Les News de Nord Vaudois - juin 2016

En collaboration avec le journal La Région.

19 jan 2018

Passage de témoin à la tête du HC Yverdon

Hockey – 1re ligue – Thierry Despland a démissionné de la présidence du club yverdonnois. Bertrand Barbezat lui succède, pour le moment ad interim.

Jean-Daniel Carrard (à g.), syndic d’Yverdon-les-Bains, et Jean Christophe Gostanian, directeur de Kindercity, ont signé le permis de construire en avril 2017. ©Alkabes-a

Jean-Daniel Carrard (à g.), syndic d’Yverdon-les-Bains, et Jean Christophe Gostanian, directeur de Kindercity, ont signé le permis de construire en avril 2017.

Intronisé en 2012 aux commandes du HC Yverdon, Thierry Despland a présenté sa démission avec effet immédiat. Le développement de son entreprise, Art Show Communication, ne lui laissait plus suffisamment le temps de s’occuper efficacement de la direction du club de 1re ligue. Il est remplacé par Bertrand Barbezat.

«Si on ne peut pas faire les choses comme il faut, ça ne va pas, estime le président sortant. Et ce n’était plus possible pour moi.» Durant son mandat, Thierry Despland a, entre autres, permis au HCY de redresser la barre économiquement. Il a également œuvré à la belle réussite qu’a constitué l’organisation de la diffusion des rencontres du Mondial de football 2014, dans une patinoire transformée en une plage de Copacabana. Enfin, au terme de la saison 2014-2015, c’est lui qui a assumé -déjà soutenu par Bertrand Barbezat dans la démarche- la relégation volontaire de la première équipe en 2e ligue. «Une décision difficile à prendre, mais qui l’était pour le bien du club, ainsi que de tous les autres», insiste le successeur d’André Bonzon.

Depuis lors, le HC Yverdon a retrouvé la 1re ligue et, toutes les parties l’assurent, «les situations sportive, financière et administrative sont bonnes et sous contrôle». C’est dans ce contexte que Bertrand Barbezat a accepté de reprendre les rênes de son club de cœur. «C’est quelque chose qui me motive et qui me fait plaisir, annonce-t-il. Avec le travail réalisé et la solidité de l’entourage du club, les perspectives sont belles.»

 

Vision à long terme

 

Junior et joueur du HCY durant de longues années, au comité presque sans discontinu de 1999 à 2014 en tant que membre, puis directeur technique et vice-président, Bertrand Barbezat peut se targuer de parfaitement connaître la maison. S’il a repris au vol la présidence du club, il devra être confirmé dans ses fonctions lors de la prochaine assemblée générale ordinaire, prévue en septembre, pour pouvoir biffer la particule «ad interim» de ses cartes de visite. «Mon intention n’est pas de m’engager pour du court terme», annonce le quinquagénaire, déterminé à s’investir.

«La passation de pouvoir ne s’est pas faite à l’arrache, tient encore à préciser le nouvel homme fort du club. Thierry recherchait des solutions pour pouvoir se désengager, et tout s’est conclu après de bonnes discussions. Je rejoins un groupe qui fait de l’excellent boulot, une structure avec trois entraîneurs professionnels et un club qui se trouve dans de bonnes conditions.» Tout pour travailler dans la continuité et la sérénité.

Le HC Yverdon reçoit, ce soir à 20h45, le HC Saint-Imier.

Enregistrer

Enregistrer

L’article Passage de témoin à la tête du HC Yverdon est apparu en premier sur La Région.

18 jan 2018

Le festival Nova Jazz met le cap sur Israël

Yverdon-les-Bains – Après avoir exploré les pays du nord lors de sa première édition, l’événement dirigé par André Hahne accueillera, cette année, des musiciens israéliens.

La deuxième édition du festival Nova Jazz, qui aura lieu du 2 au 4 février, sera dédiée aux artistes israëliens. ©DR

La deuxième édition du festival Nova Jazz, qui aura lieu du 2 au 4 février, sera dédiée aux artistes israëliens.

«Nous avions envie de partir à l’est pour cette deuxième édition, mais c’était un peu vaste. Nous avons donc choisi de nous concentrer sur les artistes d’Israël.» Plutôt que de faire venir des musiciens de différentes régions à travers le globe, André Hahne, directeur du festival Nova Jazz, a décidé de cibler un pays précis, pour créer une cohésion.

En 2017, après deux saisons de programmation jazz à Yverdon-les-Bains, André Hahne a lancé ce festival, qui porte le même nom que le label inauguré en 2014 et destiné à promouvoir le jazz dans le Nord vaudois. Après le succès de la première édition -1400 spectateurs étaient au rendez-vous-, consacrée aux artistes scandinaves et islandais, le public pourra découvrir les talents des musiciens israéliens du 2 au 4 février, dont celui de la tête d’affiche Avishai Cohen.

Il ne reste, d’ailleurs, plus de billets individuels pour le concert de cette figure majeure du jazz actuel, et très peu d’abonnements disponibles pour la soirée du samedi, comme le souligne André Hahne, qui mettra lui aussi la main à la pâte, ou plutôt à sa basse, lors d’un concert hommage au groupe Masada.

Comme l’année dernière, le festival aura lieu dans quatre salles de la Cité thermale : le Théâtre Benno Besson, L’Echandole, L’Amalgame, et le Conservatoire de musique du Nord vaudois (CMNV). «Mais L’Echandole sera, cette année, le centre névralgique de l’événement. Il y aura notamment un bar où les musiciens pourront se retrouver», précise André Hahne.

