Les News de Nord Vaudois - avril 2017

En collaboration avec le journal La Région.

11 déc 2017

La salle des débats suscite la controverse

Yverdon-les-Bains – Après des discussions houleuses, la Municipalité devra revoir son projet de réaménagement, puisque le Législatif a refusé le crédit de 900 000 francs.

Les conseillers communaux souhaiteraient plus de confort dans la Salle des débats, mais ont eu des difficultés à trouver un terrain d’entente. ©Carole Alkabes

Les conseillers communaux souhaiteraient plus de confort dans la Salle des débats, mais ont eu des difficultés à trouver un terrain d’entente.

Ambiance particulièrement tendue à la Salle des débats de l’Hôtel de Ville, jeudi dernier, lors du Conseil communal d’Yverdon-les-Bains. Assis sur leurs vieilles chaises, les conseillers communaux n’en peuvent plus et souhaitent plus de confort avec, notamment, l’installation de tables de pupitre, un équipement de vote électronique, ainsi qu’un système de projection beamer. Cette requête fait suite à la motion déposée par Yann Mamin, «Pour un nouveau projet d’aménagement de la Salle des débats», déposée en 2015 déjà. Mais le préavis tel que présenté est jugé trop cher.

La commission en charge d’étudier le dossier a émis certaines réserves, notamment en ce qui concerne l’accord de l’ECA (Etablissement d’assurance contre l’incendie et les éléments naturels), puisque que l’évacuation en cas de sinistre ne prévoit qu’une seule sortie d’urgence, soit le couloir central. En cas d’incendie, difficile donc d’évacuer cent conseillers.

 

Intervention peu appréciée

 

Le conseiller communal Stéphane Balet (PS) a demandé une non entrée en matière concernant le préavis de la Municipalité. «J’ai de la peine à comprendre comment on peut aujourd’hui, après deux ans, proposer un projet qui n’a été soumis ni à l’ECA ni au Service des monuments historiques.» Selon lui, le projet est «inacceptable».

La municipale Gloria Capt, en charge du Département de l’urbanisme et des bâtiments (URBAT), n’a pas apprécié l’intervention du conseiller communal, dans la mesure où celui-ci «s’attaque au travail effectué par les collaborateurs d’URBAT, qui ont passé des dizaines d’heures sur ce dossier. Et croyez-moi, en ce moment, nous avons besoin de ces heures pour d’autres dossiers importants, qui ne concernent pas le confort des conseillers communaux». Et le socialiste de lui rétorquer : «Ce n’est pas le travail de vos collaborateurs que je mets en doute, mais le vôtre.»

Le PLR, par la voix de Maximilien Bernhard, a fait voter une résolution. L’une des options envisagées consisterait à déplacer le Conseil communal à la salle de l’Aula Magna du Château. Equipée d’une estrade, de matériel de projection et de sonorisation, cet espace plus grand permettrait de réunir les assemblées du Conseil communal.

 

Une réhabilitation acceptée

Station d’épuration – 3e étape des transformations

 

Avec la régionalisation de l’épuration, des améliorations sont nécessaires. ©Duperrex-a

Avec la régionalisation de l’épuration, des améliorations sont nécessaires.

Alors que le préavis de 900 000 francs pour le réaménagement de la Salle des débats de l’Hôtel de Ville a échauffé le Conseil communal de la Ville d’Yverdon-les-Bains (lire ci-dessus), la demande de crédit d’investissement de plus de 31 millions de francs pour améliorer l’exploitation de la station d’épuration de la Cité thermale est passé comme une lettre à la poste. Il s’agit de la troisième étape des améliorations à entreprendre. Les installations actuelles, construites il y a soixante ans, sont obsolètes. De plus, le bassin de population desservi par la station a augmenté et devrait raccorder treize communes d’ici à 2040.

 

L’avenue des Bains arrosée

Yverdon-les-Bains – Une fuite spectaculaire

 

Un véritable geyser a jailli face à l’Hôtel de la Prairie. ©DR

Un véritable geyser a jailli face à l’Hôtel de la Prairie.

«Yverdon ville d’eaux» la bien nommée ! Alors que le Petit Baigneur, situé dans le rondpoint près de l’Hôtel de la Source, jouit du repos hivernal, l’avenue des Bains a retrouvé, samedi après-midi, une fontaine aussi spectaculaire qu’impromptue.

En effet, une rupture de conduite a fait surgir l’eau sur l’allée qui longe l’avenue des Bains. Une patrouille de Police Nord vaudois est rapidement intervenue, suivie du service de piquet des Energies. Il a été procédé à une réparation urgente.

Réd. ■

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11 déc 2017

Les clubs yverdonnois sur le devant de la scène

Merites sportifs vaudois – La cérémonie organisée à Nyon, jeudi passé, a vu Linda Vialatte, présidente d’Yverdon Féminin, être désignée dirigeante vaudoise, tandis que le BC Yverdon a été couronné club de l’année.

L’éternelle Linda Vialatte, présidente d’Yverdon Féminin depuis bientôt trois décennies, a été récompensée en qualité de dirigeante de l’année. ©Michel Perret

L’éternelle Linda Vialatte, présidente d’Yverdon Féminin depuis bientôt trois décennies, a été récompensée en qualité de dirigeante de l’année.

Le sport yverdonnois a vécu l’une de ses plus belles soirées, jeudi dernier, à Nyon. Il a été doublement récompensé dans le cadre de la cérémonie des Mérites sportifs vaudois. Le BC Yverdon a été désigné club de l’année, un honneur également revenu à Linda Vialatte, dans la catégorie dirigeant.

