Les News de Nord Vaudois - avril 2016

En collaboration avec le journal La Région.

15 mai 2018

Il lâche son club mais pas l’accordéon

Président-fondateur du Club des 100, qui a organisé plus de 150 concerts d’accordéon depuis 1992, Claude-Alain Antonelli raconte la fin d’une aventure.

Il n’a pas de regret, Claude-Alain Antonelli, juste de jolis souvenirs. Vingt-six ans après avoir fondé le Club des 100, qui avait pour mission de faire connaître l’accordéon sous toutes ses facettes, l’Yverdonnois a décidé de tirer la prise. Personne ne voulait prendre la relève. «L’aventure du Club des 100, c’est la naissance d’un enthousiasme, des relations amicales avec des pointures mondiales de l’accordéon, une succession de concerts et c’est finalement une mort heureuse. Le club a vécu une belle vie et, à un moment donné, il s’arrête», analyse-t-il, sans aucune amertume.

Joueur d’accordéon depuis toujours, Claude-Alain Antonelli a empoigné l’instrument à une époque où celui-ci était plutôt cantonné aux bals et aux fêtes populaires, estampillé d’une image folkorique. Un groupe de passionnés a alors décidé, en 1992, d’apporter un vent de fraîcheur en formant le fameux Club des 100, dont l’Yverdonnois aura été le premier et le dernier président. Pourquoi ce nom? «100 francs, c’était le montant de la cotisation à l’époque, et ça l’est resté jusqu’à la fin», glisse-t-il.

L’aventure a commencé fort avec la venue en Suisse de Zhang Guoping, «le premier accordéoniste chinois autorisé à sortir de son pays pour jouer à l’étranger». Le musicien avait débarqué avec une cassette de ses morceaux enregistrée dans un sous-sol bruyant en Chine et était reparti avec cinquante albums flambants neufs dans sa valise, après qu’un studio de Grandson avait nettoyé la bande son. De retour chez lui, il avait scotché ses compatriotes en leur présentant un album enregistré en Europe et avait été engagé illico par Radio Pékin. «Par la suite, il a vendu des millions de CD», s’enthousiasme Claude-Alain Antonelli. Des souvenirs comme ça, il en a plein les tiroirs.

Galas d’anthologie

Le Club des 100, ce sont également des galas organisés à Morges, qui ont réuni jusqu’à 800 personnes au Théâtre de Beausobre, entre 1994 et 1996. «Les sociétés d’accordéonistes se déplaçaient depuis toute la Suisse romande.» A la même période, l’association avait produit un CD avec de jeunes musiciens qui étaient partis en tournée en France et en Angleterre, à l’enseigne des «Ambassadeurs de l’accordéon suisse».

Impossible de tout résumer mais Claude-Alain Antonelli garde tout cela précieusement en mémoire. Les plus de 150 concerts organisés dans toute la Suisse romande, les stars étrangères invitées à se produire ici et le public, toujours enthousiaste. Mais il sait que tout cela appartient à une époque désormais révolue. «Toutes les personnes qui étaient là en 1992 n’ont plus le même âge. La moyenne est passée de 50 à 75 ans. Les gens se déplacent moins», explique-t-il. Surtout, l’accordéon est sorti de son cadre historique pour s’ouvrir au monde. Il y a 26 ans, il n’y avait aucune classe au Conservatoire de Lausanne: «Le directeur ne voulait pas en entendre parler.» Aujourd’hui, l’instrument a ses classes professionnelles à la Haute Ecole de musique. «On a changé de registre: on n’est plus dans l’accordéon traditionnel, folklorique, de fête de famille. C’est devenu un instrument complet que l’on retrouve dans les groupes de rock, de rap, etc., explique le président-fondateur du Club des 100. On ne s’adresse plus aux gens qui viennent manger une saucisse et danser dans les bals. Dans les mariages, aujourd’hui, il y a des DJ’s. C’est une évolution normale», analyse-t-il, réaliste.

