Les News de Nord Vaudois - avril 2016

En collaboration avec le journal La Région.

02 fév 2018

Le Moulin d’Yverdon anéanti par le feu durant la nuit

Un incendie a détruit, dans la nuit de mercredi à jeudi, le bâtiment de la rue Cordey. D’importants moyens ont été mis en œuvre pour combattre le feu.

«C’est une catastrophe!» Président du Moulin d’Yverdon, Philippe Gonin était à la fois ému et révolté, jeudi avant l’aube, alors que les flammes avaient largement entamé le toit du bâtiment principal, inauguré au tout début du XXe siècle.

 © Michel Duperrex

Le feu s’est déclaré dans la partie centrale de l’immeuble, avant de s’étendre en direction des stocks, situés au nord.©Michel Duperrex

Avec une charpente et des planchers en bois, le feu, attisé par un vent d’ouest parfois violent, a rapidement pris de l’ampleur. L’incendie se serait déclaré dans le centre de l’immeuble. Ce que semble confirmer le témoignage de M. Vallon, domicilié non loin de là: «J’étais en train de boire un verre d’eau à la fenêtre et il y avait tellement de fumée qui sortait de la tour que je me suis dit que le chauffage était mal réglé…» Et de poursuivre: «Soudain, les flammes ont percé le toit.»

Habitants évacués

L’alerte a été donnée par une patrouille de Police Nord vaudois aux environs de 3h44. Les policiers ont immédiatement alerté les deux résidents domiciliés dans un appartement situé au sud de l’immeuble; l’ancien meunier Pierre Schulé et son épouse se sont ainsi retrouvés dans la rue en habits de nuit. Ils ont été relogés par des proches.


Une crépine a été posée dans le Buron, de manière à bénéficier d’un apport supplémentaire d’eau. ©Michel Duperrex

Six personnes domiciliées dans un bâtiment contigu, au nord du Moulin, ont également été évacuées, puis conduites à la salle de gymnastique du collège des Quatre-Marronniers pour subir un contrôle. Françoise Ackermann témoigne: «J’ai entendu le bruit des premières sirènes et je suis allé voir à la fenêtre. Il y avait énormément de fumée, c’était impressionnant!»

Importants moyens

Plusieurs patrouilles de Police Nord vaudois et de la Gendarmerie ont été dépêchées sur les lieux, de même que les hommes des Service de défense incendie et secours régionaux (SDIS) du Nord vaudois, de la Plaine de l’Orbe et du Service de protection et sauvetage de Lausanne, avec d’importants moyens d’extinction. Le détachement poste médical avancé (DPMA) et une ambulance ont également été mobilisés. Soixante pompiers et 18 véhicules ont été engagés au plus fort de l’intervention.

Aucune personne n’a fort heureusement été blessée au cours du sinistre, l’un des plus importants à s’être produit en ville ces dernières années. Les hommes du SDIS Nord vaudois connaissaient les caractéristiques de cet immeuble pour y avoir réalisé un exercice dans un passé récent.

Causes inconnues

Les causes de cet incendie restent à déterminer. Le procureur de service a confié les premières investigations aux spécialistes du groupe incendie et de la brigade scientifique de la Police de sûreté, en collaboration avec les gendarmes de la région.

L’inspecteur cantonal du feu et Valérie Jaggi Wepf, municipale yverdonnoise en charge de la sécurité, se sont également déplacés sur les lieux.

La rue Cordey est interdite au trafic au moins jusqu’à vendredi matin. En effet, sur le coup de midi, les pompiers continuaient à combattre le feu qui couvait toujours dans la partie inférieure de l’immeuble.

La toiture et les planchers de ce bâtiment de deux étages sur rez se sont effondrés et les murs de la partie nord étaient fissurés. Gravement touchée, la partie nord, où quelque 150 tonnes de farine étaient stockées, a été partiellement démolie par mesure de sécurité et pour permettre aux pompiers d’excaver les décombres encore brûlants.

Outre le stock de farine, une quantité de grain du même ordre se trouvait dans le silo. Eric Stauffer, commandant du SDIS Nord vaudois, déclarait, en début d’après-midi, que des sondages allaient être réalisés pour déterminer si les céréales du silo étaient récupérables ou non. Si elles n’ont pas été touchées par l’eau, ni détériorées par la fumée, elles pourraient être extraites une fois le gros de l’intervention terminé.

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02 fév 2018

La Municipalité se retrouve au pied du mur

Yverdon-les-Bains – L’Exécutif a dû se plier à la demande tardive du SIPAL, qui exige la conservation d’un vieux mur historique jouxtant le restaurant de La Grenette.

 


Après des fouilles archéologiques tardives, le SIPAL a interdit la destruction de ce mur. © Michel Duperrex

A la suite des travaux qui ont été entrepris pour rénover le bâtiment de La Grenette, situé à la rue du Four, à Yverdon-les-Bains, l’un des anciens murs extérieurs qui jouxte l’édifice -il appartient à la Commune- provoque quelques contrariétés au sein de la Municipalité.

«Nous avons convoqué le SIPAL (ndlr: le Service immeuble, patrimoine et logistique du Canton de Vaud), le 31 octobre dernier, mais nous n’avons reçu aucune réponse de leur part, confie Gloria Capt, municipale en charge du Service de l’urbanisme et des bâtiments, qui envisageait la destruction de ce mur.

C’est seulement quelques semaines après le lancement des opérations que le SIPAL s’est manifesté, «en menaçant de bloquer le chantier si la Commune poursuivait les travaux de rénovation», indique la municipale. En effet, après plusieurs investigations archéologiques, les experts ont constaté qu’il s’agissait d’un mur historique et qu’il était, par conséquent, protégé.

