Les News de Nord Vaudois - octobre 2016

En collaboration avec le journal La Région.

23 jan 2018

Le meurtre des Iris devant la justice

Yverdon-les-Bains – L’audience sur l’assassinat d’un Sainte-Crix, en juillet 2015, s’est ouverte, hier, devant le Tribunal d’arrondissement de la Broye et du Nord vaudois.

 

Le prévenu, actuellement détenu à Orbe, est accusé d’assassinat, après avoir roué de coups un Sainte-Crix. ©Emanuelle Nater

Le prévenu, actuellement détenu à Orbe, est accusé d’assassinat, après avoir roué de coups un Sainte-Crix.

Un Roumain accusé d’avoir tué un Sainte-Crix, en 2015, a comparu, hier, devant le Tribunal criminel de l’arrondissement de la Broye et du Nord vaudois. Il aurait roué de coups un homme de 53 ans, avant de lui dérober le contenu de son porte-monnaie. La victime, connue dans la région comme étant celui qui contrôlait l’accès aux pistes de ski de fond aux Rasses (lire encadré ci-dessous), et parce qu’il faisait régulièrement du stop entre Yverdon-les-Bains et Sainte-Croix, avait été trouvée morte, le visage dans une flaque de sang, non loin du port des Iris, en 2015 (lire La Région Nord vaudois du 27 juillet 2015).

En ouverture d’audience, le prévenu, âgé de 22 ans et sans domicile fixe en Suisse, a admis qu’il avait asséné des coups au Sainte-Crix. Il a demandé pardon à la famille de ce dernier, dont une partie était présente à l’audience, sans pour autant admettre les faits qui lui sont reprochés. «Cette nuit-là, je ne lui ai rien pris», a affirmé l’accusé.

Quelques jours avant le drame, le prévenu avait effectivement été rémunéré pour entretenir une relation de nature sexuelle avec le Sainte-Crix. Le jour même, les deux hommes avaient passé l’après-midi à la plage, avant de rejoindre le restaurant situé à proximité pour la soirée.

 

Corps martelé de coups

 

«Il m’avait promis 300 francs. J’ai décidé de partir du restaurant quand j’ai vu qu’il n’avait plus d’argent pour payer les consommations, et il m’a suivi en me demandant de l’attendre», a expliqué le prévenu. La victime, qui était fortement alcoolisée, l’aurait saisi par le pull en lui faisant comprendre son intention d’avoir des rapports sexuels. Le prévenu aurait, dit-il, pris peur et lui aurait donné deux ou trois coups pour fuir.«Quand je me suis enfui, je me suis retourné et je l’ai vu assis. Si je l’avais vu couché par terre, j’aurais appelé l’ambulance. Et si j’avais su qu’il était mort, je serais parti à la maison, en Roumanie», a ajouté le jeune homme, qui avait été arrêté à Yverdon-les-Bains le lendemain des faits.

«Au vu de l’importance du traumatisme crânien et du nombre de fractures constatées, il nous semble certain qu’il y a bien eu plus de coups», a contredit une légiste, venue témoigner à l’audience. Et d’ajouter qu’il ne s’agissait pas de petits chocs : «Il faut déjà une certaine force pour imprimer le dessin d’une semelle de chaussure sur le visage d’une personne. Ensuite, il y a beaucoup de fractures, notamment un enfoncement au niveau de la structure du visage.»

Selon le rapport d’autopsie, le décès est consécutif à un traumatisme facial extrêmement sévère, qui a entraîné une broncho-aspiration massive de sang et de contenu gastrique.

«Je ne comprends pas ce geste, a confié la sœur de la victime, qui l’a décrite comme étant «influençable» et «un peu faible, tellement il était gentil».

De son parcours scolaire, aux différents emplois qu’il a occupés en Suisse, en passant par les délits mineurs qu’il aurait commis : le prévenu, qui est renvoyé pour assassinat, n’a cessé de varier dans ses déclarations. Le procès se poursuit aujourd’hui.

 

Commémoration

 

La sœur de la victime a fait part des nombreux messages de soutien qu’elle a reçus à la suite du drame. «Un jour, le président du Groupement des skieurs de fond de Rasses est venu me demander s’il pouvait repeindre la cabane des Cluds en rouge et la baptiser du nom de mon frère», a-t-elle évoqué, émue.

 

ATS / Christelle Maillard ■

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23 jan 2018

Yverdon se hisse en demies du Trophée 26

Pétanque – Battue dans le dernier carré de la compétition par les futurs vainqueurs Léman-Rolle, la triplette yverdonnoise a fait bonne figure à domicile, le week-end dernier.

Les régionaux l’ont joué placé lors du Trophée 26. ©Roger Juillerat

Les régionaux l’ont joué placé lors du Trophée 26.

Même si les équipes étrangères étaient moins nombreuses qu’à l’accoutumée, le Trophée 26 a donné lieu à des parties de qualité, le week-end dernier, au boulodrome de la Pétanque yverdonnoise. La triplette fanion du club local est parvenue à se hisser en demi-finales. Avec Gaétan Cournède, Nicolas Matthey et Daniel Durussel, elle a été battue 13-4 par les futurs vainqueurs du tournoi international, soit Léman-Rolle, composé de Régis Froidevaud, Hervé Bapst et Dan Taton. Une équipe redoutable, puisque chacun affiche des sélections nationales, le premier ayant représenté notre pays à des Mondiaux.

