Les News de Nord Vaudois - janvier 2016

En collaboration avec le journal La Région.

16 avr 2018

YS a trouvé sa voie par les ailes

Les hommes d’Anthony Braizat ont parfaitement réagi après la déconvenue de Sion, en dominant de la tête et des épaules un pâle FC La Chaux-de-Fonds, seulement battu 1-0 au Stade Municipal.

Le FC La Chaux-de-Fonds est en grand danger de relégation. Rattrapés par l’avant-dernier Old Boys au classement – les Meuqueux comptent toutefois un match en retard –, le club neuchâtelois n’a remporté que trois points depuis la reprise. Et samedi, contre Yverdon Sport, la troupe de Christophe Caschili a présenté tous les signes d’un patient candidat à la culbute. Arc-boutés en défense, les visiteurs n’ont absolument rien montré au Stade Municipal et se sont logiquement inclinés 1-0.

Il a fallu grosso modo une demi-heure un peu longuette à YS pour prendre la température du malade et appuyer où ça fait mal: sur les flancs. Dans le couloir droit de l’attaque yverdonnoise, le binôme Eleouet-Matukondolo a donné le tournis à Challandes, remplacé à la mi-temps après avoir certainement contracté un torticolis. Sur l’aile gauche, Gourmi a procédé par relais et offert un but tout fait à Cissé, qui a manqué le cadre (41e). Il s’agissait de la troisième occasion consécutive pour l’ex-buteur des Bleus qui, malgré ses nouvelles extensions et un look franchement cool, a étonnamment manqué de sang-froid dans la zone de vérité.

«Les Chaux-de-Fonniers jouaient leur survie et ont évolué avec un bloc très bas. On a réussi quelques belles combinaisons et le score aurait dû être plus lourd. Je trouve qu’on a réalisé une bonne prestation», estimait, en vrac, Khaled Gourmi. Arrivé durant la trêve, l’ailier a disputé son premier match en tant que titulaire avec Yverdon, avant-hier. Malgré un peu de déchet, l’Algérien autrefois adulé au Stade Municipal a montré une habileté intéressante dans les petits espaces, lui qui a été chercher du temps de jeu les jours précédents avec la «deux», leader en 3e ligue. «Le rythme revient. J’ai surtout pris beaucoup de plaisir, commentait-il, un large sourire qui en dit long au travers du visage. Pour revenir à niveau, la compétition, il n’y a que ça de vrai.»

Qu’un accident

Devant leur public, les Yverdonnois avaient «à cœur de se racheter après la défaite de Sion», et ils n’ont pas desserré l’étau après la pause. Rushenguziminega et Cissé ont eu une double opportunité dès la 51e, avant que le but ne tombe enfin trois minutes plus tard. De Pierro a lancé Eleouet dans la profondeur; ce dernier a une fois de plus gagné son duel, bien qu’il a dû se relever dans l’action, et a servi Rushenguziminega en retrait qui, cette fois, a mis dans le mille. Un but à l’image du match, avec des solutions arrivées par les côtés. La réaction du FCC a paru bien timide, la seule demi-alerte ayant suivi une remise de la tête en retrait un peu courte de Marque vers son gardien. Peut-être aussi parce qu’Yverdon a retrouvé les valeurs défensives et d’intransigeance affichées durant ce second tour – le sourire estropié de Gudit en témoigne, lui qui a perdu une incisive dans la bataille -, comme pour montrer que, oui, la claque (5-1) reçue une semaine plus tôt à Tourbillon n’était bien qu’un accident de parcours.

 

Yverdon SportLa Chaux-de-Fonds 1-0 (0-0)

But: 54e Rushenguziminega 1-0.

Yverdon: Da Silva; Matukondolo, De Pierro, Marque, Tavares (62e Cazzaniga); Gudit, Bindi; Eleouet, Rushenguziminega, Gourmi (73e Deschenaux); Cissé (78e Caslei). Entraîneur: Anthony Braizat.

FCC: Massari; Edoh (67e King), Farine, Josse, Challandes (46e Weah); Dzeljadini, Ndzomo; Diakiese, Lo Vacco (46e Rauti), Zingarelli; Kasai. Entraîneur: Christophe Caschili.

Notes: Stade Municipal, 557 spectateurs. Arbitrage de Tomasz Superczynski, qui averit Lo Vacco (14e, jeu dur), Challandes (29e, faute d’antijeu), Zingarelli (45e, antisportivité), King (76e, jeu dur), Weah (80e, simulation), Caslei (81e, jeu dur) et De Pierro (93e, faute d’antijeu).

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16 avr 2018

Nouvelle destinée pour le Grand Hôtel

Vendu aux enchères en décembre 2012,  le fleuron de la vallée de Joux accueille désormais  des grands événements, mariages et soirées privées.

