Les News de Nord Vaudois - avril 2017

En collaboration avec le journal La Région.

08 jan 2018

Unité symbolique pour combattants héroïques

Hockey – 1re ligue – Après deux défaites rageantes dans le temps réglementaire face à Sierre cette saison, Yverdon est parvenu à voler un point à ces mêmes Valaisans, samedi dernier, à Graben. Si ce n’est pas un succès, ça y ressemble fortement.

Les matches entre Yverdon et Sierre ont été disputés, cette saison. ©Duperrex-a

Les matches entre Yverdon et Sierre ont été disputés, cette saison.

«Mon premier sentiment après cette défaite aux penalties ? Un mélange de fierté, de frustration et de beaucoup de choses. Reste que, ce qui me vient à l’esprit avant tout, c’est ce constat : ce n’est pas Sierre qui a remporté nos duels cette saison, mais bien notre équipe qui a fini par les perdre elle-même, à cause d’erreurs évitables.» L’attaquant du HC Yverdon Mathieu Rochat pouvait bien sortir d’une confrontation d’une rare intensité, longue de deux heures et demie, qui s’est terminée par une invraisemblable série de penalties et, disputée sous les yeux de près d’un millier de spectateurs, ce n’est pas ce qui allait lui faire perdre sa lucidité. «C’était très sympa de jouer dans un tel cadre. Mais une fois sur la glace, on oublie vite tout ce qui se trouve autour.» Limpide. Pour les états d’âme, on repassera.

Quelques minutes plus tôt, samedi, le HCY venait pourtant de faire passer un sale moment aux pensionnaires de Graben, immenses favoris pour la promotion et qui méritent un peu plus chaque week-end de retrouver une catégorie de jeu davantage en adéquation avec leur public, leur histoire et leurs moyens. Comme lors de leur première venue en Valais (6-5) et de la réception du HCS dans la Cité thermale (3-6), les Nord-Vaudois se sont montrés admirables dans presque tous les secteurs, s’élevant au niveau de leur prestigieux adversaires avant d’être trahis à l’heure du dénouement final. Après être revenu à 4-4 grâce à un doublé de Juris Zandovskis en 91 secondes, Yverdon a arraché une prolongation, qu’il a pu jouer à moitié avec un homme de plus sur la glace, puis il a même mené de deux longueurs durant la séance de tirs au but.

En vain ? Non, pas cette fois. Car avant-hier, il y a eu un point au bout de l’effort. Celui-ci n’aura peut-être pas une immense valeur comptable mais, symboliquement, il veut dire beaucoup. «Ce n’est même pas cette unité de glanée qui me fait dire ça, mais j’ai senti qu’on était particulièrement proches de Sierre aujourd’hui, a même confirmé Mathieu Rochat. On a donné quelques pénalités en trop, pas suffisamment profité de nos supériorités et fini par payer ces petites erreurs.» Sans ça, Yverdon serait définitivement une équipe de plan supérieur. Ce qu’elle ne pourra devenir qu’à force de travail et de performances comme celle de samedi dernier.

 

Sierre – Yverdon 5-4 tab (0-1 4-1 0-2 0-0)

 

Buts : 12e Gay (Zandovskis, Borgeaud/5c4) 0-1 ; 22e Schumann (Valenza) 1-1 ; 26e Dozin (Marghitola, Gailland/5c4) 2-1 ; 30e Borgeaud (Deschenaux, Zandovskis/5c4) 2-2 ; 34e Gailland (4c5 !) 3-2 ; 40e Valenza (Bonny, Cheseaux) 4-2 ; 51e Zandovskis (Vioget) 4-3 ; 52e Zandovskis (5c3) 4-4.

Penalties : Curty 0-1 ; Mathez 0-1 ; Zandovskis 0-2 ; Gailland 1-2 ; Vioget 1-3 ; Rimann 1-3 ; Gay 1-3 ; Posse 2-3 ; Borgeaud 2-3 ; Reber 3-3 ; Gailland 3-3 ; Curty 3-3 ; Posse 4-3 ; Gay 4-3.

Sierre : Da Silva ; Marghitola, Dozin ; Cheseaux, Guyenet ; Baruchet, Kalbermatten ; Bitz, Fellay ; Reber, Rimann, Gailland ; Schumann, Mathez, Posse ; Bonny, Valenza, Rumo ; Cifelli, Depraz, Pottier. Entraîneur : Alain Darbellay.

Yverdon : Ledermann ; Vidmer, Borgeaud ; Vazquez, Tinguely ; Ramet, Descloux ; Narbel ; Beutler, Rochat, Zandovskis ; Gay, Vioget, Deschenaux ; Pippia, Jo. Curty, von Allmen ; Köppli. Entraîneur : Jiri Rambousek.

Notes : Patinoire de Graben, 961 spectateurs. Arbitrage de Julien Dumoulin. Pénalités : 9×2’ contre Sierre ; 8×2’ contre Yverdon.

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05 jan 2018

Les rivières en crue après la tempête

Yverdon-les-Bains – Les pluies intenses, cumulées à la fonte des neiges, provoquent de fortes crues. La cote d’alerte a été atteinte en plusieurs endroits.

Un lac s’est formé près du manège d’Yverdon-les-Bains. ©Michel Duperrex

Un lac s’est formé près du manège d’Yverdon-les-Bains.

La tempête qui a balayé la région durant la journée de mercredi a été suivie de pluies intenses dès le milieu de la nuit de mercredi à jeudi. Ces fortes précipitations devraient se poursuivre jusqu’à demain après-midi.

Et les risques d’inondation sont bien réels, d’autant plus que les températures particulièrement douces provoquent la fonte des fortes quantités de neige accumulées sur les hauteurs du Jura, où le retour des basses températures n’interviendra qu’au début de la semaine prochaine.

Ainsi, hier au milieu de l’après-midi, les installations de mesure de la Direction générale de l’environnement (DGE) du Canton de Vaud et de l’Office fédéral de l’environnement témoignaient de la forte montée des eaux.

