Les News de Nord Vaudois - juin 2017

En collaboration avec le journal La Région.

12 Mar 2018

Vent de contestation sur le village

Huit membres du Conseil général ont déposé un recours, jeudi soir, contre la décision de faire revoter l’organe délibérant sur la création d’un parc éolien sur les crêtes du Mollendruz. Un point pourtant déjà tranché et refusé.

Décidemment, la commune de La Praz ne cesse de faire parler d’elle. En effet, elle avait déjà provoqué des remous en janvier dernier lorsque son Conseil général avait refusé, à la surprise générale, la création du projet de parc éolien sur les crêtes du Mollendruz. Ensuite, la Municipalité pratous avait à son tour défrayé la chronique en annonçant sa volonté de faire revoter, une ultime fois, l’organe délibérant sur le même préavis. «Depuis, dans le village, on s’amuse à dire que La Praz est devenue la nouvelle Amérique du sud», raconte une habitante. Avec sept autres membres du Conseil général, jeudi dernier, elle a généré un nouveau rebondissement en déposant un recours auprès du Conseil d’Etat contre la décision de l’Exécutif (lire La Région du 9 mars). «La préfète a jusqu’à mercredi pour donner ses premières déterminations sur le dossier au service de justice du Canton», explique Me Laurent Trivelli, avocat mandaté par les opposants.

Un simple contretemps

Quant aux promoteurs du projet lancé en 2009, à savoir les trois communes sur lesquelles seront installées les douze éoliennes – Juriens, Mont-la-Ville et La Praz –, ainsi que le Service des énergies d’Yverdon-les-Bains (SEY) et le Service d’électricité de la ville de Zurich (EWZ), ils restent confiants: «C’est certes une péripétie, mais nous sommes sereins, commente Pierre Dessemontet, municipal de la Cité thermale chargé du SEY. Par contre, on constate que les gens qui nous ont dit que c’était un déni de démocratie de solliciter un second vote attaquent maintenant la décision du Bureau de l’assemblée de commune.»

Et d’ajouter: «Notre plan B était de savoir si le parc pourrait vivre sans les trois éoliennes sur La Praz, mais la question a vite été éliminée car la Municipalité voulait d’abord voir si le résultat de janvier se confirmait.» Et avant ce second round, une nouvelle séance d’information, interdite aux médias, a été agendée.

Pour rappel, l’un des arguments des promoteurs pour expliquer ce premier refus était de dire que ce soir-là, 38% des membres du Conseil général venaient d’être assermentés (contre 15% à Mont-la-Ville et 17% à Juriens). Ceux-ci auraient donc voté «sans connaître le dossier». «On a crié partout ça, mais en fait, je n’ai compté que trois personnes vraiment nouvelles sur les onze assermentées. Tous les autres sont des personnes qui sont là depuis des années ou qui ont fait venir leur conjoint. Ce sont donc des gens qui ont suivi le projet», révèle un des membres du délibérant, en fonction depuis de nombreuses années.

Un cas d’école

La grande question qui se pose désormais est de savoir s’il est légal de soumettre à nouveau au Conseil général exactement le même texte à la vrigule près, seulement deux mois après un vote négatif. «Comme il n’y a pas de disposition légale qui s’y oppose, c’est donc possible», relève Corinne Martin, cheffe du Service des communes et du logement. «En droit public administratif, il n’y a pas ce que l’on appelle l’autorité de la chose jugée. On pourrait très bien redéposer une demande de permis de construire identique le jour après avoir reçu un refus, atteste Me Alain Thévenaz, avocat mandaté par la plupart des communes de la région impliquées dans des projets éoliens. Ce n’est pas fréquent, mais cela arrive. L’an dernier par exemple, j’ai eu le cas d’une commune qui a fait revoter exactement le même préavis deux ou trois mois après un refus parce qu’elle avait le sentiment qu’il fallait encore un peu d’explications.»

Un argument qui ne convainc pas Me Laurent Trivelli: «Cela relève d’un mépris criant de l’esprit de nos institutions. Et ce n’est pas parce que cela s’est déjà produit que c’est constitutionnel.» Affaire à suivre.

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09 Mar 2018

Le partenariat public-privé consacré

Yverdon-les-Bains – La Ville et les représentants des groupes Marti et Amag ont signé mercredi soir le contrat de construction du parking de la place d’Armes.

Ce n’est qu’une étape, mais une étape-clé. Un an pratiquement jour pour jour après l’adjudication du projet, les représentants de la Ville d’Yverdon-les-Bains et ceux des groupes Marti Construction et Amag Automobiles, réunis dans la société nouvellement créée Parking de la place d’Armes S.A., ont signé mercredi soir à Lausanne le contrat de partenariat public-privé (PPP) et de construction du parking souterrain de la place d’Armes.