Le bon moment d’arrêter

Lors du dernier concert organisé par l’association, le mois dernier à Yverdon-les-Bains, 35 personnes avaient fait le déplacement pour écouter l’Ukrainien Kurylenko Volodymyr, une pointure dans son domaine. «C’était le bon moment d’arrêter, commente Claude-Alain Antonelli. Le club était basé sur un modèle qui a vécu et je le vis très bien!» Pas de quoi non plus lui couper l’envie de jouer, lui qui ne s’est jamais produit dans le cadre des spectacles organisés par l’association – «il faut laisser faire ceux qui savent et puis, on ne peut pas être au four et au moulin». Et les occasions ne manquent pas. EMS, concerts humanitaires au Burkina Faso, festivals français de danse: Claude-Alain Antonelli n’a pas fini d’égrainer ses notes de par le monde.

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15 mai 2018

Le nouvel élan positif de Charlène Grin

Le Centre équestre d’Yverdon a reçu les cavaliers de saut, durant le week-end de l’Ascension, pour un dernier tour de piste, clôturant une série de concours printaniers réussis. Charlène Grin y a réalisé d’excellents résultats.

Le dernier week-end d’une série de quatre compétitions s’est achevé dimanche au Centre équestre d’Yverdon-les-Bains. Comme à l’accoutumée, les cavaliers ont largement répondu présent en nombre et les régionaux ont brillé, à l’image de Charlène Grin, 3e de la P110. La Covagnarde, vainqueur sur 115 cm à Saint-Blaise il y a deux semaines, s’est confiée sur ses récentes bonnes performances et les échéances à venir.

Charlène, quel est votre sentiment après ces bons résultats?

Je les dois en grande partie à ma nouvelle coach, Colombine Debost, qui me donne de très bons conseils. J’ai beaucoup appris en peu de temps. A Saint-Blaise, je ne pensais pas gagner, car le parcours initial était assez technique.

Votre fin de saison dernière avait été en demi-teinte. Comment expliquez-vous ce retour aux avant-postes?

J’ai travaillé dur durant l’hiver. Avec Colombine, on a exercé les points techniques qui me posaient problème. De plus, Ungaro, qui avait eu un souci de santé l’année dernière, est de nouveau au top physiquement.

Quels sont vos objectifs et votre programme pour la suite de la saison?

Je suis qualifiée pour les Championnats de Suisse en catégorie «D», mais j’aimerais bien obtenir ma place en «D élite», et pourquoi pas participer également à quelques concours internationaux. Lors des Championnats, je ne viserai pas forcément une médaille. Le but sera de gagner en expérience, de prendre du plaisir, et de tenter un classement. Mais la route est encore longue! Dans un futur proche, je participerai aux concours de Saignelégier et de Marsens. Je lèverai ensuite sans doute un peu le pied pour les examens de fin d’école obligatoire.

 

Les résultats

 

R/N130: 1. Jan Chrzanowski (Oppens).
R/135: 2. Janick Herren (La Mauguettaz).
P110: 3. Charlène Grin (Treycovagnes).
R/N115: 2. Céline Fromentin (Bavois) 3. Eloïse Ney (Yverdon).
R/N100: 1. Léonore de Raemy (Yverdon).
R/N105: 1. Anina Kummer (Vuarrens) 2. Océane Husmann (Pomy).
B100 au style: 2. Victor Reichenbach (Correvon).
P50-85: 1. Victor Reichenbach.
P60-110: Neassa Ruan Randin (Valeyres-sous-Montagny).

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14 mai 2018

«Tout est parti en fumée en cinq minutes»

Arnex-sur-Orbe – Plusieurs familles ont dû évacuer leur logement dimanche aux alentours de 21h30. Un incendie s’est déclaré dans une habitation au centre du village, entraînant une vague de solidarité.

«N

otre maison, notre vie, tout est parti en fumée en l’espace de cinq minutes, confie Gordana Garic, les larmes aux yeux. Cela fait vingt ans qu’on habite ici. Maintenant, on n’a plus rien.» De sa demeure à Arnex-sur-Orbe, qu’elle a entièrement rénovée avec son mari, il ne reste qu’une porte en bois et un réveil dont l’alarme résonne encore au milieu des décombres. Un incendie s’est déclaré dimanche aux alentours de 21h30 dans une maison contiguë avant de s’étendre à celle des Garic.