 

Débits impressionnants

 

Eleanor a laissé des traces près de l’aérodrome. ©Michel Duperrex

Eleanor a laissé des traces près de l’aérodrome.

A la hauteur du Sentier, le débit de l’Orbe dépassait 6 mètres cubes par seconde. Il avait plus que triplé à la hauteur de Vallorbe, et à la station de mesure du Chalet, à Orbe, le débit atteignait quelque 120 m3 par seconde.

Tous les autres cours d’eau de la région, toutes proportions gardées, affichaient un débit très élevé, particulièrement impressionnant pour l’Arnon dans la traversée de Vuiteboeuf et la Brinaz à la hauteur de Montagny-près-Yverdon.

Le débit de la Menthue, à Yvonand, a considérablement grossi. ©Michel Duperrex

Le débit de la Menthue, à Yvonand, a considérablement grossi.

Les pluies devraient se poursuivre jusqu’à cet après-midi et la cote d’alerte de niveau 3 pourrait être atteinte en certains endroits.

Dans tous les cas, il faut faire preuve de prudence et éviter les promenades dans les zones boisées, où le risque de chute d’arbres reste marqué.

Secteurs interdits Les chutes d’arbres provoquées par la tempête ont amené le Service travaux et environnement (STE) d’Yverdon-les-Bains et Police Nord vaudois à interdire l’accès de certaines zones du bord du lac, entre la Grève de Clendy, Thièle et Mujon. Le parc pour enfants de la rue de Bullet a aussi été fermé.

Isidore Raposo ■

 

Le toit d’un hangar s’envole

 

Lignerolle – Le pire a été évité.

Un automobiliste a été le témoin des ravages d’Eleanor. ©DR

Un automobiliste a été le témoin des ravages d’Eleanor.

Jean-Paul Vulliemin a eu la peur de sa vie, mercredi matin, alors qu’il redescendait tranquillement la route de Ballaigues.

Arrivé à l’entrée du village de Lignerolle, il a assisté à une scène digne d’un film d’épouvante, puisque le toit d’un hangar s’est fracassé sur la route, juste devant lui. «Je l’ai échappée belle, confie le Sainte-Crix, encore secoué par l’événement. Le hangar était ouvert, le vent violent a dû s’engouffrer à l’intérieur.» Le Nord-Vaudois a immédiatement alerté les secours. Aucun blessé n’est à déplorer.

Valérie Beauverd ■

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05 jan 2018

Sort incertain pour un centre de fitness

Yverdon-les-Bains – Fermé depuis plus de six mois, l’Ecofitclub est toujours en stand-by, tout comme Thierry Corneloup, son gérant.

Pendant sept ans, Thierry Corneloup a tenu son centre de fitness indépendant à bout de bras. Aujourd’hui, lassé par les problèmes liés à son local, selon ses dires, il espère pouvoir reprendre son travail dès que possible. ©Michel Duperrex

Pendant sept ans, Thierry Corneloup a tenu son centre de fitness indépendant à bout de bras. Aujourd’hui, lassé par les problèmes liés à son local, selon ses dires, il espère pouvoir reprendre son travail dès que possible.

Thierry Corneloup, gérant du centre de fitness Ecofitclub, situé à la rue du Milieu 33, au centre-ville d’Yverdon-les-Bains, était à son domicile de Cheyres le 1er juin 2017. Sur son smartphone, le Français dispose d’un logiciel de vidéosurveillance qui lui permet d’avoir un œil sur sa salle, lorsqu’il le souhaite. Ce jour-là, il observe, impuissant, les policiers qui demandent aux clients de quitter les lieux. Thierry Corneloup est sous le coup d’une expulsion.

Plus de six mois ont passé, et l’Ecofitclub est toujours fermé. Le courrier du gérant, qui n’a plus le droit d’accéder à son lieu de travail, jonche l’entrée de la salle. Si une partie des 450 clients du centre de fitness indépendant, qui n’ont pas été avertis au préalable, ont conclu un abonnement de reprise avec d’autres centres, les plus fidèles ont demandé à Thierry Corneloup s’il comptait réouvrir un jour. Le Français affirme même recevoir quotidiennement des appels, messages ou e-mails de personnes qui souhaiteraient devenir de futurs clients.

«Depuis 2015, je ne paie plus le loyer pour des raisons financières. Je me suis déchiré une épaule et j’ai été contraint d’embaucher du personnel pour m’aider. Je n’avais pas eu d’impayés jusqu’alors», soupire, la voix tremblante, celui qui a repris le fitness en 2010. Ce qui ressemble, à première vue, à un banal litige entre le propriétaire d’un bâtiment et un locataire qui ne règle pas ses loyers semble plus complexe.

 

Factures trop élevées ?

 

Depuis le mois de juin 2017, Thierry Corneloup n’a plus accès ni à son fitness ni à sa boîte aux lettres. Il a appris la mise en faillite provisoire de l’Ecofitclub par le biais de la Feuille des avis officiels du canton de Vaud. ©Carole Alkabes

Depuis le mois de juin 2017, Thierry Corneloup n’a plus accès ni à son fitness ni à sa boîte aux lettres. Il a appris la mise en faillite provisoire de l’Ecofitclub par le biais de la Feuille des avis officiels du canton de Vaud.

D’après Thierry Corneloup, les factures d’électricité qu’il a reçues au début de son activité étaient, étrangement, deux fois plus élevées que dans sa dernière année de travail, alors même que le nombre de ses machines a augmenté. Il met également en cause ses factures de mazout, qu’il juge exagérées par rapport à sa consommation et à la surface de son local. «D’après deux rapports d’expertise, son volume est estimé à 360 m3, alors que mon contrat de bail affiche une surface de 500 m2.»

