Les News de Nord Vaudois - juin 2017

En collaboration avec le journal La Région.

21 fév 2018

Une saison qui s’est terminée si tôt pour les deux équipes régionales

Le HC Yverdon a disputé son championnat par vagues. Si le maintien a été rapidement assuré, l’équipe a fait espérer mieux qu’un 8e rang.
Une saison régulière au-delà des attentes suivie d’une grosse désillusion en playoffs: l’exercice du HC Vallée de Joux, quant à lui, laisse comme un amer arrière-goût en bouche.

HC Yverdon

 

La saison régulière

Trois phases parfaitement distinctes, calquées sur les trois tours, ont rythmé l’exercice régulier du HC Yverdon, néo-promu. «Premièrement, il a fallu du temps pour se situer. On s’est cherchés, par rapport à ce nouveau championnat, se souvient Jiri Rambousek. En plus, plusieurs joueurs sont arrivés en cours de saison.» Une période d’adaptation à laquelle a succédé un épisode faste, qui a vu les Yverdonnois remonter dans le top 5. «Un cycle encourageant pour la suite, qui nous a même fait penser à revoir à la hausse notre objectif initial, qui était juste le maintien», poursuit l’entraîneur tchèque. Les choses se sont, ensuite, irrémédiablement corsées dès la défaite contre le HC Vallée de Joux, avant Noël. Lors du dernier tour, Jimi Tinguely et les siens n’ont obtenu que deux victoires, contre les cancres Monthey et Meyrin. De quoi les faire retomber au 8e rang et hériter de l’ogre Sierre au premier tour des playoffs. Rédhibitoire.

Il est difficile d’expliquer cette baisse de régime: «On a probablement fait involontairement preuve de moins de motivation une fois le maintien assuré, estime le technicien. L’équipe a manqué d’expérience et de détermination dans des moments décisifs, comme lors de ce match où on menait 3-1 contre Saint-Imier, avant d’être battus.»

Un bilan unilatéral demeure, par conséquent, difficile à établir. «Qualifiés tôt pour les playoffs, on n’a jamais risqué la relégation, et ce à notre première saison en 1re ligue. A l’inverse, compte tenu de la qualité du jeu produite en novembre et décembre, on a de quoi être déçus de terminer 8es. Il y avait de quoi faire mieux, soupèse Jiri Rambousek. On ne peut parler ni de déception totale, ni de satisfaction.»

Les playoffs

La mission était impossible. Et pourtant, Yverdon a su élever son niveau de jeu et, comme en saison régulière, donner bien des tourments aux Sierrois. Reste que, au final, la formation de la Cité thermale est sortie de la glace vaincue à chaque confrontation, et c’est cela que l’histoire retiendra. Pour le HCY, les séries n’auront duré qu’une semaine. C’est court, très court. «Au vu de nos prestations, être éliminés en trois matches est sévère. On a espéré s’offrir une deuxième rencontre à domicile, lance le coach. Je ne peux rien reprocher à mon équipe. Les gars ont été présents et ont contraint Sierre à jouer son meilleur hockey pour passer. On a manqué d’expérience et de qualité, surtout dans le jeu défensif, pour tenir soixante minutes»

Les satisfactions

Il y en a plusieurs, et notamment le recrutement: les renforts «se sont bien intégrés et ont permis d’augmenter le niveau de l’équipe». Jiri Rambousek pense là, avant tout, à Zandovskis, Gay, Beutler, Borgeaud et Rochat. Les trois gardiens aussi ont montré de bonnes choses, Chmel se révélant même décisif. Un joueur comme Vioget a gagné en volume de jeu, alors que d’autres, Pippia et Pappalardo par exemple, ont permis, par leur abattage, à l’équipe de présenter le troisième meilleur box-play du groupe. «On possède également le deuxième meilleur power-play, mais il n’a, paradoxalement, pas fonctionné en playoffs.»

Les déceptions

Avec 110 buts encaissés en saison régulière, Yverdon n’a pas brillé par sa rigueur. «Trop d’erreurs individuelles et pas assez d’agressivité défensive nous ont coûté des buts, reconnaît l’entraîneur. Les gars n’ont pas toujours consenti les efforts nécessaires.» C’est dans l’idée d’améliorer ces points que le club va aborder le mercato et la préparation.

L’avenir

La saison prochaine, le championnat de 1re ligue sera divisé en deux groupes – plutôt que trois actuellement; la région Suisse centrale peine à fournir assez de formations –, qui devraient être composés de quatorze et quinze équipes. Des groupes qui seront réduits à douze une année plus tard. «Avec deux à trois relégués, il ne faudra pas se louper», pointe Jiri Rambousek. Pour aborder le prochain exercice, l’entraîneur espère conserver le noyau dur de son effectif. «Environ 80% des joueurs», affirme-t-il, précisant vouloir dénicher au moins deux défenseurs expérimentés.

