En collaboration avec le journal La Région.

27 déc 2017

Le Père Noël et ses lutins s’invitent à La Marive

Yverdon-les-Bains – A l’occasion du Noël Ensemble, organisé sous l’égide du Service Jeunesse et cohésion sociale de la Ville, plus de 500 personnes se sont réunies pour ne pas rester seules pendant les fêtes.

De nombreuses familles d’ici et d’ailleurs ont participé à la manifestation. ©Michel Duperrex

De nombreuses familles d’ici et d’ailleurs ont participé à la manifestation.

Un vrai élan de solidarité régnait dans la salle de La Marive, à Yverdon-les-Bains, lors de la nuit du Réveillon, dimanche dernier. Plus de 500 invités et une centaine de bénévoles se sont rassemblés pour fêter Noël Ensemble, une manifestation organisée par le Service Jeunesse et cohésion sociale (JECOS) de la commune.

«A tort, on a souvent le cliché que ce sont essentiellement des personnes isolées qui viennent fêter Noël, mais si on y regarde de plus près, il y a aussi de nombreuses familles d’ici et d’ailleurs, des personnes âgées et des sans-abri», s’enthousiasme Nathalie Rapin, qui organise la cinquième édition de la manifestation. «Au fil des années, le bouche à oreille a opéré et nous avons accueilli de plus en plus de personnes», poursuit la responsable de projet du JECOS.

 

Un lieu de rencontre

 

Près de 140 enfants ont reçu un cadeau du Père Noël. ©Michel Duperrex

Près de 140 enfants ont reçu un cadeau du Père Noël.

Pour la Géorgienne Elane Kubaneischvili, qui vient d’arriver en Suisse avec son fils et qui ne parle pas encore un mot de français, cette manifestation est l’occasion de partager un bon repas et de rencontrer de nouvelles personnes.

Quant à celui que l’on surnomme Mini, il apprécie qu’une fois par an, «on laisse de côté cette société capitaliste, pour un moment de partage sans préjugés».

«C’est la deuxième année que je participe à la manifestation, révèle Mary-France, qui est venue fêter Noël avec sa petite-fille de 9 ans. C’est aussi une manière de soutenir les organisateurs et d’oublier les différences.»

 

Un programme varié

 

Lors de cette soirée, les participants ont, notamment, pu apprécier un concert de Las Vegas Country Band, des chants de la Chorale du Réveil et des contes de la diacre Thérèse Aubert. La compagnie Lumen a assuré un show de lumières, avant la venue tant attendue du Père Noël, qui avait apporté de nombreux présents pour les enfants.

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27 déc 2017

Le changement de rythme gagnant

Hockey – 1re ligue – Un premier tiers très costaud, un deuxième plus compliqué et un dernier monstrueux : le HC Vallée de Joux a donné le tournis à Yverdon lors du dernier derby de la saison régulière Score final 4-1.

La Vallée domine Yverdon au terme d’un superbe derby. ©Michel Duperrex

La Vallée domine Yverdon au terme d’un superbe derby.

En tendant l’oreille, on a cru entendre que Thierry Berthoud avait été le premier à réveiller ses couleurs, vendredi matin, sur le groupe de messagerie de son équipe. A quelques heures du dernier derby de la saison régulière entre le HC Vallée de Joux et Yverdon, l’attaquant combier était déjà le plus motivé de tous. Un état d’esprit qu’il a su parfaitement transposer sur la glace du Sentier en soirée, en patinant à peu près quatre fois plus que tout le monde. Il n’a ni marqué, ni réalisé de passe décisive -ce qui ne lui était plus arrivé depuis quatre matches-, mais sa débauche d’énergie et sa vivacité ont fait de lui un véritable poison pour la défense yverdonnoise. Si un homme devait symboliser la capacité que possède le HCVJ à se transcender sur un match, un tiers, voire une simple phase de jeu, ce serait lui. Et bonne nouvelle pour ses couleurs, le no 27 monte en puissance. Au bon moment, pour autant que la dinde de Noël ne lui ait pas coupé les jambes.

Reste que l’abattage de Thierry Berthoud ne s’est pas traduit (directement, du moins) sur la feuille de statistiques finale. Il n’a pas été le seul a donné de sa personne et si la Vallée s’est imposée 4-1, c’est grâce à une performance d’équipe exemplaire. Tout le monde tire à la même corde, cela se ressent, et si les Combiers ont remporté leur quatre dernières rencontres (dont un petit exploit contre Franches-Montagnes), c’est tout sauf un hasard.

 

Il ne patine pas, il vole

 

Et puis, surtout, la troupe de Beat Kindler compte dans ses rangs un homme qui a volé sur le derby (deux buts, dont un missile dans la lucarne, et un assist) comme il est en train de le faire sur la saison. Car il faut aussi le dire : si les locaux avaient dû se passer de l’immense Jason Berney vendredi, le résultat final aurait pu être très différent. Leur deuxième réussite (2-1, 43e) a donné le ton d’un dernier tiers remporté 3-0. L’habile buteur s’est retrouvé en tant que seul Combier dans le camp adverse, arrêté à la ligne bleue et cerné par ses adversaires. Il a démarré sans même avoir l’air de se faire mal, avant de mystifier tous les défenseurs qui ont tenté de se mettre sur son chemin, et a pu servir Quentin Carlucci, qui venait de piquer un sprint de trente mètres pour épauler son partenaire et qui n’avait plus qu’à pousser la rondelle au fond.

«Je suis aussi content pour mes coéquipiers, qui ont tout donné pour obtenir cette belle victoire, que pour moi-même, soufflait, soulagé, le meilleur compteur de son équipe. Après ma blessure à l’épaule qui m’a empêché d’être à 100% pendant près d’un mois et qui a aussi joué sur mon moral, ça fait un bien fou de réussir quelque chose dans un match comme celui-ci. Terminer l’année sur quatre succès, c’est idéal, et ça prouve surtout qu’on est en train d’arriver très fort au bon moment de la saison. Il n’y a pas à s’enflammer, ce n’est peut-être rien d’autre qu’une série comme on en a déjà vécue ces dernières semaines, mais j’ai le sentiment qu’on peut aller loin si on parvient à aligner des performances comme celles-ci.»

