Les News de Nord Vaudois - mai 2017

En collaboration avec le journal La Région.

12 avr 2018

Les trois saints des Lakers

Steeve, Gardner et Axel Louissaint ont été réunis pour la première fois sous le même maillot, à Vevey. La saison n’a pas été aussi paisible qu’escompté pour le trio yverdonnois.

«La première fois qu’on s’est retrouvés les trois ensemble sur le terrain, j’y ai fait attention, oui. Ce d’autant plus qu’il y avait nos parents juste en face.» Gardner, le rassembleur du trio des Louissaint, ne cache pas que le moment s’est avéré spécial, même si depuis il s’est répété à quasi chaque rencontre des Riviera Lakers. Réunis pour la première fois sous les mêmes couleurs, les trois frères yverdonnois ont vécu des moments forts. Ils n’ont toutefois guère pu profiter de faire les fous ensemble, puisque que la formation veveysanne n’a assuré son maintien que le week-end dernier, dans la salle des Pully Lausanne Foxes, grâce à son succès 77-57.

«On a réalisé une de nos meilleures prestations. Surtout, on a très bien défendu, notamment face aux étrangers de Lausanne, souligne Steeve, l’aîné, qui a passé plus d’une demi-heure sur le terrain samedi passé. Ça fait du bien de s’imposer ainsi, et encore plus dans un derby. On est chauds pour bien finir devant nos fans samedi. D’ailleurs, on offre dix billets aux joueurs de l’USY Basket pour la rencontre face à Winterthour. Les gars n’ont qu’à m’appeler.»

Ils s’attendaient à mieux

L’heure est à l’apaisement  dans les rangs veveysans, à une journée du terme d’une saison harrassante. En se retrouvant au bord du Léman, les Louissaint couvaient des objectifs élevés. La formation néo-promue espérait atteindre le top 6 ou 7 de la SB League. Mais l’équipe a certainement payé son manque d’expérience et est tombée dans «une spirale infernale» de 18 défaites consécutives, ne relevant la tête qu’en toute fin de championnat. Les Lakers ont aussi payé les nombreuses blessures, notamment au sein de son cinq majeur. Axel (adducteurs) et Steeve (poignet cassé) sont d’ailleurs passés par la case infirmerie.

Dans les moments pénibles, le trio s’est beaucoup soutenu, même si «c’est l’équipe qui compte». Le vestiaire a tenu bon, assurent les Nord-Vaudois, qui ont chacun profité de passablement de temps de jeu. «Ça a été une belle expérience d’être réunis les trois, mais on a beaucoup de regrets quant aux résultats, relève Gardner. Honnêtement, je m’attendais à ce qu’on casse tout, qu’on réalise quelques exploits. Ça aurait été une belle histoire.» Et son grand frère, habitué à jouer le haut du tableau, d’ajouter: «C’est la première fois que je ne participe pas aux playoffs. Ça fait bizarre de finir si tôt. On va tout faire pour ne pas revivre une telle saison.»

Un public en or

Un élément, et pas des moindres, a tout de même marqué positivement l’exercice et les esprits: le soutien populaire reçu. «Je n’avais jamais vu un tel public, alors que les choses allaient mal», lance Axel, très reconnaissant. Et Steeve de poursuivre: «C’est une des meilleures ambiances de Suisse. Qu’est-ce que ça aurait été si on avait obtenu plus de victoires? On a des supporters en or.» Et le club, qui dispose d’une structure efficace dans sa formation, dispose d’un «vrai potentiel», ajoute l’ex-international.

Pour la première fois tous dans le même vestiaire – Steeve et Gardner avaient déjà évolué ensemble une saison à Monthey –, les Yverdonnois ont appris à se connaître dans un contexte différent. «Je me suis surtout rendu compte que mes frères étaient très positifs, alors que les résultats étaient compliqués», relève Steeve, dans le costume du grand frère bienveillant.

 

Portrait de famille

Les Louissaint se suivent à intervalles réguliers: Steeve a fêté ses 30 ans, Gardner compte 26 printemps et Axel 22. L’aîné d’1m90, international durant de longues années, n’est pas que meneur – son poste – sur le terrain, mais également de la fratrie. «Il est notre exemple, notre guide», lancent les deux autres à propos du plus expérimenté des trois. Gardner (1m95, ailier) est pour sa part le sage. «On peut dire le philosophe et le rassembleur», ajoute Axel. Ce dernier (1m98, ailier shooteur) est le plus expressif du trio, «celui qui en veut le plus et a le plus à prouver», soutient Gardner, avant de conclure: «Et ses dunks sont impressionnants. Ils claquent!»

