Les News de Nord Vaudois - juillet 2017

En collaboration avec le journal La Région.

23 avr 2018

«Durant une demi-seconde, j’ai cru revivre l’épisode de l’an dernier»

Tiffanie Zali et Elfic Fribourg se sont adjugés le titre de Coupe de Suisse, samedi face à Bellinzone (76-66). Une deuxième consécration cette saison pour le club de la Tapa-Sabllia, qui rêve du triplé SBL Cup, Coupe de Suisse et championnat.

Les filles d’Elfic Fribourg ont l’habitude de ne recevoir qu’un seul objectif avant la saison, mais celui-ci est de taille: réaliser le triplé SBL Cup, Coupe de Suisse et championnat. La première partie du contrat a été accomplie en janvier, les Fribourgeoises ayant assez aisément pris la mesure de Troistorrents (77-63). Une victoire qui avait, d’ailleurs, permis à Elfic de réaliser un premier triplé: celui de s’adjuger trois SBL Cup consécutivement.

S’habituer à la pression

Mais cela ne suffit évidemment pas à satisfaire aux exigences du meilleur club féminin actuel en Suisse. «Avant la finale de la Coupe de Suisse face à Bellinzone, j’étais assez tendue. Et je n’avais pas l’air d’être la seule dans ce cas, admettait volontiers la Tapa-Sabllia d’Elfic Tiffanie Zali. Cela faisait longtemps qu’on attendait de remporter à nouveau le trophée. On l’a vu passer juste sous notre nez ces trois dernières saisons. Nos deuxième et troisième défaites en finale ont été particulièrement rageantes, tant on avait tout pour bien faire.»

Alors que le spectre de ces mauvais souvenirs semblait s’éloigner des Vernets après l’excellente entame des filles de Laurent Plassard, celles-ci ont vu les Tessinoises revenir à une longueur (51-50, 29e). «J’ai tout fait pour ne pas y penser, mais l’espace d’une demi-seconde, j’ai cru revivre l’épisode de l’an dernier (ndlr: Hélios s’était imposé 68-63, alors qu’Elfic avait mené plusieurs fois au score). Ce qui a fait la différence pour ne pas connaître à nouveau une telle désillusion? Enormément d’éléments sont entrés en jeu. On possède désormais un peu plus d’expérience lors de ce genre de moments chauds. Et sur ce coup, on a su se montrer plus sereines que nos adversaires pour forcer la décision (ndlr: victoire finale 76-66). Oui, c’est définitivement grâce à notre calme qu’on est allées jusqu’au bout», soulignait la joueuse d’Yvonand, jointe juste après le retour de Genève en bus, alors que les deux clubs fribourgeois s’apprêtaient à fêter leur succès (lire ci-dessous).

Pas la même saveur

Seule ombre au tableau: Tiffanie Zali est restée cantonnée au banc durant la quasi totalité des débats. «Je m’attendais à un peu plus, c’est vrai, reconnaît celle qui n’a totalisé que deux minutes de jeu. Je préfère me focaliser sur la performance de l’équipe, qui a réalisé quelque chose de génial. Mais ce succès n’a pas tout à fait la même saveur pour moi que si j’y avais participé pleinement.»

Encore pas entièrement remise de sa blessure à un genou, la Nord-Vaudoise y voit là une partie de l’explication: «Cela fait tout de même trois semaines que je suis de retour dans le groupe et que je participe à tous les entraînements. Mais c’est vrai que, lorsqu’on effectue des semaines très physiques, comme ça a été le cas récemment, j’éprouve encore des difficultés à tenir le rythme. Je regrette simplement de ne pas avoir eu plus d’explications que cela. Avec les playoffs qui approchent, le coach a peut-être souhaité me préserver.»

La demi-finale du championnat se déroulant contre Bellinzone, à partir de samedi, Tiffanie Zali devrait avoir le droit à sa revanche. Elle la mérite.

 

Doublé fribourgeois

Engagé en finale au même titre qu’Elfic, samedi aux Vernets, Fribourg Olympic a décroché la huitième Coupe de Suisse de son histoire en battant les Lugano Tigers 92-72. Déjà sacrés en Coupe de la Ligue en janvier, les hommes du coach Petar Aleksic sont donc également en route vers un triplé.

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23 avr 2018

Joséphine le squelette en vadrouille

Yverdon-les-Bains –  Une exposition reconstituera un cabinet de curiosités du XVIIIe siècle, jeudi soir au Château. A ce titre, des os humains ont été rapatriés depuis la salle de sciences du collège Léon Michaud.