Les femmes du nord du canton se sont retrouvées sous les projecteurs du Théâtre de Marens, puisque c’est la présidente du BCY, Rosalba Dumartheray, qui est venue recevoir le Mérite, l’année des 20 ans de son club de cœur, dont la première équipe a atteint la finale de LNA le printemps dernier. «Arriver là en si peu de temps, en seulement deux décennies, c’est assez énorme, a-t-elle commenté. Ce prix revient au club dans son ensemble, à tous ses membres, toutes les équipes, des juniors aux autres.» Joueuse de l’équipe fanion, Malika Golay a ajouté : «C’est l’apothéose d’une belle année.»

 

Au moment de monter sur scène, Linda Vialatte, à la tête du FC Yverdon Féminin depuis quasi trente ans, n’a pas caché son bonheur au moment d’être appelée. «C’est une très grande fierté pour moi et pour ma région, le Nord vaudois», a-t-elle lancé, avant de mettre des mots sur son émotion : «Parfois, en tant que dirigeant, il nous arrive de perdre un peu la foi. Ce prix, je le dédie à toutes les personnes qui travaillent pour le club, car seule je ne suis rien. Cela me donne la force de continuer. On a rêvé et on va rêver encore !» Le club de l’inusable présidente avait déjà été distingué, via sa première équipe, en 2011, lors d’une cérémonie qui s’était déroulée à Chavornay. YF venait alors de remporter sa deuxième Coupe de Suisse consécutive.

 

 

Sylvain Fridelance devancé

 

La présidente Rosalba Dumartheray représentait le BC Yverdon, nommé club de l’année après avoir, notamment, atteint la finale de LNA. ©Michel Perret

La présidente Rosalba Dumartheray représentait le BC Yverdon, nommé club de l’année après avoir, notamment, atteint la finale de LNA.

La cérémonie a réservé d’autres beaux moments, notamment quand Emmanuel Masmejan -le célèbre jeune supporter du FC Le Mont, qui s’est souvent retrouvé seul avec son tambour et son courage à supporter son équipe de cœur aux quatre coins du pays- a été récompensé pour sa ferveur. L’ado a reçu, ravi, un maillot du… Lausanne-Sport floqué à son nom, ainsi qu’un abonnement pour se rendre à la Pontaise. Va-t-il s’en servir ? «Je pense, ouais !», nous a-t-il répondu.

Nominé parmi les trois finalistes de la catégorie espoir, Sylvain Fridelance (Tryverdon), n’a pas été élu, le jeune sauteur en longueur Jarod Biya lui ayant été préféré. «Bien sûr, j’espérais remporter ce Mérite, comme tous ceux qui avaient été nominés, mais il est toujours difficile de comparer les sports», a réagi le triathlète de Saint-Barthélemy. Ce dernier, tout juste rentré d’un camp d’entraînement aux Iles Canaries avec l’équipe nationale, soigne une petite blessure et, surtout, prépare la saison prochaine, qui pourrait débuter déjà, pour lui, en février en Afrique du Sud.

 

Des champions de Suisse

 

Les sportifs ayant remporté un titre national élite durant l’année écoulée -et dont les clubs ont transmis leur résultat- ont également été reçus et récompensés au Théâtre de Marens. Parmi les nombreux lauréats, plusieurs régionaux : Loïc Gasch (saut en hauteur), Roberto Licini (twirling), Jefferson Baudin (tir à l’arc), Elodie Jakob (heptathlon), Cyrille Thièry (cyclisme), Guillaume Dutoit (plongeon) et Killian Peier (saut à ski).

 

Les lauréats 2017

 

Sportive : Rachel Moret (tennis de table).

Sportif : Gaël Suter (cyclisme sur piste).

Espoir : Jarod Biya (saut en longueur).

Club : BC Yverdon (badminton).

Equipe : RC Nyon (rugby).

Dirigeant : Linda Vialatte (Yverdon Féminin, football).

Supporter : Emmanuel Masmejan (FC Le Mont).

Un Mérite spécial a été remis à Marcel Parietti, délégué du sport associatif du canton, tout juste retraité.

 

La cérémonie 2018 à Yverdon-les-Bains

 

Emmanuel Masmejan, le fervant supporter du FC Le Mont, s’est vu remettre un maillot du LS floqué à son nom. ©Michel Perret

Emmanuel Masmejan, le fervant supporter du FC Le Mont, s’est vu remettre un maillot du LS floqué à son nom.

Les amateurs de sport peuvent déjà réserver la soirée du 5 décembre 2018. Yverdon-les-Bains recevra la cérémonie des Mérites sportifs vaudois au Théâtre Benno Besson. «C’est une façon de, quelque part, s’engager pour le sport yverdonnois, a expliqué la cheffe du Service des sports de la Cité thermale, Ophélia Dysli-Jeanneret, présente à Nyon avec plusieurs de ses collègues. Je vois cela comme une marque de reconnaissance, une façon de transmettre un message de remerciement à tous ceux qui s’engagent dans le sport.»

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08 déc 2017

Nouveau système pour réduire les déchets

Orbe – La start-up Olifan, située au cœur de l’incubateur des technologies de l’environnement, a présenté son compacteur à déchets manuel, réalisé grâce au financement participatif.

Avec le nouvel appareil, développé par la start-up Olifan, le contenu d’un sac poubelle de 60 litres peut être réduit dans un sac de 17 litres. ©Carole Alkabes

Avec le nouvel appareil, développé par la start-up Olifan, le contenu d’un sac poubelle de 60 litres peut être réduit dans un sac de 17 litres.

Avec trois enfants à la maison, Alexandre Traber a vu le volume de ses poubelles augmenter de manière hallucinante. Face à ce constat, cet ancien banquier a décidé de changer de cap et de lancer sa propre start-up, basée à Tecorbe, dans le secteur industriel de la Cité aux deux poissons. C’était il y a trois ans. «Je n’y connaissais rien en ingénierie», se souvient l’entrepreneur d’Olifan. Avec l’aide d’un étudiant en mécanique de l’EPFL, Jean-Christophe Jaques, il a conçu un compacteur à déchets manuel individuel capable de réduire les déchets ménagers. Avec deux leviers en acier manuels, ce système permet de concentrer un sac poubelle dans un autre de 17 litres. «Notre appareil permet non seulement de diminuer les coûts liés à la taxe au sac, mais c’est aussi plus écologique et cela simplifie la vie des ménages», affirme l’entrepreneur.