La fratrie ne sait pas encore quel maillot chacun portera dans quelques mois. Top scorer de la formation de la Riviera, Axel rêve encore de dénicher un contrat dans un championnat de première division européenne. Steeve, lui, se voit bien renouveler son bail à Vevey: «Je n’ai pas envie de rester sur une mauvaise note.» Tout reste ouvert.

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11 avr 2018

Nouvelle aventure, nouveau continent, nouvelles ambitions

Une année après s’être lancées à l’assaut du rallye Aïcha des Gazelles, Johana Beney et Déborah Gavin, de l’équipage 2 nanas et un 4×4, repartent pour un tour. Cette fois-ci, la destination se nomme l’Argentine et la compétition le Trophée Roses des Andes.

Aquelques heures de s’envoler pour l’Argentine, Johana Beney et Déborah Gavin ne se sont pas encore mises d’accord sur le compromis à adopter une fois le pied posé sur sol sud-américain. Les deux jeunes femmes sont partagées entre l’envie de profiter à fond d’un voyage à l’autre bout du monde, dans des paysages splendides, et celle d’obtenir le meilleur classement possible au Trophée Roses des Andes (une boucle d’un peu plus de 2000 km à parcourir en six jours, à l’aide d’un roadbook). «On n’oublie pas qu’on participe à ce genre de compétitions pour l’aventure humaine. Mais on n’est plus les petites nouvelles. On possède l’expérience du rallye Aïcha des Gazelles 2016. Les deux événements ont beau être très différents, on ne débarque pas autant dans l’inconnu qu’il y a deux ans», prévient Johana Beney.

Observer avant d’attaquer

En fait, si les deux Yverdonnoises ne se projettent encore qu’à moitié dans la course – qui débutera mardi prochain –, c’est qu’elles se connaissent trop bien: «On est du genre: Oh, un papillon! Si on s’enflamme, notre concentration peut vite voler en éclats.» Les jeunes femmes se risquent quand même à un pronostic: «On croit au top 15 (ndlr: sur 60 équipages). On a reçu pas mal de conseils. On sait que si l’on prend un trop bon départ, les autres filles vont avoir tendance à nous suivre. L’idée sera plutôt de se faire discrètes et d’observer au début, puis de monter en puissance.»

Le duo de 2 nanas et un 4×4 est désormais plutôt à l’aise avec l’environnement des rallyes raids féminins. A présent, les deux consœurs chassent les détails pour profiter de la meilleure expérience. «Le plus important était de changer de casques. Au Maroc, je pleurais tellement le mien me faisait souffrir», se souvient Déborah Gavin.

Les feuilles de coca sont prêtes

Résultat: 500 grammes de moins à porter sur les épaules et deux visages qui ont retrouvé un sourire complet. Il fallait bien ça avant d’attaquer un parcours dont l’altitude ne descend jamais en-dessous de 3500 mètres. «On a déjà prévu les feuilles de coca pour tenir le coup. Sans ça, il paraît que c’est mission impossible.»

L’expérience glanée par Johana Beney et son amie de longue date s’est surtout fait sentir lorsqu’il a fallu réunir le budget nécessaire à un nouveau départ. «Cette fois-ci, on ne pouvait pas se faire de la pub avec notre véhicule, sachant qu’on le loue et qu’il se trouve en Argentine. Reste que nos sponsors ont quasi tous accepté sans hésiter de nous soutenir à nouveau. Les repas de soutien et l’apéro de départ nous ont aussi permis de réunir pas mal de monde», se réjouit Déborah Gavin.

Les 22 000 francs nécessaires ont donc été amassés en tout juste neuf mois. «Avec le surplus, on aidera les différentes associations avec lesquelles on est liées, reprend Johana. On a déjà pu verser quelques centaines de francs. Le reste dépendra de la potentielle casse lors de la compétition. Une boîte de vitesses ou une roue peuvent vite coûter cher.»

Et alors, l’Argentine, dernier périple? «On ne s’est pas encore décidées. On sait qu’on en demande beaucoup à nos familles et nos proches. Devoir sortir le porte-monnaie à chacun de nos repas de soutien, ça va finir par les agacer», rigolent-elles, avant de reprendre, l’air un peu coupable: «On a entendu parler d’un rallye en Mongolie. L’Aventura Cup. Ça a quand même l’air vachement sympa.»

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11 avr 2018

Nouvelle station-service pour les pilotes

L’aérodrome disposera dans deux mois d’une zone de ravitaillement moderne pouvant fournir du carburant aux avions et aux hélicoptères. Un hangar sera aussi construit dans le courant de l’année.