Il a déposé une plainte pénale contre inconnu pour soustraction d’énergie en novembre 2016 au Ministère public, mais une ordonnance de non-entrée en matière a été prononcée. Sa société a été déclarée en faillite par le Tribunal de l’arrondissement de la Broye et du Nord vaudois le 5 septembre dernier, avant qu’un effet suspensif ne soit prononcé le 9 octobre. Depuis ce jour-là, Thierry Corneloup est en attente. «Ma seule envie, c’est de recommencer à travailler», martèle-t-il.

Récemment, il a été convoqué, par le Tribunal des baux de Lausanne, pour comparaître comme témoin à une audience concernant Pascal Mazzuchetti, l’ancien gérant du fitness, avec qui il n’a plus de contact. «Le Tribunal veut être sûr que c’est bien moi le gérant actuel», estime Thierry Corneloup, qui souffre de sa situation et espère trouver une solution à ses problèmes.

 

Aucune autre version des faits donnée

 

Le propriétaire du bâtiment situé à la rue du Milieu 33 n’a pas pu répondre à nos questions. De son côté, la régie immobilière en charge de la gérance n’a pas voulu apporter sa version des faits, jugeant le dossier «trop complexe».

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05 jan 2018

Le naufragé du bitume Poopy Express renaît de sa culbute

Voile – Sorti du chantier naval d’Yverdon-les-Bains en 1980, le célèbre voilier, par ailleurs l’un des plus titrés du Léman, a été accidenté en mars dernier. Retapé dans la Cité thermale, il va reprendre le large au printemps prochain.

Les dégâts étaient importants, après l’accident. Poopy Express a repris la forme d’un bateau de course au chantier naval Burkhalter. ©Christiane Baudraz

Les dégâts étaient importants, après l’accident. Poopy Express a repris la forme d’un bateau de course au chantier naval Burkhalter.

Tout a basculé le 25 mars dernier, au rond-point de la Maladière, à Lausanne. Un bras de la remorque lâche, le bateau de Richard Milliquet se couche. Un des voiliers les plus titrés du Léman, sept Bol d’Or dans la classe TCF3 à son actif, huit trophées de champion du Léman, gît sur le flan, la coque défoncée, laissant voir un trou béant. Poopy Express agonise sur le bitume.

C’est une histoire commencée dans les années 1970, alors que Richard Milliquet naviguait avec son père sur des bateaux lourds et larges. Germe alors l’idée de construire sa propre embarcation, fasciné par les nouvelles coques qui ont un lien étroit avec les dériveurs.

Suite à quelques judicieux conseils distillés par des grands noms de la voile lémanique, une pile de bouquins plus tard, une forêt de papier froissé dans la corbeille, une esquisse voit le jour. En septembre 1979, les plans de formes et de voilures sont achevés, les appendices définis. Il n’y a plus qu’à…

Lino Tazzer, Jessy Kolly (apprentis) Jean-Pierre Montandon, Laura Burkhalter et Richard Milliquet devant la coque réparée de Poopy Express. ©Christiane Baudraz

Lino Tazzer, Jessy Kolly (apprentis) Jean-Pierre Montandon, Laura Burkhalter et Richard Milliquet devant la coque réparée de Poopy Express.

Le chan tier naval de Jean-François Burkhalter, à Yverdon-les-Bains, sera le berceau de cette aventure. Son renom n’est plus à faire. La remise des plans a lieu le 1er décembre 1979, le bateau sera mis à l’eau le 26 mars 1980. Richard Milliquet se souvient : «A la base, nous étions une équipe de copains qui naviguions ensemble. Aujourd’hui, l’équipage a perduré au fil des années. On est un peu les Mousquetaires du Léman. La construction du bateau a été un travail de titan. C’était de la folie, de nuit blanche en nuit blanche, week-end après week-end, toute la bande se donnait à fond. Nous avions des enfants en bas âge et nos couples ont bien failli faire naufrage. L’artisan de cette réussite , c’est Bouboule (ndlr : le surnom de Jean-François Burkhalter). Il avait du génie. Il a amélioré mes plans, apporté des idées novatrices en rendant un travail d’une qualité inégalable.»

Et le navigateur de poursuivre son récit : «Le jour de l’accident, j’étais en route pour Yverdon, où Poopy allait faire peau neuve. Pour toute l’équipe, il n’était pas question que l’aventure s’arrête dans un giratoire. Jean-François Burkhalter s’en était allé prématurément quelques mois plus tôt, non sans avoir transmis son savoir à Laura, sa fille, et à Jean-Pierre Montandon, Finfin. Je leur ai fait pleinement confiance et je ne le regrette pas. La patte du maître est là. Le savoir a été légué et bien assimilé. Le résultat est parfait. Dès ce printemps, Poopy Express va rejoindre son Léman et j’espère qu’il fera encore parler de lui. Une inscription sur sa coque rendra hommage à un grand monsieur : Spirit of Bouboule.»

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04 jan 2018

La région balayée dès le début de l’année

Nord vaudois – Toits qui volent, arbres qui tombent, perturbations sur le trafic routier et ferroviaire, coupures de courant : le district a subi, hier, de plein fouet la tempête Burglind. Des rafales allant jusqu’à 130 km/h ont été enregistrées au Chasseron.

Des coupures de courant ont privé plusieurs communes d’électricité, notamment Sergey, où des poteaux électriques sont tombés à cause du vent. ©Michel Duperrex

Des coupures de courant ont privé plusieurs communes d’électricité, notamment Sergey, où des poteaux électriques sont tombés à cause du vent.

Si le week-end du Réveillon a été particulièrement calme pour les membres du Service de défense incendie et secours (SDIS) du Nord vaudois, la nouvelle année a débuté sur les chapeaux de roues. En effet, la tempête Burglind -Eleanor en France- a frappé l’entier du district, hier matin, avec des rafales atteignant 117,7 km/h à Mathod, à 11h du matin, et 130 km/h au Chasseron, selon Meteonews.

