Les News de Nord Vaudois - mai 2017

En collaboration avec le journal La Région.

10 jan 2018

Aux petits soins des animaux des aînés

Nord vaudois – La fondation Aide senior animaux soutient les personnes âgées contraintes de se séparer de leur compagnon à quatre pattes.

La Tapa-Sabllia Violaine Kellenberger, membre du staff de l’antenne nord-vaudoise de la fondation Aide senior animaux (ASA), contribue à soulager temporairement les aînés préoccupés par le sort de leur animal de compagnie. ©Michel Duperrex

La Tapa-Sabllia Violaine Kellenberger, membre du staff de l’antenne nord-vaudoise de la fondation Aide senior animaux (ASA), contribue à soulager temporairement les aînés préoccupés par le sort de leur animal de compagnie.

Pour les seniors, une hospitalisation ou un départ en EMS représente une étape souvent difficile à surmonter. D’autant plus lorsqu’ils sont propriétaires d’un animal de compagnie et qu’ils doivent s’en séparer temporairement ou définitivement. La fondation à but non lucratif Aide senior animaux (ASA), créée en 2012 à Nyon par deux médecins, un vétérinaire et leurs épouses, vient en aide à ces aînés en plaçant les chiens ou les chats provisoirement chez des bénévoles ou alors en les faisant adopter par des personnes de confiance. ASA s’occupe également de trouver des animaux de compagnie pour des seniors qui ont perdu le leur et qui souhaitent en reprendre un.

 

Antenne nord-vaudoise

 

Initialement ouvert uniquement au district de Nyon, le rayon d’action de la fondation s’est élargi et dispose d’antennes à Lausanne, Genève et, depuis 2017, également dans le Nord vaudois.

«Cette fondation existe pour éviter que les aînés ne se retrouvent dans des situations où ils sont obligés d’euthanasier leur animal», souligne Violaine Kellenberger, membre du staff de l’antenne nord-vaudoise.

Chaque section locale est constituée de bénévoles. Parmi eux, sept à huit personnes s’occupent de rencontrer les familles d’accueil ou d’adoption, se réunissent une à deux fois par mois pour discuter des cas en cours et coordonner les tâches. A ce comité d’action, dont fait partie la Tapa- Sabllia Violaine Kellenberger, s’ajoute le groupe de bénévoles qui se chargent d’accueillir, nourrir ou promener les animaux. «Lorsqu’une personne souhaite œuvrer pour la fondation, deux bénévoles la rencontrent pour s’assurer que c’est une quelqu’un de confiance», précise Violaine Kellenberger.

Née en souvenir de Jean-François Kurz, banquier privé, ancien président du BBC Nyon, du Lausanne- Sport et de la Swiss Football League, décédé en 2010, la fondation ne cesse de s’étendre, rendant ainsi un bel hommage à celui qui s’est aussi investi durant plusieurs années au sein de la Société de protection des animaux (SPA) de Nyon-La Côte. Mais, malgré son succès, la fondation a toujours besoin de personnes prêtes à aider.

 

Bénévoles bienvenus

 

Pour compléter le comité d’action dans le Nord vaudois, et aussi pour trouver plus de personnes disposées à rendre service, Violaine Kellenberger tient à souligner que de nouveaux bénévoles sont les bienvenus : «Il faut que ce soit des gens de la région, qu’ils aient du temps libre et un intérêt aussi bien pour le bien-être des personnes âgées que des animaux.»

D’après la Tapa-Sabllia, les jeunes retraités ont le profil idéal pour faire partie de cette fondation, qui bénéficie depuis lundi dernier d’une belle médiatisation grâce à l’émission de l’animateur de la RTS Jean-Marc Richard «Chacun pour tous», qui passe sur les ondes chaque jour à 9h29 et qui consacre quelques minutes à un projet social ou humanitaire.

Preuve de l’utilité de son engagement, la fondation s’est vue attribuer, en 2015, le premier prix du développement durable de la Ville de Nyon, d’une valeur de 6000 francs, pour son engagement en faveur du bien-être des seniors et des échanges intergénérationnels.

Informations : www.asajfk.ch.

 

Comment ça marche ?

 

Tout commence généralement par le coup de téléphone d’une personne qui ne sait que faire de son animal de compagnie ou de celui d’une personne âgée de son entourage.

Pour les chiens, une liste de familles d’accueil, connues par les différents membres de la fondation, est à disposition.

Si l’animal ne peut retourner chez lui en raison du décès de son maître ou de son placement en établissement, il est donné en adoption, toujours après une vérification soigneuse et un suivi de l’animal et en accord avec l’ancien propriétaire. Avant d’être adopté, l’animal est vu par un vétérinaire, soigné, toiletté, etc. L’important étant de trouver la personne appropriée pour l’adoption.

Pour les chats, qui n’acceptent souvent pas cette situation et leur nouvel habitat, il est difficile de les placer temporairement, car il existe un grand risque de fuite. L’adoption est donc préférable.

L’assistance de la fondation Aide senior animaux (ASA) est un service gratuit.

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10 jan 2018

Un dévouement sans faille à son club de coeur

Hockey – Au service du HC Vallée de Joux depuis près de 25 ans, Noëlle Golay raconte son amour pour le club combier.

Noëlle Golay s’est pliée à l’exercice du portrait, une fois n’est pas coutume. ©Benoît Jeanmonod

Noëlle Golay s’est pliée à l’exercice du portrait, une fois n’est pas coutume.

