Les News de Nord Vaudois - octobre 2016

En collaboration avec le journal La Région.

06 fév 2018

Le son du jazz d’un pays où coulent le lait et le miel

Pour sa deuxième édition, le Nova Jazz a invité plusieurs artistes issus du jazz israélien. Même si Avishai Cohen était la star tant attendue, d’autres musiciens talentueux valaient également le détour.

Les sons mélodieux de la contrebasse d’Omer Avital ont retenti, vendredi dernier, au Conservatoire de musique du Nord vaudois, à l’occasion de l’ouverture du festival Nova Jazz, qui s’est échelonné tout au long du week-end dernier, à Yverdon-les-Bains. Dans une atmosphère intime, le musicien israélien -il s’est exilé à New York- a déroulé son répertoire, accompagné par quatre musiciens de talent. Son instrument à cordes résonnait harmonieusement avec le piano d’Eden Ladin, la batterie d’Ofri Nehemya, ainsi que les saxophones d’Asaf Yuria et d’Alexander Levin.

Omer Avital à la contrebasse, entouré des saxophonistes Asaf Yuria (à g.) et Alexander Levin, lors de l’ouverture du festival. ©Gabriel Lado

Omer Avital à la contrebasse, entouré des saxophonistes Asaf Yuria (à g.) et Alexander Levin, lors de l’ouverture du festival. ©Gabriel Lado

Sur scène, les artistes ont présenté plusieurs titres de leur prochain album, qui sortira dès ce printemps. Influencé par les origines yéménites et marocaines d’Omer Avital, le quintet a su intégrer des sonorités orientales au jazz, tout en mélangeant plusieurs éléments de world musique. Dans cet ensemble musical, les deux solos d’Omer Avital ont su transporter les spectateurs dans un univers onirique, où une reine de Saba aurait pu danser jusqu’au bout de la nuit. L’artiste et ses musiciens ont pris du plaisir à jouer et, par conséquent, ils ont transmis cette émotion au public. Une vraie rencontre musicale.

Une première pour Shalosh

Dans un autre univers jazz, plus frénétique cette fois, le trio Shalosh (ce terme signifie «trois» en hébreu) s’est produit pour la première fois en Suisse, sur la scène de L’Echandole, dimanche dernier. Contrairement à la contrebasse d’Omer Avital, celle de David Michaeli se révèle plus discrète. Dans ce trio-là, c’est le piano de Gadi Stern qui déploie des sons virevoltants, lesquels s’entrechoquent avec la batterie de Matan Assayag. Les trois jeunes artistes, qui partagent leur vie entre Israël et New York, ont présenté quelques titres de leur nouveau disque, intitulé «Rules of oppression». Influencés par des groupes tels qu’Oasis ou R.E.M., les musiciens offrent, ainsi, au spectateur un jazz beaucoup plus rock, comme sur «Even cowgirls get the blues». Le trio s’inspire des années 1990 pour réinterpréter à sa manière des titres comme «Torn», de Natalie Imbruglia. Mais c’est «Leaving Maine» qui retient l’attention de l’auditeur, un morceau plus méditatif que les autres titres.

Aux couleurs orientales

D’autres artistes israéliens se sont également produits à différents endroits de la Cité thermale, parmi lesquels l’excellent contrebassiste Adam Ben Ezra, véritable phénomène, qui a marqué le public par sa performance unique et audacieuse.

Quant au quartet mené par André Hahne, le directeur de Nova Jazz lui-même, il a rendu un bel hommage au groupe Masada, créé par le compositeur new-yorkais John Zorn, dont les thèmes s’inspirent de la musique folklorique d’Israël.

Enfin, le groupe Tatran, qui jouait aussi pour la première fois en Suisse, a su insuffler une ambiance rock électronique aux quelque 200 spectateurs venus écouter le trio de Tel-Aviv, à la salle de concert de L’Amalgame, samedi soir.

Concert dans toute sa splendeur

Avishai Cohen, l’artiste israélien aux multiples facettes artistiques -il a notamment composé des musiques de film et élaboré plusieurs projets de travail orchestral- était très attendu, samedi soir, sur la grande scène du Théâtre Benno Besson, à Yverdon-les-Bains. «En deux semaines, on avait déjà vendu tous les billets, se félicite André Hahne, directeur et programmateur du festival Nova Jazz. Les 450 spectateurs l’attendaient avec beaucoup d’enthousiasme et la rencontre musicale a eu lieu, puisque Avishai Cohen a offert un concert dans toute sa splendeur.»

Pour son concert, Avishai Cohen, l’une des figures majeures du jazz actuel, était accompagné d’Omir Mor, au piano, et d’Hamar Doari, aux percussions ©Gabriel Lado

Yverdon-les-Bains. 03 février2018. Théâtre Benno Besson. NoVa Jazz Festival 2018. Avishai Cohen, à la contrebasse (au centre) et ses deux musiciens, Omri Mor, au piano (à g,) et Hamar Doari, aux percussions (à d.). © Gabriel Lado

Par ailleurs, le programmateur se réjouit de la venue d’un public nombreux à l’occasion de cette deuxième édition. «Je ne vois pas pourquoi une ville de la taille d’Yverdon-les-Bains ne pourrait pas se targuer d’un festival de jazz, remarque André Hahne. Au niveau des mélomanes, on sent qu’il y a un intérêt particulier pour le Nova Jazz.»

Au vu du succès rencontré lors de cet événement, le directeur annonce déjà une troisième édition programmée pour l’année prochaine. Un indice quant à la destination de cette future rencontre? «Mystère, je préfère ne rien dévoiler pour l’instant», déclare, un brin malicieux, André Hahne.

Toutefois, s’il on en croit les points cardinaux, cette prochaine manifestation pourrait avoir bien lieu au sud ou à l’ouest.

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05 fév 2018

L’évacuation du Moulin poursuivie en fin de semaine

Yverdon-les-Bains – Les travaux d’évacuation des décombres et de sécurisation ont mobilisé les intervenants, sous le contrôle des pompiers. La rue Cordey reste fermée.