Lorsque il a acquis ce prestigieux hôtel lors d’une vente aux enchères organisée en décembre 2012 par l’Office des faillites, le promoteur valaisan Isidore Elsig envisageait de transformer la bâtisse en appartements. Mais les restrictions intervenues depuis dans la législation sur les résidences secondaires ont mis à mal son projet. Après des années d’incertitude, le bâtiment a retrouvé une nouvelle forme d’activité.

Thierry Despland et son équipe d’Art Show Communication vont redonner vie à ce fleuron du tourisme de la vallée de Joux.

Thierry Despland et son équipe d’Art Show Communication vont redonner vie à ce fleuron du tourisme de la vallée de Joux.© Michel Duperrex

En effet, spécialisée dans la conception d’événements, la société Art Show Communication, dont le siège est à Orges, y organise désormais de grands événements. Cette activité est concentrée dans les neuf salles de réception du bâtiment. Celles-ci permettent d’accueillir des groupes de toute taille, jusqu’à 500 personnes, dans des conditions de confort optimales.

Un essai stimulant

«On a d’abord organisé un grand événement pour une banque (ndlr: jubilé du Crédit Mutuel de la Vallée). Nous y avons accueilli près de 600 personnes. Depuis, nous avons organisé d’autres manifestations et le propriétaire a été convaincu. Nous avons donc décidé de collaborer», explique Thierry Despland, patron de la société spécialisée dans l’événementiel, qui a notamment mis sur pied la dernière édition du Marché de Noël à Yverdon-les-Bains, et qui connaît particulièrement bien la région.

Pour la vallée de Joux, la relance d’une activité, même si elle n’est pas à proprement parler hôtelière – les chambres situées dans les niveaux supérieurs ne sont pas habitables –, constitue une aubaine, car le Grand Hôtel du Pont est un bâtiment emblématique, visible loin à la ronde, témoin d’une époque où les touristes français et anglais venaient respirer le bon air du Jura, comme d’autres qui allaient à Davos ou à Montreux. Ils naviguaient sur «Le Caprice», un bateau à vapeur, et patinaient sur le lac.

Un plus pour le tourisme

L’Office du tourisme de la Vallée appuie cette opération de relance: «On a toujours eu envie que cet hôtel reprenne de l’activité d’une manière ou d’une autre. Je connais bien Thierry Despland et nous appuyons sa démarche. Le Grand Hôtel figure notamment sur notre site (ndlr: www.myvalleedejoux.ch)», explique Cédric Paillard, qui avait eu l’occasion, lors du rachat, de s’entretenir avec le nouveau propriétaire.

En ce qui concerne l’éventuelle réhabilitation des chambres du Grand Hôtel, le directeur de l’Office du tourisme de la Vallée reste prudent: «Il est vrai que lorsque nous devons accueillir des groupes de cent personnes, c’est compliqué. Il faut les répartir sur plusieurs établissements. Mais cela ne se produit que trois ou quatre fois par an.» Ce problème sera en grande partie réglé d’ici deux ans, lors de l’ouverture du nouvel Hôtel des Horlogers. Cet établissement proposera des chambres et des salles supplémentaires.

La société Art Show Communication sera  présente au Comptoir de la vallée de Joux, qui se tiendra du 26 au 29 avril prochains au Centre sportif du Sentier.


Clinique «mort-née»

Acquis en 2003 par la Fondation Lilli et Andres Bircher, petit-fils du créateur du fameux birchermuesli, le Grand Hôtel du Pont a été transformé pour devenir une clinique appliquant des médecines naturelles. L’exploitation, lancée en 2007, n’a duré que quelques mois. Le retrait du principal créancier hypothécaire a précipité la faillite. Estimé à 4,9 millions de francs, l’immeuble et quelque cinq hectares de terrain ont été adjugés pour 2,5 millions de francs à Isidore Elsig.


Histoire  –  De la splendeur du début du vingtième siècle à l’hébergement des réfugiés

Un parcours semblable à celui de tous les grands palaces

Construit par des promoteurs genevois à l’aube du XXe siècle, le Grand Hôtel du Pont a connu, durant les premières décennies, son temps de splendeur. Les constructeurs avait obtenu l’aménagement d’une plate-forme d’embarquement au bord du lac, où accostait le bateau à vapeur, mais aussi une zone de patinage exclusive.

Les locaux sont aménagés en fonction de l’événement et de la demande.

Les locaux sont aménagés en fonction de l’événement et de la demande. @DR

A cette époque de grands projets, il avait même été imaginé de construire une voie de chemin de fer pour accéder à la Dent de Vaulion par Pétra-Félix!

