Les News de Nord Vaudois - avril 2017

En collaboration avec le journal La Région.

03 jan 2018

La cigogne a déposé un petit corbeau

Yverdon-les-Bains – Le premier né de l’année est une Chavornaysanne. La jeune Lijana est née le 1er janvier, à 5h56, aux Etablissements hospitaliers du Nord vaudois (EHNV). Rencontre avec son papa.

Lijana Jahja n’est pas la première Romande de l’année, la palme ayant été décernée conjointement à Nora et à Arsema, nées à 0h06. Mais elle est certainement la plus jeune à avoir tiré la langue à un photographe. ©Michel Duperrex

Lijana Jahja n’est pas la première Romande de l’année, la palme ayant été décernée conjointement à Nora et à Arsema, nées à 0h06. Mais elle est certainement la plus jeune à avoir tiré la langue à un photographe.

Alors que la plupart des Nord-Vaudois attendaient le retentissement des douze coups de minuit pour célébrer dignement le passage à l’an 2018, Avni et Shpresa Jahja, eux, s’apprêtaient à entendre un autre son : les cris de leur premier bébé, Lijana. La petite fille a débarqué, tout naturellement, le 1er janvier à 5h56. En effet, c’est sans péridurale, sans césarienne et sans complication que la Nord-Vaudoise de 2,93 kg et 48,5 cm a pointé le bout de son petit nez. «On n’aurait jamais pensé que ça se passerait comme ça, car tout est allé comme sur des roulettes, lance Avni, l’heureux papa, le sourire aux lèvres. Du moins, moi, je n’ai rien senti !»

Venu une première fois à 21h à l’Hôpital d’Yverdon-les-Bains pour faire constater les premières contractions, le couple, d’origine albanaise, a pu retourner à la maison et passer le Réveillon en toute intimité. Ce n’est qu’aux alentours de 3h du matin que les deux Chavornaysans sont retournés aux EHNV. Et là, le travail a été très rapide, puisqu’en l’espace d’environ 2h30, la famille Jahja s’était agrandie. «Avec ma femme, on voulait mettre au monde notre bébé dans la baignoire, explique Avni. Mais quand on a demandé à pouvoir y accéder, c’était déjà trop tard. On n’avait plus le temps, Lijana était en train d’arriver.» Avec un tel accouchement, Anne-Lise Paroz, médecin cheffe du service d’obstétrique des EHNV, de garde le week-end dernier, n’a pas eu besoin d’intervenir. La petite famille a, d’ailleurs, pu rentrer le jour même dans son cocon. «L’année 2018 a commencé dans le plus pur des bonheurs, avec la venue de notre petit ange», conclut Avni.

 

Un service d’obstétrique opérationnel 24h/24

 

Anne-Lise Paroz. ©Michel Duperrex

Anne-Lise Paroz.

Les EHNV ont enregistré 1019 naissances en 2017. Un chiffre dans la norme, mais en dessous de celui de 2016 qui, lui, avoisinait les 1100 nouveaux-nés. Pour que les accouchements se passent le mieux possible, pas moins de soixante personnes se relaient jour et nuit, durant toute l’année. «Durant le week-end du Réveillon, par exemple, notre service tourne avec au minimum quatre ou cinq sages-femmes, un assistant et un chef de clinique, ainsi qu’un médecin chef de garde, précise Anne-Lise Paroz (en photo). Et ceci sans compter les anesthésistes et les pédiatres. Il y a toujours une équipe sur place pour les urgences et pour pratiquer une opération, si besoin.» Si un hôpital permet une surveillance permanente et des interventions immédiates, il est, en revanche, moins flexible qu’une maison de naissance, quant aux méthodes et positions d’accouchement.

Car il existe des contraintes médicales à prendre en compte, comme l’explique la médecin cheffe : «Par exemple, il est strictement obligatoire de poser une voie veineuse sur une parturiente (ndlr : une femme qui accouche). Et lorsque celle-ci demande une péridurale, chose qui n’est pas possible d’obtenir en maison de naissance, la mère perd une partie de sa mobilité au niveau des jambes et, donc, certaines positions, comme se mettre debout, sur un tabouret ou dans l’eau, deviennent impossibles.» D’après Anne-Lise Paroz, les EHNV ne tiennent, toutefois, pas à imposer le lit aux étriers. «On essaie de se diversifier. Nous avons, notamment, une salle zen, avec un lit spécial, un tabouret maya, une baignoire, des lumières tamisées, de la musique relaxante et des huiles essentielles. De plus, des sages-femmes sont, ou vont être, formées à l’acupuncture, à l’hypnose et à l’aromathérapie.»

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03 jan 2018

Tout feu tout flamme pour la Saint-Sylvestre

Yverdon-les-Bains – Du théâtre, de la musique, de la danse, de la pyrotechnie : tous les éléments étaient réunis, dimanche dernier, pour faire vivre un Réveillon inoubliable aux Yverdonnois.

Le spectacle, présenté sur l’esplanade du temple par la compagnie Lumen, a enchanté le public. De même que la séquence pyrotechnique. Au point de faire oublier certains feux d’artifice du passé, qu’on ne voyait que très partiellement depuis le cœur de la ville. ©Michel Duperrex

Le spectacle, présenté sur l’esplanade du temple par la compagnie Lumen, a enchanté le public. De même que la séquence pyrotechnique. Au point de faire oublier certains feux d’artifice du passé, qu’on ne voyait que très partiellement depuis le cœur de la ville.

Alors que la tempête Carmen commençait à balayer l’ouest de l’Europe, les Yverdonnois et leurs hôtes ont bénéficié d’un moment de répit pour fêter l’entrée dans la nouvelle année avec entrain.

