Les News de Nord Vaudois - septembre 2017

En collaboration avec le journal La Région.

15 jan 2018

Fidèle depuis toujours à Swiss Expo et à ses holstein

Lausanne – Le concours bovin a pris fin samedi dernier avec la race la plus représentée. Comme chaque année, Pascal Henchoz, éleveur d’Essertines-sur-Yverdon, est venu en famille pour y prendre part avec ses bêtes.

L’équipe qui oeuvre au sein de l’exploitation d’Essertines-sur-Yverdon. De g. À dr : Victorine Dailly, Marine Henchoz, Lauriane Henchoz, Charlotte Henchoz, Pierrot Robbe, Pascal Henchoz avec Solene , Antonin Dailly et Gilles Challet. ©Carole Alkabes

L’équipe qui oeuvre au sein de l’exploitation d’Essertines-sur-Yverdon. De g. À dr : Victorine Dailly, Marine Henchoz, Lauriane Henchoz, Charlotte Henchoz, Pierrot Robbe, Pascal Henchoz avec Solene , Antonin Dailly et Gilles Challet.

La 22e édition de Swiss Expo s’est terminée, samedi dernier, au Palais de Beaulieu, avec le concours des holstein. Avec 111 génisses et 152 vaches participantes, il s’agissait, comme toujours, de la race la plus représentée lors de cet événement incontournable pour les agriculteurs. Pascal Henchoz, qui possède une exploitation regroupant 200 bêtes à Essertines-sur-Yverdon, en a amené quatre pour ce concours bovin de renommée mondiale.

«Je participe à Swiss Expo depuis le début, et l’époque où l’événement avait lieu à La Chaux-de- Fonds», se remémore l’éleveur nord-vaudois, à quelques heures de l’entrée en scène de l’une de ses quatre vaches, Stim-Lili.

Gilles Challet avec Stim-Lili, qui a terminé quinzième de sa catégorie. ©Carole Alkabes

Gilles Challet avec Stim-Lili, qui a terminé quinzième de sa catégorie.

Mais celle dont il est le plus fier, c’est Solene, qu’il montre du doigt. «Elle a 11 ans et c’est la sixième fois qu’elle concourt à Lausanne», relève l’agriculteur de 42 ans. En 2014, Solene a obtenu la mention honorable -l’équivalent d’une médaille de bronze-, suivant les traces de sa grand-mère, qui avait gagné ce prix dix ans plus tôt.

Avec 94 000 litres de lait produits à son compteur, Solene a une longévité hors norme. «Dans sa catégorie, il y a peu de vaches qui vieillissent aussi bien.» En moyenne, comme le souligne Pascal Henchoz, une vache vit entre six et sept ans.

 

Juge international

 

En plus de son métier d’éleveur, Pascal Henchoz fait également partie des onze juges suisses qui s’occupent de la race des holstein, même s’il n’a pas officié à Lausanne cette année. Depuis 2002, il porte donc cette double casquette, comme la plupart des éleveurs.

«C’est un mandat qui est remis en jeu tous les quatre ans, le mien a été renouvelé jusqu’en 2022 au moins», précise celui qui a aussi exercé sa fonction de juge en Belgique et en France. «J’aurais même pu aller au Canada, mais ça n’a malheureusement pas été possible», ajoute Pascal Henchoz.

 

Une ambiance unique

 

Malgré ses expériences à l’étranger, le Nord-Vaudois estime que l’ambiance de Swiss Expo est unique. En Europe, c’est le concours le plus important et le plus disputé, en particulier pour les holstein. «C’est très serré, je ne me risque pas au pronostic aujourd’hui (ndlr : samedi).» Parmi les quatre vaches qu’il a présentées, Solene s’est hissée à la deuxième place de sa catégorie, sur cinq, et Simone est arrivée troisième sur neuf. Stim-Lili a terminé quinzième, sur seize, dans sa classe et Acetone treizième sur treize.

Même si Pascal Henchoz n’est pas allé au-delà de la phase qualificative avec ses vaches, il reviendra sans doute l’année prochaine. Pour lui, comme pour les nombreux éleveurs nationaux et internationaux présents cette année, Swiss Expo est un rendez-vous à ne pas manquer.

Les autres éleveurs nord-vaudois ayant présenté des génisses holstein lors du concours du samedi matin ne sont pas non plus parvenus à se hisser en finale (lire les résultats).

 

Lauriane Henchoz s’illustre lors du showmanship

 

Lauriane Henchoz, 12 ans, a obtenu la première place dans sa catégorie. ©Carole Alkabes

Lauriane Henchoz, 12 ans, a obtenu la première place dans sa catégorie.

Pour la première fois depuis sa création, Swiss Expo avait décidé de lancer un concours international de présentation destiné aux éleveurs de 10 à 28 ans. Lauriane Henchoz, 12 ans, fille de l’éleveur d’Essertines-sur-Yverdon, était l’une des participantes les plus jeunes au showmanship.

Avec sa génisse, elle est parvenue à prendre la première place de sa catégorie, qui comptait trois autres concurrents. Même si elle s’imagine plutôt médecin qu’éleveuse, Lauriane Henchoz était ravie d’avoir pu accompagner son père au Palais de Beaulieu. «Je viens ici depuis que je suis toute petite, j’aime beaucoup.» D’après son père, Pascal, elle a su faire attention aux nombreux détails qui accompagnent la présentation d’une génisse lors de ce concours. «Il faut montrer aux juges qu’on est confiant, montrer de la fierté pour sa génisse», précise-t-il.

 

Les résultats pour la race des holstein

Génisses

Catégorie 1 : 6e Alabama (éleveuse : Elsa Guillet, Villars-Burquin); 7e Naia (Nathalie Rey, Châbles); Renita (Clément et Laurent Perrin-Henneberger, Pailly).

Catégorie 3 : 17e Heliete (Cédric Henrioud, Pailly).

Catégorie 4 : 19e Océane (Patric Martin, Belmont-sur-Yverdon).

Catégorie 5 : 14e Mirabelle (Sébastien Delay et Jean-François Cachemaille, Montcherand).

