Les News de Nord Vaudois - mai 2016

En collaboration avec le journal La Région.

18 jan 2018

Loïc Gasch place la barre haut en recevant le Prix Panathlonien

Athlétisme – Multiple champion de Suisse, le sauteur en hauteur sainte-crix a été distingué par le Panathlon-Club Yverdon-les-Bains, avant-hier.

Le sauteur en hauteur de Sainte-Croix s’est vu décerner le Prix Panathlonien 2017 par la section yverdonnoise du club-service. Une belle récompense pour le multiple champion de Suisse de 23 ans. ©Champi

Le sauteur en hauteur de Sainte-Croix s’est vu décerner le Prix Panathlonien 2017 par la section yverdonnoise du club-service. Une belle récompense pour le multiple champion de Suisse de 23 ans.

Il n’a encore que 23 ans, et pourtant il a déjà été désigné sportif vaudois de l’année, en 2016. Le voilà, à présent, récipiendaire du Prix Panathlonien 2017, décerné par la section yverdonnoise du club-service. Loïc Gasch, déjà quinze titres nationaux à son actif, a conquis Denis Roux -président de la commission d’attribution de la distinction et ses acolytes. «Loïc se situe actuellement au 20e rang européen, ainsi qu’au 50e mondial. La barre de 2m26, franchie l’été dernier à Zurich, dans le cadre des Championnats de Suisse, a validé sa qualification pour les prochains Championnats d’Europe de Berlin», a relevé le Panathlonien à l’endroit du sauteur en hauteur de Sainte-Croix.

L’athlète avait déjà reçu un Coup de cœur du club-service sportif en 2013. Au palmarès du Prix Panathlonien, Loïc Gasch succède, entre autres, à des sportifs comme Laurence Rochat (2002), Didier Brocard (2004), Killian Peier (2014), Stéphane Heiniger (2015) ou encore Matthieu Pahud (2016). Entretien.

 

Loïc Gasch, vous aviez déjà obtenu le Mérite de sportif vaudois de l’année en 2016. Vous semblez -du moins vos performances- faire l’unanimité.

Apparemment, ça fonctionne bien, oui ! Je suis surtout ravi dans le sens où cela montre que l’athlétisme est suivi, qu’il intéresse. Et que le saut en hauteur existe, qu’il y a des sauteurs en Suisse. D’un point de vue personnel, je suis flatté. J’ai appris qu’on me remettrait le prix la semaine passée. Ça a été une totale surprise pour moi.

 

Connaissiez-vous le Prix Panathlonien avant cela ?

Oui, car Stéphane Heiniger l’a reçu en 2015, et l’article de La Région Nord vaudois est placardé dans la salle de musculation de l’USY Athlétisme. Peut-être qu’on mettra le mien à côté !

 

La saison dernière, vous vous êtes blessé à une cheville, puis à un genou. A quoi en êtes-vous ?

Tout va mieux. On a complètement remodelé et adapté mes entraînements, ainsi que les périodes de récupération, pour ne pas trop en demander à ma jambe d’appel. Je n’ai finalement pas subi d’opération à mon genou gauche. Quoiqu’il en soit, les aménagements ont l’air de bien me convenir. Je bats tous mes records à l’entraînement. Si je continue sans problème, ça annonce du bon.

 

Vous avez participé à deux compétitions l’été passé, dont les Championnats de Suisse. Quand avez-vous repris la préparation ?

Au mois de septembre, après une petite pause.

 

Et avez-vous prévu de sauter en concours cet hiver ?

Uniquement à Sainte-Croix, pour Hauteur et Musique. Par le passé, j’ai souvent beaucoup concouru en hiver, puis, en arrivant peut-être trop fatigué à l’été, je me suis blessé. Cette fois, on a décidé de me ménager durant la saison en salle pour bien préparer celle en extérieur. Je devrai revalider ma qualification pour les Européens de Berlin en montrant être en forme.

 

Le meeting Hauteur et Musique aura lieu le samedi 3 février. Après avoir dû abandonner l’année dernière en vous blessant à une cheville, avez-vous le sentiment d’y avoir une revanche à prendre ?

C’est sûr que je veux montrer que je suis toujours là. Et c’est un rendez-vous qui me tient à cœur. J’ai envie d’être performant devant mon public. Avant 2017, le meeting m’avait toujours bien réussi. Avec le recul, je sais que je n’aurais pas dû y sauter l’an passé, mais j’ai voulu essayer…

 

Vous avez établi votre record à 2m26. Comment faire pour gagner encore des centimètres ?

J’ai failli tout arrêter l’été dernier. Puis j’ai compris que mon sport, j’aimais vraiment ça. Il fallait que je me rende compte que d’aller m’entraîner n’était pas une corvée. Alors, il faudra travailler la forme, la musculation, la technique et, surtout, la tête. J’ai beaucoup changé à ce propos. Et si on se sent bien dans la tête, alors cela fait une grande partie pour progresser.

 

N’est-ce pas trop difficile, justement, de vous entraîner autant sans sauter plus régulièrement en concours ?

C’est quelque chose qu’on a convenu avec mon coach, Silvan Keller. On en a discuté et j’étais partant pour le faire. On se concentre sur l’été, même si Hauteur et Musique me permettra de me faire plaisir dans un peu plus de deux semaines.

 

Quelles sont vos ambitions pour la saison d’été ?

D’abord de pouvoir me rendre aux Championnats d’Europe. A Berlin, j’aimerais bien atteindre la finale. Puis, avant cela, j’espère, comme il y a deux ans, pouvoir participer à Athletissima.

 

Allez-vous vous préparer uniquement en Suisse ?