La balade de Joséphine, mardi dernier à la place Pestalozzi, n’a pas laissé de marbre les badauds qui sirotaient une boisson sur les terrasses baignées de soleil. Il faut dire que la scène avait de quoi surprendre puisque Joséphine, dont il ne reste que les os, était portée à bout de bras par Jean-Louis Vial. Le président des Amis du Centre Pestalozzi l’emmenait à l’Aula Magna en vue d’une conférence et d’une exposition qui ont lieu jeudi soir, organisées par les Conférences du Château et la Bibliothèque publique et scolaire d’Yverdon-les-Bains.

Jean-Louis Vial a emmené précautionneusement Joséphine jusqu’au Château: «Elle a beau être maigre, elle pèse son poids», a-t-il noté.

Jean-Louis Vial a emmené précautionneusement Joséphine jusqu’au Château: «Elle a beau être maigre, elle pèse son poids», a-t-il noté.©Carole Alkabes

Lorsque personne ne vient l’emmener faire un tour, Joséphine repose dans la salle de sciences du collège Léon Michaud. «C’est une femme qui a fait don de son corps à la science», explique Jean-Louis Vial. Et c’est un sujet d’étude qui se raréfie, puisque les squelettes utilisés dans les collèges sont désormais faits de plastique. C’est donc pour son caractère singulier que les Conférences du Château ont choisi de l’exposer à l’issue d’une conférence sur Elie Bertrand, un pasteur et scientifique né à Orbe en 1713 et qui a vécu à Yverdon-les-Bains. Homme des Lumières, Elie Bertrand avait constitué ce qu’on appelait à l’époque un cabinet de curiosités ou chambre des merveilles. «Il s’agissait de collections privées d’objets dans un cadre domestique qui donnaient l’image d’un monde connu ou fantasmé. Ce sont les ancêtres des musées», précise Elisabetta Gabella, présidente des Conférences du Château.

«Regardons-la avec respect»

Joséphine figurera donc en bonne place dans l’ExpoFlash qui vise à reconstituer l’un de ces cabinets de curiosités, jeudi soir. Et sa présence devrait ouvrir un large champ de réflexion sur la question de l’exposition du corps d’une personne défunte. «C’est quelqu’un qui dormait, mangeait, marchait et regardait le soleil», relève Jean-Louis Vial, qui a vécu une rencontre surprenante avec Joséphine mercredi dernier. «Je l’ai prise dans mes bras, c’était un sentiment pour le moins bizarre», relate-t-il. Selon lui, elle mérite une attention toute particulière: «Joséphine est l’ambassadrice d’une époque où on devait enseigner les sciences et le corps humain. Donc regardons-la avec respect.»


Infos pratiques

La conférence «Elie Bertrand, un pasteur tellurique» donnée par Rossella Baldi, chercheuse à l’Université de Neuchâtel, aura lieu jeudi à 20h à l’Aula Magna, suivie de l’ExpoFlash. L’entrée est libre. Une verrée au bortsch polonais – sorte de soupe – est prévue en souvenir des liens d’Elie Bertrand avec la Pologne.

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20 avr 2018

Il rêvait de revêtir l’uniforme de policier

Lausanne – Un gendarme nord-vaudois a été assermenté, mercredi, lors de la cérémonie officielle sur la place du Château, sous les applaudissements des autorités cantonales.


Steve C. a défilé sur la place du Château sous le regard ému de sa famille, qui l’a soutenu tout au long de sa formation. © Carole Alkabes

Un soleil éclatant surplombait la place du Château à Lausanne, mercredi après-midi. Vêtus de leurs plus beaux atours, 25 aspirants issus de l’Académie de police à Savatan ainsi que neuf collaborateurs de la gendarmerie et de la police de sûreté ont été assermentés par les autorités vaudoises. En raison des travaux de rénovation du Château Saint-Maire – il a été inauguré samedi –, la cérémonie s’était déroulée à Morges pendant trois éditions.

Parmi les nouveaux aspirants gendarmes figurait le Nord-Vaudois Steve C. Après avoir suivi un programme complet et exigeant pendant une année sur le site de Lavey, le jeune homme âgé de 26 ans a été affecté dans l’un des postes de gendarmerie du Canton. «Policier, c’était une profession que je voulais exercer depuis longtemps parce que j’ai toujours souhaité m’engager envers les citoyens et l’Etat de Vaud, a confié Steve C. Toutefois, j’ai d’abord pratiqué le métier d’informaticien de gestion dans une multinationale avant de m’inscrire à l’académie.»