En plus des différents concerts, Nova Jazz propose une séance de cinéma avec la projection du documentaire «Presenting Princess Show», qui retrace l’histoire de Samantha Montgomery, chanteuse américaine en quête de gloire, repérée par Ophir Kutiel, un producteur israëlien, grâce à ses vidéos postées sur Youtube. Un conte de fée moderne qui ressemble à celui présenté dans «Sugar man», qui avait remporté l’Oscar du meilleur film documentaire en 2013.

Avant la performance du trio Shalosh, qui clôturera, le dimanche 4 février, cette seconde édition du festival, un brunch aux saveurs orientales, suivi par une conférence, seront proposés au public. Amikam Kimelman, homme très engagé dans la promotion du jazz en Israël, et notamment directeur du programme d’études externes de la Rimon School, plus grand collège musical dudit pays, racontera l’histoire du jazz dans sa région.

Infos : www.novajazz.ch

 

Trois jours de musique

Programme de l’édition 2018 de Nova Jazz

 

Vendredi 2 février

Omer Avital Quintet, 19h au CMNV.

Adam Ben Ezra, 21h30 à L’Echandole.

Jam session Tatran & friends, dès 23h30, à L’Echandole.

 

Samedi 3 février

Tribute to Masada, 18h à L’Echandole.

Avishai Cohen, 20h, Théâtre Benno Besson.

Presenting Princess Shaw, séance de cinéma, portes dès 20h30, à L’Amalgame.

Tatran, 22h45 à L’Amalgame.

After party avec DJ Moodzee, dès minuit à L’Amalgame.

 

Dimanche 5 février

Brunch, de 11h30 à 13h30 à L’Echandole (réservation jusqu’au 30 janvier), suivi par une conférence d’Amikam Kimelman de 13h30 à 14h30 à L’Echandole (entrée libre).

Shalosh, 15h à L’Echandole.

 

Reprise de la saison

Après une courte pause, Nova Jazz démarre l’année en beauté. En plus du festival, la saison musicale reprend, samedi, au Conservatoire de musique du Nord vaudois (CMNV), avec la venue d’un excellent trio de jazz venu des Etats-Unis.

«That’s fly! That’s cool!» Des expression qui décrivent parfaitement l’esprit de ce collectif new-yorkais. Sa musique célèbre le groupe sans sacrifier l’individu : l’expérience et les compétences de chacun sont mises au service de la collectivité. Ecriture et improvisation portent la triple empreinte des trois complices, ce qui crée naturellement différents niveaux d’écoute et de points de vue. Un tout cohérent, dont la simplicité apparente suggère la complexité et la profondeur du discours.

Larry Grenadier, contrebassiste, et Jeff Ballard, batteur, natifs de la côte ouest des Etats-Unis, mais émigrés à New York, ont rencontré Mark Turner, saxophoniste, lui aussi enfant de Californie exilé. Le groupe, fondé en 2000, a fait école et a redéfini les rôles de chaque musicien dans ce format minimal saxophone-basse-batterie.

Concert au CMNV, ce samedi, portes ouvertes et apéritif dès 20h, concert à 20h30. Tarifs : 30 fr./réduit 25 fr./ élèves du CMNV 20 fr.

Enregistrer

L’article Le festival Nova Jazz met le cap sur Israël est apparu en premier sur La Région.

18 jan 2018

Suisses et migrants unis autour des fourneaux

Baulmes – Après un premier échange culinaire entre des requérants et des familles suisses, l’association Solidarité Afrique Farafina propose aux participants de se réunir, ce samedi, à la Grande salle du village, afin de concocter un repas aux mille et une saveurs.

Bersabeh (à dr.) et Eleni ont préparé un menchet habish pour la famille Beati, dimanche dernier. Les émulations culinaires fusent déjà pour concocter, ensemble, un plat savoureux, samedi. ©Philippe Montes

Bersabeh (à dr.) et Eleni ont préparé un menchet habish pour la famille Beati, dimanche dernier. Les émulations culinaires fusent déjà pour concocter, ensemble, un plat savoureux, samedi.

L’oignon et la viande hachée exhalait un doux parfum, dimanche dernier aux alentours de midi, dans la cuisine de la famille Beati, à Baulmes. Aux fourneaux, Bersabeh et Eleni, deux jeunes requérantes d’asile d’origine éthiopienne, préparaient, avec délicatesse, un mets traditionnel de leur pays. «Il nous reste encore à cuire les œufs et nous pourrons déguster le menchet habish avec une galette d’injera (ndlr: une sorte de grande crêpe fermentée à base de teff), confiait la souriante Eleni, tout en remuant la préparation. «L’odeur est très alléchante, déclarait l’enthousiaste Steve Beati qui, le soir venu, allait concocter, pour la première fois, un émincé à la zurichoise aux deux Ethiopiennes et à leurs filles.

 

Un mélange savoureux

 

D’ici ou d’ailleurs, samedi tous enfileront un tablier pour cuisiner, ensemble, un plat unique aux multiples saveurs. ©Philippe Montes

D’ici ou d’ailleurs, les participants enfileront leur tablier pour cuisiner, ensemble, un plat unique aux multiples saveurs.

L’idée de cette rencontre culinaire plutôt originale est le fruit de l’imagination de Mireille Keita-Gilgien, une Malienne installée en Suisse depuis quatorze ans et qui a fondé l’Association Solidarité Afrique Farafina (lire encadré ci-dessous).

