Les News de Nord Vaudois - juillet 2016

En collaboration avec le journal La Région.

30 avr 2018

YS joue aux cowboys et aux indiens

De la folie à l’ennui, et inversement: Yverdon Sport a gagné un match spécial, samedi contre Old Boys, s’imposant 4-3 après avoir pourtant mené 3-0. Le public et les acteurs ont tremblé jusqu’au bout.

Après un quart d’heure de jeu, et alors qu’Yverdon Sport menait 3-0, on imaginait écrire que les Old Boys faisaient leur âge. Ils portaient bien leur nom sur le terrain, à ce moment-là – et avaient fait leur temps en Promotion League, le club ayant demandé à être rétrogradé au terme de la saison. Car les Bâlois ont non seulement enfilé leur traditionnel costume rayé jaune et noir de Dalton, samedi au Stade Municipal, mais ils ont en plus croisé Lucky Luke sur le chemin, en la personne d’Allan Elouet. Plus rapide que son ombre, l’ailier d’YS a frappé à deux reprises aux 7e et 10e minutes de jeu. Un rien de temps avant que Djibril Cissé, dans le rôle du croque-mort de la célèbre bande dessinée, n’enfonce le clou et n’enterre les espoirs des visiteurs.

Croyait-on! Car le match s’est poursuivi sur un rythme que n’aurait pas nié Rantanplan jusqu’à ce que Joe Dalton – alias Onur Akbulut, capitaine d’Old Boys –  ne sorte son colt et ne décoche un coup de fusil dans la lucarne de Dany Da Silva (38e). Le début d’une nouvelle histoire qui s’est terminée sur le score de 4-3 en faveur d’indiens locaux qui, après avoir revisité la danse de la pluie pour célébrer leurs deux premiers buts, ont joué avec le feu.

Oh, ça n’a pas été la ruée vers l’or tout de suite, et il a fallu du temps, de l’ennui et des coups-francs pour que ça devienne le Far West dans les dernières minutes du match. Valentin «Averell» Mbarga a emmené les Rhénans à la conquête de l’Ouest. Il a rétabli la parité (72e et 76e) à l’affût dans les seize mètres, après deux balles arrêtées. Une phase de jeu qui a valu bien des tracas aux hommes d’Anthony Braizat, très mécontents de leur prestation. «On s’est contentés de ce score de 3-0, puis on a rien proposé de bon, reconnaissait le gardien d’YS Dany Da Silva. Dans ces conditions, il est tout à fait normal que nos adversaires soient revenus dans la rencontre.» Non, l’égalisation n’avait rien d’un hold-up.

Le bourreau et le shérif

Yverdon Sport avait toutefois  quelques cartouches en réserve, dont le bourreau Quentin Rushenguziminega, replacé en pointe à la sortie de Djibril Cissé dix minutes plus tôt. C’est lui qui a obtenu et transformé le penalty de la victoire pour les Yverdonnois, appliquant une couche de goudron et de plumes aux futurs bannis de Promotion League. Ce qui aurait dû suffire à clore les débats.

C’était compter sans le classique retournement de situation final, quand Djamal Bindi a contré de la main un nouveau coup-franc d’Onur Akbulut: penalty. Le public a eu droit à son duel, sur le coup de la 90e, entre le «Joe Dalton» bâlois et Dany Da Silva. Face à face, les yeux dans les yeux. Le premier a dégainé et frappé fort vers sa gauche. Un tir que le shérif yverdonnois a détourné avec autorité. «Je voulais partir de l’autre côté, puis quand je l’ai vu s’élancer, j’ai changé d’avis», admettra le héros d’un récit qui n’a pas toujours été passionnant à suivre. Il y a parfois des longueurs dans les westerns. Heureusement, il reste les trois points et les spaghettis.

Yverdon Sport – Old Boys 4-3 (3-1)

Buts: 7e et 10e Eleouet 2-0; 15e Cissé 3-0; 38e Akbulut 3-1; 72e et 76e Mbarga 3-3; 82e Rushenguziminega, pen. 4-3.

Yverdon: Da Silva; Matukondolo, De Pierro, Marque, Tavares; Gudit (65e Lusuena), Bindi; Eleouet, Rushenguziminega, Gourmi (39e Deschenaux); Cissé (72e Caslei). Entraîneur: Anthony Braizat.

