En collaboration avec le journal La Région.

16 fév 2018

L’aventure combière a brusquement pris fin

Il n’y a plus d’équipe nord-vaudoise en playoffs de 1re ligue. Après la logique défaite d’Yverdon face à Sierre, la saison du HC Vallée de Joux s’est arrêtée jeudi soir à Villars, à la suite d’un quatrième acte perdu 3-2, au bout du suspense et de la prolongation.

Le HC Vallée de Joux a aperçu une seule et unique fois la lumière, synonyme d’issue finale positive, lors de sa série face à Villars. Et c’est précisément à ce moment-là que les Combiers se sont fait transpercer. A l’instant où les Nord-Vaudois pensaient pouvoir revenir une dernière fois chez eux pour finir le boulot face à une équipe qui se serait alors retrouvée largement amoindrie mentalement, celle-ci a frappé, et la Vallée est tombé de très haut. Inutile, cependant, de pointer du doigt un manque de volonté quelconque du HCVJ. Cela lui avait joué des tours dans des circonstances similaires à plusieurs reprises cette saison, c’est vrai. Mais cette fois, les hommes de Beat Kindler se sont montrés parfaits dans ce domaine. Ils ont simplement été projetés en vacances par la loi du sport. Parfois on gagne, parfois on perd, et parfois, c’est plus difficile à accepter, parce que les émotions s’en mêlent et que, d’un seul coup, tout s’arrête.

La vallée de Joux avait le droit de perdre ce match, parce qu’absolument chaque élément du groupe s’est montré fantastique de courage et d’orgueil. Les Combiers ont fait le déplacement avec sept attaquants (le défenseur Loïc Thuillard a parfois joué le huitième homme pour faire souffler ses partenaires), ont finalement dû composer avec un de moins suite à la pénalité de match de Thierry Berthoud en fin de deuxième tiers, et sont tout de même parvenus à refaire un retard de deux buts.

Le souci, c’est que les loups du Sentier avaient brûlé tous leurs jokers avant le soir du quatrième acte. En laissant filer les deux premiers duels, d’abord, puis un sacrifiant leur meilleur atout offensif Jason Berney, ainsi que Jonathan Bossard, lors de la victoire de mardi dernier. Si la Vallée est en congé depuis jeudi, ce n’est pas ce soir-là qu’elle a mis fin prématurément à sa saison.

Restent désormais les émotions et les souvenirs d’une belle aventure. Oui, cette défaite constitue une déception, et encore oui, le HCVJ avait les moyens de réussir de grandes choses cette saison. Mais les émotions vécues lors de cet incroyable troisième tour et pendant cette intense série de playoffs sont bel et bien acquises, à jamais. Il s’agira de ne pas l’oublier, au moment de tirer le bilan de cet exercice 2017/2018.

 

Villars – Vallée de Joux 3-2 ap. (3-1 dans la série)

Buts: 34e Ermacora (Bochatay, Marro/5c4) 1-0; 34e Taccoz (Paris) 2-0; 40e M. Capriati (Güdel/4c5!) 2-1; 54e O’Donnell (Güdel, Carlucci) 2-2; 70e Kohli (Marro, Bochatay) 3-2.

HCVJ: T. Capriati; Carlucci, Steinmann; M. Capriati, Betschart; Thuillard, Piazzini; Wirz; O’Donnell, Le Coultre, Güdel; Berthoud, Bochsler, Lièvre; Dizerens. Entraîneur: Beat Kindler.

Notes: Patinoire de Villars, 567 spectateurs. Arbitrage de Siméon Pilecki. Pénalités: 5×2′ contre Villars; 3×2′ + 1×5′ (Berthoud, charge contre la bande) contre le HC Vallée de Joux.

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16 fév 2018

Sur les traces d’un prédateur

Un lynx a abandonné un chamois à moitié dévoré, mercredi matin dans la forêt. Supputant qu’il allait revenir durant la nuit, le surveillant de la faune a installé un piège photovoltaïque qui a permis de l’immortaliser.

Les marques sur le cou du chamois découvert au bord d’un chemin forestier près de Vallorbe, mercredi matin, laissaient peu de place au doute, tout comme les traces laissées dans la neige. Un lynx devait être passé par là. Mais le surveillant de la faune a voulu en avoir le coeur net, sachant que ce prédateur a pour habitude de revenir sur les lieux pour finir de dévorer sa proie. Durant la nuit, l’animal est effectivement revenu faire pitance. Jeudi matin, il ne restait pratiquement rien de sa victime. Mais le piège photographique installé la veille avait, lui, tout enregistré de la scène qui s’était jouée durant la nuit, permettant de confirmer les impressions du spécialiste.

Dérangé en plein festin

Pour être certain d’immortaliser le lynx, tout avait été prévu: «On a attaché la proie, afin que le félin ne s’enfuie pas avec, et qu’on puisse l’observer», explique Laurent Cavallini, chef opérationnel des surveillants de la faune du Canton. L’occasion était trop belle, sachant que ce carnivore n’a pas pour habitude d’abandonner ses proies, mais plutôt de les cacher dans la forêt. Dans le cas présent, on peut supposer qu’il a été dérangé et qu’il n’a pas eu le temps de dissimuler les restes de son repas. «On voulait s’assurer que notre analyse était la bonne et tenter de voir si on connaissait cet animal», poursuit Laurent Cavallini.

