Les News de Nord Vaudois - juillet 2016

En collaboration avec le journal La Région.

09 fév 2018

La vallée de Joux et Yverdon laissent filer l’acte I

Les deux équipes nord-vaudoises engagées en quarts de finale des playoffs de 1re ligue ont connu la défaite jeudi soir. Les Combiers se sont inclinés 1-4 à domicile face à Villars, pendant que le HCY a été battu à Sierre 6-2.

Le HC Vallée de Joux avait le droit de se réjouir d’affronter Villars au premier tour des playoffs. Sur le papier, les Villardous ne semblaient pas particulièrement en forme actuellement et constituaient, il y a quelques heures encore, l’adversaire idéal. Le souci, c’est que pendant que les Combiers pesaient le pour et le contre d’une série initiale contre l’un ou l’autre adversaire, le VHC, lui, a préparé son premier rendez-vous de manière admirable, sans se poser de questions. Les hommes d’Adrien Plavsic sont montés au Sentier comme un seul homme, gonflés à bloc, n’ont pas laissé le moindre espace dont aurait pu bénéficier les locaux, et sont repartis avec une victoire 1-4 qui n’a rien d’usurpée.

En fait, le HCVJ s’est fait piéger. La troupe de Beat Kindler a été poussée à la faute par un bloc quasi impossible à déplacer devant son gardien. Lorsque Jason Berney et ses partenaires, le plus souvent contraints de se trouver dos au but adverse, parvenaient à se retourner, ils buttaient sur un dernier rempart étincelant. Jusqu’à ce que, comme un fruit mûr, les visiteurs viennent récolter le résultat de leur travail défensif sur deux erreurs individuelles des locaux, inscrivant leur troisième (48e) et quatrième (51e) réussites, et mettant fin au suspense. L’expérience a parlé.

Si la Vallée n’a de loin pas livré une mauvaise prestation et qu’elle conserve toutes ses chances pour la suite, une tendance s’est confirmée jeudi soir: la formation nord-vaudoise peine à enflammer ses matches à la maison. Même lors de sa fin de saison régulière idyllique (dix victoires sur onze parties disputées), les Combiers ont rarement dégagé une impression de nette supériorité chez eux. Pour passer l’obstacle d’envergure qui se dresse actuellement sur sa route et faire durer sa saison au moins jusqu’à la fin du mois, le HCVJ devra faire du Sentier une forteresse imprenable. Mais en plus, maintenant, il faut aller gagner à Villars, car l’avantage de la glace a changé de propriétaire.

 

Yverdon a perçu la faille

 

Si Yverdon n’a pas connu plus de succès que son voisin nord-vaudois, la troupe de Jiri Rambousek s’est tout de même rassurée à Sierre, face au favori pour la promotion, en retrouvant une vraie cohésion de groupe sur la glace. “On a montré un gros sens du sacrifice, beaucoup d’envie, notamment sur nos nombreux box-play”, lâchait Pierrick Beutler, à l’issue d’une défaite assez logique contenu de la qualité de l’adversaire. “On ne peut même pas dire qu’ils étaient trop forts. Les débats ont été très disputés, du moins jusqu’à la fin du deuxième tiers.”

Le HCY a donc évolué dans le même registre que lors de ses trois premières confrontations de l’exercice face aux Valaisans, obligeant Jérémy Gailland et ses coéquipiers à sortir le grand jeu pour se tirer d’affaire. Une prestation d’autant plus encourageante que les Yverdonnois étaient menés 2-0 après 62 secondes de jeu. “Ce n’est même pas qu’on est mal entrés dans le match, continuait l’attaquant du premier bloc. On a simplement encaissé deux fois sur des faits de jeu un peu malchanceux. Mais notre réaction, malgré quelques erreurs individuelles, ne présage que du bon pour la suite. On a vu qu’il y avait la place pour réussir quelque chose de sympa.”

 

Vallée de Joux – Villars 1-4 (1-2 0-0 0-2)

Buts: 4e Gudel (Bassetti, M. Capriati) 1-0; 8e Maillard (Bochatay, Paris) 1-1; 18e Marro (Bochatay, Maillard) 1-2; 48e Guler (Stjepanovic) 1-3; 51e Maillard (Bochatay, Marro) 1-4.

HCVJ: T. Capriati; Carlucci, Steinmann; Bassetti, M. Capriati; Betschart, Thuillard; Berney, Le Coultre, O’Donnell; Gudel, Bochsler, Berthoud; Bossard, Gigon, Dizerens. Entraîneur: Beat Kindler.

Notes: Patinoire du Sentier, 102 spectateurs. Arbitrage de Stéphane Dupont. Pénalités: 8×2′ contre la vallée de Joux; 8×2′ contre Villars.

 

Sierre – Yverdon 6-2 (2-1 1-1 3-0)

Buts: 1re Gailland (Cheseaux, Rimann) 1-0; 2e Baruchet (Valenza, El Assaoui) 2-0; 2e Zandovskis 2-1; 33e Vidmer 2-2; 39e Rimann (Gailland) 3-2; 44e Bonny (Rimann) 4-2; 51e Schumann (El Assaoui, Cifelli) 5-2; 58e Cheseaux (Rimann) 6-2.