«Nous sommes contents d’être arrivés dans le dernier carré, relevait l’Yverdonnois Nicolas Matthey. Nous allons jouer toute la saison ensemble et on a pu voir qu’on avait encore du travail. Nous avons notamment disputé trois bonnes rencontres depuis la phase éliminatoire jusqu’à notre élimination.»

 

Retournement de situation

 

L’autre demi-finale a mis aux prises La Chablaisienne, qui menait 11-2, à Monaco, qui a fini par renverser la vapeur. Il s’agissait en fait de «Monégasques helvétiques», l’équipe étant composée de Vierino Lauria, d’Yvonand, ainsi que de Mohamed Taoussi et Hichem Saïd, de Peseux. Le dernier nommé a déjà remporté à trois reprises le Trophée 26, dont une fois avec l’équipe de Suisse. «Nous avons réussi un super retournement de situation, relevait- il. J’ai dû éjecter quatre fois le cochonnet pour sauver des parties où nous étions en difficulté et, surtout, j’ai réussi cinq carreaux, qui ont sans doute fait la différence lorsqu’on est revenu à 10-11, puis qu’on a passé devant (ndlr : score final 13-12). En finale, nous n’avons rien pu faire contre Léman-Rolle (13-3)».

Les cinq autres équipes régionales n’ont pas passé les qualifications, même si celle du Cochet Sainte- Croix n’en a pas été loin. Quant à la triplette française de Salins-les- Bains, qui avait pris un super départ, elle a été éliminée en quarts de finale par Monaco. Jean Hirsbrunner, président de la Pétanque yverdonnoise, a procédé à la remise des prix en compagnie de Roland Büttiker, qui assurait la bonne marche des matches avec Lionel Doutaz.

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22 jan 2018

Le parc éolien du Mollendruz enterré

Nord vaudois – Le projet éolien sur les communes de Mont-la-Ville, Juriens et La Praz ne verra pas le jour. Les conseillers généraux de la dernière nommée ont refusé le plan partiel d’affectation, jeudi dernier.

Le village de La Praz ne verra pas d’éoliennes sur ses crêtes, puisque le projet a été refusé. ©Profil Paysage

Le village de La Praz ne verra pas d’éoliennes sur ses crêtes, puisque le projet a été refusé.

Jamais on aura autant entendu parler de la petite commune de La Praz que durant ces derniers jours. Le petit village nord-vaudois d’un peu plus de 150 habitants a refusé le plus grand projet de parc éolien du canton de Vaud.

En effet, jeudi dernier, il devait se prononcer, tout comme les communes de Juriens et de Mont-la- Ville, sur l’installation de douze éoliennes sur les crêtes du Mollendruz. Et, à la surprise de tout le monde, vingt conseillers communaux ont voté «non» et onze «oui». Une majorité qui a suffi pour enterrer le projet, porté par les trois municipalités, ainsi que le Service des énergies d’Yverdon-les-Bains (SEY) et le Service d’électricité de la ville de Zurich (EWZ). Car du côté de Mont-la- Ville, la pilule est passée sans problème, avec quarante voix en faveur du projet, contre dix. Il en a été de même à Juriens (34 «oui» contre 13 «non»), où la discussion n’a même pas été ouverte.

 

Incompréhension générale

 

«Nous ne sommes pas prêts de renoncer à ce projet.» Pierre Dessemontet

«Nous ne sommes pas prêts de renoncer à ce projet.»

Du côté des porteurs du projet éolien, ce résultat reste en travers de la gorge. «Il aura fallu vingt personnes pour anéantir un projet de plus de dix ans et cinq millions de francs déjà investis (ndlr : sur un total budgeté à 85 millions), lance Pierre Dessemontet, municipal yverdonnois en charge du SEY. Surtout que le projet du Mollendruz a été jugé exemplaire en termes d’environnement par le Canton.» D’ailleurs, les votations ont été repoussées d’une année, afin de trouver un compromis satisfaisant pour les agriculteurs de Juriens. Et, aujourd’hui, c’est plus de cent hectares de terrains qui ont été accordés en guise de compensation écologique. Quant aux communes, elles n’ont pas souhaité s’exprimer sur le sujet.

Comment expliquer ce coup de théâtre, alors que toutes les discussions et négociations avaient été menées auparavant ? «Ce que l’on a constaté, c’est qu’à La Praz, sur les 31 conseillers présents jeudi dernier, onze ont été assermentés le soir-même, poursuit le municipal. Après, c’est difficile à dire si ce sont ces personnes-là qui ont voté contre le projet.» Pierre Dessemontet a également calculé que si la Commune de Juriens avait dû fusionner avec les autres pour voter, le parc aurait été validé, puisqu’il y au eu au total 85 voix pour, et 43 contre. Et ce constat agace. Certains voient en ce vote négatif le seul résultat d’une méconnaissance du dossier et des enjeux.