Le premier conflit mondial a bien évidemment apporté son lot d’ennuis. A l’instar de la plupart des grands palaces de montagne, le Grand Hôtel a souvent été confronté à des problèmes de rentabilité. Il n’était pas évident d’assurer un bon taux d’occupation des 120 chambres.

Avec la seconde guerre mondiale, la clientèle a disparu. L’établissement a alors accueilli des réfugiés. Il a fini par fermer ses portes en 1956, avant d’être acquis, en 1959, puis réaménagé par la Société suisse des auberges familiales pour accueillir groupes et familles. Dans sa dernière configuration, il abritait 70 chambres.

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15 avr 2018

Un accident de personne bloque la gare d’Yverdon

Un moment de forte affluence

Un accident de personne, selon l’information donnée par les haut-parleurs, a conduit à l’interruption du trafic grandes lignes hier en fin d’après-midi, provoquant une situation inhabituelle en gare d’Yverdon-les-Bains.

Les services de secours sont arrivés très rapidement à la gare. Les passagers du train impliqué dans l’accident sont descendus par l’arrière du convoi.  © Michel Duperrex

Les services de secours sont arrivés très rapidement à la gare. Les passagers du train impliqué dans l’accident sont descendus par l’arrière du convoi. © Michel Duperrex

Le drame s’est produit peu après 17h, alors que l’Intercity à destination de Neuchâtel et Zurich venait d’entrer en gare. Malgré un freinage d’urgence, entendu dans tout le secteur de la place d’Armes, le train n’a pas pu s’arrêter à temps. Sitôt l’alerte donnée, une ambulance et le SMUR ont gagné la gare. Pas moins de quatre patrouilles de la Gendarmerie et trois de Police Nord vaudois se sont rendues sur les lieux afin de procéder aux premières opérations d’enquête et surtout pour établir un périmètre de sécurité. En effet, plusieurs centaines de personnes attendaient pour prendre les trains, en direction de Neuchâtel et de Lausanne-Genève notamment.

Le Service de défense incendie et secours (SDIS) du Nord vaudois et le chef d’intervention des CFF se sont également déplacés sur les lieux. Malgré les soins qui lui ont été prodigués, la personne est décédée.

Tous les trains ont été impactés par cet accident de personne. © Michel Duperrex

Tous les trains ont été impactés par cet accident de personne. © Michel Duperrex

n collaborateur des CFF aidait les personnes à poursuivre leur trajet, via Neuchâtel et Fribourg, avec les trains régionaux. © Michel Duperrex

n collaborateur des CFF aidait les personnes à poursuivre leur trajet, via Neuchâtel et Fribourg, avec les trains régionaux. © Michel Duperrex

 Les passagers venant de Lausanne et Genève ont été invités à descendre à la hauteur des bâtiments postaux. © Michel Duperrex

Les passagers venant de Lausanne et Genève ont été invités à descendre à la hauteur des bâtiments postaux. © Michel Duperrex

 

 Les trains Intercity ont été supprimés jusqu’en début de soirée, une fois les opérations d’enquête achevées.  © Michel Duperrex

Les trains Intercity ont été supprimés jusqu’en début de soirée, une fois les opérations d’enquête achevées. © Michel Duperrex

 

 

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13 avr 2018

Le soleil est annoncé pour l’étape d’Yverdon du Tour de Romandie

Le parcours de l’épreuve du World Tour, qui se déroulera du 24 au 29 avril, a été présenté hier à La Marive. Le peloton rejoindra la Cité thermale le jeudi 26.

Ce n’est un secret pour personne que depuis de nombreuses années, le Tour de Romandie (TdR) se déroule essentiellement par des conditions météorologiques particulièrement pénibles, voire carrément hivernales. Par conséquent, hier, les organisateurs – le directeur Richard Chassot a même révélé avoir proposé sur le ton de la boutade à Thomas Bach de faire entrer son tour aux Jeux olympiques d’hiver – ont vu un signe en le magnifique soleil qui les a accueillis à Yverdon-les-Bains, à l’occasion de la conférence de presse de présentation de l’épreuve du World Tour.

Le peloton, qui s’élancera de Fribourg le 24 avril prochain lors du prologue, arrivera dans la Cité thermale deux jours plus tard (jeudi 26 avril), en fin de journée, après avoir quitté Delémont en début d’après-midi. Les cyclistes, qui auront délaissé le Jura via Sainte-Croix, passeront une première fois au centre-ville d’Yverdon, avant d’emprunter une petite boucle pour revenir franchir définitivement la ligne d’arrivée. «Il s’agira d’une étape pour les baroudeurs, capables de partir de loin, ou alors pour les sprinters, a prophétisé Richard Chassot. Dans tous les cas, le final se courra à haute vitesse.»

