Les News de Nord Vaudois - mars 2017

En collaboration avec le journal La Région.

12 déc 2017

Une nouvelle étape pour Bel Coster

Nord vaudois – Après Lignerolle et Ballaigues, L’Abergement a déposé, hier soir, un préavis municipal relatif au projet éolien, lors de la séance du Conseil général.

Le projet consiste à implanter neuf éoliennes sur les contreforts du Suchet, entre les communes de Ballaigues, de Lignerolle et de L’Abergement. ©DR/Photomontage

Le projet consiste à implanter neuf éoliennes sur les contreforts du Suchet, entre les communes de Ballaigues, de Lignerolle et de L’Abergement.

Le début du projet Bel Coster remonte à 2008. Une motion avait alors été déposée au Conseil communal de Ballaigues, concernant la possibilité d’accueillir un parc éolien. Neuf ans plus tard, un préavis municipal sur le Plan partiel d’affectation (PPA) intercommunal a été déposé lors des séances du Conseil général de Lignerolle, le 4 décembre, et de celui de L’Abergement, hier soir, ainsi que du Conseil communal de Ballaigues, vendredi dernier.

 

Un pas de plus

 

«Généralement, nous déposons les préavis un mois avant, mais pour nous aligner sur les autres communes, nous l’avons aussi déposé pendant cette séance», relève Olivier Petermann, syndic de Lignerolle.

C’est une nouvelle étape importante pour Bel Coster. Le PPA intercommunal permet d’affecter des zones d’implantation à la construction des neuf éoliennes prévues dans le projet, ainsi qu’à la création de routes d’accès dans le domaine public. La prise en considération des pétitions en lien avec Bel Coster est aussi incluse dans le préavis.

 

Résultats en mars 2018

 

La procédure d’élaboration du Plan partiel d’affectation a engendré plusieurs procédures parallèles. Une fois qu’elles seront toutes validées, le Canton pourra approuver le PPA et notifier la levée des oppositions.

Les commissions nommées à Lignerolle, Ballaigues et L’Abergement, suite au dépôt du préavis municipal, présenteront le résultat de leur étude sur le PPA lors d’une séance de leur conseil général ou communal respectif, le lundi 12 mars 2018, à 20h.

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12 déc 2017

Le BCY conclut son année en beauté

Badminton – Les Yverdonnois sont revenus dans la course aux playoffs en giflant Fribourg-Tavel 7-1, dimanche, au Centre de bad de la Cité thermale. Le club a également été honoré par un «Coup de cœur» du Panathlon local.

La section yverdonnoise du Panathlon-Club a remis son «Coup de coeur» et un chèque de 1000 francs au BC Yverdon. Les membres du club-service et les joueurs et dirigeants du BCY ont posé ensemble pour la photo (en couverture ci-dessus), à la fin de la rencontre remportée contre Fribourg-Tavel. ©Michel Duvoisin

La section yverdonnoise du Panathlon-Club a remis son «Coup de coeur» et un chèque de 1000 francs au BC Yverdon. Les membres du club-service et les joueurs et dirigeants du BCY ont posé ensemble pour la photo (en couverture ci-dessus), à la fin de la rencontre remportée contre Fribourg-Tavel.

Le BC Yverdon tenait à conclure en beauté un premier tour mitigé, dimanche, et cela passait par une victoire face à l’Union Fribourg- Tavel, concurrent direct au classement. Pour leur dernière sortie de l’année, les Yverdonnois avaient trop à cœur de ne pas décevoir leur public et se sont largement imposés, 7-1. Un succès qui, en plus de constituer leur score le plus large de la saison, permet à Jan Fröhlich et les siens, en empochant quatre points, de doubler leurs adversaires du jour au moment idéal : juste avant la pause.

«On passera de meilleures fêtes de fin d’année qu’eux, plaisantait l’entraîneur- joueur tchèque, vainqueur de ses deux matches, avant-hier. Plus sérieusement, ça nous donne un peu d’air, mais il faudra bien préparer ce second tour et recommencer fort dès le mois de janvier.»

Face aux néo-promus fribourgeois, il y a eu de nombreux signes positifs, à commencer par la très grosse performance de Carder, en simple face à Rusev, lui qui restait sur quelques sorties un peu plus compliquées. Cette fois, l’Ecossais a agressé tout du long son adversaire, ne lui laissant jamais espérer quoique ce soit, notamment grâce à des attaques surpuissantes, au point d’en transpercer sa raquette dans la deuxième manche. Pas de souci, il en avait bien d’autres pour conclure son match (21-11 21-17). L’autre Matthew, Nottingham, a également sorti deux performances majuscules, dont un double mixte splendide avec Ayla Huser. Alignée pour la toute première fois, la paire est gentiment montée en puissance, et a renversé une partie bien mal embarquée. Après avoir sauvé cinq volants de match dans le deuxième jeu, les Yverdonnois ont remporté ce dernier avant de dérouler dans le troisième (15-21 25-23 21-9).

Une performance qui ne pouvait pas mieux illustrer les raisons pour lesquelles Daniel Jaccaud, président du Panathlon Club d’Yverdon, a pris la parole quelques instants plus tard, pour remettre le «Coup de cœur» décerné au club de badminton yverdonnois. En effet, c’est exactement ce genre de mentalité qui a guidé les badistes (presque) tout en haut, en mai dernier (finalistes du championnat), et que le Panathlon tenait à récompenser. L’année 2017 du BCY, tout juste couronné club vaudois de l’année à Nyon jeudi dernier, n’aurait définitivement pas pu être conclue d’une plus belle manière.

