Les News de Nord Vaudois - septembre 2017

En collaboration avec le journal La Région.

28 déc 2017

Les perspectives économiques sont positives

Lausanne – Pascal Broulis, conseiller d’Etat sainte-crix en charge du Département des finances et des relations extérieures, s’est exprimé sur les différents enjeux qui attendent le Canton de Vaud et la région du Nord vaudois pour l’année 2018.

Le grand argentier du Canton de Vaud voit l’avenir avec optimisme. ©Carole Alkabes

Le grand argentier du Canton de Vaud voit l’avenir avec optimisme.

A l’heure de dresser le bilan de l’année 2017, le Sainte-Crix Pascal Broulis a évoqué les différentes perspectives du Canton de Vaud, mais aussi du Nord vaudois, pour l’année prochaine. Rencontre dans son bureau lausannois.

Démographie

Depuis que le Conseil d’Etat a décidé d’harmoniser le calcul de la population avec le modèle de la Confédération, qui prend non seulement en compte la population résidente permanente, mais aussi les fonctionnaires internationaux et les requérants d’asile établis depuis plus d’un an en Suisse, le Canton de Vaud a vu sa population augmenter statistiquement de 7800 résidents. «Si l’on observe les chiffres de plus près, on remarque que le nombre de fonctionnaires internationaux s’élève à 2472 personnes et qu’ils se trouvent essentiellement dans la région de Nyon, analyse Pascal Broulis. Inversement, on constate que les requérants d’asile (ndlr : on en dénombre 5286) sont domiciliés principalement dans les régions de Lausanne, de l’Est vaudois et du Nord vaudois.»

 

Emploi

Selon les résultats de la statistique des entreprises pour l’année 2015, le Canton de Vaud enregistrait 435 000 emplois, ce qui équivaut à 350 000 emplois à plein temps, soit 8,7% du total suisse. «On observe un léger tassement du chômage. On a créé plus de postes que prévu, même si la capitale vaudoise enregistre une croissance inférieure au reste du canton», remarque le conseiller d’Etat. Alors que dans le domaine de la construction, on assiste à une diminution du nombre d’emplois, soit moins d’un poste sur dix. La croissance est plus marquée dans d’autres branches, comme la santé, l’enseignement ou encore la transition numérique.

Le secteur primaire, qui regroupe l’agriculture, la sylviculture et la pêche, a également connu une légère baisse. «En Suisse, on voit chaque année 3000 entreprises de ce secteur arrêter leur exploitation, c’est inquiétant, juge le Sainte-Crix. Même s’il y a des marchés de niche, le secteur primaire dans le canton de Vaud ne représente plus que 2,6% de l’emploi.»

 

Cohésion sociale

En 2016, 3,3% de la population suisse a bénéficié de l’aide sociale. «On s’aperçoit qu’il y aura, à l’avenir, un déséquilibre considérable entre les bénéficiaires de l’AVS, ceux qui travailleront et les jeunes en formation. A ce rythme-là, un fossé va se créer. Le filet social est valable autant pour le riche que pour le pauvre. Mais si les personnes qui sont à l’aide sociale ne sont pas intégrées dans les cinq ans, cela représente un risque considérable pour la cohésion sociale.»

 

Frontaliers

Au deuxième trimestre 2017, le Canton de Vaud a franchi la barre des 30 000 frontaliers, soit une hausse de 4,1% par rapport à la même période l’année précédente. Cette progression est plus forte qu’au niveau national (3,5%). Les deux tiers de ces frontaliers sont actifs dans le secteur tertiaire, principalement dans le commerce (17%) et dans le domaine de la santé et de l’action sociale (13%). Plus d’un quart des frontaliers travaillent dans le district du Jura-Nord vaudois (26%). Selon le conseiller d’Etat en charge des finances, le Canton de Vaud fait vivre 1,5 million de personnes à l’étranger.

«La zone frontalière représente sept milliards de salaire brut, c’est monstrueux, déclare Pascal Broulis. Nous sommes un réel partenaire pour l’Europe et nous avons un vrai rôle à jouer. Nous sommes résolument ouverts, xénophiles et intégrateurs.»

 

Finances

«Avant d’être Suisse, je me sens Vaudois, affirme le magistrat. En matière de fiscalité, les cantons ont la souveraineté et doivent garder la main sur les impôts.» Le grand argentier du Canton n’est pas peu fier d’avoir contribué à assainir les finances vaudoises depuis 2003. Le Canton avait un déficit de 385 millions de francs. En parallèle, il a pris des mesures pour le contrôle des dépenses, afin de décrocher la notation triple A, très enviée par d’autres cantons.

 

Attractivité économique

Au niveau de l’attrait économique, l’Arc lémanique a connu plusieurs séries de délocalisations, en 2016 déjà, avec la perte de nonante emplois au siège international de l’entreprise Nissan, à Rolle, le transfert d’emplois de l’assureur Generali Suisse de Nyon à Adliswil (ZH) et la délocalisation d’une partie de la société Thermo Fischer du site d’Ecublens en République tchèque. L’annonce, en novembre dernier, de la délocalisation d’une partie de la production du groupe zurichois électrotechnique ABB en Pologne a suscité de nombreuses inquiétudes.

Malgré ces mauvaises nouvelles, le patron des finances se veut rassurant : «Il convient de rappeler que le groupe biopharmaceutique Incyte (lire La Région Nord vaudois du 8 novembre) s’installera sur le site d’YParc, à Yverdon-les-Bains, une première depuis 2012. L’entreprise investira plus de 100 millions de francs pour la création de septante places de travail. Si la Municipalité yverdonnoise est intelligente, elle pourrait saisir l’opportunité que représente la RIE III (ndlr : Réforme fiscale des entreprises), pour obtenir de nouvelles implantations sur le parc scientifique et technologique.»