 

Un HCY à la hauteur

 

Si cette victoire demeure totalement méritée pour le HCVJ, elle a été acquise au terme d’un match d’une intensité assez folle par moments. Et pour faire un grand match, il faut être deux. Yverdon a su répondre à l’envie de son adversaire en usant des mêmes armes. Cela a débouché, notamment, sur un premier tiers qui aurait certainement donné des sueurs froides à d’éventuels éléments du HC Sierre (le leader incontesté du groupe) ayant choisi de faire le déplacement du Sentier. «On se serait cru en playoffs», a d’ailleurs admis Jason Berney.

Les débats auraient même pu tourner à l’avantage des visiteurs si Bassetti n’avait pas suppléé son portier (Pfäffli, qui mérite également une mention) sur sa ligne, lors d’un deuxième tiers qui restera comme le plus gros regrets des joueurs de la Cité thermale. Beat Kindler a eu fin nez en donnant un peu d’air à ses deux premiers blocs après l’égalisation d’Yverdon (29e), en faisait davantage participer son troisième trio. Le HCY a fini par s’essouffler, et la Vallée par s’envoler.

A charge de revanche en playoffs ? Il faudrait être fou pour ne pas l’espérer, après le spectacle présenté vendredi dernier.

 

Vallée de Joux – Yverdon 4-1 (1-0 0-1 3-0)

 

Buts : 19e Berney (Carlucci) 1-0 ; 29e Vioget (Gay) 1-1 ; 43e Carlucci (Berney) 2-1 ; 47e Bossard (Betschart, Bochsler) 3-1 ; 60e Berney (Le Coultre/5c6) 4-1.

HCVJ : Pfäffli ; Carlucci, Betschart ; Bassetti, Steinmann ; Capriati, Thuillard ; Piazzini ; O’Donnell, Le Coultre, Berney ; Bochsler, Bossard, Berthoud ; Cachin, Gudel, Gigon. Entraîneur : Beat Kindler.

Yverdon : Ledermann ; Vidmer, Ramet ; Vazquez, Tinguely ; Borgeaud, Paillat ; Gay, Vioget, Deschenaux ; Zandovskis, Beutler, Rochat ; Pippia, Jo. Curty, von Allmen ; Köppli. Entraîneur : Jiri Rambousek.

Notes : Patinoire du Sentier. 239 spectateurs. Arbitrage de Jordi Geoffrey. Pénalités : 8×2’ + 1×10’ (Betschart, charge à la tête) contre la Vallée ; 8×2’ contre Yverdon.

 

1re ligue – groupe romand

 

Résultats

Vallée de Joux – Yverdon 4-1. Sierre – Meyrin 7-1. St-Imier – Ge-Servette II 5-1. Monthey – Saastal – 1-6. Villares – Franches-M. 3-7.

Résultats

1. Sierre 20/55.

2. Franches-M. 20/47.

3.St-Imier 20/35.

4. Vallée de Joux 20/34.

5. Yverdon 20/28.

6. Villars 19/26.

7. Saastal 20/26.

8. Ge-Servette II 19/22.

9. Monthey 20/13.

10. Meyrin 20/11.

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23 déc 2017

Le changement de rythme gagnant

Hockey – 1re ligue - Un premier tiers très costaud, un deuxième plus compliqué et un dernier monstrueux: le HC Vallée de Joux a donné le tournis à Yverdon lors du dernier derby de la saison régulière, hier au Sentier. Score final 4-1. Logique et mérité.

En tendant l’oreille, on a cru entendre que Thierry Berthoud avait été le premier à réveiller ses couleurs, hier matin, sur le groupe de messagerie de son équipe. A quelques heures du dernier derby de la saison régulière entre la Vallée de Joux et Yverdon, l’attaquant combier était déjà le plus motivé de tous. Une motivation qu’il a su parfaitement transposer sur la glace du Sentier en soirée, en patinant à peu près quatre fois plus que tout le monde. Il n’a ni marqué, ni réalisé de passes décisives -ce qui ne lui était plus arrivé depuis quatre matches-, mais sa débauche d’énergie et sa vivacité ont fait de lui un véritable poison pour la défense yverdonnoise. Si un homme devait symboliser la capacité que possède le HCVJ à se transcender sur un match, un tiers voire une simple phase de jeu, ce serait lui. Aucun doute. Et bonne nouvelle pour ses couleurs, le no 27 monte en puissance. Au bon moment, pour autant que la dinde de Noël ne lui coupe pas les jambes.

Reste que l’abattage de Thierry Berthoud ne s’est pas traduit (directement, du moins) sur la feuille de statistiques finale. Il n’a pas été le seul a donné de sa personne et si la Vallée s’est imposé (4-1), c’est grâce à une performance d’équipe exemplaire. Tout le monde tire à la même corde, cela se ressent, et si les Combiers ont remporté leur quatre dernières rencontres (dont un petit exploit contre Franches-Montagnes), c’est tout sauf un hasard.

Il ne patine pas, il vole

Et puis, surtout, la troupe de Beat Kindler compte dans ses rangs un homme qui a volé sur le derby (deux buts, dont un missile dans la lucarne, et un assist) comme il est en train de le faire sur cette saison. Car il faut aussi le dire: si les locaux avaient dû se passer de l’immense Jason Berney hier, le résultat final aurait pu être très différent. Leur deuxième réussite (2-1, 43e), qui a donné le ton d’un dernier tiers remporté 3-0? L’habile buteur s’est retrouvé en tant que seul Combier dans le camp adverse, totalement arrêté à la ligne bleue et cerné par ses adversaires. Il a démarré, sans même avoir l’air de se faire mal, avant de mystifier tous les défenseurs qui ont tenté de se mettre sur son chemin et de servir Quentin Carlucci, qui venait de piquer un sprint de trente mètres pour épauler son partenaire et qui n’avait plus qu’à pousser la rondelle au fond. Parfait, tout simplement.