Lorsqu’on lui demande de se laisser prendre au jeu de la photo portrait, elle hésite. C’est qu’elle est comme ça, Noëlle Golay, réservée et désireuse de rester dans l’ombre. «On ne me voit que sur une seule photo du club, affichée dans la buvette de la patinoire du Sentier, celle des juniors A qui ont fêté la promotion dans la catégorie top lors de l’exercice 2007-2008. Mais attention, je ne suis pas tout devant au milieu, non, je suis bien au fond à droite. Le reste du temps, j’évite ce périlleux exercice», rigole celle qui fait partie du comité du HC Vallée de Joux depuis 25 ans.

Une volonté de rester en retrait qui la caractérise parfaitement, mais qui ne l’empêche pas de multiplier les casquettes au sein de son club de cœur. Entre ses fonctions de caissière et de responsable du mouvement juniors, Noëlle Golay se retrouve sur le banc de marquage lors des matches à domicile, des jeunes à la première équipe. «J’occupe ce poste depuis que je suis au comité. Dès lors, autant vous dire que j’ai pu assister de près à l’évolution du marquage. Des feuilles de match illisibles remplies par les équipes, à mes débuts, aux résultats instantanés en ligne actuellement, il a fallu que je m’adapte», constate celle qui a déjà officié durant une quarantaine de rencontres depuis le début de la saison.

Mais Noëlle Golay ne compte pas ses heures, elle préfère puiser sa motivation à travers le HCVJ et ses joueurs. «Voir l’évolution de Combiers comme Simon (ndlr : Le Coultre), qui a griffé pour la première fois la glace à l’école de hockey à la Vallée, et a participé aux Mondiaux M20 avec l’équipe nationale à Buffalo la semaine dernière, c’est une immense fierté pour moi et pour le club.»

 

Esprit combier

 

Des mots forts qui en disent long sur l’esprit familial qui prévaut à la patinoire du Sentier. «C’est ce qui fait notre principale force, d’ailleurs. Vous savez, lorsqu’il faut convaincre un joueur de la plaine de venir jouer ici, ce n’est pas toujours facile.»

A l’heure de finir l’entretien, Noëlle Golay regarde par la fenêtre de la buvette de la patinoire. Elle y voit ses deux petits-enfants sur la glace, s’entraînant avec l’équipe des piccolos. En la regardant de plus près, de la fierté se lit sur son visage. C’est peut-être aussi ça, l’esprit combier. Mais une chose est sûre : que ce soit assise derrière le banc de marquage ou en tant que grand-maman, Noëlle Golay restera la première supportrice des joueurs du Sentier.

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09 jan 2018

Un petit Nouvel An endiablé pour les fêtards de la région

Nord vaudois – Plusieurs villages de la région avaient prévu des animations, le week-end dernier, pour fêter le passage à l’an 2018 dans la bonne humeur et la joie. Retour en images sur quelques-unes des manifestations.

La piste de danse d’Ependes était enflammée, samedi dernier. ©Michel Duperrex

La piste de danse d’Ependes était enflammée, samedi dernier.

Parce que faire la fête, danser et s’amuser n’a pas de date de péremption, tous ceux qui souhaitaient un bis repetita du Réveillon se sont retrouvés, samedi dernier, pour célébrer encore une fois la nouvelle année. Bal dansant, souper entre amis et voisins dans les pures traditions ou voyage gustatif : de nombreuses alternatives s’offraient aux fêtards nord-vaudois.

Que ce soit sur la piste de danse ou à table, tout le monde s’est amusé à Ependes. ©Michel Duperrex

Que ce soit sur la piste de danse ou à table, tout le monde s’est amusé à Ependes.

Le Conseil des seniors d’Yverdon-les-Bains (COSY) a organisé un bal durant l’après-midi, à la grande salle du Tempo. «Comme nous n’avions pas organisé de bal depuis le 21 décembre 2016, nous avions envie de relancer quelque chose, et je dois dire que nous avons rencontré un grand succès», confie Josy Tessa, responsable des activités culturelles et sportives pour le COSY. En effet, pas moins de 57 personnes sont venues se trémousser sur la piste de danse yverdonnoise en suivant le rythme donné par Jean- François Lachat. «Il est même venu avec son fan club», poursuit- elle.

 

La fête hors de la ville

 

Elodie Perret, Doriane Bridel, Yael Vallotton, Naïma Campana et Sarah Vallotton (de g. À dr.:) se sont mises sur leur 31 pour offrir une soirée du petit Nouvel An exceptionnelle. ©Michel Duvoisin

Elodie Perret, Doriane Bridel, Yael Vallotton, Naïma Campana et Sarah Vallotton (de g. À dr.:) se sont mises sur leur 31 pour offrir une soirée du petit Nouvel An exceptionnelle.

Mais le sol de la capitale du Nord vaudois n’était pas le seul à trembler sous les pas de danse des fêtards. En effet, à Ependes, c’est la gaieté et la bonne humeur qui ont gagné la Grande salle du village. L’engouement de l’orchestre Les Galériens a échauffé le public, venu en nombre.

A Mathod, c’est le mélange de traditions et d’amusement qui a ravi les participants. Le Choeur d’hommes Mathod-Suscévaz s’est chargé de servir son papet vaudois entre deux chansons. Puis, l’orchestre Maxime a assuré l’animation musicale jusqu’au bout de la nuit. Une formule simple, mais qui fonctionne, puisque cela fait dix ans que les chanteurs organisent cette manifestation. Et, cette année, pas moins de 170 personnes ont fait le déplacement jusqu’à la salle communale.