 

26 000 francs récoltés

 

Grâce à une opération de financement participatif qu’il a lancée au printemps dernier, Alexandre Traber a réussi à récolter les fonds nécessaires pour réaliser vingt prototypes, soit plus de 26 000 francs. «Notre objectif était d’atteindre 20 000 francs, confie-t-il, satisfait. Nous avons, ainsi, pu les tester dans quarante foyers.» Tout y est passé : aluminium, carton, déchets ménagers et bouteilles en PET. «Mais pour ce type de recyclage, nous devons trouver d’autres solutions, car l’appareil ne parvient pas à rendre compact les bouteilles à la verticale», note, toutefois, Jean-Christophe Jaques, fraîchement diplômé.

Pour lancer la phase de production en Suisse et en France, la start-up doit vendre 200 compacteurs à déchets. «On a déjà reçu des demandes, mais nous recherchons encore 120 nouveaux clients», affirme Alexandre Traber, qui espère pouvoir commercialiser son appareil d’ici la fin du premier semestre 2018. Le coût d’un tel dispositif s’élève à 370 francs avec un couvercle.

Plus d’informations sur : www.was-e.com.

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08 déc 2017

Travaux du contournement attribués

Yverdon-les-Bains – Les travaux du secteur sud ont été attribués à la société Implenia, pour un montant de 14,5 millions de francs.

La première partie de la route, en service, sera élargie et elle sera prolongée en direction du Parc technologique (immeuble blanc au fond). ©Michel Duperrex

La première partie de la route, en service, sera élargie et elle sera prolongée en direction du Parc technologique (immeuble blanc au fond).

A peine l’accord avec les opposants annoncé -ils ont retiré leur recours au Tribunal cantonal moyennant la limitation de la vitesse à 30 km/h sur les routes de desserte situées au nord-, la Municipalité d’Yverdon-les-Bains a attribué les travaux de construction de la route de contournement (secteur sud).

Selon l’adjudication, Implenia Schweiz A.G., à Echandens, a présenté «l’offre économiquement la plus avantageuse sur la base de l’ensemble des critères».

Les travaux de construction comprennent notamment les démolitions, démontages, coupes de bois et défrichements, les constructions des réseaux enterrés, les fonçages au pousse-tube, l’étanchéité d’ouvrages enterrés et ponts, les fouilles et terrassements, les chaussées et revêtements, les canalisations, les constructions en béton coulé sur place et les signalisations.

L’appel d’offres avait été lancé il y a tout juste une année, mais, en raison des recours, l’adjudication a été retardée.

Cela dit, les procédures qui pouvaient l’être ont été poursuivies ou préparées tout au long des négociations avec les opposants réunis au sein de l’Association Isles/Valentin Sud.

Ainsi, les actes notariés d’acquisition des terrains ont également été préparés de manière à pouvoir signer rapidement.

L’un des problèmes qui se posent concerne le passage de la ligne de chemin de fer du pied du Jura. En effet, les CFF ne disposent que d’un nombre restreint de ponts provisoires et il faut les réserver plusieurs années à l’avance.

 

Un plan B

 

A ce stade, il n’est pas encore certain qu’un tel pont puisse être mis à disposition des constructeurs dans un calendrier idéal. Mais il est hors de question de retarder encore le lancement du chantier, dont le principe a été décidé en votation populaire, il y a cinq ans déjà.

Si l’entreprise de transports se trouve dans l’impossibilité de mettre à disposition le matériel nécessaire à garantir le passage des trains en tout temps, un pont provisoire sera construit. Des études de faisabilité, réalisées dans le cadre du budget octroyé par le Conseil communal (32 millions de francs au total) en décembre 2016 confirment que cette alternative est possible.

Dans tous les cas, les travaux préparatoires devraient débuter dans la première partie de l’année prochaine, avec une mise à disposition de la nouvelle route, entre la rue Roger-de-Guimps et le Parc technologique, dans le courant de 2021.

 

Mobilité douce

 

Réagissant à l’accord intervenu sur la route de contournement, les Verts yverdonnois estiment que cette route ne suffira pas pour améliorer la situation de la mobilité. Ils demandent un plan de circulation «renvoyant fortement le trafic de desserte et de transit vers la route de contournement», la rénovation des routes de desserte «en garantissant des espaces sûrs pour les piétons et les cycles», «la réalisation d’axes pour les vélos continus, rapides et sécurisés», la mise en conformité des passages pour piétons et la création de plusieurs quartiers en zone 30.

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08 déc 2017

«On a envie de créer l’exploit»

Handball – SPL2 – Yverdon-Crissier aura l’occasion de lutter pour une place -historique- en LNA. L’ailière Sabrina Langellotti revient sur l’incroyable automne de son équipe.

Sabrina Langellotti est déterminée à aller au bout. ©Carole Alkabes

Sabrina Langellotti est déterminée à aller au bout.

Sous le sapin, les filles d’Yverdon- Crissier espéraient trouver le maintien. Elles découvriront bien mieux : la chance de pouvoir se battre pour monter en SPL1, la LNA. C’est la pause pour l’équipe vaudoise. Courant janvier, elle disputera encore quatre matches dans le cadre de la saison régulière de SPL2. Leaders, les protégées de Zoltan Majeri ont déjoué tous les pronostics et sont d’ores et déjà assurées de disputer les playoffs. L’ailière yverdonnoise Sabrina Langellotti l’assure, ce sera avec appétit.