 

Yverdon – Union Fribourg-Tavel 7-1 (14-3)

 

Simples hommes : Carder – Rusev 21-11 21-17 ; Fröhlich – Wäfler 21-6 21-8 ; Dumartheray – Lüthi 21-12 21-16.

Simple dames : Huser – Rey 21-4 21-12.

Doubles hommes : Debétaz/ Fröhlich – Schaller/Schmid 21-18 21-12 ; Nottingham/Dumartheray – MacHugh/Rusev 21-13 21-12.

Double dames : S. Golay/Lanzarini – Schaller/Burkart 16-21 5-21.

Double mixte : Huser/Nottingham – Burkart/MacHugh 15-21 25-23 21-9.

Notes : Centre de badminton d’Yverdon, 36 spectateurs. Arbitrage de Monique Bastien et Vincent Frey.

 

LNB : Yverdon II sans pitié pour Chênois et Sion

 

Quel week-end pour le badminton yverdonnois ! La «deux» a fait un carton, vendredi et samedi, en remportant les huit points en jeu lors de ses deux rencontre face à Chênois (succès 7-1) et Sion (victoire 8-0 en terre valaisanne). Une fiche parfaite qui permet aux Nord- Vaudois de se hisser seuls au 2e rang du groupe ouest de LNB.

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11 déc 2017

Mobilisation pour le Téléthon dans le Nord vaudois

Yverdon-les-Bains – Les corps de pompiers de la région, mais aussi des restaurateurs et des privés, se sont une fois encore engagés : 2,4 millions de promesses de dons en Suisse.

A Orbe, à la place du Marché, une bonne trentaine de pompiers ont participé à l’action tout au long de la journée de samedi. ©Michel Duperrex

A Orbe, à la place du Marché, une bonne trentaine de pompiers ont participé à l’action tout au long de la journée de samedi.

Président du Téléthon Suisse, David Fasola est domicilié dans le Nord vaudois. Il a fait le tour des différents postes, comme ici sur la place du Château, à Grandson. ©Michel Duperrex

Président du Téléthon Suisse, David Fasola est domicilié dans le Nord vaudois. Il a fait le tour des différents postes, comme ici sur la place du Château, à Grandson.

Les Suisses, tout particulièrement en Suisse romande et au Tessin, se sont une fois encore mobilisés à l’occasion de la 30e édition du Téléthon national. Samedi, à minuit, les promesses de dons avaient atteint 2 408 162 francs, dont plus de 25 000 francs recueillis dans le Nord vaudois. Ce montant, et d’autres qui pourraient encore être versés, sera affecté à la recherche dans le cadre de la lutte contre les maladies génétiques rares.

Le bénéfice définitif de l’action ne sera connu qu’en juin prochain, une fois les montants versés et les comptes bouclés. En effet, sur les quelque 300 manifestations organisées à travers le pays cette année, certaines se sont déroulées tout au long du week-end. Le résultat de l’opération est, à ce stade, légèrement supérieur à celui des trois éditions précédentes.

Daniel Fleury, Fabienne Manzi et Manuel da Costa étaient aussi mobilisés avec leurs collègues d’Yvonand, au centre du village. ©Michel Duperrex

Daniel Fleury, Fabienne Manzi et Manuel da Costa étaient aussi mobilisés avec leurs collègues d’Yvonand, au centre du village.

«Ce n’est pas cette année que nous allons atteindre notre objectif de 2,5 millions de francs, mais c’est déjà un exploit d’avoir pu récolter plus que l’an dernier, au vu de la situation de crise dans laquelle nous vivons actuellement et de la météo, confie David Fasola, président du Téléthon Suisse. Dans le Nord vaudois, par exemple, les manifestations ont moins bien fonctionné, car les gens avaient certainement peur de sortir sous la neige.»

 

Plusieurs dizaines de kilos de spaghettis aux quatre sauces étaient proposés à la Grande salle de Concise par les restaurateurs de la région. ©Michel Duperrex

Plusieurs dizaines de kilos de spaghettis aux quatre sauces étaient proposés à la Grande salle de Concise par les restaurateurs de la région.

La Fondation Téléthon Action Suisse a rendu hommage, hier, aux corps de pompiers de Suisse romande et du Tessin, aux amicales, aux groupes de la Protection civile, aux Jeunesses campagnardes et à tous les bénévoles et toutes les familles qui se sont engagés dans cette opération. Malgré les fortes chutes de neige, les bénévoles ont organisé des actions à l’extérieur et à l’intérieur, allant de la vente de peluches aux soirées de matches aux cartes, en passant par des concerts et des démonstrations. «Tout le monde s’est donné de la peine pour préparer de cette édition anniversaire, a constaté David Fasola. Et notamment dans le Nord vaudois, où j’ai ressenti une plus grande mobilisation que l’an dernier, et où les pompiers avaient vraiment envie de montrer qu’ils étaient là pour soutenir la population dans cette lutte contre les maladies génétiques rares.»