«On a deux bras et deux jambes. Il y a des gens plus malheureux que nous actuellement», a lancé Beat Kindler à ses joueurs peu après leur élimination à Villars, jeudi dernier. © Champi-a

«On a deux bras et deux jambes. Il y a des gens plus malheureux que nous actuellement», a lancé Beat Kindler à ses joueurs peu après leur élimination à Villars, jeudi dernier. © Champi-a

HC Vallée de Joux

 

La saison régulière

«Les gars étaient impossibles à freiner. J’ai moi-même essayé à l’entraînement: rien à faire! Ils réussissaient tout ce qu’ils entreprenaient et, à la fin, quoi qu’il arrive, le tableau d’affichage leur donnait raison. Les joueurs en faisaient tellement que j’ai bien cru qu’on allait en payer le prix en playoffs. Mais ce n’est pas vraiment le manque d’énergie qui nous a plombé lors de notre série finale.» Beat Kindler s’est effectivement retrouvé à la tête d’une machine inarrêtable à partir de la mi-championnat. Le début d’exercice (quatre victoires, puis une série noire de cinq revers consécutifs) avait forgé un caractère de guerrier à ses hommes. Meilleure équipe du troisième tour avec huit succès en neuf matches, le HC Vallée de Joux semblait parti pour écrire un grand chapitre de son histoire.

Les playoffs

Un tour final long de seulement huit jours et quatre matches, une élimination face à Villars, 6e de la saison régulière: la chute a été aussi brutale que la montée en puissance qui a précédé fut flamboyante. «On a péché par manque d’expérience, souffle Beat Kindler. Sur ce point-là, on ne tenait pas la comparaison avec les Villardous.» Un quart de finale que les Combiers ont laissé filer lors des deux premiers actes, se brisant sur système ultra défensif parfaitement préparé par leurs adversaires.

Les satisfactions

L’entraîneur du HCVJ l’avait martelé avant le début des playoffs: «Ce qui nous vaudra la victoire, c’est notre groupe.» Si cela n’a finalement pas suffi pour passer en demi-finale, l’état d’esprit de Vincent Le Coultre et ses camarades se doit d’être salué. «A 2-0 pour Villars durant la dernière rencontre, je nous voyais morts, reconnaît le technicien. L’effectif était décimé par les blessures et les absences. On s’est même retrouvés très injustement en infériorité numérique pendant cinq minutes. Et les joueurs ont tout de même trouvé la force pour rebondir et revenir dans la partie. Ils se sont sentis trahis par certains faits de jeu, ils ont laissé parler leur rage et cela a failli retourner le cours de la série. Cette attitude, elle peut les mener très loin. Au-delà de ça, j’ai été très surpris par des joueurs comme Frédéric Wirz. Voir ce qu’il parvient à faire avec le potentiel qui est le sien à la base, ça force le respect. Et il n’est pas le seul dans ce cas. La progression des frères Marco et Timmy Capriati, ainsi que celle de Loïc Thuillard, est aussi à mettre en évidence.»

Les déceptions

Arriver en pleine euphorie avant de devoir en découdre dans une série au meilleur des cinq matches contre une formation aussi expérimentée que Villars n’a rien d’évident. La Vallée l’a appris à ses dépens. «On a très mal préparé ces playoffs. Et si on a tous notre part de responsabilité, je suis le premier à devoir être remis en question. L’avantage, c’est qu’on a beaucoup appris de cet échec, car cette situation était inédite pour nous.»

Autre sérieux problème rencontré par les Combiers cette saison: les absences. «Je ne pense pas passer pour un mauvais perdant en disant que, si j’avais pu compter sur tout le monde jeudi dernier à Villars, on n’aurait pas été éliminés à ce moment.» Vrai. Sauf qu’il a fallu notamment composer avec la blessure du top scorer Jason Berney et celle de Jonathan Bossard, ainsi qu’avec l’absence de Marco Bassetti (armée). Un souci d’effectif récurrent ces derniers mois. «Ce sont des amateurs. Même si c’est frustrant, c’est absolument normal qu’ils ne se consacrent pas à 100% au hockey.»

L’avenir

«L’idéal serait d’élargir un peu le contingent. Ce n’est jamais évident de faire monter des joueurs au Sentier trois ou quatre fois par semaine, mais on va tout faire pour y parvenir.» Avant ça, il faudra déjà parvenir à garder tout le monde, ou presque. Ce qui semble sur la bonne voie. «On a beaucoup progressé et appris cette saison. Le groupe est motivé et animé par une super ambiance. Ce serait une bonne chose de poursuivre le travail déjà commencé. Tout va se régler dans les deux ou trois prochaines semaines», explique Beat Kindler. A commencer par son cas personnel.

Les awards de la saison décernés par la rédaction

 

HCY:

Le MVP: La fiche de Juris Zandovskis affiche 45 points en 28 matches. Le Letton a constitué l’atout offensif n° 1 du HCY dans le jeu et devant le filet.

Le come-back: Après deux saisons blanches, Dan Vidmer a retrouvé ses sensations au fil de l’exercice, jusqu’à revêtir le costume de patron de la défense.

L’homme à tout faire: Arrivé en tant qu’attaquant polyvalent, replacé en défense en cours d’exercice, Bryan Borgeaud a répondu présent dans toutes les situations. Précieux.

HCVJ:

Le MVP: Deuxième pointeur derrière le très bon Jason Berney, Vincent Le Coultre a brillé par sa polyvalence et son leadership. Une fois de plus.

La révélation: Victor Gudel s’est d’abord remis d’une commotion avant de s’affirmer dans le  troisième bloc, puis de mériter sa place dans le deuxième. Grosse saison.

La valeur sûre: Virevoltant défenseur, Quentin Carlucci a su faire parler sa pointe de vitesse pour créer le danger, tout en assurant derrière. Fort.

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21 fév 2018

Gasser tire la prise

Après vingt ans d’activité, le patron de l’entreprise d’électricité et de téléphonie a vendu sa société au groupe VOEnergies S.A.

