’ex-pasteur de Champagne a fait découvrir à tous le patois. En 2017, il a réussi à faire revivre la langue de nos aïeux en ramenant, après 25 ans d’absence, la fête romande et internationale des patoisants dans la capitale du Nord vaudois.

Grâce à un éventail d’activités mêlant modernes et antiques traditions, il a dépoussiéré un langage du VIe siècle.

 

Yamina Zoutat

L’autodidacte qui rayonne

Yamina Zoutat

Yamina Zoutat

Yverdonnoise pure souche, Yamina Zoutat a vécu et étudié dans la Cité thermale, avant d’entamer une carrière à Paris comme chroniqueuse judiciaire à TF1. Grâce à son travail de terrain, à sa curiosité et à sa facilité à nouer des liens, elle a réalisé un documentaire inédit, «Les Lessiveuses», sur la vie des mères de détenus français condamnés à de longues peines.

Exporté dans de nombreux pays, ce moyen-métrage a rencontré un tel succès qu’il est devenu un opéra. En 2017, elle a décroché le Sesterce d’argent au festival Visions du Réel, à Nyon, pour «Retour au Palais». De l’écriture du scénario au tournage, en passant par la prise de son et la pose de voix, Yamina Zoutat a conçu seule ce long-métrage sur les coulisses de la justice parisienne.

 

Philippe Duvoisin

Le globe-trotter des patinoires

Philippe Duvoisin

Philippe Duvoisin

Vingt-neuf ans de présidence à la section romande de la Regio League et une vie dévolue au hockey sur glace : le Sainte-Crix Philippe Duvoisin, également municipal, est une personnalité incontournable des patinoires . Et dire que tout est parti d’un tournoi scolaire sur la glace naturelle de sa localité, alors qu’il n’était âgé que de 12 ans.

En 2017, après avoir, notamment, participé à la mise en place de la Mysports League (entre la LNB et la 1re ligue), il a passé le témoin de président à l’Ecublanais Philippe Raboud, désireux de se consacrer à sa famille et à ses loisirs. Mais l’homme l’assure : il continuera d’assouvir sa passion de la discipline et de parcourir les patinoires de Suisse.

 

Sandy Wetzel

Une belle trace à Y-Parc

Sandy Wetzel

Sandy Wetzel

Arrivé après une période de flou stratégique, Sandy Wetzel a donné un nouvel élan au Parc scientifique et technologique (PST), plus connu sous le nom d’Y-Parc. Il a, entre autres, apporté un grand appui et son réseau à tous les jeunes entrepreneurs qui se sont installés dans l’incubateur. Il a su, durant cette période, développer d’excellentes relations avec les milieux de la recherche appliquée, notamment la HEIG-VD.

En 2017, fatigué par l’inertie de certains politiques, il a cédé à l’appel des sirènes des montagnes neuchâteloises, pour se lancer dans un nouveau défi, un pépinière d’entreprises bien-sûr. Aujourd’hui, le PST yverdonnois récolte les fruits d’un travail réalisé dans l’ombre.

 

Laura Di Pietrantonio

La bénévole au grand cœur

Laura Di Pietrantonio

Laura Di Pietrantonio

Après un stage de trois mois à l’hôpital de Morondava -une ville défavorisée à l’ouest de l’île de Madagascar-, Laura Di Pietrantonio, une étudiante yverdonnoise en soins infirmiers à La Source, à Lausanne, a récolté du matériel médical en Suisse pour venir en aide aux malades. Fraîchement diplômée, la jeune femme voyage actuellement en Amérique latine.

En 2017, Laura Di Pietrantonio a récolté près de 12 000 francs, avec deux de ses camarades, grâce au financement participatif. Elle a distribué des appareils (monitoring de surveillance cardiaque, échographe, laryngoscope, oxymètre de pouls ou encore masques à oxygène), afin d’améliorer la prise en charge médicale des patients malgaches.

 

Matthieu Pahud

Le repos du titan

Matthieu Pahud

Matthieu Pahud

D’abord, il possède un palmarès fantastique, parmi lequel figurent huit titres de champion de Suisse individuel et tellement de médailles nationales et internationales. Ensuite, il a énormément oeuvré pour les jeunes, notamment à travers l’association Judo Zen Kids, et continuera de le faire. Enfin, il est éminemment sympathique. Pas mal, pour un judoka sourd de naissance à plus de 80%.

En 2017, il a été honoré par le Panathlon Club d’Yverdon (prix 2016) en ce début d’année, avant de mettre, récemment, et sur une 3e place aux Championnats de Suisse, un terme à sa carrière. Matthieu Pahud a pris un nouveau départ, professionnel comme sportif. Il prévoit de créer sa propre école, à Payerne.

 

Michel Antoniazza

L’ ami fidèle des oiseaux

Michel Antoniazza

Michel Antoniazza

Alors que la plupart des jeunes de son âge tenaient absolument à passer leur examen de conduite au plus vite, Michel Antoniazza a, à 19 ans, passé son permis de baguage. Sa passion précoce pour les oiseaux, le biologiste spécialisé en ornithologie l’a mise au service de la protection de la Grande Cariçaie. Son parcours est intimement lié à la défense de la nature sur la rive sud du lac de Neuchâtel.

En 2017, le Tapa-Sabllia a dû se résigner, à 65 ans, à laisser son poste de collaborateur scientifique de l’Association de la Grande Cariçaie. S’il a dû quitter son emploi, ce père de trois enfants, dont l’aîné, Sylvain, officie à la Station ornithologique de Sempach, sait que la relève est assurée.

