Les News de Nord Vaudois - mars 2016

En collaboration avec le journal La Région.

07 fév 2018

L’EJD entre paradoxe et dilemme

L’Ecole Dégallier, qui débute le championnat de LNA samedi à Berne, organisera les playoffs en fin de saison. Sa jeune génération de combattants est-elle mûre pour terminer dans les quatre premiers et y participer? C’est toute la problématique qui se pose au club yverdonnois.

Frank Dégallier n’est pas le genre d’entraîneur à mettre une pression énorme sur le dos de ses judokas pour que ceux-ci se dévouent corps et âme à leur club. Le mentor de l’Ecole Dégallier connaît quasi tous ses combattants sur le bout des doigts et depuis de nombreuses années. L’EJD est un club formateur, ce qui veut dire que les résultats à court terme importent, mais sans doute un peu moins qu’au sein des grosses écuries qui s’offrent les services d’athlètes du top mondial. Sauf que le club yverdonnois se retrouve face à une situation inédite. Le genre de paradoxe qui peut poser problème.

Pousser ou préserver?

En clair, la grande majorité des membres de l’équipe militant en LNA ont entre 18 et 21 ans. La plupart sont prometteurs, certains ont même déjà confirmé leur potentiel -à l’image de Lionel Schwander, 3e des Jeux de la Francophonie l’an dernier-, mais le groupe arrivera véritablement à maturité dans les deux ou trois prochaines saisons. Sauf qu’une échéance à court terme pointe à l’horizon: les playoffs du championnat, dont l’organisation incombera à l’EJD. Pour obtenir son ticket, il faut figurer parmi les quatre meilleures formations (sur huit) à la fin de la saison régulière. «La dernière fois qu’on avait organisé ces finales, la salle était pleine à craquer. Et on ne participait même pas… Alors imaginez si on y prend part!», réagit Frank Dégallier, bien conscient du problème que cela peut représenter.

Le boss du club yverdonnois devra donc trouver le juste milieu entre pousser ses protégés pour atteindre ce qui constitue le gros objectif de l’exercice à venir, et les préserver pour les saisons suivantes, lors desquelles ils exploseront. Un exemple pour illustrer ce dilemme? «Quatre de mes athlètes ont pris leur billet pour le Paris Grand Slam (ndlr: une compétition avec les meilleurs judokas mondiaux), qui se tient ce week-end. Le souci, c’est qu’on reprend le championnat samedi, exactement en même temps. Je ne pouvais évidemment pas leur dire de revendre leur ticket, mais je leur ai bien fait comprendre que cela ne pouvait se produire qu’une seule fois si on entend parvenir à nos fins.»

Deux renforts français

L’EJD ne se rendra donc pas à Berne dans les meilleures conditions pour la reprise. «D’autant plus que ce n’est vraiment pas une équipe qui nous réussit», note le président du club nord-vaudois. Reste que le club de la capitale ne devrait pas jouer les têtes d’affiche, à l’inverse de Morges, Cortaillod, Brugg et Uster, qui lutteront à coup sûr avec l’Ecole Dégallier pour une place en playoffs.

Pour rivaliser, les Yverdonnois se sont attachés les services des deux Français Lucas Paulin et Adrian Geoffroy. Le premier habite Pontarlier et s’entraînera deux à trois fois par semaine à Yverdon avec le reste du groupe. Le second vient de Strasbourg et se contentera de rejoindre l’équipe les week-end de compétition. Deux recrues de grande qualité, selon leur nouvel entraîneur.

Le contingent de LNA

-60 kg: David Gauch (19 ans) et Cédric Gauch (18).

-66 kg: Lionel Schwander (20), Nicolas Jäggi (20) et Joachim Roth (20).

-73 kg: Julien Vollenweider (21) et Guillaume Favre (20).

-81 kg: Guillaume Pavé (21) et Vincent Perret (27).

-90 kg: Glen Monnard (31), Lucas Paulin (21) et Guillaume Greim (20).

-100 kg: Marko Virijevic (33) et Adrian Geoffroy (21).

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07 fév 2018

Les cent ans d’un essai transformé

Il y a cent ans, Baulmes et Vuiteboeuf lançaient un Bulletin des avis officiels «à titre d’essai». Il répond encore à un besoin d’information de proximité.

Le Bulletin des avis officiels de Baulmes et d’une douzaine d’autres communes du pied du Jura fête en ce mois de janvier son centenaire. C’est l’occasion de rappeler le besoin d’une information de proximité, mais aussi que les bulletins et feuilles d’avis officiels sont à l’origine de l’extraordinaire diversité de la presse suisse, un phénomène favorisé par le fédéralisme.

Depuis de nombreuses années, le Bulletin des avis officiels de Baulmes et des communes environnantes paraît le mercredi avec l’édition quotidienne de La Région Nord vaudois. L’édition de ce jour est un peu particulière puisqu’elle marque le centenaire de ce qui était, à l’origine, le Bulletin des avis officiels de Baulmes et Vuiteboeuf. En effet, cette feuille d’information hebdomadaire a paru pour la première fois le 5 janvier 1918.