Yverdon: Chmel; Vazquez, Narbel; Vidmer, Ramet; Descloux, Borgeaud; Zandovskis, Beutler, Rochat; Gay, Jé. Curty, Paillat; Pippia, von Allmen, Köppli. Entraîneur: Jiri Rambousek.

Notes: Patinoire de Graben, 818 spectateurs. Arbitrage de Jean-Marc Bielmann. Pénalités: 13×2′ contre Sierre; 10×2′ contre Yverdon.

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08 fév 2018

Des décisions qui mettraient de l’huile sur le feu

Des négociations sur des accords de libre-échange entre la Suisse et les deux principaux pays exportateurs d’huile de palme, la Malaisie et l’Indonésie, sont en cours et pourraient conduire à une augmentation de son importation. Les producteurs suisses de colza et de tournesol seraient directement touchés par cette concurrence significative. Prise de température dans la région.

«Le futur n’est pas très réjouissant. L’agriculture est en plein changement.» Julien Gavillet, 36 ans, et son frère Laurent, qui a un an de moins, ont repris l’exploitation agricole familiale en 2017, lorsque leur père a pris sa retraite. L’aîné de la fratrie est bien conscient des enjeux, actuels et futurs, liés au monde paysan:

«Nous avons subi une  baisse des prix agricoles depuis quelques années», déplore le Nord-Vaudois. Il sait que le futur de sa profession passera inévitablement par l’agriculture biologique et qu’il faudra s’adapter à ce nouveau mode de production.

Mais ce qui le désole actuellement, ce sont les négociations relatives à des accords de libre-échange que la Suisse est en train de mener avec la Malaisie et l’Indonésie, deux pays qui fournissent 85% de la production mondiale d’huile de palme, un concurrent direct du colza et des tournesols locaux. Ces fournisseurs de l’Asie du Sud-Est réclament une exonération des droits de douane pour l’exportation de leur précieux nectar en Suisse.

Dans les champs de la famille, qui s’étendent entre la commune de Donneloye et celle d’Ursins, on trouve de la betterave sucrière, du maïs, des céréales (de l’orge et du blé), mais aussi, justement, du colza et des tournesols, qui font partie des plantes oléagineuses. Ces dernières sont étalées sur environ 33% de la surface cultivable du domaine des Gavillet, soit 24 hectares, et représentent 25 à 30% des recettes de l’exploitation.

Une réponse attendue

«Il y a une disparité entre les discours écologiques que l’on donne d’un côté, et le fait d’ouvrir les frontières de l’autre.» Après avoir déposé une interpellation en février 2017, le conseiller national Jean-Pierre Grin, lui aussi agriculteur dans le Nord vaudois, interviendra, à nouveau, lors de la prochaine session parlementaire qui débute le 26 février prochain.

«Je vais faire pression auprès du Conseil fédéral, avant que les accords ne soient conclus», annonce le Poméran, qui posera une question le premier jour de la session, obligeant l’organe exécutif de la Confédération à donner une réponse la semaine suivante.

«Il faut que les autorités fédérales reconnaissent les problèmes liés à l’agriculture, mais aussi les ennuis sociaux et écologiques que ces accords pourraient apporter en Suisse, et dans ces pays exportateurs», renchérit Andrea Koch, responsable de communication au sein de la Fédération suisse des producteurs de céréales (FSPC).

En effet, d’après Andrea Koch, les agro-industries basées en Malaisie et en Indonésie n’hésitent pas, par exemple, à expulser des paysans locaux de leurs terres pour faire pousser des palmiers à huile, et augmenter le rendement de ce juteux business. Déforestations, émissions de CO2 alarmantes, atteintes à la biodiversité accompagnent également ces productions industrielles. «Les politiciens suisses doivent se coordonner, sinon on peut arrêter l’écologie et les actions visant à éviter le réchauffement climatique», conclut Andrea Koch.

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08 fév 2018

Compteurs à zéro: place aux playoffs

Les séries finales (best of 5) commencent ce soir. Yverdon (8e) tentera de créer l’exploit face à Sierre (1er) pendant que la vallée de Joux (3e) devra confirmer sa bonne forme contre Villars (6e, acte I au Sentier à 20h30). Dernier point avant de plonger dans le grand bain avec les deux entraîneurs.

La forme actuel

Yverdon: «La troisième partie de la saison régulière, ça se joue à qui en veut le plus. Et, pendant que nos adversaires se rendaient compte de l’importance des derniers points en jeu, on a un peu manqué de volonté.» Lucide, le coach Jiri Rambousek est conscient que son HC Yverdon, qualifié depuis plusieurs semaines pour les playoffs, ne s’est pas préparé au mieux pour ces séries finales. Les raisons de cette baisse de forme sont nombreuses, mais ces éléments appartiennent désormais au passé. Le HCY a réalisé une ultime sortie plutôt encourageante face à Villars vendredi dernier, et c’est clairement sur cette voie qu’il faudra s’orienter pour espérer bousculer un tant soit peu Sierre.