Non, un camp de deux semaines, avec mon entraîneur et un pote, est prévu en Afrique du Sud en février. Puis, fin mars, je partirai en Turquie avec mon coach et tout un groupe de sauteurs.

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17 jan 2018

Miser sur l’authenticité des policiers

Yverdon-les-Bains – L’entreprise Synergies s’est chargée de la campagne de recrutement des polices communales vaudoises, qui a débuté cette semaine. Une première pour la société régionale, comme pour les neuf corps de police.

Daniel Anders (à g.) et Laurent Bailly ont réalisé douze clips, d’une dizaine de secondes chacun, à l’aide d’une caméra de drones mise sur une poignée. ©Michel Duperrex

Daniel Anders (à g.) et Laurent Bailly ont réalisé douze clips, d’une dizaine de secondes chacun, à l’aide d’une caméra de drones mise sur une poignée.

Depuis la semaine dernière, les polices communales font leur publicité sur Internet et à travers tout le canton, afin d’encourager les futurs candidats à rejoindre leurs rangs. Mais cette année, la campagne de recrutement est un petit peu différente, puisqu’elle se décline en douze clips, dont certains n’ont pas encore été dévoilés.

Devant la caméra, on retrouve, évidemment, des policiers, et derrière, on découvre une entreprise yverdonnoise, plus précisément Synergies. «Cela fait trois ou quatre ans que nous nous occupons de la communication des neuf corps de polices communaux, mais c’est la première fois que nous réalisons nous-mêmes des vidéos pour leur campagne de recrutement, précise Laurent Bailly, directeur artistique chez Synergies. Avec la vidéo, nous avons souhaité faire évoluer le caractère authentique des policiers en plongeant le public dans la réalité du métier de tous les jours, sans chercher à exagérer.»

Pour ce faire, Laurent Bailly et son collègue Daniel Anders, cinéaste de formation, ont proposé aux polices communales de montrer douze actions, toutes filmées en plan-séquence, donc sans coupe, et en noir et blanc. «Le fait d’enlever la couleur permet de renforcer le côté dramatique sans en faire des tonnes non plus, et cela donne du corps aux actions de terrain», commente Daniel Anders.

 

Aucun comédien

 

Et pour la première fois, les polices communales ont souhaité mettre en scène leurs propres agents. «Ce qui m’a frappé, c’est qu’ils étaient très fiers de montrer leur métier. Et je crois qu’ils ont apprécié le fait qu’on ne leur demande pas de forcer le trait. Ils étaient bons dès le départ, poursuit le cinéaste. D’ailleurs, si on a dû refaire des prises, ce n’était pas à cause d’eux, mais parce que nous devions être au bon endroit et au bon moment avec la caméra.»

Sobre et efficace, la ligne artistique adoptée pour cette campagne va certainement être réutilisée chaque année.

 

Avez-vous l’âme d’un aspirant de police ?

 

Depuis le lancement de la campagne de recrutement des aspirants de police, lundi dernier, toutes les personnes motivées peuvent déposer leur dossier pour la rentrée 2019-2020. Comment faire ? Il suffit de remplir les formulaires de postulation et d’envoyer un dossier d’ici au 1er mai. Le concours d’admission à l’Académie de police de Savatan aura lieu durant le premier semestre 2018. Il a pour but d’évaluer le niveau de français des candidats, ainsi que leurs aptitudes physiques, leurs connaissances générales et leur capacité de synthétiser des textes. Les postulants devront également se soumettre à des tests psychotechniques.

Plus d’informations sur www.Polcom-vd.ch/rejoignez-nous.

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17 jan 2018

Choucas des tours chouchouté

Nord vaudois – Les ornithologues de la région se sont réunis pour tenter de sauver une espèce d’oiseau menacée, en installant des nichoirs dans plusieurs communes.

Placé sur la liste rouge des oiseaux nicheurs, le choucas a déjà déserté de nombreux sites dans le Nord vaudois. ©Pierre-Alain Ravussin

Placé sur la liste rouge des oiseaux nicheurs, le choucas a déjà déserté de nombreux sites dans le Nord vaudois.

Un groupe de passionnés du Groupe ornithologique et Baulmes et environs (GOBE) et du Cercle ornithologique et de sciences naturelles d’Yverdon-les-Bains (COSNY) a commencé à installer dix nichoirs dans la région, afin de permettre à un oiseau menacé, le choucas des tours (lire encadré ci-dessous), d’établir son nid et, ainsi, de lui faciliter l’accès à la nourriture. Ces amoureux de la nature ont posé six nichoirs au milieu des champs, sur des pylônes au nord d’Orbe, et quatre dans de grands arbres, à Montcherand. «Nous avons débuté par Orbe, car une colonie d’une vingtaine de couples y vivent au Grand Pont, deux dans le clocher de l’église et deux autres dans la Tour Carrée, rapporte Ludovic Longchamp, président du GOBE. Certains ornithologues viennent d’ailleurs de loin pour les observer.»

Mais le choucas n’a pas élu domicile uniquement dans le bourg urbigène : «Dans notre région, on peut apercevoir le choucas au château de Gorgier, et parfois au château de Champvent, poursuit Ludovic Longchamp. Historiquement, il s’était aussi installé aux châteaux d’Yverdon-les-Bains et de Grandson, mais il a déserté ces monuments depuis quelques années, ce qui montre le déclin de l’espèce.»

Afin de pallier le manque de cavités en ville, les ornithologues ont prévu de placer cinq nichoirs supplémentaires sur les grands platanes du parc de la Fondation Saint-George, à Yverdon-les-Bains.

