En collaboration avec le journal La Région.

16 Mar 2018

Gosses couverts de poux et de gale

Une fratrie, dont le père est accusé d’avoir abusé sexuellement, vivait dans des conditions d’hygiène désastreuses, selon l’accusation.

Un logement familial «insalubre et en grand désordre» et des enfants qui «se plaignaient d’avoir faim». Telles étaient, selon l’acte d’accusation, les conditions dans lesquelles résidaient trois filles et cinq garçons, dont le père est jugé depuis mardi pour abus sexuels et inceste par le Tribunal criminel d’arrondissement de la Broye et du Nord vaudois, qui siège à Renens.

En 2007 déjà, le Service de protection de la jeunesse (SPJ) avait observé que la fratrie était «en train de manger par terre sur un sol jonché de détritus». Pourtant, les enfants mineurs n’ont été retirés à leurs parents qu’en juillet 2015. La liste est interminable en ce qui concerne les manquements aux conditions d’hygiène des huit frères et soeurs. Les éducateurs sociaux ont, notamment, constaté qu’ils étaient couverts de poux, qu’ils avaient développé de la gale et qu’ils étaient sales. Mais la mère, qui reconnaît qu’elle n’était pas «une fée du logis», assure qu’elle veillait «personnellement à ce qu’ils se douchent».


Le père a vivement contesté les faits qui lui sont reprochés.

«Le SPJ n’a rien fait», a ajouté la quadragénaire, en pleurs. Alors qu’on l’accuse d’avoir couvert les agissements de son époux, son avocat assure qu’elle aurait alerté le service en 2011. Elle a aussi évoqué la crainte que lui inspirait son mari, qui l’aurait forcée à avoir des relations sexuelles: «Je n’osais pas dire non car il me disait qu’il ferait du mal à mes enfants.»

Interrogé sur les actes qu’on lui reproche, le père a asséné, comme mardi, que tout était faux. Défenseur des enfants mineurs, Me Rubli a voulu savoir comment l’un de ses fils, qui aurait subi un rapport anal, «aurait pu inventer une telle histoire»? Campant sur ses positions, le prévenu a assuré qu’il n’y avait «pas eu de sodomie». Tancé par l’avocat, qui lui demandait s’il fallait en déduire que ses enfants mentaient, il a fini par ajouter: «Ce n’est pas vrai, je suis d’accord avec vous, cette histoire est totalement incompréhensible.» Le procès se poursuit aujourd’hui avec le réquisitoire et les plaidoiries.

 

Emprisonné, il récidive à sa sortie

Un quadragénaire est accusé d’avoir abusé de plusieurs de ses enfants (lire La Région Nord vaudois de mercredi). En juillet 2015, l’aînée de cette famille mormone a déposé plainte contre lui pour abus sexuels. Arrêté dans la foulée, le prévenu a ensuite été libéré par le procureur avant de récidiver. Il s’en est pris à la deuxième de ses filles, dans la chambre d’un hôtel situé dans la Broye vaudoise, pendant que l’un de ses fils faisait les cent pas derrière la porte. Le jeune homme rapporte avoir senti «une odeur sexuelle» lorsqu’il est entré dans la pièce.

La famille a vécu à Orbe et à Yverdon-les-Bains avant de déménager dans la Broye vaudoise. Le père aurait également maltraité sa femme tout au long de leur vie commune. A la suite d’une tentative d’étranglement, celle-ci a voulu mettre fin à ses jours.

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16 Mar 2018

Nyon possède un temps d’avance

Yverdon Sport s’est incliné 2-1 dans le choc contre les Stadistes, avant-hier, se retrouvant à douze points d’un leader plus mature.

Celle-là fait mal. Yverdon Sport a perdu le match au sommet, celui qui devait lui permettre de se relancer dans la course à la promotion. La défaite, concédée 2-1 au Stade Municipal contre le Stade Nyonnais, n’est pourtant pas choquante. Les visiteurs, néo-leaders du championnat, ont laissé une impression plus aboutie sur le terrain: plus incisifs à l’heure d’attaquer, plus sereins dans les instants difficiles. A maturité, la troupe dirigée par Oscar Londono a, comme redouté, un temps d’avance sur YS dans son processus de croissance.

Les Yverdonnois ont rejoint les vestiaires frustrés au terme des débats. Parce qu’ils ont poussé pour revenir après la pause, sans pavenir à refaire leur retard de deux longueurs. Parce qu’ils se sont heurtés à un adversaire compact, qui n’a laissé que peu d’espaces et n’a pas lésiné sur les moyens pour couper les élans des Verts. Le match a, toutefois, été perdu avant le thé. Quand Mobulu, très tranchant sur son flanc gauche, s’est mué en passeur décisif à deux reprises, pour Zambrella (8e) et Chentouf (39e). Tombé tôt, le premier but de la formation de Colovray a blessé les ouailles d’Anthony Braizat, qui ne se sont pas créé la moindre occasion nette en première mi-temps. «On n’a pas réussi à entrer directement dans la rencontre. On n’a pas su aller chercher nos adversaires comme on se l’était dit. D’habitude, on parvient à mettre beaucoup de rythme dans le premier quart d’heure», constatait le demi nord-vaudois Nehemie Lusuena, désolé à l’heure de l’analyse.