Vallée de Joux: Les Combiers ont pris une dimension supplémentaire depuis la fin de l’année 2017. Dix victoires en onze rencontres, dont un succès face au duo de tête Sierre et Franches-Montagnes, ainsi qu’une réussite assez insolente dans les dernières secondes: les choses ne pourraient pas mieux rouler qu’en ce moment pour le club du Sentier. «C’est génial, mais ça fait un peu peur, sourit Beat Kindler. Tout mon travail va consister à garder mes joueurs les deux pieds bien accrochés au sol. Pour l’heure, tout le monde se donne à fond à l’entraînement. C’est essentiel. On n’arrivera à rien sans ce niveau de sérieux.»

Beat Kindler

Beat Kindler

L’adversaire

HCY: «C’est la meilleure équipe du groupe, l’effectif le plus impressionnant, le plus gros public. En un mot, l’immense favori à la promotion. Mais attention: Sierre n’a pas le droit à l’erreur, ce qui risque de lui valoir pas mal de pression.» Une brèche dans laquelle l’entraîneur yverdonnois et ses hommes devront tenter de s’engouffrer, même si elle est très, très étroite. Reste que le HCS est un tout petit peu moins monstrueux qu’en début d’exercice. Les Valaisans ont lâché des points ça et là et, avec eux, laissé transparaître certaines défaillances.

HCVJ: Les multiples rebondissements de ces derniers jours ont, finalement, placé Villars sur la route de Vincent Le Coultre et ses coéquipiers en quarts de finale. Une bonne nouvelle, les Combiers évitant ainsi la «deux» de Genève-Servette, dans une forme étincelante actuellement. «Cela ne change rien, coupe le technicien. Villars est également une excellente formation, dont l’expérience constitue le premier atout. Il s’appuie notamment sur les qualités d’Antoine Maillard (ndlr: meilleur buteur de la saison régulière) et des redoutables Michael Bochatay et Vincent Ermacora.» Une belle rivalité animent également les deux clubs vaudois. Cela vaut sur la glace, en-dehors et même dans les gradins. Bref, une vraie série de playoffs en perspective.

Les clés du succès

HCY: Une défaite 3-6 à domicile, après avoir encaissé les deux derniers buts lors des cinq ultimes minutes; deux revers valeureux 6-5 et 5-4 à Graben: Yverdon n’est pas parvenu à prendre le meilleur sur les Sierrois une seule fois jusqu’ici, mais a toujours prouvé en être tout à fait capable. Les raisons d’y croire existent, et elles sont légitimes. «Mais pour créer l’exploit, il faudra se montrer irréprochable sur ces trois points: la discipline, à savoir bien défendre et éviter toute pénalité inappropriée; le sens du sacrifice, qui passera par une combativité de tous les instants; et ne pas commettre d’erreurs individuelles, ce qui nous est trop souvent arrivé récemment.»

HCVJ: «Tous nos duels ont été extrêmement serrés. On ne possède aucune marge sur Villars. Donc une victoire passera obligatoirement pas le travail, et encore le travail. On s’est entraînés huit mois pour en arriver là, donc ça m’étonnerait qu’on manque de motivation.» L’aspect physiologique revêtira également une importance particulière lors de cette série. Ne pas céder aux provocations, savoir se montrer plus malin que l’adversaire, ne rien lâcher pour toujours rester à portée d’un retour canon, nouvelle spécialité des Combiers.  Et si les Villardous disposent d’un gardien très convainquant avec Florian Brugger, le Nord-Vaudois Timmy Capriati arrive également en pleine forme à l’aube des playoffs. Cette série se jouera aussi à qui possède le meilleur «mur».


Jiri Rambousek

L’atout no 1

HCY: «On sait comment gêner les Valaisans. On a réalisé au moins deux très bons matches contre eux. Et on est tout à fait susceptibles de réussir un ou plusieurs exploits individuels qui pourraient nous faire beaucoup de bien.» Le leader commettra-t-il l’erreur de laisser un peu trop d’espace à un artiste comme Juris Zandovskis, par exemple? Si c’est le cas, il faudra savoir en profiter. «Et l’appui du public, samedi à 18h à domicile, pourrait totalement changer le cours de ces confrontations!»

HCVJ: «L’équipe. Notre plus grande force, c’est l’équipe. Les gars ont sans cesse dû s’adapter aux coéquipiers qu’ils avaient sur glace. Cela a presque changé chaque semaine en fonction des absents. Et pourtant, personne n’a fait le moindre caprice à cet égard. Tout le monde a continué à patiner à 100%. C’est le genre d’épreuves qui forgent le caractère d’un groupe.» Et du caractère, il en faudra dès ce soir.

 

Les affiches des quarts de finale

Sierre (1er) – Yverdon (8e)

Franches-Montagnes (2e) – Saastal (7e)

Vallée de Joux (3e) – Villars (6e)

Saint-Imier (4e) – Genève-Servette II (5e)

Dates:

Je: 08.02
Sa: 10.02
Ma: 13.02
Je: 15.02 (év.)
Sa: 17.02 (év.)