Place Pestalozzi, à Yverdon-les-Bains : Bastien Raymondaz (à g.) et Marco Cerqueira servaient la soupe aux pois. ©Michel Duperrex

Place Pestalozzi, à Yverdon-les-Bains : Bastien Raymondaz (à g.) et Marco Cerqueira servaient la soupe aux pois.

A noter que plusieurs radios régionales (LFM, Rhône FM, RadioFr et RTN-RBJ), ainsi que La Télé, ont soutenu très activement cette opération avec, notamment, la participation de Michel Fugain, Cuche et Barbezat, Tex, Stevans et Emji.

 

 

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11 déc 2017

La salle des débats suscite la controverse

Yverdon-les-Bains – Après des discussions houleuses, la Municipalité devra revoir son projet de réaménagement, puisque le Législatif a refusé le crédit de 900 000 francs.

Les conseillers communaux souhaiteraient plus de confort dans la Salle des débats, mais ont eu des difficultés à trouver un terrain d’entente. ©Carole Alkabes

Les conseillers communaux souhaiteraient plus de confort dans la Salle des débats, mais ont eu des difficultés à trouver un terrain d’entente.

Ambiance particulièrement tendue à la Salle des débats de l’Hôtel de Ville, jeudi dernier, lors du Conseil communal d’Yverdon-les-Bains. Assis sur leurs vieilles chaises, les conseillers communaux n’en peuvent plus et souhaitent plus de confort avec, notamment, l’installation de tables de pupitre, un équipement de vote électronique, ainsi qu’un système de projection beamer. Cette requête fait suite à la motion déposée par Yann Mamin, «Pour un nouveau projet d’aménagement de la Salle des débats», déposée en 2015 déjà. Mais le préavis tel que présenté est jugé trop cher.

La commission en charge d’étudier le dossier a émis certaines réserves, notamment en ce qui concerne l’accord de l’ECA (Etablissement d’assurance contre l’incendie et les éléments naturels), puisque que l’évacuation en cas de sinistre ne prévoit qu’une seule sortie d’urgence, soit le couloir central. En cas d’incendie, difficile donc d’évacuer cent conseillers.

 

Intervention peu appréciée

 

Le conseiller communal Stéphane Balet (PS) a demandé une non entrée en matière concernant le préavis de la Municipalité. «J’ai de la peine à comprendre comment on peut aujourd’hui, après deux ans, proposer un projet qui n’a été soumis ni à l’ECA ni au Service des monuments historiques.» Selon lui, le projet est «inacceptable».

La municipale Gloria Capt, en charge du Département de l’urbanisme et des bâtiments (URBAT), n’a pas apprécié l’intervention du conseiller communal, dans la mesure où celui-ci «s’attaque au travail effectué par les collaborateurs d’URBAT, qui ont passé des dizaines d’heures sur ce dossier. Et croyez-moi, en ce moment, nous avons besoin de ces heures pour d’autres dossiers importants, qui ne concernent pas le confort des conseillers communaux». Et le socialiste de lui rétorquer : «Ce n’est pas le travail de vos collaborateurs que je mets en doute, mais le vôtre.»

Le PLR, par la voix de Maximilien Bernhard, a fait voter une résolution. L’une des options envisagées consisterait à déplacer le Conseil communal à la salle de l’Aula Magna du Château. Equipée d’une estrade, de matériel de projection et de sonorisation, cet espace plus grand permettrait de réunir les assemblées du Conseil communal.

 

Une réhabilitation acceptée

Station d’épuration – 3e étape des transformations

 

Avec la régionalisation de l’épuration, des améliorations sont nécessaires. ©Duperrex-a

Avec la régionalisation de l’épuration, des améliorations sont nécessaires.

Alors que le préavis de 900 000 francs pour le réaménagement de la Salle des débats de l’Hôtel de Ville a échauffé le Conseil communal de la Ville d’Yverdon-les-Bains (lire ci-dessus), la demande de crédit d’investissement de plus de 31 millions de francs pour améliorer l’exploitation de la station d’épuration de la Cité thermale est passé comme une lettre à la poste. Il s’agit de la troisième étape des améliorations à entreprendre. Les installations actuelles, construites il y a soixante ans, sont obsolètes. De plus, le bassin de population desservi par la station a augmenté et devrait raccorder treize communes d’ici à 2040.

 

L’avenue des Bains arrosée

Yverdon-les-Bains – Une fuite spectaculaire

 

Un véritable geyser a jailli face à l’Hôtel de la Prairie. ©DR

Un véritable geyser a jailli face à l’Hôtel de la Prairie.

«Yverdon ville d’eaux» la bien nommée ! Alors que le Petit Baigneur, situé dans le rondpoint près de l’Hôtel de la Source, jouit du repos hivernal, l’avenue des Bains a retrouvé, samedi après-midi, une fontaine aussi spectaculaire qu’impromptue.

En effet, une rupture de conduite a fait surgir l’eau sur l’allée qui longe l’avenue des Bains. Une patrouille de Police Nord vaudois est rapidement intervenue, suivie du service de piquet des Energies. Il a été procédé à une réparation urgente.

Réd. ■

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11 déc 2017

Les clubs yverdonnois sur le devant de la scène

Merites sportifs vaudois – La cérémonie organisée à Nyon, jeudi passé, a vu Linda Vialatte, présidente d’Yverdon Féminin, être désignée dirigeante vaudoise, tandis que le BC Yverdon a été couronné club de l’année.