«Mon fils était sous la douche quand il a entendu une explosion. Il est sorti et il a vu qu’il y avait des flammes. Il nous a dit: Prenez des choses, il faut quitter la maison immédiatement, raconte Gordana Garic. J’ai pris mon sac pour emporter des chaussures et des habits et les mettre à l’abri dans la voiture, puis je suis retournée dans la maison pour récupérer des bijoux et des papiers. Je suis tombée et je me suis tordu la cheville. Je me suis relevée et me suis dirigée vers le salon. Là, un pompier m’a dit: Sortez madame, sortez! Dehors, je me suis retournée et j’ai vu ma maison en flammes.»

Comme celui de la famille Garic, plusieurs autres foyers ont dû être évacués. «C’est un voisin qui nous a appelés pour nous dire qu’il y avait le feu à côté, explique le vigneron Bernard Gauthey, qui habite la bâtisse mitoyenne à celle des Garic. Je suis sorti avec mon extincteur, mais quand j’ai vu des flammes de trois mètres de haut sur le toit, je me suis dit que ça n’allait pas suffire…»

Son domicile n’a pas été atteint par les flammes. «Ça s’est joué à cinq minutes près selon les pompiers, relève-t-il. On a des dégâts dans le grenier et une inondation, mais rien de grave, on pourra dormir chez nous ce soir (ndlr: hier).»

Plus de 70 personnes mobilisées

Bertrand Gauthey et plusieurs habitants du village sont allés chercher les tuyaux stockés dans le local du feu pour tenter de contenir les flammes en attendant l’arrivée des pompiers. «Il n’y avait pas assez de pression aux bornes hydrauliques pour atteindre le toit, ajoute-t-il. Je ne sais pas si ce qu’on a fait a été utile, mais au moins on a essayé.»

Rapidement déployés sur place, les pompiers des Services de défense incendie et secours (SDIS) de la Plaine de l’Orbe, du Nord vaudois, de Venoge Région et de Vallorbe Région ont réussi à maîtriser le feu vers 2h du matin. L’intervention n’a pas été des plus faciles car le débit hydraulique disponible dans le réseau du village était insuffisant. Le Service de protection et de sauvetage de Lausanne (SPSL) a donc dû installer un transport d’eau d’une longueur de 2 km depuis la réserve d’eau du Bugnon.

Les pompiers ont ensuite procédé à une surveillance durant plusieurs heures. Les inspecteurs de la brigade de police scientifique et du groupe incendie, ainsi que ceux de l’ECA, ont procédé aux constats techniques et lancé une enquête afin de déterminer les causes du sinistre.

Un élan de solidarité

Aucun blessé n’est à déplorer, mais plusieurs foyers ont été détruits. © Michel Duperrex

Aucun blessé n’est à déplorer, mais plusieurs foyers ont été détruits. © Michel Duperrex

Hier, la zone sinistrée était devenue l’attraction du village. Beaucoup faisaient un détour pour voir le résultat du brasier tout en offrant leur aide aux familles touchées par l’incendie, comme Alexandra, venue apporter un café aux Garic, postés devant les ruines de leur maison. «J’ai récolté des affaires à leur donner. On a trouvé des matelas, des duvets et des coussins», expliquait-elle. Soucieuse de la santé et du moral de la famille, une autre Arnésienne leur avait concocté un dîner et les a invités à venir se reposer quelques instants chez elle. «Tout le monde s’est montré si gentil avec nous, témoignait Gordana Garic. Une voisine qui vient de perdre sa belle-mère est venue nous voir pour nous dire qu’elle pouvait nous laisser une petite maison durant deux mois, le temps qu’on se retourne.»

Un sentiment partagé par Bernard Gauthey. «C’est incroyable la vitesse à laquelle tout s’est mis en place. Les municipaux sont venus le soir-même nous prêter main forte. Ils ont ouvert la grande salle pour que tous les intervenants puissent s’y établir et nous poser des questions. Ce matin encore (ndlr: hier), plusieurs entreprises, que ce soit pour la charpente, l’électricité ou la maçonnerie, sont venues sur place.»