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08 fév 2018

«Mon féminisme a évolué au cours des années»

Yverdon-les-Bains – Invitée par les gymnasiens lors de la présentation du film «L’Ordre divin», de Petra Volpe, Gabrielle Nanchen, l’une des premières conseillères nationales, s’est exprimée sur sa carrière politique.

A l’occasion d’un projet sur la violence verbale, le Gymnase d’Yverdon a présenté le film «L’Ordre divin», réalisé par Petra Volpe, lundi dernier, à l’Aula Magna, d’Yverdon-les-Bains. Cette fiction relate la lutte d’un groupe de femmes en Appenzell pour obtenir le droit de vote. Professeure d’histoire, Prisca Lehmann a invité la socialiste Gabrielle Nanchen, la plus jeune des parlementaires élues au Conseil national, en 1971. Rencontre avec une femme déterminée, qui a su allier vie politique et vie familiale.

Gabrielle Nanchen, vous avez été élue à l’âge de 28 ans en tant que conseillère nationale valaisanne. Qu’est-ce qui vous a motivé à vous lancer en politique? 

Depuis mon plus jeune âge, j’ai toujours été intolérante à l’injustice. C’est l’une des raisons pour lesquelles j’ai choisi d’entreprendre des études en sciences sociales à l’Université de Lausanne (UNIL). Domiciliée dans le Pays de Vaud, j’avais le droit de vote (ndlr: le canton est l’un des premiers à avoir accordé le droit de vote aux femmes, en 1959). Par amour, je suis partie vivre en Valais et j’ai été privée de ce droit.

En 1970, le suffrage féminin a été introduit en Valais. Lors des élections de l’année suivante, vous avez dépassé de 43 voix un «ponte» de la politique socialiste valaisanne. A l’époque, vous attendiez-vous à un tel résultat?

Je crois que j’ai été la première surprise. Tous les partis ont inscrit une femme sur leur liste. On m’avait dit que je ne courrais aucun risque d’être élue. Et, dans un premier temps, j’ai hésité à me rendre à Berne.

Pourquoi?

J’avais deux enfants en bas âge et je n’avais personne pour les garder. Mais j’ai eu la chance d’avoir un mari compréhensif, qui m’a encouragé dans cette fonction politique. C’est lui qui a pris en charge les enfants et le ménage. Je lui en suis très reconnaissante.

Comment avez-vous été accueillie au Parlement fédéral?

Je n’ai jamais ressenti de sexisme vis-à-vis de ma personne. J’ai rencontré des hommes galants, qui m’ont parfois fait des propositions, c’est vrai. Mais j’ai toujours eu une attitude très claire vis-à-vis d’eux et je crois qu’ils m’ont respectée pour cela aussi.

Huit ans plus tard, vous avez décidé de vous retirer du Conseil national. Pourquoi ce choix?

J’ai accouché d’un troisième enfant. Entre deux interventions, je courrais vite l’allaiter, René Felber (ndlr: l’ancien conseiller fédéral neuchâtelois) l’a même pris sur ses genoux, alors que j’étais à la tribune. Mais, à un moment donné, c’était devenu trop difficile de mener de front mes tâches familiales et mon travail.

Est-ce que vous vous reconnaissez dans le militantisme féministe d’aujourd’hui?

J’admire les femmes qui luttent actuellement contre le harcèlement sexuel. D’un point de vue personnel, mon féminisme a évolué au cours des dernières années.

C’est-à-dire? 

Dans le notre société, les femmes sont les gagnantes. Je souhaiterais que les hommes laissent parler leur côté féminin et osent montrer leurs sentiments, notamment en ce qui concerne leurs enfants.

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07 fév 2018

L’EJD entre paradoxe et dilemme

L’Ecole Dégallier, qui débute le championnat de LNA samedi à Berne, organisera les playoffs en fin de saison. Sa jeune génération de combattants est-elle mûre pour terminer dans les quatre premiers et y participer? C’est toute la problématique qui se pose au club yverdonnois.

Frank Dégallier n’est pas le genre d’entraîneur à mettre une pression énorme sur le dos de ses judokas pour que ceux-ci se dévouent corps et âme à leur club. Le mentor de l’Ecole Dégallier connaît quasi tous ses combattants sur le bout des doigts et depuis de nombreuses années. L’EJD est un club formateur, ce qui veut dire que les résultats à court terme importent, mais sans doute un peu moins qu’au sein des grosses écuries qui s’offrent les services d’athlètes du top mondial. Sauf que le club yverdonnois se retrouve face à une situation inédite. Le genre de paradoxe qui peut poser problème.

Pousser ou préserver?