 

Sabrina, l’équipe a perdu beaucoup d’éléments importants à l’intersaison. Si on vous avait dit que vous seriez en tête à Noël, y auriez-vous cru ?

Certainement pas. A vrai dire, peu de monde aurait misé une pièce sur nous. Au mois d’août, en voyant les filles parties, on ne visait que le maintien… et aujourd’hui on se retrouve à jouer la promotion. L’ascension, on ne l’avait même pas envisagée. Mais à présent qu’on en a la possibilité, il faut monter ! Je me suis toujours dit que je n’arrêterais pas le handball sans avoir vu la LNA. C’est mon objectif ultime.

 

Qu’est-ce qui a changé depuis la saison passée, qui était la première expérience de l’équipe en SPL2 ?

On comptait sur pas mal de joueuses plus expérimentées, tandis qu’on est désormais plus jeunes. Je dirais, surtout, que l’équipe du dernier championnat misait sur ses individualités, alors qu’à présent tout est basé sur le collectif. D’ailleurs, tous les postes marquent. Même notre gardienne Marine Khatkova ! Elle l’a fait depuis son but lors de notre victoire contre Leimental, une formation qui joue à sept en phase offensive, en sortant sa gardienne. Dans les faits, je n’ai jamais eu autant de plaisir que cette année car, avec notre système, toutes les joueuses sont concernées.

 

Aviez-vous des craintes avant l’entame du championnat ?

Il y avait des doutes durant la préparation. On ne se connaissait pas toutes et ce n’était pas très carré à l’entraînement. On a même perdu en Coupe de Suisse. En fait, le premier match de championnat a constitué le déclic. On a obtenu le nul sur le terrain de Zoug II (ndlr : actuel 2e), une des grosses cylindrées, et cela a permis de consolider le groupe. On a remporté le match suivant, puis été sèchement battues à Leimental (ndlr : 38-27, à fin septembre). Notre unique défaite en dix rencontres à ce jour. On s’était dit qu’on prendrait notre revanche chez nous. On a beaucoup travaillé à l’entraînement pour contrer la formule de jeu à sept en attaque des Bâloises, et cette fois c’est nous qui les avons surprises (ndlr : victoire 30-23 à la mi-novembre). Ce match, on l’attendait vraiment.

 

Comment les playoffs se dérouleront- ils ?

On disputera dix matches, dans un groupe de six avec les quatre dernières de LNA. Avec quatre places pour monter, c’est jouable ! On s’y prépare, notamment grâce à notre très bon coach, Zoltan Majeri, qui nous a sans cesse répété de croire en nous.

 

Que vous apporte-t-il ?

Sa magie ! Il est toujours calme, sûr de lui. L’équipe n’est pas passée que par des moments faciles, il y a eu de coups de gueule. Mais on est un groupe uni, des amies en-dehors du handball, et cela fait notre force. Zoltan nous le fait régulièrement remarquer.

 

Quel est, à vos yeux, l’ingrédient principal de cet incroyable automne ?

La motivation dont on fait preuve. Le fait de vouloir aller plus haut, même si on ne s’entraîne que trois fois par semaine. On a envie de créer l’exploit, de devenir la première équipe romande en LNA.

 

Là depuis les débuts de l’aventure

 

Sabrina Langellotti se révèle être l’une des trois Yverdonnoises, avec Shadya Goumaz et Rim Fathi, qui ont participé à toutes les étapes de l’incroyable progression de l’équipe. De la 2e ligue romande à la très alémanique SPL2 -communément appelée LNB-, en passant par la fusion avec Crissier, l’accession à la 1re ligue et la montée dans l’élite, elles ont tout connu.

 

Gauchère par accident

 

«On a été intégrées en première équipe vers 14 ou 15 ans, se souvient l’Yverdonnoise de 25 printemps. J’en ai vu passer des joueuses !» A présent domiciliée aux Tuileries-de-Grandson, l’assistante médicale a toujours joué à l’aile, où sa vitesse fait des étincelles. Denrée rare -bien que cette année, Yverdon-Crissier en compte quatre !-, elle est gauchère, ce qui constitue un atout indéniable. «Je suis naturellement droitière, mais j’ai été blessée dans un accident de voiture quand j’avais 6 ans. Un nerf a été sectionné. Depuis, j’ai moins de force du côté droit et j’ai dû m’adapter. L’écriture reste le seule chose pour laquelle j’emploie ma main droite.»

Egalement passée par les sélections romandes, Sabrina Langellotti a découvert son sport de prédilection vers 10 ans. Shadya Goumaz et elle se faisaient des passes dans le jardin de la première. «Son papa, qui avait fait du handball, a trouvé qu’on se débrouillait bien et a dit qu’il fallait aller essayer en club», raconte la joueuse au passeport italien. Une excellente idée, compte tenu du parcours des deux copines d’enfance.

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07 déc 2017

La Maison d’Ailleurs du côté obscur de la force

Yverdon-les-Bains – Avec sa nouvelle exposition intitulée «Je suis ton père», le musée de la science-fiction, de l’utopie et des voyages extraordinaires explore l’univers de «Star Wars» à travers le regard de treize artistes contemporains.

 

La série «Dark Lens», de l’artiste français Cédric Delsaux (lire encadré), est habitée par les héros de la saga «Star Wars» et connaît un succès mondial depuis 2004. ©Carole Alkabes / Michel Duperrex

La série «Dark Lens», de l’artiste français Cédric Delsaux (lire encadré), est habitée par les héros de la saga «Star Wars» et connaît un succès mondial depuis 2004.

«Je suis ton père»: lorsque Marc Atallah, directeur de la Maison d’Ailleurs d’Yverdon-les-Bains, annonçait le titre de sa future exposition aux visiteurs, ces derniers savaient immédiatement quel serait le sujet de celle-ci. Cependant, le musée de la science-fiction, de l’utopie et des voyages extraordinaires se distancie de la saga «Star Wars» grâce au regard original de treize artistes contemporains internationaux qui interprètent l’univers galactique de George Lucas.