L’éternelle Linda Vialatte, présidente d’Yverdon Féminin depuis bientôt trois décennies, a été récompensée en qualité de dirigeante de l’année. ©Michel Perret

L’éternelle Linda Vialatte, présidente d’Yverdon Féminin depuis bientôt trois décennies, a été récompensée en qualité de dirigeante de l’année.

Le sport yverdonnois a vécu l’une de ses plus belles soirées, jeudi dernier, à Nyon. Il a été doublement récompensé dans le cadre de la cérémonie des Mérites sportifs vaudois. Le BC Yverdon a été désigné club de l’année, un honneur également revenu à Linda Vialatte, dans la catégorie dirigeant.

Les femmes du nord du canton se sont retrouvées sous les projecteurs du Théâtre de Marens, puisque c’est la présidente du BCY, Rosalba Dumartheray, qui est venue recevoir le Mérite, l’année des 20 ans de son club de cœur, dont la première équipe a atteint la finale de LNA le printemps dernier. «Arriver là en si peu de temps, en seulement deux décennies, c’est assez énorme, a-t-elle commenté. Ce prix revient au club dans son ensemble, à tous ses membres, toutes les équipes, des juniors aux autres.» Joueuse de l’équipe fanion, Malika Golay a ajouté : «C’est l’apothéose d’une belle année.»

 

Au moment de monter sur scène, Linda Vialatte, à la tête du FC Yverdon Féminin depuis quasi trente ans, n’a pas caché son bonheur au moment d’être appelée. «C’est une très grande fierté pour moi et pour ma région, le Nord vaudois», a-t-elle lancé, avant de mettre des mots sur son émotion : «Parfois, en tant que dirigeant, il nous arrive de perdre un peu la foi. Ce prix, je le dédie à toutes les personnes qui travaillent pour le club, car seule je ne suis rien. Cela me donne la force de continuer. On a rêvé et on va rêver encore !» Le club de l’inusable présidente avait déjà été distingué, via sa première équipe, en 2011, lors d’une cérémonie qui s’était déroulée à Chavornay. YF venait alors de remporter sa deuxième Coupe de Suisse consécutive.

 

 

Sylvain Fridelance devancé

 

La présidente Rosalba Dumartheray représentait le BC Yverdon, nommé club de l’année après avoir, notamment, atteint la finale de LNA. ©Michel Perret

La présidente Rosalba Dumartheray représentait le BC Yverdon, nommé club de l’année après avoir, notamment, atteint la finale de LNA.

La cérémonie a réservé d’autres beaux moments, notamment quand Emmanuel Masmejan -le célèbre jeune supporter du FC Le Mont, qui s’est souvent retrouvé seul avec son tambour et son courage à supporter son équipe de cœur aux quatre coins du pays- a été récompensé pour sa ferveur. L’ado a reçu, ravi, un maillot du… Lausanne-Sport floqué à son nom, ainsi qu’un abonnement pour se rendre à la Pontaise. Va-t-il s’en servir ? «Je pense, ouais !», nous a-t-il répondu.

Nominé parmi les trois finalistes de la catégorie espoir, Sylvain Fridelance (Tryverdon), n’a pas été élu, le jeune sauteur en longueur Jarod Biya lui ayant été préféré. «Bien sûr, j’espérais remporter ce Mérite, comme tous ceux qui avaient été nominés, mais il est toujours difficile de comparer les sports», a réagi le triathlète de Saint-Barthélemy. Ce dernier, tout juste rentré d’un camp d’entraînement aux Iles Canaries avec l’équipe nationale, soigne une petite blessure et, surtout, prépare la saison prochaine, qui pourrait débuter déjà, pour lui, en février en Afrique du Sud.

 

Des champions de Suisse

 

Les sportifs ayant remporté un titre national élite durant l’année écoulée -et dont les clubs ont transmis leur résultat- ont également été reçus et récompensés au Théâtre de Marens. Parmi les nombreux lauréats, plusieurs régionaux : Loïc Gasch (saut en hauteur), Roberto Licini (twirling), Jefferson Baudin (tir à l’arc), Elodie Jakob (heptathlon), Cyrille Thièry (cyclisme), Guillaume Dutoit (plongeon) et Killian Peier (saut à ski).

 

Les lauréats 2017

 

Sportive : Rachel Moret (tennis de table).

Sportif : Gaël Suter (cyclisme sur piste).

Espoir : Jarod Biya (saut en longueur).

Club : BC Yverdon (badminton).

Equipe : RC Nyon (rugby).

Dirigeant : Linda Vialatte (Yverdon Féminin, football).

Supporter : Emmanuel Masmejan (FC Le Mont).

Un Mérite spécial a été remis à Marcel Parietti, délégué du sport associatif du canton, tout juste retraité.

 

La cérémonie 2018 à Yverdon-les-Bains

 

Emmanuel Masmejan, le fervant supporter du FC Le Mont, s’est vu remettre un maillot du LS floqué à son nom. ©Michel Perret

Emmanuel Masmejan, le fervant supporter du FC Le Mont, s’est vu remettre un maillot du LS floqué à son nom.