La défaite est frustrante, parce que les deux réussites concédées ont paru évitables. Réduit à dix pendant quelques instants – Caslei demandait pourtant à réintégrer le jeu depuis plusieurs secondes, sans trouver grâce aux yeux de l’arbitre –, YS a commis plusieurs erreurs de marquage sur l’ouverture du score. Et on ne peut s’empêcher de penser que Da Silva aurait pu détourner l’envoi ras terre de Chentouf, une demi-heure plus tard.

Pari manqué

Anthony Braizat avait opéré deux changements dans son onze de départ. Tandis que Deschenaux n’a pas débuté la partie, Marazzi a été déporté sur l’aile gauche et Caslei a pris place dans l’axe, à la baguette. Le pari tenté n’a pas fonctionné. Arrivé en cours de premier tour de Servette, l’élégant technicien n’a pas pesé sur le match.

La formation de la Cité thermale a réagi après la pause alors que, comme le spécifiait Nehemie Lusuena, l’équipe n’avait «plus rien à perdre». Marazzi a hérité de la première grosse opportunité, mais il a manqué son contrôle (61e). Puis Cissé a transformé le penalty de l’espoir d’un coup de fusil dans la lucarne (73e), après une main de Tall. Lusuena a, enfin, obtenu la meilleure possibilité d’égaliser, mais il a manqué de promptitude sur un ballon au deuxième poteau (85e). Le Stade Nyonnais n’a rien accordé de plus.

La situation au classement est on ne peut plus claire. Avec respectivement douze et onze points de retard sur Nyon et Kriens, YS aurait besoin d’un miracle pour revenir sur les deux ténors au cours des onze journées restantes. «Il faudrait beaucoup d’erreurs de leur part, reconnaissait Nehemie Lusuena. Mais tout reste possible.» Un espoir auquel peu de monde osait s’accrocher en fin de soirée, mercredi.

Yverdon Sport – Stade Nyonnais 1-2 (0-2)

Buts: 8e Zambrella 0-1; 39e Chentouf 0-2; 73e Cissé, pen. 1-2.

Yverdon: Da Silva; Matukondolo, De Pierro, Marque, Tavares; Gudit, Lusuena, Caslei (67e Lenzini); Eleouet (81e Gourmi), Cissé, Marazzi (71e Deschenaux). Entraîneur: Anthony Braizat.

Nyon: Barroca; Hiraç, Hebib, Tall, Paz; Dessarzin (78e Gaillard), Zambrella, Moreno, Mobulu (67e Berisha); Fargues, Chentouf. Entraîneur: Oscar Londono.

Notes: Stade Municipal, Yverdon, 493 spectateurs. Arbitrage de Mirel Turkes, qui avertit Lusuena (6e, jeu dur), Dessarzin (22e, jeu dur), Tavares (23e, jeu dur), De Pierro (56e, réclamations), Fargues (58e, jeu dur), Paz (85e, antijeu), Matukondolo (87e, antijeu), Marque (90e, réclamations).

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15 Mar 2018

De l’ambition à transmettre

Arrivé à Yverdon-les-Bains l’automne dernier, l’entraîneur Jean-Emmanuel Bahoken est un homme bien occupé par ses projets pour le Cameroun et ceux qu’il mène en Suisse et dans la région.

Enfant de Yaoundé, Jean-Emmanuel Bahoken a découvert le rugby durant son adolescence passée en France. Un sport qui, depuis, accompagne celui qui est devenu l’entraîneur du RC Yverdon, l’automne dernier. A 41 ans, l’ancien joueur professionnel de Grenoble, Toulon et Oyonnax est un coach ambitieux, qui découvre et s’adapte à son nouvel environnement, bien différent de ce qu’il a pu connaître dans l’Hexagone, pays d’Ovalie.

Jean-Emmanuel Bahoken, comment avez-vous commencé le rugby?

Je crois que je n’en avais entendu parler qu’une seule fois au Cameroun, par quelqu’un qui pratiquait le judo, comme moi. Puis je suis arrivé en France à l’âge de 11 ans, avec ma soeur et ma mère, à la suite d’un drame familial. On habitait à La Mure, une petite localité à forte tradition de rugby. J’ai simplement suivi les copains qui y jouaient tous, finissant par abandonner le football que je pratiquais aussi. Après quelques années, j’ai intégré le centre de formation de Grenoble, tout proche.