Un mur du XIIIe siècle

Contacté, Philippe Pont, chef du SIPAL, tient à préciser que son service entretient d’excellentes relations avec la Commune d’Yverdon-les-Bains. «Notre responsable de projet a dû procéder aux vérifications usuelles en raison de la qualité du patrimoine en question. Il s’agit d’un mur de la première enceinte de la ville, qui date du milieu du XIIIe siècle. Ces vérifications prennent du temps, mais réponse avait été apportée», explique le chef de service.

Selon lui, le mur historique concerné n’avait pas été indiqué en tant que tel dans le dossier présenté pour l’enquête publique, sous l’angle de l’archéologie. «L’immeuble qui jouxte le mur doit être stabilisé par des moyens techniques qui lui sont propres, poursuit-il. En aucun cas, il ne peut servir de mur de soutènement.»

La Commune n’ayant pas d’autre choix, elle devra se plier aux exigences du service cantonal. Ce contretemps n’a aucune conséquence sur l’avance des travaux, selon la Municipalité. Mais elle devra tout de même consacrer plusieurs dizaines de milliers de francs à la conservation de cet élément archéologique.

 

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02 fév 2018

Jérémy Manière, une année pour revenir plus fort

La mauvaise nouvelle est tombée il y a une semaine et deux jours. Touché au genou droit, Jérémy Manière doit être opéré. Une pause forcée de près d’une année attend le défenseur du Lausanne-Sport. Une tuile qui intervient alors que le championnat de Super League va reprendre ce week-end, début de la première demi-saison de l’ère Ineos au LS. Le Vallorbier de 26 ans fait le point sur la situation.

Jérémy, de quel genre de blessure souffrez-vous?

C’est le cartilage du genou qui est touché. L’origine remonte à une opération du ménisque subie en 2007. Depuis, petit à petit, le cartilage s’est abîmé.

Vous avez manqué les deux derniers matches avant la pause hivernale. Depuis quand ressentez-vous des douleurs?

Cela fait déjà deux ou trois ans que je souffre de petites gênes, qui venaient et repartaient aussitôt. Puis, l’été dernier, les douleurs se sont intensifiées. J’ai alors suivi un traitement, qui a bien fonctionné jusqu’à fin novembre. Les choses se sont dégradées ensuite, en particulier lors de notre défaite 4-1 contre Bâle, à la Pontaise (ndlr: le 2 décembre), un match lors duquel on est passés à côté et moi, je ne me sentais pas bien. C’est la première fois que mes soucis au genou influençaient mes performances. Je suis alors entré dans un cycle durant lequel j’ai essayé de m’entraîner et, à chaque fois, je devais retourner aux vestiaires après vingt minutes. Ce qui explique pourquoi j’ai manqué les rencontres suivantes.

Avez-vous tout de même pu vous préparer durant la trêve?

On a pensé que les vacances me feraient du bien. J’ai repris l’entraînement début janvier, après trois semaines de repos, et les douleurs ont réapparu après deux entraînements. Il faut dire qu’à cette période, on change régulièrement de surface et on se retrouve parfois sur des synthétiques de la vieille génération. J’ai à nouveau stoppé, avant de me rendre en camp en Espagne avec l’équipe, durant lequel j’ai passé du temps à la physio pour renforcer mes cuisses. Puis, au retour, je me suis rendu chez un spécialiste à Berne, le même qui s’est occupé de Stan Wawrinka. Il a été cash: il m’a dit que si je voulais rejouer au foot, je devais être opéré.

Vous étiez-vous préparé à un tel verdict?

J’y avais réfléchi, mais je n’imaginais pas que ça arriverait aussi abruptement. L’intervention aura lieu courant février, puis j’en aurai pour huit mois à un an de convalescence. Je pense que pour revenir à 100%, il me faudra attendre 2019.

Jusqu’à quand court votre contrat?

Je suis lié au LS jusqu’en juin 2019, avec option de chaque côté.

Dans le contexte actuel, avec un club plus ambitieux, ne craignez-vous pas d’être relégué loin sur le banc?

Ce n’est pas ma préoccupation actuelle. Ma priorité est de me remettre totalement. Evidemment, à mon retour, ce sera difficile. Mais j’ai confiance en mes qualités, et je verrai alors à quoi en est l’équipe, quelles sont les ambitions. Je sais que si je reviens en forme, j’aurai les capacités de m’imposer à nouveau.

Avez-vous eu des contacts avec les nouveaux dirigeants?

Le président David Thompson, s’est présenté à l’équipe, mais il ne s’est pas encore entretenu individuellement avec les joueurs.

Comment vous est présenté le projet?

Ce que nous savons, les médias le savent aussi. Le président nous a simplement affirmé qu’il était ravi d’être ici et qu’il y avait le potentiel pour accomplir de belles choses.

Dans le vestiaire, ressentez-vous un nouvel élan poindre?

Oui, on voit notamment qu’il y a plus de moyens. Par exemple, le conseil des joueurs dont je fais partie a réussi à obtenir du matériel de soin et des machines de musculation en quelques semaines, alors qu’on nous les avait toujours refusés par le passé. Cela se constate aussi avec les transferts réalisés: Lausanne capable d’engager le co-meilleur buteur du championnat (ndlr: Simone Rapp), c’était quelque chose d’impensable il y a peu! On sent que le projet est intéressant et on veut tous en faire partie. On se réjouit des prochains matches et des échéances à venir pour voir où on se situe.

Pablo Iglesias vient d’être engagé comme directeur sportif. Le connaissiez-vous?

Depuis longtemps; mes 13 ans en fait. Il s’occupait alors de la sélection vaudoise M13, dont il était le responsable technique. Il a été l’un de mes formateurs. Typiquement, la défense en zone, c’est lui qui me l’a apprise, avec un beamer et des petits ronds qui se déplaçaient. On ne s’est pas souvent croisés depuis, mais on entretient de très bons rapports.

Le nouveau stade de la Tuilière est en construction. Vous y êtes-vous rendu?