Les amateurs de sport peuvent déjà réserver la soirée du 5 décembre 2018. Yverdon-les-Bains recevra la cérémonie des Mérites sportifs vaudois au Théâtre Benno Besson. «C’est une façon de, quelque part, s’engager pour le sport yverdonnois, a expliqué la cheffe du Service des sports de la Cité thermale, Ophélia Dysli-Jeanneret, présente à Nyon avec plusieurs de ses collègues. Je vois cela comme une marque de reconnaissance, une façon de transmettre un message de remerciement à tous ceux qui s’engagent dans le sport.»

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08 déc 2017

Nouveau système pour réduire les déchets

Orbe – La start-up Olifan, située au cœur de l’incubateur des technologies de l’environnement, a présenté son compacteur à déchets manuel, réalisé grâce au financement participatif.

Avec le nouvel appareil, développé par la start-up Olifan, le contenu d’un sac poubelle de 60 litres peut être réduit dans un sac de 17 litres. ©Carole Alkabes

Avec le nouvel appareil, développé par la start-up Olifan, le contenu d’un sac poubelle de 60 litres peut être réduit dans un sac de 17 litres.

Avec trois enfants à la maison, Alexandre Traber a vu le volume de ses poubelles augmenter de manière hallucinante. Face à ce constat, cet ancien banquier a décidé de changer de cap et de lancer sa propre start-up, basée à Tecorbe, dans le secteur industriel de la Cité aux deux poissons. C’était il y a trois ans. «Je n’y connaissais rien en ingénierie», se souvient l’entrepreneur d’Olifan. Avec l’aide d’un étudiant en mécanique de l’EPFL, Jean-Christophe Jaques, il a conçu un compacteur à déchets manuel individuel capable de réduire les déchets ménagers. Avec deux leviers en acier manuels, ce système permet de concentrer un sac poubelle dans un autre de 17 litres. «Notre appareil permet non seulement de diminuer les coûts liés à la taxe au sac, mais c’est aussi plus écologique et cela simplifie la vie des ménages», affirme l’entrepreneur.

 

26 000 francs récoltés

 

Grâce à une opération de financement participatif qu’il a lancée au printemps dernier, Alexandre Traber a réussi à récolter les fonds nécessaires pour réaliser vingt prototypes, soit plus de 26 000 francs. «Notre objectif était d’atteindre 20 000 francs, confie-t-il, satisfait. Nous avons, ainsi, pu les tester dans quarante foyers.» Tout y est passé : aluminium, carton, déchets ménagers et bouteilles en PET. «Mais pour ce type de recyclage, nous devons trouver d’autres solutions, car l’appareil ne parvient pas à rendre compact les bouteilles à la verticale», note, toutefois, Jean-Christophe Jaques, fraîchement diplômé.

Pour lancer la phase de production en Suisse et en France, la start-up doit vendre 200 compacteurs à déchets. «On a déjà reçu des demandes, mais nous recherchons encore 120 nouveaux clients», affirme Alexandre Traber, qui espère pouvoir commercialiser son appareil d’ici la fin du premier semestre 2018. Le coût d’un tel dispositif s’élève à 370 francs avec un couvercle.

Plus d’informations sur : www.was-e.com.

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08 déc 2017

Travaux du contournement attribués

Yverdon-les-Bains – Les travaux du secteur sud ont été attribués à la société Implenia, pour un montant de 14,5 millions de francs.

La première partie de la route, en service, sera élargie et elle sera prolongée en direction du Parc technologique (immeuble blanc au fond). ©Michel Duperrex

La première partie de la route, en service, sera élargie et elle sera prolongée en direction du Parc technologique (immeuble blanc au fond).

A peine l’accord avec les opposants annoncé -ils ont retiré leur recours au Tribunal cantonal moyennant la limitation de la vitesse à 30 km/h sur les routes de desserte situées au nord-, la Municipalité d’Yverdon-les-Bains a attribué les travaux de construction de la route de contournement (secteur sud).

Selon l’adjudication, Implenia Schweiz A.G., à Echandens, a présenté «l’offre économiquement la plus avantageuse sur la base de l’ensemble des critères».

Les travaux de construction comprennent notamment les démolitions, démontages, coupes de bois et défrichements, les constructions des réseaux enterrés, les fonçages au pousse-tube, l’étanchéité d’ouvrages enterrés et ponts, les fouilles et terrassements, les chaussées et revêtements, les canalisations, les constructions en béton coulé sur place et les signalisations.

L’appel d’offres avait été lancé il y a tout juste une année, mais, en raison des recours, l’adjudication a été retardée.

Cela dit, les procédures qui pouvaient l’être ont été poursuivies ou préparées tout au long des négociations avec les opposants réunis au sein de l’Association Isles/Valentin Sud.

Ainsi, les actes notariés d’acquisition des terrains ont également été préparés de manière à pouvoir signer rapidement.

L’un des problèmes qui se posent concerne le passage de la ligne de chemin de fer du pied du Jura. En effet, les CFF ne disposent que d’un nombre restreint de ponts provisoires et il faut les réserver plusieurs années à l’avance.

 

Un plan B

 

A ce stade, il n’est pas encore certain qu’un tel pont puisse être mis à disposition des constructeurs dans un calendrier idéal. Mais il est hors de question de retarder encore le lancement du chantier, dont le principe a été décidé en votation populaire, il y a cinq ans déjà.

Si l’entreprise de transports se trouve dans l’impossibilité de mettre à disposition le matériel nécessaire à garantir le passage des trains en tout temps, un pont provisoire sera construit. Des études de faisabilité, réalisées dans le cadre du budget octroyé par le Conseil communal (32 millions de francs au total) en décembre 2016 confirment que cette alternative est possible.