En clair, la grande majorité des membres de l’équipe militant en LNA ont entre 18 et 21 ans. La plupart sont prometteurs, certains ont même déjà confirmé leur potentiel -à l’image de Lionel Schwander, 3e des Jeux de la Francophonie l’an dernier-, mais le groupe arrivera véritablement à maturité dans les deux ou trois prochaines saisons. Sauf qu’une échéance à court terme pointe à l’horizon: les playoffs du championnat, dont l’organisation incombera à l’EJD. Pour obtenir son ticket, il faut figurer parmi les quatre meilleures formations (sur huit) à la fin de la saison régulière. «La dernière fois qu’on avait organisé ces finales, la salle était pleine à craquer. Et on ne participait même pas… Alors imaginez si on y prend part!», réagit Frank Dégallier, bien conscient du problème que cela peut représenter.

Le boss du club yverdonnois devra donc trouver le juste milieu entre pousser ses protégés pour atteindre ce qui constitue le gros objectif de l’exercice à venir, et les préserver pour les saisons suivantes, lors desquelles ils exploseront. Un exemple pour illustrer ce dilemme? «Quatre de mes athlètes ont pris leur billet pour le Paris Grand Slam (ndlr: une compétition avec les meilleurs judokas mondiaux), qui se tient ce week-end. Le souci, c’est qu’on reprend le championnat samedi, exactement en même temps. Je ne pouvais évidemment pas leur dire de revendre leur ticket, mais je leur ai bien fait comprendre que cela ne pouvait se produire qu’une seule fois si on entend parvenir à nos fins.»

Deux renforts français

L’EJD ne se rendra donc pas à Berne dans les meilleures conditions pour la reprise. «D’autant plus que ce n’est vraiment pas une équipe qui nous réussit», note le président du club nord-vaudois. Reste que le club de la capitale ne devrait pas jouer les têtes d’affiche, à l’inverse de Morges, Cortaillod, Brugg et Uster, qui lutteront à coup sûr avec l’Ecole Dégallier pour une place en playoffs.

Pour rivaliser, les Yverdonnois se sont attachés les services des deux Français Lucas Paulin et Adrian Geoffroy. Le premier habite Pontarlier et s’entraînera deux à trois fois par semaine à Yverdon avec le reste du groupe. Le second vient de Strasbourg et se contentera de rejoindre l’équipe les week-end de compétition. Deux recrues de grande qualité, selon leur nouvel entraîneur.

Le contingent de LNA

-60 kg: David Gauch (19 ans) et Cédric Gauch (18).

-66 kg: Lionel Schwander (20), Nicolas Jäggi (20) et Joachim Roth (20).

-73 kg: Julien Vollenweider (21) et Guillaume Favre (20).

-81 kg: Guillaume Pavé (21) et Vincent Perret (27).

-90 kg: Glen Monnard (31), Lucas Paulin (21) et Guillaume Greim (20).

-100 kg: Marko Virijevic (33) et Adrian Geoffroy (21).

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07 fév 2018

Les cent ans d’un essai transformé

Il y a cent ans, Baulmes et Vuiteboeuf lançaient un Bulletin des avis officiels «à titre d’essai». Il répond encore à un besoin d’information de proximité.

Le Bulletin des avis officiels de Baulmes et d’une douzaine d’autres communes du pied du Jura fête en ce mois de janvier son centenaire. C’est l’occasion de rappeler le besoin d’une information de proximité, mais aussi que les bulletins et feuilles d’avis officiels sont à l’origine de l’extraordinaire diversité de la presse suisse, un phénomène favorisé par le fédéralisme.

Depuis de nombreuses années, le Bulletin des avis officiels de Baulmes et des communes environnantes paraît le mercredi avec l’édition quotidienne de La Région Nord vaudois. L’édition de ce jour est un peu particulière puisqu’elle marque le centenaire de ce qui était, à l’origine, le Bulletin des avis officiels de Baulmes et Vuiteboeuf. En effet, cette feuille d’information hebdomadaire a paru pour la première fois le 5 janvier 1918.

A titre d’essai…

A l’époque, les autorités avaient lancé un appel en faveur du Bulletin. Elles justifiaient cette opération par la nécessité de fournir aux citoyens l’information officielle, et toutes les informations de proximité. Les quotidiens (d’opinion) de l’époque ne traitaient la «micro-locale» que très sporadiquement.

L’opération a été un succès. Le prix de l’abonnement a été fixé à un franc par année! Cela peut faire sourire, mais au début du siècle dernier, et au sortir de la Grande guerre, ce montant n’avait rien de ridicule.

La maquette comportait un certain nombre d’avis en relation avec le conflit et cette feuille d’avis permettait aussi de rassurer les citoyens.

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07 fév 2018

Le canal de Swiss Tube suscite l’inquiétude

L’entreprise, spécialisée dans la fabrication de tubes de précision, néglige l’entretien du canal dérivé de L’Arnon, dont elle est propriétaire. Le ras-le-bol des habitants se fait sentir.