Georges Chevalley est devenu membre de l’Air-Club d’Yverdon-les-Bains en 1970, un an après avoir obtenu sa licence de pilote. Le 28 avril prochain, lors de l’assemblée générale de cette société locale, l’actuel président quittera sa place au comité. Mais avant de passer le relais, l’aviateur de 78 ans veut concrétiser un projet qui lui tient à cœur et qui modernisera l’aérodrome de la Cité thermale: la création d’une nouvelle station de ravitaillement.

Dans le dernier rapport du Plan sectoriel de l’infrastructure aéronautique (PSIA), l’Office fédéral de l’aviation civile a exigé que l’ancienne station d’essence devenue vétuste soit mise aux normes. Mais au lieu de modifier la structure existante, Georges Chevalley et les membres de l’Air-Club ont décidé qu’il était temps de remplacer et de rajeunir cette infrastructure.


Trois types de carburant pourront désormais être fournis. © Michel Duperrex

Du kérosène à l’aérodrome

Depuis début février, des ouvriers s’activent pour que les pilotes puissent avoir facilement accès à trois types de carburant dans deux mois, dont le précieux JET-A à base de kérosène, précieux pour les avions plus gros et plus modernes. Une première pour l’aérodrome, qui continuera aussi à alimenter ceux disposant d’un moteur à explosion et les plus petits engins avec de l’essence. «Ainsi, cet endroit pourra désormais accueillir des hélicoptères de la Rega, annonce Georges Chevalley. Actuellement, dans la région, ils ne peuvent se ravitailler qu’à Lausanne ou à Neuchâtel.»

En plus de mettre du carburant à disposition des pilotes, l’Air-Club d’Yverdon-les-Bains bénéficiera d’ici un an d’un nouveau hangar rattaché à la zone actuellement en plein chantier. D’une largeur de 26 mètres et d’une longueur de 43 mètres, il pourra abriter une quinzaine d’avions. Le coût total des travaux est estimé à un peu plus d’un million de francs.

Maintenir une harmonie

Georges Chevalley voit l’avenir de l’aérodrome avec sérénité. Plusieurs hangars seront modernisés dans les années à venir. «Il faudra veiller à maintenir le dynamisme des lieux, tout en assurant un équilibre financier et en conservant une harmonie avec les autorités et les riverains.»

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11 avr 2018

Du baume au cœur du Moulin

La coopérative poursuit ses activités à Echallens, après l’incendie du 1er février. Son avenir se jouera entre la Cité thermale et le chef-lieu du Gros-de-Vaud.

Tiré de son lit au beau milieu de la nuit, Philippe Gonin a débarqué à Yverdon-les-Bains à 4h du matin, le 1er février dernier. Cela faisait déjà 20 minutes que le Moulin était dévoré par les flammes. «Vingt ans de ma vie sont parties en fumée», souffle le directeur. Sur le moment, il n’a pensé qu’à une chose: assurer la suite. Une heure plus tard, il appelait Olivier Sonderegger, gérant de la Coopérative agricole et meunière d’Echallens. «Pourquoi lui? Je ne saurais pas le dire, c’était un réflexe. On s’est toujours bien entendus», glisse Philippe Gonin. Et ce matin-là, alors que la région était encore profondément endormie, Olivier Sonderegger a répondu. Une demi-heure plus tard, il débarquait sur les lieux du sinistre, suivi de Philippe Mermoud, président de la coopérative challensoise.

Production assurée

«On s’est assis tous les trois à une table et je leur ai dit: Que fait-on maintenant, se rappelle Philippe Gonin. Ils m’ont tout de suite dit qu’ils allaient prendre des mesures d’urgence.» Le jour-même, la quasi-totalité des employés du Moulin d’Yverdon-les-Bains – une dizaine – débarquaient à Echallens. Dans la foulée, les premières livraisons de la journée étaient assurées auprès des clients de la coopérative yverdonnoise. Au final, la vie du Moulin de la Cité thermale ne s’est jamais arrêtée, juste délocalisée.

En février, 95 tonnes de farine ont ainsi été livrées, contre 100 tonnes pour un mois ordinaire, avant l’incendie. «Mais février est un mois court et nous vendions deux tonnes en direct à Yverdon, ce qui n’est plus possible à Echallens», note le directeur.

Au final, rien n’a changé, ou presque. Les employés se sont bien acclimatés, à la différence qu’ils sont désormais répartis en deux équipes qui tournent entre 5h et 22h aux côtés de leurs nouveaux collègues du Gros-de-Vaud, alors qu’ils travaillaient de 7h30 à 17h auparavant. Quant aux clients, ils sont pratiquement tous restés fidèles à la coopérative yverdonnoise, à l’exception de ceux qui venaient directement s’approvisionner sur place.

