Les News de Nord Vaudois - juillet 2016

En collaboration avec le journal La Région.

03 mai 2018

Anthony Braizat et YS, ça continue

L’entraîneur d’Yverdon Sport et le club se sont entendus pour une saison supplémentaire, avec option pour la suivante.

Les négociations ont commencé il y a plusieurs semaines et elles ont trouvé une conclusion heureuse: c’est confirmé, Anthony Braizat sera toujours l’entraîneur d’Yverdon Sport la saison prochaine, que l’équipe évolue en Promotion League ou en Challenge League. “On a commencé une histoire, on veut aller jusqu’au bout, commente le président du club Mario Di Pietrantonio. Anthony s’inscrit parfaitement dans le projet du club, à qui il apporte beaucoup.”

Développement dans notre édition papier de demain.

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03 mai 2018

Un siècle de foot gravé dans le sable

Le FC Vallée de Joux va fêter son centenaire, ce week-end, avec un tournoi de beach soccer et les vieilles gloires de l’équipe nationale.

On a trouvé le premier Ecossais qui craint la pluie. Bill Muirhead a toutefois des circonstances atténuantes à faire valoir: il y a deux ans, alors qu’il avait accédé à la tête du FC Vallée de Joux quelques mois plus tôt, il est devenu le premier président à devoir annuler le traditionnel tournoi populaire à six du mois de… juin. «Ça n’était jamais arrivé depuis 1969! Il y a eu six semaines de pluie non-stop avant l’événement. Le jour où il a fallu prendre la décision, on a dû nous entendre crier dans tout le village avec le syndic», raconte celui qui a débarqué à la Vallée il y a 23 ans.

Alors, quand il a fallu imaginer la fête du centenaire du club, le boss du FCVJ a fait travailler ses méninges, souhaitant marquer le coup avec quelque chose de fun et populaire. Par ses activités professionnelles, il a la chance de bien connaître Eric Cantona. Un ami avec qui il lui est arrivé de faire les quatre cents coups et de discuter de beach soccer: l’ancien n° 7 de Manchester United – qui n’a pas pu se libérer pour les 100 ans du club combier – est un des pionniers de la discipline estivale. D’où l’idée de faire livrer 110m3 – soit 187 tonnes! – de sable à la patinoire du Centre sportif, au Sentier. «Il peut neiger ce week-end, je m’en fous. On est à l’abri et on jouera au foot», lance le charismatique président, supporter de Liverpool.

C’est qui Andy Egli?

Fort de 140 membres, dont Gaby Ruffieux, au club depuis 61 ans, le FCVJ se porte bien. «L’an passé on a toutefois dû retirer notre équipe féminine, regrette Bill Muirhead. On veut la relancer et, pour ça, on discute avec le FC Vallorbe-Ballaigues.» Mais l’heure est aux préparatifs du 100e, qui ont réservé quelques surprises…

Contacté par téléphone par Andy Egli, qui dirige les Suisse Legends, le Britannique n’a pas tout de suite remis son interlocuteur. Peu importe, le Combier a demandé à l’ancien international de venir voir les installations. «Après lui avoir montré le terrain en gazon, je l’ai emmené à la patinoire. C’est seulement alors que je lui ai appris qu’on n’allait pas faire du foot, mais du beach soccer. Après dix secondes de silence, Andy m’a lancé: j’adore cette idée, on n’a encore jamais fait ça!», poursuit Bill Muirhead, qui a ainsi prévu un match de gala avec les anciennes gloires de la Nati (voir encadré). Une rencontre qui sera arbitrée par Stéphane Cuhat – ex-arbitre international de la Vallée – et le conseiller d’Etat Philippe Leuba. «Pour autant qu’il arrive à temps. Il rentre d’Amérique du Sud le jour même. Son avion atterrit à Genève en début d’après-midi.»

Oh non, on ne va pas s’ennuyer ce week-end au Sentier…

Une riche histoire à revivre en images

L’équipe de 1969, avec Bouillon (accroupi, au centre).

L’équipe de 1969, avec Bouillon (accroupi, au centre). © FCVJ

Le foot ne date pas du siècle dernier à la Vallée, mais encore du précédent, fin XIXe, quand une bande de copains tapent dans le ballon et fondent le Sapin Football Club, devenu l’Etoile Sportive par la suite. Les choses sérieuses commencent véritablement en 1918, avec l’inscription du FC Sentier à l’Association cantonale vaudoise.