La sixième fois

En tant qu’hôte, le syndic Jean-Daniel Carrard n’a pas manqué de rappeler les cinq précédentes venues du TdR dans la capitale du Nord vaudois (1952, 1963, 1978, 2004 et 2009) afin de souligner l’intérêt porté à la petite reine: «L’année 2009 avait été particulière, car en plus de recevoir le Tour de Romandie, la ville avait également accueilli le Tour de Suisse et avait été traversée par le peloton du Tour de France.»

Les routes de l’édition 2018 du TdR seront parcourues par 19 équipes de sept coureurs – leur nombre a été diminué d’un élément par formation –, pour un peloton de 133 concurrents. Le maillot jaune de leader sera floqué du logo de la candidature de Sion 2026 pour les JO. Vainqueur l’an passé, Richie Porte (BMC) fera figure de favori. Richard Chassot voit l’Espagnol Marc Solet (Movistar) et le Slovène Primoz Roglic (Lotto NL Jumbo) comme principaux contradicteurs de l’Australien. Parmi les Suisses engagés, on retrouvera notamment Silvan Dillier et Mathias Frank (AG2R), Michael Albasini (Mitchelton-Scott) et, bien sûr, l’Urbigène Danilo Wyss (BMC).

Le tour se terminera le dimanche 29 à Genève, au cours d’une ultime étape qui traversera également le Nord vaudois, de La Praz à Orbe, puis notamment Suchy.

Le parcours 2018

 

Mardi 24 avril

Prologue à Fribourg, 4 km

Mercredi 25 avril

Etape 1, Fribourg – Delémont, 166 km

Jeudi 26 avril

Etape 2, Delémont – Yverdon, 174 km

Vendredi 27 avril

Contre-la-montre individuel en côte, Ollon – Villars-sur-Ollon, 10 km

Samedi 28 avril

Etape 4, Sion – Sion, 149 km (dénivelé de 3584 m)

Dimanche 29 avril

Etape 5, Mont-sur-Rolle – Genève, 182 km

Distance totale de 685,42 km pour 10 272 m de dénivelé.

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13 avr 2018

La capitale est prise dans un corset

La Cité thermale conforte sa position de deuxième ville du canton. Mais le développement, faute de terrains, pourrait être freiné.

Avec 30 208 habitants, Yverdon-les-Bains confirme sa position de deuxième ville du canton. A l’instar de la capitale régionale, la plupart des communes du district Jura-Nord vaudois ont vu leur population augmenter l’an dernier. La progression est sensiblement plus marquée dans celles qui, comme Chavornay, bénéficient d’une bonne desserte de transports publics. Les études prospectives concluent à une progression constante, plus ou moins marquée, jusqu’en 2030. Pour autant bien entendu que les capacités d’accueil existent.

Lenteurs procédurales

L’agglomération yverdonnoise, désignée par l’acronyme AggloY,  devrait accueillir quelque 11 000 habitants supplémentaires d’ici 2030. Et 8000 devraient s’établir dans la capitale régionale. Voilà pour les prévisions. Sont-elles réalisables?

L’an dernier, après avoir passé la barre symbolique des 30 000 habitants, la ville-centre en a conquis 208 de plus. Soit moins que par le passé. En effet, selon le syndic Jean-Daniel Carrard, quelque 800 nouveaux habitants se sont établis dans la commune certaines années.

Comment et où loger les futurs habitants? «Il est vrai que nous manquons de vrais plans de quartier du type Gare-Lac. A Coteau-Est – le plan de quartier est bloqué dans la phase de deuxième examen préalable – et aux Parties, il faut négocier la compensation des zones agricoles. Il y a des discussions, mais ce sont des procédures lentes et complexes», relève le syndic. Il ne jette pas la pierre au Service cantonal du développement territorial (SDT), avec lequel la collaboration est bonne, mais souligne les contraintes imposées par la nouvelle Loi fédérale sur l’aménagement du territoire (LAT). «C’est compliqué, voire très compliqué», affirme-t-il, relevant au passage le blocage d’un projet sur le territoire de Pomy, pourtant soutenu par la ville-centre, au nom de la solidarité d’agglomération.

Avec les oppositions enregistrées à Clendy-Dessus (nord-est de la ville), il ne reste, à court et moyen terme, que Gare-Lac pour «coller» aux perspectives. Car une fois les logements en construction au fond de la rue Haldimand mis sur le marché, les disponibilités se seront réduites comme peau de chagrin.

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13 avr 2018

Sur les traces d’un peintre fulgurant

Sainte-Croix – Le réalisateur Michel Rodde présentera son dernier film sur l’artiste expressionniste Oskar Kokoschka au Cinéma Royal, dimanche.