Le dispositif des pompiers a été levé hier vers 13h20. Peu après, une alarme s’est déclenchée car de la fumée s’échappait à nouveau des décombres, sans que le brasier ne se soit toutefois ravivé.

 

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14 mai 2018

Thierrens a dissipé tous les doutes en une semaine

Trois matches, sept points et un maintien en bonne voie: les hommes de Guillaume Pasche peuvent respirer un bon coup après avoir obtenu le point du match nul face à Echichens (2-2), venu couronner sept jours quasi parfaits.

Bastien Varidel a botté un coup franc, le ballon a rebondi sur Nelson Longo et s’est retrouvé un peu chanceusement juste devant la ligne de but, où seul Faicel Hanachi était présent. L’ancien joueur de Chiasso ne s’est pas fait prier et a propulsé la sphère au fond des filets d’Echichens (12e). Il y a encore quelques jours, cette balle aurait probablement été interceptée par un adversaire, ou l’arbitre assistant aurait levé son drapeau pour signaler un hors-jeu. Quoi qu’il en soit, Thierrens n’aurait pas ouvert le score. Pas de cette manière-là en tout cas. Sauf que, depuis une semaine, le vent souffle à nouveau dans le dos de Dionys Burdet et de ses copains. Et la providence est loin d’être la seule responsable.

232 minutes d’invincibilité

A vrai dire, on repère trois éléments majeurs qui expliquent ce soudain regain de forme (sept points en trois rencontres, dont un bon match nul 2-2 obtenu face à Echichens au Grand-Marais avant-hier). Les deux premiers ont déjà largement été évoqués la semaine dernière, à la suite de la victoire à Genolier. En résumé, le FCT peut s’appuyer sur un esprit d’équipe et une cohésion retrouvés, ainsi qu’un excellent Bastien Varidel. L’ancien Challensois est à la base des trois derniers buts inscrits par son équipe et son activité apporte beaucoup à l’offensive thierranaise.

Mais si Thierrens est reparti tant de Boudry que de Genolier avec les trois points, c’est avant tout grâce à un homme: Adrien Dulac. Le gardien – et entraîneur-assistant – de la deuxième équipe avait tout sauf la tâche facile. Il a été promu dans la cage de la «une» à l’aube d’une semaine décisive et, notamment, d’un duel de tous les dangers en terre neuchâteloise face à la lanterne rouge. Le résultat? 232 minutes d’invincibilité, deux blanchissages et, donc, sept points. Mis à part le buteur en série echichanais Marco Le Rose (53e), le seul à avoir trompé Adrien Dulac se nomme d’ailleurs… Dionys Burdet. Le capitaine a envoyé une tête plongeante imparable dans son propre but, alors qu’il cherchait à écarter le danger (2-2, 58e). Et honnêtement, il fallait bien ça pour battre le portier joratois.

«Nos défenseurs effectuent un tel travail devant moi que j’évolue dans un fauteuil, glissait trop modestement Adrien Dulac. Et puis, on a réalisé d’excellents entraînements toute la semaine, si bien qu’on s’est retrouvés dans les meilleurs conditions en match. On a d’ailleurs un peu payé les efforts consentis ces derniers jours en seconde période face à Echichens. Le point du nul reste très bon à prendre.»

Thierry Curty étant presque complètement remis de sa blessure, il devrait retrouver sa place devant les filets face à Dardania Lausanne samedi. Et si le numéro 1 doit attendre une semaine de plus, Thierrens sait qu’il peut compter sur une doublure convaincante.

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14 mai 2018

Le bruit du trafic autoroutier mesuré

L’Office fédérale des routes procède actuellement à des mesures pour établir une carte des nuisances.

Le secteur de l’autoroute A1, entre Yverdon-les-Bains et Lausanne, est l’un des plus surchargés du pays aux heures de pointe. Le grand chantier d’aménagement de la bande d’arrêt d’urgence (BDU) entre les jonctions de Cossonay et Villars-Sainte-Croix a débuté et va se poursuivre durant de nombreux mois. Les ralentissements provoqués contribuent à augmenter le bruit. L’Office fédéral des routes  (OFROU) procède à des mesures, près de Chavornay.

