Les News de Nord Vaudois - janvier 2016

En collaboration avec le journal La Région.

26 avr 2018

L’irréductible Liliane Milliet cuisine encore et toujours

La tenancière de l’Auberge du Cheval Blanc fête ses 40 ans à la tête de son établissement, l’un des derniers bistrots traditionnels vaudois dans la région, et n’est pas près de s’arrêter.

Nous sommes en 2018, 40 ans après que Liliane Milliet a repris les rênes de l’Auberge du Cheval Blanc. Tous les cafés-restaurants historiques d’Yverdon-les-Bains et de ses alentours ont disparu petit à petit… Tous? Non! L’établissement basé aux Tuileries-de-Grandson résiste encore et toujours.

«Lilianix» la Nord-Vaudoise ne doit pas affronter des Romains, n’a pas à subir la voix épouvantable du barde Assurancetourix et n’a pas besoin de potion magique. Sa recette secrète? Sa passion! «Quand je me lève le matin, je suis contente. Le plaisir de pouvoir exercer ce travail est demeuré intact.»

Obélix est tombé dans la marmite du druide quand il était petit, Liliane Bolli – son nom de jeune fille – est tombée dans la casserole de la cuisine de l’Auberge du Cheval Blanc en 1978. Tout commence lorsque la Tessinoise d’origine, jeune diplômée en aide en pharmacie, qui habite alors à Chavannes-le-Chêne, quitte son mari et part avec ses quatre enfants en bas âge.

En 1977, alors qu’elle a 30 ans, elle décide de réorienter sa carrière professionnelle, en plus de sa vie privée. Pendant trois mois, elle jongle entre ses cours pratiques de cafetière à l’Hôtel de l’Ange, à Yverdon-les-Bains, son rôle de maman après ses journées de travail, et ses études, après s’être assurée que Marie-Claire, Dominique, Olivier et Patricia dormaient.

«Il y avait un garage à la place de cette cuisine»

Avec son diplôme de serveuse en poche, elle apprend par le biais de son assureur à Chavannes-le-Chêne, Marco Ansermier, que l’Auberge du Cheval Blanc est à reprendre. C’est le début d’une belle et longue aventure. «Quand je suis arrivée, il n’y avait pas de ventilation, une grande salle était à l’étage (ndlr: elle a été depuis remplacée par quatre chambres) et un garage se trouvait à la place de cette cuisine», précise-t-elle, démontrant ainsi l’étendue des travaux entrepris au fil des années.

Mais ce qui fait la force de l’établissement, au-delà de l’aspect matériel, c’est la convivialité et le sourire de Liliane qui contaminent d’entrée les clients. Même si des changements sont intervenus dans sa vie privée – elle est mariée depuis 23 ans avec Pierre-Alain Milliet –, le coup de foudre qu’elle a eu pour l’Auberge du Cheval Blanc ne s’est pas dissipé, et encore moins celui pour ses clients, devenus pour la plupart de bons amis.

De précieux contacts

D’ailleurs, le Grandsonnois Michel Cavalière, premier client de l’Auberge du Cheval Blanc, vient quasi quotidiennement rendre visite à Liliane Milliet, avec qui il partage volontiers un verre.

Si la tenancière ne devait retenir qu’un client parmi tous ceux qu’elle a rencontrés, c’est Pierre Gasser, qu’elle a connu bien avant qu’il ne devienne syndic. En 1982, elle s’est adressée au notaire, figure bien connue aujourd’hui encore à Grandson et au-delà, pour qu’elle puisse devenir propriétaire du bâtiment où siège son bistrot.

«Ce qui le caractérisait, c’était à la fois sa grande intelligence et son véritable amour pour les gens, se remémore Liliane Milliet. Quand il venait ici, il était souvent fatigué et on parlait longuement. Un jour, après une discussion, il m’a dit qu’il voulait écrire un livre sur moi, Mémoires d’une vieille cafetière, mais il est parti avant de pouvoir le faire», déplore, émue, celle qui a vu plusieurs de ses amis s’en aller souvent bien trop tôt.

Malgré la nostalgie, elle garde le regard tourné vers l’avenir et pense à la journée de lundi (lire ci-dessous). «Si Dieu me prête vie et santé, je serai toujours là. Quand je cuisine, je dis souvent que la viande ou les légumes sont cuits, mais nous pas encore!»