Cette signature formelle est intervenue au terme d’une ultime séance de six heures, consacrée à la mise au point d’un document qui compte pas moins de 19 annexes.

Un document complexe

Très satisfait de parvenir à cette étape, Jean-Daniel Carrard, syndic d’Yverdon-les-Bains, explique: «Il a fallu prévoir de nombreuses situations. Par exemple ce qui se passerait en cas de vente d’actions à un tiers. Il y a des conditions précises et la Ville s’est préservé un droit de regard en fonction du partenaire.» Yverdon-les-Bains disposera d’un siège au conseil d’administration de la société du parking.


Photo d’illustration. ©Thibaud Zingg

Ce projet, estimé à 55 millions de francs, sera financé, au travers de la société créée par les deux entités (Parking de la place d’Armes), essentiellement par Marti et Amag, deux groupes familiaux suisses. La Ville, qui accorde contractuellement un droit de superficie (DDP) d’une durée de 70 ans, y consacrera 2,5 millions de francs.

Si les étapes politico-administratives à venir se passent bien, le chantier de ce parking souterrain de 1000 places pourrait débuter en 2020, et l’ouverture intervenir en 2022.

Solide expérience

Photo d'illustration. ©Thibaud Zingg

Photo d’illustration. ©Thibaud Zingg

Directeur général de Marti Construction, Jacques Dessarzin est heureux de l’issue des négociations: «Nos deux groupes familiaux (Marti et Amag) partagent la même philosophie. Nous avons des expériences en commun. Mais c’est la première fois que la collaboration se poursuivra également avec l’exploitation.» Marti Construction dispose d’une solide expérience en matière de parkings souterrains. La dernière réalisation en date est celui de Mégaron, qui comporte 220 places, à Lancy (Genève), couplé avec un centre associatif.

Procédure  – Le Conseil communal se prononcera sur un préavis global

Mettre fin à cinquante ans d’espoirs déçus

«Ils ont travaillé très dur sur ce dossier.» Municipale chargée de l’urbanisme et des bâtiments, Gloria Capt rend hommage aux collaborateurs de son service qui se sont impliqués dans la préparation du contrat. En effet, il fallait, entre autre, respecter le projet primé lors du concours de réaménagement urbain et paysager de la place d’Armes, et donc œuvrer avec HYL, l’agence parisienne lauréate. «Ce n’était pas gagné d’avance, il fallait tenir compte des contraintes des uns et des autres, mais aussi du futur (voir encadré). Même si ce n’est qu’une étape, j’ai un sentiment de satisfaction et de soulagement», relève l’élue.

La Municipalité et ses spécialistes vont désormais se concentrer sur la préparation du préavis qui sera soumis au Conseil communal, et des procédures liées à la mise à l’enquête publique.

C’est donc un parcours politico-administratif relativement long qui attend ce projet, dont bon nombre d’Yverdonnois, mais aussi tous ceux qui viennent dans la ville-centre, attendent l’aboutissement depuis plus de cinquante ans, à commencer par l’initiateur Pierre Despland, relayé dans un passé récent par Laurent Gabella. Environ 19 millions de francs sont prévus au plan des investissements pour l’aménagement de surface.

Front Gare

Appel à investisseurs

Photo d'illustration. ©Thibaud Zingg

Photo d’illustration. ©Thibaud Zingg

Si le projet de réaménagement du Front Gare paraît être au point mort, c’est une illusion. Il fallait en effet que le parking souterrain de la place d’Armes et le réaménagement de surface tiennent compte du futur. Ainsi, un passage (piétonnier) de 20 mètres de large devrait relier le parking de la place d’Armes et le futur complexe du Front Gare. «C’est un tout. Il fallait faire avancer en parallèle les autres projets. C’est très important pour redynamiser le centre-ville», explique Gloria Capt. Les négociations sur Front Gare avancent et les partenaires en sont au stade de la répartition des droits à bâtir. Une fois ce problème réglé, un appel à investisseurs sera lancé. Il paraît évident que dans un projet nécessitant quelque 130 millions de francs, le partenariat public-privé sera privilégié.

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09 Mar 2018

Révolution technologique au Battoir

Le FC Champvent s’est équipé des parois Sensiwall et d’un système de capteurs GPS durant l’hiver. L’évolution est en marche.