Le club accède à la 2e ligue en 1946. Deux ans plus tard, il vit une de ses plus belles épopées en atteignant les 16es de finale de la Coupe de Suisse. Les Combiers sont sortis par le FC Bienne, champion national en titre. Dans les années 1950, le FCS évolue même dans le groupe genevois de 2e ligue. En 1974, il devient le FC Vallée de Joux.

Autre grand moment en 1993, année du 75e anniversaire, quand plus de 2500 spectateurs se déplacent pour le match opposant l’AJ Auxerre de Guy Roux au Neuchâtel Xamax d’Uli Stielike.

Autant de souvenirs qu’il est possible de ressasser au travers d’une exposition installée dans les vestiaires de la patinoire du Sentier, et ce jusqu’à dimanche.

Ce sera chaud sur le sable et en soirée

Il y aura du beach soccer tout le week-end, au Centre sportif du Sentier, mais pas seulement. La manifestation du 100e anniversaire du FCVJ commencera demain, avec un afterwork ouvert à tous dès 17h30, qui risque de se terminer tard dans la nuit. DJ Stef et Mister Bill – «un DJ international qui vient d’Ecosse», glisse, hilare, le président du club – feront un passage aux platines.

Samedi, le tournoi de beach soccer aura lieu toute la journée. Le match de gala entre les joueurs de la Vallée et les Suisse Legends (Stéphane Henchoz, Marc Hottiger, Stephan Huber, Christophe Bonvin, David Sesa, Christophe Ohrel, Badile Lubamba, Didi Andrey, Urs Bamert, Milaim Rama, Stéphane Grichting et peut-être Stéphane Chapuisat) aura lieu à 17h. S’ensuivra la Blue Party, repas-spectacle (déjà complet, 552 inscrits!) animé par Thomas Wiesel et Bouillon.

La journée de dimanche sera dévolue au tournoi des juniors.

Des stands de nourriture seront tenus par les sociétés locales tout le week-end pour ravir les papilles des visiteurs.

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03 mai 2018

Le village ne sait plus à quelle poste se vouer

L’épicerie ne proposera plus de prestations postales dès le 1er juin. La patronne estime que le jeu n’en vaut pas la chandelle. Prises de court, les autorités se disent extrêmement déçues.

Quatre petits mois de service postal et puis s’en va. Depuis
fin janvier, les habitants de Concise disposaient d’une agence du Géant jaune dans la nouvelle épicerie du village. Mais l’aventure touche déjà à sa fin. Dès le 1er juin, ils devront se rendre à Grandson pour effectuer leurs transactions postales, la patronne du commerce d’alimentation, Sonia Buhler, ayant décidé de mettre un terme à sa collaboration avec La Poste. L’histoire se répète: en mars 2017, une première agence postale, installée dans l’ancienne épicerie de Concise – disparue depuis –, avait déjà connu pareille fin, obligeant les habitants à se déplacer jusqu’à la filiale grandsonnoise.

La situation laisse un goût amer au syndic Patrick Jaggi. L’année dernière, l’élu s’était démené afin de trouver une solution pour recréer une agence postale dans la commune, après la fermeture de la première. Et les négociations allaient bon train avec une personne qui projette d’ouvrir un tea-room dans le village. Jusqu’à ce que Sonia Buhler frappe à sa porte pour lui parler de son souhait de recréer une épicerie à Concise: «Elle m’a dit qu’elle voulait avoir l’agence postale, sans quoi elle ne pourrait pas tourner.»

Le 29 janvier, la nouvelle agence postale était officiellement lancée dans l’épicerie ouverte quelques mois plus tôt. Mais le 24 mars, la patronne écrivait à La Poste pour lui signifier qu’elle mettait un terme à leur partenariat. Une situation difficile à comprendre pour la Municipalité: «On ne peut pas faire un bilan comme ça après deux mois», déplore le syndic.

Les autorités auraient aimé rencontrer le Géant jaune pour tenter de trouver un arrangement. Mais trois jours après leur rencontre avec l’épicière, celle-ci remettait une lettre à ses clients pour les informer qu’elle ne souhaitait plus assumer l’agence postale. «Vous ne pouvez pas dire à quelqu’un d’essayer de trouver une solution alors que, dans votre tête, c’est déjà non, réagit Patrick Jaggi. C’est un manque de cohérence vis-à-vis des autorités!» Ce à quoi l’intéressée répond: «Je voulais aller très vite car La Poste avait déjà informé les Municipalités des villages environnants et on me posait des questions, explique-t-elle. Je voulais être transparente vis-à-vis des clients.»

