En collaboration avec le journal La Région.

31 jan 2018

La quête du mouvement parfait

Tir à l’arc – Membre des cadres nationaux quasi depuis son arrivée à Yverdon-les-Bains il y a cinq ans, Jefferson Baudin a fait ses preuves chez les jeunes. A 20 ans, l’archer d’origine niçoise jongle entre son sport et ses études à l’EPFL.

 

Jefferson Baudin dispose d’infrastructures idéales au Centre d’excellence du Chalet-à-Gobet. ©Michel Duperrex

Jefferson Baudin dispose d’infrastructures idéales au Centre d’excellence du Chalet-à-Gobet.

Jefferson Baudin porte le maillot de l’équipe suisse, même s’il n’en a pas encore la nationalité. Arrivé il y a cinq ans à Yverdon-les-Bains avec sa maman, le jeune Niçois a rapidement intégré les cadres helvétiques de tir à l’arc, qu’il n’a plus quittés depuis. Sa capacité à faire mouche lui a permis de remporter deux titres suisses individuels, une fois en cadets, la suivante en juniors. Un palmarès auquel s’ajoutent plusieurs sacres par équipes avec ses camarades du club de Lausanne.

Entré cette année en catégorie senior, l’archer de 20 ans tentera de se qualifier pour les Championnats d’Europe, en Pologne. «Je peux défendre les couleurs suisses à des Européens ou des Mondiaux, mais sans passeport à croix blanche, je n’ai pas accès à des compétitions comme les Jeux olympiques ou des championnats universitaires», regrette celui qui s’est établi un peu trop tard dans le Nord vaudois pour avoir droit à des facilités dans ses démarches de naturalisation. «C’est quelque chose que je souhaite entreprendre dès que ce sera possible. A vrai dire, je me sens plus Suisse que Français, lâche-t-il, quasi sans accent perceptible. Je me sens bien depuis que je suis arrivé ici. Voilà aussi pourquoi cela aurait du sens d’obtenir la nationalité.»

 

La continuité du mouvement

 

Après quatre ans passés dans la Cité thermale, Jefferson Baudin a rejoint Morges en septembre dernier. L’ancien gymnasien étudie les mathématiques en 2e année à l’EPFL, où il retrouve la majorité de ses amis yverdonnois qui suivent la même filière. L’exigence de son cursus ne lui laisse toutefois que peu de temps pour sa discipline. «Heureusement, j’ai de la facilité. Je m’entraîne après les cours, principalement au Centre d’excellence de la fédération internationale de tir à l’arc, au Chalet-à-Gobet. Mais avec dix ou douze heures hebdomadaires, ce n’est pas suffisant. Chez les adultes, le niveau est nettement plus élevé qu’en juniors. Il va falloir que je puisse m’exercer de plus en plus, explique celui qui pratique aussi la musculation et la course à pied, nécessaires à son sport. Je renforce le dos, les triceps et les abdominaux, pour la posture et la stabilité.»

Car le tir à l’arc, ce n’est pas que l’œil. «Voir parfaitement le cœur de la cible n’est pas le plus important. C’est avant tout la continuité du mouvement, le fait d’accompagner la flèche qui importe, souligne le champion. Il faut se concentrer sur le geste, réussir à le reproduire. Automatiser la technique.»

L’hiver, en salle, le spécialiste de recurve (le type d’arc employé aux JO) concourt à 18 mètres. L’été, en extérieur, la distance passe à 70 mètres. «La transition est toujours un peu difficile», reconnaît celui qui a des records de 547 points sur 600 en indoor et de 642 sur 720 en plein air. Des scores qu’il compte bien améliorer pour continuer à représenter son pays d’adoption dans les grands événements.

 

Les cibles d’Yverdon en ligne de mire

 
Une étape de Coupe du monde à Berlin et les Championnats d’Europe en Pologne : voilà pour les deux échéances internationales que vise prioritairement Jefferson Baudin cette année. En ce qui concerne les JO 2020 de Tokyo, ses chances de pouvoir y prendre part sont compromises : «Pour le moment, je n’ai pas le niveau. Et puis, il y a ce problème de nationalité…»

Le reste du temps, le jeune homme tire lors de concours suisses ou français. Et il sera en lice à Yverdon-les-Bains le weekend des 10 et 11 février prochain, à l’occasion de la 28e édition de l’Yverdon Indoor, organisée à la salle des Isles par l’Archers Club de la Cité thermale. Une compétition dont il sera l’un des favoris.

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

L’article La quête du mouvement parfait est apparu en premier sur La Région.

30 jan 2018

Electriciens en grève au petit matin

Yverdon-les-Bains – Soutenus par le syndicat Unia, les employés de la société Electricité 2020, basée à Echallens, ont revendiqué leurs droits sur un de leurs chantiers, à l’avenue de Grandson. Un accord a été trouvé après quelques heures de discussions.

 

Les six grévistes d’Electricité 2020 ont obtenu de leur employeur un dédommagement financier et ont repris le travail courant de l’après-midi. ©Michel Duperrex

Les six grévistes d’Electricité 2020 ont obtenu de leur employeur un dédommagement financier et ont repris le travail courant de l’après-midi.