En rejoignant Champvent durant la trêve hivernale, Philippe Demarque était sensé gagner en liberté et en temps libre. Son poste d’assistant de la première équipe d’Yverdon Sport, en plus de son rôle auprès des juniors de la Cité thermale (qu’il occupe toujours), lui demandait effectivement un investissement de tous les instants. Un engagement qui, naturellement, est moindre au sein d’un club amateur comme le FCC. Et puis, le football et la passion ont rattrapé le technicien…

Dès son arrivée, l’Urbigène a initié une petite révolution au Battoir. En se servant de ses expériences récentes, l’homme a rapidement convaincu Claude Meylan, son président, de se fournir en matériel de pointe. Autrement dit, les Chanvannais disposent désormais de quatre parois Sensiwall – invention de la start-up yverdonnoise du même nom –, ainsi que de capteurs GPS. «Pour les parois, commercialisées depuis 2017, j’avais participé à leur développement, explique Philippe Demarque. Concernant le système GPS, Anthony Braizat (ndlr: l’entraîneur d’YS) avait amené ça de Servette à Yverdon, ce qui m’avait donné l’occasion d’apprendre son fonctionnement.»

Elément motivateur

Deux technologies qu’il ne suffit pas de posséder pour bénéficier de leur plus-value. Il faut comprendre les résultats, les analyser et, surtout, pouvoir travailler avec. «Si l’on prend notre match amical contre Italia Nyon, on se rend compte qu’un joueur comme Robin Chabod n’a pas parfaitement géré son effort. Il a énormément couru pendant une demi-heure, puis il s’est rapidement retrouvé exténué», note Alain Poncet, assistant à la «une». «Dans le cas de Bryan Porcello, arrivé d’Ependes durant l’hiver, on constate qu’il est loin d’avoir la meilleure VMA (vitesse maximale aérobie) du groupe, poursuit Philippe Demarque. Par contre, face à Nyon, c’est celui qui a couru le plus. On peut donc en tirer la conclusion suivante: il a une force mentale au-dessus de la moyenne.»

Au-delà des diverses interprétations, ce matériel «new gen», peu répandu dans le football amateur, pousse surtout les joueurs à se surpasser. «Ils se retrouvent confrontés à eux-mêmes, ainsi qu’à des données chiffrées qui ne trompent pas. Et les résultats sont là: en moyenne, chacun a progressé entre 25 et 40% depuis la reprise.» Une amélioration qu’il convient de relativiser après une pause de près de trois mois.

«T’as vu, j’ai gagné 2km/h!»

Reste que la motivation se lit aisément sur le visage des joueurs. «L’autre jour, j’ai aperçu Albino Bencivenga discuter avec un coéquipier, glisse Alain Poncet. Il lui a dit: t’as vu, j’ai gagné deux km/h depuis le dernier match! Ils se sont tous pris au jeu.»

Les parois Sensiwall, elles, ont déjà permis à Champvent de plutôt bien limiter la casse lors d’une préparation hivernale comme toujours perturbée par le froid et la neige. Positionnées aux quatre coins de la petite salle du village, celles-ci donnent une toute autre dimension à un entraînement qui semble limité. Résumé rapidement: lorsque la lumière est rouge, le but est fermé; quand elle est verte, il faut marquer. L’idéal pour lever la tête, se repérer dans l’espace et effectuer des choix rapides. Tout pour que le feu, lui, reste au vert durant tout le printemps au Battoir.

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09 Mar 2018

«La petite reine» dans la Constitution?

L’initiative populaire visant à promouvoir les voies cyclables, les chemins et les sentiers pédestres en Suisse n’a pas passé la rampe du National. Mais une majorité de parlementaires a voté en faveur du contre-projet du Conseil fédéral qui permettrait au vélo de faire son entrée dans la Constitution. Dans la région, la roue tourne aussi pour les cyclistes.

«La commune a une topographie idéale pour les cyclistes. Je constate que le vélo redevient de plus en plus une bonne alternative à la voiture pour les citoyens de la ville.» Benoist Guillard, président de Pro Vélo Région Yverdon-les-Bains depuis 2015, est ravi du succès croissant de la «petite reine» aussi bien à l’échelle locale que nationale. Lorsqu’il a repris la présidence de la section nord-vaudoise, il pouvait compter sur l’engagement d’environ 150 personnes. Ce chiffre a doublé en 2016 et continue de prendre de l’ampleur. Actuellement, l’association réunit 333 membres.

Il y a trois ans, la branche locale de Pro Vélo était parvenue à rassembler 759 signatures pour l’initiative populaire «Pour la promotion des voies cyclables et des chemins et sentiers pédestres». Avec l’aide de ses différentes entités régionales, Pro Vélo a réussi à convaincre 100 000 citoyens d’exiger une modification de la Constitution fédérale.

La semaine dernière, le Conseil national a opté pour le contre-projet direct proposé par le Conseil fédéral, plutôt que pour l’initiative populaire. La Confédération pourra, mais ne devra pas, coordonner la promotion du vélo. «C’est la différence principale entre les deux textes, mais l’idée de base est passée», affirme Benoist Guillard, visiblement soulagé. Les initiants ont indiqué adhérer au contre-projet qui devrait être soumis au peuple en 2019.