Non, pas encore. Ni en équipe, ni seul, d’ailleurs. Peut-être est-ce encore un peu tôt. Je me souviens que quand je jouais à Bienne et que le stade était en chantier, on y allait tous les trois mois.

Que pensez-vous de la décision de finalement installer de l’herbe?

C’est une bonne nouvelle, et ce sera encore plus beau ainsi, avec une pelouse naturelle. J’aime beaucoup le synthétique, qui permet de s’entraîner dans de bonnes conditions durant l’hiver, mais il faut aussi reconnaître que cela dénature le jeu. Sur une pelouse artificielle, ce n’est pas du tout le même football. Parfois, c’en devient du flipper. Et puis, ça donne un gros avantage à l’équipe qui reçoit, habituée aux conditions. Lorsque j’évoluais à Thoune, on avait connu une saison durant laquelle on avait gagné la quasi totalité de nos points à la maison.

Comment évaluez-vous les nouveaux arrivés au LS?

Hormis Enzo Zidane, ce sont tous des joueurs que je connaissais avant. Rapp est probablement le meilleur attaquant dans le jeu aérien en Super League et Fransson est très complet. Il faudra leur laisser du temps pour s’imprégner de la philosophie de jeu du LS, mais ils ont déjà montré des choses intéressantes et ce sont de bonnes personnes.

Avec votre défection, il ne reste plus que quatre véritables défenseurs dans l’effectif…

Le club va certainement en engager un ou deux, mais le marché d’hiver est hyper verrouillé, ce qui limite les choix.

Finalement, que pensez-vous de la revisite du blason du club?

Pour être honnête, ça m’embête un peu, dans le sens où avant de devenir joueur au LS, j’en étais un supporter. Le logo constitue le premier symbole d’un club. Cela dit, je conçois tout à fait que celui qui paie décide. Au final, en tant que joueur, je n’ai rien à dire et, sur le terrain, cela ne changera rien au fait que je vais tout donner pour Lausanne.

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01 fév 2018

«C’est ici que je vais gagner contre la maladie»

«C’est ici que je vais gagner contre la maladie»Yverdon-les-Bains –  A 40 ans, Antonella Caruso souffre d’un cancer du sein, mais elle ne veut surtout pas se laisser abattre. L’Yverdonnoise organise une soirée techno aux Citrons masqués, en faveur de la Ligue vaudoise contre le cancer.

Le 23 décembre 2016, le monde d’Antonella Caruso s’écroule. Son médecin lui diagnostique un cancer du sein invasif de stade 3, sur une échelle qui en comporte quatre. Pour l’Yverdonnoise, une femme de 39 ans dynamique, sportive et à la vie sociale bien remplie, le sentiment qui prévaut, à ce moment-là, c’est la solitude.

«Les gens s’éloignent lorsqu’on est malade. Maintenant, je suis entourée de peu de personnes, mais leur soutien est important.»

Un peu plus d’un an après le diagnostic, le crabe -en latin le mot cancer désigne cet animal- dévore toujours le corps d’Antonella Caruso, qui raconte les débuts de sa maladie avec émotion.

Antonella Caruso. © Michel Duperrex

Antonella Caruso. © Michel Duperrex

«J’ai subi une mastectomie (ndlr: l’enlèvement chirurgical d’un sein) en janvier 2017, mais je ne me sens pas plus différente qu’avant, je suis toujours une femme», souligne-t-elle haut et fort. L’année de ses 40 ans, les médecins lui enlèvent également des ganglions lymphatiques atteints par des cellules cancéreuses.

En plus de ces interventions chirurgicales, elle suit plusieurs traitements, dont des séances intenses de chimiothérapie.

Pourtant, même si elle est encore malade aujourd’hui, Antonella Caruso refuse que le crabe prenne le dessus et remporte la lutte. «C’est à Yverdon-les-Bains que j’ai perdu mes cheveux, dans cette ville que j’ai combattu contre la maladie et c’est ici que je vais gagner.»

Le duel le plus compliqué

Cette phrase en dit long sur la force intérieure et le courage de la vice-championne italienne 2013 de kung-fu Shaolin, un art-martial chinois créé dans un monastère, et qu’elle a pratiqué pendant des années.

Après avoir remporté plusieurs combats dans le cadre de son activité sportive, elle se livre actuellement au duel le plus compliqué de sa vie. Une lutte que son père a perdue il y a quatre ans, et que sa mère, qui souffre d’un cancer de la gorge, mène en même temps qu’elle.

Née à Sainte-Croix, Antonella Caruso a beaucoup voyagé, avant de s’installer à Yverdon-les-Bains, il y a quatre ans. Passionnée de musique, en particulier de techno, elle a travaillé dans l’événementiel, et a organisé plusieurs manifestations liées à ce style musical en Suisse.

La techno du cœur

La soirée, qui aura lieu aux Citrons Masqués, le vendredi 9 février (lire encadré ci-dessous), proposera, un nouveau style: la techno du cœur. «La musique touche tout le monde. J’ai envie d’amener les Yverdonnois à réfléchir, mais aussi de remercier la région pour ses très bonnes infrastructures hôspitalières.»

Sur l’affiche qui promeut la «Techno night», on retrouve les deux symboles du cancer du sein: le crabe et le ruban rose. Mais ce qu’Antonella Caruso veut avant tout, c’est que les gens passent un bon moment. «Danser, donnons, gagnons.» Telle est la phrase qui résume l’objectif de cette soirée festive, dont chaque centime des bénéfices sera reversé à la Ligue vaudoise contre le cancer (LVC).

Même si l’Yverdonnoise a dû être hospitalisée à cause d’une rechute -elle était encore à l’hôpital hier-, elle promet qu’elle sera présente à la soirée qui aura lieu la semaine prochaine. «Je viendrai coûte que coûte, même s’il faut que je sois en chaise roulante.»