Vous vous engagez dans le développement du rugby au Cameroun. A quoi en sont vos projets?

Ils sont plus que jamais d’actualité. Après plusieurs actions, dont entre autres l’acheminement de plus de 700 kilos de matériel, l’organisation d’un tournoi à sept, ainsi que la participation à un programme d’insertion ces dernières années, je suis en train de monter une association, nommée KMER7’S. Ceci, parce qu’il n’existe pas d’équipe nationale à sept au Cameroun en ce moment et parce qu’il n’y a pas non plus de championnat structuré, simplement quelques équipes qui vivotent.

Concrètement, quelles sont vos idées avec la création de cette association?

Je la mets sur pied dans l’optique des JO de 2024, puisque le rugby à sept est à présent au programme olympique. Je souhaite réunir les bons joueurs d’origine camerounaise dans une équipe, en France, afin que lorsqu’une sélection nationale sera recréée, il existe une base sur laquelle s’appuyer. En parallèle, je désire accompagner les initiatives locales au Cameroun pour créer des structures, aider à une stratégie collective, à développer la discipline qui, je pense, peut devenir très porteuse dans le pays. Je prends l’exemple du Kenya, qui fait désormais partie du top 10 mondial en rugby à sept, alors qu’il y a dix ans, la discipline n’y existait même pas.

Quels liens avez-vous gardé avec votre pays d’origine?

J’y ai encore un peu de famille et je m’y rends régulièrement. Ce sera d’ailleurs bientôt le cas pour un mariage. Le rugby a constitué une véritable structure de vie pour moi qui ai perdu mes parents étant jeune. Il y a des choses à faire au Cameroun, pour la jeunesse.

Vous avez découvert le rugby helvétique l’automne passé. Comment cela se passe-t-il pour vous?

Je suis bien occupé avec mes différentes missions, puisqu’en plus d’entraîner Yverdon, j’officie également en tant que directeur technique du rugby vaudois et je coache l’équipe nationale M17. Je suis avant tout un homme de terrain, alors je dois encore m’améliorer dans mon organisation administrative. Cela dit, j’apprécie particulièrement travailler avec les jeunes. Ça me plaît de transmettre mes connaissances et je sens que les choses prennent: lors des derniers stages, certains joueurs blessés sont quand même venus. C’est la preuve qu’ils sont concernés.

Vous êtes-vous bien acclimaté à la vie dans la région?

Comme je me rends régulièrement à Lyon, auprès de ma fille de 5 ans, on ne peut pas dire que j’ai vraiment encore posé mes valises. Il faut dire que je n’ai pas beaucoup de connaissances hors du rugby, ce d’autant plus que je loge dans le petit village de Pailly. Et puis, ce n’est pas évident de sortir: la Suisse, ça pique! C’est très cher.

Comment s’est passé l’hiver avec le XV d’Yverdon?

Je savais que j’arrivais dans un milieu amateur, mais je dois reconnaître que j’étais loin de m’attendre à ce contexte, surtout du point de vue des mentalités. Cet hiver, l’équipe n’a bénéficié que de deux semaines de coupure, puis on a entrepris une période de perfectionnement individuel en salle, mais pas collectif, car je n’ai pu compter que sur trop peu de joueurs présents. Je me suis posé des questions et, par conséquent, on a organisé une réunion en février, pour que chacun puisse s’exprimer. Cela m’a permis de sonder la motivation  de chacun. J’ai dû baisser un peu le curseur de mes attentes, mon seuil d’exigence. Oui, on construit des choses, mais doucement. On a établi des valeurs – plaisir, courage et respect – qu’il faut faire vivre et, pour cela, je peux compter sur un noyau d’éléments impliqués. Il y a des ressources pour réaliser quelque chose de bien à Yverdon. A présent, j’espère simplement que les terrains soient praticables, qu’on puisse reprendre la compétition.

Reprise samedi

Le RC Yverdon entamera la deuxième phase du championnat samedi, en recevant Zurich (à 15h aux Vuagères). Versé dans le groupe B, le XV de la Cité thermale doit affronter cinq adversaires en matches aller-retour. Le premier disputera une finale pour la promotion contre le vainqueur du groupe A, le dernier sera relégué.

«Il faut rentrer très fort dans la compétition en battant Zurich – un adversaire qui n’avait récolté que deux points lors de la première phase – et lancer la machine», martèle Jean-Emmanuel Bahoken. Après discussion avec ses hommes, le groupe a convenu de viser une place dans le top 4, en prenant rapidement une bonne marge sur la zone dangereuse, même si une partie de l’effectif voit plus gros. «Comme on dit, il faut viser la Lune», lâche l’ancien troisième ligne.