Plusieurs pannes d’électricité ont été constatées dès 10h du matin. «Trois zones ont particulièrement été touchées, à savoir Sainte-Croix et Montcherand, précise Romande Energie. Dans le premier cas, ce sont des fils qui sont tombés, et pour le second, des branches ont été arrachées par la force des vents et se sont prises dans les lignes. La zone du Pied du Jura a été touchée, mais par de petites coupures.» Pourtant, plusieurs communes du vallon du Nozon -Bofflens, Bretonnières, Croy, Romainmôtier, La Praz, Premier- ont également été privées d’électricité, et ce jusqu’aux alentours de 13h30.

Les pompiers du SDIS régional ont enchaîné 22 interventions (situation à 16h) entre Yverdon-les-Bains, Grandson, Essert-sous-Champvent, Montagny-près- Yverdon et Ballaigues. «Il s’agissait principalement de chute de matériaux», rapporte Pascal Livet, capitaine instructeur au SDIS. Par exemple, à la rue Haute à Grandson, son équipe et lui ont dû intervenir sur six ou sept bâtiments pour des tuiles et des pans de toit qui étaient tombés ou qui menaçaient de s’effondrer. A Montagny-près-Yverdon, c’est une enseigne qui s’est envolée. Et de nombreux arbres ont été déracinés, comme à Ballaigues, où un conifère a atterri sur une voiture parquée. «Ce sont de grands classiques durant les tempêtes, poursuit-il. Heureusement, nous n’avons pas eu connaissances de blessés jusqu’à présent.»

 

La ligne ferroviaire de la Vallée encore fermée

 

Aux Tuileries, un grand sapin s’est couché sur la route. La police a dû intervenir pour gérer le trafic routier en attendant l’intervention du SDIS régional. ©Michel Duvoisin

Aux Tuileries, un grand sapin s’est couché sur la route. La police a dû intervenir pour gérer le trafic routier en attendant l’intervention du SDIS régional.

Outre les routes fortement perturbées par les objets volants, les chemins de fer ont également connu leur lot de désagréments. Dans la région, la ligne Vallorbe-Lausanne a été fermée jusqu’à 15h, en raison d’une tôle posée sur les lignes de contact vers Daillens. Une voie a été condamnée à Grandson, à cause d’une bâche coincée sur la ligne, retardant ainsi les trains régionaux uniquement.

Une barrière d’un passage à niveau, entre Orbe et Chavornay, a été arrachée par les rafales, causant une interruption momentanée. Les Saint-Crix ont aussi du mal à descendre jusqu’à Yverdon-les-Bains, puisque les trains ont été supprimés jusqu’en milieu d’après-midi. Quant au tronçon Vallorbe-la Vallée, il est encore paralysé. «Une entreprise spécialisée doit venir réparer la ligne de contact, mais elle ne pouvait pas le faire avant demain (ndlr : aujourd’hui), confie Daniel Reymond, directeur de Travys. Nous espérons pouvoir rendre la ligne aux passagers dès demain après-midi.»

 

Des rafales à 201 km/h

 

Même l’eau du lac de Neuchâtel se soulevait face aux puissantes bourrasques de vent qui ont parcouru le Nord vaudois. ©Michel Duperrex

Même l’eau du lac de Neuchâtel se soulevait face aux puissantes bourrasques de vent qui ont parcouru le Nord vaudois.

La tempête Burglind a fait une entrée fracassante en Suisse, dans la nuit de mardi à hier. Arrivée vers 4h du matin, les premières bourrasques atteignaient 146 km/h au sommet du Säntis. Le pic a été enregistré avec un 201 km/h à Gütsch, dans le canton d’Uri.

Les rafales de vent ont paralysé tout le pays : les avions ont été cloués au sol à l’aéroport de Bâle- Mulhouse, durant près d’une heure trente ; un wagon de la compagnie Montreux-Oberland bernois a déraillé à La Lenk, faisant plusieurs blessés ; des touristes sont restés bloqués en montagne, notamment dans un hôtel de l’Oberland et dans un télécabine saint-gallois ; les routes, tout comme les lignes de chemins de fer, ont été fortement perturbées durant toute la journée. Bref, c’était le chaos.

La Police cantonale vaudoise est intervenue à environ 120 reprises. Quinze routes ont été fermées, dont onze encore en fin de soirée, en raison d’arbres sur la chaussée. Quant à Fribourg, le Centre d’engagement et d’alarme de la police a répondu au total à 500 appels concernant la tempête et 35 corps de pompiers ont été engagés. Si, pour l’heure, aucun cas de blessure n’a été rapporté à la police, le nombre de dégâts matériels, lui, est passablement important, avec notamment 82 arbres tombés et une trentaine de voitures endommagées.

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04 jan 2018

Un carton plein pour le Loto Géant

Yverdon-les-Bains – La salle de La Marive était pleine à craquer, mardi dernier, pour le traditionnel loto organisé par l’Unihockey Club Yverdon (UCY).

Cochons, trèfles à quatre feuilles et porte-bonheur en tout genre, les objets qui entourent les habitués des lotos peuvent étonner les non-initiés, mais ces rituels font évidemment partie du jeu. ©Michel Duperrex

Cochons, trèfles à quatre feuilles et porte-bonheur en tout genre, les objets qui entourent les habitués des lotos peuvent étonner les non-initiés, mais ces rituels font évidemment partie du jeu.

Avec sa perruque verte sur la tête, il était difficile pour Jean-Pierre Pozzi de passer inaperçu, même si, cet après-midi-là, environ 1000 personnes sont venues tenter leur chance à la salle de La Marive à Yverdon-les-Bains. «Ils étaient 1002 pour être exact», sourit celui qui organisait son dernier loto pour l’Unihockey Club Yverdon (UCY), après quinze ans de bons et loyaux services.