Dans la salle de réception où un apéritif était organisé, son père l’a félicité par une accolade remplie d’émotion. «C’est important que ma famille soit présente aujourd’hui (ndlr: mercredi), a révélé le nouvel aspirant. Son soutien a été important tout au long de cette année qui s’est révélée intense sur le plan physique.»

«Critiques exagérées»

Lors de cette cérémonie, le commandant de la Police cantonale vaudoise Jacques Antenen s’est exprimé sur les «critiques exagérées et l’hostilité» dont est victime l’ensemble des forces de l’ordre en ce moment par rapport aux violences policières. «C’est difficile de répliquer alors que des enquêtes pénales sont en cours. Les accusations qui sont portées à toute la corporation sont injustes et insultantes», a-t-il déclaré.

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20 avr 2018

Des toiles aux couleurs de ses émotions

Arnex-sur-Orbe – Laurent Gallay organise une exposition spéciale pour célébrer ses 50 ans de peinture dans son atelier pittoresque.


Avec son poêle à bois et son divan, Laurent Gallay s’est construit un cocon à côté de sa maison. Il passe toutes ses journées dans son atelier et parfois même la nuit entière. Il y organise également des concerts de musique classique. © Michel Duperrex

La seule chose qui sépare Laurent Gallay de sa passion pour la peinture, c’est une simple porte. Installé depuis 1987 à Arnex-sur-Orbe dans une bâtisse qu’il a entièrement rénovée, l’artiste et enseignant d’arts visuels à la retraite y a annexé son atelier, un cocon où il laisse voguer son esprit et son inspiration. «Quand j’étais petit, j’étais hyperactif. Pour me calmer, je devais me concentrer sur quelque chose et c’était soit la peinture soit la gym, raconte le Nord-Vaudois. Aujourd’hui, je navigue toujours entre trois de mes passions: la peinture, la musique et la cuisine.»

Apprendre en copiant

S’il arrive aujourd’hui à dompter sa bougeotte avec un pinceau, il lui est en revanche impossible de contenir sa créativité. Et cela fait 50 ans cette année qu’il l’exprime sans relâche à travers ses toiles aux couleurs vives. Le sol de son atelier est d’ailleurs témoin de sa fougue, puisqu’il est jonché d’éclats de peinture, et son mur central, utilisé comme chevalet géant, est devenu à lui seul une œuvre d’art. «Tant que je ne ressens pas qu’il y a de l’émotion dans mon tableau, je continue à peindre. Parfois, cela prend dix ans», avoue celui qui est un brin perfectionniste.

Aussi loin que Laurent Gallay s’en souvienne, il a toujours été fasciné par l’art: «J’avais une prof géniale à l’école enfantine. Elle me laissait passer la journée à dessiner sur le tableau noir. Ensuite, j’effaçais tout chaque soir et j’étais tout content», confie-t-il.

Fils d’ouvriers, le Rollois d’origine a acquis son coup de crayon en observant des artistes de rue croquer des paysages et des portraits. «Dès que j’avais un moment, j’allais derrière les peintres installés au bord du lac, et je regardais ce qu’ils faisaient et comment ils s’y prenaient, raconte celui qui s’est payé sa première boîte de peinture à l’huile à 11 ans, en vendant des dents-de-lion au marché de Rolle. Ensuite, j’essayais de faire pareil à la maison. Mais comme on était trois dans une petite chambre, mon frère et ma sœur n’appréciaient pas vraiment parce que ça puait la térébenthine!»

Déterminé et persévérant, le jeune peintre a exposé ses premiers tableaux à 16 ans dans son collège avant de pouvoir jouer dans la cour des grands en accrochant ses œuvres à la Galerie Peter’s à Rolle, deux ans plus tard. Depuis ce moment, les choses se sont accélérées pour l’artiste, qui a enchaîné les projets et les expositions dans toute la Suisse et à Haïti, où il a vécu durant deux ans.

Expériences en tous genres

Au fil des années, Laurent Gallay a amélioré son trait d’abord dans un style figuratif avant de glisser peu à peu dans l’abstrait. «Au départ, je travaillais encore avec des formes, puis elles se sont estompées jusqu’à ce que mes toiles deviennent presque monochromes. Là, je me suis dit: ça ne va pas ton truc. Alors j’ai pris un virage pour revenir vers une peinture plus formelle, explique-t-il. L’art abstrait, c’est comme la musique, il faut d’abord connaître la gamme, (ndlr: le style figuratif) pour pouvoir faire de l’improvisation.»