Catégorie 6 : 7e Rihanna (Clément et Laurent Perrin-Henneberger, Pailly); 10e Ninette (Hélène Vallotton, Agiez).

Catégorie 8 : 6e Qualibra (Clément et Laurent Perrin-Henneberger, Pailly); 8e Caravane (Gérald Hurni et Noémie Golay, Baulmes).

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15 jan 2018

De belles prises au bout de l’hameçon

Yverdon-les-Bains – Le traditionnel concours d’ouverture des pêcheurs de l’Ecaille a réuni une quinzaine d’amateurs et professionnels sur le lac de Neuchâtel.

Johann Maulaz et Georges, son papa, vainqueurs de ce premier concours de l’année. ©Roger Juillerat

Johann Maulaz et Georges, son papa, vainqueurs de ce premier concours de l’année.

Georges Maulaz et son fils Johann ont remporté, samedi dernier, le concours d’ouverture de la société des pêcheurs de l’Ecaille. Ils ont ramené deux truites totalisant 3,4 kilos et un brochet de 3,6 kilos, qui leur ont rapporté 1350 points. Enrique Garcia a pris la 2e place avec sa femme Cristina, en sortant la plus grosse truite de la journée, d’un poids de 3,8 kg. Et la 3e place a été enlevée par le président Pascal Romerio, un habitué du podium, avec trois truites pour un total de 3,4 kg, alors que les frères Philippe et Kevin Amman ont pris respectivement les 4e (2,9 kg) et 5e places (2,8 kg).

La bise était au rendez-vous, mais elle n’a pas empêché une quinzaine de pêcheurs de se lancer dans un triangle compris entre Concise, Yvonand et Yverdon-les-Bains. Au total, ils ont ramené treize truites et douze brochets pour un poids total de 26 kilos. «Quand le soleil s’est levé, il faisait tout de suite plus chaud et nous avons cuit le repas de midi sur notre bateau», relevait Fernand Bachmann, au retour de la pêche avec son ami Raphaël Charrière.

Quelques-uns des pêcheurs avec leurs belles prises, de g. À dr.: Pascal Romerio (président), Jean-Claude Dran, Kevin Amman, Laurent Margot et Georges Maulaz. Ce dernier a, d’ailleurs, été le vainqueur du concours avec son fils Johann Maulaz. ©Roger Juillerat

Quelques-uns des pêcheurs avec leurs belles prises, de g. À dr.: Pascal Romerio (président), Jean-Claude Dran, Kevin Amman, Laurent Margot et Georges Maulaz. Ce dernier a, d’ailleurs, été le vainqueur du concours avec son fils Johann Maulaz.

Patrick Hippenmeyer a procédé à la pesée devant la cabane des Prés-du-Lac, au bord de la Thièle, à Yverdon-les-Bains, de 16h à 16h30, en présence du garde-pêche Patrick Porchet, qui a procédé aux contrôles d’usage de cette journée d’ouverture.

En soirée, une bonne septantaine de personnes se sont retrouvées à l’apéro préparé par Jean- Luc et Geneviève Martin, puis autour de la «cornettes party» de la famille Pawicki, accompagnée des saucisses et salades apportées par les membres.

 

Le mot du vainqueur

 

Le départ de la pesée par Patrick Hippenmeyer (à dr.), au bord de la Thièle, à Yverdon-les-Bains. Enrique Garcia (au centre) a pêché, avec sa femme Cristina, la plus grosse truite (3,8 kg) de la journée. ©Roger Juillerat

Le départ de la pesée par Patrick Hippenmeyer (à dr.), au bord de la Thièle, à Yverdon-les-Bains. Enrique Garcia (au centre) a pêché, avec sa femme Cristina, la plus grosse truite (3,8 kg) de la journée.

«Ce concours est avant tout un moyen de nous retrouver ensemble», relève l’Yverdonnois Georges Maulaz, 62 ans, tout heureux de sa belle victoire aux cotés de son fils Johann, 35 ans.

«J’ai déjà gagné ce concours à une reprise, et je suis arrivé beaucoup de fois à la deuxième place», souligne Georges Maulaz, qui pêche depuis plus de 25 ans. Sa prise record ? Un brochet qui pesait environ 13 kilos.

Même si Johann s’intéresse plutôt à tout ce qui a trait à la voile et à la haute mer, il rejoint volontiers son père sur le lac pour une bonne partie de pêche.

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15 jan 2018

Shadya Goumaz, la chance d’une vie

Handball – L’arrière yverdonnoise a mis le cap, hier, sur l’Islande. Pays où elle évoluera au sein d’une équipe qui joue le titre national. Une sacrée aventure l’attend.

Shadaya Goumaz a déjà prévu une grosse veste d’hiver pour se rendre en Islande. Le club yverdonnois l’a félicitée, vendredi dernier, alors qu’elle assistait au match de ses ex-coéquipières contre Stans. ©Michel Duvoisin

Shadaya Goumaz a déjà prévu une grosse veste d’hiver pour se rendre en Islande. Le club yverdonnois l’a félicitée, vendredi dernier, alors qu’elle assistait au match de ses ex-coéquipières contre Stans.

Shadya Goumaz a fait ses adieux à son équipe d’Yverdon-Crissier, vendredi dernier. Celle dont l’arrière, figure emblématique et meilleure buteuse depuis des années et les débuts de l’aventure en 2e ligue (1742 buts pour l’USY depuis 2005, en M15), a accompagné toute la progression jusqu’à la SPL2. L’Yverdonnoise se jette dans l’inconnu, direction l’Islande, pays de football et de handball, où elle va désormais évoluer. Elle s’est envolée hier pour Reykjavik, avant de rejoindre les îles Vestmann, où elle va passer la prochaine année et demie. Comme ils le crient là-bas : huh !

 

Shadya, comment est arrivée cette incroyable opportunité ?

Je souhaitais tenter ma chance à l’étranger à la fin de la saison en cours. Zoltan Majeri (ndlr : l’ex-entraîneur du club yverdonnois) a envoyé mon CV à plusieurs équipes. Au final, celle des îles Vestmann, IBV, a été la première à me contacter. Je me suis rendue en décembre en Islande pour un test, qui s’est avéré concluant. Au retour, tout était clair à mes yeux. J’avais une promesse orale, mais je voulais encore la voir par écrit, et j’ai reçu mon contrat en fin d’année.