«Je suis aussi content pour mes coéquipiers, qui ont tout donné pour obtenir cette belle victoire, que pour moi-même, soufflait, soulagé, le meilleur compteur de son équipe. Après ma blessure à l’épaule qui m’a empêché d’être à 100% pendant près d’un mois et qui a aussi joué sur mon moral, ça fait un bien fou de réussir quelque chose dans un match comme celui-ci. Terminer l’année sur quatre succès, c’est idéal, et ça prouve surtout qu’on est en train d’arriver très fort au bon moment de la saison. Il n’y a pas à s’enflammer, ce n’est peut-être rien d’autre qu’une série comme on en a déjà vécues ces dernières semaines, mais j’ai le sentiment qu’on peut aller loin si on parvient à aligner des performances comme celles-ci.»

Un HCY à la hauteur

Si cette victoire demeure totalement méritée par le HCVJ, elle a été acquise au terme d’un grand match, d’une intensité assez folle par moment. Et pour faire un grand match, il faut être deux. Yverdon a parfaitement su répondre à l’envie de son adversaire en usant des mêmes armes (durant quarante minutes, du moins). Cela a débouché, notamment, sur un premier tiers qui aurait certainement donné des sueurs froides à d’éventuels éléments du HC Sierre (le leader incontesté du groupe) ayant choisi de faire le déplacement du Sentier. «On se serait cru en playoffs», a d’ailleurs volontiers admis Jason Berney.

Les débats auraient même pu tourner à l’avantage des visiteurs si Marco Bassetti n’avait pas suppléé son portier (Moritz Pfäffli, qui mérite également une mention) sur sa ligne, lors d’un deuxième tiers qui restera comme le plus gros regrets du club de la Cité thermale. Beat Kindler, l’entraîneur de la Vallée, a eu fin nez en donnant un peu d’air à ses deux premiers blocs après l’égalisation yverdonnoise (29e), en faisait davantage participer son troisième trio. Le HCY a fini par s’essouffler, et la Vallée par s’envoler.

A charge de revanche en playoffs? Il faudrait être fou pour ne pas l’espérer, après le spectacle présenté hier.

 

La Vallée de Joux – Yverdon

 

Buts: 19e Berney (Carlucci) 1-0; 29e Vioget (Gay) 1-1; 43e Carlucci (Berney) 2-1; 47e Bossard (Betschart, Bochsler) 3-1; 60e Berney (Le Coultre/5c6) 4-1.

Vallée de Joux: Pfäffli; Carlucci, Betschart; Bassetti, Steinmann; Thuillard, Piazzini; Capriati; O’Donnell, Le Coultre, Berney; Bochsler, Bossard, Berthoud; Cachin, Gigon, Gudel. Entraîneur: Beat Kindler.

Yverdon: Ledermann; Vidmer, Ramet; Tinguely, Vazquez; Borgeaud, Paillat; Gay, Vioget, Deschenaux; Zandovskis, Beutler, Rochat; Jo. Curty, Pippia, von Allmen; Köppli. Entraîneur: Jiri Rambousek.

Notes: Patinoire du Sentier, la vallée de Joux, 239 spectateurs. Arbitrage de Jordi Geoffrey. Pénalités: 8×2′ + 1×10′ (Betschart, charge contre la tête) contre la Vallée; 8×2′ contre Yverdon.

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22 déc 2017

Une femme accède au trône du CPNV

Nord vaudois – Oriane Cochand vient d’être nommée à la tête du Centre professionnel du Nord vaudois (CPNV) et succède, ainsi, à Michel Tatti. Son vœu pour 2018 : développer les compétences socio-émotionnelles de ses étudiants.

Oriane Cochand, c’est une main de fer dans un gant de velours. A l’écoute de ses collègues et élèves, elle se dit toutefois très exigeante. ©C. Md

Oriane Cochand, c’est une main de fer dans un gant de velours. A l’écoute de ses collègues et élèves, elle se dit toutefois très exigeante.

Le Conseil d’Etat a désigné, hier, Oriane Cochand au poste de directrice du Centre professionnel du Nord vaudois (CPNV), avec effet au 1er janvier. Actuellement directrice ad interim de l’établissement, elle y remplacera Michel Tatti nommé, en juillet dernier, collaborateur personnel de la conseillère d’Etat en charge du Département de la formation, de la jeunesse et de la culture Cesla Amarelle (lire La Région Nord vaudois du 5 juillet). Cette annonce marque un tournant dans l’histoire du CPNV, car Oriane Cochand sera la première femme à diriger l’institution plus que centenaire.

Pourtant, cette promotion n’est pas une surprise pour l’Yverdonnoise : «Je ne suis pas venue au CPNV dans l’idée de devenir directrice, mais j’ai toujours été intéressée par le travail de Michel Tatti. Et, donc, on fonctionnait en binôme, confie-t-elle. Alors, quand il m’a proposé de reprendre la direction, une fois le choc de l’annonce de son départ passé, j’ai accepté, parce que c’était une évidence. Et la transition s’est faite très naturellement. J’ai eu la chance que tout le monde prenne sur soi durant cet interim.»

 

Des projets plein sa hotte

 

Premier défi à relever pour la nouvelle directrice : trouver un ou une adjoint-e. Et, s’agissant de l’avenir, elle a déjà de nombreuses idées. «Ce qui me tient à coeur, c’est de développer les compétences socio-émotionnelles des étudiants, car si on ne leur explique pas comment travailler en groupe, comment s’ouvrir au monde et s’intéresser aux autres, tôt ou tard, leur insertion professionnelle sera difficile, explique Oriane Cochand. Mais cela va demander des investissements.» Par ailleurs, cette mère de deux enfants souhaite améliorer les contacts avec les associations professionnelles de la région et les formations des adultes, lancées l’an dernier. Elle compte aussi poursuivre les lignes de Cesla Amarelle et, notamment, utiliser le numérique comme un outil pédagogique. «Bref, on a du boulot», conclut-elle, avec le sourire.