Après avoir organisé le festival Yelen (lire La Région Nord vaudois du 8 août 2017), cette Baulmérane d’adoption a souhaité réunir des requérants d’asile de l’Etablissement vaudois d’accueil des migrants (EVAM) de Sainte-Croix et dix familles nord-vaudoises.

«Pour moi, la cuisine n’a pas de frontière et dépasse les préjugés, glisse-t-elle. Le requérant prévoit une recette traditionnelle de son pays pour le dîner (ndlr: les ingrédients ont été offerts par l’EVAM), et le soir, c’est au tour de la famille d’accueil de cuisiner un plat typique.»

Après le souper, les participants doivent réfléchir à la manière de mélanger les deux plats pour n’en former qu’un seul qu’ils prépareront ensemble, ce samedi, à la grande salle de Baulmes. «La Commune nous a mis les locaux à disposition», affirme Philippe Montes, l’un des membres de l’association.

 

Fondue géorgienne

 

«La cuisine n’a pas de frontière et dépasse les préjugés.» Mireille Keita-Gilgien

«La cuisine n’a pas de frontière et dépasse les préjugés.» Mireille Keita-Gilgien

«Avec Mireille, on ne sait jamais où on va, car elle regorge de mille et une idées pour favoriser l’échange entre les cultures, remarque Suzanne Rehacek, sa voisine russophile, qui a accepté d’accueillir Nelly et Sergo, un couple de Géorgiens, avec qui elle a non seulement pu parler en russe, mais aussi partager un délicieux khatchapuri (pain traditionnel géorgien au fromage). On va tenter de mélanger ce pain à de la fondue, j’ai hâte de voir le résultat», conclut Suzanne Rehacek.

Pour déguster les plats d’ici et d’ailleurs conçus par les familles suisses et les migrants, rendez-vous, ce samedi, à 18h30, à la Grande salle de Baulmes. Tirelire à la sortie en faveur de l’Association Solidarité Afrique Farafina.

 

Un dispensaire verra le jour

Des soins médicaux pour les plus démunis

L’association Solidarité Afrique Farafina s’est donné deux buts: d’une part, elle valorise les richesses de la culture africaine pour le bien vivre ensemble avec la Suisse et d’autre part, elle soutient plusieurs enfants à Sisina, un village situé au sud de Bamako. «Pour qu’un enfant soit accepté à l’hôpital, un paiement est exigé avant même que les premiers soins d’urgence soient prodigués, révèle Mireille Keita-Gilgien. Grâce aux dons récoltés, nous finançons non seulement l’admission des malades en milieu hospitalier, mais assurons aussi le suivi du traitement avec la construction d’un dispensaire, notamment.»

Plus d’informations sur : www.farafina.ch.

Enregistrer

Enregistrer

L’article Suisses et migrants unis autour des fourneaux est apparu en premier sur La Région.

18 jan 2018

Loïc Gasch place la barre haut en recevant le Prix Panathlonien

Athlétisme – Multiple champion de Suisse, le sauteur en hauteur sainte-crix a été distingué par le Panathlon-Club Yverdon-les-Bains, avant-hier.

Le sauteur en hauteur de Sainte-Croix s’est vu décerner le Prix Panathlonien 2017 par la section yverdonnoise du club-service. Une belle récompense pour le multiple champion de Suisse de 23 ans. ©Champi

Le sauteur en hauteur de Sainte-Croix s’est vu décerner le Prix Panathlonien 2017 par la section yverdonnoise du club-service. Une belle récompense pour le multiple champion de Suisse de 23 ans.

Il n’a encore que 23 ans, et pourtant il a déjà été désigné sportif vaudois de l’année, en 2016. Le voilà, à présent, récipiendaire du Prix Panathlonien 2017, décerné par la section yverdonnoise du club-service. Loïc Gasch, déjà quinze titres nationaux à son actif, a conquis Denis Roux -président de la commission d’attribution de la distinction et ses acolytes. «Loïc se situe actuellement au 20e rang européen, ainsi qu’au 50e mondial. La barre de 2m26, franchie l’été dernier à Zurich, dans le cadre des Championnats de Suisse, a validé sa qualification pour les prochains Championnats d’Europe de Berlin», a relevé le Panathlonien à l’endroit du sauteur en hauteur de Sainte-Croix.

L’athlète avait déjà reçu un Coup de cœur du club-service sportif en 2013. Au palmarès du Prix Panathlonien, Loïc Gasch succède, entre autres, à des sportifs comme Laurence Rochat (2002), Didier Brocard (2004), Killian Peier (2014), Stéphane Heiniger (2015) ou encore Matthieu Pahud (2016). Entretien.

 

Loïc Gasch, vous aviez déjà obtenu le Mérite de sportif vaudois de l’année en 2016. Vous semblez -du moins vos performances- faire l’unanimité.

Apparemment, ça fonctionne bien, oui ! Je suis surtout ravi dans le sens où cela montre que l’athlétisme est suivi, qu’il intéresse. Et que le saut en hauteur existe, qu’il y a des sauteurs en Suisse. D’un point de vue personnel, je suis flatté. J’ai appris qu’on me remettrait le prix la semaine passée. Ça a été une totale surprise pour moi.

 

Connaissiez-vous le Prix Panathlonien avant cela ?

