Les News de Nord Vaudois - juillet 2017

En collaboration avec le journal La Région.

06 avr 2018

Le cinéaste Fernand Melgar à l’école des émotions

Yverdon-les-Bains – Le documentaire «A l’école des Philosophes», qui narre l’histoire de cinq élèves de la Fondation de Verdeil, a obtenu le Prix du jury de la Brenaz, lors du Festival international du film sur les droits humains, à Genève.


Le réalisateur a passé plus d’une année à filmer le quotidien de cinq écoliers de la Fondation de Verdeil. © Michel Duperrex

C’est dans un café du centre de la rue du Lac qu’on rencontre Fernand Melgar. Le cinéaste lausannois, connu pour avoir réalisé des documentaires comme «La Forteresse», «Vol spécial» et «L’Abri», a obtenu le Prix du jury de la Brenaz pour son dernier film «A l’école des Philosophes», lors de la dernière édition du Festival international du film sur les droits humains, à Genève, le mois dernier. «J’ai été particulièrement ému de recevoir ce prix parce que ce sont des prisonniers qui me l’ont décerné», révèle Fernand Melgar. Et d’ajouter: «La plupart des films que j’ai réalisés sentent le souffre, mais celui-ci est différent. Il apporte un véritable message d’espoir.»

Le documentaire «A l’école des Philosophes» retrace la première année scolaire d’Albiana, Louis, Chloé, Léon et Kenza au sein de la Fondation de Verdeil – l’institution offre un enseignement spécialisé à des enfants souffrant d’un retard du développement – à Yverdon-les-Bains. Cinq écoliers pas tout à fait comme les autres. «Un jour, Cédric Blanc (ndlr: le directeur de la fondation) m’a contacté pour que je réalise un film sur commande pour le 60e anniversaire de la fondation, explique le réalisateur. J’ai tout d’abord refusé, parce que je travaille comme indépendant et que je ne sais jamais quel sera mon prochain film.» Cependant, l’idée de réaliser ce documentaire a fait son chemin. «En 2000, j’avais déjà tourné un court-métrage sur la trisomie 21, qui s’intitulait Béatrice. J’ai finalement accepté la proposition du directeur à condition qu’il me laisse carte blanche et que je produise le film moi-même.»

Une école au centre-ville

Le cinéaste – il vit à Bretonnières – a visité une dizaine d’établissements de la fondation, avant de sélectionner l’école située à la rue des Philosophes d’Yverdon-les-Bains. «J’ai choisi cet établissement parce qu’il se situe en plein centre-ville, alors que ce type d’institution se trouve en général à l’extérieur, peut-être parce que la différence gêne.»

En septembre 2015, sa caméra sous le bras, Fernand Melgar a débarqué à l’école des Philosophes le jour de la rentrée scolaire. «Au début, je me suis dit: mais dans quoi je m’embarque!, sourit-il. Il fallait que je sois à la hauteur, et puis finalement je suis allé à l’essentiel, parce que ces cinq gamins ont un désir de vivre et qu’on s’y attache très vite. Au fond, la vie trouve toujours son chemin, même si parfois elle ne file pas tout droit.»

Entre les cinq enfants et le cinéaste, un véritable «coup de foudre» a eu lieu. «Avec eux, il n’y a pas de filtre, soit ils vous acceptent, soit ils vous rejettent. Ce qui m’a plu, c’est qu’ils avaient tous la banane et que toute l’équipe professionnelle qui les entoure était là par vocation.»

Alors que Fernand Melgar avait décidé de consacrer une année à son projet, celui-ci a finalement duré un an et demi. «J’ai filmé près de 600 heures et il m’a fallu huit mois pour sélectionner les séquences et faire le montage, précise-t-il.

«A l’école des Philosophes» a été présenté lors de l’ouverture officielle des Journées de Soleure, en janvier dernier, en présence des parents. Le film, tendre et bienveillant, sera projeté dès la mi-septembre dans les salles obscures.

Une institution qui fête ses soixante ans

Fondée en 1958, la Fondation de Verdeil est une structure privée d’utilité publique, reconnue par le Département de la formation, de la jeunesse et de la culture (DFJC). Elle prend en charge près de 800 enfants et adolescents, âgés de 0 à 18 ans, qui présentent des retards de développement et d’apprentissage, des troubles de la personnalité ou du comportement, ou qui sont en situation de handicap. Elle offre un enseignement spécialisé pour les élèves en âge de scolarité obligatoire, et propose divers ateliers de transition professionnelle pour les adolescents. L’institution compte 65 classes, réparties sur treize sites dans le canton de Vaud, et plus de 400 collaborateurs.

Pour marquer son anniversaire, la Fondation Verdeil organisera divers événements tout au long de l’année en lien également avec le film.

 

Informations sur: www.verdeil.ch

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06 avr 2018

Traque aux tags qui salissent la ville

Les autorités exigent des propriétaires du centre qu’ils nettoient leurs façades souillées par des inscriptions sauvages.

Les façades de leur immeuble sont maculées de tags et ils vont devoir passer à la caisse pour nettoyer tout ça. Une douzaine de propriétaires de bâtiments situés au centre-ville ont eu la surprise de recevoir un pli recommandé de la Ville les enjoignant à faire le nécessaire pour faire disparaître ces inscriptions disgracieuses. Pour justifier leur requête, les autorités se basent sur un article de la Loi cantonale sur l’aménagement du territoire qui leur permet d’«exiger la réfection extérieure et l’entretien des abords de tout bâtiment qui nuirait à l’aspect du paysage ou du voisinage».

Sentiment d’insécurité

La municipale chargée des bâtiments Gloria Capt explique que ces graffitis «créent un sentiment de saleté» et par là même «une impression d’insécurité pour le citoyen qui s’en plaint. C’est ce qu’on appelle l’insécurité subjective». Mais qu’on ne s’y trompe pas: on parle bien là de gribouillages. «Je suis une très grande fan de street art. Mais les tags sauvages où l’on écrit n’importe quoi, non», insiste l’élue.