Mais le Nord-Vaudois d’adoption a parfois délaissé ses toiles pour réaliser des fresques murales, comme celle qui orne le collège de Chavornay, des dessins de nus ou encore des décors pour l’opéra. «J’ai même gagné le prix de la meilleure étiquette de vin suisse en 1992 parce qu’un jour, un quidam a trouvé une bouteille avec une étiquette que j’avais dessinée et par hasard, il se trouvait qu’il était membre de la confrérie qui attribue ces prix», révèle-t-il.

Qu’est-ce qu’il retient de ce demi-siècle de peinture? «Que je ne sais toujours pas grand-chose, lance Laurent Gallay en souriant. Plus on ouvre son horizon, plus on se rend compte qu’il y a plein de choses à faire et à apprendre.» Et d’ajouter: «Le risque, avec ce métier, c’est de se complaire dans sa technique, sans chercher à évoluer. Ce que j’ai toujours combattu. Bien sûr, ce serait plus facile, mais ce serait surtout lassant. Moi, j’ai le luxe de pouvoir peindre en pensant à ma passion et pas à vendre.»

La quiétude de la nature en toile de fonds

Pour marquer le coup de ses 50 ans de carrière, Laurent Gallay a préparé une exposition anniversaire avec toute une panoplie de toiles. Grandes ou petites, elles se démarquent par leurs couleurs denses et nuancées entrecoupées de manière linéaire par un dégradé foncé. «On peut dire que ce sont des paysages abstraits», analyse l’Arnésien, bien qu’il n’aime pas catégoriser son travail.

«C’est la nature entière que l’on retrouve là. Quand on se plonge dans ces œuvres, l’imaginaire peut énormément travailler, explique la Chavornaysanne Eliane Desponds, venue visiter l’exposition samedi dernier. Je vois énormément de sensibilité dans les couleurs. C’est vraiment prenant.» Devenue artiste à l’âge de la retraite, elle n’a pourtant pas du tout le même style que Laurent Gallay. «Je peins beaucoup de chevaux et de portraits, mais je n’ai jamais compris l’art abstrait. Ce qui ne m’empêche pas de l’apprécier.»

Exposition à découvrir au Vieux Collège 4 à Arnex-sur-Orbe, jusqu’à samedi, ou sur rendez-vous en appelant le 024 441 47 25.

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20 avr 2018

L’athlétisme, ce sport d’équipe

Une jolie délégation de l’USY s’est rendue au sud de la France pour préparer la saison. Un camp qui a permis de resserrer les liens au sein du groupe.

L’athlétisme est un sport individuel qui peut se préparer en équipe. C’est là le message qu’ont voulu faire passer les entraîneurs Nadia Messeiller, Alexandre Paroz et Nicolas Verraires à Nice. Vingt-six jeunes athlètes de l’Union sportive yverdonnoise et de la FSG La Sarraz (la société a rejoint l’entente COA Broye Nord vaudois) se sont rendus au sud de la France, durant les vacances de Pâques, afin de peaufiner leur préparation avant la reprise des compétitions.

Le sens de la démarche a semble-t-il été bien compris, si on en croit le témoignage de Kasper Turlik: «Se retrouver en groupe, en plus avec de nouveaux athlètes, permet de s’enrichir, soutient le coureur de 17 ans, spécialiste du 400m, arrivé à l’USY il y a une année. C’était un bon début de relations entre clubs.»

Alors que la saison s’annonce, Nicolas Verraires, en charge des M18 et des plus grands au sein du club yverdonnois, mise beaucoup sur les compétitions par équipes et les relais. «C’est ainsi que se construit un groupe», assure-t-il, s’appuyant sur son expérience. Et plus le groupe sera soudé et concurrentiel, plus les individualités évolueront.

L’équipe de la COA Broye Nord vaudois aura de sacrés atouts à faire valoir cette saison en interclubs, avec des éléments comme Loïc Gasch (hauteur), Timo Roth (800m), Pascal Mancini et Gaëtan Carusone (sprinters) chez les hommes, qui viseront la montée en LNB. C’est pas mal non plus chez les dames, qui chercheront à rejoindre la LNC, emmenées par Elodie Jakob (heptathlon), Fiona Héritier (demi-fond), Auriane Aubry (lancers), Sophie Paroz et Célia Roth (sprinteuses).

«Pour la plupart, l’objectif principal demeure les Championnats de Suisse individuels, tempère l’entraîneur yverdonnois. Par conséquent, le pique de forme ne sera pas pour tout de suite.»