 

Une victoire pour certains

 

Du point de vue des associations anti-éoliennes, ce vote constitue «une grande victoire». «C’est le résultat espéré, mais il était inattendu, lance Jean-Marc Blanc, secrétaire général de Paysage-Libre Vaud, qui a suivi le débat à Mont-la-Ville. Je sais qu’à La Praz, les craintes qui ont été formulées concernaient avant tout l’impact sur la valeur des maisons, sur les chemins touristiques et le paysage.» Selon lui, les tracts de SOS Jura-Vaud-Sud ont permis aux habitants d’ouvrir les yeux sur le danger de ce projet. «Finalement, les gens ont vu, en dressant la liste des pour et des contre, que cela n’en valait pas la peine.»

 

Un plan B en vue

 

Malgré le vote de jeudi dernier, le parc éolien du Mollendruz n’est de loin pas K.-O., comme le prétend Paysage-Libre Vaud. «On prend acte de la décision, mais nous ne sommes pas prêts à renoncer au projet, affirme Pierre Dessemontet. Avant de mettre la clé sous la porte, on va explorer toutes les pistes, afin de voir ce qui peut être sauvé et, s’il le faut, on fera un plan B, C, D, E…»

Il appartient maintenant aux porteurs du projet de discuter avec les instances cantonales pour trouver une solution d’ici au mois de mars.

 

Un problème de fond

 

Selon le député au Grand Conseil Pierre Dessemontet, si le projet du Mollendruz, considéré comme le porte-drapeau éolien sur l’arc jurassien, n’a pas été accepté, cela démontre que le problème va au-delà d’une simple position pour ou contre des éoliennes : «Il y en a partout dans le monde, même au Kenya. On est le seul pays qui n’arrive pas à en monter une. Alors qu’est-ce qui cloche chez nous ? Ce sont les procédures, car il y a moyen de faire recours à tout moment sur tout, considère l’élu yverdonnois. Une prise de conscience doit se faire, parce qu’il y a un moment ou les pouvoirs publics doivent s’impliquer. Et ce moment, c’est maintenant. Le Canton et la Confédération ne peuvent plus se cacher.»

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22 jan 2018

Cadavre retrouvé au milieu des roseaux

Cheyres – La Police cantonale fribourgeoise a annoncé, samedi dernier, la découverte d’un corps sans vie au bord du lac de Neuchâtel. Il s’agirait d’une Genevoise de 19 ans, disparue depuis le mois de novembre. Un suspect a été arrêté.

 

Le corps de la jeune femme a été retrouvé à proximité du lac de Neuchâtel. ©Michel Duperrex

Le corps de la jeune femme a été retrouvé à proximité du lac de Neuchâtel.

Sur appel d’un citoyen, la Police cantonale a été avertie, mercredi dernier vers 17h, qu’un corps sans vie se trouvait au bord du lac de Neuchâtel, sur la commune de Cheyres, dans une zone marécageuse et difficile d’accès. Arrivés sur place, les policiers ont découvert le cadavre d’une jeune femme. Et d’après les premiers constats, elle était morte depuis plusieurs semaines.

«La disposition du corps signifiait clairement qu’une tierce personne était impliquée et que la piste criminelle ne pouvait pas être écartée, précise le lieutenant Martial Pugin, chef de la communication et de la prévention à la Police cantonale fribourgeoise. Nous avons également étudié l’hypothèse que le corps ait été transporté par les eaux du lac et la tempête mais, d’après nos analyses, il est impossible, à 99%, que cela soit le cas.»

 

Une enquête efficace

 

«Il a d’abord fallu identifier le corps, mais vu l’état de décomposition de celui-ci (ndlr : le processus a été accéléré en raison de la zone humide dans laquelle il se trouvait) cela n’a pas été facile. Nous avons, toutefois, réussi à l’identifier en moins de 24 heures, poursuit le lieutenant. Il s’agissait d’une jeune femme de 19 ans, domiciliée dans le canton de Genève. Nous avons tout de suite fait le lien avec un avis de disparition émis par nos collègues et datant du 22 novembre dernier.»

La Police cantonale a donc mené son enquête et confronté les éléments récoltés avec les renseignements de la brigade genevoise. C’est ainsi que l’étau a vite pu se resserrer sur un suspect, un ressortissant Suisse, âgé de 21 ans. «Un habitant de la Broye fribourgeoise a été interpellé, vendredi dernier, chez lui, sans difficulté», rapporte Martial Pugin, qui souligne que «de forts soupçons pèsent contre l’individu. Le suspect n’est pas connu de nos services».

Des auditions ont déjà été menées mais, pour l’heure, le déroulement exact des faits et la cause de la mort ne sont pas encore clairement établis. Il apparaît, néanmoins, que l’auteur présumé et la victime se connaissaient.

Le Ministère public a ordonné l’ouverture d’une instruction pour homicide et a placé le suspect en détention préventive.

 

Rien vu, rien entendu

 

D’après nos sources, le corps aurait été retrouvé à environ 200 mètres du restaurant La Lagune, proche d’une petite plage située non loin de la cabane des pêcheurs. Pourtant, les employés de ce dernier n’ont rien vu et rien entendu. La Police cantonale fribourgeoise reconnaît ne pas avoir pu obtenir beaucoup d’informations de la part de la population des alentours.