«Dans quelques années, un cinquième, voire un quart de la population yverdonnoise se déplacera en vélo», estime Benoist Guillard qui reste conscient qu’il sera tout de même difficile de changer les habitudes de déplacement d’une partie des citoyens.

En 2017, 51 enfants ont participé aux cours de conduite cycliste dispensés à Yvonand et à Yverdon-les-Bains par Pro Vélo. L’année dernière, l’association a même lancé des leçons individuelles destinées aux adultes pour répondre à une demande de certains habitants de la région. Vu l’essor des bicyclettes électriques, Benoist Guillard envisage aussi de proposer des cours dédiés à cette nouvelle pratique: «Elles vont plus vite, et il y a pas mal de changements par rapport aux vélos classiques.»

Mais l’augmentation du nombre de cyclistes va de pair avec des infrastructures adéquates. S’il est satisfait des efforts fournis depuis quelques années par les autorités de la Cité thermale, Benoist Guillard aimerait que les liaisons entre les différentes zones de la ville puissent se faire de manière plus sécurisée et coordonnée, et qu’il y ait aussi une plus grande cohésion dans le Nord vaudois. «La Ville met en place un système de mobilité douce qui s’intègre dans le Plan directeur cantonal», affirme, de son côté, Valérie Jaggi Wepf, municipale yverdonnoise en charge de la mobilité.

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08 Mar 2018

Baisser de rideau pour la GT 40 de Sbarro

Le constructeur grandsonnois Franco Sbarro présente, dès aujourd’hui et jusqu’au 18 mars prochain au Salon de l’auto de Genève, son dernier véhicule inspiré de la voiture lancée en 1964 par Ford.

Franco Sbarro est un habitué du Salon de l’auto de Genève, c’est le moins que l’on puisse dire. Depuis 1973, il tient un stand au milieu de ceux des marques historiques de l’industrie automobile.

Modeste, Sbarro préfère mettre en avant le travail des étudiants et des enseignants de l’école Espera, qu’il a créée il y a plus de 20 ans. «Le Salon est une juste récompense pour eux. C’est la seule école présente ici», souligne leur mentor, entre deux discussions avec ses admirateurs et ses amis venus le saluer mardi dernier.

La première phrase de l’affichette placée en dessous de sa Sbarro Replica GT 40 – présentée cette année à Genève – éveille immédiatement notre curiosité. «Pour cette dernière réalisation, j’ai choisi des solutions avancées de mon expérience des courses», peut-on lire avec surprise.

«C’est le dernier modèle de ce genre-là que je construis», confirme le Grandsonnois. La Ford GT 40, née en 1964, a été une source d’inspiration pour Franco Sbarro depuis le début de son lancement. «Elle se prête plutôt aux circuits. Le modèle que je présente ici dispose de 550 chevaux et pèse environ 1000 kg», précise celui qui a choisi d’exposer sur son stand trois créations personnelles ainsi que deux véhicules réalisés par l’école Espera.

«Les étudiants devaient travailler sur le thème des Grands Prix des années 1960, révèle Anthony Weck, qui enseigne depuis douze ans à l’école située à Montbéliard, en France. Le modèle Rush reflète le passé, alors que Dilemme représente le futur de la Formule 1.»

Les élèves de la promotion 2016-2017 ont travaillé pendant 35 jours sur le premier véhicule cité, et ceux de la promotion 2017-2018 environ 62 sur le deuxième, un prototype 100% électrique.

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08 Mar 2018

Dans les coulisses des marionnettes

Concise  –  Le Festival international de marionnettes aura lieu en mai prochain, à la Grande salle du village. Les préparatifs vont bon train à deux mois de la manifestation.


Michel Poletti s’est déplacé à plusieurs reprises au collège Henri Dès, afin d’apporter ses conseils aux élèves. Lors de ce festival, ces derniers, présenteront sept histoires différentes qu’ils ont inventées de toutes pièces. © Michel Duperrex

Guignol et Gnafron, les célèbres marionnettes lyonnaises, n’ont qu’à bien se tenir! Depuis la rentrée scolaire, près de 150 élèves des collèges de Concise et de Corcelles-près-Concise rivalisent de créativité pour fabriquer des personnages hauts en couleur qu’ils présenteront à l’occasion du Festival international de marionnettes, qui aura lieu du 24 au 27 mai prochain à la Grande salle de Concise.