Dans tous les cas, les travaux préparatoires devraient débuter dans la première partie de l’année prochaine, avec une mise à disposition de la nouvelle route, entre la rue Roger-de-Guimps et le Parc technologique, dans le courant de 2021.

 

Mobilité douce

 

Réagissant à l’accord intervenu sur la route de contournement, les Verts yverdonnois estiment que cette route ne suffira pas pour améliorer la situation de la mobilité. Ils demandent un plan de circulation «renvoyant fortement le trafic de desserte et de transit vers la route de contournement», la rénovation des routes de desserte «en garantissant des espaces sûrs pour les piétons et les cycles», «la réalisation d’axes pour les vélos continus, rapides et sécurisés», la mise en conformité des passages pour piétons et la création de plusieurs quartiers en zone 30.

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08 déc 2017

«On a envie de créer l’exploit»

Handball – SPL2 – Yverdon-Crissier aura l’occasion de lutter pour une place -historique- en LNA. L’ailière Sabrina Langellotti revient sur l’incroyable automne de son équipe.

Sabrina Langellotti est déterminée à aller au bout. ©Carole Alkabes

Sabrina Langellotti est déterminée à aller au bout.

Sous le sapin, les filles d’Yverdon- Crissier espéraient trouver le maintien. Elles découvriront bien mieux : la chance de pouvoir se battre pour monter en SPL1, la LNA. C’est la pause pour l’équipe vaudoise. Courant janvier, elle disputera encore quatre matches dans le cadre de la saison régulière de SPL2. Leaders, les protégées de Zoltan Majeri ont déjoué tous les pronostics et sont d’ores et déjà assurées de disputer les playoffs. L’ailière yverdonnoise Sabrina Langellotti l’assure, ce sera avec appétit.

 

Sabrina, l’équipe a perdu beaucoup d’éléments importants à l’intersaison. Si on vous avait dit que vous seriez en tête à Noël, y auriez-vous cru ?

Certainement pas. A vrai dire, peu de monde aurait misé une pièce sur nous. Au mois d’août, en voyant les filles parties, on ne visait que le maintien… et aujourd’hui on se retrouve à jouer la promotion. L’ascension, on ne l’avait même pas envisagée. Mais à présent qu’on en a la possibilité, il faut monter ! Je me suis toujours dit que je n’arrêterais pas le handball sans avoir vu la LNA. C’est mon objectif ultime.

 

Qu’est-ce qui a changé depuis la saison passée, qui était la première expérience de l’équipe en SPL2 ?

On comptait sur pas mal de joueuses plus expérimentées, tandis qu’on est désormais plus jeunes. Je dirais, surtout, que l’équipe du dernier championnat misait sur ses individualités, alors qu’à présent tout est basé sur le collectif. D’ailleurs, tous les postes marquent. Même notre gardienne Marine Khatkova ! Elle l’a fait depuis son but lors de notre victoire contre Leimental, une formation qui joue à sept en phase offensive, en sortant sa gardienne. Dans les faits, je n’ai jamais eu autant de plaisir que cette année car, avec notre système, toutes les joueuses sont concernées.

 

Aviez-vous des craintes avant l’entame du championnat ?

Il y avait des doutes durant la préparation. On ne se connaissait pas toutes et ce n’était pas très carré à l’entraînement. On a même perdu en Coupe de Suisse. En fait, le premier match de championnat a constitué le déclic. On a obtenu le nul sur le terrain de Zoug II (ndlr : actuel 2e), une des grosses cylindrées, et cela a permis de consolider le groupe. On a remporté le match suivant, puis été sèchement battues à Leimental (ndlr : 38-27, à fin septembre). Notre unique défaite en dix rencontres à ce jour. On s’était dit qu’on prendrait notre revanche chez nous. On a beaucoup travaillé à l’entraînement pour contrer la formule de jeu à sept en attaque des Bâloises, et cette fois c’est nous qui les avons surprises (ndlr : victoire 30-23 à la mi-novembre). Ce match, on l’attendait vraiment.

 

Comment les playoffs se dérouleront- ils ?

On disputera dix matches, dans un groupe de six avec les quatre dernières de LNA. Avec quatre places pour monter, c’est jouable ! On s’y prépare, notamment grâce à notre très bon coach, Zoltan Majeri, qui nous a sans cesse répété de croire en nous.

 

Que vous apporte-t-il ?

Sa magie ! Il est toujours calme, sûr de lui. L’équipe n’est pas passée que par des moments faciles, il y a eu de coups de gueule. Mais on est un groupe uni, des amies en-dehors du handball, et cela fait notre force. Zoltan nous le fait régulièrement remarquer.

 

Quel est, à vos yeux, l’ingrédient principal de cet incroyable automne ?

La motivation dont on fait preuve. Le fait de vouloir aller plus haut, même si on ne s’entraîne que trois fois par semaine. On a envie de créer l’exploit, de devenir la première équipe romande en LNA.

 

Là depuis les débuts de l’aventure

 

Sabrina Langellotti se révèle être l’une des trois Yverdonnoises, avec Shadya Goumaz et Rim Fathi, qui ont participé à toutes les étapes de l’incroyable progression de l’équipe. De la 2e ligue romande à la très alémanique SPL2 -communément appelée LNB-, en passant par la fusion avec Crissier, l’accession à la 1re ligue et la montée dans l’élite, elles ont tout connu.