Organisé, en temps normal, un dimanche entre Noël et Nouvel An, le dernier loto de l’année s’est déroulé mardi dernier en raison du calendrier. Mais le succès a tout de même été au rendez-vous, aussi bien l’après-midi que le soir. «Entre 40 et 45% des recettes de notre société proviennent du loto», affirme Jean-Pierre Pozzi, qui a aussi été président du club de 2009 à 2017. A titre de comparaison, il estime que les cotisations représentent 25% des revenus.

Approché par le club en 2002, Jean-Pierre Pozzi s’est inspiré de ce qui se faisait dans les autres cantons romands, notamment à Neuchâtel avec le «Loto 48 heures», pour implanter un loto de cette envergure aussi dans le Nord vaudois. L’événement a pris de l’ampleur année après année, s’imposant comme une référence.

En plus des traditionnels bons d’achat, le Loto Géant de l’UCY prévoit des tours spéciaux avec la possibilité de gagner des machines à café, du champagne, des télévisions, ou encore des voyages pour les plus chanceux.

N’arrivant plus à jongler entre son emploi et son engagement au sein de l’UCY, Jean-Pierre Pozzi a laissé la présidence du club l’année dernière, mais a tout de même été appelé pour organiser cet ultime loto. Il faut dire que pour une telle manifestation plusieurs mois de préparation sont nécessaires, et que les contacts que Jean-Pierre Pozzi a noués au fil des années sont précieux, notamment pour obtenir des lots à un prix raisonnable auprès des commerçants locaux.

Si le Loto Géant connaît une affluence hors normes, les 36 lotos organisés entre septembre et avril, par les sociétés locales yverdonnoises à la Marive, ainsi que ceux qui ont lieu dans les autres communes du Nord vaudois, démontrent bien que ce jeu a encore de beaux jours devant lui dans la région.

 

Un crieur yverdonnois à la retraite, ou presque

 

Jean-Jacques Renaud (à g.), crieur depuis 18 ans, a cédé sa place à la nouvelle génération, dont fait partie Michel Castella (à dr.). Mardi dernier, il a tout de même tenu à être présent pour le plus important loto du Nord vaudois. ©Michel Duperrex

Jean-Jacques Renaud (à g.), crieur depuis 18 ans, a cédé sa place à la nouvelle génération, dont fait partie Michel Castella (à dr.). Mardi dernier, il a tout de même tenu à être présent pour le plus important loto du Nord vaudois.

Depuis 18 ans, du haut de la scène, il faisait le bonheur ou le malheur des personnes qui n’attendaient qu’une chose : que leur dernier numéro sorte enfin. Même s’il a officiellement mis fin à sa carrière de crieur l’année dernière, l’Yverdonnois Jean-Jacques Renaud était présent, mardi dernier à La Marive pour ce loto exceptionnel. «Je suis toujours à disposition pour dépanner, au cas où», sourit-il.

Jean-Jacques Renaud était accompagné par Michel Castella, qui a suivi une formation de trois ans auprès de lui et qui est désormais crieur à son tour. L’élève a dicté les numéros, en alternance avec son mentor, qui est aussi membre du comité de l’Union des sociétés locales yverdonnoises (USLY).

Etre crieur, ce n’est pas aussi simple que cela peut paraître. Même s’il dispose d’une ouïe fine et d’une voix bien posée, Jean-Jacques Renaud a dû faire face à des réclamations pendant ces 18 dernières années. Mardi après-midi, le loto s’est déroulé presque sans accroc. Seul un joueur a affirmé avoir crié sans que lui-même ne le remarque. «Une personne placée juste à côté m’a dit qu’elle n’avait rien entendu», souligne le crieur.

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04 jan 2018

«J’essaie des choses et, jusqu’ici, cela s’est plutôt bien passé»

Patinage artistique – Anaïs Coraducci a un nouveau titre national à tenter de conquérir. La patineuse du club yverdonnois fait partie des favorites des Championnats de Suisse juniors de ce week-end, à la patinoire de Morges.

Anaïs Coraducci. ©Frédéric Eltschinger

Anaïs Coraducci.

Championne de Suisse cadettes M14 en titre, Anaïs Coraducci est passée dans la catégorie supérieure cet hiver. La patineuse du CPA Yverdon disputera ses premiers Nationaux juniors dans la peau de l’une des favorites au sacre, ce week-end à Morges. Une compétition qu’elle a préparée à Bergame, en Italie, où la Cheyroise de 14 ans est établie -pour son entraînement au sein d’une structure spécialisée- avec sa petite sœur et sa maman depuis le mois de mai dernier. Prise de température avant le rendez-vous à la patinoire des Eaux Minérales.

 

Anaïs, comment se sont déroulées les fêtes ?

Très bien ! On est venues passer quatre jours en Suisse pour Noël. On a, par contre, fêté la nouvelle année en Italie. Entre les quelques jours de pause, je me suis entraînée comme d’habitude.

 

Comment jugez-vous votre première partie d’exercice, vous qui faites vos débuts dans la catégorie juniors ?

Une fois encore très bien, puisque toutes les compétitions auxquelles j’ai pris part durant la première moitié de saison se sont bien déroulées pour moi. J’ai obtenu de bons résultats, et notamment dès la reprise, à Olten, quand j’ai remporté cette manche de Swiss Cup tout en battant mon record personnel de points, avec un peu plus de 136. Je suis ensuite montée sur le podium (3e) à Merano, en Italie, lors d’une épreuve internationale, et j’ai également terminé 7e à Zagreb, en Croatie.

 

Vous êtes-vous préparée spécifiquement pour ces Championnats de Suisse juniors ?

Il est clair qu’il s’agit de l’un de mes principaux objectifs de la saison, tout comme le sont les compétitions internationales auxquelles je participe. Cette année, je présente de nouveaux éléments que j’ai travaillés durant l’été, j’essaie des choses. Et, jusqu’ici, cela s’est plutôt bien passé : dans mon programme long, je compte désormais six triples sauts, contre trois l’hiver dernier. J’ai notamment acquis le triple Lutz, une combinaison triple-triple, ainsi qu’une autre combinaison à trois sauts.