 

Avez-vous hésité à vous engager si loin ?

Non, car si je n’acceptais pas le challenge, j’allais le regretter. A 25 ans, c’était le dernier moment pour moi. J’ai aussi eu quelques contacts en SPL1 suisse, mais ça ne m’intéressait pas.

 

Quels sont les termes de votre nouveau contrat ?

Je serai salariée du club, en tant que joueuse, pour une saison et demie. Il y a, toutefois, possibilité d’écourter mon bail si cela ne se passe pas bien. Je prévois également de travailler entre quatre et cinq heures par jour, je ne sais pas encore dans quel domaine (ndlr : en Suisse, elle était employée de commerce), afin de m’occuper. Je serai logée et je vais suivre des cours d’islandais. Enfin, il est possible qu’avec le temps, une fois que je maîtriserai un peu la langue, je devienne coach pour les jeunes au sein du club.

 

Connaissiez-vous l’Islande ?

Non. J’ai découvert le pays lorsque je suis allée faire mon essai.

 

Et quels sont vos sentiments au moment de vous en aller ?

Je suis super excitée, même s’il est vrai qu’il y a un peu d’appréhension. Je pars dans l’inconnu et c’est la première fois que je quitte mon domicile ainsi. C’est un beau challenge, et je vais tout donner pour le réussir. A ce qu’on m’a dit, l’équipe n’a pas fêté de titre national depuis une dizaine d’années et, cette saison, elle est dans la course (ndlr : IBV est actuellement 4e) pour le sacre. Si je peux aider à le décrocher, ce serait quand même sympa !

 

Quels arguments ont convaincu l’équipe de vous engager ?

IBV a perdu une joueuse, partie pour des études, et cherchait absolument une arrière. Le style de jeu correspond au mien, rapide, avec beaucoup d’un contre un.

 

Et que savez-vous du handball islandais ?

De ce que j’ai pu voir et comprendre, c’est le sport national après le foot. Une chaîne retransmet, d’ailleurs, les matches à la TV. Et puis, en rentrant à l’aéroport, dans le taxi, on a discuté avec le chauffeur. Il était tout heureux de parler de handball. J’ai senti que les Islandais aiment vraiment ce sport.

 

Le départ de Zoltan Majeri d’Yverdon a-t-il joué un rôle dans votre décision ?

Oui et non. Oui, dans le sens où je m’en vais à mi-saison, même si ça m’embête pour mes coéquipières. Non, car je serais de toute façon partie en fin de championnat. Me rendre à l’étranger était l’unique façon de pouvoir tenter de vivre du handball.

 

Qu’avez-vous dit à vos désormais ex-coéquipières, au moment de votre départ ?

Elle vivent une période pas évidente, avec les changements. Mais je leur ai dit qu’elles doivent croire en elles, comme elles ont cru en moi. Si elles se serrent les coudes, qu’elles jouent sur leurs points forts, alors elle pourront se battre pour la promotion.

 

Volcans et macareux

 

L’océan Atlantique nord, la pêche, un port, un petit aéroport, des paysages à couper le souffle, des volcans -une éruption avait nécessité l’évacuation de la population en 1973-, environ 4500 habitants et… une immense colonie de dix millions de macareux moines, ces oiseaux si mignons : les îles Vestmann constituent un petit archipel situé à 7 km de la côte méridionale de l’Islande. Heimaey, 13,4 km2, en est l’unique île habitée. Oh oui, Shadya Goumaz sera dépaysée dans ses nouvelles pénates.

L’Yverdonnoise rejoint le club multisports ÍflróttaBandalag Vestmannaeyja, plus connu sous l’acronyme IBV. Son équipe masculine de football a remporté le championnat à trois reprises et la coupe cinq fois, dont en 2017. La section handball marche également très bien. Dans l’effectif de la formation de première division féminine, Shadya Goumaz rejoint deux autres expatriées : une Espagnole et une Lituanienne.

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12 jan 2018

La spiritualité remise au goût du jour

Nord vaudois – Alain Ledoux, le pasteur de la paroisse de Pomy-Gressy-Suchy, veut que les paroissiens vivent la foi à leur manière, en se réappropriant les lieux de culte.

Le pasteur Alain Ledoux a de quoi avoir le sourire. Il a redynamisé l’image de l’Eglise dans sa paroisse, pour le plaisir de ses fidèles. ©DR

Le pasteur Alain Ledoux a de quoi avoir le sourire. Il a redynamisé l’image de l’Eglise dans sa paroisse, pour le plaisir de ses fidèles.

En octobre 2016, Alain Ledoux devient pasteur de la paroisse de Pomy-Gressy-Suchy, après une carrière de chef d’entreprise. Afin de créer une unité entre les neuf villages, les huit lieux de culte et les trois groupes scolaires sous sa responsabilité, il décide de partir à la rencontre des paroissiens. «Je suis allé auprès de 150 personnes pour connaître leurs visions de l’Eglise et de la spiritualité.»

Après avoir obtenu différents avis, il a décidé de suivre deux axes pour dynamiser ses célébrations religieuses. Il y a un an, il a instauré un culte des familles, qui a lieu une fois par mois. «Chaque culte est en lien avec une société locale, qui est invitée pour l’occasion», précise-t-il. Lors de la célébration des 100 ans du drapeau de Suchy, en octobre 2017, Alain Ledoux a, par exemple, participé à l’événement aussi bien dans son église que lors du cortège dans les rues de la commune.

 

Des canapés dans l’église

 

Grâce à son sondage auprès des paroissiens, Alain Ledoux a pu mener des expériences au sein des communes de Pomy, de Suchy, et de Cronay. Les Sécherons se sont montrés les plus créatifs. «A Suchy, ils m’ont dit qu’il n’était pas question pour eux de se lever à 10h un dimanche matin, donc j’ai déplacé le culte à 17h.»

En plus de ce changement d’horaire, le pasteur a modifié un autre aspect pratique, mais ô combien symbolique pour les puristes du culte traditionnel. «Les bancs ne convenaient plus aux paroissiens. Nous avons donc mis des fauteuils.»