 

Née pour enseigner

 

Au départ, Oriane Cochand voyait son avenir sous les étoiles de Broadway. Elle est donc partie à New York pour réaliser son rêve : devenir danseuse. Elle est ensuite revenue en Suisse pour poursuivre ses études et, en parallèle, elle faisait des remplacements dans des écoles. «Cela a été un véritable coup de cœur pour ce métier», révèle celle qui, depuis, s’est investie corps et âme dans cette branche. Elle a donc enchaîné les formations, afin de décrocher des brevets d’enseignement, un bachelor en psychologie et éducation et un master en formation d’adultes. Et comme enseigner s’est révélé une véritable vocation, elle a même décidé de se spécialiser dans la formation d’enseignants.

Une fois ses diplômes en poche, Oriane Cochand a commencé à travailler, en 2002, en qualité de cheffe de file de français et professeure à l’Ecole secondaire d’Yverdon-les-Bains et de Sainte-Croix. Puis, elle a rejoint, en 2007, la Fondation Verdeil.

Elle a ensuite quitté la région en acceptant, notamment, un poste de formatrice à l’Institut fédéral des hautes études en formation professionnelle. C’est en janvier 2016 qu’elle a retrouvé «son» Nord vaudois, en devenant directrice adjointe au CPNV.

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22 déc 2017

Alain Morisod et Sweet People en cadeau de Noël

Yverdon-les-Bains – Le fameux musicien romand, avec son groupe qui ne l’est pas moins, a fait escale à la salle de La Marive, mardi dernier, dans le cadre de sa tournée.

Sweet People se produit pour la première fois sans Jean-Jacques Egli, qui a décidé de se retirer définitivement de la scène. ©Michel Duperrex

Sweet People se produit pour la première fois sans Jean-Jacques Egli, qui a décidé de se retirer définitivement de la scène.

Une fois encore, Alain Morisod et Sweet People ont enchanté un public aussi fidèle que conquis. La fameuse tournée de Noël a fait halte mardi dernier à la Marive d’Yverdon-les-Bains, une salle que le musicien-compositeur genevois aime tout particulièrement, car elle lui permet de retrouve des amis de longue date, notamment Silac, alias le clown Macaroni. Ainsi, artistes et techniciens ont dégusté dans les coulisses un bon papet vaudois préparé par les amis de Rueyres.

A son habitude, entre les différents morceaux, Alain Morisod a pris un plaisir fou à adresser quelques messages à son très fidèle public.  ©Michel Duperrex

A son habitude, entre les différents morceaux, Alain Morisod a pris un plaisir fou à adresser quelques messages à son très fidèle public.

Cette tournée marathon en Suisse romande -19 concerts en 22 jours est vécue par Sweet People comme un moment de partage avec un public fidèle. Après le concert d’Yverdon-les-Bains, le groupe s’est encore produit à Bienne et Nyon, avant de gagner La Chaux-de-Fonds et de terminer samedi soir à Prilly.

Alain Morisod ne s’est pas accordé beaucoup de répit puisqu’il a enregistré durant cette période une émission des «Coups de coeur d’Alain Morisod» sur le thème de Noël, réalisée dans une villa de Vernier (GE) spécialement aménagée pour l’occasion.

«Les coups de coeur d’Alain Morisod», RTS, samedi 23 décembre, 20h15.

Mady et son compagnon Alain Morisod en pleine répétition avant le concert donné mardi dernier à La Marive. ©Michel Duperrex

Mady et son compagnon Alain Morisod en pleine répétition avant le concert donné mardi dernier à La Marive.

Mady et Julien Laurence en duo. ©Michel Duperrex

Mady et Julien Laurence en duo.

Les dispositifs numériques ont donné à ce concert annuel des airs de spectacle à l’américaine. ©Michel Duperrex

Les dispositifs numériques ont donné à ce concert annuel des airs de spectacle à l’américaine.

La Marive était, comme à l’accoutumée, très bien garnie pour le traditionnel passage de Sweet People dans la région. ©Michel Duperrex

La Marive était, comme à l’accoutumée, très bien garnie pour le traditionnel passage de Sweet People dans la région.

Isidore Raposo / Christelle Maillard ■

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22 déc 2017

Et s’ils se retrouvaient en playoffs ?

Hockey – 1re ligue – Le HC Vallée de Joux et le HC Yverdon s’affrontent, ce soir au Sentier (coup d’envoi 20h15), pour le troisième et dernier derby de la saison. A moins que…

Qui du Combier Matthias Steinmann u de l’Yverdonnois Juris Zandovskis aura le dernier mot ce soir ? ©Duperrex-a

Qui du Combier Matthias Steinmann u de l’Yverdonnois Juris Zandovskis aura le dernier mot ce soir ?

«Une série éliminatoire contre Yverdon ? Je signe direct !» Les statistiques, pourtant, Vincent Le Coultre les connaît. Son équipe -la Vallée de Joux- a remporté le premier duel de la saison face à Yverdon 4-3, mais elle s’est faite corriger au retour 7-3. Reste que l’omniprésent attaquant est plutôt sûr de la force de sa formation. «Si on joue soixante minutes avec la même intensité, comme cela a été le cas face à Franches-Montagnes mardi (belle victoire 3-5), on est très durs à battre. Lors du dernier derby, on était absents pendant deux tiers. C’était bien normal qu’il nous marche dessus de la sorte.»

La confiance qui habite l’homme au 21 points en 18 matches, l’Yverdonnois Juris Zandovskis la partage. «Globalement, j’ai le sentiment qu’on est supérieurs aux Combiers, surtout offensivement. Ce qui me fait dire ça ? C’est toujours délicat de s’appuyer sur une seule rencontre, mais, lors de notre dernier duel, ils ne nous avaient que très peu inquiétés. On avait pu gérer le match.»