Pendant ce temps, au Théâtre Benno Besson, le Cercle Littéraire jouait, pour la première fois, son incroyable pièce baptisée «Silence en coulisses». ©Michel Duperrex

Pendant ce temps, au Théâtre Benno Besson, le Cercle Littéraire jouait, pour la première fois, son incroyable pièce baptisée «Silence en coulisses».

En effet, le Temple d’Yverdon-les-Bains a, une fois encore, fait le plein à l’occasion du concert de la Saint-Sylvestre -le 26e du nom-, donné par l’ensemble Tiffany. Les musiques, de tous les genres, placées sous une thématique et un jeu festifs, ont enchanté l’assistance.

Avant que les musiciens n’offrent un magnifique concert, Claude-Anne Jaquier, présidente de l’association Ma Non Troppo, organisatrice de la manifestation, a salué l’engagement des partenaires, de la Ville à la Loterie Romande, en passant par les entreprises locales, qui ont parrainé les partitions. Elle a également rendu hommage à Catherine et Friedemann Sarnau, moteurs de l’ensemble Tiffany depuis le lancement de ce rendez-vous festif.

 

Culture et cuisine

 

Sur la place Pestalozzi, DJ Romain a mis une ambiance de folie. Et le public a dansé jusqu’à une heure du matin sous la tente. ©Michel Duperrex

Sur la place Pestalozzi, DJ Romain a mis une ambiance de folie. Et le public a dansé jusqu’à une heure du matin sous la tente.

A la sortie du temple, bon nombre d’assistants se sont arrêtés un instant pour partager un verre de vin chaud -préparé par Gilles Boss et son équipe- avant de rejoindre la table pour partager les plaisirs culinaires. D’autres ont immédiatement rallié le Théâtre Benno Besson pour assister à la représentation de «Silence en coulisses», par la troupe du Cercle Littéraire d’Yverdon-les-Bains.

A propos de vin chaud, la présidente de Ma Non Troppo a lancé un appel aux volontaires pour le 31 décembre prochain…

 

Une belle ambiance

 

Le vice-syndic Marc-André Burkhard a prononcé un bref discours, afin de souhaiter la bonne année à tous. ©Michel Duperrex

Le vice-syndic Marc-André Burkhard a prononcé un bref discours, afin de souhaiter la bonne année à tous.

Le temps pluvio-venteux de la deuxième partie de la soirée à accordé une trêve bienvenue à tous ceux -de nombreuses familles se sont déplacées- qui ont rallié la place Pestalozzi pour partager le saut de l’an.

Le spectacle, présenté sur l’esplanade du temple par la compagnie Lumen, a enchanté le public. De même que la séquence pyrotechnique. Au point de faire oublier certains feux d’artifice du passé, qu’on ne voyait que très partiellement depuis le cœur de la ville. Sur le coup de minuit, les bouchons ont sauté et le nombreux public qui se trouvait, à ce moment- là, sur la place a échangé les vœux, avant de s’ébattre aux rythmes de DJ Romain, puis d’aller poursuivre la fête à la maison ou dans les salles ouvertes jusqu’au bout de la nuit.

 

Le traditionnel concert de la Saint-Sylvestre de l’ensemble Tiffany a rempli le temple. La virtuosité sans égale des quinze musiciens a permis aux Yverdonnois d’entrer, en douceur et en musique, dans la nouvelle année. ©Michel Duperrex

Le traditionnel concert de la Saint-Sylvestre de l’ensemble Tiffany a rempli le temple. La virtuosité sans égale des quinze musiciens a permis aux Yverdonnois d’entrer, en douceur et en musique, dans la nouvelle année.

Le décompte des douze coups de minuit a été précédé d’une intervention du vice-syndic Marc- André Burkhard qui, entre bilan et espoirs, a apporté les voeux de la Municipalité d’Yverdon-les-Bains à la population. Car 2018 va être marquée par le lancement de grands chantiers, de la route de contournement à la place d’Armes, qui vont influencer durablement la vie des habitants et des hôtes de la deuxième ville du canton qui, faut-il le rappeler, est aussi un centre régional de première importance.

 

L’opération Nez Rouge a battu tous les records

 

Organisée pour la 28e fois, l’opération Nez Rouge a battu tous les records. A l’heure de dresser le bilan national, le premier jour de l’an, le comité suisse a relevé que 16 000 transports (+6%) ont permis de reconduire 34 000 personnes (+7%) à destination, alors qu’à certains moments les conditions hivernales pouvaient compromettre la sécurité plus que de coutume. Ce succès, dans le domaine de la prévention, s’est accompagné de celui obtenu au nombre des bénévoles engagés, soit 10 000 personnes (+8%) pour l’opération 2017. Depuis la création de l’Opération Nez Rouge, pas moins de 149 000 bénévoles ont contribué à améliorer la sécurité sur les routes en période de fêtes.

Lors du Réveillon de la Saint- Sylvestre, 1600 bénévoles ont sillonné les routes suisses, effectuant quelque 3500 transports durant cette seule nuit, ce qui a permis de ramener 8600 personnes à bon port. La nuit du saut de l’an représente le 21% des transports de l’année, mobilise le 15% des bénévoles et conduit à destination le 25% des personnes transportées durant l’année.

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03 jan 2018

«Concentré sur mon jeu défensif»

Hockey – Mondiaux M20 – Simon Le Coultre participe au tournoi de Buffalo avec la Suisse, depuis une semaine. De quoi se frotter aux meilleurs joueurs de sa génération.

Simon Le Coultre a récolté un point durant la phase préliminaire du tournoi : une passe décisive distribuée face à la République tchèque, dimanche passé. ©Duperrex-a

Simon Le Coultre a récolté un point durant la phase préliminaire du tournoi : une passe décisive distribuée face à la République tchèque, dimanche passé.