 

Une «Techno night» aux Citrons Masqués

Soirée pour la bonne cause

Plusieurs DJs locaux seront au rendez-vous le vendredi 9 février, aux Citrons Masqués, à Yverdon-les-Bains,  pour des sets techno qui feront danser les participants jusqu’au bout de la nuit.

Antonella Caruso, initiatrice et organisatrice principale de cette soirée en faveur de la Ligue vaudoise contre le cancer (LVC), espère que le public viendra nombreux, pour la bonne cause. G. Aa n

«All together event – Techno night», le 9 février de 21h à 5h, aux Citrons Masqués.

Entrée: 20 francs. Vestiaire: 2 francs. Interdit aux moins de 18 ans. Possibilité de faire des dons en faveur de la LVC.

 

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01 fév 2018

«C’est ici que je vais gagner contre la maladie»

«C’est ici que je vais gagner contre la maladie»Yverdon-les-Bains – A 40 ans, Antonella Caruso souffre d’un cancer du sein, mais elle ne veut surtout pas se laisser abattre. L’Yverdonnoise organise une soirée techno aux Citrons masqués, en faveur de la Ligue vaudoise contre le cancer.

Le 23 décembre 2016, le monde d’Antonella Caruso s’écroule. Son médecin lui diagnostique un cancer du sein invasif de stade 3, sur une échelle qui en comporte quatre. Pour l’Yverdonnoise, une femme de 39 ans dynamique, sportive et à la vie sociale bien remplie, le sentiment qui prévaut, à ce moment-là, c’est la solitude.

«Les gens s’éloignent lorsqu’on est malade. Maintenant, je suis entourée de peu de personnes, mais leur soutien est important.»

Un peu plus d’un an après le diagnostic, le crabe -en latin le mot cancer désigne cet animal- dévore toujours le corps d’Antonella Caruso, qui raconte les débuts de sa maladie avec émotion.

Antonella Caruso. © Michel Duperrex

Antonella Caruso. © Michel Duperrex

«J’ai subi une mastectomie (ndlr: l’enlèvement chirurgical d’un sein) en janvier 2017, mais je ne me sens pas plus différente qu’avant, je suis toujours une femme», souligne-t-elle haut et fort. L’année de ses 40 ans, les médecins lui enlèvent également des ganglions lymphatiques atteints par des cellules cancéreuses.

En plus de ces interventions chirurgicales, elle suit plusieurs traitements, dont des séances intenses de chimiothérapie.

Pourtant, même si elle est encore malade aujourd’hui, Antonella Caruso refuse que le crabe prenne le dessus et remporte la lutte. «C’est à Yverdon-les-Bains que j’ai perdu mes cheveux, dans cette ville que j’ai combattu contre la maladie et c’est ici que je vais gagner.»

Le duel le plus compliqué

Cette phrase en dit long sur la force intérieure et le courage de la vice-championne italienne 2013 de kung-fu Shaolin, un art-martial chinois créé dans un monastère, et qu’elle a pratiqué pendant des années.

Après avoir remporté plusieurs combats dans le cadre de son activité sportive, elle se livre actuellement au duel le plus compliqué de sa vie. Une lutte que son père a perdue il y a quatre ans, et que sa mère, qui souffre d’un cancer de la gorge, mène en même temps qu’elle.

Née à Sainte-Croix, Antonella Caruso a beaucoup voyagé, avant de s’installer à Yverdon-les-Bains, il y a quatre ans. Passionnée de musique, en particulier de techno, elle a travaillé dans l’événementiel, et a organisé plusieurs manifestations liées à ce style musical en Suisse.

La techno du cœur

La soirée, qui aura lieu aux Citrons Masqués, le vendredi 9 février (lire encadré ci-dessous), proposera, un nouveau style: la techno du cœur. «La musique touche tout le monde. J’ai envie d’amener les Yverdonnois à réfléchir, mais aussi de remercier la région pour ses très bonnes infrastructures hôspitalières.»

Sur l’affiche qui promeut la «Techno night», on retrouve les deux symboles du cancer du sein: le crabe et le ruban rose. Mais ce qu’Antonella Caruso veut avant tout, c’est que les gens passent un bon moment. «Danser, donnons, gagnons.» Telle est la phrase qui résume l’objectif de cette soirée festive, dont chaque centime des bénéfices sera reversé à la Ligue vaudoise contre le cancer (LVC).

Même si l’Yverdonnoise a dû être hospitalisée à cause d’une rechute -elle était encore à l’hôpital hier-, elle promet qu’elle sera présente à la soirée qui aura lieu la semaine prochaine. «Je viendrai coûte que coûte, même s’il faut que je sois en chaise roulante.»

 

Une «Techno night» aux Citrons Masqués

Soirée pour la bonne cause

Plusieurs DJs locaux seront au rendez-vous le vendredi 9 février, aux Citrons Masqués, à Yverdon-les-Bains, pour des sets techno qui feront danser les participants jusqu’au bout de la nuit.

Antonella Caruso, initiatrice et organisatrice principale de cette soirée en faveur de la Ligue vaudoise contre le cancer (LVC), espère que le public viendra nombreux, pour la bonne cause. G. Aa n

«All together event – Techno night», le 9 février de 21h à 5h, aux Citrons Masqués.

Entrée: 20 francs. Vestiaire: 2 francs. Interdit aux moins de 18 ans. Possibilité de faire des dons en faveur de la LVC.

 

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01 fév 2018

«C’est ici que je vais gagner contre la maladie»

Yverdon-les-Bains –  A 40 ans, Antonella Caruso souffre d’un cancer du sein, mais elle ne veut surtout pas se laisser abattre. L’Yverdonnoise organise une soirée techno aux Citrons masqués, en faveur de la Ligue vaudoise contre le cancer.