«J’ai été mis au courant jeudi en fin de matinée, commente le syndic de Cheyres, Pierre-Yves Dietlin. Une quarantaine de policiers ont quadrillé la zone, mais je n’en sais pas plus.» D’après l’édile, la zone sur laquelle le corps a été retrouvé est peu fréquentée en hiver. Seuls quelques promeneurs s’y aventurent.

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22 jan 2018

HCY, de l’espoir à la désillusion

Hockey – 1re ligue – Menant pourtant 3-1 à la mi-match, les Yverdonnois ont subitement perdu pied pour se faire dépasser par Saint-Imier en trois minutes, vendredi à domicile. Une défaite 4-6 qui leur vaut d’être distancés au classement par leur bourreau du soir.

Yverdon laisse filer la victoire et le 5 e rang en trois minutes. ©Champi

Yverdon laisse filer la victoire et le 5 e rang en trois minutes.

Mais comment le HC Yverdon a-il pu connaître ce relâchement subit alors qu’il venait de prendre un probant avantage de deux buts ? On jouait la 29e minute dans la Cité thermale quand Benjamin Paillat a marqué le 3-1, à la conclusion d’une belle action collective avec Aymeric Deschenaux et Jérôme Vioget. Tout était donc réuni, après un bon début de deuxième tiers, pour enfin aller chercher cette victoire face à Saint-Imier.

Mais les Imériens ont eu leur sursaut d’orgueil et ont profité de deux grosses erreurs et d’une supériorité numérique pour non seulement prendre l’avantage, mais confirmer le proverbe «jamais deux sans trois». Car ils se sont finalement imposés pour la troisième fois en trois rencontres contre les hommes de Jiri Rambousek. Ce dernier n’a d’ailleurs pas apprécié ce renversement de situation : «Saint-Imier a su adapter son jeu dans l’optique des playoffs, pas nous. On ne commet pas de telles erreurs lorsqu’on gagne 3-1 et on ne s’arrête pas comme ça de jouer. On doit continuer à se battre ! Je suis vraiment déçu, puisque nous n’avons plus aucune chance d’accrocher la 4e place que nos adversaires vont conserver. Et nous ne sommes même plus sûrs de conserver la 5e car, dans le wagon des trois poursuivants qui participeront aux séries finales, tout le monde peut revenir à notre hauteur.»

 

A Saas-Grund ou à Brigue

 

D’ailleurs, et à la surprise générale, Franches-Montagnes (2e du groupe) a été battu samedi par Saastal, qui est ainsi repassé devant Yverdon, désormais 6e. C’est peu dire que ce dernier aura quasiment l’obligation de s’imposer demain soir contre les Haut-Valaisans à Saas-Grund, ou à Brigue en cas de fortes chutes de neige, car la patinoire de Saastal n’est pas couverte.

Meilleur joueur du HCY et auteur de deux superbes buts vendredi, Benjamin Paillat regrettait bien entendu la tournure des événements : «On finit bien la 1re période, on attaque bien la 2e puis tout s’écroule en un peu plus de trois minutes ! C’est vraiment dommage d’avoir commis ces erreurs individuelles. On n’a plus joué notre jeu après ce 3-1. On s’est beaucoup trop pris la tête et notre adversaire a parfaitement su renverser la situation. Il a aussi démontré qu’il avait finalement plus d’expérience que nous en gérant parfaitement ce moment- clé qui nous a été fatal.»

Avant la dernière ligne vers les playoffs, il faut encore relever que si le HCY a la quatrième meilleure attaque des huit qualifiés, il possède en revanche la troisième plus mauvaise défense de cette saison où Meyrin et Monthey sont condamnés aux playouts (matches contre la relégation).
 

Yverdon – Saint-Imier 4-6 (2-1 1-3 1-2)

 
Buts : 14e Humbertclaude (J. Vallat) 1-0 ; 18e Jé. Curty (Beutler, Borgeaud) 1-1 ; 19e Paillat (Pippia, Pappalardo) 2-1 ; 29e Paillat (Deschenaux,Vioget/5c4) 3-1 ; 31e Camarda (L. Pécaut, Zwahlen/5c4) 3-2 ; 32e Morin (Schneider) 3-3 ; 34e Fluri (Camarda, L. Pécaut) 3-4 ; 49e Vioget (Gay, Deschenaux) 4-4 ; 54e Abgottspon (Y. Vallat, Stengel) 4-5 ; 57e Tanner (Struchen, Steiner) 4-6.

Yverdon : Chmel ; Tinguely, Vazquez ; Koch, Vidmer ; Reidick, Borgeaud ; Narbel ; Gay, Vioget, Deschenaux ; Zandovskis, Beutler, Rochat ; Jé. Curty, Pippia, Paillat ; Pappalardo. Entraîneur : Jiri Rambousek.

Saint-Imier : Dorthe ; Fluri, Tanner ; Kolly, Schneider ; D. Pécaut, Oppliger ; Meyer ; Camarda, L. Pécaut, Zwahlen ; Struchen, Steiner, Morin ; Stengel, Abgottspon, Y. Vallat ; Leuenberger, J. Vallat, Humbertclaude. Entraîneur : Tony Neininger.