Pour la 10e année consécutive, le Choeur d’hommes de Mathod-Suscévaz a organisé, samedi dernier à la Grande salle de Mathod, un petit Nouvel An en chanson. Ambiance festive et colorée assurée. ©Michel Duvoisin

Pour la 10e année consécutive, le Choeur d’hommes de Mathod-Suscévaz a organisé, samedi dernier à la Grande salle de Mathod, un petit Nouvel An en chanson. Ambiance festive et colorée assurée.

Mais faire la fête, c’est surtout une affaire de jeunes. C’est pourquoi la Jeunesse d’Agiez a invité les habitants du coin à voyager e n Hongrie. Chaque année, ses membres emmènent leurs invités dans un nouveau pays, afin de leur faire découvrir une autre cuisine et une autre culture. Un pari, une fois encore, réussi, car ils ont rassasié près de nonante personnes. «Il y avait un petit peu moins de monde que d’habitude. C’est certainement dû au fait qu’on a marqué goulash à gogo en grand sur l’affiche, et ça n’attire pas forcément la foule, suppose Romaine Vannod, responsable des inscriptions pour la Jeunesse d’Agiez. Mais ce n’est pas grave, parce que notre but était surtout de faire vivre le village.»

Que ce soit en ville ou en campagne, les Nord-Vaudois ont, dans tous les cas, partagé d’agréables moment lors de ce petit Nouvel An.

Habillés de leur beau tablier, Gabriel Caillet, Albert Graf,Ernest Reumer et Dominique Garratti (de g. à dr.) ont servi leur menu traditionnel, à savoir du papet vaudois sur un lit de cornettes. ©Michel Duvoisin

Habillés de leur beau tablier, Gabriel Caillet, Albert Graf,Ernest Reumer et Dominique Garratti (de g. à dr.) ont servi leur menu traditionnel, à savoir du papet vaudois sur un lit de cornettes.

Pendant que certains dansaient, les jeunes s’affairaient en cuisine, afin d’offrir un voyage de saveurs à leurs convives. Direction la Hongrie, avec sa célèbre goulash. ©Michel Duvoisin

Pendant que certains dansaient, les jeunes s’affairaient en cuisine, afin d’offrir un voyage de saveurs à leurs convives. Direction la Hongrie, avec sa célèbre goulash.

Après l’effort, le réconfort. Les danseurs venus s’amuser à Ependes ont pu prendre et reprendre des forces entre deux déhanchés. ©Michel Duperrex

Après l’effort, le réconfort. Les danseurs venus s’amuser à Ependes ont pu prendre et reprendre des forces entre deux déhanchés.

Valse, cha-cha-cha, rock’n’roll, les participants ont pu dévoiler leurs plus beaux pas de danse, samedi dernier, sur la piste du Café-Restaurant Le Tempo, à Yverdon-les-Bains. ©Michel Duperrex

Valse, cha-cha-cha, rock’n’roll, les participants ont pu dévoiler leurs plus beaux pas de danse, samedi dernier, sur la piste du Café-Restaurant Le Tempo, à Yverdon-les-Bains.

 

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09 jan 2018

Démocratiser la gestion immobilière

Yverdon-les-Bains – Julian Bruno a créé, en partenariat avec la start-up yverdonnoise Wavemind, une plateforme pour permettre aux propriétaires de gérer leurs biens de A à Z, comme un professionnel. Une révolution est en marche.

Julian Bruno, Alain Fresco et Romain Therisod (de g. à dr.) ont uberisé la gestion immobilière. Facile à utiliser pour un débutant et meilleur marché qu'un professionnel, le site Ebail promet de chambouler la branche. ©Christelle Maillard

Julian Bruno, Alain Fresco et Romain Therisod (de g. à dr.) ont ubersié la gestion immobilière. Facile à utiliser pour un débutant et meilleur marché qu’une gérance immobilière, le site Ebail promet de chambouler la branche.

Des lois spécifiques à suivre, des délais et des formes strictes à respecter en cas de notifications, un dialogue à entretenir avec des locataires, une comptabilité complexe, etc.: gérer un bien immobilier, c’est tout un art, ou plutôt tout un métier. Et pourtant, des jeunes entrepreneurs se sont lancés le défi de rendre accessible à tout un chacun l’administration d’un tel bien, via une plateforme inédite en Suisse, baptisée Ebail. De la publication d’annonces sur Internet à la conclusion-résiliation de contrat, en passant par une procédure de poursuite ou de mise en demeure, l’application Internet permet une gestion de A à Z des baux, pour quinze à 75 francs par mois, en fonction du nombre de biens. Seule contrainte : mettre à jour, manuellement, les données à travers l’interface.

 

Une première romande

 

Lancé il y a à peine un mois, le site Internet est le fruit d’un partenariat entre les trois cofondateurs de Wavemind, à savoir Romain Therisod, Alain Fresco et Muaz Ganiji, et Julian Bruno, un ancien gérant d’immeubles de la région de Montreux. Et c’est bien de ce dernier qu’est venue l’idée d’Ebail. «J’ai toujours été impressionné par le formalisme presque excessif qui règne dans cette branche, confie Julian Bruno. En réalité, un propriétaire privé est presque obligé de mandater un professionnel pour gérer correctement ses biens. Et je voulais que ça change.»