Si les deux hommes défendent fermement leurs couleurs, c’est que leur équipe respective ont le vent du succès dans le dos. Toutes deux vont se présenter, ce soir au Sentier, en ayant fait main basse sur leur trois dernières confrontations. «On a déjà connu ça en début de saison. On sait qu’on ne doit pas se laisser aller à l’euphorie, ça nous a bien assez coûté la première fois», prévient Vincent Le Coultre. Pour le meilleur compteur du club de la Cité thermale (33 points), c’est une première : «C’était nécessaire pour qu’on puisse commencer à regarder vers le haut. Pour réussir, il faut se fixer des objectifs élevés. Qu’on soit clairs : c’est important de garder les pieds sur terre. Mais j’estime que le top 4 se situe à notre portée.»

Ce soir, toutefois, il faudra bien qu’un perdant soit nommé. Le HCVJ saura-t-il profiter de l’avantage de la glace (les deux premiers derbies ont vu l’équipe recevant s’imposer)? Ou les Yverdonnois useront- ils de leur léger avantage psychologique ? «Il y aura des buts, c’est certain !, lance l’attaquant aux origines lettonnes. A ce titre, il faudra se méfier de certaines individualités de nos rivaux, qui sont capables de faire la différence à tous moments.»

Dans les rangs des deux formations, le compte à rebours est déjà bien lancé : «On est tous hyper impatients, commente Vincent Le Coultre. On sait qu’il y aura du monde, que beaucoup d’Yverdonnois feront le déplacement.» Un avant-goût de playoffs ? «Ce sera très ouvert et serré, en tout cas», prédit Juris Zandovskis. «C’est le genre de rencontre sympas pour la région, reprend son futur adversaire. Raison de plus pour espérer que cela ne soit pas notre dernier duel de la saison.»

Le rendez-vous pour les playoffs est pris. Reste plus qu’à se mettre d’accord concernant l’équipe qui bénéficiera de l’avantage de la glace. Pas gagné d’avance…

 

Les configurations potentielles

 

1. La Vallée de Joux termine 3e, Yverdon 6e.

2. Les Combiers finissent 4e, le HCY 5e (configuration actuelle).

3. Les hommes de Jiri Rambousek bouclent le championnat en tant que meilleur Nord-Vaudois, à la 4e place. La Vallée 5e.

4. Yverdon se hisse sur le podium, 3e, et la troupe de Beat Kindler se classe 6e.

5. Les deux équipes ne se rencontrent pas en quart de finale (à l’inverse des quatre premiers cas de figure), remportent leur série initiale et profitent de la défaite d’au moins un des deux leaders (Sierre et Franches-Montagnes).

Le HCY et le HCVJ pourraient ainsi potentiellement se disputer une place en finale.

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21 déc 2017

L’esprit de Noël triomphe au Tribunal

Yverdon-les-Bains – Après avoir subi des blessures et des dégâts, un couple de propriétaires accepte de ne pas être remboursé intégralement par ses anciens locataires, en échange, notamment, d’excuses.

Les propriétaires d’un immeuble de Sainte-Croix ont renoncé à récupérer l’intégralité des montants des dégâts occasionnés par leurs anciens locataires, en raison de l’insolvabilité de ces dernier. ©DR

Les propriétaires d’un immeuble de Sainte-Croix ont renoncé à récupérer l’intégralité des montants des dégâts occasionnés par leurs anciens locataires, en raison de l’insolvabilité de ces dernier.

Le Tribunal de police de l’arrondissement de la Broye et du Nord vaudois avait prévu toute la journée d’hier pour examiner l’affaire impliquant Françoise et Franco Rossi, propriétaires d’un immeuble à Sainte-Croix, et leurs anciens locataires, -un couple et l’un de leur fils-, qu’ils avaient accueillis entre 2014 et 2017 (lire La Région Nord vaudois du 6 juillet). Car l’acte d’accusation faisait état de treize différends qui opposaient les membres de ces deux familles, entendus tantôt comme prévenus, tantôt comme plaignants. Pourtant, malgré les tensions palpables, l’audience a été liquidée en une matinée, puisque les parties ont accepté de transiger.

 

Ni tout blanc, ni tout noir

 

Le couple Rossi est accusé de lésions corporelles simples pour avoir tapé, avec une canne, la tête de l’un des locataires et pour lui avoir heurté le coude avec leur voiture.

Les chefs d’accusations invoqués à l’encontre de l’autre famille s’avèrent, quant à eux, bien plus nombreux : tentatives de lésions corporelles simples, voies de fait, vol, dommages à la propriété, infractions d’importance mineure, injures, menaces, violation de domicile, infraction à la Loi fédérale sur la protection des animaux, etc.

Pour rappel, les locataires vivaient à huit dans un appartement, puis un studio, et avec trois chiens, environ 25 chats, une tortue, neuf perruches, un perroquet, sept lapins et une vingtaine de poules.

 

Pas de prétentions civiles

 

Avant d’examiner les griefs, le président du Tribunal a suggéré aux parties de négocier un accord : «Tout le monde a souffert de cette situation, des comportements inhabituels ont été adoptés et les faits reprochés sont assez anciens. Une conciliation serait donc dans l’intérêt de tous.»

Après une brève suspension d’audience et quelques discussions, les parties ont trouvé un terrain d’entente. Ainsi, les plaintes concernant des menaces, des injures et des dommages à la propriété ont été retirées. Les deux familles se sont aussi engagées à reconnaître l’ensemble des faits figurant dans l’acte d’accusation, à présenter des excuses l’une par rapport à l’autre, à renoncer à toutes prétentions civiles et à ne plus se contacter.