Oui, car Stéphane Heiniger l’a reçu en 2015, et l’article de La Région Nord vaudois est placardé dans la salle de musculation de l’USY Athlétisme. Peut-être qu’on mettra le mien à côté !

 

La saison dernière, vous vous êtes blessé à une cheville, puis à un genou. A quoi en êtes-vous ?

Tout va mieux. On a complètement remodelé et adapté mes entraînements, ainsi que les périodes de récupération, pour ne pas trop en demander à ma jambe d’appel. Je n’ai finalement pas subi d’opération à mon genou gauche. Quoiqu’il en soit, les aménagements ont l’air de bien me convenir. Je bats tous mes records à l’entraînement. Si je continue sans problème, ça annonce du bon.

 

Vous avez participé à deux compétitions l’été passé, dont les Championnats de Suisse. Quand avez-vous repris la préparation ?

Au mois de septembre, après une petite pause.

 

Et avez-vous prévu de sauter en concours cet hiver ?

Uniquement à Sainte-Croix, pour Hauteur et Musique. Par le passé, j’ai souvent beaucoup concouru en hiver, puis, en arrivant peut-être trop fatigué à l’été, je me suis blessé. Cette fois, on a décidé de me ménager durant la saison en salle pour bien préparer celle en extérieur. Je devrai revalider ma qualification pour les Européens de Berlin en montrant être en forme.

 

Le meeting Hauteur et Musique aura lieu le samedi 3 février. Après avoir dû abandonner l’année dernière en vous blessant à une cheville, avez-vous le sentiment d’y avoir une revanche à prendre ?

C’est sûr que je veux montrer que je suis toujours là. Et c’est un rendez-vous qui me tient à cœur. J’ai envie d’être performant devant mon public. Avant 2017, le meeting m’avait toujours bien réussi. Avec le recul, je sais que je n’aurais pas dû y sauter l’an passé, mais j’ai voulu essayer…

 

Vous avez établi votre record à 2m26. Comment faire pour gagner encore des centimètres ?

J’ai failli tout arrêter l’été dernier. Puis j’ai compris que mon sport, j’aimais vraiment ça. Il fallait que je me rende compte que d’aller m’entraîner n’était pas une corvée. Alors, il faudra travailler la forme, la musculation, la technique et, surtout, la tête. J’ai beaucoup changé à ce propos. Et si on se sent bien dans la tête, alors cela fait une grande partie pour progresser.

 

N’est-ce pas trop difficile, justement, de vous entraîner autant sans sauter plus régulièrement en concours ?

C’est quelque chose qu’on a convenu avec mon coach, Silvan Keller. On en a discuté et j’étais partant pour le faire. On se concentre sur l’été, même si Hauteur et Musique me permettra de me faire plaisir dans un peu plus de deux semaines.

 

Quelles sont vos ambitions pour la saison d’été ?

D’abord de pouvoir me rendre aux Championnats d’Europe. A Berlin, j’aimerais bien atteindre la finale. Puis, avant cela, j’espère, comme il y a deux ans, pouvoir participer à Athletissima.

 

Allez-vous vous préparer uniquement en Suisse ?

Non, un camp de deux semaines, avec mon entraîneur et un pote, est prévu en Afrique du Sud en février. Puis, fin mars, je partirai en Turquie avec mon coach et tout un groupe de sauteurs.

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

L’article Loïc Gasch place la barre haut en recevant le Prix Panathlonien est apparu en premier sur La Région.

17 jan 2018

Miser sur l’authenticité des policiers

Yverdon-les-Bains – L’entreprise Synergies s’est chargée de la campagne de recrutement des polices communales vaudoises, qui a débuté cette semaine. Une première pour la société régionale, comme pour les neuf corps de police.

Daniel Anders (à g.) et Laurent Bailly ont réalisé douze clips, d’une dizaine de secondes chacun, à l’aide d’une caméra de drones mise sur une poignée. ©Michel Duperrex

Daniel Anders (à g.) et Laurent Bailly ont réalisé douze clips, d’une dizaine de secondes chacun, à l’aide d’une caméra de drones mise sur une poignée.

Depuis la semaine dernière, les polices communales font leur publicité sur Internet et à travers tout le canton, afin d’encourager les futurs candidats à rejoindre leurs rangs. Mais cette année, la campagne de recrutement est un petit peu différente, puisqu’elle se décline en douze clips, dont certains n’ont pas encore été dévoilés.

Devant la caméra, on retrouve, évidemment, des policiers, et derrière, on découvre une entreprise yverdonnoise, plus précisément Synergies. «Cela fait trois ou quatre ans que nous nous occupons de la communication des neuf corps de polices communaux, mais c’est la première fois que nous réalisons nous-mêmes des vidéos pour leur campagne de recrutement, précise Laurent Bailly, directeur artistique chez Synergies. Avec la vidéo, nous avons souhaité faire évoluer le caractère authentique des policiers en plongeant le public dans la réalité du métier de tous les jours, sans chercher à exagérer.»

Pour ce faire, Laurent Bailly et son collègue Daniel Anders, cinéaste de formation, ont proposé aux polices communales de montrer douze actions, toutes filmées en plan-séquence, donc sans coupe, et en noir et blanc. «Le fait d’enlever la couleur permet de renforcer le côté dramatique sans en faire des tonnes non plus, et cela donne du corps aux actions de terrain», commente Daniel Anders.