C’est que les lynx, qui présentent tous un pelage particulier, se baladent avec une véritable carte d’identité sur le dos. «Grâce à leurs taches, on peut identifier chaque individu», éclaire Fridolin Zimmermann, biologiste au Kora, entité chargée par Berne du suivi des grands carnivores. C’est d’ailleurs à cet organisme que les clichés du lynx de Vallorbe ont été confiés, pour analyse.

Pour l’heure, on ignore encore si le prédateur est déjà connu. Pour le savoir, les spécialistes du Kora vont devoir scruter attentivement les images, comme ils le font habituellement pour chaque opération visant à évaluer la population de lynx dans un périmètre donné. Un véritable travail de fourmi, actuellement en cours dans le Jura vaudois et neuchâtelois, du col de la Givrine au Val-de-Ruz, où une opération de monitoring vient de s’achever. Les conclusions seront connues ultérieurement et permettront d’affiner les résultats dans ce secteur donné, sachant qu’à l’échelle du Jura suisse, selon le dernier recensement de 2015, «on estime qu’il y a une soixantaine d’individus de plus d’un an», indique Fridolin Zimmermann.

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16 fév 2018

Les Jeux des sportifs nord-vaudois

Si aucun athlète de la région ne s’est qualifié les JO cet hiver, il n’empêche que ceux-ci suivent avec intérêt ce qui se passe en Corée du Sud. On leur a demandé à quel point ils vibrent avec leurs compatriotes.

Quatre questions ont été posées à une sélection de six sportifs (d’été comme d’hiver) de la région. Les voici:

1. A quel point et comment suivez-vous les Jeux olympiques de Pyeongchang?

2. Quel sportif appréciez-vous particulièrement et à qui vous identifiez-vous?

3. Combien de médailles la Suisse aura-t-elle remportée au terme des ces Jeux?

4. Question personnalisée.

 

Bryan Zooler

Membre des cadres suisses de skicross.

1. Au point de me lever la nuit pour le ski alpin! Je suis également très intéressé par le hockey. J’ai quelques connaissances grâce à l’armée pour les sportifs d’élite, notamment le hockeyeur Gaëtan Haas et le curleur Peter De Cruz, et je vais les surveiller attentivement.

2. Marcel Hirscher, qui est une vraie bête de travail et qui skie juste trop bien. Mais je suis globalement moins impressionné par les sportifs d’hiver, peut-être parce qu’ils sont plus proches de moi. Je trouve qu’il y a à tirer de chacun des athlètes, mais j’ai toujours aimé Stan Wawrinka, qui a dû cravacher pour construire sa carrière dans l’ombre de Roger Federer.

3. Je mise sur une dizaine de médailles, mais il faut que nos athlètes se réveillent! J’en vois trois ou quatre en ski et pourquoi pas deux en hockey.

4. A vos yeux, qui part favori en skicross?

C’est tellement dur à dire! Un des Suisses devrait faire une médaille et je mise sur le Français Jean-Frédéric Chappuis, l’homme des grands rendez-vous. Chez les filles, la Suédoise Sandra Naeslund est au-dessus du lot. C’est la Mikaela Shiffrin du skicross.

 

Kim Richard

Membre des cadres romands de ski de fond.

1. Je m’intéresse aux épreuves où il y a des Suisses. Je ne me lève pas, mais je regarde en différé le matin et sur mon téléphone. Je suis même le ski de fond pendant les cours. Les JO occupent nos conversations (ndlr: elle est à l’Ecole de sport de Brigue).

2. Erwan Kaeser, car je le connais depuis petit: mon papa est de Bex, comme lui. En début d’hiver, il n’était vraiment pas sûr de pouvoir se rendre aux Jeux et il est parvenu à réaliser son rêve. C’est le preuve que tout est possible, qu’il ne faut pas perdre le moral même si les premiers résultats ne sont pas aussi bons qu’attendus. Je suis également épatée par Lara Gut et Lindsey Vonn, qui sont revenues de blessure et peuvent viser des médailles.

3. Je compte sur cinq! Il y aura encore Dario Cologna, une deuxième médaille en alpin et une autre en freestyle.

4. Comment voyez-vous la suite en ski de fond?

Dario Cologna a des bonnes chances de briller sur le 15 km, et en 50 km peut-être aussi, mais les Norvégiens sont très forts.

 

Simon Le Coultre

Hockeyeur à Moncton (CAN) et international M20.

1. L’avantage de vivre au Canada, c’est qu’à chaque fois que j’allume la télé en fin d’après-midi ou en soirée, je tombe sur les JO. Donc, même sans suivre assidûment chaque épreuve, je passe beaucoup de temps à regarder ce qu’il se déroule et à soutenir mes compatriotes.