Investissement trop lourd

Sonia Buhler explique clairement sa position. «J’ai constaté que le volume de travail était considérable et nécessitait un énorme investissement en temps et en place, a-t-elle écrit à ses clients. La rémunération proposée par La Poste ne permet pas d’envisager l’engagement d’une personne à temps partiel pour absorber le travail de l’agence postale. De plus, la rétribution mensuelle ne couvre en aucun cas le travail effectif réalisé pour La Poste.» Elle explique avoir proposé deux alternatives au Géant jaune pour continuer d’assurer les prestations, toutes deux refusées. «Je comprends que le retrait de l’agence postale de l’épicerie va poser des problèmes à de nombreuses personnes, mais je ne peux mettre en danger la viabilité de mon commerce pour continuer à vous proposer ce service.»

Des explications qui laissent le syndic dubitatif: «Les conditions étaient très claires depuis le début», relève-t-il. Et il n’y a désormais plus guère d’espoir de voir une nouvelle agence postale ouvrir à Concise. Le futur tenancier du tea-room a été catégorique: il ne se lancera pas dans l’aventure après en avoir été écarté une première fois. «Il n’y a pas d’autre solution, regrette Patrick Jaggi. J’ai déjà fait le tour de tous les petits commerces. Je vais désormais tout faire pour activer un service postal à domicile.»

Alternatives à Grandson et Saint-Aubin-Sauges

Quatre localités sont concernées par cette réorganisation, puisque Corcelles-près-Concise, Mutrux et Provence dépendent aussi de l’antenne postale de Concise. Les habitants de Corcelles-près-Concise, comme ceux de Concise, sont invités à se rendre à la filiale de Grandson dès le 1er juin. Quant à ceux de Mutrux et de Provence, ils devront se déplacer à Saint-Aubin-Sauges (NE). La boîte aux lettres située à côté de l’épicerie concisoise sera quant à elle maintenue.

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03 mai 2018

Les gymnastes dépoussièrent 125 ans de tradition

Grandson  –  La Société de gymnastique locale fédère les habitants du bourg depuis plus d’un siècle. Cette année, elle a décidé de rendre hommage à tous ceux qui l’ont fait traverser les âges avec une exposition historique et six jours de liesse populaire au bord du lac.

Entre ses études d’histoire à l’Université de Lausanne (Unil) et ses entraînements aux barres parallèles, Olivier Reymond s’est plongé dans les dizaines de cartons d’archives de la Société de gymnastique de Grandson. Après deux ans de recherches et de discussions avec des vétérans, il est tombé sur des trésors oubliés et un tas d’anecdotes à partager. «Au départ, je voulais juste trier les affaires. Mais, après, je me suis dit que je pourrais en faire profiter tout le monde avec une présentation qui retrace les 125 ans d’histoire de la société», raconte le bachelier en 3e année.

Avec l’aide d’un historien du sport à l’Unil et de plusieurs Grandsonnois, il a monté une exposition à la Maison des Terroirs, à découvrir du 5 mai au 1er juillet. «La première photographie que j’ai retrouvée date de 1896 (ndlr: la société a été fondée en 1893). Et le document le plus ancien, également de 1896, est un rappel de cotisations, révèle Olivier Reymond. C’est incroyable mais à l’époque, les membres recopiaient à la main tous les courriers, avec la date et l’adresse, dans des gros registres. En revanche, ils n’ont pas gardé la première édition de leurs statuts, car les plus anciens que j’ai dénichés datent de 1913. Je ne connais pas le jour exact de la fondation de la société.»

Le prix de la discipline

Drapeaux d’antan, tenues flashy, panneaux explicatifs, trophées en étain, vidéos, mur de clichés, dessins, bouteille de vin de la cuvée spéciale pour le centenaire: l’exposition est petite, mais riche en matériel.