Les propriétaires concernés ne contestent pas que ces inscriptions nuisent à l’image d’Yverdon-les-Bains. Mais c’est la manière avec laquelle on entend rendre ses lettres de noblesse au centre-ville qui en a dérangé certains. «On nous dit: on ne veut plus de tags en ville mais débrouillez-vous pour les enlever», commente l’un d’eux, qui estime qu’il devra engager environ 7000 francs pour nettoyer ses murs. «C’est un travail énorme et ils nous envoient ça en quelques lignes.» Un autre abonde: «Si j’avais été à la place de la Municipalité, au lieu d’envoyer une lettre recommandée, j’aurais convoqué toutes les personnes concernées pour leur expliquer la situation.» Selon lui, «il faut faire quelque chose, c’est sûr et certain, mais il faut avoir un dialogue positif et collectif.»


A la rue du Four, un propriétaire a déjà engagé des travaux pour nettoyer ses façades. © Carole Alkabes

«Aléas de la propriété»

Ce d’autant qu’ils sont plusieurs à craindre qu’en rendant leur virginité aux façades, les tagueurs risquent d’avoir envie de ressortir leurs sprays de plus belle. «C’est comme quand vous vous trouvez face à un tableau noir et que vous voyez une craie: vous allez dessiner dessus», image le premier propriétaire. «Il faut attraper ces personnes et leur montrer les dégâts qu’ils ont fait. Sans réaction ferme de la Municipalité, ça va continuer», poursuit le second.

Gloria Capt estime, pour sa part, que «les tags attirent les tags». Et selon elle, les inscriptions du centre sont là depuis un certain temps: «Je n’ai pas repéré de nouvelle signature ou de nouveau dessin depuis un bout de temps.» Consciente des frais inhérents pour les détenteurs concernés, elle note aussi que ce sont là les «aléas de la propriété» et que les sommes engagées augmenteront leurs charges d’entretien et donc diminueront leurs impôts.

Quant à la question de prévenir l’émergence de nouvelles inscriptions, elle rappelle qu’il existe des peintures spécifiques qui permettent de nettoyer facilement les surfaces souillées. Surtout, elle insiste sur l’importance de signaler ces actes de vandalisme à la police: «Parfois, des tagueurs sont attrapés. Mais si le propriétaire n’a pas déposé de plainte pénale, on ne peut rien faire.»

 

D’ici à cet été

Les propriétaires ont la possibilité de louer une hydrogommeuse au Service des bâtiments pour réaliser les travaux nécessaires. Un délai leur a été fixé au 30 juin pour détacher leurs murs. Et que se passera-t-il s’ils ne le respectent pas? «On pourrait nettoyer à leurs frais mais pour l’instant, nous n’en avons pas discuté, note la municipale Gloria Capt. Nous sommes partis du principe qu’ils feront le nécessaire.»

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06 avr 2018

La fantastique traversée du désert

Les Nord-Vaudoises Fabienne Vulliamoz Buffat et Carine Randin ont bouclé avec brio – une inattendue 26e place finale – le Rallye Aïcha des Gazelles. Une aventure dans les dunes du Maroc qu’elles ne sont pas près d’oublier.

 

Le retour sur Terre n’est pas évident à appréhender après une expérience aussi marquante, au cœur du désert, de la nature à l’état brut. Fabienne Vulliamoz Buffat et Carine Randin sont rentrées en Suisse mardi, après avoir participé à la dernière édition du Rallye Aïcha des Gazelles. Les deux trentenaires du Team Shakti ont fait mieux que de se défendre au Maroc, avec un 26e rang finale inespéré. Mais bien plus que le résultat, c’est l’expérience qu’elles retiennent.

A peine le sable quitté que Carine Randin annonce son désir de revivre une telle aventure: «J’ai envie de repartir. Peut-être dans deux ans, pour la 30e édition. Ou alors pour un autre rallye raid.»

Les arguments en faveur d’une nouvelle expérience sont nombreux à l’heure d’énumérer les souvenirs qui ont marqué le périple des deux Nord-Vaudoises. «Il y a les paysages magnifiques, ainsi que la solidarité et le côté humain. Des valeurs nettement invoquées avant le rallye, et qui se vérifient véritablement sur place. On a passé dans certains villages reculés où on voit la misère. L’association liée au rallye a d’ailleurs opéré quelque 8000 consultations médicales dans ces lieux isolés», raconte la pilote de l’équipage avec émotion.

«Surfer sur les dunes»

A bord de leur Jeep Wrangler, les deux copines ont traversé les paysages rocailleux et le sable avec une étonnante dextérité pour des néophytes. Au volant, Carine Randin a pris son pied: «On avait vraiment l’impression de surfer sur les dunes. Notre belle entente avec Fabienne, navigatrice, nous a permis de bien nous en sortir.» Même dans l’adversité quand, dès la première étape, les filles se sont fait voler leur roadbook et quelques objets, alors qu’elles étaient parties à pied vers une balise. «On est arrivées au bivouac tant bien que mal, aidées par d’autres équipages. Le soir, alors qu’on avait concédé plus de 200 points de pénalité, on a craqué, reconnaît la conductrice, qui a grandi à Orbe. C’est aussi certainement ce qui nous a aidé à rester soudées.» Sans pression, le binôme a alors entamé son impressionnante remontée au classement.

Le duo a découvert des paysages superbes avec sa Jeep.

Le duo a découvert des paysages superbes avec sa Jeep.