Le 23 décembre 2016, le monde d’Antonella Caruso s’écroule. Son médecin lui diagnostique un cancer du sein invasif de stade 3, sur une échelle qui en comporte quatre. Pour l’Yverdonnoise, une femme de 39 ans dynamique, sportive et à la vie sociale bien remplie, le sentiment qui prévaut, à ce moment-là, c’est la solitude.

«Les gens s’éloignent lorsqu’on est malade. Maintenant, je suis entourée de peu de personnes, mais leur soutien est important.»

Antonella Caruso nous a accueilli à son domicile, à Yverdon-les-Bains. Preuve de sa détermination et de sa volonté de garder les idées claires pour parler de sa soirée, le regard tourné vers l’avenir, elle a attendu la fin de l’interview pour prendre une dose de morphine, soulageant sa douleur. ©Michel Duperrex

Antonella Caruso nous a accueilli à son domicile, à Yverdon-les-Bains. Preuve de sa détermination et de sa volonté de garder les idées claires pour parler de sa soirée, le regard tourné vers l’avenir, elle a attendu la fin de l’interview pour prendre une dose de morphine, soulageant sa douleur.©Michel Duperrex

Un peu plus d’un an après le diagnostic, le crabe -en latin le mot cancer désigne cet animal- dévore toujours le corps d’Antonella Caruso, qui raconte les débuts de sa maladie avec émotion.

«J’ai subi une mastectomie (ndlr: l’enlèvement chirurgical d’un sein) en janvier 2017, mais je ne me sens pas plus différente qu’avant, je suis toujours une femme», souligne-t-elle haut et fort. L’année de ses 40 ans, les médecins lui enlèvent également des ganglions lymphatiques atteints par des cellules cancéreuses.

En plus de ces interventions chirurgicales, elle suit plusieurs traitements, dont des séances intenses de chimiothérapie.

Pourtant, même si elle est encore malade aujourd’hui, Antonella Caruso refuse que le crabe prenne le dessus et remporte la lutte. «C’est à Yverdon-les-Bains que j’ai perdu mes cheveux, dans cette ville que j’ai combattu contre la maladie et c’est ici que je vais gagner.»

Le duel le plus compliqué

Cette phrase en dit long sur la force intérieure et le courage de la vice-championne italienne 2013 de kung-fu Shaolin, un art-martial chinois créé dans un monastère, et qu’elle a pratiqué pendant des années.

Après avoir remporté plusieurs combats dans le cadre de son activité sportive, elle se livre actuellement au duel le plus compliqué de sa vie. Une lutte que son père a perdue il y a quatre ans, et que sa mère, qui souffre d’un cancer de la gorge, mène en même temps qu’elle.

Née à Sainte-Croix, Antonella Caruso a beaucoup voyagé, avant de s’installer à Yverdon-les-Bains, il y a quatre ans. Passionnée de musique, en particulier de techno, elle a travaillé dans l’événementiel, et a organisé plusieurs manifestations liées à ce style musical en Suisse.

La techno du cœur

La soirée, qui aura lieu aux Citrons Masqués, le vendredi 9 février (lire encadré ci-dessous), proposera, un nouveau style: la techno du cœur. «La musique touche tout le monde. J’ai envie d’amener les Yverdonnois à réfléchir, mais aussi de remercier la région pour ses très bonnes infrastructures hôspitalières.»

Sur l’affiche qui promeut la «Techno night», on retrouve les deux symboles du cancer du sein: le crabe et le ruban rose. Mais ce qu’Antonella Caruso veut avant tout, c’est que les gens passent un bon moment. «Danser, donnons, gagnons.» Telle est la phrase qui résume l’objectif de cette soirée festive, dont chaque centime des bénéfices sera reversé à la Ligue vaudoise contre le cancer (LVC).

Antonella Caruso. © Michel Duperrex

Antonella Caruso. © Michel Duperrex

Même si l’Yverdonnoise a dû être hospitalisée à cause d’une rechute -elle était encore à l’hôpital hier-, elle promet qu’elle sera présente à la soirée qui aura lieu la semaine prochaine. «Je viendrai coûte que coûte, même s’il faut que je sois en chaise roulante.»

 

Une «Techno night» aux Citrons Masqués

Soirée pour la bonne cause

Plusieurs DJs locaux seront au rendez-vous le vendredi 9 février, aux Citrons Masqués, à Yverdon-les-Bains,  pour des sets techno qui feront danser les participants jusqu’au bout de la nuit.

Antonella Caruso, initiatrice et organisatrice principale de cette soirée en faveur de la Ligue vaudoise contre le cancer (LVC), espère que le public viendra nombreux, pour la bonne cause. G. Aa n

«All together event – Techno night», le 9 février de 21h à 5h, aux Citrons Masqués.

Entrée: 20 francs. Vestiaire: 2 francs. Interdit aux moins de 18 ans. Possibilité de faire des dons en faveur de la LVC.

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01 fév 2018

Désiré, la solution parfaite

Handball - L’US Yverdon a réagi extrêmemt rapidement au départ de son entraîneur à succès Zoltan Majeri, en décembre dernier. Le président Yves Pfister a trouvé en Désiré Parfait un entraîneur aux épaules assez larges pour relever le challenge nord-vaudois.

Tout s’est précipité le 9 décembre dernier, quand Zoltan Majeri a annoncé son départ de l’USY Handball pour le TV Endingen, après six années et demie passées à la tête des équipes phares du club yverdonnois. «Pendant dix jours, je n’ai pas beaucoup dormi, concède Yves Pfister, président de la section handball de l’Union sportive yverdonnoise. Il me fallait dénicher quelqu’un de compétent, qui soit prêt à prendre du service dès début janvier et enclin à relever le challenge de s’occuper de deux équipes actives. En somme, un entraîneur qui soit disposé à faire le plus possible du travail qu’accomplissait Zoltan.» Les choses n’ont pas traîné et, le 19 décembre déjà, l’homme providentiel était trouvé. Désiré Parfait a posé ses valises dans la Cité thermale le 4 janvier dernier. Pour une demi-saison au moins; bien plus espèrent toutes les parties.