La semaine a mal commencé pour le patron de l’entreprise générale Electricité 2020, sise à Echallens. Hier, à 8h du matin, il a découvert que la plupart de ses employés n’étaient pas à leur poste de travail, mais s’étaient réunis sur l’un de leur chantier yverdonnois. Et ce n’était pas pour procéder à des branchements, mais plutôt pour afficher leur mécontentement concernant leurs conditions de travail. Pour cela, ils se sont installés à un endroit bien visible, au carrefour de l’avenue de Grandson, et se sont entourés de membres du syndicat Unia.

«Sept travailleurs nous ont mandatés, parce que leur employeur a pris quelques largesses par rapport à la Convention collective de travail (CCT) à laquelle il est soumis, a expliqué Laurent Tettamanti, secrétaire syndical chez Unia. Si on ne met pas la pression maintenant et ici, rien ne va bouger. C’est une ultima ratio.»

 

Trois revendications

 

Concrètement, les grévistes avaient trois requêtes : le remboursement des frais de repas, la prise en compte du temps de trajet jusqu’aux chantiers dans le calcul des heures de travail et le respect de la CCT par rapport aux horaires, car les électriciens œuvraient 42,5 heures par semaine, au lieu des 40 heures prévues légalement. «Nous avons calculé que pour ces sept personnes, cela représentait au moins 90 000 francs brut sur environ deux ans, a ajouté le syndicaliste. Mais ce n’est que la pointe de l’iceberg, car nous n’avons pas pu tout prouver et certains faits sont prescrits.»

Quant au patron d’Electricité 2020, il n’a pas nié ses erreurs : «Quand j’ai commencé à engager du personnel, je n’avais pas les moyens de lui rembourser les repas et il a accepté cela oralement. Ensuite, dès que j’ai pu, j’ai commencé à les payer, soit depuis le 1er janvier 2017 ; et maintenant, ils me reprochent les années d’avant, a confié le directeur d’Electricité 2020, agacé par l’implication d’Unia dans ce conflit interne. Concernant les horaires de travail, j’ai mal interprété la CCT, je ne le nie pas. Et pour les trajets, je n’étais pas au courant qu’il fallait calculer la différence de temps en prenant en compte les distances entre le domicile de l’employé, le siège de l’entreprise et le chantier. Pour moi, si on mettait une voiture à disposition, c’était comme un échange de bons procédés.»

Des premières négociations, à l’interne, avaient été menées, en vain. Ce qui a mis le feu aux poudres, c’est le fait que le directeur de la société réclame le temps des pauses cafés qu’il «offrait» à ses collaborateurs, en contre partie des remboursements que ces derniers exigeaient. «Visiblement cela ne va que dans un sens», commente le directeur.

 

Le patron passe à la caisse

 

Après un peu plus de deux heures de discussions, le patron d’Electricité 2020 a signé une convention visant à rembourser 85 000 francs net, en trois versements, à ses employés.

«Si j’ai cédé, c’est pour que cela ne porte pas préjudice à mes clients», précise le patron de la société, qui s’est, par ailleurs, conformé à la CCT depuis le 1er janvier 2018, en établissant de nouveaux contrats.

Enregistrer

Enregistrer

L’article Electriciens en grève au petit matin est apparu en premier sur La Région.

30 jan 2018

Mérite d’honneur pour l’auteur du commissaire Perrin

Grandson – Michel Bory, l’écrivain des romans policiers qui mettent en scène l’inspecteur de la Sûreté vaudoise, également créateur des Plans-Fixes à la TSR, a été récompensé lors de la soirée de gala de l’Union des sociétés locales.

 

De g.à dr.: Isidore Raposo, de La Région Nord vaudois, Dominique Willer, municipal grandsonnois, Michel Bory, qui a reçu le mérite d’honneur, et Serge Gigandet, président de l’Union des sociétés locales de Grandson et des Tuileries. ©Gabriel Lado

De g.à dr.: Isidore Raposo, de La Région Nord vaudois, Dominique Willer, municipal grandsonnois, Michel Bory, qui a reçu le mérite d’honneur, et Serge Gigandet, président de l’Union des sociétés locales de Grandson et des Tuileries.

Son talent de romancier, ses pièces radiophoniques à succès et ses moyens-métrages ont valu, samedi soir, à Michel Bory, également membre fondateur de l’association de films Plan- Fixes, le Mérite d’honneur de l’Union des sociétés locales de Grandson et des Tuileries (USLGT). «Il a été formé à la prestigieuse Ecole supérieure de journalisme de Paris et a travaillé de nombreuses années pour la Télévision et la Radio suisse romande, aujourd’hui RTS», a relevé Isidore Raposo, du journal La Région Nord vaudois, qui lui a remis la distinction.

 

«Une précision implacable»

 

Les performances acrobatiques des gymnastes grandsonnois avaient de quoi donner le tournis. ©Gabriel Lado

Les performances acrobatiques des gymnastes grandsonnois avaient de quoi donner le tournis.