 

Une espèce en péril

 

Durant l’hiver, plusieurs ornithologues ont posé des nichoirs, à Orbe et à Montcherand. Ils poursuivront leur action à Yverdon-les-Bains. ©Pierre-Alain Ravussin

Durant l’hiver, plusieurs ornithologues ont posé des nichoirs, à Orbe et à Montcherand. Ils poursuivront leur action à Yverdon-les-Bains.

Le choucas se trouve sur la liste rouge des oiseaux nicheurs et «prioritaires pour une conservation ciblée» dans le programme de conservation en Suisse. Grégaire et cavernicole, il niche en petites colonies dans les grands arbres, les églises et autres édifices comportant des cavités.

Ce corvidé se nourrit d’invertébrés, qu’il trouve dans les surfaces à végétation rase. En ville, il profite également de restes de nourriture d’origine humaine, mais cette alimentation malsaine influence négativement sa reproduction.

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17 jan 2018

«On va jouer le coup à fond»

Football – Promotion League – Yverdon Sport a repris l’entraînement dans le froid, avant-hier. Six joueurs sont partis à la trêve. L’entraîneur Anthony Braizat fait le point.

Djibril Cissé et ses camarades ont entamé la préparation. ©Michel Duperrex

Djibril Cissé et ses camarades ont entamé la préparation.

C’est le sourire aux lèvres que les joueurs d’Yverdon Sport ont retrouvé le chemin du stade, avant-hier soir, malgré la tempête qui s’annonçait, pour la reprise de l’entraînement. La trêve s’est déroulée dans la sérénité pour le 3e du championnat, qui croit toujours en une potentielle promotion.

«On va jouer le coup à fond, promet l’entraîneur Anthony Braizat, lui aussi d’excellente humeur au moment de retrouver les vestiaires.

Avec les soucis que rencontrent plusieurs clubs de Challenge League, on ne sait jamais. Peut-être y aura-t-il deux places à prendre…» Trois joueurs à l’essai Comme cela a été annoncé avant la pause, le contingent va être sensiblement réduit. Ainsi, pour l’heure, YS compte six départs. Ceux déjà annoncés du défenseur Esteban Rossé (La Sarraz-Eclépens) et des demis Yanis Lahiouel (Stade-Lausanne- Ouchy), Stefane Rauti (La Chaux-de-Fonds) et Ousmane Doumbia (Winterthour), auxquels se sont ajoutés l’arrêt de la compétition de Brice Ngindu, ainsi que le départ aux Etats-Unis, pour ses études, d’Aurélien Chappuis. «Il est encore possible qu’un ou deux éléments nous quittent», glisse le technicien français, qui pourra compter sur trois joueurs à l’essai ces jours.

Deux d’entre eux, Thomas Lenzini (ailier gauche français, en provenance de l’AS Cannes/CFA2) et Donaldson Sackey (ailier droite togolais et allemand) sont des connaissances de Djibril Cissé. Le premier nommé est, même, son beau-frère. Le troisième homme, Edwing Malpon, demi-défensif guadeloupéen, évoluait dernièrement en République tchèque.

Les trois devraient normalement être alignés mercredi prochain, à la Maladière (18h), à l’occasion du premier match amical des Yverdonnois contre Xamax. «Pour le moment, on recherche du monde au milieu, ainsi qu’un arrière droit», précise Anthony Braizat.

Le staff a également connu des changements. Un entraîneur des gardiens est recherché pour remplacer Dario Costanzo, qui s’en est allé. L’entraîneur-adjoint Philippe Demarque, qui a repris le FC Champvent, a, pour sa part, été remplacé par Marcos Carballo, en provenance du FC Crissier. YS accueille, aussi, un nouveau préparateur physique en la personne de Loïc Besançon. C’est ce dernier qui, lundi, avait préparé toute une série de tests -dont la redoutable et redoutée pesée- auxquels se sont soumis les footballeurs. «Cela permet de connaître le niveau de chacun et, ensuite, de pouvoir travailler de façon individuelle», explique le spécialiste poméran.

 

Besoin de fraîcheur

 

Anthony Braizat. ©Michel Duperrex / Lado-a

Anthony Braizat.

Le championnat reprendra le dimanche 4 mars, avec la réception du Stade Nyonnais. D’ici là, les Yverdonnois disputeront au moins cinq matches amicaux. «Des rencontres qui doivent nous permettre de retravailler les familiarités, d’autant plus que le groupe a changé un peu, ainsi que de bien jauger les joueurs à l’essai, car on ne veut pas se tromper, insiste l’entraîneur d’YS. Ces matches seront aussi bénéfiques aux blessés de l’automne, François Marque -un élément déterminant pour nous- et Florian Gudit (ndlr : tous deux ont repris normalement l’entraînement), afin de se remettre dans le rythme.»

En repensant à la période comprise entre fin octobre et mi-novembre, lors de laquelle YS a marqué le coup, Anthony Braizat reconnaît que son équipe a terminé la première partie de saison «émoussée physiquement et mentalement». «On a mal fini, et cela montre qu’on est encore des apprentis à ce niveau», estime-t-il, conscient de l’importance des sept semaines de préparation planifiées. «C’est long. Il va falloir être intelligent dans la gestion, car je veux une équipe fraîche pour le match de reprise.»

Afin de varier les plaisirs, YS ira parfois s’entraîner sur terrain synthétique à Etoy et, surtout, partira en camp du côté de Tenero, au Tessin, du 29 janvier au 3 février. Un stage lors duquel les Verts se frotteront à Bellinzone.

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16 jan 2018

Le cinéma Rex promis à la renaissance

Yverdon-les-Bains – Abandonnée depuis de nombreuses années, la salle yverdonnoise pourrait retrouver une nouvelle vie.