Yves Pfister (à g.) et Désiré Parfait se retrouvent sur le même banc, celui de l’USY Handball. © Michel Duperrex

Yves Pfister (à g.) et Désiré Parfait se retrouvent sur le même banc, celui de l’USY Handball. © Michel Duperrex

C’est via le web que le club est entré en contact avec le Lillois. Un long coup de fil a permis de convaincre le président yverdonnois que son interlocuteur avait le profil parfait. «A cette période, les bons entraîneurs ont, en théorie, tous un emploi. Par chance, Désiré avait décidé de faire un break l’été précédent. Et puis, notre joueuse Olimpia Bud le connaissait», relate celui qui a vu défiler des dizaines de CV sous ses yeux, mais qui n’a été convaincu que par un seul.

C’est que Désiré Parfait compte  beaucoup d’expérience. A 52 ans, le Français avait même été sur les rangs pour reprendre l’équipe nationale suisse dames, l’automne passé. Cet ancien joueur de niveau national dans l’Hexagone a entamé sa carrière sur le banc à 35 ans, d’abord auprès des jeunes, puis avec les adultes. «Tout au long de mon parcours de coach, je n’ai connu qu’un échec. Sinon, mes équipes sont montées, ou alors se sont maintenues», souligne celui qui a permis aux filles de Narbonne -son dernier repaire- de gravir les échelons.

«Je voulais changer d’air, un peu m’évader. Je ne sais pas s’il s’agit du hasard ou du destin, mais tout s’est fait très vite, glisse celui qui a découvert le Nord vaudois, alors que son épouse et ses deux filles sont restées à Narbonne. Je suis arrivé dans l’inconnu. Le club et moi nous lançons dans un nouveau défi.»

La fin d’un cycle

Le départ de l’omniprésent et entraîneur de tous les succès Zoltan Majeri a laissé un gros vide, lui qui a mené les féminines jusqu’en SPL2, le deuxième échelon national, et permis aux hommes de s’installer durablement en 1re ligue. «Je me suis demandé où on allait se rendre, reconnaît Yves Pfister. Puis, je me suis souvenu que le club fête ses 80 ans cette année et qu’il a fonctionné sans Zoltan durant 74 ans. C’est un nouveau départ.» Car, il faut aussi le reconnaître, une certaine lassitude s’était gentiment installée, autant dans l’esprit de l’entraîneur que chez les joueuses et joueurs de l’USY. «On arrivait à la fin d’un cycle. Il fallait un renouveau», poursuit un président toujours ambitieux. «Cela fait dix ans que l’on grandit sans arrêt, que l’on parvient à augmenter le budget petit à petit. On n’a jamais demandé à une équipe de perdre, martèle-t-il. Au contraire, on s’est toujours adapté aux nouvelles exigences, on a trouvé des solutions et on espère bien encore continuer de progresser.» Les deux équipes fanions ne jouent-elles pas actuellement toutes deux pour la promotion…

 Un entraîneur actif qu’on entend sur le banc

Désiré Parfait tient son prénom de son grand-père, disparu peu avant sa naissance. «Mon nom n’était pas toujours évident à porter enfant, mais cela a vite passé, glisse l’entraîneur. J’ai de l’humour.» Il repense notamment à ce match quand, dans le camp adverse, un handballeur portait le même nom que lui: «Les officiels ont d’abord cru qu’on avait inscrit un joueur adverse sur notre feuille de match. Une fois la situation éclaircie, je me suis entendu avec mon homonyme pour qu’on s’avance pour saluer le public au moment où l’autre était appelé.»

Le Lillois a dirigé des femmes après quelques années de carrière, soutenu dans la démarche par son épouse volleyeuse. «Elle m’a dit essaie; si le courant passe,  tu resteras avec les filles. C’était vrai, même si désormais, à Yverdon, je m’occupe des deux.» Le nouveau coach de l’USY est récemment passé aux choses sérieuses. «Je suis quelqu’un d’actif sur le banc, et après quinze jours d’observation, on m’a entendu! A mon changement d’attitude, j’ai senti les équipes bien plus actives.»

Le technicien s’est, par ailleurs, appliqué à dicter ses règles: rigueur, respect et combativité. «J’arrive dans un club où mon prédécesseur a bien travaillé, mais je ne suis pas Zoltan. Chacun apporte son savoir-faire à sa façon», affirme celui qui a senti des joueurs concernés. Un soulagement pour lui qui passe du milieu semi-pro à celui amateur. «Je craignais un manque de motivation et, là, je me suis retrouvé avec tout le monde à l’entraînement.» De quoi poser de solides bases.

Perspectives d’avenir et Lovats Cup

Le départ de Zoltan Majeri conjugué à l’arrivée de Désiré Parfait induit toute une série d’adaptations nécessaires. Ainsi, le nouvel arrivé, qui possède également les compétences de formateur d’entraîneurs, devrait porter plusieurs casquettes une fois bien établi. «Il pourrait endosser le rôle de responsable technique. Il a envie de superviser les entraînements des jeunes, de donner son avis sur la structure. C’est quelque chose qui doit encore être mis en place», souligne un Yves Pfister enthousiaste.

En ce qui concerne les équipes, après un temps d’adaptation nécessaire, les premiers résultats positifs sont tombés il y a une dizaine de jours. «J’étais soulagé de constater que tout pouvait redémarrer», ajoute le président.

Le dossier de l’entraîneur bouclé, s’ouvre celui de la Lovats Cup, dont Zoltan Majeri était un élément central. Le tournoi estival, créé en 2012, devrait survive. «L’idée est de le réaliser, confirme Yves Pfister. Peut-être sous une autre formule, mais on souhaite qu’il perdure. On en est au tout début des réflexions.»