Pour parvenir à ses fins, le technicien a beaucoup travaillé sur la confiance que les joueurs doivent se porter. Par ailleurs, l’équipe compte de nouveaux éléments: Benjamin Ferymond, établi dans la région depuis peu, et Sean McHugh, arrivé de Neuchâtel. Laurent Juillerat est, lui, de retour au jeu.

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15 Mar 2018

Une tour flambant neuve à Champ-Pittet

Le vieil édifice érigé en 1982 dans la Grande Cariçaie a fait place à une nouvelle installation qui a été inaugurée hier. Les visiteurs pourront y accéder dès le 30 mars.

«Ce nouvel édifice moderne sera essentiel pour l’avenir, principalement pour l’éducation à l’environnement.»

Vice-président de Pro Natura, Jean-Pierre Sorg était visiblement satisfait de pouvoir prendre la parole devant la nouvelle tour d’observation de la Grande Cariçaie, inaugurée hier, à Champ-Pittet – la sixième destination la plus fréquentée parmi les sites touristiques de la région d’Yverdon-les-Bains – qui se situe sur le territoire de la commune de Cheseaux-Noréaz.

Même s’il vit à Delémont, Jean-Pierre Sorg suit avec attention les changements concernant la Grande Cariçaie. Et il attendait avec enthousiasme le vernissage de cette tour qui remplace l’ancien édifice datant de 1982, démoli en décembre dernier. Vétuste, il ne répondait plus aux normes de sécurité.

Catherine Strehler Perrin, cheffe de la Division biodiversité et paysage du Canton, a rappelé l’importance de ce site marécageux, aussi bien en raison de sa flore et de sa faune qu’en raison de sa valeur récréative. Le directeur du Centre Pro Natura, Thierry Pellet, a, lui, mis en avant l’aspect ludique et pédagogique de la nouvelle installation qui a coûté 269 000 francs, dont 210 000 francs ont été récoltés grâce à une campagne de fund- raising.

Lancé en 2015, 30 ans après la création du centre de Champ-Pittet,  le nouvel édifice sera ouvert au public le 30 mars prochain. Pour l’heure, la tour n’est encore pas tout à fait prête, des toilettes sèches doivent notamment être installées dans cette infrastructure de neuf mètres de haut, qui comprend trois étages et qui a été fabriquée par des entreprises locales et avec du bois suisse.

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14 Mar 2018

Thaïs Hurni n’a pas fait d’états d’âme

L’Yverdonnoise de Young Boys a inscrit le coup-franc du 2-0, lundi, face à ses anciennes coéquipières d’Yverdon Féminin (score final 4-1). Dix jours après sa première séléction avec l’équipe nationale, la jeune latérale brille de mille feux.

En positionnant son ballon à une vingtaine de mètres du but d’Yverdon Féminin, dans le temps additionnel de la première période, Thaïs Hurni était sans doute loin de s’imaginer à quel point la suite de la rencontre allait devenir compliquée pour elle et ses coéquipières. Insouciante, l’Yverdonnoise de Young Boys, qui avait quitté YF l’été dernier, s’est élancée sans se poser la moindre question et a mystifié la malheureuse Estelle Zurkinden. La latérale avouera plus tard particulièrement apprécier l’exercice et ne pas en être à son coup d’essai. Reste que, sans ce 2-0, les Bernoises ne seraient probablement pas reparties de la Cité thermale avec la totalité de l’enjeu, lundi, tant Audrey Riat (auteure du 2-1 à la 54e) et ses coéquipières leur ont tourné autour entre la 50e et la 80e.

Sa première cap avec la Suisse

«Même si on a encore marqué deux fois en fin de rencontre (ndlr: score final 1-4), on est lessivées, admettait Thaïs Hurni, juste après être allée saluer les cinq fans suivant YB dans chacun de ses déplacements. Physiquement, ça a été très compliqué ce soir.»

La raison de cette fatigue ressentie à partir de la mi-match n’est pas à aller chercher bien loin. Sept Bernoises présentes sur le terrain avant-hier portent également le maillot de l’équipe nationale, tout juste rentrée de Chypre, où se déroulait un tournoi international. Une compétition qui a permis à Thaïs Hurni, rapidement devenue une titulaire indiscutable dans la capitale, de fêter ses deux premières sélections en «rouge et blanc», à l’occasion des rencontres face à la Finlande (entrée en jeu en seconde période) et au Pays de Galles (titulaire).

«Rien que de me retrouver à la Cyprus Cup, c’était déjà une petite surprise. Habituellement, la sélectionneuse fait appel à une dizaine de néophytes pour ce genre de tournois. Cette fois-ci, j’étais la seule. Lorsque je me suis retrouvée sur le terrain, c’était assez bizarre pendant cinq minutes. Jouer avec des filles comme Ramona Bachmann, ce n’est pas n’importe quoi. Mais je suis plutôt satisfaite, je ne me suis pas laissé impressionner. J’ai pris tout ce qu’une expérience comme celle-ci peut m’apporter. Toujours est-il que je ne m’attends pas à être appelée tout de suite pour les matches de qualifications pour la Coupe de monde. Il me reste beaucoup de chemin à parcourir avant ça.»