«Les fictions contemporaines partagent certaines caractéristiques avec les mythes de la Grèce antique, puisqu’elles donnent du sens à nos actions, à nos jugements et à notre place au sein de la société», explique le directeur. Star Wars en est un parfait exemple, puisque chacun peut se réapproprier cet univers, inscrit dans l’imaginaire collectif.»

 

Archétypes grecques

 

©Carole Alkabes / Michel DuperrexAu rez-de-chaussée, l’exposition s’articule sur des photographies numériques de l’artiste parisien Travis Durden. En partenariat avec le Musée du Louvre, celui-ci a réinterprété les mythes grecs à sa manière. Le visiteur se trouve alors plongé dans un univers artistique qui mélange à la fois culture contemporaine et culture de la Renaissance. Maître Yoda, être dépourvu de désir, incarne ainsi L’Amour, la princesse Leia se mue en une véritable nymphe, tandis que la résurrection de Dark Vador évoque l’image biblique du Christ.

 

Gay attitude

 

Quant à The Sucklord, artiste pop new-yorkais, il s’inspire de la franchise «Star Wars» et détourne de manière ironique des jouets-figurines.

Issu de la scène artistique homosexuelle, cette personnalité médiatique illustre, avec son oeuvre «Gay Empire Attack», des Stormtroopers de l’empire galactique dans une version totalement psychédélique.

 

Design yverdonnois

 

©Carole Alkabes / Michel DuperrexCrée en 2014 par deux jeunes designers, Edrris Gaaloul et Cyrille Verdon, le collectif Superlife reprend des icônes de la saga pour les détourner en canapé, abat-jour et miroir futuriste. Pour l’exposition «Je suis ton Père», les Yverdonnois ont conçu une collection capsule, avec des objets fonctionnels.

Au final, tout l’intérêt de cette exposition réside dans le fait qu’elle fait référence à «Star Wars» sans que la saga soit mentionnée en tant que telle. Les seuls qui risquent peut-être d’être déçus sont les fans orthodoxes de l’univers de George Lucas. Mais, le temps d’une exposition, ils pourront faire abstraction des œuvres cinématographiques et plonger dans un univers qui oscille entre mythologies et galaxies.

Vernissage de l’exposition «Je suis ton père», ce samedi, dès 17h. Programme complet sur : www.ailleurs.ch. A voir jusqu’au 14 octobre 2018.

 

Démesure Urbanisme fantastique

 

Parmi les artistes de l’exposition «Je suis ton père», Cédric Delsaux tient une place à part, puisqu’il travaille depuis treize ans sur l’univers de Georges Lucas. Avec sa série «Dark Lens», il est le seul artiste français à avoir été adoubé par le réalisateur américain. Et pourtant, l’artiste français ne se considère pas comme un fan absolu au sens propre du terme. «J’utilise l’univers de Star Wars comme matière première pour réaliser mes propres fantasmes», confie le photographe.

Avec ses images numériques sur le développement urbanistique d’Abu Dhabi, Cédric Delsaux offre une vision inquiétante, déraisonnable et fascinante de notre société. «On vit en pleine science-fiction, c’est une menace sourde et étrange, affirme-t-il. Je ne souhaite pas imposer une image manichéenne du monde. Il y a à la fois un pendant clair et obscur dans mon travail.» Avec «The Reserves», Cédric Delsaux donne un statut vivant aux droïdes de combat en les séquestrant dans des containers, sorte de négrier contemporain. A la fois hystérique et désarçonnant.

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07 déc 2017

Le taux d’occupation de La Lucarne explose

Yverdon-les-Bains – La Lucarne reçoit toujours plus de sans-abri. Depuis le début du mois de décembre, la structure d’accueil d’urgence yverdonnoise est en surcharge constante.

Le Combier Cyril Maillefer est à la tête de La Lucarne, qui célèbre ses 15 ans, depuis janvier 2016. ©Duperrex-a

Le Combier Cyril Maillefer est à la tête de La Lucarne, qui célèbre ses 15 ans, depuis janvier 2016.

En 2016, plus de 6400 nuitées ont été enregistrées à La Lucarne, avec un taux d’occupation de 90%. Des chiffres déjà bien élevés, mais qui atteindront un sommet impressionnant à la fin de cette année, alors que la structure fête ses 15 ans. «Nous nous situons entre les 7000 et 8000 nuitées, et nous finirons très certainement avec un taux d’occupation pas loin des 100%», annonce Cyril Maillefer, responsable du Centre d’hébergement d’urgence yverdonnois, ainsi que du Hublot à Vevey.

«Cet automne, nous avions encore des places libres, mais depuis le 1er décembre, nous sommes surchargés.» Alors que la structure dispose de 23 lits, cinq places d’hébergement supplémentaires ont dû être installées pour répondre à la forte demande. «Nous avons un taux d’occupation à faire pâlir les hôteliers du Nord vaudois», lâche, en souriant, Cyril Maillefer, à la tête de La Lucarne depuis janvier 2016.

L’objectif de La Lucarne, qui n’a jamais fermé ses portes une seule fois depuis sa création, est de ne pas laisser des personnes à la rue. Mais face à la forte affluence de sans-abri souhaitant y trouver refuge, des choix se sont imposés. «Nous logeons en priorité les personnes de nationalité suisse, et celles qui ont un permis de travail. Si nous avons encore de la place, nous accueillons les migrants, les Roms ou les autres populations.»