2. Pas nécessairement une personnalité, mais plutôt un groupe. En l’occurrence, les équipes de hockey, et surtout celle de Suisse. D’ailleurs, on avait ouvert les paris dans le vestiaire concernant le match Suisse – Canada. Autant dire que j’étais à un contre quinze.

3. Je ne suis pas sûr d’être en mesure de donner un chiffre. Je vois bien Lara Gut obtenir au moins une médaille en ski alpin. Sinon, les hockeyeuses suisses sont très bien parties. Je les imagine en rafler une également. L’équipe masculine? Ce sera compliqué, mais pas impossible.

4. Y a-t-il une discipline d’hiver que vous ne suivez qu’en période olympique?

Je ne peux même pas dire le curling, sachant que c’est un sport assez populaire ici et qu’il est souvent diffusé sur les écrans. Sinon, il y a bien le bob.

 

Mirko Salvi

Deuxième gardien du FC Bâle.

1. De prime abord, je suis plutôt sports d’été que d’hiver. Ce qui veut dire qu’au lieu de passer ma nuit devant les compétitions, je préfère dormir. Par contre, du moment que je regarde la télé, je zappe volontiers sur les JO. J’essaie de suivre un peu ce qu’il s’y passe.

2. Je me suis découvert une passion pour le hockey lorsque je jouais à Lugano. Des coéquipiers m’avaient emmené à la Resega et j’ai beaucoup accroché à la discpline et à l’ambiance qui règne autour. Donc, sans hésiter, l’équipe nationale masculine. Sinon, je suis assez fasciné par les épreuves de vitesse en ski alpin. Lara Gut m’impressionne pas mal.

3. Au moins encore une en ski alpin et en ski de fond. J’ai beaucoup d’espoir pour le hockey, surtout les hommes. Le championnat de Suisse étant très relevé, je suis persuadé qu’ils peuvent aller loin. Disons entre cinq et dix.

4. Si vous aviez dû faire carrière dans un sport d’hiver, lequel auriez-vous choisi?

Au risque de surprendre… le hockey. Parce que c’est un sport d’équipe, un critère important.

 

Elodie Jakob

Championne de Suisse de l’heptathlon (athlétisme).

1. Je prends connaissance des résultats et, ensuite, je regarde les images. La plupart du temps à la télévision en différé. Je ne peux pas suivre les épreuves en direct, car je travaille. Mais si je dois me lever une nuit ou l’autre, où il y a des Suisses parmi les favoris, je suis prête à le faire. Par exemple pour le ski alpin ou Dario Cologna.

2. Je ne connais pas assez les athlètes pour m’identifier à eux, mais ceux qui m’impressionnent, ce sont les snowboarders qu’on a vu en freestyle faire des figures incroyables, cette semaine. Je trouve ça fou!

3. Je ne suis pas une spécialiste, mais comme la Suisse en a obtenu une dizaine lors des précédentes éditions des Jeux d’hiver, je vais miser sur une douzaine, pour faire mieux. J’aimerais beaucoup que les Suissesses montent sur le podium en bob, car Eveline Rebsamen, une copine que faisait de l’athlétisme, est engagée à Pyeongchang.

4. Quelle compétition allez-vous suivre avec le plus d’intérêt ces prochains jours?

Le bob féminin, puisque je connais Eveline. Cela suscite forcément plus d’intérêt.

 

Cyrille Thièry

Dernier Nord-Vaudois aux JO (Rio, cyclisme sur piste).

1. N’étant pas un grand amateur ni un pratiquant des sports d’hiver, je ne suis pas le spectateur le plus attentif. Je ne vais pas me lever exprès pour les Jeux, mais j’aime savoir ce qui s’est passé. Je m’intéresse particulièrement aux résultats des biathlètes, car j’ai fait l’armée avec quatre d’entre eux (Irene Cadurisch, Benjamin Weger, Serafin Wiestner et Mario Dolder).

2. Plus qu’un athlète, j’aime vraiment beaucoup un sport en particulier: le saut à ski. J’ai de l’admiration pour les sportifs qui pratiquent la discipline, que je trouve impressionnante. Et il est incroyable de voir Simon Ammann toujours là, après tant d’années.

3. J’ai entendu que les Suisses en voulaient onze. Je ne suis pas expert, mais j’ai le sentiment qu’ils en obtiendront un peu moins: disons neuf. Je pense qu’en curling, même si ce n’est pas très bien parti, les Helvètes en décrocheront encore une.

4. Quelle discipline ne regardez-vous qu’aux Jeux?

Si je tombe sur du skeleton ou du bob, ce ne sera certainement que pendant les JO. Le sport que je suivrai à coup sûr, c’est le saut à ski.

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15 fév 2018

Gruvatiez s’apprête à sortir de terre

La période du délai de recours étant échue depuis lundi, le chantier du vaste projet immobilier -il prévoit d’accueillir 1500 habitants- débutera dès ce printemps.