 

Avec quelles ambitions vous déplacez- vous à Morges ?

Je souhaite monter sur le podium et, si tout se passe bien, pourquoi pas viser le titre.

 

Qui seront, a priori, vos principales adversaires ?

Ce devrait être la Chaux-de-Fonnière Maïa Mazzara. C’est très serré entre nous. L’an passé, j’ai remporté le titre suisse cadettes juste devant elle. Je l’ai battue à quelques reprises, et elle m’a également devancée d’autres fois. Techniquement, elle maîtrise un saut plus difficile que moi. Je suis généralement un peu plus à l’aise dans mes pirouettes et sur l’artistique. Comme sérieuse concurrente, il pourrait aussi y avoir Polina Ustinkova, de Dübendorf. Mais je ne l’ai pas affrontée cette saison et, surtout, il est possible qu’elle soit blessée en ce moment. Elle pourrait ne pas être en lice ce week-end.

 

Quel a été votre programme cette semaine ?

Je suis sur la glace durant trois heures, puis j’ai également des leçons de gymnastique et de souplesse. On va partir vendredi matin, après un dernier entraînement, afin d’arriver à Morges à temps pour le tirage au sort. Samedi, je patinerai aux alentours de 18h. A priori, il devrait en être de même le lendemain.

 

Aux Eaux Minérales, vous devriez pouvoir compter sur pas mal de supporters.

Oui, mes proches seront sur place pour me soutenir, ainsi que quelques personnes du club d’Yverdon. La compétition ne se déroule pas très loin de chez moi, c’est plutôt pratique.

 

Et comment va votre forme ?

Tout va bien. Par chance, je n’ai encore jamais eu de blessure. Pourvu que ça dure !

 

Au-delà des Championnats de Suisse, quelles sont vos prochaines échéances ?

A la fin janvier, à Oberstdorf (All) se déroulera une compétition qui servira de sélections pour les Championnats du monde juniors. On sera trois Suissesses en lice, pour une place à prendre. Par ailleurs, je devrais également encore être engagée lors de deux autres épreuves internationales en fin de saison.

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03 jan 2018

La cigogne a déposé un petit corbeau

Yverdon-les-Bains – Le premier né de l’année est une Chavornaysanne. La jeune Lijana est née le 1er janvier, à 5h56, aux Etablissements hospitaliers du Nord vaudois (EHNV). Rencontre avec son papa.

Lijana Jahja n’est pas la première Romande de l’année, la palme ayant été décernée conjointement à Nora et à Arsema, nées à 0h06. Mais elle est certainement la plus jeune à avoir tiré la langue à un photographe. ©Michel Duperrex

Lijana Jahja n’est pas la première Romande de l’année, la palme ayant été décernée conjointement à Nora et à Arsema, nées à 0h06. Mais elle est certainement la plus jeune à avoir tiré la langue à un photographe.

Alors que la plupart des Nord-Vaudois attendaient le retentissement des douze coups de minuit pour célébrer dignement le passage à l’an 2018, Avni et Shpresa Jahja, eux, s’apprêtaient à entendre un autre son : les cris de leur premier bébé, Lijana. La petite fille a débarqué, tout naturellement, le 1er janvier à 5h56. En effet, c’est sans péridurale, sans césarienne et sans complication que la Nord-Vaudoise de 2,93 kg et 48,5 cm a pointé le bout de son petit nez. «On n’aurait jamais pensé que ça se passerait comme ça, car tout est allé comme sur des roulettes, lance Avni, l’heureux papa, le sourire aux lèvres. Du moins, moi, je n’ai rien senti !»

Venu une première fois à 21h à l’Hôpital d’Yverdon-les-Bains pour faire constater les premières contractions, le couple, d’origine albanaise, a pu retourner à la maison et passer le Réveillon en toute intimité. Ce n’est qu’aux alentours de 3h du matin que les deux Chavornaysans sont retournés aux EHNV. Et là, le travail a été très rapide, puisqu’en l’espace d’environ 2h30, la famille Jahja s’était agrandie. «Avec ma femme, on voulait mettre au monde notre bébé dans la baignoire, explique Avni. Mais quand on a demandé à pouvoir y accéder, c’était déjà trop tard. On n’avait plus le temps, Lijana était en train d’arriver.» Avec un tel accouchement, Anne-Lise Paroz, médecin cheffe du service d’obstétrique des EHNV, de garde le week-end dernier, n’a pas eu besoin d’intervenir. La petite famille a, d’ailleurs, pu rentrer le jour même dans son cocon. «L’année 2018 a commencé dans le plus pur des bonheurs, avec la venue de notre petit ange», conclut Avni.

 

Un service d’obstétrique opérationnel 24h/24

 

Anne-Lise Paroz. ©Michel Duperrex

Anne-Lise Paroz.

Les EHNV ont enregistré 1019 naissances en 2017. Un chiffre dans la norme, mais en dessous de celui de 2016 qui, lui, avoisinait les 1100 nouveaux-nés. Pour que les accouchements se passent le mieux possible, pas moins de soixante personnes se relaient jour et nuit, durant toute l’année. «Durant le week-end du Réveillon, par exemple, notre service tourne avec au minimum quatre ou cinq sages-femmes, un assistant et un chef de clinique, ainsi qu’un médecin chef de garde, précise Anne-Lise Paroz (en photo). Et ceci sans compter les anesthésistes et les pédiatres. Il y a toujours une équipe sur place pour les urgences et pour pratiquer une opération, si besoin.» Si un hôpital permet une surveillance permanente et des interventions immédiates, il est, en revanche, moins flexible qu’une maison de naissance, quant aux méthodes et positions d’accouchement.