 

De la théorie à la pratique

 

Si le Vaudois avait trouvé un concept novateur, fallait-il encore le réaliser. Il s’est alors mis à la recherche d’ingénieurs en développement de logiciels. Et c’est en publiant une simple annonce sur Internet qu’il a trouvé l’équipe yverdonnoise de Wavemind, basée à YParc. «Nous sommes toujours intéressés par des produits innovants et des défis», souligne Alain Fresco. Avant de se lancer, les quatre jeunes ont donc commencé par évaluer le marché, mais ils se sont rapidement aperçus qu’il n’existait, en Suisse romande, aucun logiciel destiné aux particuliers sans formation dans l’immobilier.

Le seul hic, dans ce beau projet : le coût de sa réalisation. Car si Julian Bruno avait déjà imaginé une maquette détaillée de sa future plateforme, il n’avait pas imaginé que sa conception vaudrait son pesant d’or. «Le premier devis comptait environ mille heures de développement pur (ndlr : c’est-à-dire sans prendre en compte les discussions, les phases de test, etc.), confie-t-il. J’ai donc cherché à mettre en place un partenariat pour limiter les coûts.»

C’est donc une chance que le projet ait intéressé les jeunes de Wavemind, diplômés de la Haute Ecole d’ingénierie et de gestion du canton de Vaud (HEIG-VD). Car au final, la création de l’application a plutôt demandé 1500 heures de développement. «Le concept nous plaisait, mais je crois que c’est surtout le fait d’être accompagnés et conseillés par un expert dans le domaine qui nous a convaincus de nous lancer, renchérit Alain Fresco. Comme ça, chacun amène véritablement sa pierre à l’édifice.»

 

Coup de pied dans la fourmilière

 

L’une des difficultés principales à laquelle les quatre jeunes ont été confrontés, c’est justement la paperasse. Fédéralisme oblige, chaque canton a ses spécificités. «Cela va même jusqu’à la couleur du papier sur lequel imprimer les lettres types !», ajoute Alain Fresco, qui a sué pour mettre en place 72 modèles différents. «Par exemple, certains documents doivent être certifiés par l’Etat. Nous avons donc dû obtenir l’accord de chaque canton et nous adapter à ses exigences, raconte Julian Bruno. Comme nous avons chamboulé le système, ils ne nous ont pas vraiment aidés. Mais certains ont été conciliants, alors que d’autres, comme Vaud et Genève, beaucoup moins.»

Aujourd’hui, Ebail compte cinq abonnements, mais l’objectif de ses concepteurs est d’atteindre les 200 membres d’ici à fin 2019 (lire encadré ci-dessous). Des nouvelles fonctionnalités, comme l’établissement d’un état des lieux via smartphone, sont en cours de développement.

 

Un gros potentiel

 

Avec plus de 55% de sa population qui est soumise à un contrat de bail, la Suisse est le pays qui recense le plus de locataires parmi les membres de l’Union européenne, selon la dernière statistique Eurostat. «En Suisse romande, près de 600 000 logements sont en location, commente Julian Bruno. Evidemment, tous n’appartiennent pas à des privés, car c’est souvent des grands groupes qui sont propriétaires. Mais si nous arrivons à toucher ne serait-ce qu’un pourcent du tiers de ce marché, soit 2000 biens, ce serait génial.» C’est pourquoi Ebail ne cible pas uniquement les particuliers, mais aussi les petites et moyennes entreprises ou agences immobilières.

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09 jan 2018

Anaïs Coraducci croque le bronze

Patinage artistique – La Cheyroise du CPA Yverdon (14 ans) n’a pas pu batailler pour le titre national juniors, à Morges, mais elle a largement mérité sa place sur le podium. Pas mal, pour une première expérience à ce niveau.

Anaïs Coraducci savoure sa médaille de bronze remportée dimanche dernier à Morges. ©Coraducci

Anaïs Coraducci savoure sa médaille de bronze remportée dimanche dernier à Morges.

Quatre Championnats de Suisse et autant de médailles. Le bilan d’Anaïs Coraducci est excellent. Dimanche dernier, elle a terminé au 3e rang, pour sa première année en catégorie juniors. Une bonne performance pour la jeune patineuse du CPA Yverdon, même si l’argent lui a échappé de peu.

Sur la première marche du podium, Maïa Mazzara était intouchable, le week-end dernier. Sur la glace de la patinoire des Eaux Minérales, à Morges, la Chaux-de- Fonnière a pris ses distances avec la concurrence dès le programme court (53,92 points contre 44,02 pour Anaïs Coraducci, alors 2e).

«Globalement je suis contente, car j’ai atteint mon objectif qui était d’être sur le podium. Par ailleurs, j’ai pu présenter les nouveaux éléments que j’ai acquis pendant l’été, soulignait la Cheyroise de 14 ans seulement, au lendemain de l’obtention de sa médaille de bronze. Lors du court, j’ai commis une erreur bête sur un saut que je maîtrise bien normalement. Cela m’a coûté beaucoup de points. Je suis par contre satisfaite d’avoir pu placer un triple Lutz que peu de filles ont réalisé.»

Au terme de la première journée, Anaïs Coraducci ne possédait qu’une infime avance sur Giulia Celio (Dübendorf) et Nicole Zaika (Hochdorf). Les belles pirouettes réalisées par la régionale lui avaient permis d’occuper le 2e rang provisoire, et la lutte, le lendemain, s’annonçait sublime entre les trois filles.

Toutes les meilleures patineuses de ces Championnats de Suisse juniors -elles étaient trente au total ont présenté des programmes difficiles techniquement et, avec la pression, chacune des membres du dernier groupe à se présenter sur la glace ont commis quelques erreurs.