Lors de la troisième étape, en pleines dunes, le Team Shakti a décidé d’emprunter le parcours le plus dur des trois proposés, afin de ne pas être pénalisé. Face à des équipages pourtant plus expérimentés, les audacieuses régionales ont montré leurs talents en rivalisant avec les meilleures.

Si elles ont bénéficié de l’entraide qui prévaut après la perte de leur roadbook, les Suissesses ont également su rendre la pareille, notamment lors du dernier jour, lorsqu’elles ont attendu une autre équipe qui a connu des ennuis mécaniques. Une décision qui les a fait manquer deux balises et probablement coûté des places au classement. «Un choix qu’on ne regrette pas du tout», assure Carine Randin.

Coupées de tout durant quelques jours, les deux camarades ont partagé des moments qu’elles n’oublieront pas. Notamment cette nuit où elles se sont réunies à quatre équipages autour d’un feu, à fuir une énorme arraignée, à monter leurs tentes au milieu de nulle part, dans le désert, puis à se réveiller avec les étoiles et les dunes à perte de vue. «On était seules au monde…»

 

Parmi les meilleures néophytes de l’épreuve

Le 26e rang final obtenu par le Team Shakti (sur 147 équipages dans la catégorie 4×4 et camions) est d’autant plus remarquable que les Nord-Vaudoises ont mal commencé, après les péripéties du premier jour. «Au départ, on s’était dit que si on terminait dans la première moitié du classement, on serait contentes», rappelle Carine Randin. Le duo a fait bien mieux, se classant même 8e du challenge des équipages participant pour la première fois.

Le Rallye Aïcha des Gazelles est une épreuve 100% féminine de navigation à l’ancienne, à la carte et à la boussole.

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05 avr 2018

Le WM Team fait tapis pour la Gymnaestrada

Le groupe créé pour le Gym for Life Challenge, qui s’est déroulé l’an dernier en Norvège, repart pour un tour. En vue, le plus grand rendez-vous gymnique mondial, l’an prochain en Autriche, avec un nouveau concept gonflé.

Le gala de la Gymnaestrada, c’est le show «auquel tout gymnaste aimerait participer une fois dans sa vie». En été 2019, ils seront 36 Romands à le vivre directement sous les projecteurs, devant plusieurs milliers de spectateurs. Galvanisé par sa première expérience, à l’occasion du Gym for Life Challenge, l’an dernier en Norvège, le Welsch Master Team repart pour une nouvelle aventure. «La mayonnaise a plus que pris. Le groupe s’est forgé une super bonne réputation. On a, du coup, immédiatement reçu beaucoup d’intérêt des gens quand on a proposé de se lancer dans un nouveau projet», se réjouit Myriam Bertholet-Laala.

Fondatrice du WM Team né en 2016, la chorégraphe yverdonnoise et ses acolytes au comité ont foncé tête baissée en proposant directement de représenter les couleurs suisses au gala de la Gymnaestrada 2019, qui aura lieu à Dornbirn. Une audace payante, puisque les Welsches ont été sélectionnés par le jury de la manifestation pour prendre part au grand spectacle. Ils assureront, ainsi, trois représentations en Autriche.

Myriam Bertholet-Laala, fondatrice du WM Team. © Carole Alkabes

Myriam Bertholet-Laala, fondatrice du WM Team. © Carole Alkabes

Si le WM Team a convaincu, c’est parce qu’il va proposer une production inédite, carrément gonflée, dont l’idée est sortie tout droit de l’esprit décidément fertile de Myriam Bertholet-Laala: les gymnastes vont tous travailler simultanément sur un big air floor – un tapis gonflable géant –, et même sur un deuxième niveau avec quatre plus petites structures du même type (lire encadré). «Ceci afin de pouvoir utiliser un maximum de parties volantes. Le spectacle sera très acrobatique», promet la maîtresse de cérémonie.

Les sélections pour intégrer le groupe se sont déroulées en début d’année. Au total, 14 filles et 22 garçons ont été retenus pour l’aventure, dont plusieurs membres des sociétés de gym d’Yverdon et d’Yvonand. Une dizaine de ces gymnastes faisaient déjà partie de la précédente expédition. «On n’est plus Romands que jamais, puisque Genève est le seul canton francophone à ne pas être représenté», souligne celle qui a imaginé une toute nouvelle production.

Les anges et le feu

De Romeo et Juliette dans le Bronx, l’histoire passe du côté obscur, celui d’Inferno, le nom du nouveau spectacle du Welsch Master Team. «Compte tenu du concept aérien choisi, je souhaitais quelque chose qui vole, et l’idée des anges déchus et du feu – élément que l’on utilisera sur scène – s’est imposée», explique la chorégraphe, qui tient à rassurer en précisant que le show ne sera pas trop sombre.

Les progrès du groupe sont suivis de près par les experts de la Gymnaestrada: le WM Team est amené à régulièrement donner des nouvelles, par exemple par vidéo, de ses avancées. Pour arriver à un résultat à couper le souffle, les Welsches seront régulièrement conseillés par Nicolas Schori. Le Vaudois est un ancien trampoliniste de niveau international, spécialiste des phases aériennes d’un spectacle qui doit emmener les anges haut dans le ciel.

Des dons pour ne pas manquer d’air

Afin de pouvoir travailler à 36 gymnastes simultanément sur un big air floor, le WM Team est directement allé rencontrer le concepteur Alder + Eiesenhut, qui a développé un tapis sur mesure. La surface créée mesure 14×14 mètres, pour 20 centimètres d’épaisseur. Elle sera gonflable en seulement trois minutes! Les quatre éléments du deuxième niveau, de plus petits tapis, font 1,5×1,5 mètres. «On a été super bien reçus par le fabriquant, enchanté de participer au projet et qui est devenu partenaire», souligne Myriam Bertholet-Laala.