 

Travailleurs sans-abri

 

Si les mois de décembre et de janvier étaient, usuellement, plus calmes dans le centre d’hébergement, ce n’est, décidément, pas le cas en cette fin d’année. «Personnes au profil marginalisé, à l’aide sociale ou avec des problèmes psychiques, nous ne sommes pas là pour juger. N’importe qui peut sonner à notre porte», affirme Cyril Maillefer. Il a remarqué que de nouvelles catégories de la population toquent désormais à la porte de La Lucarne. «Le marché du logement est si tendu qu’il nous arrive de recevoir des retraités et des personnes qui travaillent encore, avoue le Combier. Agent d’assurance, menuisier, entrepreneur, ils essaient de maintenir leur job tout en logeant chez nous.»

 

Une assistance sociale

 

Un problème qui va de pair avec l’agrandissement de la ville d’Yverdon-les-Bains, d’après l’employé de Caritas, qui a aussi constaté une hausse des interventions de la police, dues à la cohabitation pas toujours évidente entre les différentes populations hébergées.

Une permanence d’accueil, mise en place cette année dans les locaux de la Paroisse catholique à Yverdon-les-Bains, sera développée en 2018. Dans la continuité de cette idée, une assistante sociale viendra à La Lucarne un soir par semaine : «Le but est de pouvoir aider des personnes à se reloger, en leur constituant notamment un dossier.»

En collaboration avec des bénévoles de l’Eglise évangélique réformée du canton de Vaud (EERV), un accueil de jour a aussi lieu chaque vendredi entre 10h et 14h à La Lucarne. «Environ 30 personnes se regroupent à chaque fois. Il faut sortir ces gens de leur isolement dû à la précarité.» Pour que les sans-abri se sentent bien à La Lucarne, un travail a été fait sur le confort, et un ordinateur avec un accès Internet a été installé. «Nous pouvons être fiers d’avoir une structure comme celle-ci dans notre ville», conclut Cyril Maillefer.

 

Coup de main bienvenu

La Lucarne recherche plusieurs bénévoles

 

Depuis cette année, La Lucarne a décidé d’intégrer des bénévoles pour donner un coup de main aux collaborateurs qui y travaillent déjà. «Nous en avons déjà trouvé deux. L’idée serait d’avoir une personne pour chaque soir de la semaine», relève Cyril Maillefer, responsable de la structure yverdonnoise. Des bénévoles sont également les bienvenus pour la permanence d’accueil qui a été mise en place en 2017.

Cyril Maillefer rappelle aussi qu’il est possible d’aider La Lucarne avec des dons, ou en apportant de la nourriture. «Les repas ne sont pas financés par le Canton, contrairement à l’hébergement», précise-t-il.

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07 déc 2017

La progression plutôt que le rêve

Skicross – Troisième du général de la Coupe d’Europe l’hiver passé, Bryan Zooler souhaite continuer à franchir les paliers, conscient qu’il lui sera presque impossible de se qualifier pour les JO de PyeongChang, cette saison.

Bryan Zooler s’amuse comme un fou dans la neige tombée la semaine passée à la Vallée. ©Michel Duperrex

Bryan Zooler s’amuse comme un fou dans la neige tombée la semaine passée à la Vallée.

Promu dans les cadre A de la section skicross de Swiss Ski à la fin de la saison dernière, Bryan Zooler, 23 ans, fait toujours partie des petits jeunes de l’expérimentée et très compétitive équipe nationale de skicross. En cet hiver olympique, le skieur du Sentier aurait besoin d’un improbable concours de circonstances pour être du voyage à PyeongChang. Conscient des paliers qu’il lui reste à franchir pour s’établir tout en haut de la hiérarchie, le 3e du classement final de la Coupe d’Europe 2016-2017 parle avant tout de poursuivre sa progression.

 

Qu’est-ce que cela change de passer du cadre C au A de Swiss Ski ?

Sur les skis pas grand-chose, puisque tout le monde a vécu la préparation ensemble, à Saas-Fee, depuis le mois d’août. Par contre, je bénéficie d’un véhicule et de facilités pour obtenir des skis et du matériel. Cela dit, je ne suis pas passé de la nuit au jour.

 

Sportivement, cela vous assure- t-il une place en Coupe du monde ?

Non. La Suisse a droit à sept places au plus haut niveau et ce sont les éléments les plus en forme qui sont sélectionnés. Si je ne skie pas assez vite pour la Coupe du monde, je me retrouverai plutôt avec le groupe Coupe d’Europe.

 

La saison a commencé pour tout le monde par une épreuve du circuit européen, en Autriche. Et cela ne s’est pas très bien déroulé pour vous, avec une 37e place, loin de vos standings.

En fait, je suis tombé bêtement le premier jour, dès le départ de la première descente du premier entraînement. Je me suis fait mal à un coude et, sur une piste assez plate comme celle de Pitztal, j’ai été gêné à la poussée. Les une ou deux secondes ainsi perdues en début de course, lors des qualifications, ne m’ont pas permis de me hisser dans les trente premiers, pour pouvoir prendre part aux runs. C’est d’autant plus ennuyeux que c’est là-bas que j’avais très bien couru l’an dernier, ce qui m’avait ouvert les portes de quelques manches de Coupe du monde.

 

Comment va votre blessure ?

Il s’agissait juste d’une contusion, et cela va bien mieux. Sur place, j’ai mis beaucoup de glace durant plusieurs jours et, honnêtement, s’il ne s’était pas agi d’une épreuve importante, je n’aurais même pas pris le départ.

 

La Coupe du monde débute ce week-end à Val Thorens. Serez-vous au départ ?

Malheureusement non, car je n’ai pas été retenu. La sélection se faisait par une course interne -lors de laquelle j’ai toujours de la peine à me dépasser-, ainsi que selon les résultats de l’épreuve de Pitztal. Par conséquent, pour moi, mon prochain engagement sera à Arosa, où plus de places sont dévolues aux Suisses, la semaine prochaine. Il s’agira d’une Coupe du monde disputée en sprint, sur une trentaine de secondes, et en soirée. Un format court qui ne me correspond pas forcément, mais on ne sait jamais ! Ce week-end, je m’entraînerai en Autriche.