Du haut de ses 19 ans, la Nord-Vaudois baigne en tout cas dans un environnement idéal pour réussir. «Young Boys, c’est le club qu’il me fallait, se réjouit la gymnasienne. Tant sur qu’en-dehors du terrain, on dipose de tout ce qu’il faut pour s’améliorer.»

Des rêves d’Europe

Eliminées de la Coupe de Suisse en huitièmes de finale par Servette («un non-match de notre part), les Bernoises ont désormais tout le loisir de se focaliser sur le championnat. Grâce aux trois unités glanées lundi, elles pointent au 4e rang, à quatre longueurs de Bâle (2e) et huit de Zurich. «Jouer le titre, ça risque d’être mission impossible. Par contre, la 2e place est à notre portée. A YB, on voue un amour à notre maillot qui peut nous mener loin, ce qui n’est pas forcément le cas à Bâle. Figurer dans le duo de tête nous permettrait de prendre part aux qualifications pour la Ligue des champions.» L’occasion pour Thaïs Hurni de découvrir le football européen en club, et de poursuivre sa progression fulgurante.

 

En quête de constance

Le jour où les filles de Frédéric Mauron parviendront à aligner deux mi-temps de la même qualité, celles-ci seront redoutées. Vraiment. En attendant, Audrey Duclos et ses coéquipières sont condamnées à vivre dans le regret et, surtout, sous la menace de la lanterne rouge Aarau. Le derby face à YB n’a fait que confirmer une situation déjà aperçue mille fois. Yverdon Féminin est passé à côté d’une mi-temps (comme souvent la première), puis a régalé lors de la seconde. Deux enseignements peuvent tout de même être tirés à ce stade de la saison. Le premier, c’est que ce YF-là possède une force offensive qui lui avait fait défaut au premier tour. Lundi, les hôtes auraient tout à fait pu en planter quatre que cela n’aurait pas semblé illogique. D’ailleurs, Yverdon a marqué lors de ses trois dernières sorties. Le second, c’est que les filles de la Cité thermale peuvent tout à fait sortir de leur mauvaise passe actuelle. Une «simple» question d’attitude.

 

Yverdon FémininYoung Boys  1-4 (0-1)

Buts: 28e Ismaili 0-1; 43e Hurni 0-2; 54e Riat 1-2; 76e Caio, pen. 1-3; 90e Widmer 1-4.

Yverdon: Zurkinden; Duclos, Tamburini, Annaheim, Pajovic; Krasniqi, Schneuwly (77e Müller), Riat, L. Fallet (46e Staffoni); A. Fallet, Antunes Dias (63e Nkamo).
Entraîneur: Frédéric Mauron.

YB: Studer; Hurni, Schassberger, Calo, Gillmann; Schmid, Ismaili, Widmer, Lehmann (73e Stöckli), Müller (80e Dubs); Mayland (63e Messerli). Entraîneur: Marisa Wunderlin.

Notes: Stade Municipal, 100 spectateurs. Arbitrage de Khalil Thebti, qui avertit Annaheim (42e, antijeu).

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14 Mar 2018

Accusés d’abus sur leurs huit enfants

Un couple, qui a vécu à Yverdon-les-Bains, est jugé depuis hier. L’homme est accusé d’actes sexuels sur leur progéniture. Sa femme a couvert ses agissements.

«Je nie tout» a déclaré, hier, le père d’une famille de huit enfants, âgé de 41 ans, devant le Tribunal criminel de la Broye et du Nord vaudois, qui siége pour l’occasion à Renens. Chemise rouge à carreaux noirs, cheveux longs et barbe touffue, l’homme est prévenu d’une dizaine de chefs d’accusation, dont des actes d’ordre sexuel avec ses enfants, de viol, de pornographie, de violation du devoir d’assistance ou d’éducation, d’inceste et de complicité d’inceste. Il est actuellement incarcéré à la prison de la Croisée à Orbe.

Mais dans cette affaire sordide, il n’est pas seul. Sa femme, âgée de 42 ans, se présentait également devant la justice. On lui reproche de s’être rendue complice des agissements de son mari à l’encontre de leurs propres enfants, et ceci pendant de nombreuses années. Elle aurait toutefois également été victime d’actes de violence de la part de son époux, qui l’aurait contrainte à des relations sexuelles.

A l’ouverture de l’audience, hier matin à 9h15, il a fallu près d’une heure au président du tribunal, Donovan Tésaury, pour décider si les débats seraient menés à huis clos ou pas. Un huis clos partiel a finalement été imposé afin d’éviter à deux des enfants, désormais majeurs, d’être confrontés à leurs parents (lire encadré).