Le salut de Lulu Favre

A Nice, sur «les installations à Lucien Favre» – la délégation a pu échanger quelques mots avec l’entraîneur du club de foot de la Côte d’Azur, tout content de croiser des Vaudois –, les athlètes ont profité de conditions idéales, avec des infrastructures hyper complètes, pour poursuivre leur développement tout en tissant des liens. Pour la plupart, il s’agissait d’une première expérience du genre et avec autant de charge de travail. «On était encore dans une phase de volume, avec des séances limite lactiques», explique Nicolas Verraires.

«Les efforts étaient intenses, relève Sophie Paroz (17 ans), l’un des plus sûrs espoirs de l’USY Athlétisme. Mais c’est dans ces moments qu’on progresse vraiment. Quand il faut se faire violence, se concentrer intensément.» Des instants toujours plus faciles à passer à plusieurs.

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19 avr 2018

Le TCC veut frapper un grand coup

Tennis - En pleine expansion depuis plusieurs années, le club de Chamblon a besoin de plus de surfaces de jeu. Un projet de halle comprenant un court, ainsi que la création de trois nouveaux terrains en terre battue, en lieu et place des deux synthétiques actuels, est en gestation.

Quelques chiffres valent parfois mieux que de longs discours.
Au TC Chamblon, ils sont carrément parlants: alors que le club ne comptait même pas dix juniors au début du siècle, leur nombre est passé à une trentaine en 2010, huitante en 2015 et 111 aujourd’hui, dont 40 détiennent une licence de jeu. Aujourd’hui, les écoliers et étudiants représentent 52% des 218 membres du club nord-vaudois.

Pas étonnant, dès lors, que le TCC se sente à l’étroit, avec en tout et pour tout ses deux courts à ciel ouvert et la salle de gym attenante, qui permet de taper dans la balle l’hiver, hors des heures scolaires. «On peut affirmer qu’on a le plus gros mouvement juniors de Suisse des clubs comptant seulement deux terrains extérieurs, lance l’entraîneur et membre du comité Patrick Thomet. Il nous est désormais impossible de proposer plus de cours ou d’équipes d’interclubs.»

Cette année, les Chamblonnois aligneront dix équipes d’interclubs, dont sept juniors – une d’entre elles est même contrainte, en accord avec Swiss Tennis, de disputer toutes ses rencontres à l’extérieur! –, ainsi que deux formations engagées en coupes Bellaria et Lombardet. «On a atteint les limites. C’est frustrant de ne pas pouvoir permettre à tout le monde de pouvoir jouer, alors qu’on a bien assez de joueurs, reconnaît le président Alain Jancek. Il est important pour les jeunes qu’ils puissent toucher à la compétition.»

Garder l’esprit

Une problématique à laquelle les dirigeants du TC Chamblon ont choisi d’apporter une réponse forte. Ils planchent depuis plusieurs années déjà sur l’agrandissement des infrastructures. Un projet redimensionné à plusieurs reprises – le développement est limité par le terrain à disposition – et qui, aujourd’hui, est prêt à être lancé: il comprend une halle d’un court avec vestiaires, ainsi que la création de trois nouveaux terrains extérieurs en terre battue, à la place des deux synthétiques actuels. «L’idée n’est pas d’accueillir plein de nouveaux membres, mais bien de conserver l’esprit de petit club convivial, tout en améliorant les conditions en pouvant offrir plus d’heures d’entraînement aux jeunes et une meilleure disponibilité des courts à nos membres», insiste le président du club qui monte.


Chamblon, 16 avril 2018. Alain Jancek et Patrick Thomet. © Michel Duperrex

Le projet est ficelé, le club possède les ressources nécessaires – il compte aussi sur le soutien financier de la Commune, ce qui devra être adopté par le Conseil – pour aller de l’avant, et les choses pourraient se réaliser assez rapidement. Dans les rangs du TCC, on espère que les trois courts extérieurs pourront être opérationnels en 2019 déjà. La halle arriverait dans un second temps, dans l’idéal en 2020. Entre-temps, les Chamblonnois ont déjà changé leur éclairage, installant des LED dont les mâts pourront être utilisés pour les nouveaux terrains. «En ce qui concerne la halle, le travail se porte sur la révision du plan partiel d’affectation de la zone, car si on peut y construire des terrains de  sport, ce n’est pas le cas de bâtiments», souligne Alain Jancek, alors que la saison a repris de plus belle avec l’arrivée du printemps.