Old Boys: Fioux; Fleury, Limanaj, Sevinç, Fischer; Asani (58e Mushkolaj), Korkmaz; Rietmann, Akbulut, Ahmeti (65e Mbarga); Gomes (70e Shillova). Entraîneur: Aziz Sayilir.

Notes: Stade Municipal, 417 spectateurs. Arbitrage d’Alessandro Dudic, qui avertit Ahmeti (13e, jeu dur), Akbulut (55e, jeu dur), Gudit (64e, faute d’antijeu), Marque (75e, jeu dur), Rietmann (77e, jeu dur), Fioux (81e, faute grossière), Bindi (89e, main).

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30 avr 2018

Les festivaliers en ont eu plein la vue

La 26e édition du Baleinev Festival a réuni environ 1000 visiteurs vendredi, sur le site de Cheseaux-Noréaz de la HEIG-VD.

Evoquer les festivals sans penser au Baleinev, c’est un peu comme faire une liste des centres thermaux romands en excluant celui d’Yverdon-les-Bains.

Les festivaliers sont venus nombreux sur le site de Cheseaux-Noréaz de la HEIG-VD. ©Michel Duvoisin

Les festivaliers sont venus nombreux sur le site de Cheseaux-Noréaz de la HEIG-VD. ©Michel Duvoisin

D’ailleurs, la 26e édition de la manifestation a connu un beau succès, vendredi, puisqu’elle a réuni environ 1000 personnes. Les organisateurs de l’événement – des étudiants et des collaborateurs de la HEIG-VD qui travaillent bénévolement – ont proposé trois espaces musicaux. Une scène extérieure dédiée au rock et au blues, avec une touche de ska punk et de folk-country. La «scène du Hall», axée sur la musique élecronique avec des influences hip-hop et rap. Et «E03», où l’ambiance était plus intimiste et orientée techno.

KT Gorique, une rappeuse d'origine ivoirienne et italienne, basée actuellement à Sion, a enflammé la "scène du Hall" du Baleinev Festival. ©Michel Duvoisin

KT Gorique, une rappeuse d’origine ivoirienne et italienne, basée actuellement à Sion, a enflammé la “scène du Hall” du Baleinev Festival. ©Michel Duvoisin

En plus de pouvoir assister aux concerts des 13 artistes présents, les visiteurs ont pu s’amuser avec Pimp My Wall, un projet de classe lancé lors de l’édition 2013 et transformé depuis en start-up. Ce dernier interagit avec des écrans dispersés à travers tout le festival par le biais du smartphone ou des mains des utilisateurs.

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30 avr 2018

La Thièle dormira sur un lit double

Yverdon-les-Bains – L’Etat de Vaud et la Cité thermale ont officiellement lancé vendredi le début des travaux de renaturation et de sécurisation du cours d’eau. Le chantier, estimé à près de 20 millions de francs, devrait durer deux ans.

Malgré la chaleur de ces jours, tout le monde n’a pas oublié les inondations qui ont perturbé le Nord vaudois en janvier dernier. «La Thièle a prouvé à plusieurs reprises qu’elle n’avait rien d’un long fleuve tranquille, a  rappelé la conseillère d’Etat Jacqueline de Quattro. Les très fortes précipitations que nous avons connues cet hiver ont engendré une hausse du niveau de la rivière et elles ont démontré que les limites du système étaient atteintes.» Grâce à l’arrivée des beaux jours, le Canton et la Cité thermale ont lancé officiellement vendredi des mesures de sécurisation du cours d’eau.

Si la cheffe du Département du territoire et de l’environnement s’est déplacée jusque sur les digues situées à côté de l’aérodrome d’Yverdon-les-Bains, ce n’est pas pour présenter un petit projet. Le chantier s’étend sur trois km et prévoit de doubler la largeur du lit du cours d’eau sur 1,8 km  et de réhausser les berges sur 1,2 km entre le pont Rouge et le pont Curtil-Maillet, ainsi que le long du Canal du Déversoir. Les travaux sont «d’une ampleur inégalée dans le canton», selon Jacqueline de Quattro, et sont estimés à 18,5 millions de francs, financés à hauteur de 75% par la Confédération et de 20% par le Canton. La capitale du Nord vaudois, elle, y a mis quelque 925 000 francs de sa poche.

Aménagements nécessaires

«Vous allez me dire: on ne voit pas le problème, l’eau coule tranquillement, investir près de 20 millions ça fait beaucoup… Mais en janvier, on n’était pas loin de la catastrophe, rappelle la ministre. La Thièle n’a pas débordé, mais on a vu que l’eau filtrait par les digues.»