 

Aucun comédien

 

Et pour la première fois, les polices communales ont souhaité mettre en scène leurs propres agents. «Ce qui m’a frappé, c’est qu’ils étaient très fiers de montrer leur métier. Et je crois qu’ils ont apprécié le fait qu’on ne leur demande pas de forcer le trait. Ils étaient bons dès le départ, poursuit le cinéaste. D’ailleurs, si on a dû refaire des prises, ce n’était pas à cause d’eux, mais parce que nous devions être au bon endroit et au bon moment avec la caméra.»

Sobre et efficace, la ligne artistique adoptée pour cette campagne va certainement être réutilisée chaque année.

 

Avez-vous l’âme d’un aspirant de police ?

 

Depuis le lancement de la campagne de recrutement des aspirants de police, lundi dernier, toutes les personnes motivées peuvent déposer leur dossier pour la rentrée 2019-2020. Comment faire ? Il suffit de remplir les formulaires de postulation et d’envoyer un dossier d’ici au 1er mai. Le concours d’admission à l’Académie de police de Savatan aura lieu durant le premier semestre 2018. Il a pour but d’évaluer le niveau de français des candidats, ainsi que leurs aptitudes physiques, leurs connaissances générales et leur capacité de synthétiser des textes. Les postulants devront également se soumettre à des tests psychotechniques.

Plus d’informations sur www.Polcom-vd.ch/rejoignez-nous.

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

L’article Miser sur l’authenticité des policiers est apparu en premier sur La Région.

17 jan 2018

Choucas des tours chouchouté

Nord vaudois – Les ornithologues de la région se sont réunis pour tenter de sauver une espèce d’oiseau menacée, en installant des nichoirs dans plusieurs communes.

Placé sur la liste rouge des oiseaux nicheurs, le choucas a déjà déserté de nombreux sites dans le Nord vaudois. ©Pierre-Alain Ravussin

Placé sur la liste rouge des oiseaux nicheurs, le choucas a déjà déserté de nombreux sites dans le Nord vaudois.

Un groupe de passionnés du Groupe ornithologique et Baulmes et environs (GOBE) et du Cercle ornithologique et de sciences naturelles d’Yverdon-les-Bains (COSNY) a commencé à installer dix nichoirs dans la région, afin de permettre à un oiseau menacé, le choucas des tours (lire encadré ci-dessous), d’établir son nid et, ainsi, de lui faciliter l’accès à la nourriture. Ces amoureux de la nature ont posé six nichoirs au milieu des champs, sur des pylônes au nord d’Orbe, et quatre dans de grands arbres, à Montcherand. «Nous avons débuté par Orbe, car une colonie d’une vingtaine de couples y vivent au Grand Pont, deux dans le clocher de l’église et deux autres dans la Tour Carrée, rapporte Ludovic Longchamp, président du GOBE. Certains ornithologues viennent d’ailleurs de loin pour les observer.»

Mais le choucas n’a pas élu domicile uniquement dans le bourg urbigène : «Dans notre région, on peut apercevoir le choucas au château de Gorgier, et parfois au château de Champvent, poursuit Ludovic Longchamp. Historiquement, il s’était aussi installé aux châteaux d’Yverdon-les-Bains et de Grandson, mais il a déserté ces monuments depuis quelques années, ce qui montre le déclin de l’espèce.»

Afin de pallier le manque de cavités en ville, les ornithologues ont prévu de placer cinq nichoirs supplémentaires sur les grands platanes du parc de la Fondation Saint-George, à Yverdon-les-Bains.

 

Une espèce en péril

 

Durant l’hiver, plusieurs ornithologues ont posé des nichoirs, à Orbe et à Montcherand. Ils poursuivront leur action à Yverdon-les-Bains. ©Pierre-Alain Ravussin

Durant l’hiver, plusieurs ornithologues ont posé des nichoirs, à Orbe et à Montcherand. Ils poursuivront leur action à Yverdon-les-Bains.

Le choucas se trouve sur la liste rouge des oiseaux nicheurs et «prioritaires pour une conservation ciblée» dans le programme de conservation en Suisse. Grégaire et cavernicole, il niche en petites colonies dans les grands arbres, les églises et autres édifices comportant des cavités.

Ce corvidé se nourrit d’invertébrés, qu’il trouve dans les surfaces à végétation rase. En ville, il profite également de restes de nourriture d’origine humaine, mais cette alimentation malsaine influence négativement sa reproduction.

Enregistrer

L’article Choucas des tours chouchouté est apparu en premier sur La Région.

17 jan 2018

«On va jouer le coup à fond»

Football – Promotion League – Yverdon Sport a repris l’entraînement dans le froid, avant-hier. Six joueurs sont partis à la trêve. L’entraîneur Anthony Braizat fait le point.

Djibril Cissé et ses camarades ont entamé la préparation. ©Michel Duperrex

Djibril Cissé et ses camarades ont entamé la préparation.

C’est le sourire aux lèvres que les joueurs d’Yverdon Sport ont retrouvé le chemin du stade, avant-hier soir, malgré la tempête qui s’annonçait, pour la reprise de l’entraînement. La trêve s’est déroulée dans la sérénité pour le 3e du championnat, qui croit toujours en une potentielle promotion.

«On va jouer le coup à fond, promet l’entraîneur Anthony Braizat, lui aussi d’excellente humeur au moment de retrouver les vestiaires.