Toutes les parties endommagées ont été démolies. Les travaux d’évacuation des matériaux et les travaux d’extinction se poursuivent. ©Michel Duperrex

 

Le grand bâtiment du Moulin d’Yverdon présente un trou béant. Il a fallu démolir une bonne partie des murs donnant sur la rue Cordey, pour permettre l’extraction des décombres qui ne cessent de fumer.

Hier encore, une section du Service de défense incendie et secours (SDIS) du Nord vaudois œuvrait sous la direction du capitaine Pascal Livet, officier de service. Il y a une telle quantité de farine et de bois que de petits foyers subsistent. Les pompiers sont là pour les éteindre. Mais il faudra tout enlever pour régler le problème.

Pour les hommes du SDIS Nord vaudois, cette intervention est, et de loin, l’une des plus astreignantes de ces dernières décennies. En effet, depuis le déclenchement de l’alarme, jeudi dernier à 3h44 du matin, ils ont assuré une permanence quasi continue. Le chef d’intervention Christophe Masson a d’ailleurs fini son service avec une extinction… de voix.

Des mesures de sécurisation durables ont été prises dès vendredi, une fois un premier bilan tiré. Les collaborateurs du Service des énergies (SEY) d’Yverdon-les-Bains ont ainsi mis hors service toutes les alimentations électriques et de gaz.

De son côté, après une évaluation réalisée par ses experts, l’ECA a chargé une entreprise de prendre les mesures nécessaires de préservation de l’immeuble situé au sud, qui abrite l’huilerie, un appartement et des bureaux. Le toit de cet immeuble était totalement bâché dimanche après-midi.

Grâce au mur de séparation avec la partie production du moulin, le sud de la bâtisse n’a pratiquement pas souffert du feu. Par contre, l’eau a provoqué des  dégâts.

Inconsommable

Une inconnue subsistait sur l’état du blé -quelque 150 tonnes- stocké dans la tour silo. Elle a été levée samedi. Après le travail de préparation des pompiers, une entreprise spécialisée a procédé à la première extraction des grains. Ceux-ci étaient, en apparence, intacts. «A la dégustation, ils exalaient un goût de fumée. On ne peut rien en faire», relève Philippe Gonin, président du Moulin d’Yverdon, qui a effectué le test avec le conseiller national Jean-Pierre Grin, agriculteur.

Alors que le silo était totalement plein, les pompiers ont été surpris de voir que la limite supérieure des céréales avait baissé de plusieurs mètres. Cela pourrait indiquer que la température est montée très haut et qu’elle a séché les céréales. Le taux d’humidité du blé oscille aux environs de 15%.

Au bas du silo, la masse était compacte et les pompiers ont dû préparer l’ouverture pour permettre au camion-aspirateur d’entrer en action. Le travail d’extraction des céréales se poursuivra aujourd’hui.

Causes inconnues

En ce qui concerne les causes de l’incendie, il faudra attendre les conclusions de l’enquête en cours pour en savoir plus. Les installations mécaniques du moulin, situées au cœur de l’immeuble, là où le sinistre paraît s’être déclaré, étaient hors service en vue de la révision annuelle.

C’est pour cette raison que les stocks de farine ont été portés au plus haut (150 tonnes) pour continuer à assurer les livraisons pendant la phase d’entretien.

Pour ce qui est de l’avenir, le conseil d’administration de la coopérative doit se réunir dans quelques jours. Mais, manifestement, dirigeants et coopérateurs, très agréablement surpris par l’élan de soutien des consommateurs, sont déterminés à reconstruire le moulin, plus beau qu’avant.

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05 fév 2018

Des îles aux oiseaux inédites en Romandie

Yverdon-les-Bains –  La réserve ornithologique des Vernes est en passe d’être réaménagée, avec onze digues pour accueillir des volatiles migrateurs. Mais une semaine après le lancement des travaux, le chantier a déjà dû s’arrêter à cause du niveau d’eau trop élevé du lac de Neuchâtel. Il devrait reprendre ces prochains jours.

A l’image des New Yorkais qui viennent chercher un bol d’air frais au milieu de Central Park, les Yverdonnois peuvent se balader sur la promenade Robert Hainard. Un coin pittoresque qui offre une vue imprenable sur le lac de Neuchâtel, notamment, mais aussi un endroit paisible pour se ressourcer et contempler la nature.

Or, depuis le 15 janvier, ce paysage est terni par la présence de machines de chantier, ainsi que les traces qu’elles ont laissées sur le sol encore verdoyant, et des tas de cailloux. Et pour cause, la Ville d’Yverdon-les-Bains a mandaté l’entreprise grandsonnoise Cand-Landi pour réaménager les îles des Vernes, situées à l’embouchure du Mujon. Mais comme les mastodontes d’acier ont dû suspendre leurs activités cinq jours après le début du chantier, les autorités communales et cantonales ont préféré, pour l’heure, ne pas communiquer. «Elles attendent certainement qu’il y ait quelque chose de construit à montrer», a dévoilé, à demi-mot, l’une des personnes qui suit de près les travaux.

Un chantier à 190 000 francs

Le projet sur lequel œuvre Cand-Landi vise à supprimer les deux digues artificielles, construites en 1980 et 2002, afin d’en créer onze nouvelles. Un chantier plus que nécessaire, selon Jean-Claude Muriset, passionné d’ornithologie depuis soixante ans. «Les îles des Vernes ont été aménagées pour offrir un pied-à-terre aux oiseaux migrateurs, mais elles avaient été installées un petit peu au hasard, et avec le temps, la végétation a poussé sur les rochers. Cela ne convient pas aux oiseaux, raconte celui qui vient y observer les volatiles plusieurs fois par jour. On les voyait tourner en l’air et chercher désespérément un endroit ou se reposer.» Face à ce constat, l’Yverdonnois avait demandé, il y a déjà trois ou quatre ans, à l’Association de la Grande Cariçaie de rénover le site.

Les travaux ont débuté le 15 janvier dernier, mais ont dû être interrompu cinq jours après. Le chantier devrait reprendre ces prochains jours.