«En accompagnant l’inspecteur Perrin dans ses nombreuses pérégrinations -il apparaît dans une bonne douzaine de ses romans- le journaliste et écrivain a démontré qu’il connaît mieux que personne le travail de la police», a poursuivi Isidore Raposo. Ses romans sont d’une précision implacable et bon nombre d’épisodes se déroulent dans notre région et à proximité, comme le dernier, «L’Affaire du buste assassin», datant de 2016, où l’intrigue se joue à Avenches, la capitale des Helvètes, avec un bon nombre de rebondissements. L’Association «Plan Fixes», qu’il a créée et qui vient de fêter son 40e anniversaire, a produit plus de 300 portraits filmés de personnalités.

Homme discret qui aime autrui, amoureux de la nature et fin observateur de la vie et de l’actualité d’ici et d’ailleurs, Michel Bory était ému quand il a reçu sa distinction. Il a fait part du plaisir qu’il avait de vivre à Grandson : «Cette petite ville où j’ai eu l’impression qu’il y avait des gens qui m’en voulaient d’avoir un peu abusé quand j’avais écris le Perrin Sécession à Grandson», a-t-il relevé avec humour.

 

Autres lauréats

 

Le président des Brandons de Grandson, Matthias Schuler (à g.), accompagne Renée Leuba, membre méritante de l’association des Brandons. ©Gabriel Lado

Le président des Brandons de Grandson, Matthias Schuler (à g.), accompagne Renée Leuba, membre méritante de l’association des Brandons.

Lors de cette soirée conduite par Serge Gigandet, président de l’USLGT, et qui s’est déroulée en présence du syndic François Payot et de cinq autres membres de la Municipalité, les sociétés ont mis en avant leurs membres méritants, un peu moins nombreux que les années précédentes. Ceux-ci étaient issus du club de BMX, des sociétés des Brandons, du Développement des Tuileries et du Club d’éducation canine.

Les Grandsonnois récompensés sont soit des sportifs qui ont réalisé de bonnes performances en 2017, soit des personnes qui s’investissent en faveur de leur société (voir les photos). Quant à l’organisation générale, elle a été assurée par la Société de gymnastique de Grandson, qui va fêter, cette année, son 125e anniversaire, du 27 juin au 1er juillet prochain.

Les heureux élus grandsonnois du BMX Club, avec de g.à.dr.: Damien Chatagny, Alexandre Emmel, Arnaud Gasser, Simon Jaqueret et Romain Tanniger. ©Gabriel Lado

Les heureux élus grandsonnois du BMX Club, avec de g.à.dr.: Damien Chatagny, Alexandre Emmel, Arnaud Gasser, Simon Jaqueret et Romain Tanniger.

Serge Gigandet, président de l’USLGT, et le méritant Jean-Luc Boss (à dr.), membre du comité de la Société de développement des Tuileries. ©Gabriel Lado

Serge Gigandet, président de l’USLGT, et le méritant Jean-Luc Boss (à dr.), membre du comité de la Société de développement des Tuileries.

Bernard Bocquet, président du Club et école d’éducation canine (CEC) de Grandson (à g.), et les membres méritantes de cette société, Jessica Currat (au centre) et Véronique Lecoq. ©Gabriel Lado

Bernard Bocquet, président du Club et école d’éducation canine (CEC) de Grandson (à g.), et les membres méritantes de cette société, Jessica Currat (au centre) et Véronique Lecoq.

La Société de gymnastique de Grandson a présenté quelques numéros lors de la soirée. Une occasion idéale pour rappeler son 125e anniversaire, dont les festivités se dérouleront l’été prochain. ©Gabriel Lado

La Société de gymnastique de Grandson a présenté quelques numéros lors de la soirée. Une occasion idéale pour rappeler son 125e anniversaire, dont les festivités se dérouleront l’été prochain.

L’article Mérite d’honneur pour l’auteur du commissaire Perrin est apparu en premier sur La Région.

30 jan 2018

Jaysen Lambercy en argent pour sa première

Patinage artistique – L’athlète du CPA Yverdon, en tête après le programme court, a conquis la médaille d’argent aux Championnats nationaux espoirs, le week-end dernier à Küsnacht.

 

Et d'une première médaille suisse pour Jaysen Lambercy ! ©CPAY

Et d’une première médaille suisse pour Jaysen Lambercy !

Jaysen Lambercy a eu besoin de quelques heures, voire de quelques jours, pour apprécier à sa juste valeur son rang de vice-champion de Suisse espoirs qu’il a brillamment obtenu le week-end dernier à la patinoire de Küsnacht.

En tête après le programme court, le patineur du CPA Yverdon, grand dominateur de sa catégorie cette saison, semblait avoir toutes les clés pour faire main basse sur la médaille d’or. «Puis deux chutes sont venues entacher son programme libre, soupire Ralucca Lambercy, sa maman. Sans l’une d’entre elle, Jaysen aurait sans aucun doute conquis le titre.»

Vrai. Avec un total de 72,59 points contre 73,29 pour le vainqueur, le jeune homme de Lignerolle a manqué la plus haute marche du podium pour un rien. Reste que, en terre zurichoise, il participait pour la première fois de sa carrière à des Championnats de Suisse. Une nouveauté qui a entraîné, logiquement, une certaine émotion, le tout dans un climat pas forcément à son avantage.