Avec les soucis que rencontrent plusieurs clubs de Challenge League, on ne sait jamais. Peut-être y aura-t-il deux places à prendre…» Trois joueurs à l’essai Comme cela a été annoncé avant la pause, le contingent va être sensiblement réduit. Ainsi, pour l’heure, YS compte six départs. Ceux déjà annoncés du défenseur Esteban Rossé (La Sarraz-Eclépens) et des demis Yanis Lahiouel (Stade-Lausanne- Ouchy), Stefane Rauti (La Chaux-de-Fonds) et Ousmane Doumbia (Winterthour), auxquels se sont ajoutés l’arrêt de la compétition de Brice Ngindu, ainsi que le départ aux Etats-Unis, pour ses études, d’Aurélien Chappuis. «Il est encore possible qu’un ou deux éléments nous quittent», glisse le technicien français, qui pourra compter sur trois joueurs à l’essai ces jours.

Deux d’entre eux, Thomas Lenzini (ailier gauche français, en provenance de l’AS Cannes/CFA2) et Donaldson Sackey (ailier droite togolais et allemand) sont des connaissances de Djibril Cissé. Le premier nommé est, même, son beau-frère. Le troisième homme, Edwing Malpon, demi-défensif guadeloupéen, évoluait dernièrement en République tchèque.

Les trois devraient normalement être alignés mercredi prochain, à la Maladière (18h), à l’occasion du premier match amical des Yverdonnois contre Xamax. «Pour le moment, on recherche du monde au milieu, ainsi qu’un arrière droit», précise Anthony Braizat.

Le staff a également connu des changements. Un entraîneur des gardiens est recherché pour remplacer Dario Costanzo, qui s’en est allé. L’entraîneur-adjoint Philippe Demarque, qui a repris le FC Champvent, a, pour sa part, été remplacé par Marcos Carballo, en provenance du FC Crissier. YS accueille, aussi, un nouveau préparateur physique en la personne de Loïc Besançon. C’est ce dernier qui, lundi, avait préparé toute une série de tests -dont la redoutable et redoutée pesée- auxquels se sont soumis les footballeurs. «Cela permet de connaître le niveau de chacun et, ensuite, de pouvoir travailler de façon individuelle», explique le spécialiste poméran.

 

Besoin de fraîcheur

 

Anthony Braizat. ©Michel Duperrex / Lado-a

Anthony Braizat.

Le championnat reprendra le dimanche 4 mars, avec la réception du Stade Nyonnais. D’ici là, les Yverdonnois disputeront au moins cinq matches amicaux. «Des rencontres qui doivent nous permettre de retravailler les familiarités, d’autant plus que le groupe a changé un peu, ainsi que de bien jauger les joueurs à l’essai, car on ne veut pas se tromper, insiste l’entraîneur d’YS. Ces matches seront aussi bénéfiques aux blessés de l’automne, François Marque -un élément déterminant pour nous- et Florian Gudit (ndlr : tous deux ont repris normalement l’entraînement), afin de se remettre dans le rythme.»

En repensant à la période comprise entre fin octobre et mi-novembre, lors de laquelle YS a marqué le coup, Anthony Braizat reconnaît que son équipe a terminé la première partie de saison «émoussée physiquement et mentalement». «On a mal fini, et cela montre qu’on est encore des apprentis à ce niveau», estime-t-il, conscient de l’importance des sept semaines de préparation planifiées. «C’est long. Il va falloir être intelligent dans la gestion, car je veux une équipe fraîche pour le match de reprise.»

Afin de varier les plaisirs, YS ira parfois s’entraîner sur terrain synthétique à Etoy et, surtout, partira en camp du côté de Tenero, au Tessin, du 29 janvier au 3 février. Un stage lors duquel les Verts se frotteront à Bellinzone.

L’article «On va jouer le coup à fond» est apparu en premier sur La Région.

16 jan 2018

Le cinéma Rex promis à la renaissance

Yverdon-les-Bains – Abandonnée depuis de nombreuses années, la salle yverdonnoise pourrait retrouver une nouvelle vie.

Le Rex pourrait retrouver une nouvelle jeunesse. ©Duperrex-a

Le Rex pourrait retrouver une nouvelle jeunesse.

Alors que les multiplex projetés dans le cadre des projets Front Gare et Kindercity (Y-Parc) ne pourront être construits qu’à moyen terme (lire encadré ci-dessous), une nouvelle salle de cinéma pourrait ouvrir ses portes dans le courant de cette année à Yverdon-les-Bains. En effet, dans sa dernière séance de l’année 2017, le Conseil communal d’Yverdon-les-Bains a, de fait, donné son aval pour soutenir un projet qui, à ce stade, est encore confidentiel.

En effet, au budget 2018 du Service de la culture, chapitre aide au cinéma, figure un montant de 101 000 francs, en progression de 40 000 francs par rapport à 2017. Cette augmentation est justifiée par le «lancement d’une nouvelle salle de cinéma à Yverdon-les-Bains».

 

Top secret…

 

Interpellée, Carmen Tanner, municipale de la Ville en charge de la culture, manifeste un certain embarras. Elle s’était préparée à répondre à d’éventuelles questions lors du Conseil. Elles ne sont pas venues…

«Il y a des opportunités qui se dessinent, mais je ne peux pas en dire plus pour l’instant, pour ne pas mettre en péril les discussions en cours. Je suis désolée de ne pouvoir en dire plus», déclare la municipale.

Si un montant a été porté au budget, c’est bien sur un projet qui a quelque chance de se concrétiser en cours d’exercice ? «En fait, c’est une autorisation de dépenser qui nous a été donnée», relève Carmen Tanner. Et de préciser qu’il s’agit d’une aide. Autrement dit, c’est un projet privé ou associatif.