Maïa Mazzara a, néanmoins, à nouveau dominé la compétition sur le plan technique, ce qui lui a permis de conforter sa première place avec un total final de 140,16 points.

«Avec Giulia, on a présenté presque le même contenu technique, et ça s’est joué vraiment à très peu de choses en sa faveur», relevait encore Anaïs Coraducci, finalement 3e avec avec 126,80 points, contre 127,59 pour sa plus proche adversaire. Nicole Zaika a, pour sa part, commis beaucoup d’erreurs et rétrogradé au 6e rang. Enfin, les autres filles ont présenté un contenu nettement inférieur, ce qui a creusé l’écart entre le podium et les poursuivantes (plus de dix points de différence).

 

Progression constante

 

«C’est vrai que la 2e place était à moins d’un point, donc, sur le moment, j’ai ressenti un peu de déception. Mais je suis finalement contente d’être montée sur le podium, et je tiens à remercier le public venu me soutenir», glissait la jeune patineuse du CPAY.

Comme il s’agissait de sa première année en juniors et qu’elle fait partie des jeunes concurrentes de la catégorie, ses coaches et elle avaient fait fait le choix de présenter des programmes très ambitieux techniquement, avec de nombreux triples sauts. «J’ai commis quelques erreurs lors du programme long, mais j’ai quand même réussi à placer trois triples supplémentaires, dont deux nouveaux par rapport à l’année dernière», rappelait Anaïs Coraducci, qui a poursuivi sa progression après son titre national en cadettes M14, décroché l’hiver passé.

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08 jan 2018

Les rivières en crue nous offrent un beau spectacle

Nord vaudois – La conjonction de fortes précipitations et de températures élevées, à l’origine de la fonte des neiges, a provoqué une subite montée des eaux dans la région.

Le Fontanet de La Mothe doublait pratiquement le débit de l’Arnon en amont de Vugelles. ©Isidore Raposo

Le Fontanet de La Mothe doublait pratiquement le débit de l’Arnon en amont de Vugelles.

Passé le moment de la crainte -l’avis de prudence lancé par l’Etat-major cantonal de conduite (EMCC) a été levé vendredi-, les fortes crues sont devenues un véritable spectacle pour les amoureux de la nature. Ils ont d’ailleurs été nombreux, le week-end dernier, à se promener le long des cours d’eau.

Certaines régions de Suisse ont été particulièrement touchées et, selon une première estimation, les assureurs s’attendent à devoir couvrir plusieurs dizaines de millions de francs de dégâts.

A Vallorbe, des précautions ont été prises pour éviter l’inondation de bâtiments proches de l’Orbe. ©David Perrelet

A Vallorbe, des précautions ont été prises pour éviter l’inondation de bâtiments proches de l’Orbe.

Dans le canton de Vaud, la décrue s’est amorcée juste assez tôt pour éviter le pire. Selon un bilan établi par l’EMCC, la Police cantonale a été engagée sur plus de 250 interventions. A l’Etablissement cantonal d’assurance, on relevait quelque 311 interventions réalisées par les différents SDIS (Services de défense incendie et secours) du canton. De son côté, la Protection civile a mobilisé une soixantaine de personnes et la Direction générale de la mobilité et des routes (DGMR) quelque trente collaborateurs, de nombreuses routes ayant été interdites au trafic. Enfin, la division des eaux de la Direction générale de l’environnement (DGE) a mobilisé cinq personnes, dont un géologue cantonal.

I. Ro / Com. ■

La grotte du Vertige, ou Fontanet de Covatannaz, est en crue depuis plusieurs jours. ©Isidore Raposo

La grotte du Vertige, ou Fontanet de Covatannaz, est en crue depuis plusieurs jours.

A Concise, la Dia crachait sa fureur sous la route cantonale Yverdon- Neuchâtel.Une situation qui ne se produit que rarement. ©Isidore Raposo

A Concise, la Dia crachait sa fureur sous la route cantonale Yverdon-Neuchâtel. Une situation qui ne se produit que rarement.

Le confluent du Mujon et de la Thièle, près du pont de l’avenue Kiener, à Yverdon-les-Bains. ©Denis Joloup

Le confluent du Mujon et de la Thièle, près du pont de l’avenue Kiener, à Yverdon-les-Bains.

La Thièle est montée très haut. Les hommes du SDIS régional du Nord vaudois ont posé un barrage près de l’aérodrome. ©Michel Duperrex

La Thièle est montée très haut. Les hommes du SDIS régional du Nord vaudois ont posé un barrage près de l’aérodrome.

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08 jan 2018

Une ligne qui peine à suivre la cadence

Sainte-Croix – Le conseiller communal Thierry Luthringer (PS) a relevé plusieurs retards sur le tracé ferroviaire de l’entreprise de transports publics Travys.

L’entreprise de transports publics Travys a connu de nombreux retards, ces derniers mois. Le mécontentement des voyageurs se fait sentir. ©Duperrex-a

L’entreprise de transports publics Travys a connu de nombreux retards, ces derniers mois. Le mécontentement des voyageurs se fait sentir.

Depuis quelques mois, Thierry Luthringer (médaillon), conseiller communal sainte-crix, a observé de nombreux retards sur la ligne Travys Yverdon-les-Bains – Sainte-Croix, qu’il prend régulièrement pour se rendre à son travail, à Lausanne. «Face à ce constat, j’ai noté, durant un mois (ndlr : du 21 novembre au 21 décembre 2017), les heures de départ et d’arrivée des trains, confie-t-il. Alors que ceux-ci partent toujours à l’heure depuis Sainte-Croix, soit à 7h04, ils arrivent neuf fois sur onze en retard à Yverdon-les-Bains, soit un taux de 82%.» Cette situation est inadmissible selon lui, puisqu’il a seulement trois minutes pour prendre sa correspondance et qu’il lui est arrivé, à sept reprises, de rater son train en direction de Lausanne.