 

Gauchère par accident

 

«On a été intégrées en première équipe vers 14 ou 15 ans, se souvient l’Yverdonnoise de 25 printemps. J’en ai vu passer des joueuses !» A présent domiciliée aux Tuileries-de-Grandson, l’assistante médicale a toujours joué à l’aile, où sa vitesse fait des étincelles. Denrée rare -bien que cette année, Yverdon-Crissier en compte quatre !-, elle est gauchère, ce qui constitue un atout indéniable. «Je suis naturellement droitière, mais j’ai été blessée dans un accident de voiture quand j’avais 6 ans. Un nerf a été sectionné. Depuis, j’ai moins de force du côté droit et j’ai dû m’adapter. L’écriture reste le seule chose pour laquelle j’emploie ma main droite.»

Egalement passée par les sélections romandes, Sabrina Langellotti a découvert son sport de prédilection vers 10 ans. Shadya Goumaz et elle se faisaient des passes dans le jardin de la première. «Son papa, qui avait fait du handball, a trouvé qu’on se débrouillait bien et a dit qu’il fallait aller essayer en club», raconte la joueuse au passeport italien. Une excellente idée, compte tenu du parcours des deux copines d’enfance.

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07 déc 2017

La Maison d’Ailleurs du côté obscur de la force

Yverdon-les-Bains – Avec sa nouvelle exposition intitulée «Je suis ton père», le musée de la science-fiction, de l’utopie et des voyages extraordinaires explore l’univers de «Star Wars» à travers le regard de treize artistes contemporains.

 

La série «Dark Lens», de l’artiste français Cédric Delsaux (lire encadré), est habitée par les héros de la saga «Star Wars» et connaît un succès mondial depuis 2004. ©Carole Alkabes / Michel Duperrex

La série «Dark Lens», de l’artiste français Cédric Delsaux (lire encadré), est habitée par les héros de la saga «Star Wars» et connaît un succès mondial depuis 2004.

«Je suis ton père»: lorsque Marc Atallah, directeur de la Maison d’Ailleurs d’Yverdon-les-Bains, annonçait le titre de sa future exposition aux visiteurs, ces derniers savaient immédiatement quel serait le sujet de celle-ci. Cependant, le musée de la science-fiction, de l’utopie et des voyages extraordinaires se distancie de la saga «Star Wars» grâce au regard original de treize artistes contemporains internationaux qui interprètent l’univers galactique de George Lucas.

«Les fictions contemporaines partagent certaines caractéristiques avec les mythes de la Grèce antique, puisqu’elles donnent du sens à nos actions, à nos jugements et à notre place au sein de la société», explique le directeur. Star Wars en est un parfait exemple, puisque chacun peut se réapproprier cet univers, inscrit dans l’imaginaire collectif.»

 

Archétypes grecques

 

©Carole Alkabes / Michel DuperrexAu rez-de-chaussée, l’exposition s’articule sur des photographies numériques de l’artiste parisien Travis Durden. En partenariat avec le Musée du Louvre, celui-ci a réinterprété les mythes grecs à sa manière. Le visiteur se trouve alors plongé dans un univers artistique qui mélange à la fois culture contemporaine et culture de la Renaissance. Maître Yoda, être dépourvu de désir, incarne ainsi L’Amour, la princesse Leia se mue en une véritable nymphe, tandis que la résurrection de Dark Vador évoque l’image biblique du Christ.

 

Gay attitude

 

Quant à The Sucklord, artiste pop new-yorkais, il s’inspire de la franchise «Star Wars» et détourne de manière ironique des jouets-figurines.

Issu de la scène artistique homosexuelle, cette personnalité médiatique illustre, avec son oeuvre «Gay Empire Attack», des Stormtroopers de l’empire galactique dans une version totalement psychédélique.

 

Design yverdonnois

 

©Carole Alkabes / Michel DuperrexCrée en 2014 par deux jeunes designers, Edrris Gaaloul et Cyrille Verdon, le collectif Superlife reprend des icônes de la saga pour les détourner en canapé, abat-jour et miroir futuriste. Pour l’exposition «Je suis ton Père», les Yverdonnois ont conçu une collection capsule, avec des objets fonctionnels.

Au final, tout l’intérêt de cette exposition réside dans le fait qu’elle fait référence à «Star Wars» sans que la saga soit mentionnée en tant que telle. Les seuls qui risquent peut-être d’être déçus sont les fans orthodoxes de l’univers de George Lucas. Mais, le temps d’une exposition, ils pourront faire abstraction des œuvres cinématographiques et plonger dans un univers qui oscille entre mythologies et galaxies.

Vernissage de l’exposition «Je suis ton père», ce samedi, dès 17h. Programme complet sur : www.ailleurs.ch. A voir jusqu’au 14 octobre 2018.

 

Démesure Urbanisme fantastique

 

Parmi les artistes de l’exposition «Je suis ton père», Cédric Delsaux tient une place à part, puisqu’il travaille depuis treize ans sur l’univers de Georges Lucas. Avec sa série «Dark Lens», il est le seul artiste français à avoir été adoubé par le réalisateur américain. Et pourtant, l’artiste français ne se considère pas comme un fan absolu au sens propre du terme. «J’utilise l’univers de Star Wars comme matière première pour réaliser mes propres fantasmes», confie le photographe.