«Je ne suis plus le même»

Quant à Philippe Gonin, il assure être «comme un coq en pâte» à Echallens: «J’ai un beau bureau, ma secrétaire aussi. Et ils nous ont mis des places de parc à disposition.» Mais il n’est plus tout à fait le même: «Je ne suis plus l’homme que j’étais avant. Ma femme me le dit tous les jours. Je n’ai plus la même niaque», confie-t-il. Avant d’ajouter: «Ça reviendra quand la situation sera claire.» Car ce qui le travaille, désormais, c’est l’avenir du Moulin. Pour l’heure, les installations challensoises permettent d’assurer le flux de la production, pour autant qu’elles tiennent le coup malgré leur vétusté: «On espère que ce sera le cas», glisse Philippe Gonin. La suite se jouera entre Yverdon-les-Bains et Echallens, en fonction des possibilités (lire encadré). Et le cœur du directeur balance entre ces deux variantes: «Je suis perdu. J’ai à la fois envie de reconstruire et en même temps, je suis bien ici.»

Pour le moment, le directeur se raccroche à l’idée d’avoir assuré la survie de l’entreprise: «Sur le moment, on a fait ce qui semblait être le mieux pour conserver cette fabrication de farine artisanale.» Et lorsqu’il revient les pantalons recouverts de farine et le sourire aux lèvres, après être allé faire un tour avec le photographe à l’intérieur du Moulin, on se dit que la niaque qui l’animait jadis n’est pas si loin.

Philippe Gonin et son équipe assurent désormais la production des farines du Moulin d’Yverdon-les-Bains depuis Echallens. © Michel Duperrex

Philippe Gonin et son équipe assurent désormais la production des farines du Moulin d’Yverdon-les-Bains depuis Echallens.

 

Deux variantes à l’étude

La perspective de reconstruire le Moulin à son emplacement historique a été définitivement enterrée. «On est sûrs qu’il y aura des oppositions», note Philippe Gonin. Deux autres variantes sont donc à l’étude. La première consisterait à reconstruire, mais à l’extérieur d’Yverdon-les-Bains: «Nous sommes en discussion avec le Service de l’urbanisme. Quatre parcelles ont été identifiées, dont deux retiendraient notre attention, note le gérant. La Ville nous aide beaucoup, on sent qu’ils sont derrière nous.» L’autre consisterait à rester à Echallens, en investissant pour moderniser les installations et en pérennisant la collaboration entre les deux coopératives. Pour l’heure, celles-ci «travaillent main dans la main mais dans les faits, chacun reste attaché à son moulin, note Olivier Sonderegger. On ne sait pas ce que l’avenir va nous offrir. Pour tout ce qui est structurel, il est important que les choses n’aillent pas trop vite.»

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10 avr 2018

Il se met à genoux pour la santé publique

Nord vaudois - Le Lignerollois Stanislas de Froment est l’un des quatre Vaudois agréés par la Confédération pour mesurer la concentration de radon dans les bâtiments, un gaz radioactif et cancérigène. Depuis le durcissement des normes en janvier dernier, ce sujet est au centre des discussions dans tout le canton et les experts sont très demandés. Décryptage.

Depuis le début de l’année, Stanislas de Froment est de plus en plus sollicité par des clients soucieux de leur santé. Pourtant, ce Nord-Vaudois n’est ni chirurgien ni diététicien, pas même médecin. Sa spécialité? La détection de radon, un gaz radioactif produit par la désintégration de l’uranium naturellement présent dans les sols. Incolore et inodore, il a d’ailleurs été reconnu comme «cancérogène certain» pour les poumons en 1987 par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Selon des études empiriques menées il y a plusieurs années, il provoquerait entre 200 et 300 décès par an en Suisse, car les particules de radon, véhiculées par l’eau et la poussière en suspension à l’intérieur de l’habitat, se répandent dans l’air que nous respirons et irradient nos poumons.

Si les compétences particulières de l’expert lignerollois sont recherchées ces temps-ci, c’est  parce que des modifications de l’ordonnance relative à la radioprotection (ORaP) sont entrées en vigueur le 1er janvier. La Confédération a notamment décidé d’abaisser la valeur limite de concentration de radon de 1000 à 300 becquerels (bq) par mètre cube dans les locaux fréquemment utilisés comme les écoles, les jardins d’enfants et les lieux de travail. Un grand pas pour la Suisse, mais qui reste trop petit pour l’OMS qui, elle, préconise depuis 2009 de fixer le niveau de référence à 100 bq/m3.