Les travaux ont débuté le 15 janvier dernier, mais ont dû être interrompu cinq jours après. Le chantier devrait reprendre ces prochains jours. © Christelle Maillard

Cette dernière a donc réfléchi à un projet et a demandé un soutien financier au Canton, propriétaire du domaine lacustre, ainsi qu’à la Confédération. «Pour pouvoir obtenir une subvention, il fallait que la Ville d’Yverdon-les-Bains soit le maître d’ouvrage du chantier. Ce que l’on a accepté, explique Sandro Rosselet, directeur du Service des travaux et environnement (STE). C’était très important pour la Commune de réaménager cette réserve, car c’est une zone très attractive pour l’avifaune.» Un partenariat qui s’avère très avantageux pour la Municipalité, puisqu’elle n’a pas à dépenser un seul sous et qu’elle peut gérer les travaux. En effet, le projet, chiffré à 190 000 francs, est soutenu à 93% par le Canton et la Confédération, le solde de la facture étant supporté par l’Association de la Grande Cariçaie.

Une première en Suisse romande

La particularité de cet archipel réside dans sa conception. «C’est un projet novateur, car c’est la première fois, en Suisse romande, que des îles sont pensées pour vivre avec la dynamique alluviale du lac, révèle Michel Baudraz, biologiste au sein de l’association régionale. Cela n’a jamais été fait et c’est pour cela que, partout ailleurs, les îles se sont très vite végétalisées.»

Concrètement, c’est le bureau Aquavision, spécialisé dans la réhabilitation d’ouvrages hydrauliques, qui a réalisé de nombreux calculs, afin d’imaginer un projet durable avec des îlots sans végétation et qui ne demandent aucun entretien. Mais là n’étaient pas les seuls objectifs visés: «L’enjeu était aussi de déterminer la position, la forme et la hauteur des onze digues pour permettre à la roselière lacustre de se développer le long du lac», précise Antoine Sauser, chef de projet du STE. «Il fallait trouver le juste milieu pour casser un petit peu l’énergie des vagues, mais pas trop, afin que des bancs de sable puissent se former autour des digues, mais sans végétation», renchérit Michel Baudraz.

C’est pourquoi les rochers qui vont être posés seront lisses et les îles seront basses et placées en arc de cercle. Les nouvelles digues nécessiteront quelque 500 tonnes de pierre, en plus des celles des deux anciennes îles qui seront réutilisées.

Les deux îles des Vernes, construites en 1980 et transformées pour l’Expo 02, ont été nettoyées et, d’ici quelques jours, elles seront détruites. Les rochers seront réutilisés pour former les onze nouvelles digues.

Les deux îles des Vernes, construites en 1980 et transformées pour l’Expo 02, ont été nettoyées et, d’ici quelques jours, elles seront détruites. Les rochers seront réutilisés pour former les onze nouvelles digues. © Christelle Maillard

«Malgré tous les calculs, on ne sait jamais comment la nature va réagir. J’espère que des bancs de sables se créeront naturellement autour des digues, car c’est ce qui est idéal pour les oiseaux, confie Jean-Claude Muriset. Et si ça ne va pas, on pourra toujours changer un petit peu les dispositions des digues, c’est un peu comme des LEGO!» Selon lui et Michel Baudraz, plus de 25 espèces différentes bénéficieront de ces changements.

Encore six semaines de travaux

Après deux semaines d’arrêt, le chantier pourrait reprendre en ce début de semaine. «Nous sommes très pressés car, selon la courbe moyenne du niveau d’eau du lac, nous ne pourrons plus travailler dès la fin du mois, voire début mars, précise Michel Baudraz. Or, il nous reste encore six semaines de gros œuvre. J’ai peur qu’on n’arrive pas à tout finir.» Dans un tel cas, le chantier sera suspendu jusqu’en automne prochain.

 

Le retour de la grèbe au cou noir

Les résultats du premier recensement international des oiseaux d’eau de l’année a été dévoilé vendredi dernier. Réalisé, le 14 janvier, sur les lacs de Neuchâtel et de Morat par l’Association de la Grande Cariçaie, il a permis de révéler un retour de la grèbe au cou noir. Un record de 752 individus a été constaté sur le lac de Neuchâtel, alors que la moyenne se situe autour des 160 oiseaux. Il s’agirait d’un afflux généralisé en Suisse. En outre, le fuligule morillon est l’espèce la plus recensée, cette année, avec 17 788 individus comptés.

En revanche, le nombre de sarcelles d’hiver, ainsi que de colverts et de canards siffleurs, a diminué par rapport aux années précédentes. Selon le rapport publié, ce recul pourrait s’expliquer par le haut niveau des eaux.

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05 fév 2018

Il connaissait la musique, Loïc Gasch s’est montré à la hauteur

Le Sainte-Crix a remporté le concours Hauteur et Musique, sur ses terres, samedi. Dans une atmosphère exceptionnelle et devant un public tout acquis à sa cause, il a bondi à 2m21.

«On va aller dépoussiérer les marques des ancêtres», a rigolé, avec beaucoup de respect, Loïc Gasch après avoir appris qu’il venait de réaliser la cinquième meilleure performance suisse en indoor de tous les temps. Le record (2m32), détenu par Roland Delhäuser, date des années 80, et le jeune Sainte-Crix (23 ans) semble effectivement parti pour bousculer la hiérarchie dans les saisons à venir. Samedi, lors de «son» concours Hauteur et Musique, il a en tout cas fait un pas de plus dans ce sens.

Dans la court des grands

Pas insensible à la foule quasi toute acquise à sa cause, venue pour le voir prendre sa revenche -il s’était blessé à la cheville lors de l’édition 2017-, le pensionnaire de l’USY s’est rapidement retrouvé sans rivaux dans le tableau masculin. Enchaînant les barres, jusqu’à buter «pour un cheveux», selon son coach, à 2m24: «Tout ce monde, ce bruit,  ça me booste. J’adore ça! C’est aussi le cas avec mes différentes rivalités, dont celle qui m’oppose à Abdoulaye Diarra», glissait celui qui est, donc, monté jusqu’à 2m21. Accompagné des applaudissements rythmés du public et des notes du tube de Macklemore, «Glorious», les athlètes pouvant choisir la musique sur laquelle ils s’élancent.