Au-delà du côté visuel, le pasteur suffragant -il sera officiellement nommé en septembre prochain- voit ses cultes comme un moyen de dialogue et de partage avec les paroissiens, par le biais d’animations autour d’un thème précis.

Une envie d’innovation qui portes ses fruits et qui séduit. En effet, le «culte des familles» réunit, à chaque fois, entre cinquante et 160 personnes, qu’elles soient protestantes, évangélistes ou catholiques.

 

Un scénario à choisir pour perpétuer la mission de l’Eglise

Lausanne – Conférence de presse sur l’avenir de l’Eglise évangélique réformée vaudoise

 

De g. À dr : Line Dépraz, Paolo Mariani, et Myriam Karlström. ©OIC – EERV/Gérard Jaton

De g. À dr : Line Dépraz, Paolo Mariani, et Myriam Karlström.

L’Eglise évangélique réformée du canton de Vaud (EERV) n’a pas pour habitude d’organiser des conférences de presse. «En sept ans, ça doit être la deuxième ou la troisième fois», affirme Paolo Mariani, responsable de la communication.

Pourtant, hier, à la Maison des Cèdres, à Lausanne, siège de l’EERV depuis 2016, le Conseil synodal a tenu à se plier à cet exercice, au vu des enjeux qui concernent le futur de l’Eglise. La conseillère synodale Myriam Karlström a dressé un constat alarmant : «Entre 2000 et 2015, la population a augmenté dans le canton, mais il y a 50 000 protestants en moins.»

Pour continuer à assurer la mission de l’EERV, le Conseil synodal, qui détient le pouvoir exécutif, veut que l’Eglise repense ses priorités, ainsi que le déploiement des pasteurs et des autres personnes qui œuvrent au sein de cette institution religieuse.

 

Trois scénarii envisageables

 

Au mois de mars, le Synode, le pouvoir législatif de l’EERV, devra choisir entre trois scénarii présentés lors de la conférence de presse. D’ici 2025, l’Eglise devra passer de 220 à 204 postes de travail, sans avoir recours à des licenciements.

Le premier scénario propose une diminution linéaire dans les paroisses, les onze régions de l’EERV et le canton, garantissant une équité de traitement, mais n’allant pas dans le sens du changement voulu par le contexte actuel. Le second propose d’ajouter, en plus, des transferts de postes et de responsabilités au sein des membres du personnel de l’EERV.

Enfin, le troisième, celui privilégié par le Conseil synodal, propose de tenir compte des deux premier scénarii, en «prélevant» aussi un demi équivalent plein-temps dans chacune des onze régions de l’EERV, pour permettre d’ajouter trois équivalents plein-temps comme «ressources de soutien». Ceux-ci aideront à accompagner les différents projets proposés au sein des différentes régions.

«Il faut redonner plus de créativité et de marge de manœuvre aux régions, pour qu’elles aient la liberté d’exprimer leur génie propre», a conclu Line Dépraz, pasteure et conseillère synodale.

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12 jan 2018

Le bateau ventouse a été évacué

Yverdon-les-Bains – L’embarcation amarrée sur les rives de la Thièle, près des locaux de la Gendarmerie du lac, n’a pratiquement pas navigué depuis un quart de siècle. La conseillère communale Emilienne Wagnières était intervenue au Conseil communal pour demander son évacuation. La Municipalité a ordonné sa destruction.

L’embarcation photographiée à la fin de l’été dernier, alors qu’elle était encore amarrée sur les rives de la Thièle. ©Michel Duperrex

L’embarcation photographiée à la fin de l’été dernier, alors qu’elle était encore amarrée sur les rives de la Thièle.

Il était à sa place depuis tellement longtemps qu’il avait fini par faire partie du paysage, pour ne pas dire des meubles. Le bateau bleu à la taille imposante qui flottait depuis des décennies sur la rive gauche de la Thièle, non loin des locaux de Gendarmerie du lac, a fait son dernier voyage hier matin.

En effet, agissant sur mandat de la Commune, la société Sables et Graviers de La Poissine S.A. L’a remorqué vers le lac, puis en direction du port de La Poissine, où son démontage a aussitôt débuté. L’embarcation sera purement et simplement détruite, dans les règles de l’art, soit en recyclant les matériaux.

Hier en début de matinée, le bateau a été tracté vers le lac, destination La Poissine. ©DR

Hier en début de matinée, le bateau a été tracté vers le lac, destination La Poissine.

Chef de la Police administrative, Vincent Audermars précise que cette évacuation a été ordonnée par l’Exécutif, qui va bien entendu facturer l’opération au propriétaire.

Selon Daniel Grandguillaume, administrateur de Sables et Graviers de La Poissine, et navigateur au long cours, ce type d’embarcation, en béton, date des années septante. Elle a été construite par le précédent propriétaire.

Les places d’amarrage étant rares, de nombreux navigateurs se sont étonnés de la présence de ce bateau ventouse, qui semblait ne jamais avoir bougé, sauf au gré des caprices du temps.

 

Interpellation

 

L’affaire a finalement été portée devant les autorités par la conseillère communale Emilienne Wagnières (UDC), en septembre dernier.

Faute d’avoir pu obtenir l’évacuation par le propriétaire, la Ville a fait procéder à l’enlèvement de l’embarcation et à sa destruction.

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12 jan 2018

Mathieu Rochat, le taulier du HCY

Hockey – 1re ligue – L’attaquant est l’unique trentenaire de l’effectif yverdonnois. Une expérience dont l’agriculteur de Lonay fait profiter ses jeunes coéquipiers.

Prêté à Yverdon alors qu’il était encore junior, Mathieu Rochat s’était engagé fermement une première fois au club à la faillite de Forward Morges. ©Champi

Prêté à Yverdon alors qu’il était encore junior, Mathieu Rochat s’était engagé fermement une première fois au club à la faillite de Forward Morges.