Des améliorations négatives

«Cela fait depuis 1993 que la législation suisse n’avait pas été revue, alors ces adaptions étaient vraiment nécessaires», souligne Stanislas de Froment. Car selon ce spécialiste en qualité de l’air intérieur, les constructions et les habitudes de la population ont évolué. «Depuis une quinzaine d’années, les gens passent beaucoup plus de temps à l’intérieur et les bâtiments, eux, sont de plus en plus étanches pour réduire la consommation d’énergie. Mais le problème, c’est que nous avons sous-estimé les effets des polluants qui se concentrent davantage dans ces bâtiments très isolés à cause d’un mauvais renouvellement de l’air (ndlr: le gaz entre par les sous-sols non équipés de barrières contre le radon et, ne pouvant s’échapper à cause de l’isolation trop efficace, il reste à l’intérieur), révèle-t-il. Et comme c’est extrêmement compliqué d’assainir efficacement une construction existante – aérer quotidiennement son logement est nécessaire mais insuffisant, car la circulation de l’air doit être permanente –, on finit souvent par installer un système de ventilation qui consomme en permanence de l’énergie…»

Grâce à son dosimètre, Stanislas de Froment analyse le taux de particules de radon contenues dans l’air d’un logement ou sur un site, au moyen d’un tube planté dans le sol. Dans son jardin à Lignerolle, son appareil a mesuré plus de 5200 bq/m3.

Grâce à son dosimètre, Stanislas de Froment analyse le taux de particules de radon contenues dans l’air d’un logement ou sur un site, au moyen d’un tube planté dans le sol. Dans son jardin à Lignerolle, son appareil a mesuré plus de 5200 bq/m3. ©Christelle Maillard

Avec la refonte de l’ORaP, l’Office fédéral de la santé vise principalement toutes les nouvelles constructions, qui devront suivre ces dispositions dès 2020. «Les architectes qui dessinent les plans, les Communes qui délivrent les permis de construire ou encore les notaires, toutes personnes qui se chargent des nouvelles constructions devront informer les futurs propriétaires des mesures à prendre pour limiter la concentration de radon, résume Stanislas de Froment. Les Communes devront aussi faire attention à cela dans leurs bâtiments, comme les écoles notamment.»

A noter que les Cantons ont deux ans pour mettre en œuvre l’ORaP. «Vaud travaille actuellement à l’implémentation de ces nouvelles dispositions dans sa gestion de la problématique du radon», confiait récemment Bertrand Dubey, chef de la section produits chimiques au Département du territoire et de l’environnement, au Journal de Sainte-Croix.

D’ailleurs, l’Office fédéral de l’environnement organise ce jeudi à Yverdon-les-Bains une formation juridique sur les aspects essentiels pour les propriétaires d’immeubles (www.management-durable.ch)

Dans la zone rouge

En quelques secondes, le dosimètre indique déjà la quantité de radon coincée dans le terrain de Stanislas de Froment. @Christelle Maillard

En quelques secondes, le dosimètre indique déjà la quantité de radon coincée dans le terrain de Stanislas de Froment. @Christelle Maillard

Le chaîne du Jura est connue depuis de nombreuses années pour être une zone à risque concernant le radon. «C’est dû à nos sous-sols karstiques. Ils sont composés de failles et permettent au gaz de s’y loger facilement, explique Stanislas de Froment. Généralement, on retrouve donc une plus forte concentration de radon dans les hauteurs du Nord vaudois qu’au bord du lac.» Parmi les communes les plus sensibles du canton, on retrouve Bullet, Ballaigues, Mauborget, Vallorbe et Sainte-Croix, selon les dernières statistiques fédérales. «Il ne faut pas paniquer car il y a encore pas mal d’énigmes. Par exemple, j’ai enregistré des taux plus élevés au deuxième étage d’un immeuble à Lausanne qu’à Montcherand. On dit aussi que lorsque la pression atmosphérique est haute – quand il fait beau – il devrait y avoir moins de radons dans l’air, mais parfois c’est le contraire, confie-t-il. Le vrai problème, c’est que l’on manque cruellement de professionnels qui prennent à cœur ce thème.»

Découvrez la concentration de radon dans votre commune sur le site www.bag.admin.ch 

Bien penser sa maison

Selon le consultant en radon, le plus important, pour les nouvelles constructions, c’est qu’elles soient étanches, avec un système de renouvellement de l’air, et que les zones qui sont en contact avec le sol soient isolées avec des matériaux adaptés.