Habitué à porter le chandail national lors des Mondiaux M18, qu’il a disputés ces deux dernières années, Simon Le Coultre vit, depuis mercredi dernier à Buffalo (USA), son premier Championnat du monde M20 avec l’équipe de Suisse dirigée par Christian Wohlwend. A 18 ans, le défenseur combier des Wildcats de Moncton (CAN) fait partie des petits jeunes de la sélection à croix blanche, qui s’est hissée en quarts de finale.

 

Simon, votre victoire 3-2 d’entrée de jeu contre le Bélarus était primordiale pour éviter les matches contre la relégation…

C’est sûr qu’on sentait pas mal de pression pour ce match, et les entraîneurs nous ont spécifiquement préparés à ce rendez-vous durant les deux semaines qui ont précédé le tournoi. Gagner cette première rencontre nous un peu a libérés pour la suite. On avait pour objectif minimal d’atteindre les quarts de finale (ndlr : pour cela, il fallait terminer parmi les quatre premiers du groupe composé de cinq équipes, un objectif atteint).

A présent, on souhaite décrocher une médaille (ndlr : l’interview a été réalisée avant le quart contre le Canada disputé durant la nuit dernière ; résultat dans notre édition de demain).

 

Que faire pour battre un adversaire tel que le Canada, qui vous a dominé 8-1 en préparation ?

On doit respecter notre plan de match, qui a bien fonctionné contre la Russie, la Suède et la République tchèque, des adversaires contre qui on a rivalisé deux tiers durant.

 

Justement, que se passe-t-il lors des fins de rencontre, qui vous ont valu trois défaites consécutives (respectivement 5-2, 7-2 et 6-3), alors que vous aviez tenu tête aux favoris jusque-là ?

Honnêtement, je ne sais pas. Je n’ai pas d’explication. A ces instants, la moindre petite erreur peut donner l’avantage à une équipe ou l’autre.

 

Pour votre part, au fil du tournoi, vous avez gagné en temps de jeu, qui est passé de trois minutes contre le Bélarus à plus de vingt face aux Tchèques, dimanche dernier.

J’ai commencé en tant que septième défenseur contre le Bélarus, puis j’ai eu ma chance dans la troisième paire contre la Russie et j’ai réussi à garder ma place pour les rencontre suivantes. A ces Mondiaux, tout va plus vite, on a moins de temps pour réagir. Et comme on s’est régulièrement retrouvés dans notre camp, je me suis essentiellement concentré sur mon jeu défensif.

 

Seulement sept défenseurs font partie de la sélection. Pensiez-vous pouvoir être du voyage ?

Comme le tournoi se déroule aux Etats-Unis, sur une petite surface de jeu, et que je joue dans de telles conditions en Ligue de hockey junior majeur du Québec, je savais que j’avais mes chances. Je pense que cela a joué en ma faveur.

 

Comment se passe votre deuxième saison avec Moncton ?

Les choses se déroulent bien. L’effectif a connu beaucoup de changements l’été passé, et on a commencé le championnat très fort, avant de connaître un coup de mou. L’équipe a retrouvé le bon momentum depuis quelques rencontres et a, d’ailleurs, remporté le dernier match de l’année, dimanche passé. On va pouvoir repartir sur notre bonne lancée pour viser une participation aux playoffs.

 

Et sur un plan personnel ?

Après la difficile saison dernière, c’est mieux. Forcément, quand l’équipe va bien, tout va. Ce qui m’aide à m’améliorer.

 

S’agissant de votre avenir, y a-til une chance de vous revoir en Suisse la saison prochaine ?

Je ne sais pas encore. Pour le moment, je me concentre sur l’exercice actuel.

 

Championnat du monde M20, Buffalo : Résultats de la Suisse : Suisse – Bélarus 3-2 ; Russie – Suisse 5-2 ; Suède – Suisse 7-2 ; Suisse – République tchèque 3-6.

Les quarts de finale opposent : la Suisse au Canada, la République tchèque à la Finlande, la Suède à la Slovaquie et les Etats-Unis à la Russie. Des matches qui se sont tous déroulés la nuit dernière (horaire suisse).

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29 déc 2017

Soupçons infondés à l’égard du syndic

Yverdon-les-Bains – Après l’attribution du chantier du collège Pestalozzi au Groupement des entreprises yverdonnoises, dont fait partie l’ancien bureau d’architecture du syndic, des conseillers communaux s’interrogent. L’édile livre sa version.

«C’est très désagréable de se faire soupçonner, d’autant plus qu’il reste toujours des traces de ces histoires», confie Jean-Daniel Carrard. ©Duperrex-a

«C’est très désagréable de se faire soupçonner, d’autant plus qu’il reste toujours des traces de ces histoires», confie Jean-Daniel Carrard.

Dans la presse fribourgeoise, Céline Ehrwein, cheffe des Verts yverdonnois, et Natacha Ribeaud Eddahbi, présidente du PS régional, ont affirmé leur étonnement quant à l’adjudication du chantier de la salle de gymnastique du collège Pestalozzi -la construction est estimée à 4,8 millions de francs au Groupement des entreprises yverdonnoises (GEY). Car ce consortium est piloté, comme le veut l’usage, par une société membre et, en l’occurrence, il s’agit du bureau d’architecture Brunner et Carrard, anciennement codirigé par le syndic Jean-Daniel Carrard.

«Là, on est en train de suggérer que la Municipalité et les fonctionnaires sont corrompus. C’est extrêmement grave, souligne la municipale Gloria Capt. Je ne dis pas que cela ne peut pas arriver, mais depuis que je suis en fonction, je n’ai jamais rencontré de tel cas. En plus, ici, tout a été fait dans les règles.»