 

Atmosphère hostile

 

«C’est vrai qu’il a dû gérer un peu de pression, et c’est bien normal, poursuivait celle qui suit son fils dans la plupart de ses compétitions. Les Championnats de Suisse, c’est l’événement d’une saison, l’aboutissement d’énormément de travail. Il a fallu s’adapter. Deux patineurs locaux concourraient notamment dans la même catégorie. Lorsqu’ils ont présenté leurs programmes, c’était la grosse ambiance. Tandis que quand le tour de Jaysen est arrivé, plus un bruit. Rien. Le public s’est presque réjoui lorsqu’il est tombé.» Une atmosphère hostile que le jeune Nord-Vaudois, 5e du programme libre (neuf participants), apprendra à gérer avec les années. «Il faut savoir se satisfaire d’un tel résultat. Une médaille nationale, c’est énorme, il doit bien s’en rendre compte», glissait encore Ralucca Lambercy.

Chez les filles, deux Yverdonnoises étaient également engagées à Küsnacht. Toutes deux vivaient, au même titre que leur coéquipier, leurs premiers Championnats nationaux.

Après plusieurs mois d’arrêt à cause d’une blessure, Solune Muriset a pris la 17e place. Nuria Da Costa, qui n’a pas non plus effectué le déplacement dans les meilleures conditions, a terminé 36e.

Enregistrer

L’article Jaysen Lambercy en argent pour sa première est apparu en premier sur La Région.

29 jan 2018

Apprendre les gestes qui sauvent des vies

Yverdon-les-Bains – Le Centre de secours et d’urgence du Nord vaudois et de la Broye a lancé, samedi dernier, un atelier d’initiation à la réanimation, qui permet à la population d’apprendre les gestes de premiers secours.

 

Après les explications des ambulanciers, une dizaine d’enfants ont procédé à un massage cardiaque, à l’occasion du premier atelier de réanimation. ©Carole Alkabes

Après les explications des ambulanciers, une dizaine d’enfants ont procédé à un massage cardiaque, à l’occasion du premier atelier de réanimation.

Lorsqu’un individu inconscient gît sur le sol, il est parfois difficile pour les personnes qui l’entourent d’entreprendre les gestes de premiers secours, par peur de commettre une erreur. C’est du moins ce qui a été constaté par les pompiers français lors des attentats de Paris, en novembre 2015. Et désormais, ils proposent des cours à la population.

C’est dans la même optique que s’inscrivent les ateliers gratuits de réanimation du Centre de secours et d’urgence du Nord vaudois et de la Broye (CSU-NVB), qui auront lieu tous les samedis, de 10h à 12h, à la Centrale d’ambulance, à côté de l’Hôpital d’Yverdon-les-Bains. «Nous avons souhaité dédramatiser des gestes simples mais vitaux comme le massage cardiaque», confie Thierry Billieux, ambulancier et responsable d’exploitation des sites d’Yverdon-les-Bains et de la vallée de Joux, qui était présent lors du lancement de cet atelier, samedi dernier.

En Suisse, on estime que 0,1% des lésions corporelles sont dues à une fausse manipulation lors de la réanimation. «Sur les lieux d’un accident, la seule erreur, c’est de ne rien faire», explique Thierry Barraud, président de la section nord-vaudoise des Samaritains.

Selon Thierry Billieux, ambulancier et responsable d’exploitation, c’est souvent le premier pas qui est difficile à faire sur le lieu d’un accident. ©Carole Alkabes

Selon Thierry Billieux, ambulancier et responsable d’exploitation, c’est souvent le premier pas qui est difficile à faire sur le lieu d’un accident.

Assistante en ressources humaines au sein des Établissements hospitaliers du Nord vaudois, Patricia Dias est venue avec son beau-frère pour réapprendre ces gestes qu’elle avait appris au cours des Samaritains, pour l’obtention de son permis de conduire. «Je ne me souvenais pas à quel point c’était fatiguant, car il faut compresser le thorax pendant 120 secondes ; c’est une manipulation très intense», explique la jeune femme.

Par ailleurs, une dizaine d’enfants ont pu s’essayer au massage cardiaque. Mais est-ce vraiment utile à leur âge ? «On banalise le rôle essentiel des enfants. Dans le cadre du Passeport-vacances, nous proposons des cours de sauvetage et les enfants réussissent à compresser un thorax, même s’ils n’y mettent pas la même force qu’un adulte», conclut Thierry Barraud.

Plus d’informations sur : www.csu-nvb.ch.

Enregistrer

L’article Apprendre les gestes qui sauvent des vies est apparu en premier sur La Région.

29 jan 2018

Commission de la sécurité en route

Yverdon-les-Bains – Une modification du règlement du Conseil communal est proposée pour satisfaire l’exigence de représentative de l’organe délibérant.

 

Le Conseil pourra suivre de près les activités de la police. ©Michel Duperrex

Le Conseil pourra suivre de près les activités de la police.

A l’instar de ce qu’il a obtenu lors de la création de la SAGENORD, la société régionale qui assure l’approvisionnement en eau potable, le Conseil communal d’Yverdon-les-Bains pourra, très prochainement, suivre de près les activités de Police Nord vaudois (PNV).

En effet, à la suite d’une motion déposée par les conseillers Cédric Pillonel (Les Verts) et Giancarlo Valceschini (Parti socialiste), dont le renvoi à la Municipalité avait été refusé par l’organe délibérant lors de sa séance d’octobre 2016 -l’Exécutif s’était alors engagé à créer une commission de la sécurité-, une proposition d’adjonction du règlement du Conseil communal d’Yverdon-les-Bains vient d’être adressée aux élus.