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10 avr 2018

Encore une fois maître sur «ses» terres

Killian Auberson s’est adjugé l’épreuve de Payerne, dimanche, en terminant 2e de la manche initiale et 1er de la seconde. Le pilote d’Epautheyres a bataillé en tête avec les invités français, devant 5000 spectateurs.

 

Comme d’habitude, les attentes envers les deux frères Killian et Kevin Auberson étaient fortes, durant le week-end, à l’occasion de la 51e édition du Motocross de Payerne organisé sur le somptueux tracé de Combremont-le-Petit. Sous un soleil de plomb, le cadet de la fratrie d’Epautheyres a réalisé une excellente opération en terminant respectivement 2e et 1er des deux manches disputées en Swiss MX2. De son côté, l’aîné Kevin n’a pas connu autant de réussite puisque, comme une semaine auparavant à Frauenfeld, il n’a pas pu défendre ses chances, avant-hier, à la suite d’un problème mécanique survenu au départ de la première manche.

Devancé par le prometteur invité français Pierre Goupillon au terme d’une bataille haletante en début d’après-midi, Killian Auberson ne comptait pas se faire avoir une deuxième fois lors de la seconde manche. «J’ai remarqué qu’il allait légèrement plus vite, tout en commettant passablement d’erreurs. Sans prendre de risques, j’ai continué à mon rythme en attendant sa faute. Il a fini par chuter dans un virage», signalait celui qui a, dès lors, fait la course en tête.

Une performance remarquable lorsqu’on sait que le pilote KTM a terminé devant Pierre Goupillon et Tom Vialle, deux références en championnat d’Europe.

«Le terrain, surtout en deuxième manche, était vraiment difficile et piégeux. C’est dans ces circonstances qu’il est possible de faire des différences, relevait le champion de Suisse en titre de la catégorie. Outre la victoire devant ma famille et mes amis, je suis surtout satisfait de finir devant Luca Bruggmann (ndlr: son principal adversaire au classement général).» Deux fois 3e dans la Broye, le Liechtensteinois a ainsi concédé sept points à son adversaire vaudois.

La surprise Nicolas Favre

Aux abords de la piste, Baptiste Simond, président du comité d’organisation, était ravi de la rareté des conditions dans lesquelles les pilotes ont pu évoluer: «La piste n’a jamais été aussi belle que cela. Il a plu une bonne partie de la semaine, ce qui nous a permis d’éviter d’arroser de façon artificielle et nettement moins efficace. Et le soleil du week-end a fait venir du monde, environ 5000 spectateurs en plus des quelque 150 bénévoles.»

Enfin, la belle surprise de la seconde journée est à mettre au crédit de Nicolas Favre. Le Combier, 3e sur le premier tracé en junior 125 2T, a enlevé la seconde manche après une fin de course tonitruante. Auteur d’un départ mi-figue mi-raisin, le pilote Yamaha a réalisé une superbe remontée pour s’offrir – en plus de la victoire – de monter sur la première marche du podium à l’addition des deux courses. La relève régionale est en route.

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10 avr 2018

Un trésor caché dans les murs du Château

Des peintures murales datant de la période bernoise, mises au jour récemment à la faveur des travaux de rénovation de l’édifice, seront intégrées au parcours muséographique.

Depuis 45 ans, Jozef Trnka   soigne des châteaux, des églises et des monuments âgés de plusieurs centaines d’années dans toute la Suisse romande. Au début du mois, celui qui a suivi une formation en protection et restauration d’œuvres d’art et de biens culturels a officiellement pris sa retraite. Mais le Lausannois tenait à user sa dernière salopette jusqu’au bout, en menant à terme son ultime mandat, pour la Fondation du Château de Grandson.

En novembre 2016, alors que les travaux de rénovation de l’édifice suivaient leur cours, Jozef Trnka a découvert un véritable trésor sous la couche de badigeon blanc – un mélange d’eau, de chaux et de pigments – qui recouvrait les murs d’une chambre et d’un corridor adjacent.

Après de nombreuses heures passées à gratter les parois – souvent à l’aide d’un simple scalpel – avec les employés de son atelier, le conservateur-restaurateur d’origine slovaque a fait apparaître des peintures murales de la période bernoise et a compris qu’il travaillait dans la salle des armoiries du Château.

«Les peintures sont dans un état fragmentaire. Deux matières avaient été choisies jadis: la colle et la caséine (ndlr: une protéine issue du lait) qui étaient utilisées couramment comme liants à l’époque des baillis», précise Jozef Trnka.