D’ailleurs, au moment des discussions, le syndic s’est récusé, comme le prouve le PV de la séance. «J’ai bien suivi la procédure, je me suis récusé et, donc, je n’ai assisté ni aux discussions ni à la prise de décision, affirme Jean-Daniel Carrard, qui assure également avoir abandonné tout rôle d’administrateur, à titre privé, et n’avoir aucune action au sein du bureau Brunner et Carrard. D’ailleurs, même si le crédit total de 6,2 millions est accepté par le Conseil communal, le bureau touchera au maximum 300 000 francs. Le reste reviendra aux sociétés du GEY qui exécuteront les travaux.»

 

Une directive pour lutter contre la corruption

 

Peu après son arrivée à la Municipalité d’Yverdon-les-Bains, Gloria Capt, en charge du Service de l’urbanisme, a tenu à ce qu’une directive soit édictée pour limiter les risques de corruption. «Tous les fonctionnaires de la Ville qui sont exposés aux adjudications ont une interdiction générale de participer à des grands événements organisés pas des entreprises, ainsi que de recevoir des cadeaux importants. Les présents habituels, comme du panettone, sont tirés à la tombola lors de la soirée du personnel», explique l’avocate yverdonnoise.

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29 déc 2017

Sylvie Villa a abandonné la partie

Mauborget – La municipale a décidé de quitter l’Exécutif, où elle siégeait depuis 18 mois, au 31 décembre. A la suite de différends avec ses collègues, l’ex-candidate PDC de l’Alliance du Centre au Conseil d’Etat, a préféré céder sa place.

Sylvie Villa a senti «son énergie piégée» et s’est résignée à jeter l’éponge. ©Duperrex-a

Sylvie Villa a senti «son énergie piégée» et s’est résignée à jeter l’éponge.

«Je suis une femme d’action, spontanée, altruiste et très créative, et il s’avère que ces qualités ne correspondent pas à l’attente d’une majorité. Je sens mon énergie piégée et il me paraît inutile de persister.» C’est en ces termes que Sylvie Villa s’est adressée au président du Conseil général de Mauborget, dans sa lettre de démission remise lors de la séance du 8 décembre dernier. La municipale quittera ses fonctions à la fin de cette année, après dix-huit mois passés au sein de l’Exécutif.

Si Sylvie Villa, qui avait aussi présenté sa candidature au Conseil d’Etat en janvier dernier, ne cherche pas à polémiquer dans ce courrier, elle remet tout de même en cause, de vive voix, le fonctionnement de la Municipalité. «A Mauborget, le syndic est le moteur, accompagné par quatre roues. Si une roue commence à donner de l’énergie, ça ne passe pas.» Etant donné que cette manière de fonctionner convenait à une majorité, elle a donc décidé d’abandonner la partie.

Pour Claude Roulet, syndic de la commune, Sylvie Villa n’a pas adhéré à la stratégie de la Municipalité. «Elle a négligé le principe de collégialité. Elle a oublié qu’en politique, nous sommes dépendants de l’avis de la majorité.» Selon Claude Roulet, il y a eu des différends entre Sylvie Villa et les autres édiles, dès le début de son mandat.

 

Une affaire de poubelles

 

Au mois de décembre 2016, une commande de poubelles pour la Commune a, notamment, mis le feu aux poudres. D’après Claude Roulet, la municipale en charge du dicastère des bâtiments, des affaires sociales, de l’épuration, et de la voirie aurait acquis du matériel pour «plusieurs» milliers de francs sans l’accord de la Municipalité.

La principale intéressée nuance ces propos : «Le budget a été posé et octroyé par la Municipalité. J’ai pris une initiative auprès d’un fournisseur pour une commande de quelques milliers de francs qui coûtait moins cher que celle prévue dans le budget. Je voulais permettre à la Commune de gagner de l’argent.»

Sylvie Villa estime que cet exemple reflète bien son expérience au sein de l’Exécutif. La municipale souligne qu’elle n’a pas reçu l’appui et la liberté nécessaires pour les diverses propositions de projets qu’elle a présentés pendant son mandat. «Un simple sujet comme les cartes de vœux, visant à rencontrer la population, a posé problème.»

Une position que le syndic de Mauborget ne partage pas. D’après lui, les ambitions personnelles de Sylvie Villa ont passé avant celles de la Municipalité. «Elle voulait n’en faire qu’à sa tête, c’est exactement ce qui se passe aussi à Vevey. Elle a voulu ajouter une étoile sur son sapin en vue de sa campagne pour les élections au Conseil d’Etat.»

Cette métaphore concerne avant tout l’initiative que la municipale a prise pour la commande des poubelles publiques, mais démontre aussi les divergences d’opinion entre Sylvie Villa et les autres membres de la Municipalité. Une élection complémentaire aura lieu dans les premiers mois de l’année 2018 pour désigner un nouvel édile.

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29 déc 2017

L’Yverdonnois Jean-Pierre Fornara déjà vainqueur à deux reprises

Pétanque – Plus de nonante doublettes et triplettes se mesurent tout au long de la semaine au boulodrome du club yverdonnois, dont l’un des membres a réussi un beau doublé avec des joueurs de Léman-Rolle.

La concentration du pointeur Jean-Pierre Fornara (PY). ©Roger Juillerat

La concentration du pointeur Jean-Pierre Fornara (PY).

Chaque année, la Pétanque yverdonnoise organise, dès le lendemain de Noël, quatre concours portant le nom de la fête. Associé mardi en doublettes à Joël Chervet, et le lendemain à ce même joueur ainsi qu’à Dan Taton (tous deux de Léman-Rolle), l’Yverdonnois Jean-Pierre Fornara, surnommé Bagouze, s’est distingué, puisqu’il a remporté les deux finales.