Un programme riche pour un club actif

Si le TC Chamblon connaît une telle expansion de ses effectifs, c’est qu’il est particulièrement actif, emmené par un comité soudé. Cette saison, alors que sont fêtés les trente ans des courts extérieurs, les dirigeants ont imaginé plusieurs manifestations. Le printemps a commencé par un entraînement physique dirigé par des spécialistes, dimanche dernier. Hier, le nutritionniste Olivier Bourquin, qui a notamment travaillé auprès de Swiss Tennis, a donné une conférence sur son sujet de prédilection devant plus de cinquante personnes. Le 24 mai, Fabrice Sbarro, spécialiste des statistiques du tennis, viendra décortiquer les succès de Roger Federer (inscriptions sur www.tennis-chamblon.ch).

A cela s’ajoute le programme habituel, avec notamment quatre tournois juniors en juin, des stages en été et en octobre, ainsi que le tournoi des deux raquettes (badminton et tennis de table). Une journée des trente ans des terrains sera aussi organisée.

 

 

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19 avr 2018

Projet suspendu à une décision du Canton

Aménagement  –  L’un des rares projets d’importance dans le périmètre d’AggloY en matière de logement est retardé par la procédure imposée par le nouveau Plan directeur cantonal. Désormais, le Conseil d’Etat décide, deux fois l’an, des priorités…

Ceux qui, en 2013, ont combattu la nouvelle Loi fédérale sur l’aménagement du territoire craignaient comme la peste que les communes ne soient totalement dépouillées de leur compétences en la matière, au bénéfice d’un centralisme galopant. Les faits leur donnent raison.

Le projet de construction de logements à Longemalle, sur le territoire de Pomy, à la limite de la Commune d’Yverdon-les-Bains, illustre on ne peut mieux cette dérive, en même temps que l’impossibilité pour les autorités locales de réagir.

Pour 250 habitants

Le plan partiel d’affectation de Longemalle, une parcelle de 18 500 m2 située en bordure de l’Orif et de la promenade des Pins, a été accepté par le Conseil général de Pomy, après un parcours respectant toutes les étapes légales, y compris le gymkhana des examens préalables par les services de l’Etat de Vaud. La mise à l’enquête a soulevé deux oppositions, finalement retirées après explication.

Rien donc ne pouvait s’opposer au lancement du chantier d’un lotissement destiné à accueillir quelque 250 habitants. C’est le projet le plus important prêt à entrer dans la phase concrète, dans le périmètre de l’agglomération AggloY.

Mais voilà, les choses se sont entre-temps compliquées. L’adoption du Plan directeur cantonal, dans sa quatrième version, attribue désormais la compétence de la fixation des priorités au Conseil d’Etat.

Pas plus tard que la semaine dernière. le syndic d’Yverdon-les-Bains, Jean-Daniel Carrard, déplorait le blocage de ce projet. Une mesure qui fâche carrément le syndic de Pomy, Yves Pellaux: «On a fait tout ce qu’il fallait. On a même deux lettres qui donnent le OK: c’est dur pour une petite commune de faire un plan de quartier, mais on l’a fait! Et maintenant on bloque tout, on nous dit que l’agglomération doit prioriser! Elle ne veut pas le faire. Et il n’y a pas de décision de la cheffe de Département.»

Le président de l’Exécutif poméran est d’autant plus contrarié que la procédure a débuté il y a six ans: «On a fait tout ce qui était demandé de A à Z.»

Une rencontre a eu lieu avec la conseillère d’Etat Jacqueline de Quattro, chargé du développement territorial, et la présidente du Gouvernement Nuria Gorrite. Mais rien n’a bougé, selon le syndic.

Le chef du SDT réagit

Contacté hier matin, Pierre Imhof, chef du Service cantonal du développement territorial (SDT), affirme que ce dossier n’est pas bloqué. Puis d’expliquer que le Canton a demandé à AggloY de prioriser ses projets, car la somme de ceux prévus dans la planification dépasse largement les possibilités de bâtir et ils empiètent sur les surfaces d’assolement.

Aux dernières nouvelles, les responsables du projet d’agglomération AggloY ont estimé qu’il n’était pas nécessaire de dresser une liste des priorités, dans la mesure où les projets immédiatement réalisables ne sont pas si nombreux…


Le syndic Yves Pellaux devant le site de Longemalle. © Michel Duperrex

Ce n’est donc pas la ville – et on s’en doutait puisque le syndic d’Yverdon-les-Bains préside le comité de pilotage d’AggloY –, qui bloque le processus, mais bien le Canton. Et ce qui est considéré comme une obstruction par Pomy doit être examiné sous l’angle du nouveau Plan directeur cantonal: le Conseil d’Etat décide désormais des priorités sur l’ensemble du territoire cantonal, «et pas seulement dans ce domaine», précise Pierre Imhof, et il assume l’exclusivité de la gestion des surfaces d’assolement.