 

Europe

«Je suis déçu que la Suisse plie aussi facilement le genou dans les négociations avec Bruxelles et ne soit pas plus stricte», déplore le Nord-Vaudois. Nous sommes un petit Etat fort, ne l’oublions pas. Quand on aura atteint dix millions d’habitants, on sera plus crédibles, ou du moins on sera entendus.»

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28 déc 2017

La directrice du Semo Nord tourne la page

Yverdon-les-Bains – Claude-Anne Jaquier a œuvré pour tisser des liens entre la formation et la vie pratique. Avec un objectif impératif : aider les jeunes gens à s’intégrer dans la vie active.

Claude-Anne Jaquier quitte le Semo. Mais elle n’a pas l’intention de rester inactive. L’action à but idéal reste une motivation très forte pour elle. ©Carole Alkabes

Claude-Anne Jaquier quitte le Semo. Mais elle n’a pas l’intention de rester inactive. L’action à but idéal reste une motivation très forte pour elle.

Sans l’indiscrétion d’une connaissance, son départ aurait pu passer complètement inaperçu. Car si elle est une femme très à l’aise en société, Claude-Anne Jaquier se mue en une grande timide lorsqu’il s’agit de parler d’elle. Et pourtant, l’impulsion qu’elle a donnée au Semo (Semestre de motivation), en particulier en rapprochant cette structure de l’économie réelle, mérite bien un bilan au moment où la directrice transmet le témoin.

La démarche engagée par Claude-Anne Jaquier peu après son arrivée à la tête du Semo Nord, il y a une quinzaine d’années, a une valeur d’exemplarité. Elle a d’ailleurs fait tache d’huile.

A son arrivée à la tête du Semo, en 2003, la structure accueillait 24 jeunes gens. La plupart étaient en difficulté comportementale ou placés par le Service de protection de la jeunesse (SPJ). Pas de quoi rebuter cette assistance sociale du SPJ et mère de quatre enfants.

Ces adolescents étaient alors plus occupés que préparés à entrer dans la vie active, dans le cadre d’ateliers de céramique, de couture et d’informatique (téléchargement de musique).

 

Esprit d’entreprise

 

La nouvelle directrice a été d’emblée animée par une question, qui devait également répondre à l’objectif de l’institution : comment les motiver ?

La réponse s’est concrétisée sous la forme d’une cuisine. Bien évidemment, la préparation des repas pour les jeunes et les sept collaborateurs ne suffisaient pas à occuper une journée. D’où l’idée de proposer les repas à d’autres institutions. La garderie Les Goélands, au Centre Saint-Roch, a été le premier client institutionnel. D’autres ont suivi avec la professionnalisation de la cuisine.

Aujourd’hui, quelque 500 repas sont préparés quotidiennement dans la cuisine du Semo et distribués dans 22 garderies de la région.

Les bénéfices de la cuisine ont permis d’investir dans un atelier chocolat. Puis a suivi la reprise d’un magasin de vêtements de bébé de seconde main. Il se trouvait aux Tuileries-de-Grandson et a été replacé dans les locaux du Semo, à la rue Haldimand.

Le Semo traite aussi dans sa buanderie le linge des clients des Centres médicosociaux d’Yverdon-les-Bains, Yvonand, Vallorbe, et Grandson. Il a aussi repris, de Pro Senectute, la gestion des Alizés, le centre de la ruelle Vautier, qui est ouvert au public, et où plus de 400 personnes âgées participent chaque mois aux activités proposées.

Plus de 260 jeunes gens, soutenus par 45 collaborateurs, passent chaque année par le Semo et deux coachs assurent le suivi d’une quarantaine d’apprentis de première année en entreprise.

 

La moitié du budget

 

Claude-Anne Jaquier tire une légitime fierté de cette évolution : «Sur le plan romand, nous sommes le Semo le plus avancé au niveau de cette culture entrepreneuriale. La création des ateliers de production nous a permis d’apprendre aux jeunes les réflexes du monde du travail : prix, hygiène, ponctualité. Les compétences sont transvasables.»

Grâce à cette initiative entrepreneuriale, le Semo finance la moitié de son budget de fonctionnement avec les revenus de ses propres activités. Et, c’est sans doute le plus important, les jeunes gens acquièrent dans le cadre des ateliers -ils fonctionnent comme cinq mini-entreprises- des compétences qui se muent en atout à l’heure de conquérir une place d’apprentissage ou un emploi.

Au moment de transmettre le témoin à Ingrid Artieda -la nouvelle directrice œuvre dans l’institution depuis cinq ans-, Claude-Anne Jaquier est à la fois reconnaissante envers tous ceux qui ont soutenu les entreprises du Semo -elle a aimé accompagner son époux Rémy alors qu’il était syndic, car cela lui a permis de développer un extraordinaire réseau- et fière d’avoir pu mettre en pratique le sens commercial qui dormait en elle.

Face aux difficultés que connaissent certains jeunes, la désormais ex-directrice du Semo ne peut rester insensible. D’autant plus qu’elle a de l’énergie à revendre. Elle a déjà un projet en tête. Mais il faut le laisser mûrir…

www.semonord.ch

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28 déc 2017

A la recherche de l’équilibre parfait

Télémark – Julien Nicaty figure parmi les meilleurs spécialistes mondiaux de la discipline, dont il a intégré le top 15 l’hiver dernier. Le jeune athlète et agriculteur de Combremont-le-Petit prend son pied dans un sport qu’il a découvert il y a une dizaine d’années et qui lui permet de parcourir le monde.

La technique est également jugée en télémark. Si les règles de l’art ne sont pas respectées, alors le skieur reçoit une pénalité de temps. ©Stephan Bögli / Swiss-Ski

La technique est également jugée en télémark. Si les règles de l’art ne sont pas respectées, alors le skieur reçoit une pénalité de temps.