Le Cinéma Bel-Air ne suffit-il pas à combler les attentes de la population ? «Le Bel-Air fait du beau travail et offre une programmation variée. C’est une question de nombre de salles. Il y a une attente de la part de la population», ajoute encore la municipale de la culture.

On en est alors réduit à faire le tour des sites potentiels. Dans le cadre du futur complexe de l’avenue des Sports 5, il a y bien un projet de cinéma associatif, en lien avec l’offre du site, notamment la proximité de L’Amalgame.

Sous la tribune de l’ancien hippodrome, le projet évoqué à une époque est pratiquement mortné. L’ouverture du collège des Rives va, sans doute, réactiver les réflexions sur l’avenir de ces locaux en collaboration avec le Service JECOS (Jeunesse et cohésion sociale).

Il ne reste, dès lors, que la salle du cinéma Rex, fermée depuis une dizaine d’années. Et c’est bien sur l’avenir de ce site -un premier projet de relance fondé sur un financement participatif avait échoué- que les discussions ont lieu. A ce stade, on ne peut en dire plus.

 

Les petits pas

 

Au lendemain des élections communales de 2011, la Municipalité avait annoncé l’ouverture quasi imminente d’un multiplex à la gare, dans le cadre d’un vaste projet comprenant un centre commercial (Manor), la Bibliothèque publique et deux fondations dédiées à l’image. Le projet Front Gare n’est pas pour demain, et pour Kindercity, il faut encore attendre. Une nouvelle salle en ville, on en a compté trois avec le Capitole, ne serait donc pas de trop.

Enregistrer

Enregistrer

L’article Le cinéma Rex promis à la renaissance est apparu en premier sur La Région.

16 jan 2018

«Quand on a un but, rien ne peut nous arrêter»

Grandson – Le Mathoulon Mike Perroud a quitté sa famille à l’âge de 16 ans pour s’installer à Sofia, en Bulgarie, et suivre des cours de violon. Il était de passage au Croch’Pied, dimanche dernier. Entretien.

Mike Perroud a présenté, en avant-première à Grandson, un concerto de Beethoven qu’il jouera en Bulgarie le 24 janvier, accompagné de l’Orchestre professionnel du Conservatoire de Sofia. ©Carole Alkabes

Mike Perroud a présenté, en avant-première à Grandson, un concerto de Beethoven qu’il jouera en Bulgarie le 24 janvier, accompagné de l’Orchestre professionnel du Conservatoire de Sofia.

Mike Perroud a décidé de se consacrer à son art, le violon. Et c’est bien loin des sentiers battus et des écoles suisses qu’il évolue et perfectionne son jeu de musicien, puisqu’il vit, depuis huit ans, au cœur de la capitale bulgare, Sofia. Deux fois par année, le jeune homme de 24 ans se permet un retour aux sources pour voir sa famille, à Mathod, et donner un concert. Dimanche dernier, il s’est arrêté au Croch’Pied, à Grandson, pour offrir à quelques privilégiés un show semi-privé consacré à Beethoven. Rencontre.

 

Fils de deux artistes, sculpteurs et peintres, rien ne vous prédestinait à devenir musicien. Mike Perroud, comment est née votre passion pour le violon ?

J’ai décidé ça tout à coup, en voyant le vieux violon de mon grand-père accroché au mur.

 

Quel âge aviez-vous au moment de cette révélation ?

Sept ans et demi.

 

Et comment ont réagi vos parents ?

Au début, ma mère m’a mis en garde en me disant que c’était un instrument difficile à jouer. Mais, le lendemain, ils ont fini par m’inscrire à un cours de musique.

 

Pourquoi avez-vous choisi de commencer votre cursus au Conservatoire de musique de Neuchâtel et pas dans le Nord vaudois ?

Je voulais suivre des cours à Yverdon-les-Bains mais, à l’époque, le professeur qui enseignait le violon ne voulait pas que l’on touche un instrument avant d’avoir passé deux ans à étudier le solfège. Et moi je ne voulais pas attendre.

 

Et qu’est-ce qui vous a poussé à partir à Sofia, en Bulgarie ?

Après l’école obligatoire, je cherchais un professeur pour me perfectionner. C’était en plein au moment des accords de Bologne. En Suisse, il n’y avait pas encore de structure pour me permettre de faire des heures de musique, comme je le souhaitais. C’est grâce à l’une de mes professeurs, Denitsa Kazakova, qui habite aussi à Mathod et qui est Bulgare, que j’ai pu rencontrer un professeur du Conservatoire de Sofia. Je suis parti faire un test là-bas et je ne suis jamais revenu.

 

Étiez-vous seul en Bulgarie ou viviez-vous dans une famille d’accueil ou chez des amis ?

Le premier mois, j’habitais chez une grand-maman, mais ensuite, j’ai pris un appartement.

 

N’est-il pas difficile de vivre loin de sa famille lorsqu’on est un adolescent de 16 ans ?

Même si j’avais le soutien moral de ma famille, c’est vrai que, parfois, j’ai eu des coups de blues. Mais ça a surtout été une expérience très enrichissante. Et de toute façon, quand on a un but, rien ne peut nous arrêter.

 

Comment avez-vous fait pour vous intégrer ?