 

A vous de jouer ! Pour donner votre voix à l’un(e) de nos nominé(e)s et pour tenter de remporter un menu gastronomique pour deux personnes au restaurant La Terrasse, à l’Hôtel La Prairie, à Yverdon-les-Bains, vous pouvez nous envoyer un mail contenant les informations demandées ci-dessous à l’adresse : resultats@laregion.ch

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– J’élis au titre de personnalité nord-vaudoise de l’année 2017

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14 déc 2017

Cap sur les JO de Tokyo 2020

BMX – A peine de retour de Saint-Etienne et des Etats-Unis, Louanne Juillerat a déjà les yeux rivés sur la saison prochaine, lors de laquelle débuteront les qualifications pour les Jeux olympiques.

De Tulsa à Vérone, en passant par Saint-Etienne, la Nord-Vaudoise voit du pays à travers sa passion. ©DR

De Tulsa à Vérone, en passant par Saint-Etienne, la Nord-Vaudoise voit du pays à travers sa passion.

Elle ne peut pas franchement dire qu’elle est satisfaite de la saison qu’elle vient de terminer sur une 7e place au Trophée des Nations de Saint-Etienne, Louanne Juillerat. «Je n’ai pas atteint les objectifs que je m’étais fixés au début de l’année», lâche la pilote avec une certaine sévérité. Ses meilleures performances ? Un 2e rang en championnat de Suisse et un 9e au plan européen. «Correct, mais insuffisant», juge-t-elle.

Reste que la jeune fille, qui fêtera ses 20 ans demain, peut se montrer plutôt soulagée. Après deux exercices durant lesquels ses blessures ont pris le pas sur sa carrière sportive, elle a prouvé être à nouveau dans le coup. Pas tout en-haut, pas aussi rapide qu’elle l’espérait, mais bel et bien présente, en embuscade, à distance respectable des meilleures.

 

Avec un nouveau team

 

D’ailleurs, Louanne Juillerat a profité de sa fin de saison pour commencer à préparer la suivante. Récemment, elle a rejoint la structure française Sport Rad Distribution. Une nouvelle équipe qui devrait lui permettre de voir plus loin, qu’elle a pu apprendre à connaître à travers un séjour de deux semaines aux Etats-Unis, le mois dernier. «J’ai adoré l’atmosphère dans le groupe. Ça n’annonce que du bon pour la suite», se réjouit la pilote de Vugelles-La Mothe.

Ce voyage à Tulsa, en Oklahoma, lui a permis de se mesurer une nouvelle fois aux compétitions américaines : «Ça n’a rien à voir avec celles auxquelles j’ai l’habitude de participer. Tout est énorme, bien plus grand qu’ici. Il y a plus de monde, plus de spectateurs, plus de participants… Le niveau est également plus relevé.» Sa 12e place obtenue la réjouit, d’ailleurs, davantage que la majorité de ses résultats réalisés en Europe.

Même si les températures du Nord vaudois ne sont pas aussi propices pour s’entraîner que celles du sud des Etats-Unis, Louanne Juillerat est bien résolue à ne pas perdre une seconde durant sa préparation, qui a véritablement débuté à son retour de Saint-Etienne, en début de semaine. «Ce n’est pas facile de se motiver pour aller rouler par ce froid, mais ça fait partie du jeu. Actuellement, la grande partie de mon entraînement se déroule au fitness, à hauteur de deux séances par jour : une de cardio et une de musculation. J’essayerai de partir en Espagne au début de l’année, histoire de retrouver des conditions optimales pour pratiquer mon sport.»

Pour Louanne Juillerat, la saison 2018 débutera officiellement au mois de mars, du côté de Vérone. «Ce qui me laisse suffisamment de temps pour arriver au meilleur de ma forme en Italie.» Il le faudra, puisque le BMX sera au programme olympique en 2020, à Tokyo, et que les qualifications commenceront dès l’an prochain. «Pour être sélectionnée, il faudra réunir le maximum de points lors des diverses compétitions européennes et mondiales. Mais ça reste encore assez flou à l’heure actuelle», note celle qui fait assurément partie des trois meilleures pilotes helvétiques, au côté, notamment, de la Nord-Vaudoise Christelle Boivin.

 

L’objectif d’une carrière

 

Pas question, cependant, de manquer les Jeux olympiques pour la Nord-Vaudoise, qui en a fait son objectif central : «J’ai en quelque sorte tout mis de côté pour me focaliser sur ma carrière sportive. Les JO, c’est le rendez-vous. Jusqu’à cette date-là, je sais que je vais me consacrer à fond à ma discipline. Pour obtenir mon ticket, dans un premier temps, puis pour y réaliser le meilleur résultat possible. Ensuite, on verra quelle direction je choisirai de suivre.»

Le compte à rebours est donc lancé. Louanne Juillerat possède maintenant deux ans, sept mois et quelques jours pour confirmer son talent, prouver sa valeur au meilleur niveau et, pourquoi pas, se préparer à frapper un grand coup au Japon.

 

Avec l’appui de ses proches

 

Louanne Juillerat a fait le choix de se concentrer à 100% sur son sport. Le BMX de haut niveau étant une discipline coûteuse, la pilote de Vugelles-La Mothe peut compter sur le soutien de sa famille, qui assure une bonne partie de son budget, ainsi que des biscuits Roland, son sponsor. «Je coach également dans plusieurs clubs de la région. Outre la petite aide financière que cela représente, ça me plaît beaucoup. Je me vois bien rechercher quelque chose dans ce domaine plus tard.» Une passion onéreuse due, en particulier, au nombre de voyages à effectuer en une saison : «D’autant plus que la fédération ne prend pas en charge nos frais. J’ai une chance énorme, sachant que j’adore parcourir le globe. La Fédé préférant qu’on se repose à l’hôtel entre les courses, je profite de découvrir les villes surtout lorsque mes parents font le déplacement.»

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