Concrètement, le point le plus faible est situé entre le pont Rouge et la limite communale, représentée par la ligne de peupliers. C’est pourquoi, à cet endroit, il est prévu de rehausser la digue droite, bordant le chemin de l’Aérodrome, et d’élargir le lit de la rivière de 15 mètres, sur la rive gauche, pour atteindre une largeur totale de plus de 30 mètres. En parallèle, des palplanches seront installées à l’intérieur des digues pour assurer leur étanchéité. «La Thièle sera sécurisée pour les siècles à venir», commente Philippe Hohl, chef de la division ressources en eau et économie hydraulique à la Direction générale de l’environnement.

Des travaux préparatoires (dégrapage de la terre végétale sur la digue gauche et abattage de 280 arbres) ont déjà commencé en vue de l’élargissement de la Thièle. © Christelle Maillard

Des travaux préparatoires (dégrapage de la terre végétale sur la digue gauche et abattage de 280 arbres) ont déjà commencé en vue de l’élargissement de la Thièle. © Christelle Maillard

En plus de sécuriser le flux, ces travaux permettront de renaturer la Thièle. «Elle sera toujours en ligne droite, car cela permet de donner une structure et d’éviter une faiblesse des digues, mais il y aura plus de place pour une dynamique naturelle entre les deux rives», explique le spécialiste. C’est donc le lit de la rivière qui va être aménagé différemment pour permettre notamment à l’ombre commun de réinvestir ce cours d’eau quasi abandonné par les poissons.

L’accent sur la biodiversité atteindra également les berges, puisqu’un panachage de prairies, et de plantations de buissons et d’arbres indigènes y seront éparpillés. Ce qui bénéficiera non seulement aux animaux, tels que le muscardin et le tarier pâtre (oiseau), mais aussi à la population qui pourra, elle aussi, se réapproprier cet espace pour se ressourcer, souligne encore l’élue PLR.

Avant d’ajouter: «Nous n’avons pas envie de voir ces travaux s’étaler sur dix ans. Nous avons prévu leur fin en juillet 2020, car on ne sait jamais quand la prochaine catastrophe naturelle se reproduira.» Une date dont le syndic n’avait visiblement pas connaissance. «On m’avait dit que les travaux allaient durer entre trois et quatre ans, mais j’ai pris acte que cela pourrait ne durer que deux ans!», a rétorqué Jean-Daniel Carrard avec le sourire.


«Cela fait plus de 25 ans qu’on attend ces travaux»

Elargir la Thièle signifie aussi exproprier le propriétaire des terres agricoles de la rive gauche et empiéter, le temps des travaux, sur celles de la rive droite. Comment ceux-ci voient-ils ce chantier? «Mes champs formaient un lac ce début de printemps, souligne Roger Freymond, agriculteur sur la rive droite, qui se réjouit tout en attendant de voir comme le rivière va réagir avec la première crue. Mon assurance grêle ne veut plus me couvrir depuis des années à cause des inondations tant que rien n’est mis en place. Alors j’espère qu’on pourra bientôt rediscuter…»

La conseillère d’Etat Jacqueline de Quattro et le syndic d’Yverdon-les-Bains Jean-Daniel Carrard ont signé les plans avant de les enterrer.

La conseillère d’Etat Jacqueline de Quattro et le syndic d’Yverdon-les-Bains Jean-Daniel Carrard ont signé les plans avant de les enterrer. © Christelle Maillard

Du côté de son voisin de rive, le maraîcher Willy Stoll, il n’y a pas de doute: «Ça ne peut pas être pire! Je vois ces travaux d’un bon œil. Cela fait plus de 25 ans qu’on les demande. On a déjà perdu des millions à cause des inondations, alors même si on perd environ quatorze hectares durant les travaux et un an de culture, il faut aussi qu’on y mettre du nôtre.»

Pragmatiques, les agriculteurs ont demandé à ce que des stations de pompage soient installées – à leurs frais toutefois – pour évacuer l’eau en cas d’inondation, car les digues étanches ne laisseront pas redescendre l’eau dans la rivière avec la décrue. «Sur la rive droite il y aura une pompe pour remettre l’eau des champs dans la Thièle, explique Philippe Hohl. Sur la rive gauche, en revanche, il existe un projet, qui n’a pas encore été validé, pour qu’une pompe puise dans la rivière pour arroser les champs.»