«Je souhaitais organiser un événement artistique dans le Nord vaudois depuis longtemps déjà», raconte l’enthousiaste Michel Poletti, directeur du Théâtre Antonin Artaud à Lugano. Né en 1943, le marionnettiste a parcouru le monde pour vivre de sa passion, avant d’installer son théâtre au sud des Alpes, en 1969. Grâce à sa cousine Claudine Bonzon, enseignante à la retraite qui vit à Onnens, il a lancé la première édition d’un festival qui lui tenait à cœur.

Un univers merveilleux

«Auparavant, je n’avais jamais travaillé avec des écoliers sur un projet d’une telle durée (ndlr: à Concise, ils sont âgés de 4 à 10 ans) et je dois reconnaître qu’ils m’impressionnent par leur entrain et leur imagination», poursuit-il. En effet, lorsqu’on déambule à travers les salles de classe, on observe pléthore de figurines colorées et farfelues: des extraterrestres aux multiples antennes par-ci, des cuisiniers toqués par-là, et même des autruches mobiles. «A partir de l’objet, les élèves ont inventé une histoire avec leurs enseignantes, qu’ils présenteront cachés derrière des castelets lors du festival», révèle Claudine Bonzon, présidente de l’association Marionnettes du monde entre rive et vignoble.

«L’univers des marionnettes est vaste et fascinant. Il y a la virtuosité des figurines à fil, où chaque articulation est réalisée méticuleusement, mais on compte aussi celles qui portent une gaine, les marottes ou encore les ombres chinoises», explique Michel Poletti. Pour émerveiller petits et grands, il a également invité plusieurs artistes internationaux qui feront le détour par Concise, comme Jordi Bertran (Espagne), Claudio Cinelli (Italie), Valeria Guglietti (Argentine) et The Fifth Wheel (Russie).

Pour assurer l’organisation du festival, la dynamique Claudine Bonzon s’investit pour trouver des fonds. Après avoir préparé un repas de soutien où elle a récolté près de 7000 francs, elle a décidé de lancer une campagne de financement participatif pour atteindre son budget de 40000 francs. «Nous avons aussi la chance de pouvoir bénéficier de l’aide de la Commune et des différents clubs services de la région», précise-t-elle encore.

Informations au 079 475 14 06 ou via festival@marionnettesmonde.ch.

 

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07 Mar 2018

Bientôt dans la cour des tout grands

Alan Roura était de passage à Champagne cette semaine, alors que son bateau «La Fabrique» se trouve en plein chantier. L’occasion de faire le point avec le skipper genevois.

«Une fois le mal de mer passé, l’expérience a été très enrichissante. Délaisser son confort quotidien pour vivre à trois dans une toute petite embarcation, c’est loin d’être évident.» Voilà les mots de Marc-André Cornu, le grand patron de l’entreprise de Champagne La Fabrique, partenaire no 1 d’Alan Roura, après avoir passé cinq jours sur l’eau avec le navigateur genevois. «Je crois que tout le monde rêverait de travailler avec une entreprise comme celle-ci. Ce périple aux Açores avec le boss, c’est la preuve que ces gens ne sont pas seulement là pour me soutenir financièrement, mais qu’on vit une réelle aventure ensemble. Le patron qui laisse son sort entre vos mains dans une tel environnement pendant si longtemps, c’est un signe fort», jubile avec un respect certain le skipper.

L’homme, qui vient de fêter ses 25 ans, passe deux petits jours dans son pays natal. L’occasion de faire la tournée des médias, de rencontrer quelques sponsors et de retrouver ses parents qu’il ne voit d’ailleurs «presque plus».

«Le bateau est à poil»

Il faut dire qu’Alan Roura est plutôt bien occupé depuis son retour de la Transat Jacques Vabre, fin novembre. Son bateau, IMOCA «La Fabrique», a été mis en chantier il y a un mois, et la course contre la montre a déjà débuté. «Pour l’heure, il est à poil, lâche celui qui s’est installé à Lorient, à côté du port où est abrité son monocoque. Le but est de le rendre le plus léger possible. Alors, on gratte partout où on peut gratter. On a déjà gagné 300 kilos. Maintenant, il va falloir commencer à le remonter, sans dépasser les 8,4 tonnes qu’il pesait initialement.»

Le gros du travail consiste à greffer des foils à l’embarcation, ce qui l’alourdira de 150 kilos. «Ça, c’est un chantier dans le chantier. Par chance, c’est un groupe indépendant qui s’en occupe, on n’a pas à s’en soucier, note le marin, qui dispose d’une équipe de sept personnes à ses côtés. Une fois cette étape franchie, on disposera vraiment d’un bateau de nouvelle génération.»