Cela n’a pas été facile, mais j’avais trouvé mon professeur idéal, alors il fallait que je réussisse pour pouvoir rester. J’ai donc effectué ma maturité à Sofia, durant quatre ans, en parallèle à mes cours privés de violon. Et c’est là que j’ai pu découvrir la langue et la culture du pays.

 

Est-ce que cela vous a aidé pour la musique ?

Oui, parce que j’ai pu apprendre avec des professeurs qui s’efforcent de perpétuer les traditions des grands maîtres russes. C’est un style un peu vieux jeu, mais c’est du vrai violon. Et j’ai eu de la chance, car maintenant, tous ces professeurs partent gentiment à la retraite.

 

Aujourd’hui, où en êtes-vous dans votre cursus et qu’envisagez-vous pour le futur ?

Si tout va bien, je termine mon bachelor au Conservatoire de musique de Sofia cette année. Je compte poursuivre avec un master, toujours à l’étranger, mais certainement pas en Bulgarie. Je pense aller à la rencontre de la mélancolie de Saint-Pétersbourg. En étudiant à Sofia, j’ai fait un premier pas vers la Russie, maintenant il faut que j’aille jusqu’au bout.

L’article «Quand on a un but, rien ne peut nous arrêter» est apparu en premier sur La Région.

16 jan 2018

A la chasse aux minima

Athlétisme – Une délégation de l’USY s’est rendue à Zurich pour démarrer la saison en salle. Elodie Jakob s’est imposée sur 60m haies.

Reprise réussie pour Aurore Ortlieb et ses camarades. ©Nicolas Verraires

Reprise réussie pour Aurore Ortlieb et ses camarades.

Six athlètes yverdonnois ont démarré leur saison hivernale dans le cadre du Meeting indoor proposé par le LC Zurich, le week-end dernier. Parmi eux, figurait Elodie Jakob. L’heptathlonienne de 24 ans nourrit de grandes ambitions pour cet été avec, en point de mire, les Championnats d’Europe à Berlin. Un objectif logique, mais pas si facile à atteindre, puisqu’il faudra que la Nord-Vaudoise trouve le moyen de gagner au moins 97 points sur son record personnel de 5803 datant de 2015.

En attendant le printemps et cette quête, la championne de Suisse de la discipline multiple a entamé sa saison par une victoire sur 60m haies, en 8’’92. Mais le meilleur «outil» pour faire le point sur son état de forme reste la compétition. Au sortir d’une période de préparation axée sur la musculation, les prochaines semaines d’entraînement devraient permettre à Elodie Jakob de retrouver toute sa fluidité et de repasser sous les 8’’ sur 60m (8’’27 à Zurich).

 

Aurore Ortlieb, c’est oui !

 

Du côté de la relève, la chasse aux minima pour les Championnats de Suisse Jeunesse indoor de Saint-Gall est ouverte. Aurore Ortlieb, pour sa première compétition en M16, a décroché d’entrée une limite. Deux essais lui ont été nécessaires pour franchir 1m50 à la hauteur et, ainsi, obtenir sa qualification. Avec un chrono de 8’’78 sur 60m, elle peut entrevoir un second ticket pour les Nationaux.

Nina Rehacek a, pour sa part, réalisé une belle entame de saison pour sa première participation sur le 60m haies M18. La transition des espaces entre les obstacles (50 centimètres de plus qu’en M16) ne lui a posé aucun souci. Déjà qualifiée pour Saint- Gall au triple saut et à la longueur, l’athlète, auteur d’un temps de 9’’84 samedi passé, s’est rapprochée à vive allure d’une limite sur les haies.

Du côté masculin, Hugo Tièche (M18) et Milos Sismanovic (M16), continuent leur apprentissage. Le premier nommé est venu découvrir le Lauftunnel du Letzigrund sur 60m (8’’19). Adepte du demi-fond, son camarade est venu tester sa vitesse sur 60m (8’’33) ainsi que le 60m haies. Samuel Gasser a, pour sa part, couru le 60m en 7’’92 et franchi 1m65m à la hauteur M20.

Après ce premier test, et en tenant compte des limites déjà réalisées l’été passé, la délégation de l’USY Athlétisme aux Championnats nationaux jeunesse, qui auront lieu à Saint-Gall en février, compte déjà cinq athlètes.

 

L’athlétisme vaudois a besoin d’installations

 

Les problèmes apparus sur la toiture du Centre mondial du cyclisme (CMC), l’été dernier, n’ont pas permis aux athlètes vaudois de s’entraîner dans la salle d’Aigle durant l’automne. «On a tout de même eu l’espoir de pouvoir y retourner dès le début de l’année 2018, une fois les travaux terminés, souligne le chef technique de l’Association cantonale vaudoise d’athlétisme Pierre-André Bettex, sur le site web de l’association. Hélas, la nouvelle est tombée début décembre, le CMC restera fermé jusqu’en avril. Ainsi, le comité de l’ACVA a été contraint d’annuler les Championnats vaudois en salle.»

«Le CMC étant l’une des seules installations permettant l’organisation de compétitions en Suisse romande, le constat est implacable : il manque cruellement de salles dédiées à ce sport de base qu’est l’athlétisme, regrette Nicolas Verraires.

Et l’entraîneur de l’USY de soulever la réflexion : «Yverdon est au centre de la Romandie. Il serait intéressant d’y imaginer un projet d’infrastructure pour l’accueil des compétitions.»

Enregistrer

Enregistrer

L’article A la chasse aux minima est apparu en premier sur La Région.