Ce sont toutefois les histoires associées à ces bibelots qui méritent d’être mises en avant. «Par exemple, si les membres ne portaient pas leur sautoir recouvert de pin’s reçus lors des concours ils avaient  une amende!», rappelle François Payot, syndic de Grandson et président de la société de gym. «D’après les statuts de 1913, c’était 20 centimes pour une arrivée tardive et 50 pour une absence non justifiée, ce qui correspondait, à l’époque, au salaire de plus d’une heure de travail», renchérit Olivier Reymond, en précisant que le procédé existe toujours mais qu’il a été actualisé car les sautoirs ont été remplacés par des gobelets en étain et le gage des punitions augmenté.

Jean Périllard, 73 ans, a repéré sa femme sur une photo de l’exposition datant de 1970. Une année gravée dans sa mémoire car lui et trois autres couples de la gym de Grandson se sont mariés. © Carole Alkabes

Jean Périllard, 73 ans, a repéré sa femme sur une photo de l’exposition datant de 1970. Une année gravée dans sa mémoire car lui et trois autres couples de la gym de Grandson se sont mariés. © Carole Alkabes

«Je n’en ai jamais eu une!», lance fièrement Jean Périllard. Avec 64 ans de cotisations au compteur, il est le plus ancien des 200 membres actifs de la société. «C’est lui qu’on retrouve le plus sur les photos d’archives», remarque l’historien. Il faut dire que l’exposition ne retrace pas uniquement le passé de la société, mais aussi une bonne partie de sa vie. «Mon meilleur souvenir, ce n’est pas quand on faisait de la gym, mais c’est quand on a gagné le tournoi de volleyball de la Fête cantonale à La Tour-de-Peilz!», conclut celui qui a occupé tous les postes possibles au sein de la société.


Joutes sportives estivales

Olivier Reymond, président du comité d’organisation du 125e anniversaire de la Société de gym de Grandson, a prévu non pas de faire les choses en grand, mais en très grand. Ainsi, du 27 juin au 1er juillet, les athlètes locaux envahiront les quais du bourg avec des animations riches et variées, ouvertes à tous et pour la plupart gratuites. Les festivités débuteront par une initiation à l’athlétisme et aux agrès, suivie de cours de zumba, de power yoga et de self-défense. Le jeudi 28 juin sera dédié à une course populaire le long du lac. Un tournoi de pétanque aura lieu le vendredi 29 juin. Le week-end débutera par une démonstration de gymnastes de Grandson, ainsi que trois autres sociétés nord-vaudoises, samedi 30 juin. Concert, brunch et lâcher de ballons sont au programme du dimanche 1er juillet. Détails et inscriptions sur http://gym-grandson.ch


La Sagne fête 150 ans

La Fédération suisse de gymnastique (FSG) La Sagne a encore bien plus d’histoires et de souvenirs à raconter et à dévoiler puisqu’elle fête ses 150 ans cette année. Elle aussi a prévu une exposition historique dont le vernissage aura lieu demain à Sainte-Croix. La fête débutera à 18h30 au Musée CIMA avant de rejoindre le Musée des Arts et Sciences pour la partie officielle et l’apéro jusqu’à 22h. Pléthore d’activités sont également prévues au cours de l’année.

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02 mai 2018

Badile Lubamba avait tout prédit

L’ancien joueur de l’équipe de Suisse est venu raconter à Yverdon-les-Bains comment il vient en aide aux enfants de son pays d’origine, la République démocratique du Congo.

Littéralement parachuté en Suisse au début des années 1980, alors qu’il n’avait que 6 ans, Badile Lubamba a tout un tas d’anecdotes à partager sur son incroyable parcours. «A mon âge, je n’avais évidemment pas choisi moi-même de quitter mon pays. Je ne voulais pas partir et me souviens que dans l’avion, j’étais en train de pleurer. Je ne savais pas où je me rendais, a raconté celui qui est né à Kinshasa, la capitale de la République démocratique du Congo. Malheureusement, je suis arrivé en Suisse en plein hiver!» L’adaptation à sa terre d’adoption est notamment passée par le football, dans les hauts de Lausanne. Puis, quelques années plus tard, celui qui a ensuite grandi à Avenches est devenu le premier joueur de couleur à porter le maillot de la Nati lors d’un match officiel.