«C’est un grand soulagement pour la Commune, révèle, tout sourire, le syndic d’Orbe, Henri Germond. Le 19 décembre dernier, nous avions reçu le permis de construire pour le futur quartier de Gruvatiez, mais nous devions attendre le délai de recours.» L’édile de la Cité aux deux poissons craignait que deux oppositions ne soient déposées auprès de la Cour de droit administratif et public (CDAP) du Tribunal cantonal. «Nous avons dialogué avec les personnes concernées et avons répondu à leurs questions. L’une d’entre elles voulait déposer un recours, mais elle a finalement renoncé à payer la somme de 4000 francs», poursuit-il.

En ce qui concerne la planification du chantier, les travaux devraient débuter d’ici au mois d’avril prochain. «Nous devons démolir quelques hangars avant d’entamer la construction du projet, explique Robert Ischer, directeur général du groupe Orllati S.A., qui travaille depuis dix ans sur ce projet en partenariat avec les autorités communales.

Cette première étape du futur quartier prévoit 226 nouveaux logements pour un coût estimé à 150 millions de francs. Six immeubles seront construits et accueilleront un restaurant, une pharmacie et les deux géants du commerce de détail Migros et Denner. «Deux-tiers des logements seront destinés à la location et le reste sera vendu en PPE, le tout à des prix abordables», promet le directeur de l’entreprise. Par ailleurs, le projet comprend  un espace, d’une surface de 75 m2, qui sera mis à disposition de l’Association des habitants, afin d’animer le quartier.

Un projet durable

Gruvatiez est le premier quartier labelisé One Planet Living (OPL) de Suisse. Lancé en 2004 par le WWF, ce label vise à créer un réseau de villes durables, dont l’objectif consiste à réduire les émissions de gaz à effet de serre, favoriser la biodiversité et assurer la mixité sociale.

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15 fév 2018

Khaled Gourmi de retour à Yverdon Sport

L’ailier franco-algérien débarque au Stade municipal, au même titre que le milieu défensif lybien Djamal Bindi.

Yverdon Sport s’est attaché les services de Khaled Gourmi et de Djamal Bindi. Le Franco-Algérien, sélectionné à douze reprises avec l’équipe nationale d’Algérie, avait déjà porté les couleurs du club nord-vaudois entre 2008 et 2011, lorsqu’YS évoluait en Challenge League. L’ailier, également capable d’évoluer en numéro 10, a passé la première partie de saison à Alger, en première division. Bindi, pour sa part, se trouvait sans club depuis son départ de Gil Vicente, en D1 portugaise, l’été dernier. Milieu défensif imposant (1m88), il a notamment porté les couleurs de Braga et de Beira-Mar.

Développement dans notre édition papier de vendredi.

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15 fév 2018

La Cuisine du Parc met les petits plats dans les grands

Yverdon-les-Bains  –   La Fondation Petitmaître s’apprête à déménager ses activités culinaires dans un complexe flambant neuf. Un pas de géant pour cette entité à vocation sociale, puisqu’elle espère, ainsi, concocter environ mille repas pour les cantines de la ville d’ici à 2019.

Quatorze toques blanches s’affairaient, hier, dans la cuisine du Restaurant scolaire des Isles, à Yverdon-les-Bains, pour laver, émincer et blanchir des kilos de «porreaux», comme on dit dans nos contrées. Car aujourd’hui, le menu  proposé par la Cuisine du Parc, entreprise à but social de la Fondation Petitmaître (lire encadré), c’est: cordon bleu de poulet, quinoa à la tomate, et bien sûr, fondu de poireaux.

Une promesse de vente est sur le point d’être signée entre Pierre Gasser, promoteur du projet des Halles du Mujon, et la Fondation Petitmaître, représentée ici par Catherine Carp, secrétaire du conseil de fondation, Marc Berger, directeur, et Christian Weiler, président dudit conseil.

Une promesse de vente est sur le point d’être signée entre Pierre Gasser, promoteur du projet des Halles du Mujon, et la Fondation Petitmaître, représentée ici par Catherine Carp, secrétaire du conseil de fondation, Marc Berger, directeur, et Christian Weiler, président dudit conseil.©Carole Alkabes

Pour rassasier quelque 550 élèves nord-vaudois quotidiennement, cela demande une certaine organisation et, surtout, de l’anticipation. Et c’est justement en anticipant les demandes futures que la Fondation Petitmaître a décidé de se lancer dans un nouveau défi. «Nous sommes en étroite relation avec la Ville d’Yverdon-les-Bains qui va inaugurer le Collège des Rives en 2019, explique Marc Berger, directeur de la Fondation Petitmaître. Cela signifie potentiellement plus de repas à servir. Mais, aujourd’hui, nous sommes arrivés à la limite de production dans la cuisine des Isles. Alors, on s’est inquiété et on a commencé à chercher un projet.»

Les Halles du Mujon

Et ils ont trouvé une opportunité avec Pierre Gasser, directeur de Gasser Electricité et promoteur des futurs Halles du Mujon. «Il s’agit d’un complexe d’environ 2400 m2 au sol (ndlr: les modules sont sur deux étages), situé en face du Garage Toyota à la chaussée de Treycovagnes», relève-t-il.