Car il existe des contraintes médicales à prendre en compte, comme l’explique la médecin cheffe : «Par exemple, il est strictement obligatoire de poser une voie veineuse sur une parturiente (ndlr : une femme qui accouche). Et lorsque celle-ci demande une péridurale, chose qui n’est pas possible d’obtenir en maison de naissance, la mère perd une partie de sa mobilité au niveau des jambes et, donc, certaines positions, comme se mettre debout, sur un tabouret ou dans l’eau, deviennent impossibles.» D’après Anne-Lise Paroz, les EHNV ne tiennent, toutefois, pas à imposer le lit aux étriers. «On essaie de se diversifier. Nous avons, notamment, une salle zen, avec un lit spécial, un tabouret maya, une baignoire, des lumières tamisées, de la musique relaxante et des huiles essentielles. De plus, des sages-femmes sont, ou vont être, formées à l’acupuncture, à l’hypnose et à l’aromathérapie.»

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03 jan 2018

Tout feu tout flamme pour la Saint-Sylvestre

Yverdon-les-Bains – Du théâtre, de la musique, de la danse, de la pyrotechnie : tous les éléments étaient réunis, dimanche dernier, pour faire vivre un Réveillon inoubliable aux Yverdonnois.

Le spectacle, présenté sur l’esplanade du temple par la compagnie Lumen, a enchanté le public. De même que la séquence pyrotechnique. Au point de faire oublier certains feux d’artifice du passé, qu’on ne voyait que très partiellement depuis le cœur de la ville. ©Michel Duperrex

Le spectacle, présenté sur l’esplanade du temple par la compagnie Lumen, a enchanté le public. De même que la séquence pyrotechnique. Au point de faire oublier certains feux d’artifice du passé, qu’on ne voyait que très partiellement depuis le cœur de la ville.

Alors que la tempête Carmen commençait à balayer l’ouest de l’Europe, les Yverdonnois et leurs hôtes ont bénéficié d’un moment de répit pour fêter l’entrée dans la nouvelle année avec entrain.

Pendant ce temps, au Théâtre Benno Besson, le Cercle Littéraire jouait, pour la première fois, son incroyable pièce baptisée «Silence en coulisses». ©Michel Duperrex

Pendant ce temps, au Théâtre Benno Besson, le Cercle Littéraire jouait, pour la première fois, son incroyable pièce baptisée «Silence en coulisses».

En effet, le Temple d’Yverdon-les-Bains a, une fois encore, fait le plein à l’occasion du concert de la Saint-Sylvestre -le 26e du nom-, donné par l’ensemble Tiffany. Les musiques, de tous les genres, placées sous une thématique et un jeu festifs, ont enchanté l’assistance.

Avant que les musiciens n’offrent un magnifique concert, Claude-Anne Jaquier, présidente de l’association Ma Non Troppo, organisatrice de la manifestation, a salué l’engagement des partenaires, de la Ville à la Loterie Romande, en passant par les entreprises locales, qui ont parrainé les partitions. Elle a également rendu hommage à Catherine et Friedemann Sarnau, moteurs de l’ensemble Tiffany depuis le lancement de ce rendez-vous festif.

 

Culture et cuisine

 

Sur la place Pestalozzi, DJ Romain a mis une ambiance de folie. Et le public a dansé jusqu’à une heure du matin sous la tente. ©Michel Duperrex

Sur la place Pestalozzi, DJ Romain a mis une ambiance de folie. Et le public a dansé jusqu’à une heure du matin sous la tente.

A la sortie du temple, bon nombre d’assistants se sont arrêtés un instant pour partager un verre de vin chaud -préparé par Gilles Boss et son équipe- avant de rejoindre la table pour partager les plaisirs culinaires. D’autres ont immédiatement rallié le Théâtre Benno Besson pour assister à la représentation de «Silence en coulisses», par la troupe du Cercle Littéraire d’Yverdon-les-Bains.

A propos de vin chaud, la présidente de Ma Non Troppo a lancé un appel aux volontaires pour le 31 décembre prochain…

 

Une belle ambiance

 

Le vice-syndic Marc-André Burkhard a prononcé un bref discours, afin de souhaiter la bonne année à tous. ©Michel Duperrex

Le vice-syndic Marc-André Burkhard a prononcé un bref discours, afin de souhaiter la bonne année à tous.

Le temps pluvio-venteux de la deuxième partie de la soirée à accordé une trêve bienvenue à tous ceux -de nombreuses familles se sont déplacées- qui ont rallié la place Pestalozzi pour partager le saut de l’an.

Le spectacle, présenté sur l’esplanade du temple par la compagnie Lumen, a enchanté le public. De même que la séquence pyrotechnique. Au point de faire oublier certains feux d’artifice du passé, qu’on ne voyait que très partiellement depuis le cœur de la ville. Sur le coup de minuit, les bouchons ont sauté et le nombreux public qui se trouvait, à ce moment- là, sur la place a échangé les vœux, avant de s’ébattre aux rythmes de DJ Romain, puis d’aller poursuivre la fête à la maison ou dans les salles ouvertes jusqu’au bout de la nuit.

 

Le traditionnel concert de la Saint-Sylvestre de l’ensemble Tiffany a rempli le temple. La virtuosité sans égale des quinze musiciens a permis aux Yverdonnois d’entrer, en douceur et en musique, dans la nouvelle année. ©Michel Duperrex

Le traditionnel concert de la Saint-Sylvestre de l’ensemble Tiffany a rempli le temple. La virtuosité sans égale des quinze musiciens a permis aux Yverdonnois d’entrer, en douceur et en musique, dans la nouvelle année.

Le décompte des douze coups de minuit a été précédé d’une intervention du vice-syndic Marc- André Burkhard qui, entre bilan et espoirs, a apporté les voeux de la Municipalité d’Yverdon-les-Bains à la population. Car 2018 va être marquée par le lancement de grands chantiers, de la route de contournement à la place d’Armes, qui vont influencer durablement la vie des habitants et des hôtes de la deuxième ville du canton qui, faut-il le rappeler, est aussi un centre régional de première importance.