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27 avr 2018

Une belle surprise belge à l’arrivée à Yverdon

La deuxième étape du Tour de Romandie a été enlevée en solitaire, et en patron, par Thomas de Gendt, qui a damé le pion aux sprinters, hier.

Thomas De Gendt a surpris son monde et les équipes de sprinters, hier à Yverdon, en remportant l’étape partie de Delémont en solitaire. Le Belge de la Lotto Soudal a produit plus de quatre heures d’effort pour s’imposer avec 2’04 d’avance sur le peloton. Il s’est débarrassé de son ultime compagnon, l’Américain Nathan Brown, dans la côte de Cuarny, à 24 kilomètres de l’arrivée. Le maillot jaune de leader est resté sur les épaules du Slovène Primoz Roglic (Lotto-Jumbo).

Du côté de la patinoire, l’aire d’arrivée s’est bien remplie dès 16h, quelques minutes avant le premier passage des trois échappés. Ceux-ci ont alors traversé la rue de l’Arsenal avec plus de cinq minutes d’avance sur le gros de la troupe: largement assez pour avaler les 34 derniers kilomètres sans se faire reprendre. En observateur avisé, Michael Randin – champion de Suisse juniors en 2003 et élite cinq ans plus tard – ne se disait pas étonné par le déroulement de la course. «Vu comme les trois hommes collaboraient dans la descente depuis Sainte-Croix et compte tenu de l’écart, il était clair que l’un d’entre eux pouvait aller au bout, ce d’autant plus que le tracé sinueux dans la boucle finale ne favorise pas le peloton, analysait l’Urbigène, parmi la foule des spectateurs. Et puis, au Tour de Romandie, compte tenu des parcours vallonnés, il n’est pas rare que des échappées arrivent au bout.»

Wyss: «Ça a roulé vite»

Seule l’équipe Bahrain – Merida a véritablement travaillé pour tenter de revenir. En vain. A l’arrivée, Danilo Wyss tenait un discours proche de celui de son ancien camarade au VC Orbe: «Ça a été super rapide, avec un groupe d’échappés forts. Dès le col des Etroits, il était clair que ça n’allait pas revenir sur De Gendt, un vrai spécialiste de ce genre de coups», commentait le coureur de la BMC, qui pensait déjà à la suite des opérations: «Je vais tâcher d’économiser des forces lors du contre-la-montre en côte entre Ollon et Villars (ndlr: celui-ci a lieu aujourd’hui), car il y aura du travail samedi (ndlr: pour la grosse étape de montagne en Valais). Richie Porte semble se sentir très bien et la course sera difficile à contrôler.» Et le leader de la formation américano-suisse aura un tour à gagner.

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27 avr 2018

Un nouveau gazomètre en fonction

Chavornay –  La société Axpo Kompogas a officiellement inauguré hier son nouveau réservoir à biogaz. Une installation qui vaut près de 1,3 million de francs.

Il est dodu, il est haut de quinze mètres et mesure 24 mètres de diamètre. Ce nouveau dôme métallique installé au milieu des champs à Chavornay a été présenté hier par la société Axpo Kompogas, spécialisée dans la valorisation des déchets organiques, y compris alimentaires, en biogaz ainsi qu’en engrais. Ce réservoir, mis en service en février dernier, permet à l’entreprise locale de stocker dans sa partie inférieure quelque 4000 m3 d’engrais liquide et dans la partie supérieure, appelée gazomètre, 1500 m3 de biogaz. Il permet d’avoir un stock de déchets à valoriser même en période de vache maigre et donc d’assurer une production d’électricité constante.

Selon Raphael Bapst, responsable romand Biomasse, et Denis Kobler, responsable des exploitations en Suisse romande, le réservoir est utile mais pas rentable. © Christelle Maillard

Selon Raphael Bapst, responsable romand Biomasse, et Denis Kobler, responsable des exploitations en Suisse romande, le réservoir est utile mais pas rentable. © Christelle Maillard

«La Confédération a édicté une nouvelle norme qui stipule que les sites d’exploitation de méthanisation comme celui de Chavornay doivent disposer d’une capacité de stockage correspondant à cinq mois de production. Donc on n’avait pas vraiment le choix, explique Denis Kopler, responsable des exploitations d’Axpo Kompogas en Suisse romande, en précisant avoir reçu 76 000 francs de subventions sur les 1,3 million de francs que coûte le projet. Et comme on devait construire, on a décidé d’ajouter un étage pour stoker du gaz.»