Cette commission thématique, à l’instar d’autres explicitement mentionnées à l’article 40 du règlement du Conseil, permettra aux délégués de l’organe délibérant yverdonnois de représenter la Ville au Conseil intercommunal de l’Association de communes Police Nord vaudois.

 

Le terrain est prêt

 

Dans son préavis, la Municipalité précise que les statuts de cette association intercommunale ont déjà été modifiés, pour permettre d’accueillir les sept membres de la future commission de sécurité ; un nombre qui correspond au maximum de sièges accordés à Yverdon-les-Bains.

 

Compétence du Conseil

 

Les statuts de l’association intercommunale régissant Police Nord vaudois prévoient que les représentants des communes sont désignés par la Municipalité et/ ou le Conseil communal.

Les dispositions réglementaires -notamment la modification de l’article 49 du règlement du Conseil- prévoit que la désignation des délégués est de la compétence de l’organe délibérant.

En finalité, les sept membres de la nouvelle commission de sécurité seront les représentants du conseil à l’association intercommunale PNV. L’Exécutif précise qu’avec sept membres, Yverdon-les-Bains occupe le maximum de sièges qui lui sont dévolus. Ce qui a pour conséquence «que le nombre de membres de la commission de sécurité reste impérativement fixé à sept, et cela indépendamment du nombre de groupes politiques».

 

Un vœu exaucé

 
La création de cette commission de la sécurité va non seulement satisfaire les aspirations du Conseil communal, mais aussi répondre aux critiques émises l’an dernier par la Cour des comptes du Canton de Vaud, qui déplorait un manque de représentativité des Conseils communaux et généraux dans les associations intercommunales.

Enregistrer

Enregistrer

L’article Commission de la sécurité en route est apparu en premier sur La Région.

29 jan 2018

Le triplé pour Tiffany Zali et Elfic

Basketball – SBL Cup féminine – Malgré l’absence de la Tapa- Sabllia, blessée aux genoux, la formation fribourgeoise s’est imposée en finale face à Troistorrents 77-63, hier à Montreux. Une troisième victoire en trois ans.

 

Trois SBL Cup en trois ans : personne n’arrête Elfic Fribourg ! ©Champi

Trois SBL Cup en trois ans : personne n’arrête Elfic Fribourg !

La finale féminine de la SBL Cup a mis aux prises le double tenant du titre, Elfic Fribourg, à Troistorrents, hier à Clarens. En Ligue nationale A, ces deux équipes trustent actuellement les deux premières places, avec un avantage de deux longueurs pour les Elfes. Leur seule confrontation jusqu’ici cette saison a cependant été remportée par les Valaisannes, à domicile. Les coéquipières de la Tapa-Sabllia Tiffany Zali, blessée, connaissaient donc la valeur de l’opposition dans leur quête d’un nouveau trophée.

Vainqueurs finales par 77-63, les Fribourgeoises ont ainsi conservé leur bien pour la deuxième année consécutive. Mais pour Tiffany Zali, il s’agissait là d’un nouveau couronnement mâtiné tout de même d’un regret : celui de n’avoir pas été actrice de la fête : «La SBL Cup n’a pas l’air de me réussir. Une commotion en 2017 et ces problèmes aux genoux cette année… J’espère mettre fin à cette malchance la saison prochaine.» Absente des terrains depuis début décembre dernier, la jeune et talentueuse joueuse d’Yvonand décidera tout prochainement si elle choisit de se faire opérer.

Et comment a-t-elle vécu le match de sa formation ? «J’étais très stressée au début car, depuis le banc, on a le temps de se poser beaucoup de questions.» Avant de rendre un hommage appuyé à ses coéquipières après ce nouveau sacre : «Elles ont joué en véritable équipe et se sont montrées très solidaires en défense. Elles ont fait plaisir à regarder.»

Tiffany Zali (au centre) a observé le sacre de ses coéquipières depuis le banc. ©Champi

Tiffany Zali (au centre) a observé le sacre de ses coéquipières depuis le banc.

Tiffany Zali se sent d’ailleurs comme chez elle au sein des Elfes, «un club avec une belle ambiance, tant sur que hors des terrains». Et la venue, cette saison, de la superstar belge Noémie Mayombo a donné une dimension supplémentaire au groupe. La Tapa-Sabllia ne tarit d’ailleurs pas d’éloges à propos de sa nouvelle coéquipière, internationale dans son pays : «Noémie est une vraie lionne sur le terrain. Elle ne lâche jamais rien et, clairement, elle est un exemple pour moi. J’aimerais pouvoir arriver à son niveau.»

La Nord-Vaudoise espère être de retour sur les terrains en avril, afin d’aider sa formation à glaner les deux trophées encore en jeu, le championnat et la Coupe de Suisse.

La course contre la montre est lancée pour elle.

 

Elfic Fribourg – Troistorrents 77-63 (23-18 19-9 17-23 18-13)

 
Elfic : Mayombo (32), Fora (10), Delaquis (5), Dyer (10), Giroud (16); Dihigo Bravo (4). Coach : Laurent Plassard. 25/48 à 2 points, 4/11 à 3 points, 15/18 aux lancers francs, 14 fautes d’équipe commises.