Il est vrai que Joël Chervet, tireur émérite, est un des meilleurs joueurs du pays. Il a notamment remporté le Championnat de Suisse de doublettes mixtes en 2015 et 2017, et a figuré sur d’autres podiums. Mais Jean- Pierre Fornara s’est montré un excellent équipier et a parfaitement pointé pour atteindre ces finales. Cela n’a d’ailleurs pas été facile, mardi en demies, contre les Français Melnikov et Schandenmeyer, de Colmar. La partie est restée indécise jusqu’à 10- 10, avant que le duo vaudois ne fasse la différence lorsque le pointeur des Tricolores a subitement connu une baisse de régime.

Le lendemain, en triplettes, l’équipe rollo-yverdonnoise a de nouveau dominé la compétition, remportant 13-12 la finale contre Yvonne Schüpbach, Ronny Biser et Kim Scheng, de Luterbach (Soleure). Les autres équipes régionales n’ont pas atteint les quarts.

 

Succès total

 

Ci-contre : les demi-finalistes des doublettes, debout de g. À dr.: Clément Melnikov et Julien Schandenmeyer (Colmar), Raphaël Bielmann et Dan Taton (Léman). Accroupis : Joël Chervet (Léman) et Jean-Pierre Fornara (PY), futurs vainqueurs, ainsi que Yann Vuffray et Alex Utz (Sportive française). ©Roger Juillerat

Ci-contre : les demi-finalistes des doublettes, debout de g. À dr.: Clément Melnikov et Julien Schandenmeyer (Colmar), Raphaël Bielmann et Dan Taton (Léman). Accroupis : Joël Chervet (Léman) et Jean-Pierre Fornara (PY), futurs vainqueurs, ainsi que Yann Vuffray et Alex Utz (Sportive française).

Ces tournois de Noël, qui prendront fin aujourd’hui, réunissent chaque jour 24 équipes, avec la qualification aux points des huit meilleures pour les quarts de finale. La compétition est parfaitement «orchestrée» par Roland Büttiker et Lionel Doutaz, de la Pétanque yverdonnoise, qui jouent aussi le rôle d’arbitres. Ces derniers soulignaient, avant-hier, que «ces concours remportent un grand succès et que le club a dû refuser du monde, les participants venant en particulier de la Suisse romande, mais aussi de Suisse alémanique et de France».

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28 déc 2017

Les perspectives économiques sont positives

Lausanne – Pascal Broulis, conseiller d’Etat sainte-crix en charge du Département des finances et des relations extérieures, s’est exprimé sur les différents enjeux qui attendent le Canton de Vaud et la région du Nord vaudois pour l’année 2018.

Le grand argentier du Canton de Vaud voit l’avenir avec optimisme. ©Carole Alkabes

Le grand argentier du Canton de Vaud voit l’avenir avec optimisme.

A l’heure de dresser le bilan de l’année 2017, le Sainte-Crix Pascal Broulis a évoqué les différentes perspectives du Canton de Vaud, mais aussi du Nord vaudois, pour l’année prochaine. Rencontre dans son bureau lausannois.

Démographie

Depuis que le Conseil d’Etat a décidé d’harmoniser le calcul de la population avec le modèle de la Confédération, qui prend non seulement en compte la population résidente permanente, mais aussi les fonctionnaires internationaux et les requérants d’asile établis depuis plus d’un an en Suisse, le Canton de Vaud a vu sa population augmenter statistiquement de 7800 résidents. «Si l’on observe les chiffres de plus près, on remarque que le nombre de fonctionnaires internationaux s’élève à 2472 personnes et qu’ils se trouvent essentiellement dans la région de Nyon, analyse Pascal Broulis. Inversement, on constate que les requérants d’asile (ndlr : on en dénombre 5286) sont domiciliés principalement dans les régions de Lausanne, de l’Est vaudois et du Nord vaudois.»

 

Emploi

Selon les résultats de la statistique des entreprises pour l’année 2015, le Canton de Vaud enregistrait 435 000 emplois, ce qui équivaut à 350 000 emplois à plein temps, soit 8,7% du total suisse. «On observe un léger tassement du chômage. On a créé plus de postes que prévu, même si la capitale vaudoise enregistre une croissance inférieure au reste du canton», remarque le conseiller d’Etat. Alors que dans le domaine de la construction, on assiste à une diminution du nombre d’emplois, soit moins d’un poste sur dix. La croissance est plus marquée dans d’autres branches, comme la santé, l’enseignement ou encore la transition numérique.

Le secteur primaire, qui regroupe l’agriculture, la sylviculture et la pêche, a également connu une légère baisse. «En Suisse, on voit chaque année 3000 entreprises de ce secteur arrêter leur exploitation, c’est inquiétant, juge le Sainte-Crix. Même s’il y a des marchés de niche, le secteur primaire dans le canton de Vaud ne représente plus que 2,6% de l’emploi.»

 

Cohésion sociale

En 2016, 3,3% de la population suisse a bénéficié de l’aide sociale. «On s’aperçoit qu’il y aura, à l’avenir, un déséquilibre considérable entre les bénéficiaires de l’AVS, ceux qui travailleront et les jeunes en formation. A ce rythme-là, un fossé va se créer. Le filet social est valable autant pour le riche que pour le pauvre. Mais si les personnes qui sont à l’aide sociale ne sont pas intégrées dans les cinq ans, cela représente un risque considérable pour la cohésion sociale.»