A titre d’essai…

A l’époque, les autorités avaient lancé un appel en faveur du Bulletin. Elles justifiaient cette opération par la nécessité de fournir aux citoyens l’information officielle, et toutes les informations de proximité. Les quotidiens (d’opinion) de l’époque ne traitaient la «micro-locale» que très sporadiquement.

L’opération a été un succès. Le prix de l’abonnement a été fixé à un franc par année! Cela peut faire sourire, mais au début du siècle dernier, et au sortir de la Grande guerre, ce montant n’avait rien de ridicule.

La maquette comportait un certain nombre d’avis en relation avec le conflit et cette feuille d’avis permettait aussi de rassurer les citoyens.

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07 fév 2018

Le canal de Swiss Tube suscite l’inquiétude

L’entreprise, spécialisée dans la fabrication de tubes de précision, néglige l’entretien du canal dérivé de L’Arnon, dont elle est propriétaire. Le ras-le-bol des habitants se fait sentir.

«Regardez cette forêt vierge, glisse François Teuscher, avec consternation. Accoudé à la barrière du canal dérivé de L’Arnon, situé à l’entrée du village, le retraité pointe les bouteilles en PET et autres détritus qui flottent sur l’eau. «Depuis plusieurs années, Swiss Tube (ndlr: l’entreprise qui produit des tubes de précision et des électrodes est propriétaire du canal) n’entretient plus ce cours d’eau», poursuit le Champagnoux, dont la cave a été inondée le 22 janvier dernier, lors des intempéries. En effet, lorsqu’on observe de plus près, on remarque que le limon s’est déposé au fond du canal, provoquant des creux à certains endroits. Plus loin, des branches, des troncs d’arbres pourris et des ronces jonchent les bords du cours d’eau. De plus, les écluses sont rouillées et les palettes en bois, qui retiennent l’eau, se sont, au fil du temps, détériorées.

Le garage de Pierre-Alain Tharin avait été inondé, le 22 janvier dernier. ©Duvoisin-a

Le garage de Pierre-Alain Tharin avait été inondé, le 22 janvier dernier. ©Duvoisin-a

«Depuis que le canal n’est plus utilisé pour alimenter l’entreprise (ndlr: Swiss Tube) en électricité,  son entretien laisse à désirer. Ce n’est quand même pas normal qu’on doive, à chaque fois, appeler les pompiers lorsqu’il y a des intempéries de ce type», affirme Pierre-Alain Tharin, le voisin de François Teuscher, dont le garage (photo ci-dessous) a aussi été inondé. Au total, l’ECA s’apprête à lui rembourser près de 7000 francs pour les dégâts occasionnés. En 2015, il avait déjà reçu 8000 francs pour des dégâts similaires.

Ce n’est pas la première fois que les habitations situées entre le chemin de la Palettaz et la rue du Moulin subissent des inondations, puisqu’elles ont été construites sur une zone inondable.

Un canal privé

«Les habitants ont connaissance de ce fait. Ils savent qu’ils ne sont pas à l’abri d’une inondation, indique Marc Miéville, voyer des eaux au sein du Département du territoire et de l’environnement (DTE). Durant les pluies violentes du mois de janvier, le DTE a mesuré un débit d’eau pouvant atteindre 41 m3 par seconde.

«A l’époque, La Nationale (le nom précédent de l’entreprise Swiss Tube) avait obtenu une concession pour exploiter le canal», poursuit-il. Marc Miéville ajoute: «Au niveau de l’entretien des berges, le concessionnaire, à l’entière décharge de l’Etat de Vaud, est responsable de tout événement dont le canal serait l’objet ou la cause.» Selon lui, seule «l’action» de l’entreprise permettrait de résoudre ce problème. «S’il n’y pas de réaction de la part de Swiss Tube, nous devrons agir par des mesures de haute surveillance.»

Bouc-émissaire?

Conscient du problème, Fabian Gagnebin, syndic de Champagne, souhaite s’entretenir avec l’entreprise concernée, afin de trouver une solution. «Cette situation ne nous convient pas du tout, confie l’édile. Lors de la dernière séance de la Municipalité, nous avons décidé de convoquer Swiss Tube et le voyer des eaux pour en discuter ensemble, affirme l’édile. Aucune date n’a, pour l’heure, été fixée.» Et de préciser que la Commune a trouvé «un moyen technique» pour faire un barrage en amont de L’Arnon au cas où des intempéries devraient se reproduire.

Contacté par téléphone, Stéphane Dobler, directeur de Swiss Tube, s’étonne: «Aucune plainte de défaut d’entretien n’a été déposée à ce jour. Nous entretenons, par ailleurs, de bonnes relations avec le Service des eaux. Jusqu’à présent, la Municipalité ne nous a jamais interpellés à ce sujet.» Et de poursuivre: «S’il y a des rumeurs de la part des habitants à propos de l’entretien du canal, j’en suis navré. Mais je n’ai pas l’intention de servir de bouc-émissaire pour des habitations qui ont subi des dégâts dus à la météo et à Eole, et qui sont situées dans une zone sujette aux inondations.»