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01 fév 2018

Haldimand au cœur d’un spectacle en plein air

Yverdon-les-Bains –  Pour fêter les 300 ans de l’officier yverdonnois, Jean-Néville Dubuis a écrit la pièce «Haldimand… je me souviens d’Yverdon!». Il recherche des bénévoles.

On passe quotidiennement par l’avenue Haldimand sans vraiment savoir qui se cache derrière ce nom. C’est lors d’une promenade crépusculaire, en été 2011, que le metteur en scène Jean-Néville Dubuis se laisse emporter par le destin de cet homme à la carrière militaire fascinante (lire encadré).

Pour retracer la vie de Frédéric Haldimand, Jean-Néville Dubuis s’est rendu à la British Library de Londres, à la recherche de ses correspondances. © Michel Duperrex

Pour retracer la vie de Frédéric Haldimand, Jean-Néville Dubuis s’est rendu à la British Library de Londres, à la recherche de ses correspondances. © Michel Duperrex

«Après avoir réalisé un spectacle sur Pierre Viret (ndlr: le réformateur urbigène 1510-1571), je souhaitais créer une pièce théâtrale sur un personnage yverdonnois», révèle l’homme de théâtre. Il présentera ainsi «Haldimand… je me souviens d’Yverdon!», une création en plein air du 14 au 29 juin prochain, dans le parc de la villa d’Entremonts, à Yverdon-les-Bains. Le choix de ce lieu n’est pas si anodin, puisque l’officier aux origines bernoises y a vécu durant de nombreuses années, avant de faire construire le Château de Champ-Pittet, en 1791.

«Avec Joël Fillion (ndlr: le co-auteur du spectacle est également comédien au Québec), nous avons souhaité évoquer le parcours de Frédéric Haldimand, mais aussi retracer la vie d’Yverdon-les-Bains à une époque où la ville était sous l’autorité bernoise», explique celui qui a passé un nombre d’heures incalculable à parcourir la biographie de l’officier militaire.

Pièce haute en couleur

Pour réaliser cet événement estival, le Nord-Vaudois n’a pas lésiné sur les moyens, puisque plusieurs disciplines de la scène ont été réunies. Les acrobates de l’Ecole de cirque d’Yverdon-les-Bains seront de la partie, ainsi que plusieurs comédiens professionnels et amateurs. Au total, une trentaine d’artistes monteront sur la scène en plein air.

Bénévoles recherchés

«En partenariat avec le Musée d’Yverdon et région et le Centre Pro Natura de Champ-Pittet, nous allons jouer deux farces de Thomas Gueulette, auteur prolifique du XVIIIe siècle, lors de la Nuit des musées, notamment», poursuit l’habitant de Suchy, qui travaille également en synergie avec le Musée Baud de L’Auberson et Le Patrimoine au fil de l’eau (Moulin Rod) à Orbe.

Afin de mener à bien son projet, Jean-Néville Dubuis recherche encore des figurants pour interpréter les soldats français et anglais lors d’une bataille, ainsi que plusieurs enfants et une dizaine de bénévoles pour assurer le service à la buvette et aux caisses.

Une séance d’information aura lieu, mercredi prochain, à 19h30, à la salle 1, au Théâtre Benno Besson. Renseignements au 076 470 15 10. 

 

Les hauts faits d’armes d’Haldimand

Gouverneur du Québec

Frédéric Haldimand. ©Wikimedia

Frédéric Haldimand. ©Wikimedia

Né en 1718 à Yverdon-les-Bains dans une famille de notaire originaire de Thoune, Frédéric Haldimand quitte, à l’âge de 15 ans, le noyau familial pour intégrer l’armée du Roi de Sardaigne, puis poursuit sa formation au sein d’un régiment prussien et participe à la Guerre de Succession d’Autriche. En 1755, il quitte le continent européen et rejoint les forces britanniques durant la Guerre de Sept ans, qui opposera la France et la Grande-Bretagne, laquelle sortira vainqueur de ce conflit et annexera le Canada. L’homme deviendra le troisième gouverneur de la province de Québec, avant de revenir dans sa ville natale et de construire le Château de Champ-Pittet pour y passer sa retraite. Il mourra d’une attaque d’apoplexie, en 1791, à Yverdon-les-Bains.

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31 jan 2018

Jardiner en duo sans préjugé

Yverdon-les-Bains – L’Entraide protestante suisse lance un nouveau concept de jardinage : le tandem. Les réfugiés et les citadins sont invités à cultiver, ensemble, un carré de jardin.

 

La fondation espère trouver une douzaine de participants yverdonnois. ©DR

La fondation espère trouver une douzaine de participants yverdonnois.

Cultiver un petit lopin de terre en plantant des carottes, des poireaux et des choux à deux tout en faisant fi des préjugés. C’est l’idée qui a germé au sein de l’Entraide protestante suisse (EPER), dont le siège romand est basé à Lausanne. Depuis 2011 déjà, cette fondation qui s’engage pour la défense des droits et l’intégration des personnes réfugiées ou socialement défavorisées encadre plusieurs ateliers de jardinage pour les migrants.

A l’approche du printemps, elle a pourtant opté pour une nouvelle formule en organisant des rencontres entre ces derniers et des habitants, dans cinq villes de Suisse romande. L’un de ces ateliers se situe aux jardins familiaux, au lieu-dit Le Maréchat, à Yverdon-les-Bains.

 

D’égal à égal

 

«Le jardinage en tandem permet de tisser des liens étroits entre les citadins et les personnes qui viennent d’arriver en Suisse», constate Clea Rupp, collaboratrice à l’EPER. Ce projet offre également la possibilité de franchir les barrières linguistiques et culturelles et, ainsi, récréer un nouveau réseau social. «Nous avons remarqué que le fait d’être traité d’égal à égal était plus important pour les personnes réfugiées qui se sentaient parfois infantilisées lorsqu’elles étaient encadrées par un animateur, d’où cette volonté de proposer un programme plus inclusif», poursuit la jeune femme. Par ailleurs, un café-jardinage mensuel avec des thématiques spécifiques sera organisé par des connaisseurs de la bêche et de l’arrosoir, afin de conseiller les participants et de les accompagner dans la culture de leur jardin.