«Regardez cette forêt vierge, glisse François Teuscher, avec consternation. Accoudé à la barrière du canal dérivé de L’Arnon, situé à l’entrée du village, le retraité pointe les bouteilles en PET et autres détritus qui flottent sur l’eau. «Depuis plusieurs années, Swiss Tube (ndlr: l’entreprise qui produit des tubes de précision et des électrodes est propriétaire du canal) n’entretient plus ce cours d’eau», poursuit le Champagnoux, dont la cave a été inondée le 22 janvier dernier, lors des intempéries. En effet, lorsqu’on observe de plus près, on remarque que le limon s’est déposé au fond du canal, provoquant des creux à certains endroits. Plus loin, des branches, des troncs d’arbres pourris et des ronces jonchent les bords du cours d’eau. De plus, les écluses sont rouillées et les palettes en bois, qui retiennent l’eau, se sont, au fil du temps, détériorées.

Le garage de Pierre-Alain Tharin avait été inondé, le 22 janvier dernier. ©Duvoisin-a

Le garage de Pierre-Alain Tharin avait été inondé, le 22 janvier dernier. ©Duvoisin-a

«Depuis que le canal n’est plus utilisé pour alimenter l’entreprise (ndlr: Swiss Tube) en électricité,  son entretien laisse à désirer. Ce n’est quand même pas normal qu’on doive, à chaque fois, appeler les pompiers lorsqu’il y a des intempéries de ce type», affirme Pierre-Alain Tharin, le voisin de François Teuscher, dont le garage (photo ci-dessous) a aussi été inondé. Au total, l’ECA s’apprête à lui rembourser près de 7000 francs pour les dégâts occasionnés. En 2015, il avait déjà reçu 8000 francs pour des dégâts similaires.

Ce n’est pas la première fois que les habitations situées entre le chemin de la Palettaz et la rue du Moulin subissent des inondations, puisqu’elles ont été construites sur une zone inondable.

Un canal privé

«Les habitants ont connaissance de ce fait. Ils savent qu’ils ne sont pas à l’abri d’une inondation, indique Marc Miéville, voyer des eaux au sein du Département du territoire et de l’environnement (DTE). Durant les pluies violentes du mois de janvier, le DTE a mesuré un débit d’eau pouvant atteindre 41 m3 par seconde.

«A l’époque, La Nationale (le nom précédent de l’entreprise Swiss Tube) avait obtenu une concession pour exploiter le canal», poursuit-il. Marc Miéville ajoute: «Au niveau de l’entretien des berges, le concessionnaire, à l’entière décharge de l’Etat de Vaud, est responsable de tout événement dont le canal serait l’objet ou la cause.» Selon lui, seule «l’action» de l’entreprise permettrait de résoudre ce problème. «S’il n’y pas de réaction de la part de Swiss Tube, nous devrons agir par des mesures de haute surveillance.»

Bouc-émissaire?

Conscient du problème, Fabian Gagnebin, syndic de Champagne, souhaite s’entretenir avec l’entreprise concernée, afin de trouver une solution. «Cette situation ne nous convient pas du tout, confie l’édile. Lors de la dernière séance de la Municipalité, nous avons décidé de convoquer Swiss Tube et le voyer des eaux pour en discuter ensemble, affirme l’édile. Aucune date n’a, pour l’heure, été fixée.» Et de préciser que la Commune a trouvé «un moyen technique» pour faire un barrage en amont de L’Arnon au cas où des intempéries devraient se reproduire.

Contacté par téléphone, Stéphane Dobler, directeur de Swiss Tube, s’étonne: «Aucune plainte de défaut d’entretien n’a été déposée à ce jour. Nous entretenons, par ailleurs, de bonnes relations avec le Service des eaux. Jusqu’à présent, la Municipalité ne nous a jamais interpellés à ce sujet.» Et de poursuivre: «S’il y a des rumeurs de la part des habitants à propos de l’entretien du canal, j’en suis navré. Mais je n’ai pas l’intention de servir de bouc-émissaire pour des habitations qui ont subi des dégâts dus à la météo et à Eole, et qui sont situées dans une zone sujette aux inondations.»

 

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06 fév 2018

Serge Duperret rejoint Yverdon Sport

L’actuel président du FC Le Mont, qui se retirera au mois d’avril, rejoint le club de la Cité thermale avec effet immédiat. Il occupera le poste de directeur sportif de la première équipe.

“Il se présente à l’équipe ce soir. Il est très heureux de nous rejoindre et on l’est tout autant de l’accueillir.” Mario Di Pietrantonio n’a pas caché sa joie au moment d’annoncer l’arrivée de Serge Duperret à Yverdon Sport. L’actuel président du FC Le Mont -il quittera définitivement le comité du club lausannois au mois d’avril- officiera en qualité de directeur sportif de la première équipe. “Il ne va s’occuper que de la une“, précise le boss d’YS.

L’idée d’une entente entre Yverdon et Le Mont avait d’ailleurs plusieurs fois été émise par le passé, mais les deux hommes n’avaient jamais tout à fait trouvé un terrain d’entente. “Le moment est arrivé, se réjouit Mario Di Pietrantonio. J’estimais que Serge avait vraiment besoin de faire un break l’été dernier, après le retrait de Challenge League des Montains. Celui-ci étant fait, il va pouvoir nous apporter toute son expérience du football. Car il est bien question de sport, pas d’argent.”