Michel Rodde affiche plus d’une vingtaine de fictions et de documentaires au compteur, qu’il a notamment réalisés pour la Télévision Suisse romande. © Carole Alkabes

On pourrait écouter le cinéaste franco-suisse Michel Rodde parler pendant des heures. Assis dans l’arrière-salle d’un café, l’homme est de passage dans la région pour présenter sa fiction intitulée «Kokoschka, œuvre-vie», qui met en lumière l’artiste autrichien qui a vécu sur les bords du Léman jusqu’à sa mort en 1980. Le film sera projeté dans la salle obscure du Cinéma Royal à Sainte Croix, dimanche à 18h.

Fasciné par le peintre expressionniste (lire encadré), Michel Rodde a décidé, il y a quinze ans déjà, d’y consacrer un film. «Je ne voulais pas réaliser un documentaire traditionnel sur son œuvre avec des historiens de l’art qui auraient expliqué pourquoi il avait peint tel ou tel tableau, explique l’enthousiaste réalisateur, qui vit actuellement à Arles (FR). Je voulais créer un film qui soit une véritable plongée dans l’univers de Kokoschka.» Cette fiction originale est ainsi composée d’images d’archives, d’œuvres et de photos. Deux voix s’expriment dans ce film, celle d’une narratrice – également actrice – et celle de Michel Rodde qui parle au nom du peintre.

«Sa vie et son œuvre sont indissociables. Kokoschka est allé puiser dans les abîmes de son existence pour comprendre qui il était. C’est à la fois un artiste fulgurant et un homme honnête. Il a toujours été fidèle à sa famille et à ses amis. En cela, il m’est proche», souligne Michel Rodde. Pour réaliser son film, le cinéaste et producteur s’est intéressé aux écrits et à la peinture de l’artiste. «C’était un peu le parcours du combattant pour lire ses textes en allemand», poursuit-il.

Cinq ans de réalisation

Pour créer sa fiction, cinq années ont été nécessaires à Michel Rodde. «Pour des raisons diverses et variées, je n’ai pas obtenu les financements espérés pour le tournage (ndlr: l’Office fédéral de la culture ne l’a pas soutenu dans ce projet). Il a fallu faire appel à d’autres mécènes et produire le film moi-même», révèle le réalisateur, qui sillonne actuellement les petites salles obscures pour présenter sa réalisation au public. «Kokoschka, œuvre et vie» est projeté en ce moment au Master of Art Festival, en Bulgarie. Quant aux Nord-Vaudois, ils pourront le découvrir dimanche en présence du réalisateur.

Un peintre qui a traversé un siècle tumultueux

Né dans l’empire austro-hongrois en 1886, Oskar Kokoschka a vécu à Vienne. Elève du peintre Gustav Klimt et soutenu par l’architecte Adolf Loos, il a évolué dans la vie culturelle bohême de l’époque avant de partir pour Berlin. «A la suite de sa rupture avec Alma Mahler (ndlr: la veuve du compositeur Gustav Mahler), Oskar Kokoschka a tenté de se suicider, révèle Michel Rodde. Il a ensuite exorcisé cet amour avec une poupée grandeur nature à l’effigie de sa bien-aimée.»

Durant la Première Guerre mondiale, le peintre expressionniste a été gravement blessé à la tête. Avec la montée du nazisme, il a été considéré comme un artiste «dégénéré». C’est à ce moment-là que les œuvres de Kokoschka sont devenues plus politiques. Il s’est alors exilé à Londres avec son épouse avant de s’installer à Villeneuve, sur les bords du Léman. Il est mort dans sa villa en 1980. Une exposition lui est consacrée au Musée Jenisch à Vevey.

Plus d’informations sur: www.oskar-kokoschka.ch

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12 avr 2018

«Numérobis» prêt à défier d’autres robots

Yverdon-les-Bains  –  Deux équipes nord-vaudoises s’affronteront, ce week-end, lors de la 21e Coupe suisse de robotique.


Yann Bussereau et Noémie Bonzon travailleront d’arrache-pied jusqu’à demain pour optimiser leurs robots: “Numérobis” et “Feudartifices”. © Michel Duperrex

De l’ingéniosité, du savoir-faire, une pointe d’astuce, un brin de fair-play et une bonne dose de motivation, telle est la recette du succès du concours de robotique SwissEurobot, qui aura lieu demain et samedi, sur le site du parc technologique et scientifique Y-Parc, à Yverdon-les-Bains. Et les deux équipes régionales de la Haute Ecole d’ingénierie et de gestion du Canton de Vaud (HEIG-VD) et du Centre professionnel du Nord vaudois (CPNV) n’en démordent pas: elles sont prêtes à aller jusqu’au bout de la compétition. «On passe presque tout notre temps libre sur ce projet, la nuit comme le jour», révèle Yann Bussereau, étudiant en microtechnique à la HEIG-VD.