Ces découvertes, qui prolongent les travaux, feront partie intégrante du futur parcours proposé aux visiteurs, pour le plus grand plaisir de Sylvie Gellein, directrice de la Fondation du Château de Grandson. «Nous avons pris du retard car nous devons changer la muséographie. L’exposition permanente passera désormais par cette salle des armoiries», annonce fièrement celle qui dirige la gestion de ce monument bientôt millénaire depuis 2006.

D’autres décors muraux ont été découverts dans d’autres parties du Château, notamment à la salle des chevaliers il y a deux ans. Jozef Trnka avait mis au jour de la peinture sous la couche de badigeon en voulant ôter une tache d’humidité. Même si la relève est assurée à la tête de son atelier, le super-héros à la salopette blanche et à la vision à rayon X gardera toujours un œil ouvert pour dénicher des trésors dans les murs.

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09 avr 2018

Yverdon Sport sombre à Tourbillon

Samedi cauchemardesque pour YS, balayé 5-1 par Sion II pendant que Kriens remportait le choc au sommet face à Nyon. Les deux premières places sont à huit et neuf points et il reste sept journées.

L’espoir d’une ascension en Challenge League aurait pu mourir lors de cette incroyable défaite face à Köniz (Yverdon Sport menait 3-1 avant d’encaisser trois fois dans les cinq dernières minutes), en novembre dernier, et être définitivement enterré une semaine plus tard à Kriens (revers 2-1). YS semblait avoir accepté son sort et les discours entendus durant la trêve hivernale, s’ils se voulaient tous optimistes, peinaient à masquer la clarté de la situation.

Et puis le football, bien aidé par les défaites à répétition de Kriens et les bruits insistants selon lesquels la deuxième place du classement pourrait également valoir une promotion – dans l’hypothèse où une seconde équipe de Challenge League, en plus de Wohlen, n’obtiendrait pas sa licence pour la deuxième division nationale –, a décidé de donner une seconde chance aux Yverdonnois. La règle pour la saisir? Se montrer irréprochable au niveau de l’attitude et de la concentration lors de chaque rencontre du second tour. Jusqu’ici, sans toujours être étincelants pour autant, François Marque et ses camarades avaient répondu aux attentes.

A Sion, samedi, tout a volé en éclats (défaite finale 5-1). Le don de soi, la capacité à faire le dos rond pendant les temps faibles, la sérénité, la solidité de la charnière centrale: tout! «On n’était pas prêts. Physiquement, mentalement et dans tous les domaines. On ne s’est pas mis dans les conditions pour présenter mieux que la faible prestation qu’on a réalisée», a très lucidement analysé le milieu défensif Djamal Bindi. Dans les faits, les Nord-Vaudois, dirigés par l’entraîneur-assistant Marcos Carballo en l’absence d’Anthony Braizat, en France pour ses diplômes UEFA, se sont fait transpercer à cinq reprises, dont quatre fois sur des erreurs individuelles difficilement excusables. Tant De Pierro (1-0, 5-1) que Matukondolo (2-0) et Caslei (3-0) ont glissé avant de laisser un boulevard à leur opposant. On conçoit que cela puisse arriver une fois, surtout pour le premier nommé qui effectue une saison très convaincante. Quatre, en revanche…

L’affaire semble entendue

Kriens s’étant adjugé le choc au sommet face à Nyon, l’écart entre YS et les deux leaders se monte désormais à huit et neuf points, alors qu’il n’en reste que 21 en jeu. Et comme plus aucune confrontation directe entre les trois équipes ne sera jouée, l’affaire semble entendue. Les Verts retenteront leur chance dès l’été prochain. Cette saison, la marche était un peu haute. Et le constat n’a absolument rien d’infamant.

Reste que la saison ne s’est arrêtée pour personne avant-hier. C’est vrai pour les dirigeants du club, et ça l’est encore davantage pour les joueurs. Cet été, les places dans l’effectif de la première équipe se monnaieront cher. Beaucoup de changements pourraient être à prévoir, quelle que soit la division dans laquelle Yverdon Sport évoluera. Résultat: ceux qui ont l’intention de continuer l’aventure avec le maillot yverdonnois sur les épaules vont devoir montrer qu’ils en sont dignes. Et autant dire que les prestations aperçues à Tourbillon n’ont pas impressionné grand monde.

Sion II – Yverdon Sport 5-1 (3-0)

Buts: 34e Medja 1-0; 38e Yartey 2-0; 41e Almeida 3-0; 49e Da Costa 4-0; 68e Cissé, pen. 4-1; 88e Yartey 5-1.

Sion: Berchtold; Epitaux, Bamert, R. Ferreira, B. Ferreira; Yartey, Medja, Ocakli, Constant (71e Bertelli); Almeida, Da Costa (86e Khasa). Entraîneur: Sébastien Fournier.