Le Rex pourrait retrouver une nouvelle jeunesse. ©Duperrex-a

Le Rex pourrait retrouver une nouvelle jeunesse.

Alors que les multiplex projetés dans le cadre des projets Front Gare et Kindercity (Y-Parc) ne pourront être construits qu’à moyen terme (lire encadré ci-dessous), une nouvelle salle de cinéma pourrait ouvrir ses portes dans le courant de cette année à Yverdon-les-Bains. En effet, dans sa dernière séance de l’année 2017, le Conseil communal d’Yverdon-les-Bains a, de fait, donné son aval pour soutenir un projet qui, à ce stade, est encore confidentiel.

En effet, au budget 2018 du Service de la culture, chapitre aide au cinéma, figure un montant de 101 000 francs, en progression de 40 000 francs par rapport à 2017. Cette augmentation est justifiée par le «lancement d’une nouvelle salle de cinéma à Yverdon-les-Bains».

 

Top secret…

 

Interpellée, Carmen Tanner, municipale de la Ville en charge de la culture, manifeste un certain embarras. Elle s’était préparée à répondre à d’éventuelles questions lors du Conseil. Elles ne sont pas venues…

«Il y a des opportunités qui se dessinent, mais je ne peux pas en dire plus pour l’instant, pour ne pas mettre en péril les discussions en cours. Je suis désolée de ne pouvoir en dire plus», déclare la municipale.

Si un montant a été porté au budget, c’est bien sur un projet qui a quelque chance de se concrétiser en cours d’exercice ? «En fait, c’est une autorisation de dépenser qui nous a été donnée», relève Carmen Tanner. Et de préciser qu’il s’agit d’une aide. Autrement dit, c’est un projet privé ou associatif.

Le Cinéma Bel-Air ne suffit-il pas à combler les attentes de la population ? «Le Bel-Air fait du beau travail et offre une programmation variée. C’est une question de nombre de salles. Il y a une attente de la part de la population», ajoute encore la municipale de la culture.

On en est alors réduit à faire le tour des sites potentiels. Dans le cadre du futur complexe de l’avenue des Sports 5, il a y bien un projet de cinéma associatif, en lien avec l’offre du site, notamment la proximité de L’Amalgame.

Sous la tribune de l’ancien hippodrome, le projet évoqué à une époque est pratiquement mortné. L’ouverture du collège des Rives va, sans doute, réactiver les réflexions sur l’avenir de ces locaux en collaboration avec le Service JECOS (Jeunesse et cohésion sociale).

Il ne reste, dès lors, que la salle du cinéma Rex, fermée depuis une dizaine d’années. Et c’est bien sur l’avenir de ce site -un premier projet de relance fondé sur un financement participatif avait échoué- que les discussions ont lieu. A ce stade, on ne peut en dire plus.

 

Les petits pas

 

Au lendemain des élections communales de 2011, la Municipalité avait annoncé l’ouverture quasi imminente d’un multiplex à la gare, dans le cadre d’un vaste projet comprenant un centre commercial (Manor), la Bibliothèque publique et deux fondations dédiées à l’image. Le projet Front Gare n’est pas pour demain, et pour Kindercity, il faut encore attendre. Une nouvelle salle en ville, on en a compté trois avec le Capitole, ne serait donc pas de trop.

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16 jan 2018

«Quand on a un but, rien ne peut nous arrêter»

Grandson – Le Mathoulon Mike Perroud a quitté sa famille à l’âge de 16 ans pour s’installer à Sofia, en Bulgarie, et suivre des cours de violon. Il était de passage au Croch’Pied, dimanche dernier. Entretien.

Mike Perroud a présenté, en avant-première à Grandson, un concerto de Beethoven qu’il jouera en Bulgarie le 24 janvier, accompagné de l’Orchestre professionnel du Conservatoire de Sofia. ©Carole Alkabes

Mike Perroud a présenté, en avant-première à Grandson, un concerto de Beethoven qu’il jouera en Bulgarie le 24 janvier, accompagné de l’Orchestre professionnel du Conservatoire de Sofia.

Mike Perroud a décidé de se consacrer à son art, le violon. Et c’est bien loin des sentiers battus et des écoles suisses qu’il évolue et perfectionne son jeu de musicien, puisqu’il vit, depuis huit ans, au cœur de la capitale bulgare, Sofia. Deux fois par année, le jeune homme de 24 ans se permet un retour aux sources pour voir sa famille, à Mathod, et donner un concert. Dimanche dernier, il s’est arrêté au Croch’Pied, à Grandson, pour offrir à quelques privilégiés un show semi-privé consacré à Beethoven. Rencontre.

 

Fils de deux artistes, sculpteurs et peintres, rien ne vous prédestinait à devenir musicien. Mike Perroud, comment est née votre passion pour le violon ?

J’ai décidé ça tout à coup, en voyant le vieux violon de mon grand-père accroché au mur.

 

Quel âge aviez-vous au moment de cette révélation ?

Sept ans et demi.

 

Et comment ont réagi vos parents ?

Au début, ma mère m’a mis en garde en me disant que c’était un instrument difficile à jouer. Mais, le lendemain, ils ont fini par m’inscrire à un cours de musique.

 

Pourquoi avez-vous choisi de commencer votre cursus au Conservatoire de musique de Neuchâtel et pas dans le Nord vaudois ?

Je voulais suivre des cours à Yverdon-les-Bains mais, à l’époque, le professeur qui enseignait le violon ne voulait pas que l’on touche un instrument avant d’avoir passé deux ans à étudier le solfège. Et moi je ne voulais pas attendre.

 

Et qu’est-ce qui vous a poussé à partir à Sofia, en Bulgarie ?