Les six médaillés ont revêtu leur survêtement avant de poser pour la photo du podium. Des têtes qu’on pourrait bien revoir l’an prochain. ©Carole Alkabes

Les six médaillés ont revêtu leur survêtement avant de poser pour la photo du podium. Des têtes qu’on pourrait bien revoir l’an prochain. ©Carole Alkabes

En ce sens, Loïc Gasch n’a donc pas été aidé par ses adversaires. Le Croate Alen Melon, détenteur du record du concours à 2m23, n’a pu faire mieux qu’une marque à 2m12. Diarra, qui semblait pouvoir être le seul à contester un tant soit peu la domination du local de l’épreuve, a été contraint à l’abandon après avoir effacé la barre à 2m15. «Faire 499 km (ndlr: il a compté) pour ça, ça fait c****. L’année dernière, Loïc s’est blessé alors que je tenais la forme. Cette année, c’est lui qui brille pendant que je me fais mal au genou. J’espère qu’on finira par se livrer un duel dans les règles de l’art», souriait le Franco-Malien, pas mauvais perdant pour un sous, qui a assuré une bonne partie du show à lui tout seul.

Moins haut, plus homogène

Loin de se chercher des excuses, qui n’avaient d’ailleurs pas lieu d’être après son très bon concours, le multiple champion de Suisse se voulait tout de même critique envers lui-même: «S’il a manqué un cheveux lors de ma dernière tentative? Non, simplement de la régularité. J’ai alterné les très bons et les moins bons sauts. Et, malheureusement, j’ai senti mes jambes se réveiller en atterrissant sur le tapis.»

Le showman Abdoulaye Diarra s’est joint aux jeunes danseurs pour une chorégraphie presque improvisée.

Le showman Abdoulaye Diarra s’est joint aux jeunes danseurs pour une chorégraphie presque improvisée.

Une victoire du héros local, du monde (près de 300 personnes) et une ambiance des grands jours: les organisateurs d’Hauteur et Musique auraient été gourmands de rêver d’une plus belle sixième édition. «Lorsqu’Alen Melon avait établi le record, il y a deux ans, cela avait été fantastique. Mais nul doute que cette année restera dans les annales, se réjouissait Silvan Keller, responsable de l’événement et coach de Loïc Gasch. Les athlètes ont une nouvelle fois beaucoup apprécié la compétition, ainsi que tout ce qui se trouve autour. La fondue du samedi soir, les bains du lendemain et, surtout, le décor de Sainte-Croix. Le concours est monté un peu moins haut que d’habitude, c’est vrai, mais le niveau a été beaucoup plus homogène. Et il ne faut pas oublier l’épreuve féminine, qui a été palpitante.»

Une compétition dominée par la championne nationale italienne Elena Vallortigara (1m84), devant l’Allemande Leonie Reuter (1m81, premier essai) et la Française Laura Salin-Eyike (1m81, deuxième essai). Le record de l’an dernier de l’impressionnante  Jossie Graumann (1m91) est toujours bien en place.

Leonie Reuter s’est bien battue, mais elle n’a rien pu faire face à la grande gagnante Elena Vallortigara.

Leonie Reuter s’est bien battue, mais elle n’a rien pu faire face à la grande gagnante Elena Vallortigara.

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02 fév 2018

Le Moulin d’Yverdon anéanti par le feu durant la nuit

Un incendie a détruit, dans la nuit de mercredi à jeudi, le bâtiment de la rue Cordey. D’importants moyens ont été mis en œuvre pour combattre le feu.

«C’est une catastrophe!» Président du Moulin d’Yverdon, Philippe Gonin était à la fois ému et révolté, jeudi avant l’aube, alors que les flammes avaient largement entamé le toit du bâtiment principal, inauguré au tout début du XXe siècle.

 © Michel Duperrex

Le feu s’est déclaré dans la partie centrale de l’immeuble, avant de s’étendre en direction des stocks, situés au nord.©Michel Duperrex

Avec une charpente et des planchers en bois, le feu, attisé par un vent d’ouest parfois violent, a rapidement pris de l’ampleur. L’incendie se serait déclaré dans le centre de l’immeuble. Ce que semble confirmer le témoignage de M. Vallon, domicilié non loin de là: «J’étais en train de boire un verre d’eau à la fenêtre et il y avait tellement de fumée qui sortait de la tour que je me suis dit que le chauffage était mal réglé…» Et de poursuivre: «Soudain, les flammes ont percé le toit.»

Habitants évacués

L’alerte a été donnée par une patrouille de Police Nord vaudois aux environs de 3h44. Les policiers ont immédiatement alerté les deux résidents domiciliés dans un appartement situé au sud de l’immeuble; l’ancien meunier Pierre Schulé et son épouse se sont ainsi retrouvés dans la rue en habits de nuit. Ils ont été relogés par des proches.


Une crépine a été posée dans le Buron, de manière à bénéficier d’un apport supplémentaire d’eau. ©Michel Duperrex

Six personnes domiciliées dans un bâtiment contigu, au nord du Moulin, ont également été évacuées, puis conduites à la salle de gymnastique du collège des Quatre-Marronniers pour subir un contrôle. Françoise Ackermann témoigne: «J’ai entendu le bruit des premières sirènes et je suis allé voir à la fenêtre. Il y avait énormément de fumée, c’était impressionnant!»

Importants moyens

Plusieurs patrouilles de Police Nord vaudois et de la Gendarmerie ont été dépêchées sur les lieux, de même que les hommes des Service de défense incendie et secours régionaux (SDIS) du Nord vaudois, de la Plaine de l’Orbe et du Service de protection et sauvetage de Lausanne, avec d’importants moyens d’extinction. Le détachement poste médical avancé (DPMA) et une ambulance ont également été mobilisés. Soixante pompiers et 18 véhicules ont été engagés au plus fort de l’intervention.

Aucune personne n’a fort heureusement été blessée au cours du sinistre, l’un des plus importants à s’être produit en ville ces dernières années. Les hommes du SDIS Nord vaudois connaissaient les caractéristiques de cet immeuble pour y avoir réalisé un exercice dans un passé récent.

Causes inconnues

Les causes de cet incendie restent à déterminer. Le procureur de service a confié les premières investigations aux spécialistes du groupe incendie et de la brigade scientifique de la Police de sûreté, en collaboration avec les gendarmes de la région.

L’inspecteur cantonal du feu et Valérie Jaggi Wepf, municipale yverdonnoise en charge de la sécurité, se sont également déplacés sur les lieux.