 

Des volontaires recherchés

 

Ce tandem autour du jardinage a suscité l’enthousiasme de nombreux citadins de part et d’autre de la Suisse romande, mais aucune inscription n’a, pour l’heure, été enregistrée dans la Cité thermale. «Nous recherchons une douzaine d’Yverdonnois qui seraient intéressés à jardiner», affirme Marc Caverzasio, responsable de projet à l’EPER. Il souligne également que le Service des espaces verts de la Ville met plusieurs lopins de terre à disposition pour permettre à la fondation de réaliser son projet.

Chaque binôme s’organise librement. La seule condition pour participer au projet consiste à se rencontrer régulièrement pour cultiver ensemble.

Plus d’informations sur : www.eper.ch/nouveauxjardins. Sur inscription.

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31 jan 2018

Le préavis tant attendu a été déposé

Aménagement – L’espace public situé sur le Pré de l’Hôtel de Ville pourrait bénéficier d’un aménagement. Le projet, évoqué lundi soir lors de la séance du Conseil communal, sera soumis au vote le 12 mars prochain.

Le Pré de l’Hôtel de Ville pourrait avoir un nouveau visage en septembre. ©Duperrex-a

Le Pré de l’Hôtel de Ville pourrait avoir un nouveau visage en septembre.

«Le but de cet aménagement est de recréer un espace public.» Ces mots ont été prononcés, lundi soir lors de la séance du Conseil communal, par Romano Dalla Piazza, municipal tapa-sabllia en charge du service des travaux publics et de l’environnement. Trois ans après le lancement d’une démarche participative auprès de la population, un préavis visant à donner un véritable statut d’espace public au Pré de l’Hôtel de Ville, situé au cœur du village, a été déposé (lire La Région Nord vaudois du 25 janvier).

«Enfin ! C’est un très beau préavis », s’est exclamé le conseiller communal Gilbert Noverraz, qui a néanmoins tenu à apporter une critique au projet. L’ancien président de l’organe délibérant regrette néanmoins que les jeux pour enfants ne soient pas modernisés. Une disposition qui n’est pas prévue dans le préavis. «Nous laissons la porte ouverte aux suggestions», a répondu Romano Dalla Piazza. Le municipal Olivier David a, pour sa part, rappelé que l’objectif du projet était aussi de laisser un espace central libre pour des manifestations.

 

Le vote au mois de mars

 

La Municipalité demande un crédit de 165 605 francs au Conseil communal, qui devra voter sur ce préavis lors de la prochaine séance du 12 mars. En cas de vote favorable, les prochaines étapes pourront être lancées. Le début des travaux est prévu pour le mois de mai 2018, et l’inauguration aurait lieu en septembre, avec une manifestation visant à célébrer cet éventuel pas en avant pour la commune.

Un nouvel espace de discussion, avec des bancs et des tables de pique-nique, deux larges allées ombragées le long des rues du Vieux- Port et de la Tannerie, ainsi que l’implantation de quatre arbres sont au programme des travaux. Une haie sera aussi plantée pour couper l’espace public du trafic routier le long de la Grand-Rue, et des bornes rétractables seront installées pour réserver l’accès au Pré de l’Hôtel de Ville aux piétons et aux ayants droit.

 

La Commune apporte son aide
Sécheresse – Une conduite d’eau comme solution

 

En décembre 2017, les agriculteurs avaient exprimé leurs inquiétudes. ©Duperrex-a

En décembre 2017, les agriculteurs avaient exprimé leurs inquiétudes.

Les habitants de la Grand’Moille, hameau situé sur la Commune d’Yvonand, peuvent être rassurés. Les sources alimentant les fermes étant sèches depuis le mois d’août, les deux familles paysannes n’avaient plus assez d’eau pour subvenir aux besoins de leur exploitation agricole (lire La Région Nord vaudois du 6 décembre 2017).

Un plan avec le tracé d’une conduite d’eau, qui permettra d’alimenter le hameau, a été présenté, hier, par le municipal François Noble. «C’était un cas urgent, il fallait aller très vite», a-t-il affirmé. Résultats de plusieurs conventions, avec la Commune de Villars-Epeney, les éleveurs de la Grand’Moille et les propriétaires des terrains au sein desquels la conduite passera, les travaux, d’un coût total de 150 000 francs, sont subventionnés à hauteur de 50-60% par le Canton. Le chantier a démarré avant-hier.
 

Une avant-première ce soir
Culture – Téléfilm tourné à Yvonand en 2016

 
Les habitants d’Yvonand ont eu droit à une avant-première, hier soir, à la Salle polyvalente, du téléfilm «Prénom : Mathieu», qui fait partie de la série «Ondes de choc», composée de trois autres téléfilms inspirés d’affaires criminelles qui ont marqué la Suisse.

Le réalisateur Lionel Baier et son équipe de tournage, qui avaient choisi la région d’Yvonand comme décor de «Prénom : Mathieu», étaient venus filmer dans la commune à partir du 22 août 2016.

Le scénario s’inspire de l’histoire du sadique de Romont, qui avait défrayé la chronique dans les années 1980, et se concentre sur la vie de sa dernière victime, un adolescent de 17 ans, seul rescapé du tueur en série.

«Ondes de choc» a été présenté aux Journées de Soleure -le festival se termine demain- dans la catégorie «Panorama suisse», et sera diffusé sur la RTS dès le 21 février. Les téléspectateurs pourront regarder l’épisode «Prénom : Mathieu» le 25 avril à 20h10.

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