Après l’école obligatoire, je cherchais un professeur pour me perfectionner. C’était en plein au moment des accords de Bologne. En Suisse, il n’y avait pas encore de structure pour me permettre de faire des heures de musique, comme je le souhaitais. C’est grâce à l’une de mes professeurs, Denitsa Kazakova, qui habite aussi à Mathod et qui est Bulgare, que j’ai pu rencontrer un professeur du Conservatoire de Sofia. Je suis parti faire un test là-bas et je ne suis jamais revenu.

 

Étiez-vous seul en Bulgarie ou viviez-vous dans une famille d’accueil ou chez des amis ?

Le premier mois, j’habitais chez une grand-maman, mais ensuite, j’ai pris un appartement.

 

N’est-il pas difficile de vivre loin de sa famille lorsqu’on est un adolescent de 16 ans ?

Même si j’avais le soutien moral de ma famille, c’est vrai que, parfois, j’ai eu des coups de blues. Mais ça a surtout été une expérience très enrichissante. Et de toute façon, quand on a un but, rien ne peut nous arrêter.

 

Comment avez-vous fait pour vous intégrer ?

Cela n’a pas été facile, mais j’avais trouvé mon professeur idéal, alors il fallait que je réussisse pour pouvoir rester. J’ai donc effectué ma maturité à Sofia, durant quatre ans, en parallèle à mes cours privés de violon. Et c’est là que j’ai pu découvrir la langue et la culture du pays.

 

Est-ce que cela vous a aidé pour la musique ?

Oui, parce que j’ai pu apprendre avec des professeurs qui s’efforcent de perpétuer les traditions des grands maîtres russes. C’est un style un peu vieux jeu, mais c’est du vrai violon. Et j’ai eu de la chance, car maintenant, tous ces professeurs partent gentiment à la retraite.

 

Aujourd’hui, où en êtes-vous dans votre cursus et qu’envisagez-vous pour le futur ?

Si tout va bien, je termine mon bachelor au Conservatoire de musique de Sofia cette année. Je compte poursuivre avec un master, toujours à l’étranger, mais certainement pas en Bulgarie. Je pense aller à la rencontre de la mélancolie de Saint-Pétersbourg. En étudiant à Sofia, j’ai fait un premier pas vers la Russie, maintenant il faut que j’aille jusqu’au bout.

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16 jan 2018

A la chasse aux minima

Athlétisme – Une délégation de l’USY s’est rendue à Zurich pour démarrer la saison en salle. Elodie Jakob s’est imposée sur 60m haies.

Reprise réussie pour Aurore Ortlieb et ses camarades. ©Nicolas Verraires

Reprise réussie pour Aurore Ortlieb et ses camarades.

Six athlètes yverdonnois ont démarré leur saison hivernale dans le cadre du Meeting indoor proposé par le LC Zurich, le week-end dernier. Parmi eux, figurait Elodie Jakob. L’heptathlonienne de 24 ans nourrit de grandes ambitions pour cet été avec, en point de mire, les Championnats d’Europe à Berlin. Un objectif logique, mais pas si facile à atteindre, puisqu’il faudra que la Nord-Vaudoise trouve le moyen de gagner au moins 97 points sur son record personnel de 5803 datant de 2015.

En attendant le printemps et cette quête, la championne de Suisse de la discipline multiple a entamé sa saison par une victoire sur 60m haies, en 8’’92. Mais le meilleur «outil» pour faire le point sur son état de forme reste la compétition. Au sortir d’une période de préparation axée sur la musculation, les prochaines semaines d’entraînement devraient permettre à Elodie Jakob de retrouver toute sa fluidité et de repasser sous les 8’’ sur 60m (8’’27 à Zurich).

 

Aurore Ortlieb, c’est oui !

 

Du côté de la relève, la chasse aux minima pour les Championnats de Suisse Jeunesse indoor de Saint-Gall est ouverte. Aurore Ortlieb, pour sa première compétition en M16, a décroché d’entrée une limite. Deux essais lui ont été nécessaires pour franchir 1m50 à la hauteur et, ainsi, obtenir sa qualification. Avec un chrono de 8’’78 sur 60m, elle peut entrevoir un second ticket pour les Nationaux.

Nina Rehacek a, pour sa part, réalisé une belle entame de saison pour sa première participation sur le 60m haies M18. La transition des espaces entre les obstacles (50 centimètres de plus qu’en M16) ne lui a posé aucun souci. Déjà qualifiée pour Saint- Gall au triple saut et à la longueur, l’athlète, auteur d’un temps de 9’’84 samedi passé, s’est rapprochée à vive allure d’une limite sur les haies.

Du côté masculin, Hugo Tièche (M18) et Milos Sismanovic (M16), continuent leur apprentissage. Le premier nommé est venu découvrir le Lauftunnel du Letzigrund sur 60m (8’’19). Adepte du demi-fond, son camarade est venu tester sa vitesse sur 60m (8’’33) ainsi que le 60m haies. Samuel Gasser a, pour sa part, couru le 60m en 7’’92 et franchi 1m65m à la hauteur M20.

Après ce premier test, et en tenant compte des limites déjà réalisées l’été passé, la délégation de l’USY Athlétisme aux Championnats nationaux jeunesse, qui auront lieu à Saint-Gall en février, compte déjà cinq athlètes.

 

L’athlétisme vaudois a besoin d’installations

 

Les problèmes apparus sur la toiture du Centre mondial du cyclisme (CMC), l’été dernier, n’ont pas permis aux athlètes vaudois de s’entraîner dans la salle d’Aigle durant l’automne. «On a tout de même eu l’espoir de pouvoir y retourner dès le début de l’année 2018, une fois les travaux terminés, souligne le chef technique de l’Association cantonale vaudoise d’athlétisme Pierre-André Bettex, sur le site web de l’association. Hélas, la nouvelle est tombée début décembre, le CMC restera fermé jusqu’en avril. Ainsi, le comité de l’ACVA a été contraint d’annuler les Championnats vaudois en salle.»