Cyril Cornu (à dr.), responsable de La Fabrique, entend étendre les produits fabriqués par l'entreprise de Champagne à la grande distribution. © Michel Duvoisin

Cyril Cornu (à dr.), responsable de La Fabrique, entend étendre les produits fabriqués par l’entreprise de Champagne à la grande distribution. © Michel Duvoisin

Dans cette optique, la participation à la dernière Transat Jacques Vabre s’est avérée décisive. «Au moment d’entamer toutes les modifications, je savais exactement ce que je voulais. Et le gros plus, c’est que mon équipe a effectué le voyage retour depuis le Brésil. Ce qui nous a permis de confronter nos points de vue en fonction de notre ressenti.»

La Route du Rhum à fond

La mise à l’eau, elle, est prévue pour fin mai-début juin. «Deux choix s’offraient à nous. Soit on optait pour un gros chantier début 2018, avec l’avantage d’avoir deux années et demie d’expérience au moment d’entamer le Vendée Globe 2020, notre objectif absolu. Soit on l’effectuait l’année prochaine à la même époque, avec l’avantage de bénéficier des dernières nouveautés, mais sans être certains d’avoir tous nos repères en novembre 2020. Sans hésiter, on a préféré la première option.»

Une alternative qui permet à Alan Roura de se rendre à la Route du Rhum, la prochaine grosse compétition à son programme, qui débutera le 4 novembre, sur l’embarcation qui l’accompagnera jusqu’au Vendée Globe 2020. «Si je vois cette course comme un entraînement? Ah non! Ce sera à fond d’un bout à l’autre. L’objectif, c’est de finir dans les dix premiers. Un top 5 ne me semble pas inatteignable et constituerait un résultat fantastique. Au-delà des dix, par contre, je risque de tirer la gueule.» La discipline se prêtant aisément aux surprises et autres exploits, il ne faudra pas perdre «La Fabrique» des yeux dans les mois à venir.

Alan Roura en compagnie du grand patron de La Fabrique Marc-André Cornu, avec qui il a passé cinq jours en mer. © Michel Duvoisin

Alan Roura en compagnie du grand patron de La Fabrique Marc-André Cornu, avec qui il a passé cinq jours en mer. © Michel Duvoisin

Créer et étendre la marque La Fabrique

Cyril Cornu, responsable de La Fabrique, ne cache pas que, financièrement, l’aventure dans laquelle s’est lancée l’entreprise de Champagne n’est pas des plus rentables. «Si on voulait vraiment gagner de l’argent, on n’aurait pas choisi la voile. A vrai dire, on en tire assez peu d’avantages. Malgré tout, cela nous apporte une visibilité non négligeable. Le problème, c’est que les gens associent le nom La Fabrique au bateau, et pas au groupe qui se cache derrière. C’est pour cette raison qu’on va créer notre propre marque et étendre nos produits à la grande distribution.»

 

Sport et gestes sûrs

«Sur un bateau comme La Fabrique, le mât se trouve à plus de trente mètres de haut, il y a des manœuvres à effectuer, une voile qu’il faut parfois changer… Tout cela demande d’être en forme physiquement, sinon, on ne tient pas la longueur d’une grande compétition.» La mise en chantier de son embarcation pendant plus de quatre mois ne signifie pas qu’Alan Roura peut se la couler douce en attendant que celle-ci flotte à nouveau. «Surtout que les skippers de la nouvelle génération, tout droit sortis de l’université, arrivent en force et commencent à tout gagner. Physiquement, comme dans tous les domaines, ils sont très à cheval. Pour ma part, en plus de continuer à naviguer dès qu’une occasion se présente, j’effectue six heures de sport par semaine. Principalement du renforcement musculaire. Ça permet aussi de mieux résister aux chocs lorsqu’on se trouve sur l’eau. J’apprends également à réaliser les bons gestes lorsqu’il s’agit de porter un objet d’un certain poids. Histoire d’éviter d’avoir mal partout après seulement trois jours de compétition.»

 

Un fan’s club à son nom a vu le jour

Tant Cyril Cornu qu’Alan Roura ne le cachent pas: régater avec les meilleurs bateaux du globe sur un plan financier demeure pour l’heure mission impossible.  «On est très loin d’avoir la moitié des moyens des plus grosses structures», glisse le responsable de La Fabrique. Pour complémenter son budget en vue des trois prochaines saisons, le groupe a donc décidé de lancer un fan’s club pour soutenir son navigateur. «Le but est surtout d’engendrer un engouement autour de notre projet, explique Alan Roura. Depuis le début de notre partenariat, beaucoup de gens nous ont fait part de leur envie de nous aider. C’est l’occasion de leur permettre de prendre part à l’aventure à nos côtés.» L’adhésion au fan’s club est possible dès 150 francs par année. Diverses contreparties sont proposées, dont une participation automatique au tirage au sort pour gagner une navigation sur La Fabrique pour quatre à Lorient.