Selon les explications données par le chef du SDT, le Gouvernement se penche à deux reprises par année sur cette liste. Le dossier de Pomy n’a pas été traité en décembre, mais il pourrait l’être lors du prochain rendez-vous du début de l’été.

Pierre Imhof réaffime en conclusion l’autorité du Conseil d’Etat sur ce domaine particulièrement sensible, «car pendant des années, on a sacrifié 200 à 300 hectares de surfaces d’assolement» et cela ne pouvait plus durer.

Il ne reste au syndic de Pomy et à sa Municipalité qu’à prendre leur mal en patience…

 

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19 avr 2018

Le village redimensionne ses ambitions

L’Abergement  –  La Commune a mis son Plan général d’affectation à l’enquête. Une séance d’information publique aura lieu mardi.

Installée dans le bureau communal, la syndique Monique Salvi déplie le nouveau Plan général d’affectation (PGA) de L’Abergement sur la table. Le visage un peu crispé, l’édile n’a pas d’autre choix que de se soumettre à la législation en vigueur et de respecter la Loi sur l’aménagement du territoire (LAT) et la quatrième révision du Plan directeur cantonal vaudois. Comme toutes les communes du Canton de Vaud, L’Abergement doit réviser son PGA d’ici à 2021.

Même si, pour l’heure, aucune opposition n’a été déposée – le dossier de mise à l’enquête est présenté au greffe municipal jusqu’au 10 mai –, la syndique le sait: la Municipalité devra faire face au désenchantement de ses habitants. «L’Exécutif travaille sur la révision du PGA depuis 2007, explique Monique Salvi. Autant dire que c’est un travail de longue haleine, qui devra être révisé dans la douleur.» Si la pilule sera difficile à avaler pour la population, c’est parce que plusieurs zones actuellement constructibles seront redéfinies en zones agricoles. «Il y aura des mécontents parce que les terrains de plusieurs propriétaires vont perdre de la valeur», indique-t-elle.

Par ailleurs, le Tribunal fédéral ayant invalidé l’actuel PGA (lire encadré), la Commune ne peut même plus s’appuyer sur un plan en vigueur.

Quarante habitants attendus d’ici à 20 ans

Situé au pied du Suchet, le village s’étend sur plus de 570 hectares, dont la moitié se trouve en zone forestière, jusqu’à la frontière française. La Commune compte par ailleurs 251 personnes sur son territoire. Avec une augmentation de 0,75% d’habitants autorisée pour les vingt prochaines années, la Commune pourra accueillir quarante citoyens supplémentaires. «Nos capacités actuelles sont quatre fois supérieures à ce qui est exigé (ndlr: le village devrait compter 160 habitants). Avec la LAT, on a surtout l’impression de perdre de plus en plus notre marge d’autonomie», poursuit la syndique.

La syndique Monique Salvi s’apprête à affronter les habitants mécontents de sa Commune. © Carole Alkabes

La syndique Monique Salvi s’apprête à affronter les habitants mécontents de sa Commune. © Carole Alkabes

 

Une séance d’information publique aura lieu mardi à la Grande salle du village, à 20h. L’occasion, pour la population, de poser toutes ses questions aux cinq membres de l’Exécutif.


Plan actuel invalidé par le Tribunal fédéral

Un quartier controversé

En mai 2017, le Tribunal fédéral (TF) avait débouté la Commune de L’Abergement et les promoteurs qui prévoyaient de construire un nouveau quartier d’habitation dans le hameau du Petit Vailloud.

L’organisation de protection de la nature Pro Natura avait déposé un recours car elle considérait que ce projet était synonyme de mitage du territoire. «Le plan communal qui avait été accepté en 1981 a été invalidé par le TF, car cette zone n’aurait jamais dû être constructible», affirme la syndique Monique Salvi.

Aucun projet ne sera envisagé sur cette zone – elle compte deux fermes et une maison d’habitation – qui devra être affectée en zone agricole. Pour être envisagée en tant que zone spéciale de hameau, il faut compter cinq bâtiments au minimum.

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18 avr 2018

Ils se retrouvent 50 ans après avoir décroché leur brevet

Yverdon-les-Bains  – Les premiers instituteurs diplômés de l’Ecole normale locale en pèlerinage.