De plus, ayant reconnu avoir causé de multiples dommages sur et dans l’immeuble des Rossi, les locataires ont accepté de signer une reconnaissance de dette de 2500 francs chacun, soit 7500 francs au total. «Les conclusions civiles de mes clients s’élevaient à environ 11 000 francs mais, en réalité, les dommages se chiffrent plutôt entre 200 000 et 300 000 francs, précise l’avocate du couple de propriétaires, Me Alexa Landert. Comme ces gens (ndlr : les anciens locataires) n’ont qu’un revenu d’insertion, cela ne servait à rien de demander plus, parce qu’ils ne vont de toute façon pas pouvoir payer.»

Par ailleurs, l’avocat des locataires, Me Marcel Paris, a demandé à ce que les parties ne s’expriment plus dans les médias. Une remarque qui s’adressait surtout au couple Rossi, qui avait révélé le conflit à La Région Nord vaudois. Puis l’histoire avait été reprise dans les colonnes du Matin Dimanche.

«Je vous félicite d’avoir trouvé un accord, lance le président du Tribunal, qui s’est engagé à faire un geste concernant les frais de justice. C’est un moyen élégant de tirer un trait sur cette histoire.»

 

Trois affaires pendantes

 

Toutefois, cette conciliation ne concernait pas l’ensemble des infractions retenues par le Ministère public. Le Tribunal a donc dû instruire trois cas : un prétendu vol de la part des locataires ; l’épisode des coups de canne, ainsi que les blessures infligées par la voiture de Françoise Rossi ; enfin, des tentatives de lésions corporelles sur la propriétaire de l’immeuble de Sainte-Croix, qui a été la cible de projectiles en tous genres (vase, cailloux, boule de neige).

Mais, sur ces trois cas, les versions des deux familles divergent. Et chaque avocat a conclu à l’acquittement pur et simple de leurs clients. Il appartient désormais au Tribunal de trancher.

 

Des pots de vins

 

Parallèlement à ces querelles, le fils des locataires, également sur le banc des accusés, a été entendu sur une affaire de calomnie, subsidiairement diffamation pour avoir affirmé qu’un responsable de Police Nord vaudois était corrompu.

«Comme nous avons un témoignage qui précise que c’était un fait notoire que cette personne recevait des pots de vins, au sens littéral comme au sens figuré, pour attribuer des autorisations, tout ce qu’a dit mon client est la vérité, a plaidé son avocat, Maître Marcel Paris. Il doit donc être libéré de ce chef d’accusation.» Verdict prochainement.

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21 déc 2017

L’Armée de «paix» sera l’invitée du Comptoir

Yverdon-les-Bains – La 44e édition du Comptoir du Nord vaudois se tiendra au parc des Rives du Lac du 16 au 25 mars prochain. La location des stands avance à bon train.

SWISSINT dispose d’un camion d’information. ©SWISSINT

SWISSINT dispose d’un camion d’information.

Les institutions régionales avaient les faveurs de la cote ces dernières années, du projet d’agglomération AggloY à la Maison d’Ailleurs, en passant par les Etablissements hospitaliers du Nord vaudois (EHNV) et le Centre d’enseignement professionnel du Nord vaudois (CPNV), ces institutions ont été invitées d’honneur de la plus grande manifestation économique régionale de l’année. L’occasion de dévoiler leurs activités et, parfois, le travail effectué dans les coulisses.

Pour le prochain Comptoir, qui aura lieu fin mars, les organisateurs reviennent à la coutume d’un invité de l’extérieur. En l’occurrence, il s’agit de SWISSINT, l’unité de l’Armée formée pour la promotion de la paix à l’étranger.

Cette troupe spécialisée dans les missions délicates de médiation et de promotion de la paix présentera les multiples facettes de ses activités, ainsi que quelques modèles du matériel utilisé dans les missions.

Les visiteurs pourront s’entretenir avec les délégués de SWISSINT, une unité qui recherche en permanence des collaborateurs désireux de tenter une expérience pratique hors des sentiers battus.

 

Entrée modifiée

 

En ce qui concerne l’infrastructure, Eric Morleo, porte-parole du Consortium CDNV07, qui organise la manifestation depuis plus de dix ans sur mandat de la Société industrielle et commerciale (SIC) Yverdon-les-Bains, Grandson et environs, quelques modifications au niveau de l’entrée du Comptoir, où des installations sanitaires seront mises à destination du public en général, et des personnes handicapées.

L’espace de la SIC sera aussi plus visible et l’accès en sera facilité. L’assemblée générale de la SIC s’y tient traditionnellement pendant le Comptoir.

 

Espace enfants

 

Autre nouveauté, un espace jeux-loisirs va être proposé dans une tente qui sera placée près de l’entrée. «Cet espace sera surveillé et les parents pourront ainsi évoluer tranquillement dans le Comptoir. Cette garderie sera exploitée par des privés. Nous mettons simplement l’espace à disposition», explique Eric Morleo.

 

Espace optimisé

 

La surface totale de la manifestation est limitée à 6300 m2, soit la totalité du terrain qui est stabilisé devant la tribune de l’ancien hippodrome.

Avec deux grandes tentes, au lieu de trois, il a été possible d’optimiser l’occupation des surfaces, mais il n’est guère possible d’aller au-delà. «Avec cette formule, nous avons pu supprimer les espaces morts», relève le porte-parole.

 

Réservations en cours

 

La location des stands avance à bon train. Les exposants qui se sont inscrits avant fin novembre bénéficient d’un tarif préférentiel. Il reste encore des surfaces disponibles. Eric Morleo estime qu’il sera possible d’accueillir entre 120 et 130 exposants. La réunion avec les exposants a été fixée au 15 février prochain.

Pour ce qui est des animations, le programme est en cours d’élaboration. Il y aura en tout cas une nouvelle édition du Trophée des communes, détenu depuis le printemps dernier par la Ville d’Yverdon-les-Bains. Celle-ci le remettra en jeu.