A 32 ans, il est le taulier du vestiaire. C’est peu de le dire, lui qui compte cinq ans de plus que le joueur suivant au registre des naissances de l’effectif (en l’occurrence Nicolas Gay). Revenu l’été dernier au HC Yverdon-club dont il a déjà défendu les couleurs durant six championnats, entre 2005 et 2012-, Mathieu Rochat apporte sa sérénité et son expérience à une formation néo-promue et jeune. «Lorsque l’équipe est remontée et qu’on m’a proposé d’y revenir, j’ai tout de suite dit oui», lâche, sans détour, l’agriculteur de Lonay, qui a repris l’exploitation de son papa il y a trois ans.

C’est que le trentenaire a toujours faim de hockey. Et, après une dernière saison passée à Villars, il a ainsi eu l’opportunité de se rapprocher un peu de son domicile, tout en retrouvant quelques anciens coéquipiers et amis qu’il a côtoyés au gré de son parcours. Une carrière en 1re ligue de treize années qui l’a vu porter le maillot de quatre clubs, tous vaudois : Forward Morges, Villars, Star Lausanne et Yverdon (durant deux saisons sous l’appellation HC Nord vaudois, d’ailleurs).

 

Engagement total

 

Auteur de seize points en vingt rencontres cet hiver avec le HCY, l’attaquant répond aux attentes, même s’il juge qu’il peut et doit apporter plus encore. «J’ai été blessé la saison dernière, devant même me faire opérer à un genou en février, puis il m’a fallu du temps pour récupérer, alors je ne me sens pas encore en parfaite forme physique, reconnaît- il. A mon âge, la préparation est devenue importante, et je sens quand même le poids des années.»

Mais l’homme est engagé. Il fait figure d’exemple et a les idées claires. «Je fais toujours les choses à 100%, et j’ai besoin que les gens autour également. Du coup, si le club a pour vision de continuer à progresser et si l’équipe reste plus ou moins la même la saison prochaine, alors je referai encore au moins une année.»

Défenseur de formation reconverti en attaquant depuis la saison 2012-2013 passée à Morges, Mathieu Rochat est devenu ailier au gré des circonstances, et il y a pris goût. «J’y prends plus de plaisir, mais cela n’empêche pas que, chaque saison, je rejoue sans rechigner quelques matches derrière, relève-t-il, dévolu à sa tâche, quelle qu’elle soit. Je ne peux pas affirmer que je me sens complètement attaquant.»

 

Au programme :

Sa 20h15 Yverdon – Meyrin

Sa 20h15 Villars – Vallée de Joux

 

A une victoire d’une place en playoffs

 

En cas de succès demain contre Meyrin, le HC Yverdon assurera déjà sa place en playoffs. «Après notre bonne prestation à Sierre, il sera important de confirmer, coupe Mathieu Rochat. Trop souvent on oublie tout ce qu’on a bien fait la rencontre d’avant. Le résultat dépendra de l’état d’esprit dans lequel on abordera le match de demain.»

Le routinier estime que si le HCY termine le championnat régulier dans le cinq premiers (il reste six matches), alors l’équipe aura réalisé un bon parcours. «Pour y parvenir, on doit gagner en constance, concéder moins de pénalités et être plus concentrés en phase défensive.»

Les situations spéciales vont peser de tout leur poids, comme c’est déjà le cas depuis le début de l’exercice. «On a connu une bonne phase en power-play, qui nous a permis d’engranger des points, relève l’attaquant. L’entraîneur tient des statistiques et, durant la période qui nous a vus remonter au classement, notre pourcentage de réussite en avantage numérique était très bon, tandis que notre box-play a progressé dans le même temps. On possédait, alors, le deuxième jeu de puissance le plus efficace du groupe.» Une tendance à rétablir pour conserver le 5e rang actuel, ou carrément l’améliorer avant les séries.

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11 jan 2018

Un passionné des holstein pour noter les montbéliardes

Lausanne – L’agriculteur d’Ependes Vincent Wasser a été sélectionné pour juger les plus belles montbéliardes présentées à Swiss Expo. Classé dans le top 3 mondial des concours bovins, l’événement a lancé, hier, sa 22e édition, avec une compétition pour jeunes éleveurs.

Ajourd’hui, Vincent Wasser accomplit un de ses plus vieux rêves : devenir juge à Swiss Expo. Avec l’assistance de sa femme Caroline, il évaluera les montbéliardes sur le ring de Beaulieu Lausanne. ©Michel Duperrex

Ajourd’hui, Vincent Wasser accomplit un de ses plus vieux rêves : devenir juge à Swiss Expo. Avec l’assistance de sa femme Caroline, il évaluera les montbéliardes sur le ring de Beaulieu Lausanne.

Swiss Expo, l’événement incontournable dans le monde de l’agriculture, a ouvert ses portes, hier, à Beaulieu Lausanne. Une première journée placée sous le thème de la jeunesse, puisque c’était, notamment, le lancement du tout premier Showmanship international de Suisse, avec une centaine de jeunes éleveurs inscrits (lire encadré ci-dessous).

Et, aujourd’hui, c’est l’ouverture du célèbre concours de bovins. Les premières races à passer sur le ring sont les simmental et les montbéliardes. Pour juger ces dernières, les organisateurs de Swiss Expo ont sélectionné Vincent Wasser, responsable de la production laitière à la ferme du Château d’Ependes. «C’est un véritable honneur d’avoir été sélectionné», avoue celui qui gère, depuis 2011, quelque 150 vaches laitières et 150 génisses. Par ailleurs, il a demandé à son épouse, Caroline, de l’assister à Swiss Expo.

 

Expérience franco-suisse

 

Bien que le comité de Swiss Expo ne lui ait pas demandé de noter les holstein, sa race de prédilection, Vincent Wasser connaît très bien les montbéliardes. «J’en ai quatre dans mon troupeau», souligne, le sourire aux lèvres, le municipal d’Ependes, en charge des bâtiments et des écoles. Et je juge depuis près de quinze ans en France et en Suisse, souvent des holstein, mais aussi des montbéliardes.»