 

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06 fév 2018

Serge Duperret rejoint Yverdon Sport

L’actuel président du FC Le Mont, qui se retirera au mois d’avril, rejoint le club de la Cité thermale avec effet immédiat. Il occupera le poste de directeur sportif de la première équipe.

“Il se présente à l’équipe ce soir. Il est très heureux de nous rejoindre et on l’est tout autant de l’accueillir.” Mario Di Pietrantonio n’a pas caché sa joie au moment d’annoncer l’arrivée de Serge Duperret à Yverdon Sport. L’actuel président du FC Le Mont -il quittera définitivement le comité du club lausannois au mois d’avril- officiera en qualité de directeur sportif de la première équipe. “Il ne va s’occuper que de la une“, précise le boss d’YS.

L’idée d’une entente entre Yverdon et Le Mont avait d’ailleurs plusieurs fois été émise par le passé, mais les deux hommes n’avaient jamais tout à fait trouvé un terrain d’entente. “Le moment est arrivé, se réjouit Mario Di Pietrantonio. J’estimais que Serge avait vraiment besoin de faire un break l’été dernier, après le retrait de Challenge League des Montains. Celui-ci étant fait, il va pouvoir nous apporter toute son expérience du football. Car il est bien question de sport, pas d’argent.”

Son premier défi? Aider Yverdon Sport à obtenir sa licence pour la Challenge League. “Car on croit encore à la montée. On va jouer le coup à fond jusqu’au bout. Serge représente en tout cas une énorme plus-value et un immense atout pour notre club”, termine l’homme fort d’YS.

Développement dans notre édition papier de jeudi.

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06 fév 2018

Le BC Yverdon a dû se contenter de trois médailles à Morges

Les Championnats de Suisse, qui se déroulaient le week-end dernier à Morges, n’ont que moyennement souri au BCY. Ayla Huser en est tout de même ressortie avec l’argent du double mixte et le bronze du simple dames.

Si chaque début d’année commence par un titre d’Anthony Dumartheray aux Championnats de Suisse, 2018 fera désormais office d’exception qui confirme la règle. Le pensionnaire du BC Yverdon avait fait le choix de se séparer de Sabrina Jaquet (avec qui il avait remporté onze titres nationaux consécutifs, jusqu’à leur défaite en finale l’an dernier), pour disputer le double mixte au côté de Malika Golay. Pareil en double hommes, où l’Yverdonnois s’est aligné avec Christophe Debétaz, écartant le Saint-Gallois Thomas Heiniger avec lequel il détenait le titre. «L’idée était de participer sur ces deux tableaux davantage pour aider mes camarades du BCY et me faire plaisir. Cela constituait un choix peut-être un peu moins compétitif, mais on gardait tout de même de bonnes chances de médailles.»

Une décision du cœur qui colle avec le rôle de fer de lance du club nord-vaudois de celui qui compte dix-neuf titres nationaux à son palmarès. Reste que les choses ne se sont pas passées aussi idéalement que prévu: «Si on regarde les matches séparément, on a réalisé de très solides performances, et d’autres bien moins abouties. Je suis surtout déçu de mes prestations en double mixte, lors desquelles je n’ai vraiment pas très bien joué.» A la clé, une élimination en quarts de finale. Le même résultat qu’en double messieurs.

Debétaz frôle l’exploit

La succession de matches -six le samedi, un le dimanche- n’a cependant pas empêché Anthony Dumartheray de repartir de Beausobre avec une breloque autour du cou: «J’ai passé une nuit difficile entre les deux jours de compétition. Mais ce n’est pas une excuse. Une fois chaud, je me sentais en forme, même si j’ai manqué de réactivité en demi-finale pour espérer gêner davantage mon adversaire (ndlr: Christian Kirchmayr, futur gagnant du tournoi).»

Un vainqueur qui s’est, d’ailleurs, fait sérieusement secouer au 1er tour par Christophe Debétaz. Le pensionnaire du BCY n’ayant courbé l’échine qu’au terme d’un troisième set accroché (21-16 19-21 21-17). «Je ne sais pas si le Bâlois a cru qu’il avait gagné avant même de venir sur le terrain, mais Christophe est parvenu à lui faire très mal avec ses coups. Il n’est vraiment pas passé loin d’un petit exploit», relatait encore Anthony Dumartheray.

La plus grosse satisfaction du week-end est venue de la raquette d’Ayla Huser, même si la Nidwaldienne du BCY espérait mieux de son parcours en simple: «Mon sentiment est très mitigé. Il y a d’un côté ces deux médailles, et de l’autre ce sentiment que j’avais mieux à faire en individuel. J’ai super bien joué le samedi, et tout est devenu beaucoup plus compliqué le lendemain. La récupération entre les deux jours n’a vraiment pas été top, d’autant plus que j’ai été malade durant la semaine.»