Même si les deux pistes ont été maintenues par un réaménagement – la vitesse est limitée à 80 km/h dans le secteur concerné – le trafic s’y écoule plus lentement et, à l’arrière, les ralentissements se forment plus vite et sont plus nombreux.

A la jonction des autoroutes A9b et A1, dans l’échangeur d’Essert-Pittet, le trafic, déjà ralenti aux heures de pointe, pourrait l’être plus encore par les effets du chantier ouvert plus avant.

«Ces mesures ont pour but d’établir une carte du bruit, et en particulier la corrélation entre le trafic et le bruit», explique Olivier Floc’hic, porte-parole de l’OFROU.

Ces enregistrements devraient permettre de valider des modèles, qui pourraient ensuite être développés et appliqués dans la préparation d’autres projets. «Ces mesures doivent être faites lorsqu’il y a des conditions météorologiques favorables, soit par beau temps et sans vent, cela afin que les enregistrements soient valables», relève le porte-parole de l’OFROU.

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14 mai 2018

La ferme des Cygnes mise en vente

La Ville va tenter de se défaire d’une parcelle de 3800 m2, située non loin du centre, avec une ferme du début du XIXe siècle… en très mauvais état.

«On va tenter de la vendre, mais rien ne nous dit qu’on y parviendra.» Municipale chargée de l’urbanisme et des bâtiments, Gloria Capt explique que la décision de mettre en vente la ferme des Cygnes, située tout au début de la rue, est le résultat d’une réflexion en cours, qui concerne l’ensemble du patrimoine communal, dont la motion, transformée en postulat, de la conseillère communale Aude Briand (UDC) est à l’origine.

Pourquoi la Ville veut-elle se défaire d’une propriété qui, en apparence, est un «bijou de famille»? «La ferme est en très mauvais état. Elle a besoin d’une rénovation lourde. Nous vendons l’ensemble de la parcelle, car elle permettrait à l’acquéreur de valoriser le terrain pour financer la restauration de l’immeuble», explique Gloria Capt.

La ferme ne peut en effet être démolie. Elle est classée et porte la note 2 à l’inventaire architectural (bâtiment d’importance régionale). Selon un document en possession du Service des bâtiments de la Ville, l’année de construction «supposée» est 1838.

A l’origine, la parcelle était plus vaste puisqu’elle comprenait l’ancien manège, démoli, et remplacé par l’aire de stationnement qui jouxte l’ancien Hôtel du Lac.

Construction possible

La Ville met en vente l’ensemble de la parcelle afin de motiver un éventuel investisseur. En effet, une construction nouvelle est possible et cette opération immobilière permettrait de financer la restauration de l’immeuble historique qui, de l’avis des spécialistes du bâtiment, nécessitera des fonds considérables. Actuellement, la ferme est occupée par des locataires.

Bien évidemment, si la démarche n’aboutit pas, la Ville devra tôt ou tard mettre en valeur cet ensemble. On rappellera que dans le plan des investissements 2016-2025, la Municipalité prévoit la vente de terrains et immeubles estimés à 96 millions de francs. Dans ce contexte, l’opération concernant la ferme des Cygnes fait office de test.

Large réflexion

Face aux centaines de millions de francs d’investissements prévus pour ces prochaines années, la Ville doit établir des priorités claires. La motion, transformée en postulat, déposée par la conseillère communale Aude Briand en octobre dernier, doit aboutir à la planification d’une stratégie en matière immobilière.

Si l’inventaire est connu, les rénovations à opérer doivent être planifiées tant financièrement que du point de vue des travaux. L’acquisition d’un logiciel de recensement d’analyse et d’aide à la discussion en matière d’entretien immobilier devrait faciliter la démarche.

La politique de la Ville en matière immobilière, jusqu’ici conservatrice, pourrait connaître une évolution. Selon les informations données par la délégation municipale à la commission qui a traité l’intervention d’Aude Briand, l’Exécutif veut profiter des opportunités qui pourraient se présenter, y compris en procédant à des échanges.