«Le CMC étant l’une des seules installations permettant l’organisation de compétitions en Suisse romande, le constat est implacable : il manque cruellement de salles dédiées à ce sport de base qu’est l’athlétisme, regrette Nicolas Verraires.

Et l’entraîneur de l’USY de soulever la réflexion : «Yverdon est au centre de la Romandie. Il serait intéressant d’y imaginer un projet d’infrastructure pour l’accueil des compétitions.»

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15 jan 2018

Fidèle depuis toujours à Swiss Expo et à ses holstein

Lausanne – Le concours bovin a pris fin samedi dernier avec la race la plus représentée. Comme chaque année, Pascal Henchoz, éleveur d’Essertines-sur-Yverdon, est venu en famille pour y prendre part avec ses bêtes.

L’équipe qui oeuvre au sein de l’exploitation d’Essertines-sur-Yverdon. De g. À dr : Victorine Dailly, Marine Henchoz, Lauriane Henchoz, Charlotte Henchoz, Pierrot Robbe, Pascal Henchoz avec Solene , Antonin Dailly et Gilles Challet. ©Carole Alkabes

L’équipe qui oeuvre au sein de l’exploitation d’Essertines-sur-Yverdon. De g. À dr : Victorine Dailly, Marine Henchoz, Lauriane Henchoz, Charlotte Henchoz, Pierrot Robbe, Pascal Henchoz avec Solene , Antonin Dailly et Gilles Challet.

La 22e édition de Swiss Expo s’est terminée, samedi dernier, au Palais de Beaulieu, avec le concours des holstein. Avec 111 génisses et 152 vaches participantes, il s’agissait, comme toujours, de la race la plus représentée lors de cet événement incontournable pour les agriculteurs. Pascal Henchoz, qui possède une exploitation regroupant 200 bêtes à Essertines-sur-Yverdon, en a amené quatre pour ce concours bovin de renommée mondiale.

«Je participe à Swiss Expo depuis le début, et l’époque où l’événement avait lieu à La Chaux-de- Fonds», se remémore l’éleveur nord-vaudois, à quelques heures de l’entrée en scène de l’une de ses quatre vaches, Stim-Lili.

Gilles Challet avec Stim-Lili, qui a terminé quinzième de sa catégorie. ©Carole Alkabes

Gilles Challet avec Stim-Lili, qui a terminé quinzième de sa catégorie.

Mais celle dont il est le plus fier, c’est Solene, qu’il montre du doigt. «Elle a 11 ans et c’est la sixième fois qu’elle concourt à Lausanne», relève l’agriculteur de 42 ans. En 2014, Solene a obtenu la mention honorable -l’équivalent d’une médaille de bronze-, suivant les traces de sa grand-mère, qui avait gagné ce prix dix ans plus tôt.

Avec 94 000 litres de lait produits à son compteur, Solene a une longévité hors norme. «Dans sa catégorie, il y a peu de vaches qui vieillissent aussi bien.» En moyenne, comme le souligne Pascal Henchoz, une vache vit entre six et sept ans.

 

Juge international

 

En plus de son métier d’éleveur, Pascal Henchoz fait également partie des onze juges suisses qui s’occupent de la race des holstein, même s’il n’a pas officié à Lausanne cette année. Depuis 2002, il porte donc cette double casquette, comme la plupart des éleveurs.

«C’est un mandat qui est remis en jeu tous les quatre ans, le mien a été renouvelé jusqu’en 2022 au moins», précise celui qui a aussi exercé sa fonction de juge en Belgique et en France. «J’aurais même pu aller au Canada, mais ça n’a malheureusement pas été possible», ajoute Pascal Henchoz.

 

Une ambiance unique

 

Malgré ses expériences à l’étranger, le Nord-Vaudois estime que l’ambiance de Swiss Expo est unique. En Europe, c’est le concours le plus important et le plus disputé, en particulier pour les holstein. «C’est très serré, je ne me risque pas au pronostic aujourd’hui (ndlr : samedi).» Parmi les quatre vaches qu’il a présentées, Solene s’est hissée à la deuxième place de sa catégorie, sur cinq, et Simone est arrivée troisième sur neuf. Stim-Lili a terminé quinzième, sur seize, dans sa classe et Acetone treizième sur treize.

Même si Pascal Henchoz n’est pas allé au-delà de la phase qualificative avec ses vaches, il reviendra sans doute l’année prochaine. Pour lui, comme pour les nombreux éleveurs nationaux et internationaux présents cette année, Swiss Expo est un rendez-vous à ne pas manquer.

Les autres éleveurs nord-vaudois ayant présenté des génisses holstein lors du concours du samedi matin ne sont pas non plus parvenus à se hisser en finale (lire les résultats).

 

Lauriane Henchoz s’illustre lors du showmanship

 

Lauriane Henchoz, 12 ans, a obtenu la première place dans sa catégorie. ©Carole Alkabes

Lauriane Henchoz, 12 ans, a obtenu la première place dans sa catégorie.

Pour la première fois depuis sa création, Swiss Expo avait décidé de lancer un concours international de présentation destiné aux éleveurs de 10 à 28 ans. Lauriane Henchoz, 12 ans, fille de l’éleveur d’Essertines-sur-Yverdon, était l’une des participantes les plus jeunes au showmanship.