Le projet global, chiffré à environ dix millions de francs, a déjà passé la phase de la mise à l’enquête, en 2016. Les travaux de construction devraient, ainsi, débuter dès la fin du mois. «Les dalles en préfabriqué devraient être posées début avril, précise Pierre Gasser. L’objectif est d’être hors d’eau avant les vacances d’été pour pouvoir terminer le chantier d’ici à la fin de l’année.»

La Fondation Petitmaître devrait déménager dans les Halles du Mujon d’ici à mars 2019. Sa nouvelle cuisine de 500 m2 occupera les deux modules tout à gauche du futur complexe de 2400 m2. Ce projet marque un nouveau départ pour la fondation qui espère, ainsi, évincer la concurrence autour des cantines scolaires.

La Fondation Petitmaître devrait déménager dans les Halles du Mujon d’ici à mars 2019. Sa nouvelle cuisine de 500 m2 occupera les deux modules tout à gauche du futur complexe de 2400 m2. Ce projet marque un nouveau départ pour la fondation qui espère, ainsi, évincer la concurrence autour des cantines scolaires. ©DR

La Fondation Petitmaître espère pouvoir s’y établir après les relâches de mars 2019.

Une cuisine à 4 millions

Cette «opportunité» représente une dépense totale d’environ quatre millions de francs pour la fondation yverdonnoise. Un investissement nécessaire, selon Marc Berger: «Nous n’avons aucun subside pour la Cuisine du Parc, nous devons nous autofinancer. Mais grâce à ce projet, il n’y aura pas d’autre cuisine, à Yverdon-les-Bains, capable de fournir près de mille repas par jour, avec différents menus.» En effet, avec une surface de 500 m2, la nouvelle cuisine promet d’être plus adaptée aux besoins des chefs. «Il nous manque de la place de stockage, explique Stéphane Vernier, responsable de la Cuisine du Parc. Aux Isles, nous avons seulement deux frigos, ce qui nous oblige à nous faire livrer presque tous les jours en produits frais, alors qu’avec ces halles, nous aurons près de la moitié de la surface au sol dédiée à cela.» «Cela ne signifie pas que l’on va faire du congelé, mais cela nous permettra de rationnaliser la production», renchérit Marc Berger, qui s’est fixé comme objectif la réalisation moyenne d’environ 900 repas par jour pour rentabiliser cet investissement.

Cette nouvelle halle servira aussi de quartier général pour la direction et l’administration de la fondation, ainsi que de  lieu d’accueil pour les activités du foyer et de ses structures comme le Matas du Parc, spécialisé dans les alternatives à la scolarité. Ainsi qu’une grande salle de conférence, qui pourra être louée aux sociétés locales. «Ce projet, c’est vraiment du win-win, car il y aura aussi une cafétéria pour permettre aux entreprises du complexe de venir se restaurer et aux jeunes de la fondation de s’entraîner à servir», conclut Pierre Gasser, qui cherche encore des locataires pour ses Halles du Mujon.

Et les vieilles marmites?

Actuellement, la Fondation Petitmaître concocte l’ensemble de ses repas dans la cuisine du Restaurant scolaire des Isles, qu’elle loue à la Commune d’Yverdon-les-Bains, mais elle utilise encore ses anciens locaux à la rue du Parc pour les préparations froides. Mais qu’en sera-t-il dès 2019? «Nous allons continuer à exploiter ces deux locaux. Les plats seront envoyés à la cuisine des Isles qui terminera la cuisson des aliments avant de les servir», précise Marc Berger.

 

Vingt ans d’expérience au service de la formation des jeunes

Madame Chocolat derrière les fourneaux

«Si vous voyez un carac au chocolat ou une mousse au chocolat, vous pouvez être sûre que c’est moi qui ai choisi le menu», lance, avec le sourire, Esmeralda De Arcos, apprentie en deuxième année à la Cuisine du Parc. D’ailleurs, mes collègues m’ont surnommée Madame Chocolat.» Cette jeune Grandsonnoise de 17 ans s’avère être la plus jeune à cuisiner pour la Fondation Petitmaître. Et elle risque d’aller loin, selon ses supérieurs: «Quand elle est arrivée, elle rencontrait des difficultés, mais après l’avoir écoutée et établi un programme adapté, Esmeralda est devenue l’une des meilleures de sa classe», confie Stéphane Vernier.

Esmeralda De Arcos, ou Madame Chocolat, est la plus jeune apprentie de la Cuisine du Parc. Mais sa détermination et sa passion font d’elle, une élève à haut potentiel, selon Eric Müller (à g.), responsable de la formation, et Stéphane Vernier, responsable du site.

Esmeralda De Arcos, ou Madame Chocolat, est la plus jeune apprentie de la Cuisine du Parc. Mais sa détermination et sa passion font d’elle, une élève à haut potentiel, selon Eric Müller (à g.), responsable de la formation, et Stéphane Vernier, responsable du site. ©Carole Alkabes

Et c’est bien cet encadrement socio-éducatif qui constitue la particularité de la Cuisine du Parc, et plus généralement de la Fondation Petitmaître. Une dizaine d’apprentis se relaient quotidiennement aux fourneaux des Isles, supervisés par quatre professionnels. «Ce n’est pas comme dans les autres collectivités, ici, comme on est assez, on peut prendre le temps de cadrer les jeunes et on peut se permettre de cuisiner dans les règles de l’art, ce qui veut dire que l’on fait tout à la main, même couper les légumes», témoigne Joël Kamber, responsable de production, qui a déjà travaillé dans les cuisines du CHUV, de l’Armée et dans un restaurant traditionnel. Et, pour lui, les règles de l’art, c’est aussi cuisiner avec des produits locaux et, si possible, bio.