Troistorrents : Fogg (18), Ruga, Mauler (2), Hajdune Csaszar (5), Tolusso (8); Clément (2), Halejian (21), Constantin (7), Garcia, Schmidiger, D’Antonio. Coach : Antoine Mantey. 13/27 à 2 pts, 9/19 à 3pts, 10/17 aux lancers francs, 19 fautes d’équipe commises. Sortie pour cinq fautes : Tolussso (40e).

Notes : Salle du Pierrier, Clarens/Montreux, 1200 spectateurs. Arbitrage de MM. Tagliabue et Oberson.

Enregistrer

L’article Le triplé pour Tiffany Zali et Elfic est apparu en premier sur La Région.

26 jan 2018

Sécurité renforcée autour de la gare

Yverdon-les-Bains – La Police des transports et Police Nord vaudois ont signé, hier, une convention de collaboration, afin d’intensifier la sécurité autour de la gare de la Cité thermale. Elle entrera en vigueur le 1er avril.

Pascal Pittet (au centre), commandant de Police Nord vaudois, a signé la convention, entouré de Valérie Jaggi Wepf, municipale, et Jean-Daniel Carrard, syndic. ©Michel Duperrex

Pascal Pittet (au centre), commandant de Police Nord vaudois, a signé la convention, entouré de Valérie Jaggi Wepf, municipale, et Jean-Daniel Carrard, syndic.

Les policiers des transports, qui assurent la sécurité sur les quais de la gare d’Yverdon-les-Bains, pourront, dès le 1er avril prochain, œuvrer sur un plus large périmètre. Ils ont signé, hier, une convention visant à consolider les synergies avec Police Nord vaudois. Cette action mixte est une première en Suisse romande (lire encadré ci-dessous).

«Nous travaillons déjà en étroite collaboration en matière de prévention, de dissuasion et de répression, mais jusqu’à présent nous étions plus confinés sur le territoire de la gare. Désormais, nous optimiserons notre capacité d’action de manière plus étendue (ndlr : ils pourront se déplacer jusqu’à la rue des Remparts)», confie Michel Willy, capitaine de la Police des transports. Cette dernière et Police Nord vaudois pourront aussi plus facilement échanger des informations.

Selon la convention, la police ferroviaire peut, ainsi, gérer les dénonciations au règlement général de police, les infractions à la loi sur les armes ou encore la détention et la consommation de stupéfiants. «Avec les problèmes de drogue auxquels la Ville est confrontée, nous devons renforcer le sentiment de sécurité des voyageurs, des commerçants et de la population», indique Valérie Jaggi Wepf, municipale yverdonnoise en charge du dicastère de la sécurité, qui se veut tout de même rassurante. En effet, selon une enquête menée par Raphaël Cavin, chef de la division opérationnelle de Police Nord vaudois, le sentiment d’insécurité a évolué dans le sens positif, depuis la mise en place d’une opération dissuasive contre le trafic de produits stupéfiants (lire La Région Nord vaudois du 5 juillet 2017).

 

Nœud ferroviaire futur

 

La convention de collaboration permettra de renforcer la sécurité de la gare sur un périmètre plus large. ©Michel Duperrex

La convention de collaboration permettra de renforcer la sécurité de la gare sur un périmètre plus large.

La gare de la Cité thermale verra augmenter, dans un avenir proche, le nombre de passagers entre les axes Lausanne, Neuchâtel et Fribourg. «En vue de ce développement, nous souhaitons anticiper les synergies entre les deux corps de police», indique la municipale.

Pour rappel, cette collaboration avait débuté en juin 2016 déjà, par la création d’un poste commun dans le bâtiment de la gare. Par ailleurs, six agents de Police Nord vaudois patrouillent quotidiennement dans ce secteur.

 

Première commune

 

La Police des transports compte environ 250 agents répartis sur tout le territoire suisse, dont une cinquantaine sont basés en Suisse romande.

Selon les CFF, d’autres conventions sont en cours de préparation avec d’autres cantons, afin d’intensifier la collaboration et les délégations de compétences sur le terrain.

«Des conventions de ce type existent déjà avec les cantons de Neuchâtel, Genève et Vaud, mais Yverdon-les-Bains est la première commune à signer un tel partenariat», précise Michel Willy, capitaine de la Police des transports.

Enregistrer

L’article Sécurité renforcée autour de la gare est apparu en premier sur La Région.

26 jan 2018

Kévin et Olivier à l’affiche de la police

Nord vaudois – La nouvelle campagne de recrutement de la Police cantonale a placé sur le devant de la scène deux gendarmes de la région. Rencontre.

Kévin et Olivier ont prêté leur visage pour la campagne de recrutement de la Police cantonale 2018. ©Michel Duperrex

Kévin et Olivier ont prêté leur visage pour la campagne de recrutement de la Police cantonale 2018.

Des photos sur les réseaux sociaux, des petits clips diffusés dans les bus, des publicités placardées dans toutes les villes : on les voit partout. Ils s’appellent Julien, Olivier et Kévin, et depuis le 8 janvier dernier, ils sont devenus le visage de la Police cantonale. Parmi ces trois ambassadeurs de la nouvelle campagne de recrutement, deux sont affectés au Nord vaudois : Olivier et Kévin.