 

Frontaliers

Au deuxième trimestre 2017, le Canton de Vaud a franchi la barre des 30 000 frontaliers, soit une hausse de 4,1% par rapport à la même période l’année précédente. Cette progression est plus forte qu’au niveau national (3,5%). Les deux tiers de ces frontaliers sont actifs dans le secteur tertiaire, principalement dans le commerce (17%) et dans le domaine de la santé et de l’action sociale (13%). Plus d’un quart des frontaliers travaillent dans le district du Jura-Nord vaudois (26%). Selon le conseiller d’Etat en charge des finances, le Canton de Vaud fait vivre 1,5 million de personnes à l’étranger.

«La zone frontalière représente sept milliards de salaire brut, c’est monstrueux, déclare Pascal Broulis. Nous sommes un réel partenaire pour l’Europe et nous avons un vrai rôle à jouer. Nous sommes résolument ouverts, xénophiles et intégrateurs.»

 

Finances

«Avant d’être Suisse, je me sens Vaudois, affirme le magistrat. En matière de fiscalité, les cantons ont la souveraineté et doivent garder la main sur les impôts.» Le grand argentier du Canton n’est pas peu fier d’avoir contribué à assainir les finances vaudoises depuis 2003. Le Canton avait un déficit de 385 millions de francs. En parallèle, il a pris des mesures pour le contrôle des dépenses, afin de décrocher la notation triple A, très enviée par d’autres cantons.

 

Attractivité économique

Au niveau de l’attrait économique, l’Arc lémanique a connu plusieurs séries de délocalisations, en 2016 déjà, avec la perte de nonante emplois au siège international de l’entreprise Nissan, à Rolle, le transfert d’emplois de l’assureur Generali Suisse de Nyon à Adliswil (ZH) et la délocalisation d’une partie de la société Thermo Fischer du site d’Ecublens en République tchèque. L’annonce, en novembre dernier, de la délocalisation d’une partie de la production du groupe zurichois électrotechnique ABB en Pologne a suscité de nombreuses inquiétudes.

Malgré ces mauvaises nouvelles, le patron des finances se veut rassurant : «Il convient de rappeler que le groupe biopharmaceutique Incyte (lire La Région Nord vaudois du 8 novembre) s’installera sur le site d’YParc, à Yverdon-les-Bains, une première depuis 2012. L’entreprise investira plus de 100 millions de francs pour la création de septante places de travail. Si la Municipalité yverdonnoise est intelligente, elle pourrait saisir l’opportunité que représente la RIE III (ndlr : Réforme fiscale des entreprises), pour obtenir de nouvelles implantations sur le parc scientifique et technologique.»

 

Europe

«Je suis déçu que la Suisse plie aussi facilement le genou dans les négociations avec Bruxelles et ne soit pas plus stricte», déplore le Nord-Vaudois. Nous sommes un petit Etat fort, ne l’oublions pas. Quand on aura atteint dix millions d’habitants, on sera plus crédibles, ou du moins on sera entendus.»

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28 déc 2017

La directrice du Semo Nord tourne la page

Yverdon-les-Bains – Claude-Anne Jaquier a œuvré pour tisser des liens entre la formation et la vie pratique. Avec un objectif impératif : aider les jeunes gens à s’intégrer dans la vie active.

Claude-Anne Jaquier quitte le Semo. Mais elle n’a pas l’intention de rester inactive. L’action à but idéal reste une motivation très forte pour elle. ©Carole Alkabes

Claude-Anne Jaquier quitte le Semo. Mais elle n’a pas l’intention de rester inactive. L’action à but idéal reste une motivation très forte pour elle.

Sans l’indiscrétion d’une connaissance, son départ aurait pu passer complètement inaperçu. Car si elle est une femme très à l’aise en société, Claude-Anne Jaquier se mue en une grande timide lorsqu’il s’agit de parler d’elle. Et pourtant, l’impulsion qu’elle a donnée au Semo (Semestre de motivation), en particulier en rapprochant cette structure de l’économie réelle, mérite bien un bilan au moment où la directrice transmet le témoin.

La démarche engagée par Claude-Anne Jaquier peu après son arrivée à la tête du Semo Nord, il y a une quinzaine d’années, a une valeur d’exemplarité. Elle a d’ailleurs fait tache d’huile.

A son arrivée à la tête du Semo, en 2003, la structure accueillait 24 jeunes gens. La plupart étaient en difficulté comportementale ou placés par le Service de protection de la jeunesse (SPJ). Pas de quoi rebuter cette assistance sociale du SPJ et mère de quatre enfants.

Ces adolescents étaient alors plus occupés que préparés à entrer dans la vie active, dans le cadre d’ateliers de céramique, de couture et d’informatique (téléchargement de musique).

 

Esprit d’entreprise

 

La nouvelle directrice a été d’emblée animée par une question, qui devait également répondre à l’objectif de l’institution : comment les motiver ?

La réponse s’est concrétisée sous la forme d’une cuisine. Bien évidemment, la préparation des repas pour les jeunes et les sept collaborateurs ne suffisaient pas à occuper une journée. D’où l’idée de proposer les repas à d’autres institutions. La garderie Les Goélands, au Centre Saint-Roch, a été le premier client institutionnel. D’autres ont suivi avec la professionnalisation de la cuisine.

Aujourd’hui, quelque 500 repas sont préparés quotidiennement dans la cuisine du Semo et distribués dans 22 garderies de la région.

Les bénéfices de la cuisine ont permis d’investir dans un atelier chocolat. Puis a suivi la reprise d’un magasin de vêtements de bébé de seconde main. Il se trouvait aux Tuileries-de-Grandson et a été replacé dans les locaux du Semo, à la rue Haldimand.

Le Semo traite aussi dans sa buanderie le linge des clients des Centres médicosociaux d’Yverdon-les-Bains, Yvonand, Vallorbe, et Grandson. Il a aussi repris, de Pro Senectute, la gestion des Alizés, le centre de la ruelle Vautier, qui est ouvert au public, et où plus de 400 personnes âgées participent chaque mois aux activités proposées.