La rue Cordey est interdite au trafic au moins jusqu’à vendredi matin. En effet, sur le coup de midi, les pompiers continuaient à combattre le feu qui couvait toujours dans la partie inférieure de l’immeuble.

La toiture et les planchers de ce bâtiment de deux étages sur rez se sont effondrés et les murs de la partie nord étaient fissurés. Gravement touchée, la partie nord, où quelque 150 tonnes de farine étaient stockées, a été partiellement démolie par mesure de sécurité et pour permettre aux pompiers d’excaver les décombres encore brûlants.

Outre le stock de farine, une quantité de grain du même ordre se trouvait dans le silo. Eric Stauffer, commandant du SDIS Nord vaudois, déclarait, en début d’après-midi, que des sondages allaient être réalisés pour déterminer si les céréales du silo étaient récupérables ou non. Si elles n’ont pas été touchées par l’eau, ni détériorées par la fumée, elles pourraient être extraites une fois le gros de l’intervention terminé.

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02 fév 2018

La Municipalité se retrouve au pied du mur

Yverdon-les-Bains – L’Exécutif a dû se plier à la demande tardive du SIPAL, qui exige la conservation d’un vieux mur historique jouxtant le restaurant de La Grenette.

 


Après des fouilles archéologiques tardives, le SIPAL a interdit la destruction de ce mur. © Michel Duperrex

A la suite des travaux qui ont été entrepris pour rénover le bâtiment de La Grenette, situé à la rue du Four, à Yverdon-les-Bains, l’un des anciens murs extérieurs qui jouxte l’édifice -il appartient à la Commune- provoque quelques contrariétés au sein de la Municipalité.

«Nous avons convoqué le SIPAL (ndlr: le Service immeuble, patrimoine et logistique du Canton de Vaud), le 31 octobre dernier, mais nous n’avons reçu aucune réponse de leur part, confie Gloria Capt, municipale en charge du Service de l’urbanisme et des bâtiments, qui envisageait la destruction de ce mur.

C’est seulement quelques semaines après le lancement des opérations que le SIPAL s’est manifesté, «en menaçant de bloquer le chantier si la Commune poursuivait les travaux de rénovation», indique la municipale. En effet, après plusieurs investigations archéologiques, les experts ont constaté qu’il s’agissait d’un mur historique et qu’il était, par conséquent, protégé.

Un mur du XIIIe siècle

Contacté, Philippe Pont, chef du SIPAL, tient à préciser que son service entretient d’excellentes relations avec la Commune d’Yverdon-les-Bains. «Notre responsable de projet a dû procéder aux vérifications usuelles en raison de la qualité du patrimoine en question. Il s’agit d’un mur de la première enceinte de la ville, qui date du milieu du XIIIe siècle. Ces vérifications prennent du temps, mais réponse avait été apportée», explique le chef de service.

Selon lui, le mur historique concerné n’avait pas été indiqué en tant que tel dans le dossier présenté pour l’enquête publique, sous l’angle de l’archéologie. «L’immeuble qui jouxte le mur doit être stabilisé par des moyens techniques qui lui sont propres, poursuit-il. En aucun cas, il ne peut servir de mur de soutènement.»

La Commune n’ayant pas d’autre choix, elle devra se plier aux exigences du service cantonal. Ce contretemps n’a aucune conséquence sur l’avance des travaux, selon la Municipalité. Mais elle devra tout de même consacrer plusieurs dizaines de milliers de francs à la conservation de cet élément archéologique.

 

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02 fév 2018

Jérémy Manière, une année pour revenir plus fort

La mauvaise nouvelle est tombée il y a une semaine et deux jours. Touché au genou droit, Jérémy Manière doit être opéré. Une pause forcée de près d’une année attend le défenseur du Lausanne-Sport. Une tuile qui intervient alors que le championnat de Super League va reprendre ce week-end, début de la première demi-saison de l’ère Ineos au LS. Le Vallorbier de 26 ans fait le point sur la situation.

Jérémy, de quel genre de blessure souffrez-vous?

C’est le cartilage du genou qui est touché. L’origine remonte à une opération du ménisque subie en 2007. Depuis, petit à petit, le cartilage s’est abîmé.

Vous avez manqué les deux derniers matches avant la pause hivernale. Depuis quand ressentez-vous des douleurs?

Cela fait déjà deux ou trois ans que je souffre de petites gênes, qui venaient et repartaient aussitôt. Puis, l’été dernier, les douleurs se sont intensifiées. J’ai alors suivi un traitement, qui a bien fonctionné jusqu’à fin novembre. Les choses se sont dégradées ensuite, en particulier lors de notre défaite 4-1 contre Bâle, à la Pontaise (ndlr: le 2 décembre), un match lors duquel on est passés à côté et moi, je ne me sentais pas bien. C’est la première fois que mes soucis au genou influençaient mes performances. Je suis alors entré dans un cycle durant lequel j’ai essayé de m’entraîner et, à chaque fois, je devais retourner aux vestiaires après vingt minutes. Ce qui explique pourquoi j’ai manqué les rencontres suivantes.

Avez-vous tout de même pu vous préparer durant la trêve?

On a pensé que les vacances me feraient du bien. J’ai repris l’entraînement début janvier, après trois semaines de repos, et les douleurs ont réapparu après deux entraînements. Il faut dire qu’à cette période, on change régulièrement de surface et on se retrouve parfois sur des synthétiques de la vieille génération. J’ai à nouveau stoppé, avant de me rendre en camp en Espagne avec l’équipe, durant lequel j’ai passé du temps à la physio pour renforcer mes cuisses. Puis, au retour, je me suis rendu chez un spécialiste à Berne, le même qui s’est occupé de Stan Wawrinka. Il a été cash: il m’a dit que si je voulais rejouer au foot, je devais être opéré.

Vous étiez-vous préparé à un tel verdict?

J’y avais réfléchi, mais je n’imaginais pas que ça arriverait aussi abruptement. L’intervention aura lieu courant février, puis j’en aurai pour huit mois à un an de convalescence. Je pense que pour revenir à 100%, il me faudra attendre 2019.

Jusqu’à quand court votre contrat?