Le Sainte-Crix a d’ailleurs envisagé plusieurs alternatives : «Je pourrais partir plus tôt pour prendre le train de 6h04, mais pour cela, il faudrait que je me lève à 5h30. Ou alors, je pourrais me rendre à mon travail en voiture, confie-t-il. Mais c’est quand même un comble du point de vue écologique.»

Thierry Luthringer. ©Duperrex-a

Thierry Luthringer.

Agacé par cette situation, il en a fait part à la Municipalité, le 11 décembre dernier, lors du Conseil communal de Sainte-Croix. Le syndic Franklin Thévenaz, qui fait également partie du Conseil d’administration de l’entreprise ferroviaire, a promis qu’il allait en discuter avec la direction de Travys, dès la rentrée de janvier.

Selon les critères des CFF, «un voyageur est à l’heure lorsqu’il arrive à la gare de destination avec moins de trois minutes de retard et que toutes les correspondances ont été assurées».

 

Retards à répétition

 

Pour le député Yvan Pahud, la situation devient de plus en plus pénible, notamment pour lui qui se rend au Grand Conseil, tous les mardis. «Avec mon collègue Hugues Gander, on privilégie le train de 7h34, confie-t-il. A plusieurs reprises, nous sommes arrivés au Parlement vaudois trois-quarts d’heure après le début de la séance.»

Face aux nombreux retards sur la ligne, ce dernier s’est résigné, depuis quelques temps, à prendre la voiture pour se rendre à Lausanne. «En tout cas, ce n’est pas la faute aux wagons de marchandises, puisque Travys les a supprimés», lance-t-il en guise de boutade (lire encadré).

 

La faute aux travaux

 

Contacté, Daniel Reymond, directeur de Travys S.A., reconnaît les faits qui sont reprochés à l’entreprise de transports publics. Selon lui, ces retards à répétition sont dus aux nombreux travaux qui ont été effectués sur la ligne Yverdon-les-Bains – Sainte-Croix, ces derniers mois, notamment à la gare de Vuiteboeuf et à celle d’Essert-sous-Champvent. «A la suite de ces aménagements, nous avons dû procéder à un ralentissement de vitesse des trains -de 40km/h à 20km/h-, ce qui a pu engendrer quelques minutes de retard», affirme le directeur. Avec la cadence à la demi-heure, les trains se croisent à l’arrêt d’Essert-sous-Champvent, ainsi qu’à Trois- Villes. «C’est entre ces deux arrêts que cela pose problème, car on perd vite quelques secondes essentielles, qui deviennent des minutes», poursuit-il.

Daniel Reymond assure que des discussions vont être engagées à l’interne dans les prochains jours, afin de trouver une solution à ce problème récurrent. L’entreprise Travys donnera une réponse officielle à la Municipalité de Sainte- Croix d’ici au prochain Conseil communal, qui aura lieu en mars.

Affaire à suivre.

 

Une résolution déposée au Grand Conseil

 

Le député UDC Yvan Pahud déposera prochainement une résolution au Grand Conseil pour que la présence des installations des trains de marchandises soit maintenue sur la ligne de train Yverdon-les-Bains–Sainte-Croix.

Pour rappel, la société Travys avait pris la décision d’abandonner le trafic de marchandises sur cette ligne en juin 2017. Désormais, les transports des bennes de Tridel, soit les déchets des communes du Balcon du Jura, et de bois sont effectués par la route.

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08 jan 2018

Unité symbolique pour combattants héroïques

Hockey – 1re ligue – Après deux défaites rageantes dans le temps réglementaire face à Sierre cette saison, Yverdon est parvenu à voler un point à ces mêmes Valaisans, samedi dernier, à Graben. Si ce n’est pas un succès, ça y ressemble fortement.

Les matches entre Yverdon et Sierre ont été disputés, cette saison. ©Duperrex-a

Les matches entre Yverdon et Sierre ont été disputés, cette saison.

«Mon premier sentiment après cette défaite aux penalties ? Un mélange de fierté, de frustration et de beaucoup de choses. Reste que, ce qui me vient à l’esprit avant tout, c’est ce constat : ce n’est pas Sierre qui a remporté nos duels cette saison, mais bien notre équipe qui a fini par les perdre elle-même, à cause d’erreurs évitables.» L’attaquant du HC Yverdon Mathieu Rochat pouvait bien sortir d’une confrontation d’une rare intensité, longue de deux heures et demie, qui s’est terminée par une invraisemblable série de penalties et, disputée sous les yeux de près d’un millier de spectateurs, ce n’est pas ce qui allait lui faire perdre sa lucidité. «C’était très sympa de jouer dans un tel cadre. Mais une fois sur la glace, on oublie vite tout ce qui se trouve autour.» Limpide. Pour les états d’âme, on repassera.

Quelques minutes plus tôt, samedi, le HCY venait pourtant de faire passer un sale moment aux pensionnaires de Graben, immenses favoris pour la promotion et qui méritent un peu plus chaque week-end de retrouver une catégorie de jeu davantage en adéquation avec leur public, leur histoire et leurs moyens. Comme lors de leur première venue en Valais (6-5) et de la réception du HCS dans la Cité thermale (3-6), les Nord-Vaudois se sont montrés admirables dans presque tous les secteurs, s’élevant au niveau de leur prestigieux adversaires avant d’être trahis à l’heure du dénouement final. Après être revenu à 4-4 grâce à un doublé de Juris Zandovskis en 91 secondes, Yverdon a arraché une prolongation, qu’il a pu jouer à moitié avec un homme de plus sur la glace, puis il a même mené de deux longueurs durant la séance de tirs au but.