La no 1 suisse gardera un meilleur souvenir du double mixte, où elle s’alignait pour la première fois avec le Chaux-de-Fonnier Mathias Bonny. La paire ne s’est inclinée qu’en finale (21-13 21-10). «C’était une très bonne découverte», sourit-elle.

«Tout se passe tellement rapidement. A la fin du mois, se déroule déjà le Swiss Open (ndlr: un tournoi international auquel Ayla Huser, notamment, prendra part en simple). Et maintenant, il faut surtout penser au championnat et à la lutte pour les playoffs. Dimanche, on reçoit Team Argovie, le club de Ronja Stern, qui m’a battue en simple à Morges. Je suis impatiente de prendre ma revanche. Cette fois, je veux la battre!»

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06 fév 2018

Le son du jazz d’un pays où coulent le lait et le miel

Pour sa deuxième édition, le Nova Jazz a invité plusieurs artistes issus du jazz israélien. Même si Avishai Cohen était la star tant attendue, d’autres musiciens talentueux valaient également le détour.

Les sons mélodieux de la contrebasse d’Omer Avital ont retenti, vendredi dernier, au Conservatoire de musique du Nord vaudois, à l’occasion de l’ouverture du festival Nova Jazz, qui s’est échelonné tout au long du week-end dernier, à Yverdon-les-Bains. Dans une atmosphère intime, le musicien israélien -il s’est exilé à New York- a déroulé son répertoire, accompagné par quatre musiciens de talent. Son instrument à cordes résonnait harmonieusement avec le piano d’Eden Ladin, la batterie d’Ofri Nehemya, ainsi que les saxophones d’Asaf Yuria et d’Alexander Levin.

Omer Avital à la contrebasse, entouré des saxophonistes Asaf Yuria (à g.) et Alexander Levin, lors de l’ouverture du festival. ©Gabriel Lado

Omer Avital à la contrebasse, entouré des saxophonistes Asaf Yuria (à g.) et Alexander Levin, lors de l’ouverture du festival. ©Gabriel Lado

Sur scène, les artistes ont présenté plusieurs titres de leur prochain album, qui sortira dès ce printemps. Influencé par les origines yéménites et marocaines d’Omer Avital, le quintet a su intégrer des sonorités orientales au jazz, tout en mélangeant plusieurs éléments de world musique. Dans cet ensemble musical, les deux solos d’Omer Avital ont su transporter les spectateurs dans un univers onirique, où une reine de Saba aurait pu danser jusqu’au bout de la nuit. L’artiste et ses musiciens ont pris du plaisir à jouer et, par conséquent, ils ont transmis cette émotion au public. Une vraie rencontre musicale.

Une première pour Shalosh

Dans un autre univers jazz, plus frénétique cette fois, le trio Shalosh (ce terme signifie «trois» en hébreu) s’est produit pour la première fois en Suisse, sur la scène de L’Echandole, dimanche dernier. Contrairement à la contrebasse d’Omer Avital, celle de David Michaeli se révèle plus discrète. Dans ce trio-là, c’est le piano de Gadi Stern qui déploie des sons virevoltants, lesquels s’entrechoquent avec la batterie de Matan Assayag. Les trois jeunes artistes, qui partagent leur vie entre Israël et New York, ont présenté quelques titres de leur nouveau disque, intitulé «Rules of oppression». Influencés par des groupes tels qu’Oasis ou R.E.M., les musiciens offrent, ainsi, au spectateur un jazz beaucoup plus rock, comme sur «Even cowgirls get the blues». Le trio s’inspire des années 1990 pour réinterpréter à sa manière des titres comme «Torn», de Natalie Imbruglia. Mais c’est «Leaving Maine» qui retient l’attention de l’auditeur, un morceau plus méditatif que les autres titres.

Aux couleurs orientales

D’autres artistes israéliens se sont également produits à différents endroits de la Cité thermale, parmi lesquels l’excellent contrebassiste Adam Ben Ezra, véritable phénomène, qui a marqué le public par sa performance unique et audacieuse.

Quant au quartet mené par André Hahne, le directeur de Nova Jazz lui-même, il a rendu un bel hommage au groupe Masada, créé par le compositeur new-yorkais John Zorn, dont les thèmes s’inspirent de la musique folklorique d’Israël.

Enfin, le groupe Tatran, qui jouait aussi pour la première fois en Suisse, a su insuffler une ambiance rock électronique aux quelque 200 spectateurs venus écouter le trio de Tel-Aviv, à la salle de concert de L’Amalgame, samedi soir.