Je suis lié au LS jusqu’en juin 2019, avec option de chaque côté.

Dans le contexte actuel, avec un club plus ambitieux, ne craignez-vous pas d’être relégué loin sur le banc?

Ce n’est pas ma préoccupation actuelle. Ma priorité est de me remettre totalement. Evidemment, à mon retour, ce sera difficile. Mais j’ai confiance en mes qualités, et je verrai alors à quoi en est l’équipe, quelles sont les ambitions. Je sais que si je reviens en forme, j’aurai les capacités de m’imposer à nouveau.

Avez-vous eu des contacts avec les nouveaux dirigeants?

Le président David Thompson, s’est présenté à l’équipe, mais il ne s’est pas encore entretenu individuellement avec les joueurs.

Comment vous est présenté le projet?

Ce que nous savons, les médias le savent aussi. Le président nous a simplement affirmé qu’il était ravi d’être ici et qu’il y avait le potentiel pour accomplir de belles choses.

Dans le vestiaire, ressentez-vous un nouvel élan poindre?

Oui, on voit notamment qu’il y a plus de moyens. Par exemple, le conseil des joueurs dont je fais partie a réussi à obtenir du matériel de soin et des machines de musculation en quelques semaines, alors qu’on nous les avait toujours refusés par le passé. Cela se constate aussi avec les transferts réalisés: Lausanne capable d’engager le co-meilleur buteur du championnat (ndlr: Simone Rapp), c’était quelque chose d’impensable il y a peu! On sent que le projet est intéressant et on veut tous en faire partie. On se réjouit des prochains matches et des échéances à venir pour voir où on se situe.

Pablo Iglesias vient d’être engagé comme directeur sportif. Le connaissiez-vous?

Depuis longtemps; mes 13 ans en fait. Il s’occupait alors de la sélection vaudoise M13, dont il était le responsable technique. Il a été l’un de mes formateurs. Typiquement, la défense en zone, c’est lui qui me l’a apprise, avec un beamer et des petits ronds qui se déplaçaient. On ne s’est pas souvent croisés depuis, mais on entretient de très bons rapports.

Le nouveau stade de la Tuilière est en construction. Vous y êtes-vous rendu?

Non, pas encore. Ni en équipe, ni seul, d’ailleurs. Peut-être est-ce encore un peu tôt. Je me souviens que quand je jouais à Bienne et que le stade était en chantier, on y allait tous les trois mois.

Que pensez-vous de la décision de finalement installer de l’herbe?

C’est une bonne nouvelle, et ce sera encore plus beau ainsi, avec une pelouse naturelle. J’aime beaucoup le synthétique, qui permet de s’entraîner dans de bonnes conditions durant l’hiver, mais il faut aussi reconnaître que cela dénature le jeu. Sur une pelouse artificielle, ce n’est pas du tout le même football. Parfois, c’en devient du flipper. Et puis, ça donne un gros avantage à l’équipe qui reçoit, habituée aux conditions. Lorsque j’évoluais à Thoune, on avait connu une saison durant laquelle on avait gagné la quasi totalité de nos points à la maison.

Comment évaluez-vous les nouveaux arrivés au LS?

Hormis Enzo Zidane, ce sont tous des joueurs que je connaissais avant. Rapp est probablement le meilleur attaquant dans le jeu aérien en Super League et Fransson est très complet. Il faudra leur laisser du temps pour s’imprégner de la philosophie de jeu du LS, mais ils ont déjà montré des choses intéressantes et ce sont de bonnes personnes.

Avec votre défection, il ne reste plus que quatre véritables défenseurs dans l’effectif…

Le club va certainement en engager un ou deux, mais le marché d’hiver est hyper verrouillé, ce qui limite les choix.

Finalement, que pensez-vous de la revisite du blason du club?

Pour être honnête, ça m’embête un peu, dans le sens où avant de devenir joueur au LS, j’en étais un supporter. Le logo constitue le premier symbole d’un club. Cela dit, je conçois tout à fait que celui qui paie décide. Au final, en tant que joueur, je n’ai rien à dire et, sur le terrain, cela ne changera rien au fait que je vais tout donner pour Lausanne.

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01 fév 2018

«C’est ici que je vais gagner contre la maladie»

«C’est ici que je vais gagner contre la maladie»Yverdon-les-Bains –  A 40 ans, Antonella Caruso souffre d’un cancer du sein, mais elle ne veut surtout pas se laisser abattre. L’Yverdonnoise organise une soirée techno aux Citrons masqués, en faveur de la Ligue vaudoise contre le cancer.

Le 23 décembre 2016, le monde d’Antonella Caruso s’écroule. Son médecin lui diagnostique un cancer du sein invasif de stade 3, sur une échelle qui en comporte quatre. Pour l’Yverdonnoise, une femme de 39 ans dynamique, sportive et à la vie sociale bien remplie, le sentiment qui prévaut, à ce moment-là, c’est la solitude.

«Les gens s’éloignent lorsqu’on est malade. Maintenant, je suis entourée de peu de personnes, mais leur soutien est important.»

Un peu plus d’un an après le diagnostic, le crabe -en latin le mot cancer désigne cet animal- dévore toujours le corps d’Antonella Caruso, qui raconte les débuts de sa maladie avec émotion.

Antonella Caruso. © Michel Duperrex

Antonella Caruso. © Michel Duperrex

«J’ai subi une mastectomie (ndlr: l’enlèvement chirurgical d’un sein) en janvier 2017, mais je ne me sens pas plus différente qu’avant, je suis toujours une femme», souligne-t-elle haut et fort. L’année de ses 40 ans, les médecins lui enlèvent également des ganglions lymphatiques atteints par des cellules cancéreuses.

En plus de ces interventions chirurgicales, elle suit plusieurs traitements, dont des séances intenses de chimiothérapie.

Pourtant, même si elle est encore malade aujourd’hui, Antonella Caruso refuse que le crabe prenne le dessus et remporte la lutte. «C’est à Yverdon-les-Bains que j’ai perdu mes cheveux, dans cette ville que j’ai combattu contre la maladie et c’est ici que je vais gagner.»

Le duel le plus compliqué

Cette phrase en dit long sur la force intérieure et le courage de la vice-championne italienne 2013 de kung-fu Shaolin, un art-martial chinois créé dans un monastère, et qu’elle a pratiqué pendant des années.