 

L’opération Nez Rouge a battu tous les records

 

Organisée pour la 28e fois, l’opération Nez Rouge a battu tous les records. A l’heure de dresser le bilan national, le premier jour de l’an, le comité suisse a relevé que 16 000 transports (+6%) ont permis de reconduire 34 000 personnes (+7%) à destination, alors qu’à certains moments les conditions hivernales pouvaient compromettre la sécurité plus que de coutume. Ce succès, dans le domaine de la prévention, s’est accompagné de celui obtenu au nombre des bénévoles engagés, soit 10 000 personnes (+8%) pour l’opération 2017. Depuis la création de l’Opération Nez Rouge, pas moins de 149 000 bénévoles ont contribué à améliorer la sécurité sur les routes en période de fêtes.

Lors du Réveillon de la Saint- Sylvestre, 1600 bénévoles ont sillonné les routes suisses, effectuant quelque 3500 transports durant cette seule nuit, ce qui a permis de ramener 8600 personnes à bon port. La nuit du saut de l’an représente le 21% des transports de l’année, mobilise le 15% des bénévoles et conduit à destination le 25% des personnes transportées durant l’année.

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03 jan 2018

«Concentré sur mon jeu défensif»

Hockey – Mondiaux M20 – Simon Le Coultre participe au tournoi de Buffalo avec la Suisse, depuis une semaine. De quoi se frotter aux meilleurs joueurs de sa génération.

Simon Le Coultre a récolté un point durant la phase préliminaire du tournoi : une passe décisive distribuée face à la République tchèque, dimanche passé. ©Duperrex-a

Simon Le Coultre a récolté un point durant la phase préliminaire du tournoi : une passe décisive distribuée face à la République tchèque, dimanche passé.

Habitué à porter le chandail national lors des Mondiaux M18, qu’il a disputés ces deux dernières années, Simon Le Coultre vit, depuis mercredi dernier à Buffalo (USA), son premier Championnat du monde M20 avec l’équipe de Suisse dirigée par Christian Wohlwend. A 18 ans, le défenseur combier des Wildcats de Moncton (CAN) fait partie des petits jeunes de la sélection à croix blanche, qui s’est hissée en quarts de finale.

 

Simon, votre victoire 3-2 d’entrée de jeu contre le Bélarus était primordiale pour éviter les matches contre la relégation…

C’est sûr qu’on sentait pas mal de pression pour ce match, et les entraîneurs nous ont spécifiquement préparés à ce rendez-vous durant les deux semaines qui ont précédé le tournoi. Gagner cette première rencontre nous un peu a libérés pour la suite. On avait pour objectif minimal d’atteindre les quarts de finale (ndlr : pour cela, il fallait terminer parmi les quatre premiers du groupe composé de cinq équipes, un objectif atteint).

A présent, on souhaite décrocher une médaille (ndlr : l’interview a été réalisée avant le quart contre le Canada disputé durant la nuit dernière ; résultat dans notre édition de demain).

 

Que faire pour battre un adversaire tel que le Canada, qui vous a dominé 8-1 en préparation ?

On doit respecter notre plan de match, qui a bien fonctionné contre la Russie, la Suède et la République tchèque, des adversaires contre qui on a rivalisé deux tiers durant.

 

Justement, que se passe-t-il lors des fins de rencontre, qui vous ont valu trois défaites consécutives (respectivement 5-2, 7-2 et 6-3), alors que vous aviez tenu tête aux favoris jusque-là ?

Honnêtement, je ne sais pas. Je n’ai pas d’explication. A ces instants, la moindre petite erreur peut donner l’avantage à une équipe ou l’autre.

 

Pour votre part, au fil du tournoi, vous avez gagné en temps de jeu, qui est passé de trois minutes contre le Bélarus à plus de vingt face aux Tchèques, dimanche dernier.

J’ai commencé en tant que septième défenseur contre le Bélarus, puis j’ai eu ma chance dans la troisième paire contre la Russie et j’ai réussi à garder ma place pour les rencontre suivantes. A ces Mondiaux, tout va plus vite, on a moins de temps pour réagir. Et comme on s’est régulièrement retrouvés dans notre camp, je me suis essentiellement concentré sur mon jeu défensif.

 

Seulement sept défenseurs font partie de la sélection. Pensiez-vous pouvoir être du voyage ?

Comme le tournoi se déroule aux Etats-Unis, sur une petite surface de jeu, et que je joue dans de telles conditions en Ligue de hockey junior majeur du Québec, je savais que j’avais mes chances. Je pense que cela a joué en ma faveur.

 

Comment se passe votre deuxième saison avec Moncton ?

Les choses se déroulent bien. L’effectif a connu beaucoup de changements l’été passé, et on a commencé le championnat très fort, avant de connaître un coup de mou. L’équipe a retrouvé le bon momentum depuis quelques rencontres et a, d’ailleurs, remporté le dernier match de l’année, dimanche passé. On va pouvoir repartir sur notre bonne lancée pour viser une participation aux playoffs.

 

Et sur un plan personnel ?

Après la difficile saison dernière, c’est mieux. Forcément, quand l’équipe va bien, tout va. Ce qui m’aide à m’améliorer.

 

S’agissant de votre avenir, y a-til une chance de vous revoir en Suisse la saison prochaine ?

Je ne sais pas encore. Pour le moment, je me concentre sur l’exercice actuel.

 

Championnat du monde M20, Buffalo : Résultats de la Suisse : Suisse – Bélarus 3-2 ; Russie – Suisse 5-2 ; Suède – Suisse 7-2 ; Suisse – République tchèque 3-6.

Les quarts de finale opposent : la Suisse au Canada, la République tchèque à la Finlande, la Suède à la Slovaquie et les Etats-Unis à la Russie. Des matches qui se sont tous déroulés la nuit dernière (horaire suisse).

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