Les vœux émis par la commission devraient aider la Municipalité à canaliser sa réflexion, démarche à laquelle les services communaux sont associés.

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11 mai 2018

Yverdon II tombe aux penalties

Gland a soulevé la Coupe vaudoise au bout du suspense, hier à Rances.

«Ghazi Allouchi revient de blessure. Il va très vite retrouver son niveau», avait promis Vagner Gomes juste après la demi-finale de la Coupe vaudoise. L’ailier était un peu passé au travers de son match, même si cela n’avait pas empêché Yverdon Sport II d’accéder à la finale. Chose promise, chose due. Hier à Rances, pour la finale face à Gland, l’attaquant a entretenu le suspense pendant plus de 120 minutes grâce à une réussite pleine d’opportunisme inscrite à la demi-heure de jeu. Allouchi a profité d’une mésentente entre le gardien et un défenseur, et a inscrit le but qui a bien failli suffire à YS pour remporter le trophée.

Ce d’autant plus que les Yverdonnois ont pu compter sur un immense Ludovic Zwahlen dans les buts. Il avait déjà été l’homme du match à Ecublens au stade précédent, en devenant le héros de la séance de tirs au but. Hier, la loterie des penalties a choisi un autre camp, et ce malgré les deux parades du portier d’YS lors de la séance fatidique.

A dix contre onze

Le capitaine de Gland Jérémy Cela soulève la Coupe vaudoise. © Gabriel Lado

Le capitaine de Gland Jérémy Cela soulève la Coupe vaudoise. © Gabriel Lado

Cette séance, pourtant, les hommes de Vagner Gomes l’attendait depuis une bonne heure de jeu. Réduits à dix dès la 66e, les Vert avaient reculé, encaissé l’égalisation de Marco Pereira (62e) et absolument tout fait pour mettre le verrou derrière et emmener Gland le plus loin possible. Mission réussie. Sauf que, cette fois, le sort en a voulu différemment. Peut-être aussi parce après 120 minutes d’efforts intenses, les Nord-Vaudois n’avaient plus tout à fait la lucidité nécessaire à une épreuve comme peut l’être une séance de penalties dans une finale de la plus grande compétition du foot amateur vaudois.

Capitaine emblématique de la «deux» d’Yverdon Sport, Arnaud Vialatte a dû se contenter de regarder le match depuis le bord du terrain, impuissant. L’homme, suspendu, aurait évidemment préféré se trouver sur la pelouse pour épauler ses coéquipiers. Reste que son remplaçant, Christie Zabana, a été irréprochable dans l’axe de la défense. De quoi, peut-être, consoler un peu le premier nommé. Pour Yverdon, la déception prendra sans doute un peu plus de temps à être digérée.

Gland – Yverdon Sport II 1-1 (0-1) / 3-2 tab

Buts: 30e Allouchi 0-1; 62e M. Pereira 1-1.

Penalties: Cela 1-0; Ghazi 1-0; M. Pereira 1-0; Rochat 1-0; Brillouet 2-0; Damjanovic 2-1; Oprea 3-1; Brunet 3-2; Koutangni 3-2; Gjema 3-2.

Gland: Albuquerque; Pernet, Gendre, Brillouet, Cela; Oprea, Koutangni, Bega (94e Londono), Da Luz (100e L. Pereira); M. Pereira, Velasco. Entraîneur: Jamel Kaissi.

Yverdon: Zwahlen; Anastasio Sa (55e Mayingi), Zabana, Chavanne, Debétaz (8e Damjanovic); Velagic, Rochat, Tambwa, Gavin (93e Gjema); Brunet, Allouchi. Entraîneur: Vagner Gomes.

Notes: Terrain de Rances, 750 spectateurs. Arbitrage de Victor Ferreira, qui avertit Velagic (12e, jeu dur), Bega (20e, jeu dur), Chavanne (26e, antijeu), Tambwe (63e, jeu dur), Mayingi (96e, jeu dur). Expulsion: Tambwe (66e, jeu dur, deuxième avertissement).