Malgré les efforts consentis, la structure coûte encore 35 000 francs. Un montant auquel s’ajoutent les frais de costumes, de voyage, de logement et de location de salles pour l’entraînement, ainsi que l’acquisition d’une remorque pour déplacer les 600 kilos de matériel du WM Team. «Le budget est de 2000 francs par gymnaste.» C’est pourquoi le groupe a décidé, en plus d’organiser deux repas de soutien et de la vente de produits, de recourir au financement participatif. Il est possible de soutenir les gymnastes via la plateforme ibelieveinyou: http://ibiy.net/GymnaestradaWMT. La somme à atteindre est de 15 000 francs.

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05 avr 2018

Sbarro célèbre ses noces d’or avec l’automobile

Grandson  –  Franco Sbarro et son épouse Françoise ont fêté, dimanche, les cinquante ans de l’Atelier de construction automobile Sbarro. Retour sur l’incroyable parcours du concepteur de voitures et inventeur hors pair qui fait rayonner le Nord vaudois à l’international.

Depuis la conception de son premier prototype en 1959, quantité de bolides insolites sont passés entre les mains du constructeur automobile italo-suisse Franco Sbarro. Parmi ceux qui ont fait sa réputation, on peut citer ses répliques cultissimes de la BMW 328, de la Ferrari P4 ou encore de la Bugatti Royale. Il a aussi travaillé parfois sur des modèles de série, comme lorsqu’il a préparé les trois premières Corvette qui ont pris part à des courses européennes. Sautant d’un projet fou à un autre, le Grandsonnois n’a cessé de foncer à la poursuite de ses rêves, qui le poussent depuis plus de 60 ans à aller toujours plus loin. Malgré les virages à prendre et les dos d’ânes à franchir, il a su garder le cap et amener sa société Atelier de Construction Automobile (ACA) Sbarro à fêter, dimanche, son demi-siècle d’existence. «C’est passé tellement vite», confie-t-il. «C’est vrai, les projets se sont enchaînés à une telle vitesse que j’ai l’impression que cela fait 50 ans que l’on court», renchérit son épouse Françoise, qui l’a aidé à fonder et à gérer son entreprise en s’occupant des tâches administratives.

Quelques mois après avoir demandé la main de Françoise, Franco Sbarro et son épouse ont fondé l’Atelier de Construction Automobile. Et dimanche, tels des jeunes mariés, le couple a coupé le gâteau des cinquante ans de l’entreprise.  © Carole Alkabes

Quelques mois après avoir demandé la main de Françoise, Franco Sbarro et son épouse ont fondé l’Atelier de Construction Automobile. Et dimanche, tels des jeunes mariés, le couple a coupé le gâteau des cinquante ans de l’entreprise. © Carole Alkabes

Leonel Silva a apporté un gâteau spécialement pour l'occasion. © Carole Alkabes

Leonel Silva a apporté un gâteau spécialement pour l’occasion. © Carole Alkabes

Le couple nord-vaudois avait l’intention de se rappeler quelques bons souvenirs en toute intimité, mais c’était compter sans sa famille et son ami Leonel Silva (lire encadré) qui sont venus en nombre, les bras chargés de gourmandises pour célébrer cet anniversaire.

La vitalité d’une sportive

Même si les années passent, Franco Sbarro n’est pas près de lever le pied: «Les envies sont toujours là, voire elles ont même quintuplé, avoue-t-il en cultivant le mystère. Comme je peux faire moins de projets qu’avant, je dois bien réfléchir pour choisir ceux que je veux réaliser, et donc les idées se bousculent dans ma tête.»

Et autant dire que son imagination n’a pas de limite. Preuve en a été le dernier Salon de l’automobile à Genève où il a présenté, pour sa 46e participation, son étrange modèle baptisé 4×4+2 qui met à contribution les deux roues de secours du véhicules pour faciliter la conduite sur les terrains difficiles.

Des idées incroyables comme celle-ci, le mécanicien pragmatique en avaient déjà à l’âge de cinq ans. «Quand on m’a dit que je devais attendre un an pour commencer l’école, ce n’était pas possible. Alors je suis allé dans une école privée», explique ce fils de fermier du sud de l’Italie. Après avoir sauté deux classes et être parti seul à Lecce pour ses études à l’âge de neuf ans, il a compris qu’il devait se donner les moyens d’arriver à ses fins. «Mon père voulait que je l’aide à s’occuper de la vigne et de notre cheval, mais j’avais horreur de ça, se rappelle-t-il. Moi, je préférais passer mes vacances d’été devant le garage du village pour apprendre en regardant les employés travailler. Ou alors je suivais du regard les vélomoteurs et quand je voyais qu’ils penchaient d’un côté ou qu’ils avaient un problème, je savais que la personne n’arriverait pas au village suivant alors j’allais lui proposer de les réparer. C’est comme ça que je m’exerçais.»

«Les Sbarro ont la tête dure»

Quand il a décidé quelque chose, difficile de freiner Franco Sbarro dans son élan. Et ce n’était certainement pas ses origines qui allaient l’empêcher de réaliser son rêve de devenir mécanicien. Pour sortir de sa campagne italienne, il a donc pris son courage à deux mains et a écrit à des dizaines d’entreprises suisses pour trouver un apprentissage. «J’ai décroché un contrat dans une société horlogère deux mois avant la fin de ma maturité.» Même s’il ne connaissait rien à la mécanique des aiguilles d’une montre, ce n’est pas ce défi qui allait le faire reculer. «Dès qu’on a la dextérité manuelle, elle peut s’appliquer à tous les domaines, juge-t-il. La vrai passion naît d’un manque et moi, j’ai toujours eu soif de savoir, glisse le Grandsonnois. Ma chance, c’est que j’ai toujours aimé travailler.» Mais ce n’est peut-être pas sa seule spécialité: «Les Sbarro ont la tête dure», renchérit son épouse Françoise.