 

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14 fév 2018

«Je n’aurais pas voulu d’autres parents»

Romainmôtier - Frédérique Drilhon von Arx a participé à la réalisation du film «Jusqu’au bout des rêves», qui retrace la vie passionnée et tumultueuse de ses parents et de leur combat pour rénover la Maison du Prieur. Rencontre.

L’auteur suisse Wilfried Meichtry a jeté son dévolu sur l’incroyable parcours de Katharina von Arx dans son nouveau film-documentaire «Jusqu’au bout des rêves» (lire encadré). Le réalisateur a passé près de sept ans à farfouiller dans la vie de cette famille qui s’est installée, en 1959, à la Maison du Prieur de Romainmôtier. Au point qu’il en est «presque» devenu un membre à part entière. La fille de la protagoniste, Frédérique, délivre sa version de l’histoire et sa relation avec sa maman, décédée en 2013, et son père qui l’a quittée quand elle n’avait que 18 ans.


Frédérique Drihlon von Arx reste admirative devant la force et la ténacité de ses parents, qui ont su se démarquer tout au long de leur vie. © Christelle Maillard

 

Comment ce projet de film sur votre maman a-t-il démarré?

Tout est parti d’une visite fortuite d’un des caméramen de Frenetic Films A.G. (ndlr: l’entreprise qui a réalisé le film) au tea-room de la Maison du Prieur. Ma mère y était souvent et n’hésitait pas à parler avec les gens qu’elle croisait de son travail pour rénover cet endroit et de toutes les histoires qui y sont liées. C’est ainsi qu’ils ont fait connaissance. Le caméraman a, ensuite, répété cela à Wilfried Meichtry.

Et qu’a-t-il pensé de ce récit?

Au départ, il n’y croyait pas, alors il est venu ici pour rencontrer ma maman et il s’est très vite enthousiasmé pour les histoires incroyables qu’elle racontait. Il faut dire qu’elle était une grande conteuse, très charismatique. Et elle savait transmettre sa passion pour la Maison du Prieur qu’elle a retapée durant des années (ndlr: de 1959 à 1989), à tel point qu’elle en est devenue l’âme. Le projet du film a débuté en 2011, quand le réalisateur s’est lancé à la recherche d’archives officielles et personnelles de notre famille.

Cela vous a-t-il gêné qu’il vienne mettre le nez dans votre passé?

Au début, j’avoue que j’étais réticente, car c’était notre vie privée qu’il voulait étaler dans un film et je craignais qu’il déforme notre histoire ou qu’il en fasse du sensationnalisme. Mais ma résistance est vite tombée quand j’ai vu avec quelle finesse et quel respect il racontait les choses. Aujourd’hui, il est devenu l’expert de la famille.

Qu’est-ce qui a particulièrement intéressé le cinéaste, selon vous?

C’est la relation passionnelle et tumultueuse entre mes parents. Comme ils étaient journalistes, ils ont sillonné le monde et ont vécu des moments insolites, mais, malgré les conflits, ils restaient très attachés l’un à l’autre. Ce lien a perduré tout au long de leur vie.

Aviez-vous conscience de cette complicité avant ce projet?

Oui, j’ai toujours eu une grande admiration et beaucoup de respect pour mes parents. Je me suis aussi beaucoup bagarrée avec eux parce qu’on avait fait de la liberté d’expression notre culture. Mais je sais aussi que, de l’extérieur, mes parents étaient perçus comme des gens bizarres, des monstres.

En avez-vous souffert? 

Non, et pour rien au monde j’aurais voulu d’autres parents.

Quel a été votre rôle dans le projet après le décès de votre mère? 

J’avais donné l’interview pour le film, mais je sais que Wilfried a dû réécrire tout le scénario. Je l’ai donc aidé en lui donnant des documents et en le mettant en contact avec d’autres membres de la famille.

Aujourd’hui, que pensez-vous du résultat du film?

Je trouve qu’il est très poétique et élégant. Physiquement, les acteurs ne ressemblent pas à mes parents, mais ce n’est pas grave car le plus important c’est qu’ils ont su retransmettre la complicité qui les liait. Il correspond très bien à ce que j’ai vécu avec mes parents, passionnés mais aussi tourmentés. Et je crois que ma mère l’aurait aimé.

«Jusqu’au bout des rêves» de Wilfried Meichtry

Katharina von Arx et Freddy Drilhon ambitionnent de rester cohérents avec eux-mêmes et de bâtir librement leur vie. Un amour passionnel les unit; elle devient célèbre en tant que reporter et dessinatrice, et lui comme photographe. Quand les deux s’installent, avec leur fille, à Romainmôtier pour faire du prieuré en ruines le nouveau centre de leur vie, la relation entre les deux est mise à rude épreuve.