Si la facture a été aussi lourde, c’est parce que la société a dû employer des moyens de démolition et de construction peu invasifs. «Si on n’avait pas fait ça, les animaux qui vivent juste à côté de l’installation (ndlr: il y a une porcherie, les tortues du centre Emys, les perches de Percitech ainsi qu’une batterie de poules), n’auraient pas survécu», suppose le responsable qui a été très attentif aux demandes et besoins de ses voisins.

En chiffres: 

  • 1  – Une peau de banane valorisée équivaut à une heure d’électricité ou à la quantité d’essence pour rouler sur un km.
  • 20 – Comme le nombre de jours nécessaires pour transformer, à l’aide d’un digesteur chauffé à 55 degrés, des déchets compostables en engrais et en gaz.
  • 22 000 – Tonnes de biodéchets sont traités chaque année à Chavornay pour être transformés en 10 000 tonnes d’engrais liquide et en 8500 tonnes de digestat solide.

 

 

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27 avr 2018

L’école Hãora met la clé sous la porte

Yverdon-les-Bains – L’établissement privé, spécialisé dans la scolarisation d’enfants à haut potentiel, a annoncé mercredi sa fermeture définitive.

«C’est avec tristesse que nous devons annoncer la fermeture de notre école au 8 mai en raison de sa mise en faillite», a indiqué mercredi Olivier Requet, président de l’association Hãora hauts potentiels d’Yverdon-les-Bains (hãora signifiant oxygène en maori), dans une note destinée aux parents d’élèves.

Inauguré en août 2014, l’établissement accueille actuellement 23 enfants à besoins spécifiques fribourgeois, neuchâtelois et vaudois, dont trois établis dans la région, qui devront donc rapidement être replacés. Reste à savoir où. Le Canton de Vaud est sur le point d’envoyer une lettre à tous les parents concernés pour les informer de leur devoir de scolariser leurs enfants et de la possibilité de les inscrire dès le 9 mai dans l’établissement scolaire public le plus proche de leur domicile. «Le Département de la formation, de la jeunesse et de la culture (DFJC) travaille en bonne entente avec les dirigeants de l’école Hãora pour offrir une solution d’intégration immédiate et harmonieuse aux élèves vaudois concernés. Après, c’est aux parents de choisir entre l’école publique ou privée, voire éventuellement l’école à domicile», relève  François Modoux, porte-parole du DFJC.

Situées au rez-de-chaussée de l’aile 12 de l’ancienne usine Leclanché, les classes fermeront officiellement leurs portes le 8 mai. © Michel Duperrex

Situées au rez-de-chaussée de l’aile 12 de l’ancienne usine Leclanché, les classes fermeront officiellement leurs portes le 8 mai. © Michel Duperrex

Les membres de l’association Hãora ont tout tenté avant d’annoncer la faillite de leur établissement: «Comme le nombre d’élèves était fluctuant et que l’école était uniquement financée par les écolages que nous avons tenu à rendre abordables, cela a toujours été difficile de boucler un budget, explique Olivier Requet. Nous sommes donc allés taper à la porte de nombreuses fondations, de l’Etat et même du public mais au bout d’un moment, il faut dire stop.» La dernière tentative a été le lancement d’un crowdfunding en octobre 2017. A cette occasion, les élèves ont préparé une vidéo pour expliquer ce que représente Hãora pour eux en se comparant à des X-Men. Malgré leurs super-pouvoirs, ils n’ont pas réussi à récolter les 30 000 francs souhaités, ce qui correspond à près de trois ans d’écolage pour un jeune. Leur cagnotte n’a enregistré que 1980 francs de dons. Le financement participatif a donc été annulé.

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26 avr 2018

L’irréductible Liliane Milliet cuisine encore et toujours

La tenancière de l’Auberge du Cheval Blanc fête ses 40 ans à la tête de son établissement, l’un des derniers bistrots traditionnels vaudois dans la région, et n’est pas près de s’arrêter.

Nous sommes en 2018, 40 ans après que Liliane Milliet a repris les rênes de l’Auberge du Cheval Blanc. Tous les cafés-restaurants historiques d’Yverdon-les-Bains et de ses alentours ont disparu petit à petit… Tous? Non! L’établissement basé aux Tuileries-de-Grandson résiste encore et toujours.