Les virages dessinent une courbe différente, fluide, la posture proche de la neige, à la limite de l’équilibre, surprend et, à la fois, impressionne et fascine. «C’est vrai qu’on passe parfois pour des extraterrestres. Les gens nous interpellent régulièrement sur les pistes, mais la discipline s’est bien développée ces dernières années, et on rencontre de plus en plus de pratiquants», relève Julien Nicaty, l’un des meilleurs représentants du pays en télémark.

A 23 ans, l’athlète de Combremont-le-Petit fait même partie de l’élite internationale de la spécialité. L’hiver dernier, il a terminé au 15e rang de la hiérarchie mondiale, notamment 14e du général du sprint, discipline dans laquelle il se sent le plus à l’aise. Ses meilleurs classements en Coupe du monde sont des 9es places. Ses performances du précédent exercice lui ont permis de faire le saut du cadre C au cadre A de Swiss-Ski. Une jolie progression pour le Valbroyard, qui se plaît à réduire l’écart avec les cracks. «Cette saison, j’aimerais me stabiliser dans le top 15. Et si je parviens à obtenir de meilleurs résultats, ce sera bon à prendre», lance-t-il, impatient que les choses sérieuses reprennent. Car, après le coup d’envoi de la saison qui a eu lieu sur le glacier de Hintertux, en Autriche, tout début décembre, le circuit va véritablement prendre son envol en janvier, pour s’achever fin mars.

Durant trois mois, Julien Nicaty et les dix autres membres des cadres nationaux -parfois accompagnés par les juniors- vont enchaîner les compétitions à un rythme soutenu dans toute l’Europe, ainsi qu’aux Etats- Unis.

Un train que le skieur de Combremont a pris en marche il y a une dizaine d’années, quand un ami lui a proposé de le suivre vissé sur des télémarks. «Je pratique le ski depuis petit. Je participais à quelques compétitions et, l’hiver, j’allais parfois aider à préparer des skis à Avenches. Le fils du patron de l’entreprise, Daniel Forrer, m’a proposé d’essayer avec lui, puis je me suis rendu quelques fois avec l’équipe de Suisse, et j’ai croché, raconte le représentant du Ski- Club Gryon. En télémark, il y a beaucoup de variations, toujours quelque chose qui se passe, et je me sens plus libre qu’à ski.» Le jeune athlète a disputé sa première Coupe du monde à Thyon -véritable sanctuaire de la discipline en Suisse- en février 2011 et, peu à peu, les choses sont devenues sérieuses.

 

Dans la nature

 

Julien Nicaty est prêt à enchaîner les courses dès le début de l’année. ©Michel Duperrex

Julien Nicaty est prêt à enchaîner les courses dès le début de l’année.

Aujourd’hui, le Vaudois partage sa vie entre son sport et l’agriculture, employé au domaine familial. «A partir de la mi-septembre et la reprise des entraînements sur neige à Saas-Fee, le ski me prend tous les weekends, puis presque tout mon temps dès janvier», glisse le détenteur d’une carte Swiss Olympic de sportif d’élite. La préparation estivale est plus individuelle, partagée essentiellement entre des sorties en ski-roulettes, en course à pied et par de la musculation.

La Coupe du monde 2017- 2018 a commencé avec des résultats en deça des attentes pour Julien Nicaty (26e, 19e et 17e), en Autriche. Les épreuves disputées lui ont permis d’identifier les éléments à améliorer pour la suite de la campagne. «Mes chronos à ski allaient, mais j’ai concédé plusieurs pénalités sur les sauts, où je n’ai pas atteint la distance minimale requise. Des sanctions rédhibitoires, explique-t-il. C’est un problème que j’ai déjà connu par le passé, et je n’étais pas le seul de l’équipe dans ce cas à Hintertux. On va travailler l’impulsion.» Et ainsi (re)bondir dans le top 15 de la discipline, où il a gagné chèrement sa place.

 

Le télémark, mode d’emploi

 

Technique de ski avec le talon libre inventée au XIXe siècle par un menuisier du comté norvégien éponyme, le télémark se décline en trois types d’épreuves, en compétition : la classique, le sprint et le sprint parallèle. Des portes sont à passer comme en ski alpin (géant), mais les courses de télémark comptent aussi des parties libres, des virages relevés, des sauts et des secteurs à parcourir en skating (ski de fond), en milieu ou bas de piste. «La discipline demande à la fois de l’équilibre, de bons réflexes et de ne pas avoir peur des sauts, résume Julien Nicaty. Il faut aussi gérer les tempos, par exemple en ne grillant pas toute son énergie lors de la partie en ski de fond, afin de pouvoir encore souffler ensuite.» Le télémark n’est pas un sport olympique, bien qu’il rêve de le devenir. Une entrée aux Jeux pourrait être une excellente nouvelle pour la Suisse, puisque les meilleurs spécialistes du pays trustent les podiums. Ainsi, Amélie Reymond, pour citer la plus célèbre, compte plus de cent victoires à son actif.

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27 déc 2017

L’esprit de Noël de retour au Marché

Yverdon-les-Bains – Malgré le temps maussade, de nombreux exposants saluent le dynamisme et la bonne communication de la part des organisateurs. Bilan.

Les exposants ont souligné l’ambiance sereine de la manifestation. ©Michel Duperrex

Les exposants ont souligné l’ambiance sereine de la manifestation.

«Mon chiffre d’affaires est plutôt mitigé, confiait, dépité, un vendeur de foie gras installé dans l’un des nombreux chalets de la place Pestalozzi, à Yverdon-les-Bains. Avec ce froid, les gens préfèrent rester au chaud et je les comprends un peu.»

Samedi dernier, à l’heure d’esquisser un premier bilan de la manifestation, il n’était pas le seul à déplorer la météo. «Cela fait de très nombreuses années qu’on n’avait pas connu un temps aussi mauvais», renchérissait Jérémy Battistolo. Toutefois, ce commerçant, qui proposait des morilles au Marché de Noël d’Yverdon-les-Bains, a tenu à souligner «la bonne coordination» des organisateurs : «Après les feuilletons à la Dallas des trois dernières années, il va falloir encore un peu de temps pour que les Yverdonnois se réapproprient leur Marché, mais on est sur la bonne voie.»