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11 mai 2018

Un anniversaire célébré à toute vapeur

La ligne Yverdon-les-Bains – Sainte-Croix fête cette année ses 125 ans d’activités. Plusieurs animations sont prévues.

«C’est un privilège de fêter le 125e anniversaire de cette ligne. C’est aussi l’occasion de remercier les usagers et de mesurer les changements qui ont été amorcés au fil du temps.» Daniel Reymond, directeur de l’entreprise de transport Travys, ne cachait pas sa satisfaction, mercredi, lors du lancement des festivités qui auront lieu tout au long de l’année, afin de célébrer «la plus spectaculaire ligne du Jura». «Cette date de 1893 coïncide également avec la construction du collège de la Poste», renchérit le syndic sainte-crix Franklin Thévenaz. Et de préciser: «Chaque semaine, plus de huitante élèves des villages de Baulmes et Vuitebœuf, ainsi que 200 étudiants du Centre professionnel du Nord vaudois  (ndlr: CPNV) prennent le train pour venir jusqu’ici.»

Machine à vapeur attendue

Pour marquer les réjouissances, Travys proposera à ses voyageurs de circuler à bord d’un train à vapeur, les 1er et 2 septembre. «Nous avons loué une locomotive d’origine portugaise, précise Daniel Reymond. Elle a été révisée en Allemagne avant de circuler dans les Franches-Montagnes.» A la gare de Sainte-Croix, plusieurs animations auront lieu à cette occasion et un brunch familial est prévu le dimanche.

Par ailleurs, les voyageurs pourront découvrir une rétrospective de photos qui retracent le passé de la ligne ferroviaire dans les différentes gares. A Sainte-Croix, un espace d’exposition a d’ailleurs été mis en place pour présenter plusieurs objets et des archives, entre autres.

Face aux défis de l’avenir

Depuis l’introduction de la cadence à la demi-heure en décembre 2015, la ligne a vu le nombre de ses voyageurs augmenter d’environ 20%. En 2017, plus de 700 000 passagers l’ont empruntée. «Face à cette croissance, nous devons moderniser notre infrastructure, constate le directeur de la société de transport. Des travaux de maintenance sont entrepris, mais cela peut engendrer des retards.»

Travys prévoit également de reconstruire les installations ferroviaires avec, notamment, un système de sécurité à la pointe du progrès. «Ce dispositif (ndlr: son coût s’élève à dix millions de francs) permettra de bloquer le train si le feu est rouge», indique Daniel Reymond.

Enfin, le président du Conseil d’administration de la société, Jacques-André Mayor, a souligné que les clients d’aujourd’hui et de demain réclament une meilleure information. D’ici la fin de l’année, Travys prévoit donc d’installer des écrans et des hauts-parleurs à chaque halte.

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Prière de ne pas circuler le dimanche

En novembre 1893, le député et mécène William Barbey (1842-1914) a inauguré la ligne ferroviaire destinée à relier la Cité thermale au Balcon du Jura permettant ainsi l’essor industriel de Sainte-Croix. Animé par une fervente conviction chrétienne, il a financé l’installation, à condition que les trains ne circulent pas lors du congé dominical. Les autorités fédérales ont accepté cette disposition jusqu’en 1918.

Durant la première année d’exploitation, 56 422 personnes ont voyagé sur cette ligne. En 1960, ce chiffre s’élevait à 324 487 personnes. «Lors d’Expo 02, nous avons enregistré le plus fort taux de fréquentation avec plus d’un million d’usagers», indique Daniel Reymond.

Par ailleurs, le transport des marchandises a connu ses heures de gloire grâce à l’exploitation de l’usine des chaux et ciments de Baulmes. En 1913, plus de 60 000 tonnes de marchandises ont  été transportées sur les rails. Mais depuis 2016, la ligne est uniquement exploitée comme un RER.


Une locomotive à vapeur à l’arrêt de Six-Fontaines, en 1925. Cette photo d’archive est à voir dans l’espace d’exposition de la gare de Sainte-Croix.