Organisée chaque année depuis 1998, la Coupe suisse de robotique sélectionnera les trois meilleures équipes qui participeront ensuite à la finale européenne qui aura lieu lors du week-end de l’Ascension, en France. «Ce championnat réunit plusieurs écoles issues d’une vingtaine de pays ainsi que des clubs actifs dans le milieu entrepreneurial», souligne Pierre Dumusc, professeur spécialisé dans la conception microtechnique, qui soutient les neuf participants de la HEIG-VD.

Des milliers d’heures de travail

Au total, l’équipe de la HEIG-VD a investi plus de 2000 heures de travail pour réaliser deux robots intelligents et autonomes: «Numérobis» (en référence à «Astérix et Obélix: Mission Cléopâtre») et «Feudartifices».

«Comme chaque année, il y a toujours quelques imprévus, poursuit leur mentor. Hier soir (ndlr: mardi), trois moteurs se sont mis à fumer. On a dû vérifier si tout était bien branché et tester à nouveau les fonctionnalités. Il faut parfois compter plusieurs heures pour trouver certaines erreurs de logiciel. Et nous avons encore pas mal de travail devant nous pour que les deux robots soient opérationnels d’ici à vendredi.»

«C’est un véritable challenge ouvert à tous, renchérit Noémie Bonzon, la seule membre féminine de l’équipe et de sa volée. De plus, c’est une expérience humaine géniale.»

Durant la compétition, Numérobis et Feudartifices livreront un duel sans merci à d’autres robots en évitant toute confrontation directe sur une table en vinyle. Sur le thème «Construire la ville de demain», les appareils devront récolter huit balles en mousse en un temps record et les jeter dans un puits d’eau. Rendez-vous ce week-end pour assister à la finale suisse!

A la recherche d’un nom

De l’autre côté de la ville, quatre apprentis automaticiens du CPNV sont également à pied d’œuvre pour réaliser les dernières finitions des deux robots qu’ils présenteront lors du concours. «Comme toutes les équipes, la Team Auto travaille aussi la nuit afin d’être prête pour les qualifications de vendredi, confie leur enseignant André Lecoultre. Toutefois, l’équipe n’a pas encore attribué de nom à ses deux robots, elle les trouvera à la dernière minute.»

Depuis dix ans, le CPNV encourage ses apprentis à participer au concours. «Nous avons deux apprentis spécialisés dans la mécanique, le développement et la conception du projet et deux autres qui assurent la programmation», poursuit André Lecoultre.

Cette année, les apprentis ont été approchés par l’entreprise Beckhoff, située à Y-Parc, afin de collaborer étroitement avec elle.

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12 avr 2018

Soutien pour la filière locale du bois

Dans le canton de Vaud, environ 39% du territoire est constitué de forêts. Afin de promouvoir la filière régionale du bois, un programme quadriennal a été lancé en 2013, soutenu par plusieurs organisations régionales, dont l’Association pour le développement des activités économiques de la vallée de Joux (Adaev), et des organisations professionnelles. Les différentes entités ont signé une convention visant à offrir un appui, avec le soutien du Canton, aux entreprises vaudoises qui utilisent du bois local.

Un nouveau partenaire

Le programme pilote a pris fin l’année dernière, mais la démarche est prolongée avec l’arrivée d’un nouveau partenaire régional: l’Association pour le développement du Nord vaudois (ADNV). «La filière du bois subit une forte pression économique, nous voulons la consolider et aider à gérer les forêts de manière raisonnable», précise Christine Leu, responsable du développement régional à l’ADNV.

Même si un certificat atteste la provenance suisse du bois depuis 2010, la Nord-Vaudoise, également municipale à Grandson, estime que ce n’est pas suffisant: «C’est une filière assez morcelée, il faut favoriser les collaborations interentreprises et renforcer la diffusion des innovations dans le domaine.»

Pas seulement utile comme source d’énergie

Le bois est connu surtout pour son utilité comme source d’énergie, mais les organisations signataires de la convention veulent aussi mettre en avant son importance comme matériau de construction. «C’est une ressource qui ne sert pas uniquement à bâtir des chalets. Les normes de sécurité ont été adaptées et des structures plus modernes peuvent aujourd’hui être fabriquées.»