Yverdon: Da Silva; Matukondolo, De Pierro, Marque, Tavares; Gudit, Bindi, Caslei (46e Cissé); Lenzini, Rushenguziminega, Deschenaux (46e Marazzi, 65e Eleouet). Entraîneur: Marcos Carballo.

Notes: Stade de Tourbillon, 80 spectateurs. Arbitrage de Sandi Bosnic, qui avertit Lenzini (29e, jeu dur), Deschenaux (30e, antisportivité), Cissé (51e, réclamations), Gudit (53e, réclamations), Bamert (54e, antijeu), Marque (61e, réclamations), Matukonodolo (81e, jeu dur), Ocakli (82e, jeu dur).

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09 avr 2018

Un bateau pollue les eaux portuaires

Grandson – Alertés aux aurores, la Brigade du lac et les sapeurs-pompiers sont intervenus au port, samedi matin, pour une fuite d’hydrocarbures.


La Brigade du lac et les pompiers ont inspecté plusieurs bateaux, samedi matin, pour déterminer la source de la pollution. © Valérie Beauverd

Près d’une dizaine de litres de carburant se sont écoulés dans les eaux du port de Grandson, vendredi après-midi. Mais c’est le lendemain seulement que neuf sapeurs-pompiers du Service de défense incendie et secours (SDIS) régional du Nord vaudois ont été en mesure d’intervenir aux aurores.

«Nous avons été alertés à 6h50 par un pêcheur, affirme Matthieu Glardon, chef d’intervention du SDIS. Arrivés sur les lieux du sinistre peu de temps après, les sapeurs-pompiers, en collaboration avec la Brigade du lac, ont inspecté plusieurs bateaux, tout au long de la matinée, pour déterminer la source de la contamination. «Dans un premier temps, nous avons tenté de retenir la pollution afin d’éviter que le liquide ne se propage plus loin, explique le capitaine instructeur Pascal Livet. Il a fallu ensuite couper la source de la pollution et traiter la zone avec du produit absorbant pour dissoudre le carburant.»

Un bateau identifié

Cette situation a également mobilisé le garde-port et le garde-pêche. Au moment de l’intervention, la moitié des places d’amarrage était occupée par des bateaux. Le port n’a pas été fermé pour autant, mais personne n’a gêné les opérations en prenant le large durant la journée de samedi.

La Police cantonale vaudoise a indiqué, hier, avoir identifié le bateau incriminé. Une enquête a été ouverte pour déterminer la cause précise des dégâts. «Il peut s’agir d’une défectuosité technique due à un défaut de la pompe de la cale ou d’une négligence», indique Olivier Rochat, répondant des forces de l’ordre pour la presse.

Selon la Police cantonale vaudoise, cet incident n’a pas eu de répercussion néfaste sur la faune, car la pollution a été circonscrite à temps.

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09 avr 2018

Ça pouponne à Juraparc

Ursina a dévoilé récemment ses jumeaux Flocon et Jojo, nés au début de l’année au parc animalier de Vallorbe. Un troisième ourson, baptisé Nuage, a également surpris tout le monde en dévoilant son museau samedi.

Et de trois oursons! Après l’annonce de la naissance de Flocon, jeudi dernier, les responsables de Juraparc, à Vallorbe, ont eu la surprise de découvrir deux nouveaux petits.

Comme ils le supposaient, Ursina, la maman de Flocon, avait bien mis bas un deuxième bébé. Baptisé Jojo, il a attendu quelques jours de plus que son frère avant de pointer le bout de son museau. «Il est encore un peu timide et a plus de mal à se montrer alors que Flocon est presque toujours dehors», indique Paulo Coelho, responsable des gardiens.

Mais la direction du parc ne s’attendait certainement pas à voir sortir un troisième ourson. Fruit des amours de Zoé et de Kupa, Nuage a guigné hors de sa tanière pour la première fois samedi. Ses parents s’étaient retrouvés durant quatre jours dans le même enclos, l’an dernier, le temps que leur demeures respectives soient nettoyées. «Je n’avais pas remarqué que Zoé était en chaleur et on ne les avait pas vus s’accoupler», commente Paulo Coelho. La grand-mère de Nuage n’est autre qu’Ursina puisque Zoé, 4 ans, est la fille de la plantigrade de 24 ans.

Nuage n’était pas du tout attendu. «C’est un petit accident», sourit Paulo Coelho, responsable des gardiens. © Pierre Blanchard

Nuage n’était pas du tout attendu. «C’est un petit accident», sourit Paulo Coelho, responsable des gardiens.

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