Son premier défi? Aider Yverdon Sport à obtenir sa licence pour la Challenge League. “Car on croit encore à la montée. On va jouer le coup à fond jusqu’au bout. Serge représente en tout cas une énorme plus-value et un immense atout pour notre club”, termine l’homme fort d’YS.

Développement dans notre édition papier de jeudi.

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06 fév 2018

Le BC Yverdon a dû se contenter de trois médailles à Morges

Les Championnats de Suisse, qui se déroulaient le week-end dernier à Morges, n’ont que moyennement souri au BCY. Ayla Huser en est tout de même ressortie avec l’argent du double mixte et le bronze du simple dames.

Si chaque début d’année commence par un titre d’Anthony Dumartheray aux Championnats de Suisse, 2018 fera désormais office d’exception qui confirme la règle. Le pensionnaire du BC Yverdon avait fait le choix de se séparer de Sabrina Jaquet (avec qui il avait remporté onze titres nationaux consécutifs, jusqu’à leur défaite en finale l’an dernier), pour disputer le double mixte au côté de Malika Golay. Pareil en double hommes, où l’Yverdonnois s’est aligné avec Christophe Debétaz, écartant le Saint-Gallois Thomas Heiniger avec lequel il détenait le titre. «L’idée était de participer sur ces deux tableaux davantage pour aider mes camarades du BCY et me faire plaisir. Cela constituait un choix peut-être un peu moins compétitif, mais on gardait tout de même de bonnes chances de médailles.»

Une décision du cœur qui colle avec le rôle de fer de lance du club nord-vaudois de celui qui compte dix-neuf titres nationaux à son palmarès. Reste que les choses ne se sont pas passées aussi idéalement que prévu: «Si on regarde les matches séparément, on a réalisé de très solides performances, et d’autres bien moins abouties. Je suis surtout déçu de mes prestations en double mixte, lors desquelles je n’ai vraiment pas très bien joué.» A la clé, une élimination en quarts de finale. Le même résultat qu’en double messieurs.

Debétaz frôle l’exploit

La succession de matches -six le samedi, un le dimanche- n’a cependant pas empêché Anthony Dumartheray de repartir de Beausobre avec une breloque autour du cou: «J’ai passé une nuit difficile entre les deux jours de compétition. Mais ce n’est pas une excuse. Une fois chaud, je me sentais en forme, même si j’ai manqué de réactivité en demi-finale pour espérer gêner davantage mon adversaire (ndlr: Christian Kirchmayr, futur gagnant du tournoi).»

Un vainqueur qui s’est, d’ailleurs, fait sérieusement secouer au 1er tour par Christophe Debétaz. Le pensionnaire du BCY n’ayant courbé l’échine qu’au terme d’un troisième set accroché (21-16 19-21 21-17). «Je ne sais pas si le Bâlois a cru qu’il avait gagné avant même de venir sur le terrain, mais Christophe est parvenu à lui faire très mal avec ses coups. Il n’est vraiment pas passé loin d’un petit exploit», relatait encore Anthony Dumartheray.

La plus grosse satisfaction du week-end est venue de la raquette d’Ayla Huser, même si la Nidwaldienne du BCY espérait mieux de son parcours en simple: «Mon sentiment est très mitigé. Il y a d’un côté ces deux médailles, et de l’autre ce sentiment que j’avais mieux à faire en individuel. J’ai super bien joué le samedi, et tout est devenu beaucoup plus compliqué le lendemain. La récupération entre les deux jours n’a vraiment pas été top, d’autant plus que j’ai été malade durant la semaine.»

La no 1 suisse gardera un meilleur souvenir du double mixte, où elle s’alignait pour la première fois avec le Chaux-de-Fonnier Mathias Bonny. La paire ne s’est inclinée qu’en finale (21-13 21-10). «C’était une très bonne découverte», sourit-elle.

«Tout se passe tellement rapidement. A la fin du mois, se déroule déjà le Swiss Open (ndlr: un tournoi international auquel Ayla Huser, notamment, prendra part en simple). Et maintenant, il faut surtout penser au championnat et à la lutte pour les playoffs. Dimanche, on reçoit Team Argovie, le club de Ronja Stern, qui m’a battue en simple à Morges. Je suis impatiente de prendre ma revanche. Cette fois, je veux la battre!»

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06 fév 2018

Le son du jazz d’un pays où coulent le lait et le miel

Pour sa deuxième édition, le Nova Jazz a invité plusieurs artistes issus du jazz israélien. Même si Avishai Cohen était la star tant attendue, d’autres musiciens talentueux valaient également le détour.

Les sons mélodieux de la contrebasse d’Omer Avital ont retenti, vendredi dernier, au Conservatoire de musique du Nord vaudois, à l’occasion de l’ouverture du festival Nova Jazz, qui s’est échelonné tout au long du week-end dernier, à Yverdon-les-Bains. Dans une atmosphère intime, le musicien israélien -il s’est exilé à New York- a déroulé son répertoire, accompagné par quatre musiciens de talent. Son instrument à cordes résonnait harmonieusement avec le piano d’Eden Ladin, la batterie d’Ofri Nehemya, ainsi que les saxophones d’Asaf Yuria et d’Alexander Levin.