A l’instar de ce qui se passe souvent dans les stades de football, les chiffres de fréquentation paraissent parfois irréalistes. Le Consortium CDNV 07 a ainsi décidé d’installer un système de comptage automatique.

Lors de l’édition de mars prochain, les organisateurs espèrent dépasser le chiffre de 46 000 visiteurs atteint le printemps dernier. L’objectif est désormais de viser les 50 000 personnes.

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21 déc 2017

«En Suisse, on ne veut pas de moi»

Football – International – Actuel sélectionneur de la Centreafrique et multipliant les réussites en Afrique depuis quinze ans, Raoul Savoy aimerait être davantage pris au sérieux dans son pays, où il n’attend qu’un banc pour prouver ses qualités de meneur d’hommes.

La plupart du temps, Raoul Savoy dirige l’équipe nationale de Centreafrique directement depuis son village de Sainte-Croix. ©Carole Alkabes

La plupart du temps, Raoul Savoy dirige l’équipe nationale de Centreafrique directement depuis son village de Sainte-Croix.

Lorsqu’il veut obtenir sa carte d’entraîneur en Suisse pour pouvoir entrer au stade gratuitement et rejoindre le bord de la pelouse sans trop être embêté, comme n’importe lequel de ses collègues, Raoul Savoy a plutôt intérêt à prendre son mal en patience : «C’est souvent un combat. Je finis toujours par l’obtenir, mais on me fait bien comprendre que c’est à titre exceptionnel.» Où la situation devient cocasse, c’est que l’homme n’est pas vraiment le dernier venu. Entraîneur sur le continent africain depuis 2002, le Sainte-Crix est actuellement le seul sélectionneur national helvétique en activité -celui de la Centreafrique-, depuis le départ de Marcel Koller du banc de l’Autriche. Sauf que celui qui a débuté sa carrière de coach au Tonnerre de Yaoundé n’a pas vraiment suivi le cursus de diplômes habituel pour un technicien suisse. Une anecdote avec laquelle le Nord-Vaudois ne se formalise pas, mais qui en dit long sur le manque de reconnaissance dont il souffre dans sa patrie.

Lorsqu’il est contacté par un club du championnat suisse, Raoul Savoy a pourtant plus d’un atout à faire valoir. Outre un CV long comme le bras, il a prouvé être capable de relever à peu près tous les défis qui se sont offerts à lui. En Afrique, il a été surnommé «le sauveur», après avoir évité à plus d’un club une relégation qui leur semblait promise. Avec toutes les conséquences politiques qu’auraient pu représenter ces culbutes.

 

Toujours s’adapter

 

«A ce niveau, le football africain n’a rien à voir avec celui pratiqué en Europe. Les gens vivent pour ce sport. Lorsqu’on a obtenu notre maintien avec le MC Oran (ndlr : un club algérien, en 2012), 800 policiers avaient été mandatés. C’était l’avant-dernier match, qu’on disputait à l’extérieur. Lors du trajet, on a croisé des centaines de flics qui faisaient le chemin inverse. En fait, ils se rendaient à Oran, dans notre propre ville, pour éviter les débordements qu’aurait engendré une défaite. Si on perdait, on était morts !»

Autant dire que la pression, l’homme a appris à la gérer. «J’adore ça, c’est mon moteur.» Un courage nécessaire pour mener à bien les barques qu’il dirige depuis seize ans. Si le climat s’est un peu adouci en République centreafricaine depuis son retour, au début de l’année, sa première expérience (2014-15) n’avait pas tout à fait été du même ressort. «Le pays était en pleine guerre civile. C’était impossible de jouer un match. Les conflits continuent aujourd’hui, mais la capitale, Bangui, est épargnée. C’est ici, d’ailleurs, qu’on reçoit toutes nos rencontres.»

 

La Suisse, maintenant

 

Reste que, de ces expériences mouvementées, Raoul Savoy en a tiré plus d’une leçon lorsqu’il s’agit de diriger un groupe. «J’ai dû apprendre l’arabe, ainsi que très bien m’informer sur l’Islam. Il a fallu que je m’adapte. Là-bas, c’est impossible d’axer son discours uniquement sur le foot. Il faut faire le lien avec le Coran quand c’est approprié, la situation actuelle du pays, etc… Un mot de travers et tout est fini, vous perdez l’autorité sur vos joueurs définitivement.»

Ce qu’il a appris en Afrique, le Sainte-Crix a toujours rêvé de pouvoir le transposer en Suisse. Il l’a fait, d’ailleurs. D’abord en tant qu’adjoint à Neuchâtel Xamax (2011-12) où il s’était fréquemment opposé à Bulat Chagaev. Malgré la situation plus que délicate, le club avait terminé le premier tour au 5e rang. «Tous les joueurs avaient ainsi pu immédiatement retrouver un contrat lorsque le club a coulé.» Puis comme entraîneur principal des M21 à Sion, deux ans plus tard. Sous les ordres de Christian Constantin, le Nord-Vaudois avait alors réalisé une saison admirable.

Oui mais voilà. A 44 ans, Raoul Savoy commence à ronger son frein. «Je n’ai jamais eu peur d’aller en Afrique, malgré tout ce qu’il peut s’y passer. Dans les journaux, combien de fois ai-je vu des articles mensongers, avec des citations de ma part inventées de toute part ? Peu importe, franchement. Sauf que j’ai de plus en plus le sentiment de mettre ma famille en danger. Mes filles et ma femme sont bien installées ici et les multiples voyages vont commencer à peser. Si j’avais 30 ans, j’irais n’importe où. Mais ce n’est plus le cas.»

Le technicien n’hésite donc pas à le dire : «S’il faut que je quitte mon poste de sélectionneur de la Centreafrique pour entraîner en Suisse, à bon niveau, je suis prêt à le faire ! Même en Promotion League. L’idéal serait de pouvoir conjuguer les deux, étant donné que la majeure partie de mon travail pour l’équipe nationale se fait à distance. Je supervise, je dois tout connaître de mes joueurs et des potentiels internationaux, mais je me déplace peu. Faute de moyens, bien sûr, puisque la question n’est pas uniquement de me faire venir, mais de convoquer toute l’équipe, en plus de lui prévoir un véritable stage de préparation, histoire que cela ait un sens. Bref, je serais capable d’assumer les deux casquettes. Mais s’il faut effectuer des sacrifices, je suis prêt à les faire.»