Mais l’aînée de la fratrie, une jeune femme enceinte aujourd’hui âgée de 22 ans, a tenu à faire face à son père et à sa mère lors de la seconde partie de l’audience, en début d’après-midi. «Je ressens le besoin de les confronter à ce qu’ils m’ont fait», a-t-elle affirmé, en pleurs. Sa démarche avait aussi pour but de «protéger» ses frères et sœurs.

Agressions nocturnes

«Mes souvenirs remontent à l’époque où on habitait à Yverdon-les-Bains, a raconté la jeune femme, qui avait entre 5 et 8 ans lorsque ses parents ont déménagé dans la Cité thermale. Au début, ça a commencé par des attouchements. Avant que j’aie mes règles, il a tenté de me pénétrer, mais il ne l’a pas fait jusqu’à mes 13 ans.» L’aînée de la famille a par ailleurs souligné que ces épisodes s’étaient déroulés dans sa propre chambre, la nuit. «Il est arrivé que ça se passe ailleurs dans la maison, surtout en l’absence de ma mère.» Vers l’âge de 14 ou de 15 ans, alors qu’elle craignait d’être enceinte, son père lui aurait molesté le bas du ventre avec ses poings, à plusieurs reprises.

L’accusé, qui n’a pas encore été entendu par les juges, conteste les faits que sa fille aînée lui reproche. Lors de son audition, il a déclaré qu’il s’agissait «d’affabulations» car, selon les propos rapportés par le procureur chargé de l’affaire, Christian Maire, la jeune femme aurait recouru «au chantage pour ne pas quitter le domicile familial». Les deux prévenus de cette sombre histoire familiale seront entendus demain.

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14 Mar 2018

Le projet Bel Coster a le vent en poupe

Les délibérants de L’Abergement, de Lignerolle et de Ballaigues ont validé, lundi soir, le projet de parc éolien qui touche leurs trois communes.

Neuf éoliennes sur les contreforts du Suchet: le projet est en passe de devenir réalité. Lundi soir, les organes délibérants de L’Abergement, de Ballaigues et de Lignerolle ont en effet validé le Plan partiel d’affectation (PPA) Bel Coster, qui s’étend sur le territoire des trois communes.

Le Conseil communal de Lignerolle a été le premier à donner son feu vert. A 20h35, soit une demi-heure après le début des débats, l’affaire était déjà réglée. «Le projet peut aller de l’avant concernant notre commune», s’est réjoui le premier citoyen de Lignerolle, Yvan Bourgeois, alors que les conseillers venaient de valider le PPA à une large majorité. Dans leur rapport, les commissaires ont mis l’accent sur le bénéfice écologique d’un tel projet, ainsi que sur l’impact financier pour la Commune, qui doit accueillir six éoliennes. «Les projections de toutes les retombées sont estimées à environ 330 000 francs par année. Ce montant pourrait permettre de lancer des projets communautaires environnementaux ou autres», ont-il souligné.

A L’Abergement, qui doit héberger une hélice, les conseillers généraux n’ont pas tergiversé non plus. Cinq minutes après Lignerolle, ils ont validé, à une écrasante majorité, un projet qui devrait leur rapporter environ 131 000 francs par an, soit l’équivalent de 10% du budget annuel communal. La syndique Monique Salvi a qualifié ce vote d’historique, dans la mesure où la future société d’exploitation aura son siège dans le village.

Restait à convaincre les conseillers communaux de Ballaigues, qui ont été plus longs à se décider. Alors qu’à Lignerolle et à L’Abergement, on attendait fébrilement de connaître leur position, les élus ballaiguis ont pris leur temps pour débattre. «Pour l’avenir, c’est la raison qui doit guider nos pas», a enjoint Raymond Durussel, rapporteur de la commission. A 21h50, l’organe délibérant a fini par dire «oui» à son tour, et à une nette majorité. Une décision immédiatement communiquée aux deux autres Communes, pour qui l’attente a pris fin. A Ballaigues, les retombées financières se chiffrent à 138 000 francs par an.

En validant le PPA Bel Coster, les trois délibérants ont également levé les centaines d’oppositions qui avaient été enregistrées contre le projet. Reste à savoir quelle sera la réaction des opposants, qui pourraient désormais faire recours au Tribunal cantonal, voire au Tribunal fédéral. Ce n’est qu’à l’issue de ces procédures que la mise à l’enquête pour la construction des neuf éoliennes pourra formellement démarrer. «C’est une étape importante mais il y a encore bien de la route à faire», a commenté le syndic de Lignerolle Olivier Petermann, après avoir remercié ses concitoyens d’avoir soutenu la Municipalité lundi soir.

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13 Mar 2018

La Niouguen’s brise la glace

Yverdon-les-Bains -  La guggenmusik locale a dévoilé dimanche son nouveau costume. Cousu sur-mesure pour les 20 ans de la société, il a demandé une bonne dose d’huile de coude afin d’être terminé à temps pour les Brandons.