Selon lui, les critères de sélection sont à peu près les mêmes pour toutes les races : «Je regarde la solidité au poste mamelle, si l’animal se déplace sur de bons pieds et membres, ainsi que son harmonie corporelle, car cela ne doit pas aller dans les extrêmes. En fait, pour moi, la meilleure, c’est la bonne vache de l’étable, avec qui on aimerait travailler.» Et pour couper court aux polémiques relatives à la tricherie et aux mauvais traitements des animaux, il répond : «D’abord, les bêtes sont examinées par des vétérinaires avant d’entrer sur le ring et, d’après les critères du concours, si une vache a le pis trop plein, c’est même pénalisant. De toute façon, si une vache souffre, je le verrai immédiatement.»

 

Préparation en famille

 

Malgré son expérience en tant que juge, ce sera la première fois que Vincent Wasser devra noter des éleveurs dans une manifestation d’une telle renommée. «Il y a toujours une part d’inconnu, mais ce que je crains, c’est que les vaches se ressemblent tellement qu’il me sera difficile de les départager.» S’il sait déjà qu’il ne va pas se faire des amis, il espère être le plus impartial possible et, pour cela, il veut pouvoir justifier tous ses choix.

Les quelques jours avant le coup d’envoi du show, le municipal a préféré s’isoler, avec sa famille et ses animaux. «Mais je n’ai plus qu’une chose en tête : la compétition», conclut-il.

 

Johanna Poncet sur le ring

 

Johanna Poncet, avec Joofi, durant le Showmanship de Swiss Expo. ©Michel Duperrex

Johanna Poncet, avec Joofi, durant le Showmanship de Swiss Expo.

La Ballaiguie de 18 ans Johanna Poncet (en photo) a participé, hier, au tout premier concours international de présentation de Suisse ouvert aux jeunes éleveurs de 10 à 28 ans. Pourtant, tout ne s’est pas passé comme elle l’avait prévu. «Je voulais prendre ma vache Carotte -une simmental-, mais quelques heures avant le concours, les organisateurs m’ont dit que je devais prendre une génisse. J’ai été très déçue, car cela faisait un mois et demi que je m’entraînais avec Carotte. Et, ce n’est pas du tout pareil de présenter une génisse ou un vache.» L’apprentie fromagère a donc dû trouver une remplaçante en urgence. «J’étais très stressée de présenter un animal que je ne connaissais pas, mais la génisse s’est très bien comportée, poursuit celle qui a terminé dernière, sur dix, de sa catégorie. Même si j’avais déjà concouru auparavant, les autres étaient bien plus expérimentés.» Malgré ce résultat, Johanna Poncet se dit plus motivée que jamais et espère toujours décrocher une médaille à un Showmanship.

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11 jan 2018

L’avenir de la formation policière est romand

Lavey-les-Bains – A l’occasion de la Rentrée de l’An de l’Académie de police de Savatan, les conseillers d’Etat vaudois Béatrice Métraux, et genevois Pierre Maudet ont manifesté la volonté d’aboutir à la création d’un centre de formation romand.

Le colonel Alain Bergonzoli, directeur de l’Académie de Savatan, avec les conseillers d’Etat Jacqueline de Quattro, marraine du drapeau, Pierre Maudet et Béatrice Métraux. ©Isidore Raposo

Le colonel Alain Bergonzoli, directeur de l’Académie de Savatan, avec les conseillers d’Etat Jacqueline de Quattro, marraine du drapeau, Pierre Maudet et Béatrice Métraux.

Devant de très nombreux invités représentant les autorités politiques, religieuses, diplomatiques et les milieux de la sécurité -l’évêque de Saint-Maurice et le consul général de France à Genève étaient présents-, mardi soir au Grand Hôtel des Bains de Lavey, les conseillers d’Etat Béatrice Métraux et Pierre Maudet, tous deux en charge de la police dans leur canton respectif, ont affirmé leur volonté de relancer les discussions en vue de la création d’un centre de formation unique pour les policiers romands.

«Pour moi, c’est une évidence, confiait Béatrice Métraux, peu après la partie officielle. Nous allons en tous cas essayer de relancer les discussions.»

 

Une opportunité

 

C’est sans doute le moment de faire le pas. En effet, il appartient aux cantons de mettre en œuvre le nouveau concept de sécurité développé par la Confédération, sous le nom de code CGF 2020.

«A terme, nous devons penser la formation à l’échelle romande, en tenant compte des spécificités de chacun», a relevé la cheffe du Département vaudois des institutions et de la sécurité. Et de préciser, en privé, qu’on peut très bien imaginer une formation commune dispensée sur différents sites. La période de formation sera d’ailleurs portée à deux ans.

Peu avant elle, son collègue genevois Pierre Maudet a tenu des propos allant dans le même sens : «Il faut voir ce qu’on peut mieux faire ensemble et avoir une vision commune de la sécurité.»

 

Transformer l’essai

 

Le chef du Département de la sécurité et de l’économie de la République et canton de Genève sait de quoi il parle. En effet, les policiers genevois sont formés depuis deux ans à l’Académie de Savatan, avec leurs collègues vaudois et valaisans. A l’évidence, Pierre Maudet est très satisfait de l’expérience. La période probatoire arrive à son terme et le Conseil d’Etat genevois devra confirmer son engagement sur le long terme dans le courant de cette année.

 

Multi-sites

 

Actuellement, les policiers vaudois, valaisans et genevois sont formés à Savatan. Ceux des cantons de Fribourg, Neuchâtel et du Jura suivent, pour leur part, une formation au CIFPOL (Centre interrégional de formation de police), une structure née d’un accord, conclu en 2016 et mis en œuvre, l’an dernier, par les autorités des cantons précités.

Bien évidemment, dans un domaine où chacun tient à ses prérogatives -les approches réalisées par le passé ont échoué- les discussions s’annoncent délicates. Mais la formule défendue par Béatrice Métraux et Pierre Maudet -un centre de formation unique, mais multi-sites-, permettrait à chacun de conserver une part d’activité.

Une chose est certaine, la problématique de la sécurité doit, aujourd’hui, être abordée globalement, car le terrorisme et la grande criminalité n’ont pas de frontières.

 

Un objectif

 

Par ailleurs, pour faire face aux enjeux posés par les grands événements, les polices cantonales n’ont d’autre choix que celui de coopérer. La candidature de Sion pour les Jeux olympiques 2026 pourrait être une occasion de le démontrer. Et, en cas d’attribution, un bel objectif commun pour les responsables de la formation.