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07 Mar 2018

Une brasse à quatre millions

La Commune demande un important crédit pour rénover les infrastructures de la piscine. Une dépense nécessaire pour que les bassins restent ouverts l’année prochaine.

La Municipalité d’Orbe est dos au mur. En reprenant la dette des anciens propriétaires de la piscine en 1999, elle a hérité d’une complexe datant 1961 qui pourrait cesser toute activité dès 2019 si d’importantes rénovations ne sont pas effectuées rapidement. C’est pourquoi la Commune a demandé un crédit de 4,243 millions de francs au Conseil communal, sur la base d’une étude de rénovation menée entre 2016 et 2017. Ce montant permettrait d’assainir les bassins et de les remettre aux normes, ainsi que de changer toute l’installation de filtration. Quant à  la pataugeoire, elle serait intégralement reconstruite avec une zone ombragée sur 50% de sa surface.

Avec ces changements, le site sera non seulement conforme aux normes, mais il sera aussi possible, selon la Commune, d’économiser de l’argent sur le long terme. D’une part grâce aux nouveaux bassins en inox qui offriront un gain de temps pour le nettoyage et une durée de vie d’au moins 50 ans; d’autre part par le biais du futur système de filtration de l’eau qui devrait permettre, selon le préavis municipal, «de faire d’importantes économies d’eau et d’électricité».

Tout changer pour attirer

Pour reconquérir le public, deux nouveaux toboggans pourraient venir remplacer le tube vert vieux de 23 ans. Toutes les infrastructures de la piscine – soit les vestiaires, le restaurant et les douches – seront également rénovées. Mais un complexe flambant neuf à côté d’un camping et d’un mini-golf qui prend de l’âge, cela donnerait mauvaise image. La Commune a justement prévu le coup. C’est pourquoi elle sollicite un crédit supplémentaire de 80 000 francs pour étudier un projet global du site du Signal. Cette enveloppe s’ajouterait au crédit d’étude de 85 000 francs, accepté en 2016 par le Conseil communal pour la rénovation des bassins et des infrastructures de la piscine uniquement.

L’organe délibérant d’Orbe sera-t-il prêt à faire le grand saut et à octroyer deux crédits totalisant plus de 4,3 millions de francs? Réponse lors du prochain Conseil communal.

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07 Mar 2018

Les pêcheurs contraints d’affronter la neige

L’ouverture de la pêche a été entravée à cause d’un accès parfois difficile au bord des rivières. Mais il y a quand même eu quelques belles prises dans la Thièle et l’Arnon, en passant par l’Orbe et le Nozon.

Les pêcheurs des sections nord-vaudoises ont retrouvé dimanche dernier les cours des rivières à l’occasion de l’ouverture annuelle de la pêche. Ils étaient toutefois moins nombreux qu’à l’accoutumée, d’aucuns ayant préféré attendre que les conditions s’améliorent. En effet, plusieurs de leurs endroits préférés étaient difficiles d’accès à cause de la neige tombée en abondance à la fin de la semaine dernière. «C’est la pire des ouvertures que j’ai faites, c’était tristounet!», a lancé un pêcheur sur les rives de l’Arnon.

Reste que les plus fervents étaient au rendez-vous et certains d’entre eux ont fait une bonne pêche, comme Fernand Bachmann, de la section d’Yverdon-les-Bains, qui a sorti cinq truites vers le pont d’Ependes, sur la Thièle, et son ami Feliciano Martinez, qui en a attrapé une de 58 centimètres.

Forte de 38 membres, la section yverdonnoise vient de renouveler son comité, dorénavant composé de Philippe Waridel (président), Maité Gonin (caissière), Florence Gaschen (secrétaire), Michel Gaschen (travaux) et François Vallon (adjoint). «En collaboration avec Yvonand, nous allons relancer l’école de pêche en mai et en juin avec les leçons de théorie à notre pisciculture du Moulinet et la pêche proprement dite en un lieu qui reste encore à déterminer», déclare le président.

Plusieurs jeunes

Yvonand compte de son côté trente membres, dont plusieurs jeunes qui se sont lancés ces dernières années. «Ce matin, ce n’était pas facile d’aller au bord des rivières, souligne le président Frédy Steinmann, qui pêchait au bord du ruisseau des Vaux en compagnie d’Olivier Rosset, de Pierre Cavin et de Cédric Jaccard. Le canal d’alevinage se trouve à proximité de notre cabane du Martinet et nous assurons aussi le repeuplement des rivières. Aujourd’hui, Yannick Pinner a sorti six truites, Michel Antoniazza quatre, Pierre Antoniazza deux et Dominique Saugy une, soit treize au total, ce qui est pas mal si l’on tient compte des conditions, car les truites se planquaient tout au fond de l’eau.»