Partout où elle passe, elle fait  du bruit et pourtant, quand il le faut, la guggenmusik yverdonnoise sait être discrète. Car cela fait près de deux ans que les membres de la Niouguen’s préparaient en douce leur nouveau costume de fête et rien n’a filtré avant dimanche dernier, lorsqu’ils les ont dévoilés sur la place Pestalozzi durant les Brandons. «Les menaces, ça marche!, lance avec humour Jonathan Viquerat, tambour major et vice-président des Niouguen’s. Nous voulions vraiment garder cet effet de surprise. D’ailleurs, c’était aussi une première pour nous, car nous n’avions encore jamais vu tout le monde habillé en même temps.»

Pour réussir à garder ce secret jusqu’au bout, ils ont été très prudents. «Quand on montrait les costumes, les membres n’avaient pas le droit d’avoir leur téléphone, poursuit le musicien. Idem quand ils essayaient les habits chez la couturière. Et lorsqu’ils ont sorti les vêtements de son atelier, ils étaient emballés dans un sac poubelle pour que personne ne puisse les voir.»

 

La Niouguen's dans ses anciens costumes. © Michel Duperrex

La Niouguen’s dans ses anciens costumes. © Michel Duperrex

La Niouguen's dans ses nouveaux costumes. © Michel Duperrex

La Niouguen’s dans ses nouveaux costumes. © Michel Duperrex

Une couturière de bataillon

Si les musiciens se sont donné tant de mal pour cultiver le mystère, c’est parce qu’il ne s’agit pas d’un costume comme les autres. «Cette année, c’est le jubilé des 20 ans des Niouguen’s, alors on voulait marquer le coup en faisant un nouveau costume au lieu de l’acheter, explique Jonathan Viquerat. Et nous avons retenu le thème de la glace, et même de la glace colorée.»

Durant six mois, Fantine Clémence a travaillé d’arrache pied pour coudre les 55 costumes de La Niouguen’s. © Michel Duperrex

Durant six mois, Fantine Clémence a travaillé d’arrache pied pour coudre les 55 costumes de La Niouguen’s. © Michel Duperrex

Pour réaliser leur cadeau d’anniversaire, ils ont demandé, en automne 2016, à une couturière de Baulmes, Fantine Clémence, de leur prêter main forte. Une première pour la jeune femme qui a dû réaliser 55 modèles entre septembre 2017 et le week-end dernier. «A la fin, je n’en pouvais plus et j’avais de la fourrure partout, lance-t-elle. Comme le délai était serré, j’ai dû apprendre non seulement à gérer mon temps – notamment parce que je n’avais pas besoin de m’attarder sur des détails comme je le fais d’habitude –, mais surtout à déléguer. Et maintenant, je dois apprendre à me détacher des costumes, mais ce n’est pas facile de laisser partir six mois de travail d’un coup.»

Sous le masque, un maquillage glacial!. © Michel Duperrex

Sous le masque, un maquillage glacial!. © Michel Duperrex

Les membres de la guggenmusik ont, eux aussi, dû mettre la main à la pâte. «Les plus habiles ont fait des découpes et cousu des boutons, les autres reportaient les patrons sur le tissu ou supervisaient les opérations», commente Stéphane Zwahlen, président du comité des 20 ans. Une étape qui a permis d’économiser une grosse somme d’argent et énormément de temps à la couturière. «La tenue complète d’une personne, y compris le masque, nous a coûté environ 730 francs. Et ce n’est pas cher, car normalement cela revient au double», relève-t-il.

Le fait d’avoir été les petites mains de la couturière apporte un autre avantage, selon  Jonathan Viquerat: «Même si on est toujours contents de changer de costume, là c’est différent, car c’est le nôtre, nous l’avons conçu et nous avons participé à sa création. C’est une grande fierté.»

En chiffres:

55 : costumes ont été confectionnés pour les 20 ans de la Niouguen’s, ce qui a nécessité en moyenne 9 heures de travail par tenue ou un total de 500 heures de couture.

626: mètres de tissu ont été achetés pour fabriquer les modèles, dont 40 m de fourrure.

730: en francs: le prix approximatif d’un ensemble – veste et pantalon – sur-mesure.

2300: pièces de tissu ont été découpées par les membres de La Niouguen’s pour fabriquer les costumes.

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13 Mar 2018

Le «globe» romand à Noélie Brandt

La fondeuse d’Yvonand a remporté le classement général du Kids Nordic Tour en M16. La Combière Maëline Triponez a fait aussi bien en M12.