 

Le Canton veut l’acquérir

Avenir du site de Savatan

 

S’il n’a rien de comparable avec celui de Monaco, le Rocher, comme l’appellent volontiers les initiés, est un véritable château fort, une ville en grande partie souterraine, propriété de l’Armée. Celle-ci n’a plus d’intérêt stratégique à conserver le site de Savatan. Béatrice Métraux s’est entretenue plusieurs fois avec le conseiller fédéral Guy Parmelin. Le dossier est complexe, car il concerne également le personnel d’entretien. «Le Conseil d’Etat souhaite trouver rapidement une issue favorable à l’avenir de Savatan», a relevé la conseillère d’Etat.

 

Un pacte de jumelage a été signé

 

Partenariat – De camarades à des frères d’armes

Le colonel Stéphane Bras, le commandant de Police Nord vaudois Pascal Pittet, Monica Bonfanti, cheffe de la Police cantonale de Genève, et Jacques Antenen, commandant de la Police cantonale vaudoise. ©Isidore Raposo

Le colonel Stéphane Bras, le commandant de Police Nord vaudois Pascal Pittet, Monica Bonfanti, cheffe de la Police cantonale de Genève, et Jacques Antenen, commandant de la Police cantonale vaudoise.

Les aspirants en formation à l’Académie de police de Savatan se rendent, depuis six ans, à Saint-Astier, en Dordogne, au Centre d’entraînement des forces de gendarmerie, qui accueille chaque année plus de 10 000 stagiaires pour des formations, dispensées par modules. La conseillère d’Etat vaudoise Béatrice Métraux l’a visité récemment.

Le partenariat entre les deux centres a été renforcé par un jumelage signé, mardi matin, en présence des autorités suisses et françaises. Lors de la cérémonie de rentrée de l’An, le colonel Stéphane Bras s’est réjoui de ce pas supplémentaire dans la collaboration entre les deux institutions, mais surtout entre des hommes dans une atmosphère de fraternité, même si ce terme a des relents de paternalisme.

Il a, d’ailleurs, cité Simone Veil, qui avait dit que «la grandeur d’un métier est d’unir des hommes».

Apprendre de l’autre, lui ouvrir ses enseignements : le sillon est tracé pour le militaire français, qui s’est félicité de ce «pari d’une alliance durable».

Et le colonel Stéphane Bras de conclure : «Savatan et Saint-Astier sont frères d’armes pour la sécurité de nos citoyens.»

Les colonels Alain Bergonzoli et Stéphane Bras, directeur de l’Académie de police de Savatan, respectivement du Centre national d’entraînement des forces de gendarmerie (CNEFG) à Saint-Astier, en Dordogne (France), avec les plaques marquant le jumelage. ©Isidore Raposo

Les colonels Alain Bergonzoli et Stéphane Bras, directeur de l’Académie de police de Savatan, respectivement du Centre national d’entraînement des forces de gendarmerie (CNEFG) à Saint-Astier, en Dordogne (France), avec les plaques marquant le jumelage.

Le colonel Alain Bergonzoli avec la députée -et présidente du TCS- Pierrette Roulet-Grin, ainsi que Pascal Gafner, président du Conseil communal d’Yverdon-les-Bains. ©Isidore Raposo

Le colonel Alain Bergonzoli avec la députée -et présidente du TCS- Pierrette Roulet-Grin, ainsi que Pascal Gafner, président du Conseil communal d’Yverdon-les-Bains.

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11 jan 2018

Deux sœurs et leur lot de passions

Ski de fond – Noélie et Ophélie Brandt cumulent les résultats probants sur les lattes. Les sœurs d’Yvonand ne se limitent pourtant pas à la seul pratique de la discipline nordique, puisqu’elles ont touché à presque tout depuis leur enfance. Rencontre.

Emmenées par leurs parents, Ophélie Brandt (à g.) et Noélie ne comptent pas les kilomètres lorsqu’il s’agit d’aller s’entraîner à ski de fond. La neige ne tient jamais longtemps à Yvonand... ©Michel Duperrex

Emmenées par leurs parents, Ophélie Brandt (à g.) et Noélie ne comptent pas les kilomètres lorsqu’il s’agit d’aller s’entraîner à ski de fond. La neige ne tient jamais longtemps à Yvonand…

La première est du genre à intérioriser, la seconde nettement plus expansive, mais toutes deux sont mues par la même passion. Celle, dévorante, du sport. Normal, sachant que la maman, Carine, a été championne de Suisse de judo et officie en tant que maîtresse d’éducation physique ; que le papa, Gérald, est un ancien athlète de combiné nordique et qu’il porte la casquette de délégué technique à Swiss- Ski ; et que les grands-parents ont également été des sportifs accomplis. Noélie et Ophélie Brandt son littéralement tombées dans la marmite.

A respectivement 14 et 11 ans, les soeurs d’Yvonand cumulent les bons résultats dans leurs disciplines de coeur, le ski de fond pour l’aînée, le twirling et la discipline nordique pour la cadette (lire encadré ci-dessous). Oh, avant de choisir, elles ont presque touché à tout : la gymnastique, le judo, le handball, l’athlétisme, le triathlon (qu’elles pratiquent toujours) et, pour Noélie, même le patinage artistique. «A vrai dire, je n’aurais jamais pensé qu’elles opteraient pour le ski de fond», lance, tout sourire, la maman des deux championnes. C’est sûr qu’en habitant un village lacustre en plaine, il y avait plus évident…

 

Les JOJ dans le viseur

 

Mais voilà, la passion, ça ne se commande pas. Noélie Brandt s’est définitivement entichée pour la discipline de glisse lorsqu’elle a intégré le cadre romand. Un choix judicieux, compte tenu de ses performances, même si elle est par conséquent contrainte de souvent s’entraîner seule, en suivant les plans préparés par son coach. Une décision qui requiert, par ailleurs, beaucoup d’efforts et d’organisation. Ce que cette cartésienne -elle analyse et réfléchit beaucoup- assume avec classe : après ses cours, l’écolière jongle entre les sessions de triathlon et de ski de fond (ou roulettes), aux Rasses ou parfois jusqu’à Im Fang (La Villette), petit village de la Jogne, en Gruyère, où se situe son ski-club. «Heureusement, la direction des écoles d’Yvonand la soutient en lui octroyant des libertés», souligne sa maman, reconnaissante.