Au moment où se terminaient l’édition 2017 du Marché de Noël, il était étonnant de constater que tous les marchands de la place Pestalozzi s’accordaient sur un fait : l’excellent dialogue avec l’entreprise Art Show Communication, mandatée par la Commune pour organiser l’événement.

«Je suis confiante en l’avenir, a glissé Nadège Tagmann, qui vendait des poteries aux Caves du Château pour la seizième année consécutive. L’an dernier, il fallait courir après les anciens organisateurs pour être entendue, mais cette année, Sabrina Panattoni (ndlr : l’une des responsables de la manifestation) et son équipe ont tout de suite pris les choses en main et sont venues à notre rencontre.»

 

Des décors appréciés

 

Alors que, l’année passée, de nombreux exposants s’étaient plaints de l’absence de décorations et du «misérable» sapin de Noël (lire La Région Nord vaudois du 28 décembre 2016), les exposants de l’édition 2017 ont noté la volonté d’Art Show Communication de pallier ce manque.

«Personnellement, je trouve qu’il y a eu beaucoup d’efforts pour donner l’envie aux gens de se balader. Il suffit de regarder l’arbre de Noël qui a une toute autre allure», remarquait Jeanne Pillonel, fleuriste yverdonnoise, qui a souligné, par ailleurs, «l’ambiance sereine» du Marché.

Quant à Dominique Tagmann, qui exposait pour la première fois des produits cosmétiques et des huiles essentielles, elle a apprécié les infrastructures gonflables en forme de bulle qui apportaient de la chaleur à la manifestation.

 

Un manque d’animations

 

Quant aux animations proposées, certains exposants ont considéré que les organisateurs pouvaient encore mieux faire. «C’est pas mal, mais il manque des chants traditionnels de Noël et il faudrait plus développer des activités pour les enfants», a déclaré une vendeuse de pain d’épices.

«On peut toujours s’améliorer, mais l’élan est positif, a reconnu Jacques Bloesch, vigneron encaveur. On n’est plus obligés d’aller à l’autre bout du canton pour apprécier un Marché de Noël. Ça fait quand même plaisir.»

 

«Nous avons reçu de bons échos»

 

Contacté la veille de Noël, Thierry Despland, directeur de l’entreprise événementielle Art Show Communication, juge qu’il est encore «trop tôt» pour faire le bilan de la manifestation. «Nous nous réunirons avec les exposants dans un mois environ pour en discuter, affirme-t-il. Mis à part le mauvais temps, nous avons reçu de bons échos et tout s’est bien passé avec les autorités communales.»

En ce qui concerne les animations, Thierry Despland souhaiterait développer une offre plus large et augmenter le nombre d’exposants à une soixantaine. Rendez-vous l’année prochaine pour découvrir de nouvelles surprises.

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27 déc 2017

Le Père Noël et ses lutins s’invitent à La Marive

Yverdon-les-Bains – A l’occasion du Noël Ensemble, organisé sous l’égide du Service Jeunesse et cohésion sociale de la Ville, plus de 500 personnes se sont réunies pour ne pas rester seules pendant les fêtes.

De nombreuses familles d’ici et d’ailleurs ont participé à la manifestation. ©Michel Duperrex

De nombreuses familles d’ici et d’ailleurs ont participé à la manifestation.

Un vrai élan de solidarité régnait dans la salle de La Marive, à Yverdon-les-Bains, lors de la nuit du Réveillon, dimanche dernier. Plus de 500 invités et une centaine de bénévoles se sont rassemblés pour fêter Noël Ensemble, une manifestation organisée par le Service Jeunesse et cohésion sociale (JECOS) de la commune.

«A tort, on a souvent le cliché que ce sont essentiellement des personnes isolées qui viennent fêter Noël, mais si on y regarde de plus près, il y a aussi de nombreuses familles d’ici et d’ailleurs, des personnes âgées et des sans-abri», s’enthousiasme Nathalie Rapin, qui organise la cinquième édition de la manifestation. «Au fil des années, le bouche à oreille a opéré et nous avons accueilli de plus en plus de personnes», poursuit la responsable de projet du JECOS.

 

Un lieu de rencontre

 

Près de 140 enfants ont reçu un cadeau du Père Noël. ©Michel Duperrex

Près de 140 enfants ont reçu un cadeau du Père Noël.

Pour la Géorgienne Elane Kubaneischvili, qui vient d’arriver en Suisse avec son fils et qui ne parle pas encore un mot de français, cette manifestation est l’occasion de partager un bon repas et de rencontrer de nouvelles personnes.

Quant à celui que l’on surnomme Mini, il apprécie qu’une fois par an, «on laisse de côté cette société capitaliste, pour un moment de partage sans préjugés».

«C’est la deuxième année que je participe à la manifestation, révèle Mary-France, qui est venue fêter Noël avec sa petite-fille de 9 ans. C’est aussi une manière de soutenir les organisateurs et d’oublier les différences.»

 

Un programme varié

 

Lors de cette soirée, les participants ont, notamment, pu apprécier un concert de Las Vegas Country Band, des chants de la Chorale du Réveil et des contes de la diacre Thérèse Aubert. La compagnie Lumen a assuré un show de lumières, avant la venue tant attendue du Père Noël, qui avait apporté de nombreux présents pour les enfants.

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27 déc 2017

Le changement de rythme gagnant

Hockey – 1re ligue – Un premier tiers très costaud, un deuxième plus compliqué et un dernier monstrueux : le HC Vallée de Joux a donné le tournis à Yverdon lors du dernier derby de la saison régulière Score final 4-1.

La Vallée domine Yverdon au terme d’un superbe derby. ©Michel Duperrex

La Vallée domine Yverdon au terme d’un superbe derby.