Concert dans toute sa splendeur

Avishai Cohen, l’artiste israélien aux multiples facettes artistiques -il a notamment composé des musiques de film et élaboré plusieurs projets de travail orchestral- était très attendu, samedi soir, sur la grande scène du Théâtre Benno Besson, à Yverdon-les-Bains. «En deux semaines, on avait déjà vendu tous les billets, se félicite André Hahne, directeur et programmateur du festival Nova Jazz. Les 450 spectateurs l’attendaient avec beaucoup d’enthousiasme et la rencontre musicale a eu lieu, puisque Avishai Cohen a offert un concert dans toute sa splendeur.»

Pour son concert, Avishai Cohen, l’une des figures majeures du jazz actuel, était accompagné d’Omir Mor, au piano, et d’Hamar Doari, aux percussions ©Gabriel Lado

Yverdon-les-Bains. 03 février2018. Théâtre Benno Besson. NoVa Jazz Festival 2018. Avishai Cohen, à la contrebasse (au centre) et ses deux musiciens, Omri Mor, au piano (à g,) et Hamar Doari, aux percussions (à d.). © Gabriel Lado

Par ailleurs, le programmateur se réjouit de la venue d’un public nombreux à l’occasion de cette deuxième édition. «Je ne vois pas pourquoi une ville de la taille d’Yverdon-les-Bains ne pourrait pas se targuer d’un festival de jazz, remarque André Hahne. Au niveau des mélomanes, on sent qu’il y a un intérêt particulier pour le Nova Jazz.»

Au vu du succès rencontré lors de cet événement, le directeur annonce déjà une troisième édition programmée pour l’année prochaine. Un indice quant à la destination de cette future rencontre? «Mystère, je préfère ne rien dévoiler pour l’instant», déclare, un brin malicieux, André Hahne.

Toutefois, s’il on en croit les points cardinaux, cette prochaine manifestation pourrait avoir bien lieu au sud ou à l’ouest.

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06 fév 2018

Un brunch trois étoiles à Yvonand

Domicilié dans la commune depuis de nombreuses années, Franck Giovannini, le chef étoilé de l’Hôtel de Ville à Crissier, s’engage pour Asha Bengal.

«Je connais Fabian depuis tout petit. Nous étions voisins. Et j’admire le travail qu’il fait depuis une quinzaine d’années. Cela me fait plaisir de m’impliquer pour son association.» Franck Giovannini, l’un des chefs les plus réputés au monde, n’a pas hésité à répondre par l’affirmative à la proposition de Fabian Meylan.

Ce jeune orthopédiste consacre une bonne partie de son temps à la préparation de matériel médical, qu’il achemine ensuite au Bangladesh, où il procède à son adaptation sur les personnes qui le portent. Tout cela dans le cadre d’une action bénévole.

Année après année, l’association Asha Bengal organise des concerts à l’Amalgame, à Yverdon-les-Bains, dans le but de recueillir l’argent nécessaire au financement des activités.

Cette association fête son quinzième anniversaire cette année et son inspirateur, Fabian Meylan, rêvait de frapper «un grand coup». Il a tout naturellement pensé à Franck Giovannini, mais il ne cache pas qu’il a hésité à lui demander son aide. Non pas qu’il craignait un refus, mais simplement parce que le Cuisinier de l’année est très sollicité par ses multiples activités. Alors lui demander de sacrifier un dimanche…

Proche de proches…

«Il a tout de suite dit oui», relève Fabian Meylan avec un enthousiasme reconnaissant. Il faut dire qu’il bénéficie de quelque soutien dans l’entourage du grand chef. Le meilleur ami de l’animateur d’Asha Bengal est le frère de Stéphanie, l’épouse de Franck Giovannini, et il a été à l’école avec elle.

Dès lors, pour le chef trois étoiles du Guide Michelin, c’est tout naturel de s’engager dans une telle action. Il ne cache pas que si Yvonand est son havre de paix, c’est aussi une occasion pour lui de faire quelque chose dans son village d’accueil.

 

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05 fév 2018

L’évacuation du Moulin poursuivie en fin de semaine

Yverdon-les-Bains – Les travaux d’évacuation des décombres et de sécurisation ont mobilisé les intervenants, sous le contrôle des pompiers. La rue Cordey reste fermée.


Toutes les parties endommagées ont été démolies. Les travaux d’évacuation des matériaux et les travaux d’extinction se poursuivent. ©Michel Duperrex

 

Le grand bâtiment du Moulin d’Yverdon présente un trou béant. Il a fallu démolir une bonne partie des murs donnant sur la rue Cordey, pour permettre l’extraction des décombres qui ne cessent de fumer.

Hier encore, une section du Service de défense incendie et secours (SDIS) du Nord vaudois œuvrait sous la direction du capitaine Pascal Livet, officier de service. Il y a une telle quantité de farine et de bois que de petits foyers subsistent. Les pompiers sont là pour les éteindre. Mais il faudra tout enlever pour régler le problème.