Avec sa génisse, elle est parvenue à prendre la première place de sa catégorie, qui comptait trois autres concurrents. Même si elle s’imagine plutôt médecin qu’éleveuse, Lauriane Henchoz était ravie d’avoir pu accompagner son père au Palais de Beaulieu. «Je viens ici depuis que je suis toute petite, j’aime beaucoup.» D’après son père, Pascal, elle a su faire attention aux nombreux détails qui accompagnent la présentation d’une génisse lors de ce concours. «Il faut montrer aux juges qu’on est confiant, montrer de la fierté pour sa génisse», précise-t-il.

 

Les résultats pour la race des holstein

Génisses

Catégorie 1 : 6e Alabama (éleveuse : Elsa Guillet, Villars-Burquin); 7e Naia (Nathalie Rey, Châbles); Renita (Clément et Laurent Perrin-Henneberger, Pailly).

Catégorie 3 : 17e Heliete (Cédric Henrioud, Pailly).

Catégorie 4 : 19e Océane (Patric Martin, Belmont-sur-Yverdon).

Catégorie 5 : 14e Mirabelle (Sébastien Delay et Jean-François Cachemaille, Montcherand).

Catégorie 6 : 7e Rihanna (Clément et Laurent Perrin-Henneberger, Pailly); 10e Ninette (Hélène Vallotton, Agiez).

Catégorie 8 : 6e Qualibra (Clément et Laurent Perrin-Henneberger, Pailly); 8e Caravane (Gérald Hurni et Noémie Golay, Baulmes).

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15 jan 2018

De belles prises au bout de l’hameçon

Yverdon-les-Bains – Le traditionnel concours d’ouverture des pêcheurs de l’Ecaille a réuni une quinzaine d’amateurs et professionnels sur le lac de Neuchâtel.

Johann Maulaz et Georges, son papa, vainqueurs de ce premier concours de l’année. ©Roger Juillerat

Johann Maulaz et Georges, son papa, vainqueurs de ce premier concours de l’année.

Georges Maulaz et son fils Johann ont remporté, samedi dernier, le concours d’ouverture de la société des pêcheurs de l’Ecaille. Ils ont ramené deux truites totalisant 3,4 kilos et un brochet de 3,6 kilos, qui leur ont rapporté 1350 points. Enrique Garcia a pris la 2e place avec sa femme Cristina, en sortant la plus grosse truite de la journée, d’un poids de 3,8 kg. Et la 3e place a été enlevée par le président Pascal Romerio, un habitué du podium, avec trois truites pour un total de 3,4 kg, alors que les frères Philippe et Kevin Amman ont pris respectivement les 4e (2,9 kg) et 5e places (2,8 kg).

La bise était au rendez-vous, mais elle n’a pas empêché une quinzaine de pêcheurs de se lancer dans un triangle compris entre Concise, Yvonand et Yverdon-les-Bains. Au total, ils ont ramené treize truites et douze brochets pour un poids total de 26 kilos. «Quand le soleil s’est levé, il faisait tout de suite plus chaud et nous avons cuit le repas de midi sur notre bateau», relevait Fernand Bachmann, au retour de la pêche avec son ami Raphaël Charrière.

Quelques-uns des pêcheurs avec leurs belles prises, de g. À dr.: Pascal Romerio (président), Jean-Claude Dran, Kevin Amman, Laurent Margot et Georges Maulaz. Ce dernier a, d’ailleurs, été le vainqueur du concours avec son fils Johann Maulaz. ©Roger Juillerat

Quelques-uns des pêcheurs avec leurs belles prises, de g. À dr.: Pascal Romerio (président), Jean-Claude Dran, Kevin Amman, Laurent Margot et Georges Maulaz. Ce dernier a, d’ailleurs, été le vainqueur du concours avec son fils Johann Maulaz.

Patrick Hippenmeyer a procédé à la pesée devant la cabane des Prés-du-Lac, au bord de la Thièle, à Yverdon-les-Bains, de 16h à 16h30, en présence du garde-pêche Patrick Porchet, qui a procédé aux contrôles d’usage de cette journée d’ouverture.

En soirée, une bonne septantaine de personnes se sont retrouvées à l’apéro préparé par Jean- Luc et Geneviève Martin, puis autour de la «cornettes party» de la famille Pawicki, accompagnée des saucisses et salades apportées par les membres.

 

Le mot du vainqueur

 

Le départ de la pesée par Patrick Hippenmeyer (à dr.), au bord de la Thièle, à Yverdon-les-Bains. Enrique Garcia (au centre) a pêché, avec sa femme Cristina, la plus grosse truite (3,8 kg) de la journée. ©Roger Juillerat

Le départ de la pesée par Patrick Hippenmeyer (à dr.), au bord de la Thièle, à Yverdon-les-Bains. Enrique Garcia (au centre) a pêché, avec sa femme Cristina, la plus grosse truite (3,8 kg) de la journée.

«Ce concours est avant tout un moyen de nous retrouver ensemble», relève l’Yverdonnois Georges Maulaz, 62 ans, tout heureux de sa belle victoire aux cotés de son fils Johann, 35 ans.

«J’ai déjà gagné ce concours à une reprise, et je suis arrivé beaucoup de fois à la deuxième place», souligne Georges Maulaz, qui pêche depuis plus de 25 ans. Sa prise record ? Un brochet qui pesait environ 13 kilos.

Même si Johann s’intéresse plutôt à tout ce qui a trait à la voile et à la haute mer, il rejoint volontiers son père sur le lac pour une bonne partie de pêche.

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15 jan 2018

Shadya Goumaz, la chance d’une vie

Handball – L’arrière yverdonnoise a mis le cap, hier, sur l’Islande. Pays où elle évoluera au sein d’une équipe qui joue le titre national. Une sacrée aventure l’attend.