Si le premier a déjà vu son image affichée sur tout le territoire en 2017, pour le second, âgé de 29 ans, c’est une aventure inédite qui débute. «Ce qui m’a poussé à devenir un ambassadeur, c’est l’envie de montrer aux gens les interventions qui font mon quotidien et que le gens ignorent», explique le jeune gendarme, en service depuis trois ans. «C’est vrai que dans notre métier, il y a un côté cowboy, mais il n’y a pas que ça. Par exemple, durant la précédente campagne, j’avais posté des photos de moi en train de scanner la puce d’un chien perdu. Plusieurs personnes étaient étonnées que cela fasse partie de notre travail, renchérit son collègue Olivier, âgé de 37 ans. Et c’est pour ce genre de mission, pour le service à la population, que je me suis engagé, et non pas pour les arrestations uniquement.»

 

Liberté de parler

 

Kévin a déjà posté une photo sur Instagram, où on le voit en train d’aider un conducteur en panne sur une autoroute. ©Police cantonale vaudoise

Kévin a déjà posté une photo sur Instagram, où on le voit en train d’aider un conducteur en panne sur une autoroute.

Depuis le début de la campagne, trois clips vidéo -un pour présenter chaque ambassadeur- et une photo ont été publiés sur Instagram. «On ne cherche pas à publier tant de vidéos par semaine», justifie Olivier. «Nous sommes des gendarmes comme tous les autres, à la différence près que nous prenons des photos durant nos interventions, raconte son collègue. C’est spontané et, pour la plupart, sans mise en scène.»

Mais on le sait, un tel métier attise la curiosité, parce qu’il est entouré d’une part de mystère. Ces campagnes de recrutement permettent donc d’entrouvrir une porte qui, d’ordinaire, est fermée à double tour.

«C’est pour cela que, lorsque nous postons des photos de l’équipe en train de manger ensemble ou durant notre briefing matinal, cela étonne les gens», commente le gendarme de 37 ans. Il assure, par ailleurs, n’avoir reçu aucune ligne de conduite. «Cela ne me dérange pas de me mettre en avant, parce que je l’ai voulu et que j’ai quand même le sentiment de contrôler mon image.» Pourtant, dans la pratique, ce n’est pas lui directement qui diffuse les images, mais bien le service de communication de la Police cantonale vaudoise.

 

Un beau trio masculin

 

Est-ce un hasard que les ambassadeurs soient tous des jeunes au physique agréable ? «C’est vrai que ça surprend les gens, parce que, l’an dernier, ceux que je rencontrais pensaient que j’étais un mannequin et pas un gendarme, témoigne Olivier. Mais non, nous sommes des policiers comme les autres et, surtout, c’est nous qui avons demandé à devenir ambassadeur.» «Je n’y avais pas pensé, mais j’ai été surpris de n’avoir que des retours positifs», renchérit Kévin.

La porte-parole Olivia Cutruzzola a tenu à préciser qu’il n’y avait «aucun casting». Les ambassadeurs font part de leur intérêt et, après un préavis positif de leur hiérarchie, ils peuvent débuter la fonction.

Vous pouvez donc suivre Kévin et Olivier sur la page Instagram de la Police cantonale vaudoise.

 

Le mot pour convaincre

 
Fiers de leur métier, Olivier et Kévin sont désormais réquisitionnés non seulement pour poster des vidéos et des photos sur les réseaux sociaux, mais aussi pour conseiller et encourager les potentielles recrues. Alors nous leur avons demandé ce qu’ils diraient à une personne qui semble s’intéresser au métier :

«Arrête d’hésiter et postule !, répond Kévin du tac au tac. Mais parles-en à ton entourage, parce que les horaires ne sont pas toujours faciles et ça change le mode de vie.» «Si tu as l’envie, on a déjà un point en commun. Et si j’y suis arrivé, tu le peux aussi. Alors vas-y, fonce !», confie, quant à lui, Olivier.

 

Le képi vaudois à la portée de tous ?

 

L’enjeu de la campagne de recrutement de la Police cantonale vaudoise est de promouvoir le métier et d’attirer de nouveaux aspirants qui débuteront l’école en mars 2019. «Le nombre d’aspirants n’est pas encore définitivement arrêté, mais cela devrait concerner une trentaine de gendarmes et une dizaine d’inspecteurs de la Police de sûreté», relève Olivia Cutruzzola, porte-parole de la Police cantonale vaudoise, qui précise que les dossiers sont à envoyer jusqu’au 9 février prochain.

Deux soirées de sensibilisation et de préparation aux épreuves de français auront lieu les 8 février et 1er mars, à La Blécherette, à Lausanne. «Pour la première journée de recrutement, il y a trois examens : français, sport et psychotechnique. Mais c’est au test de français que la plupart des candidats pèchent, parce qu’il est difficile de le réussir sans s’y être préparé», constate Olivier, qui est également policier recruteur. A noter qu’environ un tiers des candidats échouent à cette première session. Trois soirées de test de condition physique seront prévues demain et les mardis 6 et 20 février prochain.

Informations sur www.police.ch.

Enregistrer

Enregistrer

L’article Kévin et Olivier à l’affiche de la police est apparu en premier sur La Région.