Concentré sur la planification de son avenir, l’Italien avait juste omis d’en informer ses parents qui ont, plus ou moins, été mis devant le fait accompli. «Je me souviens qu’ils m’ont vu un matin de novembre en train d’essayer des salopettes de travail et ils m’ont demandé pourquoi je m’habillais comme ça parce que d’habitude je n’en mettais jamais, se remémore-t-il. Je leur ai répondu que je partais dans deux jours pour la Suisse!»

L’étincelle, moteur de réussite

Deux ans après avoir terminé sa maturité classique, Franco Sbarro, alors âgé de 20 ans, s’est lancé en tant que mécanicien indépendant en Suisse. «Se mettre à son compte, c’est continuer à galérer mais pour soi-même», révèle-t-il avec philosophie.

Franco Sbarro. © Carole Alkabes

Franco Sbarro. © Carole Alkabes

Le Grandsonnois n’est ni bardé des diplômes ni issu d’une famille aisée qui lui a tout servi sur un plateau d’argent, il a appris seul et en faisant ses erreurs et ses expériences. «J’ai ouvert ma première école parce que j’étais frustré de ne pas pouvoir partager tout ce que je voulais avec les gens qui venaient me voir, précise-t-il. C’est sûr que mes écoles (ndlr: il en possède notamment une au Maroc et une en France, à Montbéliard, où le cursus de dix mois coûte 11 000 euros) ne sont pas comme les autres, car il y a des horaires et des règles à respecter et beaucoup d’efforts à fournir. Mais on donne aux étudiants une vision à 360 degrés d’une dizaine de métiers liés au monde de l’automobile. Alors c’est pas grave si les jeunes n’y connaissent rien en mécanique ou sur l’histoire des grands prix quand ils arrivent, tant qu’ils viennent avec la passion. Car la passion surpasse tout.»


Quelques dates clés

Cinquante ans d’histoire

En un demi-siècle d’aventures, Franco Sbarro a indéniablement marqué le milieu de l’automobile par ses créations et ses inventions uniques. Voici quelques étapes de son parcours.

1957: Franco Sbarro s’installe en Suisse.

1959: Le mécanicien se met à son compte et crée son premier prototype.

1963: Le Grandsonnois fait la rencontre de Georges Filipinetti, observateur permanent de Saint-Marin auprès des Nations Unies à Genève et devient chef mécanicien de l’écurie Filipinetti.

1968: Il quitte l’écurie pour créer sa société ACA Sbarro.

1974: Construction de la première réplique BMW 328, suivie de sa version Baby (pour les enfants) en 1976.

1989: Franco Sbarro réinvente la roue avec son concept de roue orbitale sans moyeu. Il a aussi breveté peu après son châssis Dual frame qui sépare la structure utilisée pour la mécanique de celle nécessaire pour l’habillage.

1992: Fondation de l’Espace Sbarro à Grandson.

1994:  Ouverture de l’école CREA à Casablanca (Maroc).

1995: Création du centre d’exposition Espera à Pontarlier (FRA), suivie de l’école Espera un an après. Celle-ci a ensuite déménagé à Montbéliard en 2006.

2003: Le constructeur réinvente une deuxième fois la roue en y ajoutant, cette fois-ci, un moteur au centre.


Leonel Silva a repris le projet abandonné des Sbarro Baby

L’élève qui a dépassé le maître


Leonel Silva. © Carole Alkabes

Alors que Franco Sbarro a fui les vignes italiennes pour se réfugier dans la mécanique en Suisse, Leonel Silva, lui, a tourné le dos au monde automobile portugais pour rejoindre les vignes suisses. «J’en avais marre de passer des heures et des heures à préparer des voitures sans aucune reconnaissance (ndlr: il faisait partie de l’équipe  du constructeur Mitsubishi pour le rallye Le Dakar), raconte l’électricien de formation. Alors quand j’ai atterri à Genève, je suis tout de suite allé dans les vignes pour aider les paysans en réparant gratuitement leurs machines.»

Mais la petite odeur de burn et les courbes des belles carrosseries ont fini par lui manquer. Alors, après un passage au sein du groupe Emil Frey, il a eu envie de remettre les mains dans le cambouis en s’essayant , pour la première fois, à la construction de voitures. Pour s’initier à ce monde exigeant, il s’est tourné, en mai 2013, vers un pro: Franco Sbarro. «Je suis venu un jour toquer à sa porte pour lui demander si je pouvais reprendre la production des Sbarro Baby qu’il avait abandonnée il y a quinze ans, explique Leonel Silva. Je cherchais deux choses: montrer ce que je savais faire et de la reconnaissance dans le monde automobile, mais comme c’est très difficile de démarrer dans ce milieu, il me fallait un parrain.» L’audace du Portugais a séduit le Grandsonnois, qui lui a immédiatement fait confiance. «Je lui ai bien dit que c’était à ses risques et périls», souligne Franco Sbarro, qui a produit plus de 300 modèles en 20 ans.

Leonel Silva a amélioré le concept des Sbarro Baby, lancé en 1976 par Franco Sbarro, en y intégrant un bouton d’arrêt d’urgence.

Leonel Silva a amélioré le concept des Sbarro Baby, lancé en 1976 par Franco Sbarro, en y intégrant un bouton d’arrêt d’urgence.@DR

Le feu vert allumé, Leonel Silva a eu à peine deux mois pour façonner sa première réplique de BMW 328 pour enfants. Trois jours avant le Salon de Genève de 2014, il a présenté sa création à son parrain. «Il a réussi à faire mieux que nous», confie Franco Sbarro. C’est ainsi que le maître a invité pour la première fois son nouvel élève sur son stand.

 

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05 avr 2018

La Cité thermale rejoint les Vitrines de France

Yverdon-les-Bains  –  La Société industrielle et commerciale d’Yverdon, Grandson et environs a adhéré à la fédération des centres-villes de l’Hexagone. Une première en Suisse.