Notes : Patinoire d’Yverdon, 192 spectateurs. Arbitrage de Loïc Ruprecht. Pénalités : 4×2’ contre le HCY et 5×2’ contre Saint-Imier. Yverdon sans Jonas Curty (blessé), von Allmen (malade), Berutto, Ramet, Bertschy, Köppli et Reidick (repos). Meilleurs joueurs : Paillat (HCY) et Abgottspon (Saint-Imier).

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19 jan 2018

Le projet de Kindercity se débloque

Yverdon-les-Bains – Le chantier qui inclut le centre ludo-scientifique, en attente depuis six mois, démarrera dès le mois d’avril, après avoir obtenu une garantie financière avant-hier. Cinq millions de francs ont été délivrés par la Confédération et le Canton.

Jean-Daniel Carrard, syndic d’Yverdon-les-Bains, est le président d’honneur du comité de pilotage de la 29e Fête romande des yodleurs. ©Carole Alkabes/ DFJP, Sebastian Magnani

Jean-Daniel Carrard, syndic d’Yverdon-les-Bains, est le président d’honneur du comité de pilotage de la 29e Fête romande des yodleurs.

«On attendait cette nouvelle avec impatience, ça va débloquer la situation.» Jean Christophe Gostanian, directeur de Kindercity, a de quoi être soulagé, lui qui est prêt à se lancer depuis six mois (lire La Région Nord vaudois du 10 novembre 2017). Le Conseil d’Etat a octroyé un prêt de cinq millions de francs en faveur du centre ludoscientifique Kindercity, qui fera partie d’un complexe immobilier sur le site d’Y-Parc, à Yverdon-les-Bains. Appelé à être financé à parité par les budgets cantonal et fédéral de la politique régionale, le projet, qui vise la réalisation du parc dédié avant tout aux enfants, est donc enfin soutenu officiellement par le Canton.

Devisé à 65 millions de francs, le chantier du complexe immobilier commencera en avril, après une phase d’études complémentaire de trois mois. L’ouverture est prévue pour le mois de mai 2019.

Le projet prévoit la construction de deux bâtiments, celui de Kindercity et celui de Technocity, qui seront reliés par un atrium. Le premier nommé comprendra un grand espace réservé à des expositions, en partenariat avec des acteurs locaux comme La Maison d’Ailleurs, Romande Energie ou encore la Coopérative romande de sensibilisation à la gestion des déchets (COSEDEC). Cinq salles de cinéma, un supermarché Coop, un restaurant gastronomique et une garderie sont aussi prévus.

De son côté, Technocity accueillera, notamment, des entités qui œuvrent dans le domaine de la réinsertion professionnelle et qui sont déjà situées à Yverdon-les-Bains, comme le Centre vaudois de gestion des programmes d’insertion (CGPI) ou la fondation Jobtrek. Le bâtiment inclura aussi un espace de co-working et un étage dédié à la santé, avec un centre de fitness et wellness.

Le complexe immobilier produira, de plus, 60% de son énergie grâce à des panneaux solaires.

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19 jan 2018

Le Nord vaudois vibrera au son du yodel

Champagne – Pour la première fois depuis 1937, la région accueillera la Fête romande des yodleurs. Un événement d’envergure nationale qui aura lieu à Yverdon-les-Bains, du 29 juin au 1er juillet, et qui devrait attirer 30 000 visiteurs. Avant-hier, les différents ambassadeurs de la manifestation étaient invités à La Fabrique, pour une présentation.

Les ambassadeurs de la future manifestation, dont le conseiller national et vice-président du comité d’honneur Jean-Pierre Grin (au fond, au centre), ont participé à des ateliers d’initiation. La conseillère fédérale et présidente du comité d’honneur Simonetta Sommaruga (en médaillon) sera de la partie le dimanche 1er juillet. ©Carole Alkabes/ DFJP, Sebastian Magnani

Les ambassadeurs de la future manifestation, dont le conseiller national et vice-président du comité d’honneur Jean-Pierre Grin (au fond, au centre), ont participé à des ateliers d’initiation. La conseillère fédérale et présidente du comité d’honneur Simonetta Sommaruga (en médaillon) sera de la partie le dimanche 1er juillet.

Henri Germond, syndic d’Orbe et membre du comité d’honneur, a appris les bases du lancer de drapeau. ©Carole Alkabes/ DFJP, Sebastian Magnani

Henri Germond, syndic d’Orbe et membre du comité d’honneur, a appris les bases du lancer de drapeau.

Après trois éditions organisées dans des régions germanophones, la Fête romande des yodleurs traversera la Sarine pour célébrer sa 29e édition, à Yverdon-les-Bains, du 29 juin au 1er juillet prochain (lire La Région Nord vaudois du 30 janvier 2017). Une première dans le Nord vaudois. Environ 3000 participants se défieront, en démontrant leur talent au cor des Alpes, au lancer du drapeau et, évidemment, au yodel. Du côté de la fréquentation de l’événement, 30 000 visiteurs sont attendus durant les trois jours.