 

Comment s’est déroulé votre été ?

Tout s’est bien passé. Je me suis entraîné essentiellement entre Saas-Fee et Macolin, où on a effectué des tests physiques en début et fin de préparation. Cela permet de se rendre compte si on est parvenu à gagner en force, puis à la transformer en explosivité, ce qui est réussi. Cette saison, je souhaite maintenir ces mêmes valeurs pour, l’été prochain, m’atteler à prendre quelques kilos de muscle supplémentaires.

 

Pensez-vous avoir une chance de décrocher un billet olympique cet hiver ?

Honnêtement, ce n’est pas l’objectif. Non seulement parce que les critères sont durs, mais surtout parce que la concurrence est rude à l’interne. Alex Fiva, Armin Niederer, Marc Bischofberger et Jonas Lenherr ont tous les moyens de terminer régulièrement sur les podiums de Coupe du monde. Et puis, des Romain Détraz, Timo Müller, Joos Berry, Peter Stähli et Ryan Regez, qui revient de blessure, ont les moyens d’y prétendre selon leurs performances. Cela fait qu’on est une dizaine de skieurs pour quatre places… Compte tenu de mon évolution, ces Jeux viennent un peu vite. Et puis, ce n’est pas encore «cette année ou jamais» pour moi. Ce qui me rassure, c’est que parmi ce groupe, je reste le plus jeune. On verra où je me situe dans quatre ans.

 

Quelles sont vos ambitions cette saison ?

J’aimerais confirmer ma place dans le cadre A. Pour cela, je dois remporter la Coupe d’Europe ou y obtenir trois podiums, ou faire un top 16 en Coupe du monde. Mes objectifs dépendront, donc, des courses où je me trouve. Après avoir fini 3e l’hiver dernier, ça me plairait de remporter le général de la Coupe d’Europe, ce qui me permettrait d’obtenir une place fixe en Coupe du monde l’année suivante et, donc, de pouvoir prendre mes marques. Y parvenir demandera de la régularité et de ne pas se blesser. Ceci sachant que je pars déjà avec une course de handicap, après ma contre-performance en Autriche.

 

Si on vous comprend bien, vous préféreriez être aligné en Coupe d’Europe.

Je pense qu’il est mieux pour moi d’y skier toute la saison, plutôt que de faire un peu des deux, mais rien à fond. J’en saurai plus sur mon programme après Arosa. C’est une année un peu bizarre pour moi, car je me retrouve assis entre deux chaises. Mais en cet hiver olympique, on sent que les choses sont spéciales, qu’il y a de la pression : tout le monde est fin prêt. Enfin, compte tenu des JO, il y aura une grosse coupure en Coupe du monde, de la fin janvier à début mars. En ce sens, je préfère me retrouver encore une année à l’étage inférieur.

 

Du fitness et une dose d’empathie

 

Bryan Zooler est un homme actif. Depuis l’été dernier, il a suivi une formation pour devenir instructeur de fitness, qui lui a pris passablement de temps. «J’ai déjà un CFC de micromécanicien, mais j’avais envie d’avoir aussi cette option, dans un domaine qui m’intéresse beaucoup», lance le Combier. Si tout va bien, l’été prochain, il passera à l’étape suivante, pour décrocher le papier de personal trainer. «J’ai toujours eu de l’empathie pour les gens, et notamment ceux qui se donnent de la peine afin de perdre du poids, qui sont prêts à bouger, souligne le skieur de la Vallée. Quand on est mal dans sa peau, il est très difficile d’oser mettre un pied dans un fitness.» Un pas que Bryan Zooler aimerait aider certains à faire.

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06 déc 2017

Le Canton certifie Police Nord vaudois

Lausanne – Le corps régional de police a reçu son accréditation définitive de l’Etat de Vaud, conformément à la Loi sur la police coordonnée.

Cédric Perrin, André Etter, Pascal Pittet, Jean-Christophe de Mestral, Claude Ruchet, Daniel Hediger, Jérôme Meilland et Pierre-Antoine Hildbrand entourent Valérie Jaggi Wepf, présidente de la Conférence des directeurs des polices municipales, et Béatrice Métraux, conseillère d’Etat. ©ARC-Sieber

Cédric Perrin, André Etter, Pascal Pittet, Jean-Christophe de Mestral, Claude Ruchet, Daniel Hediger, Jérôme Meilland et Pierre-Antoine Hildbrand entourent Valérie Jaggi Wepf, présidente de la Conférence des directeurs des polices municipales, et Béatrice Métraux, conseillère d’Etat.

Au bénéfice d’une accréditation provisoire depuis 2012, Police Nord vaudois a obtenu, en même temps que la Police du Chablais vaudois, son accréditation définitive, telle que définie dans la Loi sur l’organisation policière vaudoise (LOPV). Le corps régional, qui assure le service de police dans onze communes situées entre Yverdon-les-Bains et Orbe, a déposé sa demande d’accréditation définitive en février dernier, auprès du Département des institutions et de la sécurité (DIS).

La commission d’accréditation s’est déplacée en septembre dernier pour examiner si l’organisation du corps, sa dotation en effectifs et ses locaux correspondaient aux exigences légales. Ce qui est le cas. En effet, l’engagement d’effectifs doit être garanti nuit et jour.

L’organisation du corps de police et la mise en place d’un système de gestion de la qualité font partie des exigences légales. D’une certaine manière, il s’agit d’une certification assimilable à celles qui ont cours de longue date, dans l’industrie notamment.

Municipale yverdonnoise en charge de la police, et présidente de la Conférence des directeurs des polices municipales vaudoises, Valérie Jaggi Wepf est heureuse de l’aboutissement de cette procédure.