Il y a près de quarante ans, un jeune apprenti découvrait les bases du métier de monteur électricien. Ensuite, ce même enfant d’Yverdon-les-Bains est devenu patron d’une société de 45 employés, Gasser électricité-téléphone S.A. (lire encadré gris). Aujourd’hui, après pile vingt ans d’activité, Pierre Gasser a abandonné son bureau. «Je souhaitais moins d’engagement au niveau de l’opérationnel de la société, explique-t-il. Mais n’ayant pas trouvé de successeur intéressé au sein de ma famille et de mes proches, j’ai pris contact avec VOEnergies S.A. pour assurer la pérennité de l’entreprise.» Une rencontre qui s’est conclue, mercredi dernier, par le rachat de la firme yverdonnoise par le groupe vallorbier, avec effet au 1er janvier. Les patrons ont refusé de communiquer le montant de la transaction.

«C’est douloureux, car cette entreprise, c’est un petit peu mon bébé, confie Pierre Gasser. Mais ça me fait moins mal de la remettre à une société locale plutôt qu’à un grand groupe qui ne jure que par le rendement. Cela m’aurait vraiment embêté d’avoir investi autant d’énergie afin de rester une entreprise à taille humaine pour rien. Car c’est ce qui fait notre force, selon moi.»

Passer le flambeau en douceur

«Gasser électricité-téléphone S.A. garde une indépendance totale, avec ses clients et ses secteurs d’activités (lire encadré), souligne Claude Recordon, président du groupe VOEnergies S.A., qui a réalisé en 2016 un chiffre d’affaires consolidé de 36 millions de francs et près de 350 000 francs de bénéfice. Que ce soit au niveau du personnel ou des conditions salariales et sociales, rien ne change. L’entreprise aura toujours un conseil d’administration et Pierre Gasser en sera toujours le président, mais il a quitté ses fonctions de directeur.»

Pierre Gasser a quitté son poste de directeur de Gasser électricité le 14 février dernier.  Il assurera la transition de sa société durant trois ans.© Michel Duperrex

Pierre Gasser a quitté son poste de directeur de Gasser électricité le 14 février dernier. Il assurera la transition de sa société durant trois ans.© Michel Duperrex

Le patron yverdonnois a choisi Alvaro Dias (en médaillon), avec qui il travaille depuis 33 ans, pour le remplacer. «Bien sûr, je ne vais pas arrêter du jour au lendemain. Je resterai encore environ trois ans pour assurer la transition, précise Pierre Gasser. J’ai une totale confiance en mon successeur. Je pars assez serein.»

Il faut dire que les deux hommes parlent de cette transition depuis plus de quatre ans. «On avait échafaudé plusieurs stratégies et ce rachat était la moins pire des solutions», ajoute-t-il. Si le nouveau directeur de 42 ans n’a pas encore osé s’asseoir dans son fauteuil, il sait pourtant dans quelle direction il souhaite faire avancer Gasser électricité-téléphone S.A. «Il n’y a pas de révolution à faire, selon moi, il faut rester à l’écoute des clients et à la pointe de la technologie, affirme-t-il. Nous devons davantage jouer la carte de la télécommunication, car c’est là que nous nous démarquons des autres.»

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21 fév 2018

Les food trucks sont en panne de succès

Si les camions-restaurants arrivent à attirer les clients à Y-Parc, la formule gagnante n’a pas encore été trouvée sur les autres emplacements mis à disposition par la Commune.

«Je suis resté pendant neuf mois avec mon food truck à la place de la Gare. J’ai eu du mal à m’en aller et je n’y remettrai plus les pieds.» Giuliano Tognetti, propriétaire du camion-restaurant Le Cageot ne mâche pas ses mots en évoquant cette expérience ratée.

Sur cette place de la Gare, l’année dernière, il servait cinquante à soixante couverts entre 11h et 17h, alors qu’à Y-Parc, il vend le même nombre de plats en moins d’une heure à la pause de midi. Le choix a été vite fait pour le restaurateur qui vit à L’Auberson et qui travaille aussi comme traiteur à 50%. Il a rayé la gare de sa liste et a préféré se concentrer, à Yverdon-les-Bains, sur le site du Parc scientifique et technologique, ainsi que sur la promenade Auguste-Fallet, mais uniquement lors du marché hebdomadaire qui a lieu tous les mardis.

Le problème qu’a connu le Tessinois à la gare n’est pas un cas isolé. Depuis le premier appel d’offres, lancé en 2016 sous forme de phase de test, il n’est pas le seul à avoir quitté l’un des trois emplacements mis en place par la Commune – la promenade Auguste-Fallet, la place de la Gare et les Rives du Lac – faute d’une clientèle suffisante. Le Del Inka, tenu par Charlotte Roulin Belaonia et son mari, a aussi rapidement délaissé le centre-ville. «Le lundi on gagnait environ cent francs à la promenade Auguste-Fallet, soit quatre fois moins que le vendredi à Y-Parc maintenant», révèle Charlotte Roulin Belaonia.