Shadaya Goumaz a déjà prévu une grosse veste d’hiver pour se rendre en Islande. Le club yverdonnois l’a félicitée, vendredi dernier, alors qu’elle assistait au match de ses ex-coéquipières contre Stans. ©Michel Duvoisin

Shadaya Goumaz a déjà prévu une grosse veste d’hiver pour se rendre en Islande. Le club yverdonnois l’a félicitée, vendredi dernier, alors qu’elle assistait au match de ses ex-coéquipières contre Stans.

Shadya Goumaz a fait ses adieux à son équipe d’Yverdon-Crissier, vendredi dernier. Celle dont l’arrière, figure emblématique et meilleure buteuse depuis des années et les débuts de l’aventure en 2e ligue (1742 buts pour l’USY depuis 2005, en M15), a accompagné toute la progression jusqu’à la SPL2. L’Yverdonnoise se jette dans l’inconnu, direction l’Islande, pays de football et de handball, où elle va désormais évoluer. Elle s’est envolée hier pour Reykjavik, avant de rejoindre les îles Vestmann, où elle va passer la prochaine année et demie. Comme ils le crient là-bas : huh !

 

Shadya, comment est arrivée cette incroyable opportunité ?

Je souhaitais tenter ma chance à l’étranger à la fin de la saison en cours. Zoltan Majeri (ndlr : l’ex-entraîneur du club yverdonnois) a envoyé mon CV à plusieurs équipes. Au final, celle des îles Vestmann, IBV, a été la première à me contacter. Je me suis rendue en décembre en Islande pour un test, qui s’est avéré concluant. Au retour, tout était clair à mes yeux. J’avais une promesse orale, mais je voulais encore la voir par écrit, et j’ai reçu mon contrat en fin d’année.

 

Avez-vous hésité à vous engager si loin ?

Non, car si je n’acceptais pas le challenge, j’allais le regretter. A 25 ans, c’était le dernier moment pour moi. J’ai aussi eu quelques contacts en SPL1 suisse, mais ça ne m’intéressait pas.

 

Quels sont les termes de votre nouveau contrat ?

Je serai salariée du club, en tant que joueuse, pour une saison et demie. Il y a, toutefois, possibilité d’écourter mon bail si cela ne se passe pas bien. Je prévois également de travailler entre quatre et cinq heures par jour, je ne sais pas encore dans quel domaine (ndlr : en Suisse, elle était employée de commerce), afin de m’occuper. Je serai logée et je vais suivre des cours d’islandais. Enfin, il est possible qu’avec le temps, une fois que je maîtriserai un peu la langue, je devienne coach pour les jeunes au sein du club.

 

Connaissiez-vous l’Islande ?

Non. J’ai découvert le pays lorsque je suis allée faire mon essai.

 

Et quels sont vos sentiments au moment de vous en aller ?

Je suis super excitée, même s’il est vrai qu’il y a un peu d’appréhension. Je pars dans l’inconnu et c’est la première fois que je quitte mon domicile ainsi. C’est un beau challenge, et je vais tout donner pour le réussir. A ce qu’on m’a dit, l’équipe n’a pas fêté de titre national depuis une dizaine d’années et, cette saison, elle est dans la course (ndlr : IBV est actuellement 4e) pour le sacre. Si je peux aider à le décrocher, ce serait quand même sympa !

 

Quels arguments ont convaincu l’équipe de vous engager ?

IBV a perdu une joueuse, partie pour des études, et cherchait absolument une arrière. Le style de jeu correspond au mien, rapide, avec beaucoup d’un contre un.

 

Et que savez-vous du handball islandais ?

De ce que j’ai pu voir et comprendre, c’est le sport national après le foot. Une chaîne retransmet, d’ailleurs, les matches à la TV. Et puis, en rentrant à l’aéroport, dans le taxi, on a discuté avec le chauffeur. Il était tout heureux de parler de handball. J’ai senti que les Islandais aiment vraiment ce sport.

 

Le départ de Zoltan Majeri d’Yverdon a-t-il joué un rôle dans votre décision ?

Oui et non. Oui, dans le sens où je m’en vais à mi-saison, même si ça m’embête pour mes coéquipières. Non, car je serais de toute façon partie en fin de championnat. Me rendre à l’étranger était l’unique façon de pouvoir tenter de vivre du handball.

 

Qu’avez-vous dit à vos désormais ex-coéquipières, au moment de votre départ ?

Elle vivent une période pas évidente, avec les changements. Mais je leur ai dit qu’elles doivent croire en elles, comme elles ont cru en moi. Si elles se serrent les coudes, qu’elles jouent sur leurs points forts, alors elle pourront se battre pour la promotion.

 

Volcans et macareux

 

L’océan Atlantique nord, la pêche, un port, un petit aéroport, des paysages à couper le souffle, des volcans -une éruption avait nécessité l’évacuation de la population en 1973-, environ 4500 habitants et… une immense colonie de dix millions de macareux moines, ces oiseaux si mignons : les îles Vestmann constituent un petit archipel situé à 7 km de la côte méridionale de l’Islande. Heimaey, 13,4 km2, en est l’unique île habitée. Oh oui, Shadya Goumaz sera dépaysée dans ses nouvelles pénates.

L’Yverdonnoise rejoint le club multisports ÍflróttaBandalag Vestmannaeyja, plus connu sous l’acronyme IBV. Son équipe masculine de football a remporté le championnat à trois reprises et la coupe cinq fois, dont en 2017. La section handball marche également très bien. Dans l’effectif de la formation de première division féminine, Shadya Goumaz rejoint deux autres expatriées : une Espagnole et une Lituanienne.

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