Des efforts qui ne sont pas anodins. Dans une année et demie, à l’âge du gymnase, la grande soeur espère intégrer l’une des structures de Swiss-Ski à Engelberg ou Davos. «Avec l’ambition de pouvoir, en 2020, disputer les Jeux olympiques de la jeunesse de Lausanne», glisse la jeune fondeuse, qui skierait alors à la vallée de Joux.

Cet hiver, Noélie Brandt, la persévérante, aimerait pouvoir se frotter au niveau international, en se qualifiant pour des épreuves de Coupe des Alpes. Ce qui constituerait un premier pas vers son rêve olympique.

En ce qui concerne la benjamine, le programme quotidien est du même acabit, avec la variable twirling à ajouter. Pour l’heure, la discipline artistique -elle fait partie des cadres nationaux a sa préférence. «Je sais bien que je vais bientôt devoir trancher», lâche Ophélie Brandt, la battante, véritable pile électrique, tout juste rentrée d’un camp d’entraînement à Annecy. Dans tous les cas, le sport ressortira vainqueur.

 

Carte de visite

Noélie Brandt. ©Michel Duperrex

Noélie Brandt.

Nom : Noélie Brandt.

Age : 14 ans.

Domicile : Yvonand.

Sport principal : ski de fond (SC Im Fang).

Autres activités : triathlon (Tryverdon), poterie.

Palmarès récent : championne romande, vainqueur de la Coupe romande, vainqueur de la finale XX (ski-cross) nationale et 3e des Championnats de Suisse en ski de fond (M14), l’hiver dernier.

Ophélie Brandt. ©Michel Duperrex

Ophélie Brandt.

Nom : Ophélie Brandt.

Age : 11 ans.

Domicile : Yvonand.

Sports principaux : twirling (TC Nord vaudois) et ski de fond (SC Im Fang).

Autre activité : triathlon (Tryverdon).

Palmarès récent : vice-championne de Suisse en duo et 2e de la Coupe suisse solo en twirling (minimes), en 2017 ; vice-championne romande et 3e de la Coupe romande de ski de fond M12, l’hiver dernier.

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10 jan 2018

Durcissement du règlement de police

Yverdon-les-Bains – Le projet, à l’étude depuis de nombreuses années, est sorti à la veille des fêtes. Il doit répondre à l’évolution des mœurs… et de la législation.

Le collège Léon-Michaud avait été le théâtre d’un incendie intentionnel en mars 2015. ©Michel Duperrex

Le collège Léon-Michaud avait été le théâtre d’un incendie intentionnel en mars 2015.

Le monde évolue et, avec lui, les mœurs. De manière générale, les citoyens dénoncent le manque de respect. Il n’y a donc rien d’étonnant à ce que la nouvelle mouture du Règlement général de police se traduise par un durcissement. Les nouvelles dispositions permettront, entre autres, de réprimer les incivilités, soit tous ces comportements qui agacent et irritent une grande majorité de citoyens. L’adaptation tient également compte du droit supérieur, qui a lui aussi évolué ces dernières années.

«Le projet de règlement de police contient des nouvelles dispositions destinées à doter Police Nord vaudois des outils utiles et plus adaptés dans son travail quotidien de lutte contre le sentiment d’insécurité, les incivilités et la criminalité au sens large», explique notamment la Municipalité d’Yverdon-les-Bains dans le préavis adressé au Conseil communal.

 

Accès restreint aux écoles

 

Entre autres nouveautés, le règlement prévoit une limitation stricte de l’accès aux écoles et à leur périmètre (cour, pourtour) aux seuls écoliers, membres du corps enseignant, autorités scolaires et personnel. Par ailleurs, tous les sites scolaires feront l’objet d’une surveillance vidéo. Un crédit d’investissement de près de deux millions de francs a déjà été voté par le Conseil communal.

Les nombreuses déprédations commises ces dernières années dans les écoles et leurs environs, ainsi que des vols et des incendies -un sinistre d’une certaine importance, et d’origine intentionnelle, avait touché le collège Léon-Michaud- justifient ces mesures et l’installation de la vidéosurveillance. Autant dire que c’en est fini de jouer dans les cours d’école… hors période scolaire.

Le projet de règlement, sur lequel le Conseil communal se prononcera d’ici l’été, prévoit également des dispositions concernant les établissements publics et les manifestations. Il en va de même pour la gestion des ports, des places d’amarrage et, très accessoirement, des campings et caravanings.

 

Le TF tranchera

 

Face à la présence accrue de mendiants -un phénomène attribué à la politique répressive d’autres communes-, les autorités d’Yverdon-les-Bains réprimeront. Sur le plan cantonal, le Grand Conseil a accepté une initiative visant à interdire la mendicité et la Loi pénale vaudoise a été modifiée dans ce sens. Toutefois, la situation n’est pas encore clarifiée, le Tribunal fédéral devant encore trancher un recours. Si la compétence du préfet est confirmée, la disposition relative figurant dans le projet de règlement de police devrait être abandonnée.

 

Une mesure pour lutter contre le «deal»

 

Drogue – Les autorités pourront prononcer une interdiction de périmètre

 

De nouvelles dispositions permettront d’interdire certains périmètres de la ville aux trafiquants de stupéfiants. ©Jacquet-a

De nouvelles dispositions permettront d’interdire certains périmètres de la ville aux trafiquants de stupéfiants.

Une disposition qui va sans doute satisfaire de nombreux Yverdonnois et leurs hôtes concerne les vendeurs de stupéfiants. Seule la présence constante de policiers les éloigne un temps, à l’instar d’un vol de moineaux effrayés. Mais à peine la police partie, les dealers reprennent leur place, contribuant ainsi au sentiment d’insécurité et donnant une mauvaise image de la ville, tout particulièrement dans le secteur de la gare.

Une nouvelle disposition du règlement de police permettra aux autorités de prononcer une interdiction de périmètre à leur encontre.

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