Un nouvel appel d’offres

Charlotte Roulin Belaonia et Jorge Israel Belaonia Huaman proposent, avec Deli Inka, des spécialités péruviennes à Y-Parc, au marché d’Yvonand et à Lausanne. ©DR

Charlotte Roulin Belaonia et Jorge Israel Belaonia Huaman proposent, avec Deli Inka, des spécialités péruviennes à Y-Parc, au marché d’Yvonand et à Lausanne. ©DR

«Nous avons tenu compte de l’avis des gérants, c’est pour cela que nous avons apporté des modifications», commente Vincent Audemars, chef de la Police administrative de la Cité thermale, à propos du nouvel appel d’offres pour les food trucks en ville. C’est le troisième depuis le lancement de la phase de test en 2016, mais les nouveautés principales pour l’année 2018-2019 consistent en la prolongation de l’horaire d’ouverture des food trucks en soirée et en l’ajout ou la suppression de jours en fonction de la demande. Le site d’Y-Parc n’entre pas dans l’appel d’offres, car les food trucks sur son site ne sont pas sélectionnés par la Police du commerce, mais bien par les responsables du Parc scientifique et technologique dans le cadre d’un partenariat public-privé.

En 2017, la Police du commerce a sélectionné dix camions-restaurants. «Nous pensons que huit à neuf vont demander à continuer», affirme Vincent Audemars. Les restaurateurs ambulants ont jusqu’au 9 mars pour déposer leurs dossiers, mais l’optimisme de la Police du commerce ne reflète pas forcément celui de tous les propriétaires de food trucks.

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20 fév 2018

Ils tombent par hasard sur six millions

Yverdon-les-Bains - Le procès de trois ressortissants français s’est déroulé hier. Ils sont accusés de tentative de brigandage sur un fourgon de la société SOS Sécurité S.A., dans la zone industrielle de Daillens, en janvier 2017.

L’adage «l’occasion fait le larron» est toute trouvée pour l’affaire jugée hier devant le Tribunal correctionnel de la Broye et du Nord vaudois. En effet, trois hommes étaient entendus pour une tentative de brigandage sur un fourgon blindé contenant plus de 6,5 millions de francs. Pourtant, selon les prévenus, s’ils se sont retrouvés à agripper la jambe d’un des deux convoyeurs de fonds pour l’extirper de sa cabine, «c’est le fruit du hasard». «Mais quel beau conte de fée!, a relevé Me Laurent Moreillon, avocat de SOS sécurité S.A., la société de sécurité privée valaisanne victime de l’incident. Trois voyageurs français, qui cherchaient à tuer le temps un vendredi soir, viennent se perdre dans la campagne vaudoise, sans téléphone mobile, entre 2h30 et 2h50 du matin. Et malheureusement, ils tombent sur un convoi transportant des valeurs importantes.»

Partis pour voler des outils

Pour justifier leur présence au beau milieu de la nuit du 27 au 28 janvier 2017 sur un parking sombre de Daillens, les prévenus ont évoqué une intention de voler des outils de chantier. «Après avoir tourné dans Lausanne (ndlr: les trois hommes venaient depuis Annemasse), mon collègue m’a dit qu’il voulait voler des outils, alors on n’est sorti de l’autoroute à Crissier et on a pris la route nationale pour trouver quelque chose à dérober», a raconté celui qui conduisait le véhicule depuis la France. «Je ne connais pas les lieux, mais quand j’ai vu une zone industrielle éclairée et sur laquelle il y avait des machines de chantier, là, j’ai demandé de stopper le véhicule proche de cet endroit, a expliqué l’un des prévenus, ancien footballeur français de première ligue. Après avoir discuté cinq à dix minutes avec les autres, ils étaient tous d’accord de me suivre.»

Accusés de tentative de brigandage, les trois prévenus sont depuis plus d’un ans détenus à la prison de La Croisée, à Orbe.

Accusés de tentative de brigandage, les trois prévenus sont depuis plus d’un ans détenus à la prison de La Croisée, à Orbe. ©Duperrex-a

D’après leurs explications, ils se trouvaient sur un parking proche du centre de tri de La Poste, à Daillens, où étaient stationnés des camions et des voitures. Ils ont tenté d’ouvrir ces véhicules et des grues de chantier, pour y dérober quelques biens de valeur à revendre. «On pensait que les camions seraient ouverts, c’est pour ça qu’on n’avait pas pris d’outils», a lancé le troisième prévenu, qui a prétendu simplement suivre le mouvement sans se poser plus de questions. A noter qu’il est le seul des trois comparses à ne pas avoir un casier judiciaire long comme le bras.

Alors qu’ils essayaient d’ouvrir des portes fermées sans outil, un fourgon blindé de la société SOS sécurité S.A. -la même entreprise qui a été victime du récent braquage à Chavornay (lire La Région Nord vaudois du 9 février)- arrive et se parque un petit peu plus loin.

Et c’est là que la situation a dérapé. Le chauffeur du convoi a à peine eu le temps d’appuyer sur la poignée de la porte qu’il s’est fait attaquer. «Quelqu’un a tiré la porte depuis l’extérieur et j’ai entendu plusieurs voix crier sortez police, se rappelle-t-il. J’ai vu trois personnes encagoulées en face de moi, puis l’une d’elle a pris ma jambe gauche à deux mains pour me tirer dehors. Ensuite, une autre est encore venue l’aider. Je me suis accroché à l’accoudoir central à deux bras et me suis bien débattu pour essayer de rester dans le camion. C’était assez violent.»

Face à cet assaut, son collègue passager s’est penché et a dégainé son arme en criant aux agresseurs de partir. «J’ai détalé comme un lapin et les autres m’ont suivi», a confié l’ancien footballeur, qui prétend s’être attaqué au chauffeur pour créer «un effet de surprise».