Omer Avital à la contrebasse, entouré des saxophonistes Asaf Yuria (à g.) et Alexander Levin, lors de l’ouverture du festival. ©Gabriel Lado

Omer Avital à la contrebasse, entouré des saxophonistes Asaf Yuria (à g.) et Alexander Levin, lors de l’ouverture du festival. ©Gabriel Lado

Sur scène, les artistes ont présenté plusieurs titres de leur prochain album, qui sortira dès ce printemps. Influencé par les origines yéménites et marocaines d’Omer Avital, le quintet a su intégrer des sonorités orientales au jazz, tout en mélangeant plusieurs éléments de world musique. Dans cet ensemble musical, les deux solos d’Omer Avital ont su transporter les spectateurs dans un univers onirique, où une reine de Saba aurait pu danser jusqu’au bout de la nuit. L’artiste et ses musiciens ont pris du plaisir à jouer et, par conséquent, ils ont transmis cette émotion au public. Une vraie rencontre musicale.

Une première pour Shalosh

Dans un autre univers jazz, plus frénétique cette fois, le trio Shalosh (ce terme signifie «trois» en hébreu) s’est produit pour la première fois en Suisse, sur la scène de L’Echandole, dimanche dernier. Contrairement à la contrebasse d’Omer Avital, celle de David Michaeli se révèle plus discrète. Dans ce trio-là, c’est le piano de Gadi Stern qui déploie des sons virevoltants, lesquels s’entrechoquent avec la batterie de Matan Assayag. Les trois jeunes artistes, qui partagent leur vie entre Israël et New York, ont présenté quelques titres de leur nouveau disque, intitulé «Rules of oppression». Influencés par des groupes tels qu’Oasis ou R.E.M., les musiciens offrent, ainsi, au spectateur un jazz beaucoup plus rock, comme sur «Even cowgirls get the blues». Le trio s’inspire des années 1990 pour réinterpréter à sa manière des titres comme «Torn», de Natalie Imbruglia. Mais c’est «Leaving Maine» qui retient l’attention de l’auditeur, un morceau plus méditatif que les autres titres.

Aux couleurs orientales

D’autres artistes israéliens se sont également produits à différents endroits de la Cité thermale, parmi lesquels l’excellent contrebassiste Adam Ben Ezra, véritable phénomène, qui a marqué le public par sa performance unique et audacieuse.

Quant au quartet mené par André Hahne, le directeur de Nova Jazz lui-même, il a rendu un bel hommage au groupe Masada, créé par le compositeur new-yorkais John Zorn, dont les thèmes s’inspirent de la musique folklorique d’Israël.

Enfin, le groupe Tatran, qui jouait aussi pour la première fois en Suisse, a su insuffler une ambiance rock électronique aux quelque 200 spectateurs venus écouter le trio de Tel-Aviv, à la salle de concert de L’Amalgame, samedi soir.

Concert dans toute sa splendeur

Avishai Cohen, l’artiste israélien aux multiples facettes artistiques -il a notamment composé des musiques de film et élaboré plusieurs projets de travail orchestral- était très attendu, samedi soir, sur la grande scène du Théâtre Benno Besson, à Yverdon-les-Bains. «En deux semaines, on avait déjà vendu tous les billets, se félicite André Hahne, directeur et programmateur du festival Nova Jazz. Les 450 spectateurs l’attendaient avec beaucoup d’enthousiasme et la rencontre musicale a eu lieu, puisque Avishai Cohen a offert un concert dans toute sa splendeur.»

Pour son concert, Avishai Cohen, l’une des figures majeures du jazz actuel, était accompagné d’Omir Mor, au piano, et d’Hamar Doari, aux percussions ©Gabriel Lado

Yverdon-les-Bains. 03 février2018. Théâtre Benno Besson. NoVa Jazz Festival 2018. Avishai Cohen, à la contrebasse (au centre) et ses deux musiciens, Omri Mor, au piano (à g,) et Hamar Doari, aux percussions (à d.). © Gabriel Lado

Par ailleurs, le programmateur se réjouit de la venue d’un public nombreux à l’occasion de cette deuxième édition. «Je ne vois pas pourquoi une ville de la taille d’Yverdon-les-Bains ne pourrait pas se targuer d’un festival de jazz, remarque André Hahne. Au niveau des mélomanes, on sent qu’il y a un intérêt particulier pour le Nova Jazz.»

Au vu du succès rencontré lors de cet événement, le directeur annonce déjà une troisième édition programmée pour l’année prochaine. Un indice quant à la destination de cette future rencontre? «Mystère, je préfère ne rien dévoiler pour l’instant», déclare, un brin malicieux, André Hahne.

Toutefois, s’il on en croit les points cardinaux, cette prochaine manifestation pourrait avoir bien lieu au sud ou à l’ouest.

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