En vain ? Non, pas cette fois. Car avant-hier, il y a eu un point au bout de l’effort. Celui-ci n’aura peut-être pas une immense valeur comptable mais, symboliquement, il veut dire beaucoup. «Ce n’est même pas cette unité de glanée qui me fait dire ça, mais j’ai senti qu’on était particulièrement proches de Sierre aujourd’hui, a même confirmé Mathieu Rochat. On a donné quelques pénalités en trop, pas suffisamment profité de nos supériorités et fini par payer ces petites erreurs.» Sans ça, Yverdon serait définitivement une équipe de plan supérieur. Ce qu’elle ne pourra devenir qu’à force de travail et de performances comme celle de samedi dernier.

 

Sierre – Yverdon 5-4 tab (0-1 4-1 0-2 0-0)

 

Buts : 12e Gay (Zandovskis, Borgeaud/5c4) 0-1 ; 22e Schumann (Valenza) 1-1 ; 26e Dozin (Marghitola, Gailland/5c4) 2-1 ; 30e Borgeaud (Deschenaux, Zandovskis/5c4) 2-2 ; 34e Gailland (4c5 !) 3-2 ; 40e Valenza (Bonny, Cheseaux) 4-2 ; 51e Zandovskis (Vioget) 4-3 ; 52e Zandovskis (5c3) 4-4.

Penalties : Curty 0-1 ; Mathez 0-1 ; Zandovskis 0-2 ; Gailland 1-2 ; Vioget 1-3 ; Rimann 1-3 ; Gay 1-3 ; Posse 2-3 ; Borgeaud 2-3 ; Reber 3-3 ; Gailland 3-3 ; Curty 3-3 ; Posse 4-3 ; Gay 4-3.

Sierre : Da Silva ; Marghitola, Dozin ; Cheseaux, Guyenet ; Baruchet, Kalbermatten ; Bitz, Fellay ; Reber, Rimann, Gailland ; Schumann, Mathez, Posse ; Bonny, Valenza, Rumo ; Cifelli, Depraz, Pottier. Entraîneur : Alain Darbellay.

Yverdon : Ledermann ; Vidmer, Borgeaud ; Vazquez, Tinguely ; Ramet, Descloux ; Narbel ; Beutler, Rochat, Zandovskis ; Gay, Vioget, Deschenaux ; Pippia, Jo. Curty, von Allmen ; Köppli. Entraîneur : Jiri Rambousek.

Notes : Patinoire de Graben, 961 spectateurs. Arbitrage de Julien Dumoulin. Pénalités : 9×2’ contre Sierre ; 8×2’ contre Yverdon.

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05 jan 2018

Les rivières en crue après la tempête

Yverdon-les-Bains – Les pluies intenses, cumulées à la fonte des neiges, provoquent de fortes crues. La cote d’alerte a été atteinte en plusieurs endroits.

Un lac s’est formé près du manège d’Yverdon-les-Bains. ©Michel Duperrex

Un lac s’est formé près du manège d’Yverdon-les-Bains.

La tempête qui a balayé la région durant la journée de mercredi a été suivie de pluies intenses dès le milieu de la nuit de mercredi à jeudi. Ces fortes précipitations devraient se poursuivre jusqu’à demain après-midi.

Et les risques d’inondation sont bien réels, d’autant plus que les températures particulièrement douces provoquent la fonte des fortes quantités de neige accumulées sur les hauteurs du Jura, où le retour des basses températures n’interviendra qu’au début de la semaine prochaine.

Ainsi, hier au milieu de l’après-midi, les installations de mesure de la Direction générale de l’environnement (DGE) du Canton de Vaud et de l’Office fédéral de l’environnement témoignaient de la forte montée des eaux.

 

Débits impressionnants

 

Eleanor a laissé des traces près de l’aérodrome. ©Michel Duperrex

Eleanor a laissé des traces près de l’aérodrome.

A la hauteur du Sentier, le débit de l’Orbe dépassait 6 mètres cubes par seconde. Il avait plus que triplé à la hauteur de Vallorbe, et à la station de mesure du Chalet, à Orbe, le débit atteignait quelque 120 m3 par seconde.

Tous les autres cours d’eau de la région, toutes proportions gardées, affichaient un débit très élevé, particulièrement impressionnant pour l’Arnon dans la traversée de Vuiteboeuf et la Brinaz à la hauteur de Montagny-près-Yverdon.

Le débit de la Menthue, à Yvonand, a considérablement grossi. ©Michel Duperrex

Le débit de la Menthue, à Yvonand, a considérablement grossi.

Les pluies devraient se poursuivre jusqu’à cet après-midi et la cote d’alerte de niveau 3 pourrait être atteinte en certains endroits.

Dans tous les cas, il faut faire preuve de prudence et éviter les promenades dans les zones boisées, où le risque de chute d’arbres reste marqué.

Secteurs interdits Les chutes d’arbres provoquées par la tempête ont amené le Service travaux et environnement (STE) d’Yverdon-les-Bains et Police Nord vaudois à interdire l’accès de certaines zones du bord du lac, entre la Grève de Clendy, Thièle et Mujon. Le parc pour enfants de la rue de Bullet a aussi été fermé.