Pourchassés par la police, les trois fuyards ont jeté par la fenêtre plusieurs objets, dont les cagoules et les gants qu’ils portaient, ainsi que des ligatures en plastique.

Un scénario peu crédible

Selon le Ministère public et Me Moreillon, cette version ne tient pas la route. «C’est un fait notoire que de nombreux fourgons transitent par cette zone et c’est aussi un fait notoire que les convoyeurs s’arrêtent souvent à cet endroit précis pour assouvir un besoin naturel, a souligné le défenseur de SOS Sécurité S.A. Il leur suffisait d’attendre.» «Cette nuit-là, trois fourgons devaient arriver à cet endroit à peu près à la même heure. Peut-être qu’ils ne se sont pas attaqués au bon, a lancé le procureur Nicolas Koschevnikov. D’ailleurs, c’était connu qu’il y avait des failles de sécurité, même à l’interne. Un des convoyeurs de l’entreprise a même avoué que lorsque l’on a une aide intérieur, on a 80% de chance de réussir.»

Les deux hommes de droit ont également relevé que l’ancien sportif français avait avoué, au cours de l’enquête, que s’il avait réussi à faire sortir le convoyeur, il aurait conduit le fourgon pour décharger l’argent dans la voiture de son collègue. Une précision qui, selon eux, témoignent de l’intention de voler le butin.

Dans leur plaidoirie, les trois avocats de la défense ont basé leur argumentation principalement sur trois éléments: Tout  d’abord, ils ont souligné le manque d’intention de leur client quant au vol du contenu du fourgon; ensuite, les trois prévenus n’ont, d’après le dossier, pas utilisé de moyen de contrainte pour forcer le convoyeur à descendre du véhicule; et, finalement, ils n’avaient pas prémédité leur action puisque deux des prévenus ne se connaissaient pas.

Une peine privative de liberté ferme

Cette malencontreuse rencontre risque, selon le Ministère public, de condamner deux des prévenus à 18 mois de peine privative de liberté ferme et à seize mois ferme pour le troisième, avec pour tous une expulsion du territoire suisse de douze ans. Il appartient, désormais, au Tribunal de trancher si les trois prévenus avaient véritablement l’intention de voler le fourgon ou non.

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20 fév 2018

A la poursuite des Jeux de Tokyo

Cyrille Thièry sera l’une des pierres angulaires de l’équipe de Suisse aux Championnats du monde sur piste, qui se dérouleront la semaine prochaine.

La nouvelle saison a commencé en Nouvelle-Zélande pour Cyrille Thièry et les membres de l’équipe de Suisse de cyclisme sur piste. Un stage de préparation qui s’est déroulé essentiellement sur route, du 28 décembre au 28 janvier, avec même une course par étapes au programme des Helvètes. De quoi accumuler les kilomètres au chaud, avant la première grande échéance de l’année: les Championnats du monde sur piste d’Apeldoorn, aux Pays-Bas, du 28 février au 4 mars.

«Je m’étais déjà rendu en Nouvelle-Zélande il y a quelques années, mais y passer un mois comme ça, c’est une première, souligne le cycliste chavornaysan, qui a apprécié le séjour. Le second entraîneur national, Ross Machejefski, vient de là-bas. Sa connaissance des lieux et ses contacts nous ont permis de nous entraîner dans d’excellentes conditions, et aussi de profiter pour faire d’autres activités.» De retour en Suisse à fin janvier, les pistards ont, depuis un peu plus de deux semaines, affiné leur coup de pédale au vélodrome de Granges. Vendredi, ils se rendront aux Pays-Bas pour peaufiner les derniers détails avant la compétition.

Objectif prioritaire

La fracture du scaphoïde à un bras de Théry Schir, consécutive à une chute, constitue l’unique ombre au tableau du stage à l’autre bout du monde. Le Lausannois du VC Orbe doit faire l’impasse sur les Mondiaux, dont les sélections officielles ont été rendues publiques hier. Cyrille Thièry sera, lui, aligné lors de la poursuite par équipes, ainsi qu’à la course aux points. Potentiellement, il pourrait aussi faire partie du duo de madison – habituel apanage de Théry Schir –, actuellement constitué de Trsitan Marguet et Gaël Suter. La participation définitive à chaque compétition sera décidée sur place.

«La poursuite par équipes reste l’objectif prioritaire», rappelle Cyrille Thièry, qui faisait partie du quatuor diplômé dans la spécialité aux JO de Rio, en 2016. La majorité des efforts sont et seront concentrés sur la discipline olympique. «Après avoir roulé en début d’hiver aux alentours de 4 minutes, on a pour ambition de le faire en 3’58 dès les qualifications, puis un peu plus vite ensuite. Plus que la place finale, c’est le chrono qui importera, poursuit le Nord-Vaudois. Il s’agit du dernier grand rendez-vous dont les résultats ne compteront pas encore pour la qualification pour les Jeux de Tokyo. C’est le dernier moment pour tester des choses.»

Restera à voir si le vélodrome néerlandaise permettra de telles performances. «La structure de la piste reste identique, mais le bois a été changé depuis la dernière fois où je m’y suis rendu. A priori, l’anneau n’est pas extrêmement rapide», révèle Cyrille Thièry, qui ajoute que la composition des adversaires reste à découvrir: «Les Jeux du Commonwealth auront lieu peu après. Il n’est pas certain que les nations qui s’y rendront enverront leurs meilleurs équipes aux Pays-Bas.»