Une quarantaine de personnalités qui font partie du comité d’honneur de la manifestation, étaient réunies avant-hier, à La Fabrique, à Champagne, à l’invitation des organisateurs.

 

Ambassadeurs prestigieux

 

Jean-Daniel Carrard, syndic d’Yverdon-les-Bains, est le président d’honneur du comité de pilotage de la 29e Fête romande des yodleurs. ©Carole Alkabes/ DFJP, Sebastian Magnani

Jean-Daniel Carrard, syndic d’Yverdon-les-Bains, est le président d’honneur du comité de pilotage de la 29e Fête romande des yodleurs.

Même si elle était absente lors de cette présentation, la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga, choisie comme présidente du comité d’honneur, sera de la partie le dimanche 1er juillet, lors d’une journée dédiée à la cérémonie officielle et à un grand cortège folklorique au cœur de la Cité thermale.

Le conseiller national Jean- Pierre Grin, vice-président de ce comité, était, lui, présent au rendez- vous champagnoux, au cours duquel les invités ont pu aussi s’essayer aux trois disciplines folkloriques suisses qui seront présentées lors de la fête. «En tant qu’ambassadeurs de l’événement, notre but est que chacun fasse jouer son réseau», affirme Jean- Pierre Grin.

Il reste environ 55 000 francs à trouver -sur un budget global de 1,05 millions de francs- pour mener à bien l’événement. Le président du comité d’organisation de la Fête fédérale de lutte 2016, Albert Bachmann, également membre du comité d’honneur, a encouragé les organisateurs à mettre en place un repas de soutien. Une expérience qui a été concluante, il y a deux ans pour les lutteurs, à Estavayer-le-Lac. Par ailleurs, environ 700 bénévoles sont encore recherchés.

 

Une belle publicité

 

«L’événement permettra de laisser aux visiteurs une image durable de la région», se réjouit Jean-Daniel Carrard, syndic d’Yverdon-les-Bains. Le président d’honneur du comité de pilotage de la fête a invité la commune sicilienne de Collesano, liée par une charte d’amitié à la Cité thermale, à se joindre à cette manifestation folklorique.

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19 jan 2018

Passage de témoin à la tête du HC Yverdon

Hockey – 1re ligue – Thierry Despland a démissionné de la présidence du club yverdonnois. Bertrand Barbezat lui succède, pour le moment ad interim.

Jean-Daniel Carrard (à g.), syndic d’Yverdon-les-Bains, et Jean Christophe Gostanian, directeur de Kindercity, ont signé le permis de construire en avril 2017. ©Alkabes-a

Jean-Daniel Carrard (à g.), syndic d’Yverdon-les-Bains, et Jean Christophe Gostanian, directeur de Kindercity, ont signé le permis de construire en avril 2017.

Intronisé en 2012 aux commandes du HC Yverdon, Thierry Despland a présenté sa démission avec effet immédiat. Le développement de son entreprise, Art Show Communication, ne lui laissait plus suffisamment le temps de s’occuper efficacement de la direction du club de 1re ligue. Il est remplacé par Bertrand Barbezat.

«Si on ne peut pas faire les choses comme il faut, ça ne va pas, estime le président sortant. Et ce n’était plus possible pour moi.» Durant son mandat, Thierry Despland a, entre autres, permis au HCY de redresser la barre économiquement. Il a également œuvré à la belle réussite qu’a constitué l’organisation de la diffusion des rencontres du Mondial de football 2014, dans une patinoire transformée en une plage de Copacabana. Enfin, au terme de la saison 2014-2015, c’est lui qui a assumé -déjà soutenu par Bertrand Barbezat dans la démarche- la relégation volontaire de la première équipe en 2e ligue. «Une décision difficile à prendre, mais qui l’était pour le bien du club, ainsi que de tous les autres», insiste le successeur d’André Bonzon.

Depuis lors, le HC Yverdon a retrouvé la 1re ligue et, toutes les parties l’assurent, «les situations sportive, financière et administrative sont bonnes et sous contrôle». C’est dans ce contexte que Bertrand Barbezat a accepté de reprendre les rênes de son club de cœur. «C’est quelque chose qui me motive et qui me fait plaisir, annonce-t-il. Avec le travail réalisé et la solidité de l’entourage du club, les perspectives sont belles.»

 

Vision à long terme

 

Junior et joueur du HCY durant de longues années, au comité presque sans discontinu de 1999 à 2014 en tant que membre, puis directeur technique et vice-président, Bertrand Barbezat peut se targuer de parfaitement connaître la maison. S’il a repris au vol la présidence du club, il devra être confirmé dans ses fonctions lors de la prochaine assemblée générale ordinaire, prévue en septembre, pour pouvoir biffer la particule «ad interim» de ses cartes de visite. «Mon intention n’est pas de m’engager pour du court terme», annonce le quinquagénaire, déterminé à s’investir.

«La passation de pouvoir ne s’est pas faite à l’arrache, tient encore à préciser le nouvel homme fort du club. Thierry recherchait des solutions pour pouvoir se désengager, et tout s’est conclu après de bonnes discussions. Je rejoins un groupe qui fait de l’excellent boulot, une structure avec trois entraîneurs professionnels et un club qui se trouve dans de bonnes conditions.» Tout pour travailler dans la continuité et la sérénité.