Clair, franc et sans détour. Reste à voir si le message de Raoul Savoy sera entendu.

 

La France comme réservoir principal

 

Un joueur en Ligue 1 (Dylan Mboumbouni, Lyon), deux en Ligue 2 et une bonne dizaine en National : la moitié du contingent de Raoul Savoy évolue dans le championnat de France. «Cela va de pair avec le fait que beaucoup sont nés dans l’Hexagone. D’ailleurs, ça pose souvent le même problème : un joueur né en France et qui ne connaît que peu son pays d’origine risque d’avoir peur d’y mettre les pieds, au vu de la situation actuelle de la Centreafrique.»

Autre souci, parvenir à donner à ses double nationaux l’envie de porter le maillot de la RCA, lorsque les Bleus leur font les yeux doux. «Beaucoup se sont brûlés les ailes comme ça. On leur promet monts et merveilles avec l’équipe de France, ils entrent en jeu une seule minute et leur carrière internationale s’arrête là, parce qu’ils deviennent indésirables en France et qu’ils ne peuvent plus opter pour l’autre deuxième nation.

 

Coupe d’Afrique des nations

 

Lorsque la Centreafrique parvient à réunir ses joueurs et son staff, notamment à l’occasion de rencontres officielles, cela ne passe jamais inaperçu. «Environ 15 000 personnes étaient venues nous voir rien que pour un match interne, en semaine, quelques jours avant de recevoir le Rwanda, lâche Raoul Savoy. Et ces spectateurs attendent de voir des joueurs en forme. Pas question qu’ils trottinent ou qu’ils manquent l’entraînement !»

Le dimanche (en juin dernier), ils étaient 60 000 à assister à la victoire de leurs couleurs, lors de la première confrontation de la phase de qualifications en vue de la Coupe d’Afrique des nations 2019. «C’était complètement fou ! Les Rwandais ont égalisé à la 89e… et on a inscrit le 2-1 dans la foulée. Tout le monde est descendu, le terrain a été envahi en un rien de temps. Après la partie, il nous a fallu trois heures pour rejoindre notre hôtel, les supporters étaient amassés autour du bus par milliers.» Pour se qualifier, la République centrafricaine devra sortir parmi les deux meilleurs d’un groupe également composé de la Côte d’Ivoire et de la Guinée.

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20 déc 2017

Un palais du sport à la rue Pestalozzi

Yverdon-les-Bains – Un crédit de 6,2 millions de francs est demandé pour une nouvelle salle de gymnastique, et deux salles de rythmique.

La salle actuelle va laisser place à un édifice moderne et fonctionnel. ©Michel Duperrex

La salle actuelle va laisser place à un édifice moderne et fonctionnel.

Plus de cinq ans après la fermeture de la salle de gymnastique du collège Pestalozzi -de grosses fissures étaient apparues et la sécurité ne pouvait plus y être garantie-, la Municipalité d’Yverdon-les-Bains demande au Conseil communal un crédit de 6,2 millions de francs pour financer la construction de la nouvelle salle et de deux salles de rythmique, sur le site actuel.

Ce crédit inclut les 250 000 francs accordés, en 2013, pour les travaux de démolition de l’ancien édifice et les 490 000 francs destinés à l’étude du projet définitif.

 

Belle participation

 

Celui-ci est le fruit d’un concours d’architecture organisé en 2014, le site étant particulièrement sensible en raison de la proximité du château et du centre historique.

Pas moins de 89 projets ont été proposés et le jury, composé d’experts, a attribué le premier prix au bureau de Matteo Rossetti, à Milan. Pour l’exécution, il s’est adjoint la collaboration du bureau d’architectes yverdonnois Dolci.

Malgré le gros travail opéré pour obtenir une réduction des coûts, le prix final reste plus élevé que ce qui avait été imaginé au départ, mais dans les normes en comparaison d’objets semblables réalisés récemment.

 

Un toit à deux pans

 

Par ailleurs, une toiture à deux pans a été préférée à la toiture plate du projet primé, afin d’être «plus en adéquation avec le plan général d’affectation et l’architecture du centre historique». Le choix d’une couleur gris clair répond à la même motivation.

 

Réalisation régionale

 

Le programme proposé est réalisable dans le périmètre et les volumes existants. La salle de gymnastique projetée a une surface de 288 m2 et les salles de rythmique 130 m2 chacune. Ces dernières sont placées au rez-de-chaussée et, au besoin, elles peuvent être réunies en un seul volume. La salle de gymnastique, quant à elle, prendra place au premier étage.

L’Exécutif relève aussi, dans son rapport, que, suite à l’appel d’offres lancé en début d’année, la démolition du bâtiment existant a été attribuée à Cand-Landi (Grandson) et la réalisation de la nouvelle salle au Groupement d’entreprises yverdonnoises (GEY), piloté par le bureau Brunner et Carrard.

Une fois le crédit accordé, le chantier démarrera immédiatement. Il devrait durer seize mois, dont quatorze pour la construction proprement dite. Les écoliers devraient pouvoir s’ébattre dans les nouvelles salles à la rentrée d’août 2019.

 

Local pour les partis

 

Le projet prévoit aussi un local qui sera mis à disposition des partis politiques pour entreposer leur matériel. Ceci répond à une demande formulée, en 2012, par la conseillère communale Aline Gygax. Les partis pourront y déposer le matériel qu’ils utilisent pour leurs actions sur la place Pestalozzi.

Quant à la sous-station électrique attenante à la salle, elle sera démolie et reconstruite dans des dimensions réduites par le Service des énergies (SEY).

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