Plus de 260 jeunes gens, soutenus par 45 collaborateurs, passent chaque année par le Semo et deux coachs assurent le suivi d’une quarantaine d’apprentis de première année en entreprise.

 

La moitié du budget

 

Claude-Anne Jaquier tire une légitime fierté de cette évolution : «Sur le plan romand, nous sommes le Semo le plus avancé au niveau de cette culture entrepreneuriale. La création des ateliers de production nous a permis d’apprendre aux jeunes les réflexes du monde du travail : prix, hygiène, ponctualité. Les compétences sont transvasables.»

Grâce à cette initiative entrepreneuriale, le Semo finance la moitié de son budget de fonctionnement avec les revenus de ses propres activités. Et, c’est sans doute le plus important, les jeunes gens acquièrent dans le cadre des ateliers -ils fonctionnent comme cinq mini-entreprises- des compétences qui se muent en atout à l’heure de conquérir une place d’apprentissage ou un emploi.

Au moment de transmettre le témoin à Ingrid Artieda -la nouvelle directrice œuvre dans l’institution depuis cinq ans-, Claude-Anne Jaquier est à la fois reconnaissante envers tous ceux qui ont soutenu les entreprises du Semo -elle a aimé accompagner son époux Rémy alors qu’il était syndic, car cela lui a permis de développer un extraordinaire réseau- et fière d’avoir pu mettre en pratique le sens commercial qui dormait en elle.

Face aux difficultés que connaissent certains jeunes, la désormais ex-directrice du Semo ne peut rester insensible. D’autant plus qu’elle a de l’énergie à revendre. Elle a déjà un projet en tête. Mais il faut le laisser mûrir…

www.semonord.ch

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28 déc 2017

A la recherche de l’équilibre parfait

Télémark – Julien Nicaty figure parmi les meilleurs spécialistes mondiaux de la discipline, dont il a intégré le top 15 l’hiver dernier. Le jeune athlète et agriculteur de Combremont-le-Petit prend son pied dans un sport qu’il a découvert il y a une dizaine d’années et qui lui permet de parcourir le monde.

La technique est également jugée en télémark. Si les règles de l’art ne sont pas respectées, alors le skieur reçoit une pénalité de temps. ©Stephan Bögli / Swiss-Ski

La technique est également jugée en télémark. Si les règles de l’art ne sont pas respectées, alors le skieur reçoit une pénalité de temps.

Les virages dessinent une courbe différente, fluide, la posture proche de la neige, à la limite de l’équilibre, surprend et, à la fois, impressionne et fascine. «C’est vrai qu’on passe parfois pour des extraterrestres. Les gens nous interpellent régulièrement sur les pistes, mais la discipline s’est bien développée ces dernières années, et on rencontre de plus en plus de pratiquants», relève Julien Nicaty, l’un des meilleurs représentants du pays en télémark.

A 23 ans, l’athlète de Combremont-le-Petit fait même partie de l’élite internationale de la spécialité. L’hiver dernier, il a terminé au 15e rang de la hiérarchie mondiale, notamment 14e du général du sprint, discipline dans laquelle il se sent le plus à l’aise. Ses meilleurs classements en Coupe du monde sont des 9es places. Ses performances du précédent exercice lui ont permis de faire le saut du cadre C au cadre A de Swiss-Ski. Une jolie progression pour le Valbroyard, qui se plaît à réduire l’écart avec les cracks. «Cette saison, j’aimerais me stabiliser dans le top 15. Et si je parviens à obtenir de meilleurs résultats, ce sera bon à prendre», lance-t-il, impatient que les choses sérieuses reprennent. Car, après le coup d’envoi de la saison qui a eu lieu sur le glacier de Hintertux, en Autriche, tout début décembre, le circuit va véritablement prendre son envol en janvier, pour s’achever fin mars.

Durant trois mois, Julien Nicaty et les dix autres membres des cadres nationaux -parfois accompagnés par les juniors- vont enchaîner les compétitions à un rythme soutenu dans toute l’Europe, ainsi qu’aux Etats- Unis.

Un train que le skieur de Combremont a pris en marche il y a une dizaine d’années, quand un ami lui a proposé de le suivre vissé sur des télémarks. «Je pratique le ski depuis petit. Je participais à quelques compétitions et, l’hiver, j’allais parfois aider à préparer des skis à Avenches. Le fils du patron de l’entreprise, Daniel Forrer, m’a proposé d’essayer avec lui, puis je me suis rendu quelques fois avec l’équipe de Suisse, et j’ai croché, raconte le représentant du Ski- Club Gryon. En télémark, il y a beaucoup de variations, toujours quelque chose qui se passe, et je me sens plus libre qu’à ski.» Le jeune athlète a disputé sa première Coupe du monde à Thyon -véritable sanctuaire de la discipline en Suisse- en février 2011 et, peu à peu, les choses sont devenues sérieuses.

 

Dans la nature

 

Julien Nicaty est prêt à enchaîner les courses dès le début de l’année. ©Michel Duperrex

Julien Nicaty est prêt à enchaîner les courses dès le début de l’année.

Aujourd’hui, le Vaudois partage sa vie entre son sport et l’agriculture, employé au domaine familial. «A partir de la mi-septembre et la reprise des entraînements sur neige à Saas-Fee, le ski me prend tous les weekends, puis presque tout mon temps dès janvier», glisse le détenteur d’une carte Swiss Olympic de sportif d’élite. La préparation estivale est plus individuelle, partagée essentiellement entre des sorties en ski-roulettes, en course à pied et par de la musculation.