Dix éléments ont été sélectionnés pour Apeldoorn, parmi lesquels six Romands. Léna Mettraux, du VC Echallens, fait partie de la délégation.

 

La sélection suisse:

Femmes: Léna Mettraux (VC Echallens), Aline Seitz (RC Gränichen), Andrea Waldis (VC Gersau).

Hommes: Stefan Bissegger (VC Bürglen Märwil), Claudio Imhof (VC Hirslanden ZH), Tristan Marguet (RC Olympia Bienne), Frank Pasche (Cyclophile Lausannois), Gaël Suter (Montreux-Rennaz Cyclisme), Valère Thiébaud (Zeta Cycling Club), Cyrille Thièry, (VC Orbe).

«Une structure pro»

Après avoir couru sur route pour le VC Mendrisio durant de nombreuses années, Cyrille Thièry (27 ans) a rejoint la nouvelle formation valaisanne Iam Excelsior. «Pour le moment, je me suis entraîné avec les pistards suisses, mais je reprendrai la route dès la fin des Mondiaux d’Apeldoorn, souligne le Chavornaysan. J’ai néanmoins déjà effectué des tests d’effort et passé des examens médicaux avec Iam. Le suivi est personnalisé, on sent une structure pro, ça fait plaisir.»

Le cycliste retrouvera la piste durant l’été, puisque les Championnats d’Europe de la spécialité sont prévus en août. Il s’agira de bien gérer ces changements pour lui.

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20 fév 2018

Y-Parc mise sur le bois technologique

Yverdon-les-Bains – L’entreprise JPF-Ducret, spécialisée dans les constructions en bois, s’installera au cœur du Parc scientifique et technologique.


Le directeur de l’entreprise Jean-Marc Ducret créera une trentaine d’emplois au Parc scientifique et technologique d’Yverdon-les-Bains. © Michel Duperrex

Une halle vide de quelque 4800 m2 flanquée d’une surface de terrain de 22 500 m2, située sur le site d’Y-Parc, a trouvé un nouvel investisseur (lire-ci dessous). La société JPF-Ducret S.A., spécialisée dans la construction en bois à haute technologie, s’installera prochainement dans ces locaux et créera trente postes de travail supplémentaires. L’entité – elle emploie déjà 110 personnes à Orges et à Bulle (FR) – souhaite ainsi confirmer son implantation dans le Nord vaudois.

Proximité avec la HEIG-VD

Depuis plus de vingt ans, l’entreprise collabore étroitement avec la Haute école d’ingénierie et de gestion du Canton de Vaud (HEIG-VD) dans la recherche d’assemblage novateurs, notamment avec le professeur Andrea Bernasconi, de l’Institut d’ingénierie du territoire.

Le site d’Yverdon-les-Bains complétera les unités d’Orges et de Bulle afin de répondre à une demande croissante dans le domaine de la construction en bois. «Dans la veine du développement durable, nous sommes en train d’élaborer des parois technologiques qui allient terre crue et bois, explique Jean-Marc Ducret, directeur de JPF-Ducret S.A. Les ossatures en bois sont aussi solides que du béton. Préfabriquées, elles permettent de limiter la durée d’intervention sur un chantier.» L’entreprise utilise 95% de bois issu de la production forestière suisse.

Membre de la commission d’éligibilité, la directrice du Parc scientifique et technologique Juliana Pantet se réjouit d’une telle implantation. «Les critères pour s’installer sur le site Y-Parc sont très stricts, explique-t-elle. Nous sommes convaincus du potentiel novateur de JPF-Ducret et des synergies que l’entreprise peut créer avec la HEIG-VD.»

Projets d’envergure

L’entreprise romande a déjà réalisé plusieurs constructions célèbres comme le Palais de l’Equilibre à Neuchâtel lors d’Expo 02., la reconstruction de l’Opéra de la Fenice à Venise et la réalisation de l’Arbre de la vie pour l’Exposition universelle de Milan. Sur le plan régional, elle s’apprête à réaliser toute l’ossature en bois de l’espace dédié aux enfants du centre ludo-éducatif Kindercity, dont les travaux démarreront en avril. «Nous avons également fabriqué la charpente du collège de Chamblon», complète Jean-Marc Ducret.

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19 fév 2018

La météo n’a pas refroidi l’ardeur des carnavaliers

Confettis, Guggenmusik, chars et autres personnages grimés ont envahi les rues de la localité, entre jeudi et hier, à l’occasion du Carnaval. Retour en images sur une manifestation toujours haute en couleur qui rassemble traditionnellement environ 10 000 personnes.

Douze heures de sommeil  seulement en quatre jours: c’est le rythme effréné que s’est imposé Alexandre Tinguely, président du comité du Carnaval de Sainte-Croix, entre jeudi et hier. Et tout ça au sortir d’un examen dans le cadre de sa formation. Mais le jeu en valait la chandelle: «Voir une cantine aussi pleine le samedi soir, ça en vaut la peine!», souriait le responsable, hier, peu avant que la grande parade ne s’ébranle dans les rues. La veille, au plus fort de la soirée, entre 2500 et 3000 personnes festoyaient ensemble sur la place de fête.