Pour les hommes du SDIS Nord vaudois, cette intervention est, et de loin, l’une des plus astreignantes de ces dernières décennies. En effet, depuis le déclenchement de l’alarme, jeudi dernier à 3h44 du matin, ils ont assuré une permanence quasi continue. Le chef d’intervention Christophe Masson a d’ailleurs fini son service avec une extinction… de voix.

Des mesures de sécurisation durables ont été prises dès vendredi, une fois un premier bilan tiré. Les collaborateurs du Service des énergies (SEY) d’Yverdon-les-Bains ont ainsi mis hors service toutes les alimentations électriques et de gaz.

De son côté, après une évaluation réalisée par ses experts, l’ECA a chargé une entreprise de prendre les mesures nécessaires de préservation de l’immeuble situé au sud, qui abrite l’huilerie, un appartement et des bureaux. Le toit de cet immeuble était totalement bâché dimanche après-midi.

Grâce au mur de séparation avec la partie production du moulin, le sud de la bâtisse n’a pratiquement pas souffert du feu. Par contre, l’eau a provoqué des  dégâts.

Inconsommable

Une inconnue subsistait sur l’état du blé -quelque 150 tonnes- stocké dans la tour silo. Elle a été levée samedi. Après le travail de préparation des pompiers, une entreprise spécialisée a procédé à la première extraction des grains. Ceux-ci étaient, en apparence, intacts. «A la dégustation, ils exalaient un goût de fumée. On ne peut rien en faire», relève Philippe Gonin, président du Moulin d’Yverdon, qui a effectué le test avec le conseiller national Jean-Pierre Grin, agriculteur.

Alors que le silo était totalement plein, les pompiers ont été surpris de voir que la limite supérieure des céréales avait baissé de plusieurs mètres. Cela pourrait indiquer que la température est montée très haut et qu’elle a séché les céréales. Le taux d’humidité du blé oscille aux environs de 15%.

Au bas du silo, la masse était compacte et les pompiers ont dû préparer l’ouverture pour permettre au camion-aspirateur d’entrer en action. Le travail d’extraction des céréales se poursuivra aujourd’hui.

Causes inconnues

En ce qui concerne les causes de l’incendie, il faudra attendre les conclusions de l’enquête en cours pour en savoir plus. Les installations mécaniques du moulin, situées au cœur de l’immeuble, là où le sinistre paraît s’être déclaré, étaient hors service en vue de la révision annuelle.

C’est pour cette raison que les stocks de farine ont été portés au plus haut (150 tonnes) pour continuer à assurer les livraisons pendant la phase d’entretien.

Pour ce qui est de l’avenir, le conseil d’administration de la coopérative doit se réunir dans quelques jours. Mais, manifestement, dirigeants et coopérateurs, très agréablement surpris par l’élan de soutien des consommateurs, sont déterminés à reconstruire le moulin, plus beau qu’avant.

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05 fév 2018

Des îles aux oiseaux inédites en Romandie

Yverdon-les-Bains –  La réserve ornithologique des Vernes est en passe d’être réaménagée, avec onze digues pour accueillir des volatiles migrateurs. Mais une semaine après le lancement des travaux, le chantier a déjà dû s’arrêter à cause du niveau d’eau trop élevé du lac de Neuchâtel. Il devrait reprendre ces prochains jours.

A l’image des New Yorkais qui viennent chercher un bol d’air frais au milieu de Central Park, les Yverdonnois peuvent se balader sur la promenade Robert Hainard. Un coin pittoresque qui offre une vue imprenable sur le lac de Neuchâtel, notamment, mais aussi un endroit paisible pour se ressourcer et contempler la nature.

Or, depuis le 15 janvier, ce paysage est terni par la présence de machines de chantier, ainsi que les traces qu’elles ont laissées sur le sol encore verdoyant, et des tas de cailloux. Et pour cause, la Ville d’Yverdon-les-Bains a mandaté l’entreprise grandsonnoise Cand-Landi pour réaménager les îles des Vernes, situées à l’embouchure du Mujon. Mais comme les mastodontes d’acier ont dû suspendre leurs activités cinq jours après le début du chantier, les autorités communales et cantonales ont préféré, pour l’heure, ne pas communiquer. «Elles attendent certainement qu’il y ait quelque chose de construit à montrer», a dévoilé, à demi-mot, l’une des personnes qui suit de près les travaux.

Un chantier à 190 000 francs

Le projet sur lequel œuvre Cand-Landi vise à supprimer les deux digues artificielles, construites en 1980 et 2002, afin d’en créer onze nouvelles. Un chantier plus que nécessaire, selon Jean-Claude Muriset, passionné d’ornithologie depuis soixante ans. «Les îles des Vernes ont été aménagées pour offrir un pied-à-terre aux oiseaux migrateurs, mais elles avaient été installées un petit peu au hasard, et avec le temps, la végétation a poussé sur les rochers. Cela ne convient pas aux oiseaux, raconte celui qui vient y observer les volatiles plusieurs fois par jour. On les voyait tourner en l’air et chercher désespérément un endroit ou se reposer.» Face à ce constat, l’Yverdonnois avait demandé, il y a déjà trois ou quatre ans, à l’Association de la Grande Cariçaie de rénover le site.