La finale du Kids Nordic Tour, disputée aux Plans-sur-Bex, faisait figure d’ultime épreuve pour le classement général de la Coupe romande de ski de fond. Affaiblie par une grippe tenace, Noélie Brandt n’a pas pu défendre ses chances lors de la finale: elle a couru le prologue, puis a décidé de se préserver afin de guérir au mieux en vue des prochaines échéances nationales. Néanmoins, et grâce à ses victoires obtenues tout au long de la saison, la fondeuse d’Yvonand s’est logiquement adjugé la victoire sur le circuit M16 romand.

Noélie Brandt, avec son dossard de leader, a pris part au prologue, avant de choisir de se préserver. ©

Noélie Brandt, avec son dossard de leader, a pris part au prologue, avant de choisir de se préserver. © Gabriel Monnet

La skieuse tapa-sabllia n’est pas la seule à avoir remporté sa catégorie: dans la classe d’âge des M12, la Combière Maëline Triponez, par ailleurs la plus rapide samedi passé, a fini en tête ex-aequo de la Coupe romande avec la Brévinière Lisa Pellaton. Le podium du général a été complété par la petite sœur de Noélie Brandt, Ophélie (3e). A noter, encore, la brillante 2e place de Kevin Berney (SC Vallée de Joux), tant lors de la finale qu’au classement général M16.

Près de 200 athlètes ont pris le départ des finales, disputées sous forme de sprints en style libre. Comme l’a mentionné le président d’organisation Daniel Hediger – ancien athlète de niveau international et consultant de la RTS pour le ski de fond –, cela faisait 25 ans que le site des Plans-sur-Bex n’avait pas accueilli de course d’importance. Pour un renouveau, ce fut une belle réussite. Disputées sur un parcours très rapide, les épreuves ont donné lieu à de très beaux emballages finaux.

Résultats des régionaux

Finales de la Coupe romande aux Plans-sur-Bex, podiums:

Filles M12: 1. Maëline Triponez. 3. Ophélie Brandt.

Garçons M16: 2. Kevin Berney.

Classement général final de la Coupe romande:

Filles M8: 4. Mélyne Raoux. 10. Léna Breitler. 14. Svenja Rochat. 15. Isaline Golay. 18. Kélia Roulet. M10: 5. Lison Piguet. 6. Sélina Berney. 23. Marine Guignard. M12: 1. Maëline Triponez. 3. Ophélie Brandt. 4. Zoa Dubée. M14: 21. Zoé Sciascia. M16: 1. Noélie Brandt. 6. Lilou Freiholz. 9. Noémie Rochat. 14. Anaé Walther.

Garçons M8: 3. Malick Penseyres. 4. Naïm Piguet. 5. Dorian Berney. 14. Björn Rochat. 27. Simon Breitler. 29. Niels Roulet. M10: 4. Adrien Roulet. 6. Swann Dubée. 12. Zacchary Penseyres. 16. Felix Breitler. M12. 3. Jim Breitler. 24. Léo Golay. M14: 18. Noé Freiholz. 21. Yannis Rochat. 26. Louis Biaggi. M16: 2. Kevin Berney. 9. Hugo Henzi. 16. Robin Triponez.

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13 Mar 2018

Secouru, un cygne se retape en clinique

Un oiseau sauvage blessé à une patte a été pris en charge par la police et le garde-pêche, lundi matin à la promenade Dessus-les-Moulins. Il a été transféré dans un centre de soins spécialisé à Etoy.


Le cygne a été attrapé afin d’être conduit dans un centre de soins pour oiseaux sauvages situé à Etoy, sur La Côte.

Ils sont quatre à avoir volé à son secours: trois agents de Police Nord vaudois (PNV) et le garde-pêche de Grandson Patrick Porchet. Sans eux, le cygne secouru lundi matin à la promenade Dessus-les-Moulins, à Yverdon-les-Bains, aurait sans doute continué à traîner la patte.

Alertés par une passante, les policiers ont découvert l’oiseau couché dans l’herbe. «En principe, on avise le garde-faune ou le garde-pêche, indique le capitaine Cavin, de PNV. Dans des cas extrêmes, lorsque la situation est désespérée, nos agents doivent abréger les souffrances de l’animal.» Dans le cas présent, Patrick Porchet a été appelé sur les lieux. «Il avait un trou dans la cuisse qui nécessitait des soins», commente le garde-pêche.

Malgré ses réticences, l’oiseau a été embarqué à destination du centre de soins pour oiseaux sauvages La Vaux-Lierre, à Etoy. C’est là qu’il se refait une santé, depuis lundi après-midi. Selon la soigneuse Maude Vidmer, «il a probablement été mordu par un chien: il avait des marques bien visibles des deux côtés de la patte. On voyait l’os, ce n’était pas très joli». Soigné et recousu par le vétérinaire du centre, le cygne entame désormais sa convalesence. Le temps de récupération dépendra de la guérison. «Cela peut prendre plusieurs mois», indique Maude Vidmer.

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