Le HC Yverdon reçoit, ce soir à 20h45, le HC Saint-Imier.

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18 jan 2018

Le festival Nova Jazz met le cap sur Israël

Yverdon-les-Bains – Après avoir exploré les pays du nord lors de sa première édition, l’événement dirigé par André Hahne accueillera, cette année, des musiciens israéliens.

La deuxième édition du festival Nova Jazz, qui aura lieu du 2 au 4 février, sera dédiée aux artistes israëliens. ©DR

La deuxième édition du festival Nova Jazz, qui aura lieu du 2 au 4 février, sera dédiée aux artistes israëliens.

«Nous avions envie de partir à l’est pour cette deuxième édition, mais c’était un peu vaste. Nous avons donc choisi de nous concentrer sur les artistes d’Israël.» Plutôt que de faire venir des musiciens de différentes régions à travers le globe, André Hahne, directeur du festival Nova Jazz, a décidé de cibler un pays précis, pour créer une cohésion.

En 2017, après deux saisons de programmation jazz à Yverdon-les-Bains, André Hahne a lancé ce festival, qui porte le même nom que le label inauguré en 2014 et destiné à promouvoir le jazz dans le Nord vaudois. Après le succès de la première édition -1400 spectateurs étaient au rendez-vous-, consacrée aux artistes scandinaves et islandais, le public pourra découvrir les talents des musiciens israéliens du 2 au 4 février, dont celui de la tête d’affiche Avishai Cohen.

Il ne reste, d’ailleurs, plus de billets individuels pour le concert de cette figure majeure du jazz actuel, et très peu d’abonnements disponibles pour la soirée du samedi, comme le souligne André Hahne, qui mettra lui aussi la main à la pâte, ou plutôt à sa basse, lors d’un concert hommage au groupe Masada.

Comme l’année dernière, le festival aura lieu dans quatre salles de la Cité thermale : le Théâtre Benno Besson, L’Echandole, L’Amalgame, et le Conservatoire de musique du Nord vaudois (CMNV). «Mais L’Echandole sera, cette année, le centre névralgique de l’événement. Il y aura notamment un bar où les musiciens pourront se retrouver», précise André Hahne.

En plus des différents concerts, Nova Jazz propose une séance de cinéma avec la projection du documentaire «Presenting Princess Show», qui retrace l’histoire de Samantha Montgomery, chanteuse américaine en quête de gloire, repérée par Ophir Kutiel, un producteur israëlien, grâce à ses vidéos postées sur Youtube. Un conte de fée moderne qui ressemble à celui présenté dans «Sugar man», qui avait remporté l’Oscar du meilleur film documentaire en 2013.

Avant la performance du trio Shalosh, qui clôturera, le dimanche 4 février, cette seconde édition du festival, un brunch aux saveurs orientales, suivi par une conférence, seront proposés au public. Amikam Kimelman, homme très engagé dans la promotion du jazz en Israël, et notamment directeur du programme d’études externes de la Rimon School, plus grand collège musical dudit pays, racontera l’histoire du jazz dans sa région.

Infos : www.novajazz.ch

 

Trois jours de musique

Programme de l’édition 2018 de Nova Jazz

 

Vendredi 2 février

Omer Avital Quintet, 19h au CMNV.

Adam Ben Ezra, 21h30 à L’Echandole.

Jam session Tatran & friends, dès 23h30, à L’Echandole.

 

Samedi 3 février

Tribute to Masada, 18h à L’Echandole.

Avishai Cohen, 20h, Théâtre Benno Besson.

Presenting Princess Shaw, séance de cinéma, portes dès 20h30, à L’Amalgame.

Tatran, 22h45 à L’Amalgame.

After party avec DJ Moodzee, dès minuit à L’Amalgame.

 

Dimanche 5 février

Brunch, de 11h30 à 13h30 à L’Echandole (réservation jusqu’au 30 janvier), suivi par une conférence d’Amikam Kimelman de 13h30 à 14h30 à L’Echandole (entrée libre).

Shalosh, 15h à L’Echandole.

 

Reprise de la saison

Après une courte pause, Nova Jazz démarre l’année en beauté. En plus du festival, la saison musicale reprend, samedi, au Conservatoire de musique du Nord vaudois (CMNV), avec la venue d’un excellent trio de jazz venu des Etats-Unis.

«That’s fly! That’s cool!» Des expression qui décrivent parfaitement l’esprit de ce collectif new-yorkais. Sa musique célèbre le groupe sans sacrifier l’individu : l’expérience et les compétences de chacun sont mises au service de la collectivité. Ecriture et improvisation portent la triple empreinte des trois complices, ce qui crée naturellement différents niveaux d’écoute et de points de vue. Un tout cohérent, dont la simplicité apparente suggère la complexité et la profondeur du discours.

Larry Grenadier, contrebassiste, et Jeff Ballard, batteur, natifs de la côte ouest des Etats-Unis, mais émigrés à New York, ont rencontré Mark Turner, saxophoniste, lui aussi enfant de Californie exilé. Le groupe, fondé en 2000, a fait école et a redéfini les rôles de chaque musicien dans ce format minimal saxophone-basse-batterie.