Les travaux ont débuté le 15 janvier dernier, mais ont dû être interrompu cinq jours après. Le chantier devrait reprendre ces prochains jours.

Les travaux ont débuté le 15 janvier dernier, mais ont dû être interrompu cinq jours après. Le chantier devrait reprendre ces prochains jours. © Christelle Maillard

Cette dernière a donc réfléchi à un projet et a demandé un soutien financier au Canton, propriétaire du domaine lacustre, ainsi qu’à la Confédération. «Pour pouvoir obtenir une subvention, il fallait que la Ville d’Yverdon-les-Bains soit le maître d’ouvrage du chantier. Ce que l’on a accepté, explique Sandro Rosselet, directeur du Service des travaux et environnement (STE). C’était très important pour la Commune de réaménager cette réserve, car c’est une zone très attractive pour l’avifaune.» Un partenariat qui s’avère très avantageux pour la Municipalité, puisqu’elle n’a pas à dépenser un seul sous et qu’elle peut gérer les travaux. En effet, le projet, chiffré à 190 000 francs, est soutenu à 93% par le Canton et la Confédération, le solde de la facture étant supporté par l’Association de la Grande Cariçaie.

Une première en Suisse romande

La particularité de cet archipel réside dans sa conception. «C’est un projet novateur, car c’est la première fois, en Suisse romande, que des îles sont pensées pour vivre avec la dynamique alluviale du lac, révèle Michel Baudraz, biologiste au sein de l’association régionale. Cela n’a jamais été fait et c’est pour cela que, partout ailleurs, les îles se sont très vite végétalisées.»

Concrètement, c’est le bureau Aquavision, spécialisé dans la réhabilitation d’ouvrages hydrauliques, qui a réalisé de nombreux calculs, afin d’imaginer un projet durable avec des îlots sans végétation et qui ne demandent aucun entretien. Mais là n’étaient pas les seuls objectifs visés: «L’enjeu était aussi de déterminer la position, la forme et la hauteur des onze digues pour permettre à la roselière lacustre de se développer le long du lac», précise Antoine Sauser, chef de projet du STE. «Il fallait trouver le juste milieu pour casser un petit peu l’énergie des vagues, mais pas trop, afin que des bancs de sable puissent se former autour des digues, mais sans végétation», renchérit Michel Baudraz.

C’est pourquoi les rochers qui vont être posés seront lisses et les îles seront basses et placées en arc de cercle. Les nouvelles digues nécessiteront quelque 500 tonnes de pierre, en plus des celles des deux anciennes îles qui seront réutilisées.

Les deux îles des Vernes, construites en 1980 et transformées pour l’Expo 02, ont été nettoyées et, d’ici quelques jours, elles seront détruites. Les rochers seront réutilisés pour former les onze nouvelles digues.

Les deux îles des Vernes, construites en 1980 et transformées pour l’Expo 02, ont été nettoyées et, d’ici quelques jours, elles seront détruites. Les rochers seront réutilisés pour former les onze nouvelles digues. © Christelle Maillard

«Malgré tous les calculs, on ne sait jamais comment la nature va réagir. J’espère que des bancs de sables se créeront naturellement autour des digues, car c’est ce qui est idéal pour les oiseaux, confie Jean-Claude Muriset. Et si ça ne va pas, on pourra toujours changer un petit peu les dispositions des digues, c’est un peu comme des LEGO!» Selon lui et Michel Baudraz, plus de 25 espèces différentes bénéficieront de ces changements.

Encore six semaines de travaux

Après deux semaines d’arrêt, le chantier pourrait reprendre en ce début de semaine. «Nous sommes très pressés car, selon la courbe moyenne du niveau d’eau du lac, nous ne pourrons plus travailler dès la fin du mois, voire début mars, précise Michel Baudraz. Or, il nous reste encore six semaines de gros œuvre. J’ai peur qu’on n’arrive pas à tout finir.» Dans un tel cas, le chantier sera suspendu jusqu’en automne prochain.

 

Le retour de la grèbe au cou noir

Les résultats du premier recensement international des oiseaux d’eau de l’année a été dévoilé vendredi dernier. Réalisé, le 14 janvier, sur les lacs de Neuchâtel et de Morat par l’Association de la Grande Cariçaie, il a permis de révéler un retour de la grèbe au cou noir. Un record de 752 individus a été constaté sur le lac de Neuchâtel, alors que la moyenne se situe autour des 160 oiseaux. Il s’agirait d’un afflux généralisé en Suisse. En outre, le fuligule morillon est l’espèce la plus recensée, cette année, avec 17 788 individus comptés.

En revanche, le nombre de sarcelles d’hiver, ainsi que de colverts et de canards siffleurs, a diminué par rapport aux années précédentes. Selon le rapport publié, ce recul pourrait s’expliquer par le haut niveau des eaux.