Le Carnaval, un moment plein de féerie pour toutes les générations.  Les plus jeunes s’en sont donné à cœur joie avec les confettis. ©Carole Alkabes

Le Carnaval, un moment plein de féerie pour toutes les générations.
Les plus jeunes s’en sont donné à cœur joie avec les confettis. ©Carole Alkabes

Le Carnaval de Sainte-Croix, c’est une société d’une trentaine de personnes qui ne ménagent pas leurs efforts pour mettre sur pied l’événement. Mais la fête ne serait pas ce qu’elle est sans les 300 bénévoles qui donnent de leur temps. Cette année, ils étaient une centaine à s’activer pour satisfaire les appétits des carnavaliers. Pour cette édition 2018, les traditionnels stands de nourriture, jusque-là gérés par des prestataires externes, avaient en effet cédé leur place à une cuisine centrale, pilotée directement par les responsables du Carnaval. «Plusieurs stands avaient décidé de cesser leur collaboration, indique Patrick Duperrex, responsable de la communication. On s’est dit que c’était l’occasion de reprendre le flambeau.»

LeZarti’Cirque et ses artistes ont assuré le spectacle, samedi soir, en marge de la mise à mort du bonhomme hiver.  © Carole Alkabes

LeZarti’Cirque et ses artistes ont assuré le spectacle, samedi soir, en marge de la mise à mort du bonhomme hiver. © Carole Alkabes

Côté chiffres, environ 10 000 personnes se pressent traditionnellement à Sainte-Croix durant la fête. Hier, le public a pu assister au défilé d’environ 500 personnes lors de la grande parade. Et cette année, 15 m3 de sable avaient également été répartis sur le sol de la cantine pour jouer à fond la carte des plages californiennes, thème choisi pour cette édition. Un concept qui a surpris et séduit les visiteurs, mais qui ne ménage pas les organisateurs, au sortir de quatre jours de fête. Dès ce matin, ils vont en effet devoir retrousser leurs manches et s’armer de pelles et de brouettes pour évacuer tout ça d’ici à mercredi midi…

Anthony Joseph et Marine Chambaz ont été couronnés roi et reine de la fête. © Carole Alkabes

Anthony Joseph et Marine Chambaz ont été couronnés roi et reine de la fête. © Carole Alkabes

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19 fév 2018

La direction des soins hospitaliers décapitée

Yverdon-les-Bains – Le comité directeur des Etablissements hospitaliers du Nord vaudois (EHNV) a mis un terme à la collaboration avec deux cadres.


Les tensions étaient exacerbées au sein du comité directeur. © Michel Duperrex

Dans un bref communiqué diffusé vendredi après-midi – les cadres avaient été informés le matin-même –, le comité directeur des Etablissements hospitaliers du Nord vaudois (EHNV) a annoncé avoir «mis un terme à la collaboration avec Madame Christiane Kordo, directrice des soins, et Madame Laure Jagiello, directrice des soins adjointe». La mesure, justifiée par des «divergences managériales concernant le département des soins», prend effet à fin août.

Mais en fait, la collaboration a pris fin immédiatement. Ces deux personnes pourront consacrer les prochains mois à la recherche d’un nouvel emploi.

Le comité directeur précise encore que la direction du département des soins sera assumée, à titre intérimaire, par le directeur général Jean-François Cardis. Celui-ci avait déjà occupé cette charge avant de prendre la direction générale.

Sous pression

La décision du comité directeur paraissait inéluctable, tant les tensions étaient exacerbées. Même si le conflit n’avait pas transpiré à l’extérieur de la maison, les tensions entre les deux collaboratrices incriminées et une bonne partie du personnel infirmier étaient fortes. Au point qu’une pétition comportant plus de 400 signatures avait été remise en fin d’année dernière à la direction et au comité directeur.

Le Syndicat des services publics (SSP) et le Syndicat interprofessionnel Syna, alertés par des collaborateurs des hôpitaux, sont entrés en action il y a plusieurs mois déjà. Ressentie comme une intrusion par les deux intéressées, cette action ne les a pas attendries. Bien au contraire. Leur style de gestion, pour ne pas dire de commandement, déplaisait clairement à une partie du personnel.

Au bout du compte, le comité directeur n’a pas eu d’autre issue que celle consistant à trancher dans le vif et à mettre un terme à la collaboration, tout en les remerciant pour le travail réalisé depuis 2014, «notamment la mise en place de l’organisation par filière, la gestion des flux des patients et la prise en charge de la population vieillissante».

Revendications

La pétition signée par plus de 400 collaborateurs demandait:

– Un changement du mode de management de la hiérarchie.
– Le rétablissement d’un climat plus serein et la prise en compte des demandes des employés lors d’espaces de dialogue.
– Un rappel que les heures supplémentaires font partie de la réalité du travail dans un hôpital. Elles doivent être comptabilisées et ne sont pas liées à un mauvais travail de la part du personnel.

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19 fév 2018

Le réalisme fuit encore Yverdon

Les joueuses de Frédéric Mauron se sont inclinées 4-1 contre Lucerne, alors qu’elles menaient d’une longueur à un peu plus de vingt minutes de la fin.

A la recherche de points pour prendre ses distances avec son poursuivant Aarau, le FC Yverdon Féminin s’est incliné 4-1 sur sa pelouse contre un FC Lucerne réaliste, samedi dernier. Comme souvent cette saison, c’est le dernier geste qui a fait chuter l’équipe de Frédéric Mauron, pourtant plus dangereuse et combative que son adversaire, jusqu’à une fin de rencontre cauchemardesque. Bien disposées tactiquement, les Yverdonnoises avaient bien négocié les débats avant cinq minutes décisives, entre la 77e et la 82e.