Destin gravé

Hier, l’ancien latéral du Lausanne-Sports, de Sion, de Neuchâtel Xamax et de Troyes, en France – entre autres – était l’invité du Club des 1000, au Restaurant de la Plage d’Yverdon-les-Bains. Désormais à la tête de la Fondation Badile Lubamba – «nommée ainsi en hommage à ma grand-mère, dont j’ai hérité du nom, ainsi qu’aux femmes», a-t-il insisté –, l’ancien footballeur a évoqué avec bonhomie et entrain son parcours et les projets en cours, devant les membres du club-service soutenant Yverdon Sport.

Badile Lubamba est un homme dont le destin était gravé au plus profond de son cœur et de son esprit. «A 10 ans, alors qu’une institutrice m’avait giflé, j’avais alors rétorqué qu’un jour je serais footballeur professionnel et qu’elle me verrait jouer à la télévision, a révélé celui qui avait déjà tout prévu, tout prédit. Une poignée d’années plus tard, j’ai reçu une lettre de l’enseignante en question, qui m’a écrit qu’elle était au bord des larmes devant son écran en train de me regarder.»

Adolescent, et alors qu’il n’avait encore jamais remis les pieds en République démocratique du Congo, le jeune homme affirmait aussi qu’un jour, il viendrait en aide aux enfants de son pays d’origine. Ces rêves d’enfant, le quadragénaire les a aujourd’hui tous exaucés.

Le sport pour contribuer au développement

Badile Lubamba l’a répété à plusieurs reprises, la République démocratique du Congo dispose «d’énormément de richesses». Mais rien n’est simple de ce grand pays situé au cœur de l’Afrique. L’ex-footballeur, qui «passe pour un blanc» là-bas, est à la tête d’une fondation dont les idéaux sont à la fois sociaux, environnementaux et culturels.

En janvier prochain, le Lucensois espère inaugurer un centre sportif sur le vaste terrain qu’il a pu acquérir en 2010, à une cinquantaine de kilomètres de la capitale congolaise. «On ne cherche pas à faire des sportifs d’élite, mais simplement à soutenir la jeunesse, et notamment l’accès à la scolarité, souligne-t-il. Et on sait à quel point le sport est idéal pour cela, puisqu’il contribue à la santé, à la tolérance, à la paix et à l’intégration sociale.»

Les activités proposées vont du football, au basketball, en passant par le volleyball et le théâtre. Un terrain synthétique de foot devrait y être installé, mais, pour cela, le bienfaiteur recherche encore environ 40 000 francs, afin de transporter le matériel.

Voilà aussi plusieurs années que la Fondation accueille des jeunes défavorisés et les initie à diverses techniques d’agriculture et de pisciculture. A terme, Badile Lubamba projette également la construction d’un hôpital. «Mais un projet à la fois», lâche-t-il, impatient de pouvoir terminer son centre sportif.

Infos: www.badilelubamba.org

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02 mai 2018

Le Repuis apporte sa pierre à l’édifice

Le Centre de formation professionnelle spécialisée a fêté, lundi, le début des travaux d’un nouveau bâtiment qui lui permettra de regrouper, dès novembre 2019, 180 collaborateurs et 170 apprentis sur le même site.

«J’ai choisi ce métier, comme ça, lorsque je verrai un nouvel édifice, j’aurai la fierté de dire que j’ai participé à sa construction.» Monica Calabozo, 19 ans, effectue un apprentissage en maçonnerie au Centre de formation professionnelle spécialisée (CFPS) Le Repuis. Dans le cadre de sa formation,  elle travaille pour l’entreprise Beati Frères.

La jeune femme a participé, lundi, à la cérémonie de la pose de la première pierre qui a marqué le début des travaux du nouveau bâtiment de l’institution nord-vaudoise. «Ce sera un outil moderne et adapté à la formation qui favorisera encore mieux l’insertion des jeunes dans la vie professionnelle», a déclaré Philippe Ambühl, directeur du CFPS Le Repuis.

Actuellement, 170 apprentis en situation difficile sont formés et hébergés par l’entité entre les sites d’Yverdon-les-Bains et de Grandson. Dès novembre 2019, ils seront tous regroupés dans la Cité d’Othon, avec les 180 collaborateurs qui les encadrent.

«Le Repuis est un laboratoire pour le Canton. Aujourd’hui, 80% des jeunes au bénéfice de l’aide sociale ne possèdent pas un titre du degré secondaire II (ndlr: un diplôme acquis après la scolarité obligatoire)», a affirmé la conseillère d’Etat yverdonnoise Cesla Amarelle. La Confédération et la Conférence suisse des directeurs cantonaux de l’instruction publique (CDIP) veulent faire en sorte que 95% des jeunes âgés de 25 ans possèdent un certificat du degré secondaire II. La moyenne helvétique se situe, pour l’heure, à 90%, et seulement à 86% au niveau cantonal.