Alors que Katharina met toute son énergie dans la restauration de l’impressionnante bâtisse, Freddy commence à se morfondre. Une grave crise éclate entre les deux et c’est la rupture. Mais l’amour qui les unit ne s’essouffle pas.

Dans ce documentaire-fiction, Sabine Timoteo, plusieurs fois récompensée par le Prix du cinéma suisse, et Christophe Sermet, acteur suisse installé en Belgique, font revivre les figures de Katharina von Arx et de Freddy Drilhon. «Jusqu’au bout des rêves» a été nommé pour le prix du public lors des Journées de Soleure. S’il n’a pas reçu ce titre, il a, en revanche, décroché le Prix Suisa 2017, récompensant la meilleure musique de film, au Festival de Locarno pour les compositions originales du Zurichois Balz Bachmann. (Com.)

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14 fév 2018

L’aventure tatare de deux Urbigènes

Lucie Amiguet et Mathis Chanthakesone défendront les couleurs suisses aux Championnats d’Europe M15, à Kazan.

C’est grâce au volant que Lucie Amiguet et Mathis Chanthakesone vont découvrir bientôt le Tatarstan. Le voyage sera long, mais il en vaudra la chandelle pour les deux badistes formés à Orbe. Ils ont été sélectionnés pour représenter la Suisse aux Championnats d’Europe M15, d’aujourd’hui à dimanche, à Kazan. Les visas sont prêts et le binôme sera accompagné dans son aventure -la première à ce niveau pour tous les deux- par Anthony Dumartheray, entraîneur national de la catégorie, ainsi que des M13.

Les deux talents régionaux sont en forme. Fin janvier, Lucie Amiguet a remporté un tournoi international à Bourges, en France. En double mixte, la vigoureuse joueuse d’Orny et son camarade de Mathod, 13 ans chacun, sont montés sur la troisième marche du podium du tournoi disputé dans l’Hexagone. Depuis, ils se préparent pour Kazan. «On se réjouit d’arriver en Russie, lance Lucie Amiguet, plus expansive que son camarade. C’est la première fois qu’on va véritablement se mesurer à tous les joueurs d’Europe, et pas seulement à une partie d’entre eux, comme c’est habituellement le cas lors des compétitions internationales que l’on dispute.»

Expérience utile

Il serait, par contre, trop présomptueux de fixer des objectifs chiffrés à atteindre pour le duo, qui tapera dans le volant tant en simple qu’en mixte à Kazan. Plutôt grand pour son âge, Mathis Chanthakesone fera parler son jeu offensif, parfaitement adapté à sa taille (1m76); rapide et dynamique, Lucie Amiguet comptera sur sa mobilité pour faire des étincelles.

Lucie Amiguet et Mathis Chanthakesone. © Michel Duperrex

Lucie Amiguet et Mathis Chanthakesone. © Michel Duperrex

«On ne part qu’avec deux éléments pour des questions de budget et, à la fois, de performances pures, souligne Anthony Dumartheray. Lucie et Mathis sont actuellement les meilleurs badistes du pays nés en 2004. A cet âge, il est, par contre, impossible de connaître le niveau de tous leurs adversaires. Pour nos deux représentants, il s’agira avant tout d’une belle expérience. Ce d’autant plus que les Championnats d’Europe élite par équipes se dérouleront dans le même temps et que, par conséquent, ils pourront voir les matches des meilleurs joueurs du continent.»

Du point de vue des entraîneurs des juniors de Swiss Badminton, le tournoi permettra de juger où en sont les joueurs helvétiques par rapport aux autres. «A la fois sur les plans technique et physique, ce qui servira à identifier les points à améliorer», poursuit le sélectionneur.

Dans les faits, au sein de la classe d’âge en question, sept des huit membres des cadres helvétiques sont Romands. «Cela s’équilibre dans d’autres années, tempère l’entraîneur national. Comme pour les clubs, cela fonctionne par vagues.»

Un club de champions

Le fait de trouver deux Urbigènes à un tel niveau ne relève pas du hasard. La formation au BC Orbe marche fort, avec six éléments qui font partie des cadres suisses et d’autres qui frappent à leur porte. Les deux jumeaux Hugo et Nolan Chanthakesone, 10 ans seulement, font déjà partie des effectifs M13. Julie -qui joue déjà en LNB avec Yverdon II- et Nicolas Franconville défendent aussi les couleurs nationales. «On est un groupe motivé, on se pousse», affirme, avec flegme, Mathis Chanthakesone, dont le père est d’origine laotienne.

Les talents de la Cité aux deux poissons sont entraînés par Pavel Uvarov, ancien joueur du BC Yverdon, entre autres. «C’est incroyable de constater que sur une petite centaine de membres au club à Orbe, six sont en équipe de Suisse», glisse-t-il avec fierté. Le Russe d’origine dirige également, associé à Anthony Dumartheray, les séances des bénéficiaires du programme sport-études instauré dans la Cité thermale. C’est dire si, en plus de produire d’excellents joueurs, la région peut compter sur un encadrement à la hauteur.