«Lilianix» la Nord-Vaudoise ne doit pas affronter des Romains, n’a pas à subir la voix épouvantable du barde Assurancetourix et n’a pas besoin de potion magique. Sa recette secrète? Sa passion! «Quand je me lève le matin, je suis contente. Le plaisir de pouvoir exercer ce travail est demeuré intact.»

Obélix est tombé dans la marmite du druide quand il était petit, Liliane Bolli – son nom de jeune fille – est tombée dans la casserole de la cuisine de l’Auberge du Cheval Blanc en 1978. Tout commence lorsque la Tessinoise d’origine, jeune diplômée en aide en pharmacie, qui habite alors à Chavannes-le-Chêne, quitte son mari et part avec ses quatre enfants en bas âge.

En 1977, alors qu’elle a 30 ans, elle décide de réorienter sa carrière professionnelle, en plus de sa vie privée. Pendant trois mois, elle jongle entre ses cours pratiques de cafetière à l’Hôtel de l’Ange, à Yverdon-les-Bains, son rôle de maman après ses journées de travail, et ses études, après s’être assurée que Marie-Claire, Dominique, Olivier et Patricia dormaient.

«Il y avait un garage à la place de cette cuisine»

Avec son diplôme de serveuse en poche, elle apprend par le biais de son assureur à Chavannes-le-Chêne, Marco Ansermier, que l’Auberge du Cheval Blanc est à reprendre. C’est le début d’une belle et longue aventure. «Quand je suis arrivée, il n’y avait pas de ventilation, une grande salle était à l’étage (ndlr: elle a été depuis remplacée par quatre chambres) et un garage se trouvait à la place de cette cuisine», précise-t-elle, démontrant ainsi l’étendue des travaux entrepris au fil des années.

Mais ce qui fait la force de l’établissement, au-delà de l’aspect matériel, c’est la convivialité et le sourire de Liliane qui contaminent d’entrée les clients. Même si des changements sont intervenus dans sa vie privée – elle est mariée depuis 23 ans avec Pierre-Alain Milliet –, le coup de foudre qu’elle a eu pour l’Auberge du Cheval Blanc ne s’est pas dissipé, et encore moins celui pour ses clients, devenus pour la plupart de bons amis.

De précieux contacts

D’ailleurs, le Grandsonnois Michel Cavalière, premier client de l’Auberge du Cheval Blanc, vient quasi quotidiennement rendre visite à Liliane Milliet, avec qui il partage volontiers un verre.

Si la tenancière ne devait retenir qu’un client parmi tous ceux qu’elle a rencontrés, c’est Pierre Gasser, qu’elle a connu bien avant qu’il ne devienne syndic. En 1982, elle s’est adressée au notaire, figure bien connue aujourd’hui encore à Grandson et au-delà, pour qu’elle puisse devenir propriétaire du bâtiment où siège son bistrot.

«Ce qui le caractérisait, c’était à la fois sa grande intelligence et son véritable amour pour les gens, se remémore Liliane Milliet. Quand il venait ici, il était souvent fatigué et on parlait longuement. Un jour, après une discussion, il m’a dit qu’il voulait écrire un livre sur moi, Mémoires d’une vieille cafetière, mais il est parti avant de pouvoir le faire», déplore, émue, celle qui a vu plusieurs de ses amis s’en aller souvent bien trop tôt.

Malgré la nostalgie, elle garde le regard tourné vers l’avenir et pense à la journée de lundi (lire ci-dessous). «Si Dieu me prête vie et santé, je serai toujours là. Quand je cuisine, je dis souvent que la viande ou les légumes sont cuits, mais nous pas encore!»

Une fête pour les 40 ans

Ce lundi, Liliane Milliet célébrera ses 40 ans en tant que tenancière de l’Auberge du Cheval Blanc avec un repas et une animation, pas uniquement réservés aux fidèles clients et amis de la Grandsonnoise, loin de là.

«Tout le monde est invité pour partager un dîner et passer une belle journée», annonce-t-elle. Au menu, du jambon à l’os avec des salades de pommes de terre et de haricots, offerts par la maison, raviront les papilles, et l’animation sera assurée par Philippe Befort.

Les personnes intéressées peuvent se rendre dès 11h à l’Auberge du Cheval Blanc, aux Tuileries-de-Grandson. Des bénévoles de Nez Rouge seront présents de 18h à 2h pour ramener les personnes qui ne se sentiraient pas en état de conduire.