Laurent Gabella, président de la SIC, a été immédiatement enthousiaste à la découverte de l’application «Boutic» de la Fédération nationale des centres-villes. © Carole Alkabes

«C’est la première ville suisse!», s’enthousiasme Lucie Ngongo, responsable de mission pour la Fédération nationale des centres-villes – les Vitrines de France (FNCV), basée à Nancy (F). Aussi surprenant que cela puisse paraître, la Cité thermale, ou plus précisément la Société industrielle et commerciale d’Yverdon, Grandson et environs (SIC), a adhéré à cette entité française qui a pour but d’aider à redynamiser les centres-villes (lire encadré). «L’association est basée sur un retour des différentes villes qui donnent des exemples de ce qu’elles ont fait et de ce qui a marché ou non. Le concept est intéressant», note Nathalie Jaquerod, déléguée à l’économie d’Yverdon-les-Bains. Tout comme l’Association pour le développement du Nord vaudois, la Commune soutient ce projet.

Cette adhésion tient toutefois en partie du hasard. Lors des états généraux du commerce, en 2015, d’aucuns avaient exprimé le souhait d’avoir une «identification propre aux commerces de détail», rappelle Laurent Gabella, président de la SIC. De là était née l’idée de lancer un concept autour des vitrines yverdonnoises. Au gré de ses recherches sur Internet, le président de la SIC était tombé sur le concept des Vitrines de France. Et il se trouve que la fédération proposait exactement ce qu’il recherchait, soit un outil permettant de «regrouper tout un ensemble de services qu’on peut trouver à Yverdon-les-Bains».

Lancement cette année

Il n’en fallait pas plus pour que la SIC se mette à l’ouvrage. Depuis des mois, elle planche sur la création d’un site Internet et d’une application sur le modèle de l’application «Boutic» de la FNCV. Celle-ci comporte six rubriques de base – bons plans, commerces, actualités, favoris, la ville, se déplacer – qu’il est possible d’étoffer en fonction des besoins. Collectif.ch, une association yverdonnoise active dans les métiers de la communication visuelle, a été associée au projet pour repenser et retraiter les informations.

«Pour mettre en oeuvre les projets issus des états généraux, il fallait commencer par fédérer les commerces de détail», poursuit Laurent Gabella. Un nouveau chantier attend désormais la SIC: aller à la rencontre de tous les acteurs concernés pour leur présenter le projet de site et d’application. Et ils sont environ 400: «D’ici aux vacances d’été, on devrait avoir fait le tour et on pourra mettre le tout en ligne. Tous les commerçants de détail du centre seront répertoriés sur les deux plates-formes, sauf s’ils demandent à ne pas y figurer», explique le président de la SIC. Pour bénéficier de prestations et de références plus larges, il faudra toutefois qu’ils soient membres des vitrines et par là-même de la société industrielle et commerciale.

Yverdon-les-Bains a donc ouvert la porte à une représentation suisse au sein de la FNCV. Un rôle dont la SIC est fière, mais dont elle n’entend pas se targuer: «Ils aimeraient qu’on soit le porte-drapeau et qu’on fédère les autres centres-villes de Suisse, glisse Laurent Gabella. Mais on n’a pas les ressources pour gérer tout ça. Pour l’instant, on ne va pas se disperser.»

«Toujours des solutions»

La Fédération nationale des centres-villes – les Vitrines de France cherche à s’ouvrir à d’autres pays francophones. «Les problèmes des centres-villes sont plus ou moins les mêmes dans les pays frontaliers», expose Lucie Ngongo. L’entité compte aujourd’hui plus de 520 adhérents dans l’Hexagone, outre-mer, en Belgique, au Luxembourg et désormais en Suisse. Elle joue un rôle d’information et de conseil auprès de ses membres, qui fonctionnent en réseau, sur des sujets tels que les animations ou la lutte contre les locaux vacants, et met à leur disposition différents outils, qu’ils soient numériques ou autres. «On essaie d’être présents sur tous les sujets qui touchent de près ou de loin aux centres-villes, poursuit la responsable de mission de la FNCV. On sait qu’il y a des difficultés, mais il y a toujours des solutions qui existent.»

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04 avr 2018

Un camion termine sa course sur les rails

Alors qu’il circulait sur la route cantonale entre Orbe et Chavornay, un camion semi-remorque, immatriculé en Lituanie, a dévié de sa trajectoire. Après avoir frotté la glissière de sécurité sur près de cinquante mètres, il a finalement terminé sa course de l’autre côté de la barrière, sur les voies de chemin de fer.

L’accident n’a fait aucun blessé, mais il a fortement perturbé le trafic entre les deux localités. En effet, six hommes du Service de défense incendie et secours (SDIS) régional du Nord vaudois, accompagnés de trois sapeurs pompiers du SDIS de la plaine de l’Orbe, sont intervenus vers 14h pour stopper la circulation des trains sur la ligne entre Orbe et Chavornay, où était coincé le camion. Un service de bus a tout de suite été mis en place pour assurer la liaison jusqu’à 20h, d’après les communications de Travys.

Alertés à 14h04, les sapeurs pompiers locaux et la Gendarmerie sont rapidement venus en aide au chauffeur d’un camion coincé entre la route et le rail.

Alertés à 14h04, les sapeurs pompiers locaux et la Gendarmerie sont rapidement venus en aide au chauffeur d’un camion coincé entre la route et le rail. © Carole Alkabes

Les hommes du SDIS ont également dû intervenir pour récupérer le diesel qui s’était échappé du réservoir percé du véhicule, tout en prévoyant un tonne-pompe au cas où un incendie venait à se déclarer.