Bâtiment modulable avec deux étages

La nouvelle infrastructure du Repuis disposera d’un sous-sol qui servira de dépôt technique. Le rez-de-chaussée accueillera une carrosserie, un magasin de fleurs et des vestiaires. Le premier étage sera dédié à des ateliers de peinture, de maçonnerie et d’arts graphiques et le deuxième à des salles de cours et à des bureaux.

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02 mai 2018

Le pionnier suisse de la haute pression

La société HPP Competence, lancée récemment par Alexandre Striberni, est la première en Suisse à proposer cette méthode de pasteurisation, douce et alternative, des aliments pour des entreprises tierces.  Durée de conservation allongée, propriétés et saveurs initiales maintenues, élimination des germes: ce système présente plusieurs intérêts notables.

«Goûtez ce jus d’orange, vous comprendrez.» Dans la zone industrielle de Chavornay, au siège de l’entreprise HPP Competence, son directeur, Alexandre Striberni, accompagné par une ingénieure agronome, expliquent depuis quelques minutes les différences entre la pasteurisation, la stérilisation et le traitement haute pression – en anglais High Pressure Preservation – des produits alimentaires.

Passer de la théorie à la pratique peut souvent s’avérer un exercice périlleux et source de déception, mais pas dans ce cas-là. Le goût de ce jus, à l’exact opposé des vagues saveurs du même produit dans les rayons d’un supermarché, est plus que convaincant. «Contrairement aux autres méthodes, celle-ci ne chauffe pas les aliments. En plus du goût, les vitamines et les nutriments sont maintenus. La haute pression tue également les bactéries et les germes, prolongeant ainsi la durée de conservation des produits», assure Alexandre Striberni, le premier, en Suisse, à mettre ce procédé technologique innovant à disposition d’autres entreprises.

«La société Metzgerei Angst, basée à Zurich, dispose d’une petite machine permettant de pasteuriser à froid certains de ses produits élaborés sur place. Ici, nous ne sommes pas des fabricants, nous proposons un service aux clients avec notre machine.»

Conçu en Espagne, par Hiperbaric, l’un des deux leaders mondiaux des équipements haute pression avec l’américain Avure, l’engin peut traiter quatre tonnes de produits par jour. Son coût? «C’est un montant à sept chiffres, sourit Alexandre Striberni. Pour les clients, il faut compter environ un franc de plus au kilo ou au litre par rapport à une technique traditionnelle.»

Ce système, qui est adapté pour la conservation des jus, des sauces, des soupes, des produits à base de viande, des plats préparés, des salades, des produits laitiers et même des cosmétiques, suscite la curiosité. «Les deux géants suisses de la consommation ont manifesté leur intérêt, mais cette méthode peut aussi être utilisée par des producteurs locaux.»

Traitement plus doux pour les aliments

Contrairement à la stérilisation ou à la pasteurisation, les aliments  apportés à l’entreprise HPP Competence ne sont pas chauffés, mais soumis à une pression de 6000 bars, ce qui élimine ainsi d’une façon ciblée les germes indésirables en quelques minutes, sans ôter les vitamines, les nutriments et les saveurs.


L’eau de coco (utilisée pour la démonstration) fait partie de la longue liste des produits qui peuvent être conservés plus longtemps par le biais du traitement haute pression. ©Michel Duperrex

Négociations possibles avec Migros et Coop

Alexandre Striberni évoque des contacts, à un stade plus ou moins avancé, avec «les deux géants suisses».

Lisa Asticher, du service de communication de la Fédération des coopératives Migros, n’infirme, ni ne confirme l’information. «La M-Industrie (ndlr: une filiale du groupe) est en permanence en contact et en échange avec de nombreux producteurs et de multiples entreprises, de même qu’avec plusieurs universités et hautes écoles. Nous ne donnons pas d’informations sur des possibles partenariats ou coopérations», commente-t-elle dans un courriel.