Stives Morand, président de l’Adaev et syndic du Chenit – qui occupe la quatrième place des communes suisses ayant la plus grande surface forestière – ne peut qu’approuver. En effet, pour construire le toit de l’Hôtel de Ville du Sentier, un bâtiment historique actuellement en pleine rénovation, le choix s’est posé sur du bois de la vallée de Joux. «La filière régionale nous a bien aidés pour ces travaux. Plus nombreux nous sommes autour de la table, mieux c’est», affirme le Combier.

Pour venir en aide aux collectivités publiques et aux entreprises privées, le Conseil d’Etat a décidé d’allouer, dès cette année, un montant de 840 000 francs, réparti sur quatre ans.

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12 avr 2018

Les trois saints des Lakers

Steeve, Gardner et Axel Louissaint ont été réunis pour la première fois sous le même maillot, à Vevey. La saison n’a pas été aussi paisible qu’escompté pour le trio yverdonnois.

«La première fois qu’on s’est retrouvés les trois ensemble sur le terrain, j’y ai fait attention, oui. Ce d’autant plus qu’il y avait nos parents juste en face.» Gardner, le rassembleur du trio des Louissaint, ne cache pas que le moment s’est avéré spécial, même si depuis il s’est répété à quasi chaque rencontre des Riviera Lakers. Réunis pour la première fois sous les mêmes couleurs, les trois frères yverdonnois ont vécu des moments forts. Ils n’ont toutefois guère pu profiter de faire les fous ensemble, puisque que la formation veveysanne n’a assuré son maintien que le week-end dernier, dans la salle des Pully Lausanne Foxes, grâce à son succès 77-57.

«On a réalisé une de nos meilleures prestations. Surtout, on a très bien défendu, notamment face aux étrangers de Lausanne, souligne Steeve, l’aîné, qui a passé plus d’une demi-heure sur le terrain samedi passé. Ça fait du bien de s’imposer ainsi, et encore plus dans un derby. On est chauds pour bien finir devant nos fans samedi. D’ailleurs, on offre dix billets aux joueurs de l’USY Basket pour la rencontre face à Winterthour. Les gars n’ont qu’à m’appeler.»

Ils s’attendaient à mieux

L’heure est à l’apaisement  dans les rangs veveysans, à une journée du terme d’une saison harrassante. En se retrouvant au bord du Léman, les Louissaint couvaient des objectifs élevés. La formation néo-promue espérait atteindre le top 6 ou 7 de la SB League. Mais l’équipe a certainement payé son manque d’expérience et est tombée dans «une spirale infernale» de 18 défaites consécutives, ne relevant la tête qu’en toute fin de championnat. Les Lakers ont aussi payé les nombreuses blessures, notamment au sein de son cinq majeur. Axel (adducteurs) et Steeve (poignet cassé) sont d’ailleurs passés par la case infirmerie.

Dans les moments pénibles, le trio s’est beaucoup soutenu, même si «c’est l’équipe qui compte». Le vestiaire a tenu bon, assurent les Nord-Vaudois, qui ont chacun profité de passablement de temps de jeu. «Ça a été une belle expérience d’être réunis les trois, mais on a beaucoup de regrets quant aux résultats, relève Gardner. Honnêtement, je m’attendais à ce qu’on casse tout, qu’on réalise quelques exploits. Ça aurait été une belle histoire.» Et son grand frère, habitué à jouer le haut du tableau, d’ajouter: «C’est la première fois que je ne participe pas aux playoffs. Ça fait bizarre de finir si tôt. On va tout faire pour ne pas revivre une telle saison.»

Un public en or

Un élément, et pas des moindres, a tout de même marqué positivement l’exercice et les esprits: le soutien populaire reçu. «Je n’avais jamais vu un tel public, alors que les choses allaient mal», lance Axel, très reconnaissant. Et Steeve de poursuivre: «C’est une des meilleures ambiances de Suisse. Qu’est-ce que ça aurait été si on avait obtenu plus de victoires? On a des supporters en or.» Et le club, qui dispose d’une structure efficace dans sa formation, dispose d’un «vrai potentiel», ajoute l’ex-international.

Pour la première fois tous dans le même vestiaire – Steeve et Gardner avaient déjà évolué ensemble une saison à Monthey –, les Yverdonnois ont appris à se connaître dans un contexte différent. «Je me suis surtout rendu compte que mes frères étaient très positifs, alors que les résultats étaient compliqués», relève Steeve, dans le costume du grand frère bienveillant.

 

Portrait de famille

Les Louissaint se suivent à intervalles réguliers: Steeve a fêté ses 30 ans, Gardner compte 26 printemps et Axel 22. L’aîné d’1m90, international durant de longues années, n’est pas que meneur – son poste – sur le terrain, mais également de la fratrie. «Il est notre exemple, notre guide», lancent les deux autres à propos du plus expérimenté des trois. Gardner (1m95, ailier) est pour sa part le sage. «On peut dire le philosophe et le rassembleur», ajoute Axel. Ce dernier (1m98, ailier shooteur) est le plus expressif du trio, «celui qui en veut le plus et a le plus à prouver», soutient Gardner, avant de conclure: «Et ses dunks sont impressionnants. Ils claquent!»