Concert au CMNV, ce samedi, portes ouvertes et apéritif dès 20h, concert à 20h30. Tarifs : 30 fr./réduit 25 fr./ élèves du CMNV 20 fr.

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18 jan 2018

Suisses et migrants unis autour des fourneaux

Baulmes – Après un premier échange culinaire entre des requérants et des familles suisses, l’association Solidarité Afrique Farafina propose aux participants de se réunir, ce samedi, à la Grande salle du village, afin de concocter un repas aux mille et une saveurs.

Bersabeh (à dr.) et Eleni ont préparé un menchet habish pour la famille Beati, dimanche dernier. Les émulations culinaires fusent déjà pour concocter, ensemble, un plat savoureux, samedi. ©Philippe Montes

Bersabeh (à dr.) et Eleni ont préparé un menchet habish pour la famille Beati, dimanche dernier. Les émulations culinaires fusent déjà pour concocter, ensemble, un plat savoureux, samedi.

L’oignon et la viande hachée exhalait un doux parfum, dimanche dernier aux alentours de midi, dans la cuisine de la famille Beati, à Baulmes. Aux fourneaux, Bersabeh et Eleni, deux jeunes requérantes d’asile d’origine éthiopienne, préparaient, avec délicatesse, un mets traditionnel de leur pays. «Il nous reste encore à cuire les œufs et nous pourrons déguster le menchet habish avec une galette d’injera (ndlr: une sorte de grande crêpe fermentée à base de teff), confiait la souriante Eleni, tout en remuant la préparation. «L’odeur est très alléchante, déclarait l’enthousiaste Steve Beati qui, le soir venu, allait concocter, pour la première fois, un émincé à la zurichoise aux deux Ethiopiennes et à leurs filles.

 

Un mélange savoureux

 

D’ici ou d’ailleurs, samedi tous enfileront un tablier pour cuisiner, ensemble, un plat unique aux multiples saveurs. ©Philippe Montes

D’ici ou d’ailleurs, les participants enfileront leur tablier pour cuisiner, ensemble, un plat unique aux multiples saveurs.

L’idée de cette rencontre culinaire plutôt originale est le fruit de l’imagination de Mireille Keita-Gilgien, une Malienne installée en Suisse depuis quatorze ans et qui a fondé l’Association Solidarité Afrique Farafina (lire encadré ci-dessous).

Après avoir organisé le festival Yelen (lire La Région Nord vaudois du 8 août 2017), cette Baulmérane d’adoption a souhaité réunir des requérants d’asile de l’Etablissement vaudois d’accueil des migrants (EVAM) de Sainte-Croix et dix familles nord-vaudoises.

«Pour moi, la cuisine n’a pas de frontière et dépasse les préjugés, glisse-t-elle. Le requérant prévoit une recette traditionnelle de son pays pour le dîner (ndlr: les ingrédients ont été offerts par l’EVAM), et le soir, c’est au tour de la famille d’accueil de cuisiner un plat typique.»

Après le souper, les participants doivent réfléchir à la manière de mélanger les deux plats pour n’en former qu’un seul qu’ils prépareront ensemble, ce samedi, à la grande salle de Baulmes. «La Commune nous a mis les locaux à disposition», affirme Philippe Montes, l’un des membres de l’association.

 

Fondue géorgienne

 

«La cuisine n’a pas de frontière et dépasse les préjugés.» Mireille Keita-Gilgien

«La cuisine n’a pas de frontière et dépasse les préjugés.» Mireille Keita-Gilgien

«Avec Mireille, on ne sait jamais où on va, car elle regorge de mille et une idées pour favoriser l’échange entre les cultures, remarque Suzanne Rehacek, sa voisine russophile, qui a accepté d’accueillir Nelly et Sergo, un couple de Géorgiens, avec qui elle a non seulement pu parler en russe, mais aussi partager un délicieux khatchapuri (pain traditionnel géorgien au fromage). On va tenter de mélanger ce pain à de la fondue, j’ai hâte de voir le résultat», conclut Suzanne Rehacek.

Pour déguster les plats d’ici et d’ailleurs conçus par les familles suisses et les migrants, rendez-vous, ce samedi, à 18h30, à la Grande salle de Baulmes. Tirelire à la sortie en faveur de l’Association Solidarité Afrique Farafina.

 

Un dispensaire verra le jour

Des soins médicaux pour les plus démunis

L’association Solidarité Afrique Farafina s’est donné deux buts: d’une part, elle valorise les richesses de la culture africaine pour le bien vivre ensemble avec la Suisse et d’autre part, elle soutient plusieurs enfants à Sisina, un village situé au sud de Bamako. «Pour qu’un enfant soit accepté à l’hôpital, un paiement est exigé avant même que les premiers soins d’urgence soient prodigués, révèle Mireille Keita-Gilgien. Grâce aux dons récoltés, nous finançons non seulement l’admission des malades en milieu hospitalier, mais assurons aussi le suivi du traitement avec la construction d’un dispensaire, notamment.»

Plus d’informations sur : www.farafina.ch.

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