Pour fêter les 50 ans de l’obtention de leur brevet, les premiers enseignants formés à Yverdon-les-Bains et leurs professeurs ont défilé dans les rues. © Carole Alkabes

Cela fait exactement 50 ans qu’ils ont quitté les bancs de l’école et pourtant, hier matin, ils étaient comme des enfants en course d’école. Eux, ce sont les premiers professeurs diplômés de l’Ecole normale d’Yverdon-les-Bains (ENY), l’ancienne antenne régionale de la Haute Ecole pédagogique (HEP) (lire encadré). Ils étaient une vingtaine de «normaliens» à se retrouver à côté du Conservatoire de musique du Nord vaudois.

«C’est ici qu’il y avait le pavillon des filles à droite et celui des garçons à gauche, a rappelé Marc Mousson, qui enseignait le dessin et le modelage aux futurs instituteurs. Ici, il n’y avait que les salles de classe ordinaires alors mes élèves devaient se déplacer en ville pour les autres cours.» Et c’est à titre de pèlerinage que la fine équipe a repris, une dernière fois, le chemin de ses classes d’antan, sises notamment à l’Ancienne Poste, à l’Hôtel de Ville et au Château.

Ces retrouvailles ont fait ressurgir quelques anecdotes. «Une fois, on avait pêché un poisson dans la Thièle et je l’avais accroché à la 2 CV du professeur Vollenweider et il s’était baladé dans toute la ville avec un poisson mort. Alors le lendemain, il nous avait réservé une dictée surprise sur la pêche avec toutes les difficultés possibles», s’est souvenu Denis Pilloud. «C’était une autre époque, il y avait une grande liberté, et l’ambiance était très familiale», ajoute  Nicole Resin-Berovalis, tout en assurant que les filles, elles, étaient bien plus sages que les garçons…

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18 avr 2018

Un ouvrage plonge dans le passé du Musée

Yverdon-les-Bains – Le Musée d’Yverdon et région publie un livre qui retrace 250 ans d’histoire.


La conservatrice du musée France Terrier (à g.) a présenté son volume en présence de l’éditeur Frédéric Rossi et de Carmen Tanner, municipale yverdonnoise chargée de la culture. © Carole Alkabes

Pour marquer les 250 ans du Musée d’Yverdon et région, l’institution avait organisé, en 2014 déjà, une exposition qui présentait 250 pièces issues de la riche collection conservée dans les vieux murs du Château d’Yverdon-les-Bains. Un deuxième projet d’envergure avait été lancé à l’époque: retracer l’histoire méconnue du musée par une étude complète. «Grâce au legs important de Max Suter (ndlr: un dentiste yverdonnois), nous avons pu mandater deux spécialistes pour réaliser cette recherche», explique France Terrier, conservatrice de l’institution depuis plus de 25 ans. Le résultat de ce travail a été présenté hier.

Des coquillages par milliers

Les chercheuses Rossella Baldi et Valérie Kobi ont établi l’historique du musée grâce aux nombreuses archives. Leur ouvrage à la fois dense et riche en illustrations évoque d’une part les prémices du musée du XVIIIe siècle et son institutionnalisation à partir du XIXe siècle et jusqu’à 2001. «Nous avons interrompu les recherches à ce moment-là, car nous n’avons pas le recul nécessaire pour analyser l’histoire plus récente du musée», poursuit la conservatrice.

Les origines de l’institution remontent au XVIIIe siècle, lorsque qu’Elie Bertrand, un pasteur et naturaliste établi à Yverdon, a participé à la création du cabinet de sciences naturelles, une émanation de la bibliothèque de la Société économique de l’époque. L’homme, qui a collaboré à L’Encyclopédie de Diderot et D’Alembert et qui a été anobli par le roi de Pologne, a publié un Dictionnaire universel des fossiles en 1763. «Pendant longtemps, nous ne possédions aucune information à ce sujet. Et un jour, nous avons découvert non pas des fossiles mais des milliers de coquillages conservés par Elie Bertrand dans une armoire à layette (ndlr: meuble où l’on conservait les archives)», confie-t-elle.

Dans la seconde partie de l’ouvrage, la chercheuse Valérie Kobi s’intéresse au développement des collections du musée. Sous l’impulsion de Louis Rochat (1824-1882) notamment, les fonds se sont enrichis d’objets préhistoriques en provenance du lac de Neuchâtel.  Créée en 1904, la Société du Musée d’Yverdon s’est émancipées grâce aux premières fouilles du Castrum.

La découverte des sites palafittiques de la baie de Clendy dans les années 1960 et les deux célèbres embarcations gallo-romaines ont définitivement inscrit le musée dans le paysage culturel du Nord vaudois.

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