Après avoir remporté plusieurs combats dans le cadre de son activité sportive, elle se livre actuellement au duel le plus compliqué de sa vie. Une lutte que son père a perdue il y a quatre ans, et que sa mère, qui souffre d’un cancer de la gorge, mène en même temps qu’elle.

Née à Sainte-Croix, Antonella Caruso a beaucoup voyagé, avant de s’installer à Yverdon-les-Bains, il y a quatre ans. Passionnée de musique, en particulier de techno, elle a travaillé dans l’événementiel, et a organisé plusieurs manifestations liées à ce style musical en Suisse.

La techno du cœur

La soirée, qui aura lieu aux Citrons Masqués, le vendredi 9 février (lire encadré ci-dessous), proposera, un nouveau style: la techno du cœur. «La musique touche tout le monde. J’ai envie d’amener les Yverdonnois à réfléchir, mais aussi de remercier la région pour ses très bonnes infrastructures hôspitalières.»

Sur l’affiche qui promeut la «Techno night», on retrouve les deux symboles du cancer du sein: le crabe et le ruban rose. Mais ce qu’Antonella Caruso veut avant tout, c’est que les gens passent un bon moment. «Danser, donnons, gagnons.» Telle est la phrase qui résume l’objectif de cette soirée festive, dont chaque centime des bénéfices sera reversé à la Ligue vaudoise contre le cancer (LVC).

Même si l’Yverdonnoise a dû être hospitalisée à cause d’une rechute -elle était encore à l’hôpital hier-, elle promet qu’elle sera présente à la soirée qui aura lieu la semaine prochaine. «Je viendrai coûte que coûte, même s’il faut que je sois en chaise roulante.»

 

Une «Techno night» aux Citrons Masqués

Soirée pour la bonne cause

Plusieurs DJs locaux seront au rendez-vous le vendredi 9 février, aux Citrons Masqués, à Yverdon-les-Bains,  pour des sets techno qui feront danser les participants jusqu’au bout de la nuit.

Antonella Caruso, initiatrice et organisatrice principale de cette soirée en faveur de la Ligue vaudoise contre le cancer (LVC), espère que le public viendra nombreux, pour la bonne cause. G. Aa n

«All together event – Techno night», le 9 février de 21h à 5h, aux Citrons Masqués.

Entrée: 20 francs. Vestiaire: 2 francs. Interdit aux moins de 18 ans. Possibilité de faire des dons en faveur de la LVC.

 

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01 fév 2018

«C’est ici que je vais gagner contre la maladie»

«C’est ici que je vais gagner contre la maladie»Yverdon-les-Bains – A 40 ans, Antonella Caruso souffre d’un cancer du sein, mais elle ne veut surtout pas se laisser abattre. L’Yverdonnoise organise une soirée techno aux Citrons masqués, en faveur de la Ligue vaudoise contre le cancer.

Le 23 décembre 2016, le monde d’Antonella Caruso s’écroule. Son médecin lui diagnostique un cancer du sein invasif de stade 3, sur une échelle qui en comporte quatre. Pour l’Yverdonnoise, une femme de 39 ans dynamique, sportive et à la vie sociale bien remplie, le sentiment qui prévaut, à ce moment-là, c’est la solitude.

«Les gens s’éloignent lorsqu’on est malade. Maintenant, je suis entourée de peu de personnes, mais leur soutien est important.»

Un peu plus d’un an après le diagnostic, le crabe -en latin le mot cancer désigne cet animal- dévore toujours le corps d’Antonella Caruso, qui raconte les débuts de sa maladie avec émotion.

Antonella Caruso. © Michel Duperrex

Antonella Caruso. © Michel Duperrex

«J’ai subi une mastectomie (ndlr: l’enlèvement chirurgical d’un sein) en janvier 2017, mais je ne me sens pas plus différente qu’avant, je suis toujours une femme», souligne-t-elle haut et fort. L’année de ses 40 ans, les médecins lui enlèvent également des ganglions lymphatiques atteints par des cellules cancéreuses.

En plus de ces interventions chirurgicales, elle suit plusieurs traitements, dont des séances intenses de chimiothérapie.

Pourtant, même si elle est encore malade aujourd’hui, Antonella Caruso refuse que le crabe prenne le dessus et remporte la lutte. «C’est à Yverdon-les-Bains que j’ai perdu mes cheveux, dans cette ville que j’ai combattu contre la maladie et c’est ici que je vais gagner.»

Le duel le plus compliqué

Cette phrase en dit long sur la force intérieure et le courage de la vice-championne italienne 2013 de kung-fu Shaolin, un art-martial chinois créé dans un monastère, et qu’elle a pratiqué pendant des années.

Après avoir remporté plusieurs combats dans le cadre de son activité sportive, elle se livre actuellement au duel le plus compliqué de sa vie. Une lutte que son père a perdue il y a quatre ans, et que sa mère, qui souffre d’un cancer de la gorge, mène en même temps qu’elle.

Née à Sainte-Croix, Antonella Caruso a beaucoup voyagé, avant de s’installer à Yverdon-les-Bains, il y a quatre ans. Passionnée de musique, en particulier de techno, elle a travaillé dans l’événementiel, et a organisé plusieurs manifestations liées à ce style musical en Suisse.

La techno du cœur

La soirée, qui aura lieu aux Citrons Masqués, le vendredi 9 février (lire encadré ci-dessous), proposera, un nouveau style: la techno du cœur. «La musique touche tout le monde. J’ai envie d’amener les Yverdonnois à réfléchir, mais aussi de remercier la région pour ses très bonnes infrastructures hôspitalières.»

Sur l’affiche qui promeut la «Techno night», on retrouve les deux symboles du cancer du sein: le crabe et le ruban rose. Mais ce qu’Antonella Caruso veut avant tout, c’est que les gens passent un bon moment. «Danser, donnons, gagnons.» Telle est la phrase qui résume l’objectif de cette soirée festive, dont chaque centime des bénéfices sera reversé à la Ligue vaudoise contre le cancer (LVC).