A l’approche du dernier quart d’heure, alors que le score en était à 1-1, Qendresa Krasniqi a traversé le milieu de terrain telle une danseuse de ballet. Elle a parfaitement servi Camille Antunes, qui s’est retrouvée face à la gardienne. «Dix fois sur dix à l’entraînement, Camille marque avec tranquillité», affirmait Frédéric Mauron, l’entraîneur d’Yverdon. Las pour lui et le public du Stade Municipal, la Nord-Vaudoise ratait son contrôle et passait à côté du 2-1 en faveur de sa formation.

«Au moins un point»

Cinq minutes après cette occasion en or, à la suite d’une déviation chanceuse, la Lucernoise Schegg était la plus prompte à réagir et à propulser le cuir au fond des filets, d’une tête à bout portant, pour donner l’avantage à ses couleurs. Un gros coup de massue sur la tête des footballeuses de la Cité thermale, qui menaient pourtant encore au score à peine vingt minutes plus tôt.

«C’est frustrant, car on avait les moyens de prendre au moins un point, estimait Frédéric Mauron. Il ne manque pas grand-chose, mais on subit de petites sautes de concentration qui arrivent chez de jeunes joueuses en match, alors qu’à l’entraînement elles sont parfaites et exemplaires! C’est un vrai plaisir et un honneur d’entraîner ces filles. Il est temps, maintenant, qu’elles soient récompensées sur le terrain. Cela passe par plus de réalisme.»

Les Yverdonnoises avaient dû attendre leur quatrième occasion de but pour ouvrir la marque par leur capitaine Audrey Riat, sur penalty. La sanction avait été obtenue par une Audrey Duclos toujours aussi engagée, malgré sa longue absence, sur son côté droit. Son apport en cette deuxième partie de saison sera crucial, de par l’énergie qu’elle transmet à toute l’équipe. Cinq minutes après l’ouverture du score, Lucerne égalisait sur sa deuxième occasion du match, par Remund.

Ce réalisme froid des Alémaniques a atteint son ironique paroxysme à la 85e: depuis son aile droite, Stapelfeldt a raté son centre. Le ballon a heurté la barre et est entré dans le but. A 3-1 pour les visiteuses, le match était plié. L’internationale suisse Reuteler est venue parachever le travail d’un lob somptueux. Le score de 4-1 est trop sévère vu la prestation d’Yverdon. Mais sans réalisme, YF n’avancera pas.

 

Yverdon Féminin – Lucerne 1-4 (0-0)

Buts: 64e Riat, pen. 1-0; 69e Remund 1-1; 82e Schegg 1-2; 85e Stapelfeldt; 93e Reuteler 1-4.

Yverdon: Bourgeois; Tamburini, Riat, Annaheim; Duclos, A. Fallet, Staffoni, Schneuwly (67e Maxhuni), Pajovic (46e Thomann); Krasniqi; Antunes (80e Staffoni), L. Fallet (86e Nkamo). Entraîneur: Frédéric Mauron.

Lucerne: Honegger; Bitzi, Lötscher, Häring, Felder (66e Schegg); Scheiber (58e Stapelfeldt), Wyser, Remund, Sager; Brütsch (80e Ruf), Reuteler. Entraîneur: Glenn Meier.

Notes: Stade Municipal, 150 spectateurs. Arbitrage de Pierre Collart qui avertit Schegg (90e, jeu dur).

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16 fév 2018

Gruvatiez s’apprête à sortir de terre

Orbe – La période du délai de recours étant échue depuis lundi, le chantier du vaste projet immobilier -il prévoit d’accueillir 1500 habitants- débutera dès ce printemps.


La première phase du projet sera achevée d’ici à l’automne 2020. © Fehlmann Architectes

«C’est un grand soulagement pour la Commune, révèle, tout sourire, le syndic d’Orbe, Henri Germond. Le 19 décembre dernier, nous avions reçu le permis de construire pour le futur quartier de Gruvatiez, mais nous devions attendre le délai de recours.» L’édile de la Cité aux deux poissons craignait que deux oppositions ne soient déposées auprès de la Cour de droit administratif et public (CDAP) du Tribunal cantonal. «Nous avons dialogué avec les personnes concernées et avons répondu à leurs questions. L’une d’entre elles voulait déposer un recours, mais elle a finalement renoncé à payer la somme de 4000 francs», poursuit-il.

En ce qui concerne la planification du chantier, les travaux devraient débuter d’ici au mois d’avril prochain. «Nous devons démolir quelques hangars avant d’entamer la construction du projet, explique Robert Ischer, directeur général du groupe Orllati S.A., qui travaille depuis dix ans sur ce projet en partenariat avec les autorités communales.

Cette première étape du futur quartier prévoit 226 nouveaux logements pour un coût estimé à 150 millions de francs. Six immeubles seront construits et accueilleront un restaurant, une pharmacie et les deux géants du commerce de détail Migros et Denner. «Deux-tiers des logements seront destinés à la location et le reste sera vendu en PPE, le tout à des prix abordables», précise le directeur de l’entreprise. Par ailleurs, le projet comprend  un espace, d’une surface de 75m2, qui sera mis à disposition de l’Association des habitants, afin d’animer le quartier.

Un projet durable

Gruvatiez est le premier quartier labelisé One Planet Living (OPL) de Suisse. Lancé en 2004 par le WWF, ce label vise à créer un réseau de villes durables, dont l’objectif consiste à réduire les émissions de gaz à effet de serre, favoriser la biodiversité et assurer la mixité sociale.

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