Avec ses images numériques sur le développement urbanistique d’Abu Dhabi, Cédric Delsaux offre une vision inquiétante, déraisonnable et fascinante de notre société. «On vit en pleine science-fiction, c’est une menace sourde et étrange, affirme-t-il. Je ne souhaite pas imposer une image manichéenne du monde. Il y a à la fois un pendant clair et obscur dans mon travail.» Avec «The Reserves», Cédric Delsaux donne un statut vivant aux droïdes de combat en les séquestrant dans des containers, sorte de négrier contemporain. A la fois hystérique et désarçonnant.

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07 déc 2017

Le taux d’occupation de La Lucarne explose

Yverdon-les-Bains – La Lucarne reçoit toujours plus de sans-abri. Depuis le début du mois de décembre, la structure d’accueil d’urgence yverdonnoise est en surcharge constante.

Le Combier Cyril Maillefer est à la tête de La Lucarne, qui célèbre ses 15 ans, depuis janvier 2016. ©Duperrex-a

Le Combier Cyril Maillefer est à la tête de La Lucarne, qui célèbre ses 15 ans, depuis janvier 2016.

En 2016, plus de 6400 nuitées ont été enregistrées à La Lucarne, avec un taux d’occupation de 90%. Des chiffres déjà bien élevés, mais qui atteindront un sommet impressionnant à la fin de cette année, alors que la structure fête ses 15 ans. «Nous nous situons entre les 7000 et 8000 nuitées, et nous finirons très certainement avec un taux d’occupation pas loin des 100%», annonce Cyril Maillefer, responsable du Centre d’hébergement d’urgence yverdonnois, ainsi que du Hublot à Vevey.

«Cet automne, nous avions encore des places libres, mais depuis le 1er décembre, nous sommes surchargés.» Alors que la structure dispose de 23 lits, cinq places d’hébergement supplémentaires ont dû être installées pour répondre à la forte demande. «Nous avons un taux d’occupation à faire pâlir les hôteliers du Nord vaudois», lâche, en souriant, Cyril Maillefer, à la tête de La Lucarne depuis janvier 2016.

L’objectif de La Lucarne, qui n’a jamais fermé ses portes une seule fois depuis sa création, est de ne pas laisser des personnes à la rue. Mais face à la forte affluence de sans-abri souhaitant y trouver refuge, des choix se sont imposés. «Nous logeons en priorité les personnes de nationalité suisse, et celles qui ont un permis de travail. Si nous avons encore de la place, nous accueillons les migrants, les Roms ou les autres populations.»

 

Travailleurs sans-abri

 

Si les mois de décembre et de janvier étaient, usuellement, plus calmes dans le centre d’hébergement, ce n’est, décidément, pas le cas en cette fin d’année. «Personnes au profil marginalisé, à l’aide sociale ou avec des problèmes psychiques, nous ne sommes pas là pour juger. N’importe qui peut sonner à notre porte», affirme Cyril Maillefer. Il a remarqué que de nouvelles catégories de la population toquent désormais à la porte de La Lucarne. «Le marché du logement est si tendu qu’il nous arrive de recevoir des retraités et des personnes qui travaillent encore, avoue le Combier. Agent d’assurance, menuisier, entrepreneur, ils essaient de maintenir leur job tout en logeant chez nous.»

 

Une assistance sociale

 

Un problème qui va de pair avec l’agrandissement de la ville d’Yverdon-les-Bains, d’après l’employé de Caritas, qui a aussi constaté une hausse des interventions de la police, dues à la cohabitation pas toujours évidente entre les différentes populations hébergées.

Une permanence d’accueil, mise en place cette année dans les locaux de la Paroisse catholique à Yverdon-les-Bains, sera développée en 2018. Dans la continuité de cette idée, une assistante sociale viendra à La Lucarne un soir par semaine : «Le but est de pouvoir aider des personnes à se reloger, en leur constituant notamment un dossier.»

En collaboration avec des bénévoles de l’Eglise évangélique réformée du canton de Vaud (EERV), un accueil de jour a aussi lieu chaque vendredi entre 10h et 14h à La Lucarne. «Environ 30 personnes se regroupent à chaque fois. Il faut sortir ces gens de leur isolement dû à la précarité.» Pour que les sans-abri se sentent bien à La Lucarne, un travail a été fait sur le confort, et un ordinateur avec un accès Internet a été installé. «Nous pouvons être fiers d’avoir une structure comme celle-ci dans notre ville», conclut Cyril Maillefer.

 

Coup de main bienvenu

La Lucarne recherche plusieurs bénévoles

 

Depuis cette année, La Lucarne a décidé d’intégrer des bénévoles pour donner un coup de main aux collaborateurs qui y travaillent déjà. «Nous en avons déjà trouvé deux. L’idée serait d’avoir une personne pour chaque soir de la semaine», relève Cyril Maillefer, responsable de la structure yverdonnoise. Des bénévoles sont également les bienvenus pour la permanence d’accueil qui a été mise en place en 2017.

Cyril Maillefer rappelle aussi qu’il est possible d’aider La Lucarne avec des dons, ou en apportant de la nourriture. «Les repas ne sont pas financés par le Canton, contrairement à l’hébergement», précise-t-il.

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