En tendant l’oreille, on a cru entendre que Thierry Berthoud avait été le premier à réveiller ses couleurs, vendredi matin, sur le groupe de messagerie de son équipe. A quelques heures du dernier derby de la saison régulière entre le HC Vallée de Joux et Yverdon, l’attaquant combier était déjà le plus motivé de tous. Un état d’esprit qu’il a su parfaitement transposer sur la glace du Sentier en soirée, en patinant à peu près quatre fois plus que tout le monde. Il n’a ni marqué, ni réalisé de passe décisive -ce qui ne lui était plus arrivé depuis quatre matches-, mais sa débauche d’énergie et sa vivacité ont fait de lui un véritable poison pour la défense yverdonnoise. Si un homme devait symboliser la capacité que possède le HCVJ à se transcender sur un match, un tiers, voire une simple phase de jeu, ce serait lui. Et bonne nouvelle pour ses couleurs, le no 27 monte en puissance. Au bon moment, pour autant que la dinde de Noël ne lui ait pas coupé les jambes.

Reste que l’abattage de Thierry Berthoud ne s’est pas traduit (directement, du moins) sur la feuille de statistiques finale. Il n’a pas été le seul a donné de sa personne et si la Vallée s’est imposée 4-1, c’est grâce à une performance d’équipe exemplaire. Tout le monde tire à la même corde, cela se ressent, et si les Combiers ont remporté leur quatre dernières rencontres (dont un petit exploit contre Franches-Montagnes), c’est tout sauf un hasard.

 

Il ne patine pas, il vole

 

Et puis, surtout, la troupe de Beat Kindler compte dans ses rangs un homme qui a volé sur le derby (deux buts, dont un missile dans la lucarne, et un assist) comme il est en train de le faire sur la saison. Car il faut aussi le dire : si les locaux avaient dû se passer de l’immense Jason Berney vendredi, le résultat final aurait pu être très différent. Leur deuxième réussite (2-1, 43e) a donné le ton d’un dernier tiers remporté 3-0. L’habile buteur s’est retrouvé en tant que seul Combier dans le camp adverse, arrêté à la ligne bleue et cerné par ses adversaires. Il a démarré sans même avoir l’air de se faire mal, avant de mystifier tous les défenseurs qui ont tenté de se mettre sur son chemin, et a pu servir Quentin Carlucci, qui venait de piquer un sprint de trente mètres pour épauler son partenaire et qui n’avait plus qu’à pousser la rondelle au fond.

«Je suis aussi content pour mes coéquipiers, qui ont tout donné pour obtenir cette belle victoire, que pour moi-même, soufflait, soulagé, le meilleur compteur de son équipe. Après ma blessure à l’épaule qui m’a empêché d’être à 100% pendant près d’un mois et qui a aussi joué sur mon moral, ça fait un bien fou de réussir quelque chose dans un match comme celui-ci. Terminer l’année sur quatre succès, c’est idéal, et ça prouve surtout qu’on est en train d’arriver très fort au bon moment de la saison. Il n’y a pas à s’enflammer, ce n’est peut-être rien d’autre qu’une série comme on en a déjà vécue ces dernières semaines, mais j’ai le sentiment qu’on peut aller loin si on parvient à aligner des performances comme celles-ci.»

 

Un HCY à la hauteur

 

Si cette victoire demeure totalement méritée pour le HCVJ, elle a été acquise au terme d’un match d’une intensité assez folle par moments. Et pour faire un grand match, il faut être deux. Yverdon a su répondre à l’envie de son adversaire en usant des mêmes armes. Cela a débouché, notamment, sur un premier tiers qui aurait certainement donné des sueurs froides à d’éventuels éléments du HC Sierre (le leader incontesté du groupe) ayant choisi de faire le déplacement du Sentier. «On se serait cru en playoffs», a d’ailleurs admis Jason Berney.

Les débats auraient même pu tourner à l’avantage des visiteurs si Bassetti n’avait pas suppléé son portier (Pfäffli, qui mérite également une mention) sur sa ligne, lors d’un deuxième tiers qui restera comme le plus gros regrets des joueurs de la Cité thermale. Beat Kindler a eu fin nez en donnant un peu d’air à ses deux premiers blocs après l’égalisation d’Yverdon (29e), en faisait davantage participer son troisième trio. Le HCY a fini par s’essouffler, et la Vallée par s’envoler.

A charge de revanche en playoffs ? Il faudrait être fou pour ne pas l’espérer, après le spectacle présenté vendredi dernier.

 

Vallée de Joux – Yverdon 4-1 (1-0 0-1 3-0)

 

Buts : 19e Berney (Carlucci) 1-0 ; 29e Vioget (Gay) 1-1 ; 43e Carlucci (Berney) 2-1 ; 47e Bossard (Betschart, Bochsler) 3-1 ; 60e Berney (Le Coultre/5c6) 4-1.

HCVJ : Pfäffli ; Carlucci, Betschart ; Bassetti, Steinmann ; Capriati, Thuillard ; Piazzini ; O’Donnell, Le Coultre, Berney ; Bochsler, Bossard, Berthoud ; Cachin, Gudel, Gigon. Entraîneur : Beat Kindler.

Yverdon : Ledermann ; Vidmer, Ramet ; Vazquez, Tinguely ; Borgeaud, Paillat ; Gay, Vioget, Deschenaux ; Zandovskis, Beutler, Rochat ; Pippia, Jo. Curty, von Allmen ; Köppli. Entraîneur : Jiri Rambousek.

Notes : Patinoire du Sentier. 239 spectateurs. Arbitrage de Jordi Geoffrey. Pénalités : 8×2’ + 1×10’ (Betschart, charge à la tête) contre la Vallée ; 8×2’ contre Yverdon.

 

1re ligue – groupe romand

 

Résultats

Vallée de Joux – Yverdon 4-1. Sierre – Meyrin 7-1. St-Imier – Ge-Servette II 5-1. Monthey – Saastal – 1-6. Villares – Franches-M. 3-7.