 

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26 avr 2018

Un sprint est attendu à Yverdon

Le public se réunira dans le secteur de la patinoire, en cette fin d’après-midi, pour l’arrivée de la deuxième étape du Tour de Romandie.

Le peuple veut du spectacle? Il en aura aujourd’hui à Yverdon-les-Bains, quand tout un peloton dévalera la dernière ligne droite de la rue de l’Arsenal à 70 km/h pour franchir la ligne d’arrivée. «Les vrais sprinters sont comme des boxeurs poids lourds», a récemment déclaré «le gladiateur» Mario Cipollini, retraité du cyclisme depuis 2005 mais toujours aussi percutant à l’interview.

Cet après-midi, les Yverdonnois sont attendus en nombre dans le secteur de la patinoire pour le sprint attendu de la deuxième étape du Tour de Romandie. Celle qui emmènera le peloton de Delémont à la Cité thermale et sa rue de l’Arsenal parfaitement adaptée à une arrivée de masse. Les cyclistes passeront même deux fois sur la ligne d’arrivée: une première vers 16h30 – peut-être un peu plus tôt ou plus tard, selon l’allure de la course –, avant d’y revenir pour l’emballage final entre 17h10 et 17h30 environ (voir encadré consacré pour le parcours emprunté).

Place de fête

Tout le village d’arrivée du Tour sera installé dans le secteur pour l’occasion, avec écran géant pour suivre la course. Sur place, les spectacteurs pourront suivre le passage du «Petit Tour de Romandie» des jeunes, celui de la caravane du tour, puis celui des coureurs. Les curieux trouveront de quoi se restaurer – des foodtrucks sont prévus – et passer un bon moment dès 15h30 environ. A noter encore qu’un stand Agenda 21 et un autre de Pro Velo, avec un gymkhana à vélo auquel pourront s’exercer les enfants, seront tenus. La fête se poursuivra jusqu’aux environs de 19h. Les impressionnants camions des équipes seront stationnés au chemin des Bosquets. Tout les ingérdients habituels d’une arrivée réussie.

Dimanche dans le Nord vaudois

Le Tour de Romandie se terminera dimanche par l’ultime étape entre Mont-sur-Rolle et Genève. Une journée lors de laquelle le peloton traversera allègrement le Nord vaudois. Ainsi, des perturbations sont à attendre à La Praz – Juriens (11h25) – Romainmôtier – Croy – Bofflens – Agiez – Orbe – Mathod (11h43) – Ependes – Suchy – Corcelles/Chavornay – Vuarrens – Pailly – Oppens – La Tuilière – Bioley-Magnoux – Ogens.

Le trafic inverse à la course sera stoppé au fur et à mesure de l’avancée des coureurs. Les usagers sont instamment invités à faire preuve de prudence, à tenir compte des restrictions imposées et à se conformer à la signalisation mise en place tout comme aux ordres donnés par les services de sécurité (plantons et motocyclistes d’escorte).

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26 avr 2018

Appel pour une collection inestimable

Sainte-Croix  – Le projet de regroupement des musées avance, mais l’argent manque pour acquérir la collection du Musée Baud.

Lancé il y a un peu plus de deux ans, le projet de regroupement des trois musées du Balcon du Jura – le Centre international de la mécanique d’art (CIMA), le Musée des arts et des sciences (MAS) et le Musée Baud de L’Auberson – sur un site unique, celui du CIMA à Sainte-Croix, avance bon train. La seule incertitude concerne l’extraordinaire collection du Musée Baud, à L’Auberson.

En effet, les promoteurs du projet dans lequel la Commune de Sainte-Croix joue un rôle moteur bénéficient d’une convention d’exclusivité pour l’acquisition de la collection du Musée Baud de L’Auberson (lire encardé), détenu par des membres de la famille des fondateurs. Cet accord arrive à échéance à fin juin et, à ce stade, malgré les nombreux contacts établis, l’argent nécessaire à cette opération – quelque deux millions de francs – n’a pas pu être réuni.

La proximité de l’échéance a dopé les ardeurs des membres de la commission financière créée dans le cadre du projet de regroupement. Il a notamment été fait appel à des spécialistes du crowdfunding, un méthode très à la mode pour réunir un capital.