Isidore Raposo ■

 

Le toit d’un hangar s’envole

 

Lignerolle – Le pire a été évité.

Un automobiliste a été le témoin des ravages d’Eleanor. ©DR

Un automobiliste a été le témoin des ravages d’Eleanor.

Jean-Paul Vulliemin a eu la peur de sa vie, mercredi matin, alors qu’il redescendait tranquillement la route de Ballaigues.

Arrivé à l’entrée du village de Lignerolle, il a assisté à une scène digne d’un film d’épouvante, puisque le toit d’un hangar s’est fracassé sur la route, juste devant lui. «Je l’ai échappée belle, confie le Sainte-Crix, encore secoué par l’événement. Le hangar était ouvert, le vent violent a dû s’engouffrer à l’intérieur.» Le Nord-Vaudois a immédiatement alerté les secours. Aucun blessé n’est à déplorer.

Valérie Beauverd ■

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05 jan 2018

Sort incertain pour un centre de fitness

Yverdon-les-Bains – Fermé depuis plus de six mois, l’Ecofitclub est toujours en stand-by, tout comme Thierry Corneloup, son gérant.

Pendant sept ans, Thierry Corneloup a tenu son centre de fitness indépendant à bout de bras. Aujourd’hui, lassé par les problèmes liés à son local, selon ses dires, il espère pouvoir reprendre son travail dès que possible. ©Michel Duperrex

Pendant sept ans, Thierry Corneloup a tenu son centre de fitness indépendant à bout de bras. Aujourd’hui, lassé par les problèmes liés à son local, selon ses dires, il espère pouvoir reprendre son travail dès que possible.

Thierry Corneloup, gérant du centre de fitness Ecofitclub, situé à la rue du Milieu 33, au centre-ville d’Yverdon-les-Bains, était à son domicile de Cheyres le 1er juin 2017. Sur son smartphone, le Français dispose d’un logiciel de vidéosurveillance qui lui permet d’avoir un œil sur sa salle, lorsqu’il le souhaite. Ce jour-là, il observe, impuissant, les policiers qui demandent aux clients de quitter les lieux. Thierry Corneloup est sous le coup d’une expulsion.

Plus de six mois ont passé, et l’Ecofitclub est toujours fermé. Le courrier du gérant, qui n’a plus le droit d’accéder à son lieu de travail, jonche l’entrée de la salle. Si une partie des 450 clients du centre de fitness indépendant, qui n’ont pas été avertis au préalable, ont conclu un abonnement de reprise avec d’autres centres, les plus fidèles ont demandé à Thierry Corneloup s’il comptait réouvrir un jour. Le Français affirme même recevoir quotidiennement des appels, messages ou e-mails de personnes qui souhaiteraient devenir de futurs clients.

«Depuis 2015, je ne paie plus le loyer pour des raisons financières. Je me suis déchiré une épaule et j’ai été contraint d’embaucher du personnel pour m’aider. Je n’avais pas eu d’impayés jusqu’alors», soupire, la voix tremblante, celui qui a repris le fitness en 2010. Ce qui ressemble, à première vue, à un banal litige entre le propriétaire d’un bâtiment et un locataire qui ne règle pas ses loyers semble plus complexe.

 

Factures trop élevées ?

 

Depuis le mois de juin 2017, Thierry Corneloup n’a plus accès ni à son fitness ni à sa boîte aux lettres. Il a appris la mise en faillite provisoire de l’Ecofitclub par le biais de la Feuille des avis officiels du canton de Vaud. ©Carole Alkabes

Depuis le mois de juin 2017, Thierry Corneloup n’a plus accès ni à son fitness ni à sa boîte aux lettres. Il a appris la mise en faillite provisoire de l’Ecofitclub par le biais de la Feuille des avis officiels du canton de Vaud.

D’après Thierry Corneloup, les factures d’électricité qu’il a reçues au début de son activité étaient, étrangement, deux fois plus élevées que dans sa dernière année de travail, alors même que le nombre de ses machines a augmenté. Il met également en cause ses factures de mazout, qu’il juge exagérées par rapport à sa consommation et à la surface de son local. «D’après deux rapports d’expertise, son volume est estimé à 360 m3, alors que mon contrat de bail affiche une surface de 500 m2.»

Il a déposé une plainte pénale contre inconnu pour soustraction d’énergie en novembre 2016 au Ministère public, mais une ordonnance de non-entrée en matière a été prononcée. Sa société a été déclarée en faillite par le Tribunal de l’arrondissement de la Broye et du Nord vaudois le 5 septembre dernier, avant qu’un effet suspensif ne soit prononcé le 9 octobre. Depuis ce jour-là, Thierry Corneloup est en attente. «Ma seule envie, c’est de recommencer à travailler», martèle-t-il.

Récemment, il a été convoqué, par le Tribunal des baux de Lausanne, pour comparaître comme témoin à une audience concernant Pascal Mazzuchetti, l’ancien gérant du fitness, avec qui il n’a plus de contact. «Le Tribunal veut être sûr que c’est bien moi le gérant actuel», estime Thierry Corneloup, qui souffre de sa situation et espère trouver une solution à ses problèmes.

 

Aucune autre version des faits donnée

 

Le propriétaire du bâtiment situé à la rue du Milieu 33 n’a pas pu répondre à nos questions. De son côté, la régie immobilière en charge de la gérance n’a pas voulu apporter sa version des faits, jugeant le dossier «trop complexe».

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