Résultats

1. Sierre 20/55.

2. Franches-M. 20/47.

3.St-Imier 20/35.

4. Vallée de Joux 20/34.

5. Yverdon 20/28.

6. Villars 19/26.

7. Saastal 20/26.

8. Ge-Servette II 19/22.

9. Monthey 20/13.

10. Meyrin 20/11.

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23 déc 2017

Le changement de rythme gagnant

Hockey – 1re ligue - Un premier tiers très costaud, un deuxième plus compliqué et un dernier monstrueux: le HC Vallée de Joux a donné le tournis à Yverdon lors du dernier derby de la saison régulière, hier au Sentier. Score final 4-1. Logique et mérité.

En tendant l’oreille, on a cru entendre que Thierry Berthoud avait été le premier à réveiller ses couleurs, hier matin, sur le groupe de messagerie de son équipe. A quelques heures du dernier derby de la saison régulière entre la Vallée de Joux et Yverdon, l’attaquant combier était déjà le plus motivé de tous. Une motivation qu’il a su parfaitement transposer sur la glace du Sentier en soirée, en patinant à peu près quatre fois plus que tout le monde. Il n’a ni marqué, ni réalisé de passes décisives -ce qui ne lui était plus arrivé depuis quatre matches-, mais sa débauche d’énergie et sa vivacité ont fait de lui un véritable poison pour la défense yverdonnoise. Si un homme devait symboliser la capacité que possède le HCVJ à se transcender sur un match, un tiers voire une simple phase de jeu, ce serait lui. Aucun doute. Et bonne nouvelle pour ses couleurs, le no 27 monte en puissance. Au bon moment, pour autant que la dinde de Noël ne lui coupe pas les jambes.

Reste que l’abattage de Thierry Berthoud ne s’est pas traduit (directement, du moins) sur la feuille de statistiques finale. Il n’a pas été le seul a donné de sa personne et si la Vallée s’est imposé (4-1), c’est grâce à une performance d’équipe exemplaire. Tout le monde tire à la même corde, cela se ressent, et si les Combiers ont remporté leur quatre dernières rencontres (dont un petit exploit contre Franches-Montagnes), c’est tout sauf un hasard.

Il ne patine pas, il vole

Et puis, surtout, la troupe de Beat Kindler compte dans ses rangs un homme qui a volé sur le derby (deux buts, dont un missile dans la lucarne, et un assist) comme il est en train de le faire sur cette saison. Car il faut aussi le dire: si les locaux avaient dû se passer de l’immense Jason Berney hier, le résultat final aurait pu être très différent. Leur deuxième réussite (2-1, 43e), qui a donné le ton d’un dernier tiers remporté 3-0? L’habile buteur s’est retrouvé en tant que seul Combier dans le camp adverse, totalement arrêté à la ligne bleue et cerné par ses adversaires. Il a démarré, sans même avoir l’air de se faire mal, avant de mystifier tous les défenseurs qui ont tenté de se mettre sur son chemin et de servir Quentin Carlucci, qui venait de piquer un sprint de trente mètres pour épauler son partenaire et qui n’avait plus qu’à pousser la rondelle au fond. Parfait, tout simplement.

«Je suis aussi content pour mes coéquipiers, qui ont tout donné pour obtenir cette belle victoire, que pour moi-même, soufflait, soulagé, le meilleur compteur de son équipe. Après ma blessure à l’épaule qui m’a empêché d’être à 100% pendant près d’un mois et qui a aussi joué sur mon moral, ça fait un bien fou de réussir quelque chose dans un match comme celui-ci. Terminer l’année sur quatre succès, c’est idéal, et ça prouve surtout qu’on est en train d’arriver très fort au bon moment de la saison. Il n’y a pas à s’enflammer, ce n’est peut-être rien d’autre qu’une série comme on en a déjà vécues ces dernières semaines, mais j’ai le sentiment qu’on peut aller loin si on parvient à aligner des performances comme celles-ci.»

Un HCY à la hauteur

Si cette victoire demeure totalement méritée par le HCVJ, elle a été acquise au terme d’un grand match, d’une intensité assez folle par moment. Et pour faire un grand match, il faut être deux. Yverdon a parfaitement su répondre à l’envie de son adversaire en usant des mêmes armes (durant quarante minutes, du moins). Cela a débouché, notamment, sur un premier tiers qui aurait certainement donné des sueurs froides à d’éventuels éléments du HC Sierre (le leader incontesté du groupe) ayant choisi de faire le déplacement du Sentier. «On se serait cru en playoffs», a d’ailleurs volontiers admis Jason Berney.

Les débats auraient même pu tourner à l’avantage des visiteurs si Marco Bassetti n’avait pas suppléé son portier (Moritz Pfäffli, qui mérite également une mention) sur sa ligne, lors d’un deuxième tiers qui restera comme le plus gros regrets du club de la Cité thermale. Beat Kindler, l’entraîneur de la Vallée, a eu fin nez en donnant un peu d’air à ses deux premiers blocs après l’égalisation yverdonnoise (29e), en faisait davantage participer son troisième trio. Le HCY a fini par s’essouffler, et la Vallée par s’envoler.

A charge de revanche en playoffs? Il faudrait être fou pour ne pas l’espérer, après le spectacle présenté hier.

 

La Vallée de Joux – Yverdon

 

Buts: 19e Berney (Carlucci) 1-0; 29e Vioget (Gay) 1-1; 43e Carlucci (Berney) 2-1; 47e Bossard (Betschart, Bochsler) 3-1; 60e Berney (Le Coultre/5c6) 4-1.

Vallée de Joux: Pfäffli; Carlucci, Betschart; Bassetti, Steinmann; Thuillard, Piazzini; Capriati; O’Donnell, Le Coultre, Berney; Bochsler, Bossard, Berthoud; Cachin, Gigon, Gudel. Entraîneur: Beat Kindler.