Côté route, la Gendarmerie a mis en place une déviation entre les deux communes, le temps du dépannage. Le trafic routier a finalement retrouvé son flux habituel aux alentours de 19h15.

Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes de l’accident.

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04 avr 2018

La chasse à une cinquième étoile

Champion de Suisse en titre, Killian Auberson a repris la saison nationale par une victoire à Frauenfeld.

La saison 2018 de motocross a commencé comme la précédente s’était terminée: avec un duel acharné entre Killian Auberson et le Liechtensteinois Luca Brugmann, remporté par le pilote d’Epautheyres. A 25 ans, le quadruple champion de Suisse de MX2 repart à la conquête d’une cinquième couronne dans la catégorie, avec toujours un peu plus d’expérience à faire valoir.

Le championnat national a repris avant-hier à Frauenfeld. Une étape dominée par le duo qui s’était déjà disputé le titre l’an dernier, les compères ayant terminé avec une confortable avance sur le reste du peloton composé d’une quarantaine de concurrents. Luca Bruggmann a remporté la première course devant Killian Auberson, puis les positions se sont inversées en deuxième manche. Ce qui, au final, permet aux deux favoris de déjà se retrouver à égalité – 47 points chacun – au classement général, le Vaudois s’étant toutefois retrouvé sur la plus haute marche du podium du rendez-vous du lundi de Pâques (en cas d’égalité, la seconde manche prévaut pour établir le classement final). «J’ai eu un peu mal à un bras en première manche, alors je n’ai pas trop forcé. Dans la deuxième, j’ai doublé Luca à trois tours de l’arrivée», raconte le pilote KTM, heureux du résultat, lui qui a pu remonter sur la moto il y a deux semaines seulement.

Pouce récalcitrant

A son retour de Californie – il a une fois de plus participé aux épreuves de supercross du circuit américain durant l’hiver –, Killian Auberson a dû observer une pause d’un mois pour soigner son pouce gauche. Un doigt qu’il avait fracturé en novembre dernier, deux semaines avant le Supercross de Genève, et qui ne s’est pas totalement remis outre-Atlantique. «Ça traîne un peu en longueur, j’ai tout juste évité l’opération. Je ressens encore quelques douleurs, mais cela va de mieux en mieux, relève-t-il. Initialement, j’avais prévu de retourner aux Etats-Unis jusqu’à fin mai, pour y terminer le championnat, mais j’ai changé mes plans en raison de ma blessure.»

Et le revoilà donc à batailler en Suisse, dans sa catégorie de prédilection. «Comme l’an dernier, on devrait se battre Luca et moi. Cela signifie qu’il sera difficile de faire la différence», estime Killian Auberson. Car quand l’un roule en tête, l’autre n’est jamais loin. «C’est en tout cas bien plus intéressant que de se retrouver tout seul devant à se promener.»

Parmi les nouveaux pilotes en Swiss MX2, aucun n’a montré avoir les moyens de tenir le rythme des deux leaders à Frauenfeld. Le grand frère de Killian Auberson, Kevin – le champion de Suisse 2016 ne court plus que quelques courses pour le plaisir – a, lui, dû abandonner dans les deux manches pour des raisons mécaniques.

A la tête de son propre team

Killian Auberson a créé le team AK Motor Sports en ce début d’année. Une équipe dans laquelle il évolue avec deux jeunes pilotes (le Vaudois Xylian Ramella et le Genevois Sébastien Gomes) sous son aile, qui ont passé l’hiver avec lui dans la région de San Diego. «Je leur donne les entraînements physiques et sur la moto, précise le crossman d’Epautheyres, capable d’enfiler le costume de coach. Le but est de nous permettre d’évoluer tous les trois. En roulant ensemble, cela nous pousse les uns les autres. Et moi, je leur fais profiter de mon expérience.»

En plus de préparer peut-être des futurs champions, le régional s’attèle aussi à programmer la suite de son parcours: une fois le circuit suisse terminé – ce sera déjà le cas fin août –, il roulera en supercross en France, avec une idée en tête: «Gagner une seconde. Celle qui me manque encore pour accrocher les dix premiers aux Etats-Unis l’hiver prochain.»

Ça roule à Payerne ce week-end

Le championnat suisse de motocross compte huit rendez-vous cette saison, dont ceux de Payerne et de Cossonay dans les environs. L’étape broyarde aura déjà lieu ce week-end, sur le terrain habituel de Combremont-le-Petit. La journée de samedi sera réservée aux pilotes disputant le championnat régional Angora, tandis que les manches du circuit national auront lieu dimanche.

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04 avr 2018

Un apprenti aux mains d’argent

Sainte-Croix – Xavier Petitpierre a décroché une médaille lors des SwissSkills, un championnat national qui récompense les meilleurs jeunes professionnels.


Xavier Petitpierre a été encouragé par son employeur et l’un de ses professeurs à participer à la compétition. © Carole Alkabes

Il rêvait de devenir ferblantier. Puis une opportunité d’apprentissage en tant qu’installateur en chauffage chez Eisler à Sainte-Croix s’est présentée. Xavier Petitpierre l’a saisie. Après avoir accompli cette formation, il a rejoint l’entreprise d’Olivier Dick comme employé avant de recommencer un apprentissage, en 2015, pour devenir installateur sanitaire. Bien lui en a pris puisque cette nouvelle voie lui a valu récemment une médaille aux SwissSkills, championnat national récompensant les meilleurs jeunes professionnels dans plus de 70 métiers différents.

Sa double casquette d’installateur en chauffage et d’installateur sanitaire permet à Xavier Petitpierre de faire ce qu’il aime, tout en se diversifiant. «J’aurais pu aller plus loin parce que j’ai fini en VSB (ndlr: voie prégymnasiale) mais mon but, c’était de faire un apprentissage et de travailler de mes mains, confie-t-il. J’aimais bien être tout le temps dehors, tout le temps un peu perché.»