«Nous n’avons actuellement aucun produit dans notre assortiment qui a été traité à l’aide de la technologie HPP, hormis un produit de marque», affirme, quant à lui,  Ramón Gander, porte-parole et responsable adjoint du service médias de Coop, en précisant qu’il s’agit des jus de fruits «Sluups», conçus par l’entreprise Fresh Drink. Par contre, «Nous ne nous prononçons pas sur des questions stratégiques comme sur d’éventuelles négociations», conclut-il.

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01 mai 2018

Promotion idéale pour la relève du BC Orbe

La deuxième équipe urbigène a remporté le titre de 3e ligue vaudoise, dimanche, lors des finales cantonales des interclubs disputées à la vallée de Joux.

Le Centre sportif de la vallée de Joux a vibré au rythme des finales des interclubs de l’Association vaudoise de badminton, dimanche. Avec sa victoire sur la troisième garniture du Lausanne Université Club, Orbe II a rejoint sa première équipe en 2e ligue.

Quatorze formations étaient engagées au Sentier. Pour obtenir le titre de 3e ligue et la promotion, les Urbigènes ont dû vaincre deux équipes de la capitale vaudoise. Après avoir dominé le BC Lausanne III en demi-finale, les Nord-Vaudois se sont imposés 4-3 en finale contre le LUC III. «Les matches ont été serrés, relevait Jérôme Franconville, capitaine du BCO. L’écart entre les différentes équipes était minime. Par moments, la luminosité de la salle nous a joué de vilains tours. Nous sommes heureux, car nous avons atteint notre objectif de la saison.»

Christian Michoud, président du club de badminton de la Cité aux deux poissons, exprimait aussi sa satisfaction au terme de la rencontre: «Cette promotion me réjouit beaucoup. Elle va permettre à la belle brochette de jeunes de notre club de progresser en évoluant à un niveau supérieur.»

Yverdonnois 5es

La finale de 4e ligue a vu deux équipes du même club s’affronter. La logique a été respectée, puisque la quatrième équipe du LUC a battu la «cinq». Quant au BC Yverdon V, il a décroché la 5e place de ces joutes. En 5e ligue enfin, la victoire est revenue à Morges IV.

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01 mai 2018

Quand la loco fait le coup de la panne

Vallorbe -  Les bénévoles de l’Association 141.R.568 qui restaurent une machine à vapeur de 1946 ont eu des sueurs froides la semaine dernière en voyant leur locomotive en pièces détachées à peine quatre semaines avant le départ de leur première course touristique.

Avec trois sorties prévues cette année et des tas de projets en cours, tout s’annonçait bien pour les bénévoles de l’Association 141.R.568, qui restaurent une vieille locomotive à vapeur du même nom. Et pourtant, leur beau programme a bien failli tomber à l’eau. Car à peine une semaine avant la chauffe d’essai pour vérifier que la machine était en état de rouler, elle ne pouvait pas démarrer…

«Au début de la saison 2017, on a entendu un bruit bizarre. Après vérification, on a remarqué qu’il y avait un trou de la taille d’une demi-tête d’épingle dans le coude d’un des 36 surchauffeurs (ndlr: un tuyau situé à l’intérieur de la chaudière). Cela a cloué la locomotive au sol. On a pu réparer la panne pour assurer les sorties de l’an dernier», raconte le président de l’association, Eric Chevalley. Il avait donc décidé, avant le début de la saison 2018, de changer tous les tuyaux de la chaudière avant de rouler à nouveau sur les rails.

Les membres de l’association 141.R.568 ont passé plus de 300 heures à démonter et remonter les pièces de la chaudière de la locomotive à vapeur. © Stanley Schmid

Les membres de l’association 141.R.568 ont passé plus de 300 heures à démonter et remonter les pièces de la chaudière de la locomotive à vapeur. © Stanley Schmid

C’est là que le combat a commencé. Car il a d’abord fallu trouver une société capable de reproduire des pièces datant de 1946. Le responsable a dû aller jusqu’en Allemagne pour dénicher une entreprise spécialisée dans les locomotives à vapeur. «J’ai amené nos pièces à réparer fin janvier pour que l’entreprise puisse prendre des mesures, dessiner des plans et les fabriquer. C’est du sur-mesure car plus personne ne fait ça aujourd’hui», précise Eric Chevalley. Une telle réparation coûte 65 000 francs, un prix hors budget pour les bénévoles qui ont pu compter sur le soutien financier de la Loterie Romande pour payer la réparation.