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05 fév 2018

Il connaissait la musique, Loïc Gasch s’est montré à la hauteur

Le Sainte-Crix a remporté le concours Hauteur et Musique, sur ses terres, samedi. Dans une atmosphère exceptionnelle et devant un public tout acquis à sa cause, il a bondi à 2m21.

«On va aller dépoussiérer les marques des ancêtres», a rigolé, avec beaucoup de respect, Loïc Gasch après avoir appris qu’il venait de réaliser la cinquième meilleure performance suisse en indoor de tous les temps. Le record (2m32), détenu par Roland Delhäuser, date des années 80, et le jeune Sainte-Crix (23 ans) semble effectivement parti pour bousculer la hiérarchie dans les saisons à venir. Samedi, lors de «son» concours Hauteur et Musique, il a en tout cas fait un pas de plus dans ce sens.

Dans la court des grands

Pas insensible à la foule quasi toute acquise à sa cause, venue pour le voir prendre sa revenche -il s’était blessé à la cheville lors de l’édition 2017-, le pensionnaire de l’USY s’est rapidement retrouvé sans rivaux dans le tableau masculin. Enchaînant les barres, jusqu’à buter «pour un cheveux», selon son coach, à 2m24: «Tout ce monde, ce bruit,  ça me booste. J’adore ça! C’est aussi le cas avec mes différentes rivalités, dont celle qui m’oppose à Abdoulaye Diarra», glissait celui qui est, donc, monté jusqu’à 2m21. Accompagné des applaudissements rythmés du public et des notes du tube de Macklemore, «Glorious», les athlètes pouvant choisir la musique sur laquelle ils s’élancent.

Les six médaillés ont revêtu leur survêtement avant de poser pour la photo du podium. Des têtes qu’on pourrait bien revoir l’an prochain. ©Carole Alkabes

Les six médaillés ont revêtu leur survêtement avant de poser pour la photo du podium. Des têtes qu’on pourrait bien revoir l’an prochain. ©Carole Alkabes

En ce sens, Loïc Gasch n’a donc pas été aidé par ses adversaires. Le Croate Alen Melon, détenteur du record du concours à 2m23, n’a pu faire mieux qu’une marque à 2m12. Diarra, qui semblait pouvoir être le seul à contester un tant soit peu la domination du local de l’épreuve, a été contraint à l’abandon après avoir effacé la barre à 2m15. «Faire 499 km (ndlr: il a compté) pour ça, ça fait c****. L’année dernière, Loïc s’est blessé alors que je tenais la forme. Cette année, c’est lui qui brille pendant que je me fais mal au genou. J’espère qu’on finira par se livrer un duel dans les règles de l’art», souriait le Franco-Malien, pas mauvais perdant pour un sous, qui a assuré une bonne partie du show à lui tout seul.

Moins haut, plus homogène

Loin de se chercher des excuses, qui n’avaient d’ailleurs pas lieu d’être après son très bon concours, le multiple champion de Suisse se voulait tout de même critique envers lui-même: «S’il a manqué un cheveux lors de ma dernière tentative? Non, simplement de la régularité. J’ai alterné les très bons et les moins bons sauts. Et, malheureusement, j’ai senti mes jambes se réveiller en atterrissant sur le tapis.»

Le showman Abdoulaye Diarra s’est joint aux jeunes danseurs pour une chorégraphie presque improvisée.

Le showman Abdoulaye Diarra s’est joint aux jeunes danseurs pour une chorégraphie presque improvisée.

Une victoire du héros local, du monde (près de 300 personnes) et une ambiance des grands jours: les organisateurs d’Hauteur et Musique auraient été gourmands de rêver d’une plus belle sixième édition. «Lorsqu’Alen Melon avait établi le record, il y a deux ans, cela avait été fantastique. Mais nul doute que cette année restera dans les annales, se réjouissait Silvan Keller, responsable de l’événement et coach de Loïc Gasch. Les athlètes ont une nouvelle fois beaucoup apprécié la compétition, ainsi que tout ce qui se trouve autour. La fondue du samedi soir, les bains du lendemain et, surtout, le décor de Sainte-Croix. Le concours est monté un peu moins haut que d’habitude, c’est vrai, mais le niveau a été beaucoup plus homogène. Et il ne faut pas oublier l’épreuve féminine, qui a été palpitante.»

Une compétition dominée par la championne nationale italienne Elena Vallortigara (1m84), devant l’Allemande Leonie Reuter (1m81, premier essai) et la Française Laura Salin-Eyike (1m81, deuxième essai). Le record de l’an dernier de l’impressionnante  Jossie Graumann (1m91) est toujours bien en place.

Leonie Reuter s’est bien battue, mais elle n’a rien pu faire face à la grande gagnante Elena Vallortigara.

Leonie Reuter s’est bien battue, mais elle n’a rien pu faire face à la grande gagnante Elena Vallortigara.

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