Celui qui a commencé sa vie professionnelle en effectuant des petits travaux sur les toits a atteint les sommets, récemment. Remarqué pour ses excellents résultats, ce jeune originaire des Rasses a été encouragé par son professeur de cours pratiques et son employeur à se présenter aux SwissSkills. Sélectionné avec une vingtaine d’installeurs sanitaires venus de toute la Suisse, il a décroché la médaille d’argent, une distinction qui le remplit de fierté.

Pour Olivier Dick, son employeur et ami de longue date, cette récompense est à la fois une reconnaissance pour son employé, pour son entreprise et pour la Suisse romande. «Il faut pousser les jeunes à y aller» lance-t-il, se désolant que trop peu de Suisses romands soient présents à ces championnats nationaux. Pour cette édition, il n’y avait que trois candidats romands sur la vingtaine de jeunes sélectionnés dans la catégorie des installateurs sanitaires.

Amateur de défis

Pour la suite, Xavier Petitpierre regrette, tout comme son employeur, de ne pas pouvoir prendre part aux championnats au niveau européen, les EuroSkills. En effet, il aura 25 ans cette année, ce qui ne lui permet pas de s’inscrire et de poursuivre la compétition. Qu’à cela ne tienne, le jeune Sainte-Crix a bien assez d’autres challenges à relever. Sportif, il avoue se fixer chaque saison des défis en ski de fond et en VTT. Professionnellement, il souhaite poursuivre dans la même voie, peut-être en se perfectionnant: «Pour l’instant, j’ai dans l’optique de continuer dans le métier pendant un petit moment, pourquoi pas faire un brevet.» Les motivations ne semblent pas manquer en tout cas.

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03 avr 2018

Quentin Rushenguziminega et YS poursuivent sur leur lancée

Promotion League – Les hommes d’Anthony Braizat ont signé une troisième victoire d’affilée grâce à un triplé de leur buteur, samedi. Ce dernier a montré la marche à suivre contre un YF Juventus, vaincu 3-0, qui n’a pas fait illusion longtemps.

Yverdon Sport à une fois de plus démontré, samedi, qu’il avait toutes les cartes en main pour se joindre à la lutte pour les deux premières places. Ce même s’il a eu de la peine à entrer dans le match en présentant un jeu décousu et en multipliant les mauvaises passes durant au moins vingt minutes. A sa décharge, Young Fellows Juventus, finalement battu 3-0, s’est recroquevillé en défense, avec huit joueurs placés sur deux lignes, et a procédé par des contre-attaques lors desquelles il s’est créé deux occasions, notamment sur une belle tête de Lulzim Salija.

«C’est vrai qu’on a mal commencé, relevait l’entraîneur Anthony Braizat. On était mous et décevants jusqu’à notre premier but, qui a tout changé, car mes joueurs ont ensuite fait preuve d’une envie de bien faire et d’un bel état d’esprit.»

Opportuniste et volontaire à souhait, Quentin Rushenguziminega, bien servi en profondeur par Babacar Dia, a sonné la charge en tirant entre les jambes du gardien (30e). Dès lors, Yverdon Sport a nettement pris la direction des opérations et n’a franchement plus jamais été inquiété.

Ce d’autant plus que ce même Rushenguziminega a donné deux longueurs d’avance aux Yverdonnois sur une bonne passe de Bruno Caslei, alors que la défense zurichoise s’était arrêtée de jouer en croyant au hors-jeu. Avec un excellent Florian Gudit à la relance et deux autres occasions, dont celle de Arthur Deschenaux, qui a manqué de peu la cible (42e), il n’y aurait rien eu à redire avec un 4-0 à la mi-temps, et on ne voyait vraiment pas comment YF Juventus aurait pu trouver les moyens de revenir.

Une bonne dynamique

La seconde période n’a d’ailleurs été qu’une formalité pour Yverdon Sport, Rushenguziminega réussissant le hat-trick alors que les deux équipes avaient à peine repris la partie. Cette fois-ci de la tête, sur une balle parfaitement transmise par Deschenaux. Dès la 60e, l’entraîneur a progressivement modifié sa ligne d’attaque avec les entrées successives d’Allan Eleouet, de Djibril Cissé et de David Marazzi, l’auteur des trois buts reculant d’un cran pour passer en milieu offensif: «C’est une des forces du groupe de pouvoir compter sur ces six attaquants, soulignait encore le technicien yverdonnois en fin de rencontre. Mais aujourd’hui, compte tenu des occasions, on doit marquer davantage.»

Quant à Rushenguziminega, il était comblé par son coup du chapeau: «C’est une première pour moi à Yverdon et c’est vrai que j’en ai même manqué deux autres… Il faut continuer match après match, on a une bonne dynamique et on croit toujours à la promotion.»

 

Yverdon SportYF Juventus 3-0 (2-0)

Buts: 30e, 40e et 46e Rushenguziminega 3-0.

Yverdon: Da Silva; Matukondolo, Dia, Marque, Tavares; Gudit (76e Marazzi), Bindi; Caslei (61e Eleouet); Deschenaux, Rushenguziminega, Lenzini (66e Cissé). Entraîneur: Anthony Braizat.

YF Juventus: Covacic; Villano, Schmid (55e Mukinisa), Loue (82e Laski), Manca; Avanzini (82e Tavares), Zuffi, Salija, Cecchini; Causi, Colocci. Entraîneur: Salvatore Andracchio.

Notes: Stade Municipal, 540 spectateurs. Arbitrage de Filipe Morais, qui avertit Cecchini (32e, jeu dur), Zuffi (45e, jeu dur), Lenzini (57e, jeu dur), Salija (60e, comportement antisportif), Loue (79e, comportement antisportif) et Villano (87e, jeu dur).

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