Yverdon: Ledermann; Vidmer, Ramet; Tinguely, Vazquez; Borgeaud, Paillat; Gay, Vioget, Deschenaux; Zandovskis, Beutler, Rochat; Jo. Curty, Pippia, von Allmen; Köppli. Entraîneur: Jiri Rambousek.

Notes: Patinoire du Sentier, la vallée de Joux, 239 spectateurs. Arbitrage de Jordi Geoffrey. Pénalités: 8×2′ + 1×10′ (Betschart, charge contre la tête) contre la Vallée; 8×2′ contre Yverdon.

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22 déc 2017

Une femme accède au trône du CPNV

Nord vaudois – Oriane Cochand vient d’être nommée à la tête du Centre professionnel du Nord vaudois (CPNV) et succède, ainsi, à Michel Tatti. Son vœu pour 2018 : développer les compétences socio-émotionnelles de ses étudiants.

Oriane Cochand, c’est une main de fer dans un gant de velours. A l’écoute de ses collègues et élèves, elle se dit toutefois très exigeante. ©C. Md

Oriane Cochand, c’est une main de fer dans un gant de velours. A l’écoute de ses collègues et élèves, elle se dit toutefois très exigeante.

Le Conseil d’Etat a désigné, hier, Oriane Cochand au poste de directrice du Centre professionnel du Nord vaudois (CPNV), avec effet au 1er janvier. Actuellement directrice ad interim de l’établissement, elle y remplacera Michel Tatti nommé, en juillet dernier, collaborateur personnel de la conseillère d’Etat en charge du Département de la formation, de la jeunesse et de la culture Cesla Amarelle (lire La Région Nord vaudois du 5 juillet). Cette annonce marque un tournant dans l’histoire du CPNV, car Oriane Cochand sera la première femme à diriger l’institution plus que centenaire.

Pourtant, cette promotion n’est pas une surprise pour l’Yverdonnoise : «Je ne suis pas venue au CPNV dans l’idée de devenir directrice, mais j’ai toujours été intéressée par le travail de Michel Tatti. Et, donc, on fonctionnait en binôme, confie-t-elle. Alors, quand il m’a proposé de reprendre la direction, une fois le choc de l’annonce de son départ passé, j’ai accepté, parce que c’était une évidence. Et la transition s’est faite très naturellement. J’ai eu la chance que tout le monde prenne sur soi durant cet interim.»

 

Des projets plein sa hotte

 

Premier défi à relever pour la nouvelle directrice : trouver un ou une adjoint-e. Et, s’agissant de l’avenir, elle a déjà de nombreuses idées. «Ce qui me tient à coeur, c’est de développer les compétences socio-émotionnelles des étudiants, car si on ne leur explique pas comment travailler en groupe, comment s’ouvrir au monde et s’intéresser aux autres, tôt ou tard, leur insertion professionnelle sera difficile, explique Oriane Cochand. Mais cela va demander des investissements.» Par ailleurs, cette mère de deux enfants souhaite améliorer les contacts avec les associations professionnelles de la région et les formations des adultes, lancées l’an dernier. Elle compte aussi poursuivre les lignes de Cesla Amarelle et, notamment, utiliser le numérique comme un outil pédagogique. «Bref, on a du boulot», conclut-elle, avec le sourire.

 

Née pour enseigner

 

Au départ, Oriane Cochand voyait son avenir sous les étoiles de Broadway. Elle est donc partie à New York pour réaliser son rêve : devenir danseuse. Elle est ensuite revenue en Suisse pour poursuivre ses études et, en parallèle, elle faisait des remplacements dans des écoles. «Cela a été un véritable coup de cœur pour ce métier», révèle celle qui, depuis, s’est investie corps et âme dans cette branche. Elle a donc enchaîné les formations, afin de décrocher des brevets d’enseignement, un bachelor en psychologie et éducation et un master en formation d’adultes. Et comme enseigner s’est révélé une véritable vocation, elle a même décidé de se spécialiser dans la formation d’enseignants.

Une fois ses diplômes en poche, Oriane Cochand a commencé à travailler, en 2002, en qualité de cheffe de file de français et professeure à l’Ecole secondaire d’Yverdon-les-Bains et de Sainte-Croix. Puis, elle a rejoint, en 2007, la Fondation Verdeil.

Elle a ensuite quitté la région en acceptant, notamment, un poste de formatrice à l’Institut fédéral des hautes études en formation professionnelle. C’est en janvier 2016 qu’elle a retrouvé «son» Nord vaudois, en devenant directrice adjointe au CPNV.

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22 déc 2017

Alain Morisod et Sweet People en cadeau de Noël

Yverdon-les-Bains – Le fameux musicien romand, avec son groupe qui ne l’est pas moins, a fait escale à la salle de La Marive, mardi dernier, dans le cadre de sa tournée.

Sweet People se produit pour la première fois sans Jean-Jacques Egli, qui a décidé de se retirer définitivement de la scène. ©Michel Duperrex

Sweet People se produit pour la première fois sans Jean-Jacques Egli, qui a décidé de se retirer définitivement de la scène.

Une fois encore, Alain Morisod et Sweet People ont enchanté un public aussi fidèle que conquis. La fameuse tournée de Noël a fait halte mardi dernier à la Marive d’Yverdon-les-Bains, une salle que le musicien-compositeur genevois aime tout particulièrement, car elle lui permet de retrouve des amis de longue date, notamment Silac, alias le clown Macaroni. Ainsi, artistes et techniciens ont dégusté dans les coulisses un bon papet vaudois préparé par les amis de Rueyres.

A son habitude, entre les différents morceaux, Alain Morisod a pris un plaisir fou à adresser quelques messages à son très fidèle public.  ©Michel Duperrex

A son habitude, entre les différents morceaux, Alain Morisod a pris un plaisir fou à adresser quelques messages à son très fidèle public.