Mauvais présage dès la livraison

Le colis est arrivé le vendredi 13 avril, avec quinze jours de retard. «L’usine a fait un super boulot, mais elle a oublié de nous fabriquer les boulons, les écrous et les rondelles pour qu’on puisse remonter nos tuyaux de 5,5 mètres de long, poursuit le président. Sans ces pièces, la machine ne pouvait pas redémarrer.»

Deuxième round pour les membres de l’association qui n’avaient plus que deux semaines pour trouver cette visserie atypique et remonter toutes les pièces. Une plage horaire avait en effet été réservée depuis plusieurs mois pour tester la locomotive sur les rails de Vallorbe, le week-end passé.

«L’entreprise allemande nous a envoyé des pièces mais pas de la bonne taille, continue Eric Chevalley. Elle a pris des mesures en centimètres comme elle a l’habitude de le faire sur ses machines européennes. Le hic, c’est que la nôtre,  c’est une américaine… Les mesures sont donc en pouces!»

Pour vérifier que le monstre de fer ronronnait correctement, les mécaniciens ont effectué un test samedi. Mais encore fallait-il le touner dans le bon sens des rails...

Pour vérifier que le monstre de fer ronronnait correctement, les mécaniciens ont effectué un test samedi. Mais encore fallait-il le touner dans le bon sens des rails… © Stanley Schmid

Finalement, après des dizaines de coups de téléphone, quelques cris et un peu de patience, un paquet avec le tampon de l’Angleterre est arrivé lundi dernier à Vallorbe avec des pièces aux dimensions exactes. Les passionnés de mécanique ont consacré toutes leurs soirées, de lundi à vendredi, à remonter la chaudière. «Au total, on a travaillé plus de 300 heures pour être prêts pour la chauffe d’essai de samedi», conclut le président, qui se réjouit de voir sa vieille locomotive opérationnelle pour sa première sortie de l’année, qui aura lieu le 2 juin.

Informations sur www.141r568.com

Réservations sur www.trainvapeur.ch

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01 mai 2018

Les vignerons sortent de leurs coteaux

Bavois –  Les producteurs des Côtes de l’Orbe exposent des photos de leurs vignes au restoroute et mettront sur pied leur propre salon des vins cet automne à Daillens.

Le photographe Claude Jaccard est un amoureux de la nature. Les vignes et les paysages touristiques sont pour lui des sujets de prédilection. A la demande des vignerons, il a pris son bâton de pèlerin et, armé de son appareil, il a réalisé des photos des vignes sur le territoire des 22 communes de l’appellation Côtes de l’Orbe. «Ces paysages lumineux aux contrastes géologiques doux nous donnent un sentiment de quiétude et de bon vivre à l’image des vignerons de cette magnifique région», relève Benjamin Morel, responsable de la promotion des Côte de l’Orbe. Le travail de Claude Jaccard est visible au restoroute de Bavois jusqu’au 13 juillet avec, en prime, une borne informatique tactile qui renseigne les utilisateurs. Celle-ci présente la région et permet de géolocaliser les vignerons de l’appellation à l’aide d’une carte interactive.

Panorama sur l’un des plus vieux vignobles de Suisse

Claude Jaccard expose ses images jusqu’au 13 juillet prochain. © Pierre Blanchard

Claude Jaccard expose ses images jusqu’au 13 juillet prochain. © Pierre Blanchard

Le choix d’exposer les images au restoroute de Bavois n’est pas anodin. Le site offre une vue panoramique sur l’une des plus anciennes régions viticoles de Suisse. L’appellation s’étend sur 22 communes et totalise 180 hectares. Plus de 25 cépages différents y sont cultivés. Elle compte aujourd’hui 80 propriétaires, une cinquantaine d’exploitants et 12 vignerons-encaveurs. De plus, le tenancier du restoroute, bien qu’il ne puisse pas vendre de vin dans son établissement, soutient activement les efforts des vignerons des Côtes de l’Orbe en tenant un stand lors de leurs deux manifestations phares: le semi-marathon et la balade gourmande.  Les vignerons sont également prêts à accueillir le public lors des journées caves ouvertes qui auront lieu les 19 et 20 mai prochain. Et, cerise sur le gâteau, ils mettront sur pied le Salon des vins des Côtes de l’Orbe le 26 octobre à Daillens.

 

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