26 jan 2018

Mesurer le chemin à parcourir

Football – Promotion League – Yverdon Sport s’est logiquement incliné face à Neuchâtel Xamax (5-1) pour son premier match de l’année, mercredi à la Maladière.

Yverdon Sport a disputé son premier match de l’année. ©Michel Duperrex

Yverdon Sport a disputé son premier match de l’année.

Trois buts concédés en moins d’une demi-heure, un score final de 5-1 : Yverdon Sport n’a rien pu faire face à Neuchâtel Xamax lors du premier match amical que l’actuel 3e de Promotion League disputait. Et ce constat n’a absolument rien d’infamant. Le leader incontesté de Challenge League possède trois bonnes semaines de préparation dans les jambes, contre à peine plus d’une aux Yverdonnois. «Je connais bien Michel Decastel, l’entraîneur de Xamax. C’est sympa de sa part d’avoir accepté de jouer contre nous. L’idée, en affrontant un adversaire aussi prestigieux pour commencer l’année, c’est de mesurer le chemin qu’on a à parcourir en direction de nos objectifs», expliquait Anthony Braizat.

Le coach a profité de l’occasion pour dévoiler les quelques nouveautés de l’effectif yverdonnois. Ainsi, les juniors Théo Rochat, Tristan Chavanne et Yohan Pitton ont chacun eu droit à leur mi-temps (la deuxième). Le dernier nommé, qui fêtera ses 17 ans ce week-end, a d’ailleurs laissé une bonne impression sur la pelouse de la Maladière, démontrant par son envie la fierté qu’il avait à se frotter à des joueurs de Ligue nationale.

 

Matukondolo, à suivre

 

Elément le plus utilisé côté yverdonnois (à l’exception du dernier rempart Dany Da Silva), Kein Matukondolo a également été le joueur à l’essai le plus en vue. Le latéral (il a évolué à droite avant le thé, à gauche ensuite) a témoigné de belles qualités offensives. «C’est ce qu’on demande désormais systématiquement aux joueurs de couloir», appuyait-il. Et c’est sans doute ce qui a tapé dans l’oeil des dirigeants et techniciens d’YS. L’action la plus dangereuse du match pour les Nord-Vaudois, hormis la magnifique réussite de David Marazzi (79e), a d’ailleurs découlé d’un centre puissant et parfaitement brossé du Franco-Congolais, qui a atterri sur la tête de Djibril Cissé et contraint Laurent Walthert, le gardien neuchâtelois, à une toute grande parade.

Et si celui qui a été formé à Sedan et Troyes est apparu un peu plus en jambes que ses camarades, ce n’est pas un hasard : «J’appartiens à l’AS Beauvais Oise, avec qui je m’entraînais avant de rejoindre Yverdon, lundi. Pour l’instant, je suis à l’essai, mais j’espère vraiment pouvoir poursuivre l’aventure ici.»

Il faudra revoir à l’œuvre Edwing Malpon et Thomas Lenzini, apparus un peu moins à l’aise, avant d’avancer un avis plus précis. Reste que le caractère et la hargne du second cité pourraient constituer de précieux atouts pour un groupe qui en a parfois manqué.

A noter encore que, si le capitaine Florian Gudit a effectué son retour au jeu, François Marque n’a pas foulé la pelouse mercredi. Le Français, qui revient de blessure, n’est pas encore tout à fait au point physiquement.

 

Yverdon à Aarau, Bavois contre Echallens

 

Yverdon Sport a décidé de débuter sa préparation face à des équipes qui lui sont supérieures. Après Xamax, les hommes d’Anthony Braizat se rendent à Aarau (Challenge League), demain. Coup d’envoi à 16h.

De son côté, Bavois se frottera à Echallens sur le synthétique de Marcy, à Saint-Prex. Début de la rencontre à 14h45.

 

Neuchâtel Xamax – Yverdon Sport 5-1 (3-0)

 

Buts : 17e Corbaz 1-0 ; 24e Tréand 2-0 ; 28e Djuric 3-0 ; 73e Nimani 4-0 ; 75e Delley 5-0 ; 79e Marazzi 5-1.

Xamax : Walthert ; Gomes, Sejmenovic, Djuric, Kamber ; Di Nardo, Corbaz ; Ramizi, Doudin, Tréand ; Nuzzolo. Sont entrés : Karlen, Nimani, Delley, Lawson, Obexer, Alic, Veloso, Kilezi, Qela, Nicastro. Entraîneur : Michel Decastel.

Yverdon, 1re mi-temps : Da Silva ; Matukondolo, De Pierro, Cazzaniga, Tavares ; Malpon, Lusuena, Caslei ; Eleouet, Cissé, Deschenaux. 2E mi-temps : Da Silva ; Reis, Chavanne, Dia, Matukondolo (79e Cazzaniga); Gudit, Pitton ; Marazzi, Rochat, Lenzini ; Rushenguziminega.
Entraîneur : Anthony Braizat.

Notes : Stade de la Maladière, 200 spectateurs. Arbitrage de Nicolas Jancevski, qui avertit Gudit (80e, jeu dur). Yverdon sans François Marque (ménagé).

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

L’article Mesurer le chemin à parcourir est apparu en premier sur La Région.