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11 mai 2018

Coup d’envoi pour le Comptoir de Denezy

Malgré la pluie et le temps nuageux, de nombreux visiteurs sont venus partager un moment en toute convivialité, hier, à l’occasion de la 7e édition du Comptoir de Denezy. Comme à l’accoutumée, les amateurs de fondue se sont déplacés en tracteur jusqu’au chalet, aux airs d’un accordéon. Le deuxième championnat de course en hauts talons a réunis les plus courageux, sous le regard amusé de l’humoriste Bouillon.

Les amateurs de fondue ont pu déguster ce mets traditionnel sur les hauteurs du village. © Carole Alkabes

Les amateurs de fondue ont pu déguster ce mets traditionnel sur les hauteurs du village. © Carole Alkabes

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09 mai 2018

Un vent défavorable aux éoliennes

Balcon du jura  –  Paysage Libre Vaud et d’autres organisations ont lancé, hier, une pétition contre les trois futurs parcs éoliens.

Les Nord-Vaudois verront ces prochaines années près d’une quarantaine d’éoliennes d’environ 200 m de hauteur surgir sur les crêtes situées entre le Chasseron et le Creux-du-Vent. C’est du moins ce qu’envisagent plusieurs promoteurs impliqués dans l’édification de trois parcs éoliens répartis sur les territoires de la Grandsonnaz, de Grandevent et de Provence.

Face à une telle perspective, un vent d’oppositions s’est soulevé, hier matin, sous l’impulsion de la fédération Paysage Libre Vaud et de plusieurs organisations comme Pro Natura, Helvetia Nostra, la Fondation suisse pour la protection et l’aménagement du paysage ainsi que BirdLife. Les militants ont lancé une pétition pour «sauver» les crêtes jurassiennes de «l’industrialisation éolienne».

Selon Jean-Marc Blanc, secrétaire général de Paysage Libre Vaud, «un tel dispositif est trop onéreux et dénature le site au profit de promoteurs qui n’hésiteront pas à vendre l’électricité au prix du marché alors qu’ils sont subventionnés par les contribuables». «Les conséquences seront irréversibles pour le paysage, la faune et la flore», renchérit Michaël Buffat, conseiller national UDC.

Chargée d’affaires pour Helvetia Nostra, une association filiale de la Fondation Franz Weber, Anne Bachmann craint notamment les conséquences néfastes des éoliennes pour les chauves-souris qui volent entre le Val-de-Travers et la Grande Cariçaie. Selon elle, la Sérotine bicolore est particulièrement menacée par l’implantation d’éoliennes sur les crêtes.

Energie complémentaire

Président du Conseil d’administration de la société Ennova chargée de développer le projet éolien de la Grandsonnaz – 17 éoliennes sont prévues sur ce site  –, Pierre Gautier considère que toute activité humaine a un impact sur son environnement. «Plusieurs études développées sur le site du Mont-Crosin (JU) ont démontré que les conséquences néfastes sur les oiseaux étaient faibles.»

Et de préciser que «le peuple suisse a choisi de sortir du nucléaire d’ici 2050 et qu’il va donc falloir trouver d’autres solutions pour palier ce manque». Interrogé sur le montant d’un tel investissement, Pierre Gautier annonce qu’il s’élèvera à plusieurs dizaines de milliers de francs.

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Des communes perplexes

«C’est une aberration!», s’insurge Jean-Franco Paillard, syndic de la Commune de Bullet à propos de la pétition lancée par Paysage-Libre Vaud et consorts. Depuis 2007, l’édile suit attentivement le dossier en faveur du parc éolien de la Grandsonnaz et a déjà participé à plusieurs rencontres avec les opposants. «Ils (ndlr: les pétitionnaires) se permettent de nous faire des leçons sur notre propre territoire communal, mais est-ce qu’ils proposent des solutions concrètes pour financer d’autres projets régionaux comme les remontées mécaniques?», s’interroge-t-il.

Quant au syndic de Mauborget, Claude Roulet, il n’est pas opposé au projet d’éoliennes, mais ne mâche pas ses mots: «On bouffe l’argent des communes pour des études et des discours qui n’en finissent plus. Mais au fond, il n’y a pas de prise de position claire.»

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