Le projet prévoit le regroupement des trois musées sur le site du CIMA, à Sainte-Croix. © Michel Duperrex

Le projet prévoit le regroupement des trois musées sur le site du CIMA, à Sainte-Croix. © Michel Duperrex

A l’heure actuelle, l’objectif n’a pas pu être atteint. «On a de la peine à trouver des fonds. Si vous connaissez un mécène, il faut nous le présenter», relève Franklin Thévenaz, qui n’en perd pas pour autant son humour ni son flegme très britannique. Le syndic sainte-crix n’envisage pas une seconde voir la collection Baud quitter le Balcon du Jura: «C’est notre patrimoine!»

Ce cri du cœur sonne comme un écho lointain à l’expatriation de la collection Reuge au Japon. Les Sainte-Crix ne voudraient sans doute pas revivre la même mésaventure.

Le problème principal réside dans le fait qu’il est impossible d’obtenir des fonds publics pour acquérir cette collection.

Par contre, en ce qui concerne le futur musée et la muséographie, l’appui du Canton et de la Loterie Romande est pratiquement acquis. Une priorité a d’ailleurs été mise sur le futur musée, dans le cadre d’un concours d’architecture.

Le site, celui du CIMA, au cœur de Sainte-Croix, non loin de la gare, s’est imposé tout naturellement dès le lancement du projet. La question à résoudre concerne les volumes nécessaires. Deux variantes sont envisagées: un réorganisation des volumes existants ou la construction d’un deuxième immeuble à l’arrière du musée existant. Dans les deux cas, la Commune est maître du jeu.


Soixante pièces du XVIIIe au XXe siècle

De vrais bijoux animés

La collection du Musée Baud, à L’Auberson, c’est un peu les bijoux de la couronne version boîtes à musique, automates, horloges et oiseaux chanteurs. Dans cet inventaire à la Prévert figurent des grands instruments de musique mécaniques, tous uniques, notamment un orgue de foire de 1900 et un orchestre composé de dix instruments. Les frères Baud ont ouvert le musée en 1955, activité conduite en parallèle aux travaux de restauration de pièces. Arlette Baud a repris le Musée en 1995, évitant ainsi la dispersion du patrimoine familial.

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25 avr 2018

Des photographies plus vraies que nature

L’artiste Mario Del Curto évoque les problématiques environnementales, armé de son appareil et d’une passion dévorante pour tout ce qui a trait aux végétaux.

Plusieurs petites photos sont éparpillées sur une grande table blanche. Assez vite, on remarque la thématique qui unit tous ces clichés: l’homme et son rapport avec le monde végétal.

Mais Mario Del Curto ajoute aussi une dimension scientifique à ses projets. «Ces clichés sont inclus dans mon livre sur l’Institut Vavilov», précise le programmateur artistique de la Ferme des Tilleuls – un centre culturel basé à Renens et inauguré l’année dernière –, en oubliant que le nom de ce centre de recherche agronomique est quasi inconnu au-delà des frontières russes.

«Pourtant, Vavilov est aussi important que Darwin pour les chercheurs qui étudient la génétique, affirme le photographe. C’était un génie, il a permis de créer une grande banque de données de semences, encore existante aujourd’hui.»

Mario Del Curto n’a pas fait d’études d’agronomie, ni même de biologie, mais il est très sensible aux questions environnementales depuis son plus jeune âge. «Je rêvais d’être paysan quand j’étais petit», avoue celui qui vit à Sergey.

En 2006, le Nord-Vaudois réfléchit à une exposition sur des jardins utopiques et en parle à son ami Patrick Gyger, l’ancien directeur de la Maison d’Ailleurs. Deux ans plus tard, le projet se concrétise. Peu de temps après, il visite la Réserve mondiale de semences du Svalbard, une chambre forte souterraine basée sur l’île norvégienne du Spitzberg. C’est le déclic, le triptyque humains-science-végétaux devient alors une évidence et une constante dans l’œuvre de Mario del Curto.

Après avoir sorti ce livre sur l’Institut Vavilov, qu’il a visité en 2010, Mario Del Curto peaufine actuellement «Voyage vers», un ouvrage qui mettra en valeur un travail photographique sur le thème du jardin, qu’il poursuit depuis cinq ans et qui l’a mené sur les routes des cinq continents.

Souvent défini comme un artiste, Mario Del Curto a aussi acquis de précieuses connaissances en agronomie et n’a pas hésité à s’intéresser au site zurichois d’Agroscope pour «Voyage vers».

Mais que pense justement cet amoureux des végétaux de la restructuration annoncée de ce centre national de compétence pour la recherche agricole? «C’est une catastrophe», commente-t-il, conscient qu’il ne peut faire avancer le débat qu’avec son appareil photo.

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