Cette tournée marathon en Suisse romande -19 concerts en 22 jours est vécue par Sweet People comme un moment de partage avec un public fidèle. Après le concert d’Yverdon-les-Bains, le groupe s’est encore produit à Bienne et Nyon, avant de gagner La Chaux-de-Fonds et de terminer samedi soir à Prilly.

Alain Morisod ne s’est pas accordé beaucoup de répit puisqu’il a enregistré durant cette période une émission des «Coups de coeur d’Alain Morisod» sur le thème de Noël, réalisée dans une villa de Vernier (GE) spécialement aménagée pour l’occasion.

«Les coups de coeur d’Alain Morisod», RTS, samedi 23 décembre, 20h15.

Mady et son compagnon Alain Morisod en pleine répétition avant le concert donné mardi dernier à La Marive. ©Michel Duperrex

Mady et son compagnon Alain Morisod en pleine répétition avant le concert donné mardi dernier à La Marive.

Mady et Julien Laurence en duo. ©Michel Duperrex

Mady et Julien Laurence en duo.

Les dispositifs numériques ont donné à ce concert annuel des airs de spectacle à l’américaine. ©Michel Duperrex

Les dispositifs numériques ont donné à ce concert annuel des airs de spectacle à l’américaine.

La Marive était, comme à l’accoutumée, très bien garnie pour le traditionnel passage de Sweet People dans la région. ©Michel Duperrex

La Marive était, comme à l’accoutumée, très bien garnie pour le traditionnel passage de Sweet People dans la région.

Isidore Raposo / Christelle Maillard ■

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22 déc 2017

Et s’ils se retrouvaient en playoffs ?

Hockey – 1re ligue – Le HC Vallée de Joux et le HC Yverdon s’affrontent, ce soir au Sentier (coup d’envoi 20h15), pour le troisième et dernier derby de la saison. A moins que…

Qui du Combier Matthias Steinmann u de l’Yverdonnois Juris Zandovskis aura le dernier mot ce soir ? ©Duperrex-a

Qui du Combier Matthias Steinmann u de l’Yverdonnois Juris Zandovskis aura le dernier mot ce soir ?

«Une série éliminatoire contre Yverdon ? Je signe direct !» Les statistiques, pourtant, Vincent Le Coultre les connaît. Son équipe -la Vallée de Joux- a remporté le premier duel de la saison face à Yverdon 4-3, mais elle s’est faite corriger au retour 7-3. Reste que l’omniprésent attaquant est plutôt sûr de la force de sa formation. «Si on joue soixante minutes avec la même intensité, comme cela a été le cas face à Franches-Montagnes mardi (belle victoire 3-5), on est très durs à battre. Lors du dernier derby, on était absents pendant deux tiers. C’était bien normal qu’il nous marche dessus de la sorte.»

La confiance qui habite l’homme au 21 points en 18 matches, l’Yverdonnois Juris Zandovskis la partage. «Globalement, j’ai le sentiment qu’on est supérieurs aux Combiers, surtout offensivement. Ce qui me fait dire ça ? C’est toujours délicat de s’appuyer sur une seule rencontre, mais, lors de notre dernier duel, ils ne nous avaient que très peu inquiétés. On avait pu gérer le match.»

Si les deux hommes défendent fermement leurs couleurs, c’est que leur équipe respective ont le vent du succès dans le dos. Toutes deux vont se présenter, ce soir au Sentier, en ayant fait main basse sur leur trois dernières confrontations. «On a déjà connu ça en début de saison. On sait qu’on ne doit pas se laisser aller à l’euphorie, ça nous a bien assez coûté la première fois», prévient Vincent Le Coultre. Pour le meilleur compteur du club de la Cité thermale (33 points), c’est une première : «C’était nécessaire pour qu’on puisse commencer à regarder vers le haut. Pour réussir, il faut se fixer des objectifs élevés. Qu’on soit clairs : c’est important de garder les pieds sur terre. Mais j’estime que le top 4 se situe à notre portée.»

Ce soir, toutefois, il faudra bien qu’un perdant soit nommé. Le HCVJ saura-t-il profiter de l’avantage de la glace (les deux premiers derbies ont vu l’équipe recevant s’imposer)? Ou les Yverdonnois useront- ils de leur léger avantage psychologique ? «Il y aura des buts, c’est certain !, lance l’attaquant aux origines lettonnes. A ce titre, il faudra se méfier de certaines individualités de nos rivaux, qui sont capables de faire la différence à tous moments.»

Dans les rangs des deux formations, le compte à rebours est déjà bien lancé : «On est tous hyper impatients, commente Vincent Le Coultre. On sait qu’il y aura du monde, que beaucoup d’Yverdonnois feront le déplacement.» Un avant-goût de playoffs ? «Ce sera très ouvert et serré, en tout cas», prédit Juris Zandovskis. «C’est le genre de rencontre sympas pour la région, reprend son futur adversaire. Raison de plus pour espérer que cela ne soit pas notre dernier duel de la saison.»

Le rendez-vous pour les playoffs est pris. Reste plus qu’à se mettre d’accord concernant l’équipe qui bénéficiera de l’avantage de la glace. Pas gagné d’avance…

 

Les configurations potentielles

 

1. La Vallée de Joux termine 3e, Yverdon 6e.

2. Les Combiers finissent 4e, le HCY 5e (configuration actuelle).

3. Les hommes de Jiri Rambousek bouclent le championnat en tant que meilleur Nord-Vaudois, à la 4e place. La Vallée 5e.

4. Yverdon se hisse sur le podium, 3e, et la troupe de Beat Kindler se classe 6e.

5. Les deux équipes ne se rencontrent pas en quart de finale (à l’inverse des quatre premiers cas de figure), remportent leur série initiale et profitent de la défaite d’au moins un des deux leaders (Sierre et Franches-Montagnes).

Le HCY et le HCVJ pourraient ainsi potentiellement se disputer une place en finale.

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