Enfin, à la section d’Orbe, Thierry Ballif en a attrapé cinq, Jean-Maurice Malherbe deux et Philippe Bugnon une. «Je pêche avec le ver rouge, un appât naturel, mais d’autres utilisent des artificiels comme les leurres, relève Claudio Russo, près du pont Nestlé. J’ai vu un collègue qui en a pris une belle de 45 cm, mais de mon côté, ça ne mord pas pour le moment.»

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07 Mar 2018

Le sabre renaît de ses cendres

Mesuré et parfaitement conscient de ses limites, le CE Nord vaudois se développe à son rythme, sous la tutelle de son président Eric Gorgerat.

Eric Gorgerat n’a qu’un objectif en tête: développer l’escrime dans la région sans commettre les mêmes erreurs que le Cercle d’escrime d’Yverdon (CEY), victime de son succès il y a un peu plus de deux ans. «Entre le matériel, les locaux, les maîtres d’armes à rémunérer et les compétitions, la discipline peut vite s’avérer coûteuse, relève le président du Cercle d’escrime du Nord vaudois (CENV). Les dettes, c’est ce qui avait forcé le CEY à mettre la clé sous la porte.»

Un déclin qui a laissé bon nombre de passionnés sur le carreau. «C’est ainsi qu’on a décidé de recréer une structure. Certes plus modeste, avec des ambitions tempérées et progressives, mais qui peut permettre aux pratiquants d’exercer leur sport et aux plus jeunes de s’y initier. Un garçon de la vallée de Joux vient s’entraîner avec nous chaque mercredi. On tient à devenir le club de toute une région», explique celui qui est aussi impliqué au sein des Amis de la Course. A noter que le CENV se focalise sur la pratique du sabre. «C’est en partie cette spécialité qui nous a poussés à recréer un cercle, nos jeunes membres étant exclusivement attachés à cette discipline.»

Chaque chose en son temps

Après deux ans d’existence, le club basé entre Chavornay et Corcelles-sur-Chavornay compte une trentaine de membres, athlètes inclus. «Se retrouver avec sept ou huit sportifs par catégorie d’âge, c’est idéal, surtout lorsqu’on est deux pour les encadrer», note le maître d’armes David Bozier, généralement assisté de Kevin Grosso, un moniteur Jeunesse et Sport.

Entraînement à Corcelles-sur-Chavornay. © Michel Duperrex

Entraînement à Corcelles-sur-Chavornay. © Michel Duperrex

Fils d’un père lui aussi dévoué à l’enseignement de l’escrime, le Français est arrivé en Suisse il y a une dizaine d’années: «Durant tout ce temps, j’ai entraîné à la Société d’escrime de Neuchâtel, un club d’une autre envergure que le CENV. Cela me prenait de plus en plus de temps, c’est pourquoi j’ai senti le besoin de me lancer dans un défi différent. Ici, le projet est plaisant et me laisse davantage de liberté.»

Si les idées de développement pullulent dans la tête d’Eric Gorgerat, à l’image d’une section dédiée à l’escrime artistique qu’il aimerait mettre en place, le président fonctionne selon une maxime simple: chaque chose en son temps. «On ne peut pas brûler les étapes. Financièrement, on doit s’en sortir avec les cotisations, ainsi que quelques événements qu’on cherche à proposer (ndlr: voir encadré). Mais les choses évoluent dans le bon sens. On a par exemple commencé à aller dans les écoles. C’est marrant, mais on repère tout de suite les enfants qui pourraient être intéressés par la discipline: calmes, posés, réfléchis. Exactement les qualités que requiert l’escrime.»

Le club nord-vaudois a d’ailleurs pris part à son premier tournoi, début février à Morges. «C’était une petite compétition régionale. Quatre athlètes ont participé et se sont vraiment bien comportés. Mattia Serino s’est notamment imposé dans sa catégorie. C’est encourageant», se réjouit l’homme fort du CENV.

Comédie policière

Pour permettre au Cercle d’escrime Nord vaudois de boucler une partie de son budget, la Troupe des Mosaïques présentera son spectacle Parfum et Suspicions, vendredi à la grande salle de Corcelles-sur-Chavornay. «Il s’agit d’une comédie policière en deux actes. La fin risque d’en surprendre plus d’un», révèle Eric Gorgerat. Ouverture des portes à 18h30, début des hostilités à 20h. Petite restauration. Billet d’entrée à 20 francs. Réservations recommandées à morella.frutiger@sunrise.ch ou au 079 508 43 48. «On compte déjà une bonne centaine d’inscriptions.»

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