Si le régime provisoire a duré cinq ans, cela tient au calendrier établi par la commission de certification, mais aussi à des procédures internes, qu’il a fallu mener préalablement. D’autres corps intercommunaux doivent encore être accrédités définitivement. Police Nord vaudois et la Police du Chablais ont reçu la cinquième, respectivement la sixième accréditation.

 

«Pas égaux»…

 

Des agents de Police Nord vaudois portaient, au début de l’automne, sur l’emblème de leur uniforme, une petite barre rouge avec la mention «Pas égaux».

Les policiers vaudois ne bénéficient en effet pas d’un statut unique. Cela reste l’un des objectifs à atteindre, d’autant plus que les jeunes policiers bénéficient tous de la même formation de base.

Mais, en l’occurrence, il s’agissait d’un mouvement de protestation interne à Police Nord vaudois. En effet, une commission, dans laquelle la base n’était pas représentée, a entrepris de revoir un certain nombre de points, notamment l’échelle des salaires.

Selon Valérie Jaggi Wepf, il était d’emblée prévu d’associer les policiers à ces discussions qui, dans un premier temps, pour la délicate question des salaires, ne réunissaient que représentants de l’état-major et des ressources humaines de la Ville.

Les policiers sont désormais représentés à ces pourparlers par le Syndicat suisse des fonctionnaires de police. Selon nos informations, les salaires des policiers nord-vaudois ne figurent pas parmi les plus hauts du canton. «C’est une comparaison brute de coffrage. Cela dépend des grades. C’est vrai pour certains, pas pour d’autres», temporise la municipale yverdonnoise.

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06 déc 2017

Les sources du hameau sont à sec

Yvonand – Avec l’absence de pluie, les habitants de La Grand’Moille doivent s’approvisionner en eau dans le village voisin de Villars-Epeney.

La Commune et l’ECA souhaitent trouver une solution rapide au manque d’eau. ©Michel Duperrex

La Commune et l’ECA souhaitent trouver une solution rapide au manque d’eau.

Alors que le Département cantonal du territoire et de l’environnement vient de prononcer la fin de l’interdiction générale de pompage, entrée en vigueur en juillet dernier, le hameau de La Grand’Moille, situé sur la commune d’Yvonand, est toujours privé d’eau. Les sources qui alimentent les deux fermes sont sèches depuis le mois d’août.

Une situation de plus en plus critique pour les deux familles paysannes qui vivent à cet endroit. «Pour subvenir à nos besoins, il faudrait compter 100 litres par m2 par jour, mais on est très loin du compte», s’inquiète Ulrich Stegmann qui gère, avec sa femme, une exploitation de 45 bovins. «Depuis cinq ans, l’eau déclinait, poursuit Corinne Gallet, sa voisine. Mais on ne s’est pas alarmés plus que cela. C’est seulement cet été qu’on a pris conscience de la gravité de la situation.»

Pour palier ce manque d’eau, les deux familles s’approvisionnent quotidiennement à Villars- Epeney, avec 5000 litres d’eau pour les Stegmann et 1500 litres d’eau pour la vingtaine de génisses d’Yves Gallet. «Mais jusqu’à quand, s’interroge Cindy Stegmann. Le transport de l’eau n’est pas pratique et cela devient pénible sur le long terme.»

 

Des pistes de réflexions ?

 

Inquiets, les habitants ont alerté la Commune d’Yvonand, au début du mois de novembre. D’un point de vue légal, cette dernière n’est pas obligée d’approvisionner La Grand’Moille, puisque le hameau est situé sur un périmètre agricole.

François Noble, municipal tapa-sabllia en charge du dicastère des services industriels, et des collaborateurs de l’Etablissement d’assurance contre l’incendie et les éléments naturels du Canton de Vaud (ECA) se sont rendus, hier après-midi, auprès des habitants, afin de trouver une solution pour résoudre ce problème. «Nous n’allons pas les laisser sans eau, assure l’édile. Avec l’ECA (ndlr : le hameau doit également disposer d’une défense-incendie), nous avons entrepris les premières démarches d’une réflexion globale, mais la situation devient urgente.» Affaire à suivre.

 

La station d’épuration tapa-sabllia désuète

La Commune veut se connecter aux eaux staviacoises

 

Les Tapa-Sabllias devront se relier à un nouveau réseau d’eau. ©Michel Duperrex

Les Tapa-Sabllias devront se relier à un nouveau réseau d’eau.

Lors du Conseil communal d’Yvonand, qui s’est déroulé lundi dernier au forum du Collège En Brit, François Noble, municipal en charge du dicastère des services industriels, a informé les membres du Législatif que les discussions avaient repris avec la Commune d’Estavayer-le-Lac, afin de connecter les eaux tapa-sabllias aux eaux fribourgeoises.

A la suite de la fusion avec plusieurs autres communes, le projet de connexion des eaux était en stand-bye du côté de l’Association intercommunale pour l’épuration des eaux de la région d’Estavayer-le-Lac (ERES). «Nous avons simplement relancé l’association, puisque notre station d’épuration est trop petite et qu’elle n’est plus conforme à la réglementation en vigueur, confie Philippe Moser, syndic de la Commune d’Yvonand. A moyen terme, il faudra trouver une solution.»

Cependant, la vision de la Municipalité staviacoise a évolué, puisque cette dernière souhaiterait se développer d’un point de vue économique, avec notamment l’implantation d’une future industrie agro-alimentaire.

«Nous sommes en discussion avec la Commune d’Estavayer-le-Lac afin de nous relier à Cheyres», poursuit l’édile.

Si la Commune d’Yvonand devait construire une nouvelle station d’épuration, les coûts de cette dernière s’élèveraient à près de dix millions de francs, alors qu’elle en économiserait quatre, si elle se connectait à l’ERES.

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