La fratrie ne sait pas encore quel maillot chacun portera dans quelques mois. Top scorer de la formation de la Riviera, Axel rêve encore de dénicher un contrat dans un championnat de première division européenne. Steeve, lui, se voit bien renouveler son bail à Vevey: «Je n’ai pas envie de rester sur une mauvaise note.» Tout reste ouvert.

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11 avr 2018

Nouvelle aventure, nouveau continent, nouvelles ambitions

Une année après s’être lancées à l’assaut du rallye Aïcha des Gazelles, Johana Beney et Déborah Gavin, de l’équipage 2 nanas et un 4×4, repartent pour un tour. Cette fois-ci, la destination se nomme l’Argentine et la compétition le Trophée Roses des Andes.

Aquelques heures de s’envoler pour l’Argentine, Johana Beney et Déborah Gavin ne se sont pas encore mises d’accord sur le compromis à adopter une fois le pied posé sur sol sud-américain. Les deux jeunes femmes sont partagées entre l’envie de profiter à fond d’un voyage à l’autre bout du monde, dans des paysages splendides, et celle d’obtenir le meilleur classement possible au Trophée Roses des Andes (une boucle d’un peu plus de 2000 km à parcourir en six jours, à l’aide d’un roadbook). «On n’oublie pas qu’on participe à ce genre de compétitions pour l’aventure humaine. Mais on n’est plus les petites nouvelles. On possède l’expérience du rallye Aïcha des Gazelles 2016. Les deux événements ont beau être très différents, on ne débarque pas autant dans l’inconnu qu’il y a deux ans», prévient Johana Beney.

Observer avant d’attaquer

En fait, si les deux Yverdonnoises ne se projettent encore qu’à moitié dans la course – qui débutera mardi prochain –, c’est qu’elles se connaissent trop bien: «On est du genre: Oh, un papillon! Si on s’enflamme, notre concentration peut vite voler en éclats.» Les jeunes femmes se risquent quand même à un pronostic: «On croit au top 15 (ndlr: sur 60 équipages). On a reçu pas mal de conseils. On sait que si l’on prend un trop bon départ, les autres filles vont avoir tendance à nous suivre. L’idée sera plutôt de se faire discrètes et d’observer au début, puis de monter en puissance.»

Le duo de 2 nanas et un 4×4 est désormais plutôt à l’aise avec l’environnement des rallyes raids féminins. A présent, les deux consœurs chassent les détails pour profiter de la meilleure expérience. «Le plus important était de changer de casques. Au Maroc, je pleurais tellement le mien me faisait souffrir», se souvient Déborah Gavin.

Les feuilles de coca sont prêtes

Résultat: 500 grammes de moins à porter sur les épaules et deux visages qui ont retrouvé un sourire complet. Il fallait bien ça avant d’attaquer un parcours dont l’altitude ne descend jamais en-dessous de 3500 mètres. «On a déjà prévu les feuilles de coca pour tenir le coup. Sans ça, il paraît que c’est mission impossible.»

L’expérience glanée par Johana Beney et son amie de longue date s’est surtout fait sentir lorsqu’il a fallu réunir le budget nécessaire à un nouveau départ. «Cette fois-ci, on ne pouvait pas se faire de la pub avec notre véhicule, sachant qu’on le loue et qu’il se trouve en Argentine. Reste que nos sponsors ont quasi tous accepté sans hésiter de nous soutenir à nouveau. Les repas de soutien et l’apéro de départ nous ont aussi permis de réunir pas mal de monde», se réjouit Déborah Gavin.

Les 22 000 francs nécessaires ont donc été amassés en tout juste neuf mois. «Avec le surplus, on aidera les différentes associations avec lesquelles on est liées, reprend Johana. On a déjà pu verser quelques centaines de francs. Le reste dépendra de la potentielle casse lors de la compétition. Une boîte de vitesses ou une roue peuvent vite coûter cher.»

Et alors, l’Argentine, dernier périple? «On ne s’est pas encore décidées. On sait qu’on en demande beaucoup à nos familles et nos proches. Devoir sortir le porte-monnaie à chacun de nos repas de soutien, ça va finir par les agacer», rigolent-elles, avant de reprendre, l’air un peu coupable: «On a entendu parler d’un rallye en Mongolie. L’Aventura Cup. Ça a quand même l’air vachement sympa.»

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