La Coupe du monde 2017- 2018 a commencé avec des résultats en deça des attentes pour Julien Nicaty (26e, 19e et 17e), en Autriche. Les épreuves disputées lui ont permis d’identifier les éléments à améliorer pour la suite de la campagne. «Mes chronos à ski allaient, mais j’ai concédé plusieurs pénalités sur les sauts, où je n’ai pas atteint la distance minimale requise. Des sanctions rédhibitoires, explique-t-il. C’est un problème que j’ai déjà connu par le passé, et je n’étais pas le seul de l’équipe dans ce cas à Hintertux. On va travailler l’impulsion.» Et ainsi (re)bondir dans le top 15 de la discipline, où il a gagné chèrement sa place.

 

Le télémark, mode d’emploi

 

Technique de ski avec le talon libre inventée au XIXe siècle par un menuisier du comté norvégien éponyme, le télémark se décline en trois types d’épreuves, en compétition : la classique, le sprint et le sprint parallèle. Des portes sont à passer comme en ski alpin (géant), mais les courses de télémark comptent aussi des parties libres, des virages relevés, des sauts et des secteurs à parcourir en skating (ski de fond), en milieu ou bas de piste. «La discipline demande à la fois de l’équilibre, de bons réflexes et de ne pas avoir peur des sauts, résume Julien Nicaty. Il faut aussi gérer les tempos, par exemple en ne grillant pas toute son énergie lors de la partie en ski de fond, afin de pouvoir encore souffler ensuite.» Le télémark n’est pas un sport olympique, bien qu’il rêve de le devenir. Une entrée aux Jeux pourrait être une excellente nouvelle pour la Suisse, puisque les meilleurs spécialistes du pays trustent les podiums. Ainsi, Amélie Reymond, pour citer la plus célèbre, compte plus de cent victoires à son actif.

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27 déc 2017

L’esprit de Noël de retour au Marché

Yverdon-les-Bains – Malgré le temps maussade, de nombreux exposants saluent le dynamisme et la bonne communication de la part des organisateurs. Bilan.

Les exposants ont souligné l’ambiance sereine de la manifestation. ©Michel Duperrex

Les exposants ont souligné l’ambiance sereine de la manifestation.

«Mon chiffre d’affaires est plutôt mitigé, confiait, dépité, un vendeur de foie gras installé dans l’un des nombreux chalets de la place Pestalozzi, à Yverdon-les-Bains. Avec ce froid, les gens préfèrent rester au chaud et je les comprends un peu.»

Samedi dernier, à l’heure d’esquisser un premier bilan de la manifestation, il n’était pas le seul à déplorer la météo. «Cela fait de très nombreuses années qu’on n’avait pas connu un temps aussi mauvais», renchérissait Jérémy Battistolo. Toutefois, ce commerçant, qui proposait des morilles au Marché de Noël d’Yverdon-les-Bains, a tenu à souligner «la bonne coordination» des organisateurs : «Après les feuilletons à la Dallas des trois dernières années, il va falloir encore un peu de temps pour que les Yverdonnois se réapproprient leur Marché, mais on est sur la bonne voie.»

Au moment où se terminaient l’édition 2017 du Marché de Noël, il était étonnant de constater que tous les marchands de la place Pestalozzi s’accordaient sur un fait : l’excellent dialogue avec l’entreprise Art Show Communication, mandatée par la Commune pour organiser l’événement.

«Je suis confiante en l’avenir, a glissé Nadège Tagmann, qui vendait des poteries aux Caves du Château pour la seizième année consécutive. L’an dernier, il fallait courir après les anciens organisateurs pour être entendue, mais cette année, Sabrina Panattoni (ndlr : l’une des responsables de la manifestation) et son équipe ont tout de suite pris les choses en main et sont venues à notre rencontre.»

 

Des décors appréciés

 

Alors que, l’année passée, de nombreux exposants s’étaient plaints de l’absence de décorations et du «misérable» sapin de Noël (lire La Région Nord vaudois du 28 décembre 2016), les exposants de l’édition 2017 ont noté la volonté d’Art Show Communication de pallier ce manque.

«Personnellement, je trouve qu’il y a eu beaucoup d’efforts pour donner l’envie aux gens de se balader. Il suffit de regarder l’arbre de Noël qui a une toute autre allure», remarquait Jeanne Pillonel, fleuriste yverdonnoise, qui a souligné, par ailleurs, «l’ambiance sereine» du Marché.

Quant à Dominique Tagmann, qui exposait pour la première fois des produits cosmétiques et des huiles essentielles, elle a apprécié les infrastructures gonflables en forme de bulle qui apportaient de la chaleur à la manifestation.

 

Un manque d’animations

 

Quant aux animations proposées, certains exposants ont considéré que les organisateurs pouvaient encore mieux faire. «C’est pas mal, mais il manque des chants traditionnels de Noël et il faudrait plus développer des activités pour les enfants», a déclaré une vendeuse de pain d’épices.

«On peut toujours s’améliorer, mais l’élan est positif, a reconnu Jacques Bloesch, vigneron encaveur. On n’est plus obligés d’aller à l’autre bout du canton pour apprécier un Marché de Noël. Ça fait quand même plaisir.»

 

«Nous avons reçu de bons échos»

 

Contacté la veille de Noël, Thierry Despland, directeur de l’entreprise événementielle Art Show Communication, juge qu’il est encore «trop tôt» pour faire le bilan de la manifestation. «Nous nous réunirons avec les exposants dans un mois environ pour en discuter, affirme-t-il. Mis à part le mauvais temps, nous avons reçu de bons échos et tout s’est bien passé avec les autorités communales.»

En ce qui concerne les animations, Thierry Despland souhaiterait développer une offre plus large et augmenter le nombre d’exposants à une soixantaine. Rendez-vous l’année prochaine pour découvrir de nouvelles surprises.

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