Même si l’Yverdonnoise a dû être hospitalisée à cause d’une rechute -elle était encore à l’hôpital hier-, elle promet qu’elle sera présente à la soirée qui aura lieu la semaine prochaine. «Je viendrai coûte que coûte, même s’il faut que je sois en chaise roulante.»

 

Une «Techno night» aux Citrons Masqués

Soirée pour la bonne cause

Plusieurs DJs locaux seront au rendez-vous le vendredi 9 février, aux Citrons Masqués, à Yverdon-les-Bains, pour des sets techno qui feront danser les participants jusqu’au bout de la nuit.

Antonella Caruso, initiatrice et organisatrice principale de cette soirée en faveur de la Ligue vaudoise contre le cancer (LVC), espère que le public viendra nombreux, pour la bonne cause. G. Aa n

«All together event – Techno night», le 9 février de 21h à 5h, aux Citrons Masqués.

Entrée: 20 francs. Vestiaire: 2 francs. Interdit aux moins de 18 ans. Possibilité de faire des dons en faveur de la LVC.

 

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01 fév 2018

«C’est ici que je vais gagner contre la maladie»

Yverdon-les-Bains –  A 40 ans, Antonella Caruso souffre d’un cancer du sein, mais elle ne veut surtout pas se laisser abattre. L’Yverdonnoise organise une soirée techno aux Citrons masqués, en faveur de la Ligue vaudoise contre le cancer.

Le 23 décembre 2016, le monde d’Antonella Caruso s’écroule. Son médecin lui diagnostique un cancer du sein invasif de stade 3, sur une échelle qui en comporte quatre. Pour l’Yverdonnoise, une femme de 39 ans dynamique, sportive et à la vie sociale bien remplie, le sentiment qui prévaut, à ce moment-là, c’est la solitude.

«Les gens s’éloignent lorsqu’on est malade. Maintenant, je suis entourée de peu de personnes, mais leur soutien est important.»

Antonella Caruso nous a accueilli à son domicile, à Yverdon-les-Bains. Preuve de sa détermination et de sa volonté de garder les idées claires pour parler de sa soirée, le regard tourné vers l’avenir, elle a attendu la fin de l’interview pour prendre une dose de morphine, soulageant sa douleur. ©Michel Duperrex

Antonella Caruso nous a accueilli à son domicile, à Yverdon-les-Bains. Preuve de sa détermination et de sa volonté de garder les idées claires pour parler de sa soirée, le regard tourné vers l’avenir, elle a attendu la fin de l’interview pour prendre une dose de morphine, soulageant sa douleur.©Michel Duperrex

Un peu plus d’un an après le diagnostic, le crabe -en latin le mot cancer désigne cet animal- dévore toujours le corps d’Antonella Caruso, qui raconte les débuts de sa maladie avec émotion.

«J’ai subi une mastectomie (ndlr: l’enlèvement chirurgical d’un sein) en janvier 2017, mais je ne me sens pas plus différente qu’avant, je suis toujours une femme», souligne-t-elle haut et fort. L’année de ses 40 ans, les médecins lui enlèvent également des ganglions lymphatiques atteints par des cellules cancéreuses.

En plus de ces interventions chirurgicales, elle suit plusieurs traitements, dont des séances intenses de chimiothérapie.

Pourtant, même si elle est encore malade aujourd’hui, Antonella Caruso refuse que le crabe prenne le dessus et remporte la lutte. «C’est à Yverdon-les-Bains que j’ai perdu mes cheveux, dans cette ville que j’ai combattu contre la maladie et c’est ici que je vais gagner.»

Le duel le plus compliqué

Cette phrase en dit long sur la force intérieure et le courage de la vice-championne italienne 2013 de kung-fu Shaolin, un art-martial chinois créé dans un monastère, et qu’elle a pratiqué pendant des années.

Après avoir remporté plusieurs combats dans le cadre de son activité sportive, elle se livre actuellement au duel le plus compliqué de sa vie. Une lutte que son père a perdue il y a quatre ans, et que sa mère, qui souffre d’un cancer de la gorge, mène en même temps qu’elle.

Née à Sainte-Croix, Antonella Caruso a beaucoup voyagé, avant de s’installer à Yverdon-les-Bains, il y a quatre ans. Passionnée de musique, en particulier de techno, elle a travaillé dans l’événementiel, et a organisé plusieurs manifestations liées à ce style musical en Suisse.

La techno du cœur

La soirée, qui aura lieu aux Citrons Masqués, le vendredi 9 février (lire encadré ci-dessous), proposera, un nouveau style: la techno du cœur. «La musique touche tout le monde. J’ai envie d’amener les Yverdonnois à réfléchir, mais aussi de remercier la région pour ses très bonnes infrastructures hôspitalières.»

Sur l’affiche qui promeut la «Techno night», on retrouve les deux symboles du cancer du sein: le crabe et le ruban rose. Mais ce qu’Antonella Caruso veut avant tout, c’est que les gens passent un bon moment. «Danser, donnons, gagnons.» Telle est la phrase qui résume l’objectif de cette soirée festive, dont chaque centime des bénéfices sera reversé à la Ligue vaudoise contre le cancer (LVC).

Antonella Caruso. © Michel Duperrex

Antonella Caruso. © Michel Duperrex

Même si l’Yverdonnoise a dû être hospitalisée à cause d’une rechute -elle était encore à l’hôpital hier-, elle promet qu’elle sera présente à la soirée qui aura lieu la semaine prochaine. «Je viendrai coûte que coûte, même s’il faut que je sois en chaise roulante.»

 

Une «Techno night» aux Citrons Masqués

Soirée pour la bonne cause

Plusieurs DJs locaux seront au rendez-vous le vendredi 9 février, aux Citrons Masqués, à Yverdon-les-Bains,  pour des sets techno qui feront danser les participants jusqu’au bout de la nuit.

Antonella Caruso, initiatrice et organisatrice principale de cette soirée en faveur de la Ligue vaudoise contre le cancer (LVC), espère que le public viendra nombreux, pour la bonne cause. G. Aa n

«All together event – Techno night», le 9 février de 21h à 5h, aux Citrons Masqués.

Entrée: 20 francs. Vestiaire: 2 francs. Interdit aux moins de 18 ans. Possibilité de faire des dons en faveur de la LVC.

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