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14 fév 2018

Y avait-il des braqueurs sur les lieux?

Chavornay - Le convoyeur de fonds, qui prétendait avoir remis le contenu de son fourgon à des malfaiteurs, a été placé en garde à vue avant d’être libéré par la police lyonnaise, hier.

Rebondissements dans l’affaire du braquage qui a eu lieu jeudi dernier sur une aire de stationnement à la sortie d’autoroute de Chavornay (lire La Région Nord vaudois de lundi dernier). Après avoir été entendu par la Police cantonale vaudoise, samedi dernier, le convoyeur de fonds, qui avait remis le contenu de son fourgon à des malfaiteurs qui avaient, selon ses dires, kidnappé sa fille, a été placé en garde à vue par la police judiciaire de Lyon lundi, selon Le Parisien.

Même s’il refuse de préciser à quel moment le convoyeur de fonds, sa fille et son coéquipier ont été mis en garde à vue, le secrétariat de Marc Cimamonti, procureur au sein du Tribunal de grande instance de Lyon, confirme qu’ils ont été auditionnés, avant d’être libérés, hier après-midi.

Par ailleurs, les enquêteurs veulent vérifier la provenance d’une somme de quelque centaines de milliers de francs retrouvés au domicile de l’un des deux convoyeurs. Le collègue du père de la jeune fille kidnappée a assuré aux policiers qui l’interrogeaient que les braqueurs lui avaient laissé une partie du butin en guise de «préjudice moral». Ceci à l’insu de son coéquipier, selon nos confrères parisiens.

Un coup monté?

Le flou subsiste dans cette affaire. Y avait-il vraiment des braqueurs, ce jour-là à Chavornay? Si on en croit le témoignage d’une jeune femme qui confiait, vendredi dernier, avoir déposé sa collègue sur ce parking, le jour précédent à 19h45, soit au moment même du braquage, on peut douter de la présence réelle de malfaiteurs à cet endroit. Ce témoin avait en effet déclaré n’avoir «absolument rien remarqué». Questionné sur ce point, Jean-Christophe Sauterel, porte-parole de la Police cantonale vaudoise, déclare: «C’est justement ce que l’enquête en cours doit établir». En revanche, les forces de l’ordre ne souhaitent pas commenter la garde à vue du convoyeur de fonds, de sa fille et de son coéquipier, en France.

Contactée, Monica Leita Vermot, procureure chargée de l’affaire au sein du Ministère public de l’arrondissement du Nord vaudois, ne fait, elle non plus, aucune déclaration sur cette arrestation.

L’affaire Toni Muselin

Ce fait divers en rappelle en autre, celui du convoyeur de fonds Toni Muselin, qui avait  dérobé le contenu de son fourgon, à Lyon, le 5 novembre 2009. Condamné par les magistrats français, l’homme avait écopé d’une peine privative de liberté de cinq ans. Sur les 11,6 millions dérobés, 9,1 seulement avaient été récupérés. Le reste de l’argent demeure, à ce jour, introuvable. Le convoyeur de fonds a été libéré en 2013.

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13 fév 2018

Lausanne se dit prêt à accueillir le curling lors des JOJ 2020

A la suite du refus de Morges d’accueillir les épreuves de la discipline lors des Jeux olympiques de la Jeunesse 2020, la capitale vaudoise se positionne. La vallée de Joux pourrait également être candidate.

“Lausanne est le berceau de l’olympisme. Mais, pour l’instant, à part le hockey sur glace, quasi aucune épreuve des Jeux olympiques de la Jeunesse 2020 ne se dérouleront ici. C’est pour cette raison, notamment, qu’on souhaiterait accueillir les compétitions de curling dans deux ans.” Bertrand Dousse, président de l’Association lausannoise de curling, n’a pas perdu de temps. A peine une semaine après le refus de Morges d’organiser les épreuves de la discipline à l’occasion des prochains JOJ, la capitale vaudoise a pris le relais.

“On n’a pas officiellement déposé notre candidature, prévient Antoine Liaudet, joueur de l’équipe élite du Curling club Lausanne olympique, lieu de rendez-vous de nombreux Nord-Vaudois. Il ne nous manque que le soutien, principalement financier, des autorités cantonales pour nous lancer. Le projet est prêt depuis longtemps.”

Celui-ci comprend, notamment, la rénovation de la halle d’Ouchy, vieille de près d’un demi-siècle, qui accueillerait le tournoi. “En l’état, les pistes ne sont pas assez larges pour pouvoir prendre en charge un tel événement. L’idée est donc d’agrandir notre surface, pour satisfaire aux exigences de ce genre de compétition, ainsi que de construire des gradins”, poursuit le Lausannois.

Selon nos informations, la vallée de Joux se serait également mise à disposition pour recevoir les épreuves de la discipline. “A priori, notre principal concurrent sera Champéry, dont les infrastructures permettraient, sans aménagement, la prise en charge des compétitions”, note cependant Antoine Liaudet.

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