Une fête pour les 40 ans

Ce lundi, Liliane Milliet célébrera ses 40 ans en tant que tenancière de l’Auberge du Cheval Blanc avec un repas et une animation, pas uniquement réservés aux fidèles clients et amis de la Grandsonnoise, loin de là.

«Tout le monde est invité pour partager un dîner et passer une belle journée», annonce-t-elle. Au menu, du jambon à l’os avec des salades de pommes de terre et de haricots, offerts par la maison, raviront les papilles, et l’animation sera assurée par Philippe Befort.

Les personnes intéressées peuvent se rendre dès 11h à l’Auberge du Cheval Blanc, aux Tuileries-de-Grandson. Des bénévoles de Nez Rouge seront présents de 18h à 2h pour ramener les personnes qui ne se sentiraient pas en état de conduire.

 

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26 avr 2018

Un sprint est attendu à Yverdon

Le public se réunira dans le secteur de la patinoire, en cette fin d’après-midi, pour l’arrivée de la deuxième étape du Tour de Romandie.

Le peuple veut du spectacle? Il en aura aujourd’hui à Yverdon-les-Bains, quand tout un peloton dévalera la dernière ligne droite de la rue de l’Arsenal à 70 km/h pour franchir la ligne d’arrivée. «Les vrais sprinters sont comme des boxeurs poids lourds», a récemment déclaré «le gladiateur» Mario Cipollini, retraité du cyclisme depuis 2005 mais toujours aussi percutant à l’interview.

Cet après-midi, les Yverdonnois sont attendus en nombre dans le secteur de la patinoire pour le sprint attendu de la deuxième étape du Tour de Romandie. Celle qui emmènera le peloton de Delémont à la Cité thermale et sa rue de l’Arsenal parfaitement adaptée à une arrivée de masse. Les cyclistes passeront même deux fois sur la ligne d’arrivée: une première vers 16h30 – peut-être un peu plus tôt ou plus tard, selon l’allure de la course –, avant d’y revenir pour l’emballage final entre 17h10 et 17h30 environ (voir encadré consacré pour le parcours emprunté).

Place de fête

Tout le village d’arrivée du Tour sera installé dans le secteur pour l’occasion, avec écran géant pour suivre la course. Sur place, les spectacteurs pourront suivre le passage du «Petit Tour de Romandie» des jeunes, celui de la caravane du tour, puis celui des coureurs. Les curieux trouveront de quoi se restaurer – des foodtrucks sont prévus – et passer un bon moment dès 15h30 environ. A noter encore qu’un stand Agenda 21 et un autre de Pro Velo, avec un gymkhana à vélo auquel pourront s’exercer les enfants, seront tenus. La fête se poursuivra jusqu’aux environs de 19h. Les impressionnants camions des équipes seront stationnés au chemin des Bosquets. Tout les ingérdients habituels d’une arrivée réussie.

Dimanche dans le Nord vaudois

Le Tour de Romandie se terminera dimanche par l’ultime étape entre Mont-sur-Rolle et Genève. Une journée lors de laquelle le peloton traversera allègrement le Nord vaudois. Ainsi, des perturbations sont à attendre à La Praz – Juriens (11h25) – Romainmôtier – Croy – Bofflens – Agiez – Orbe – Mathod (11h43) – Ependes – Suchy – Corcelles/Chavornay – Vuarrens – Pailly – Oppens – La Tuilière – Bioley-Magnoux – Ogens.

Le trafic inverse à la course sera stoppé au fur et à mesure de l’avancée des coureurs. Les usagers sont instamment invités à faire preuve de prudence, à tenir compte des restrictions imposées et à se conformer à la signalisation mise en place tout comme aux ordres donnés par les services de sécurité (plantons et motocyclistes d’escorte).

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26 avr 2018

Appel pour une collection inestimable

Sainte-Croix  – Le projet de regroupement des musées avance, mais l’argent manque pour acquérir la collection du Musée Baud.

Lancé il y a un peu plus de deux ans, le projet de regroupement des trois musées du Balcon du Jura – le Centre international de la mécanique d’art (CIMA), le Musée des arts et des sciences (MAS) et le Musée Baud de L’Auberson – sur un site unique, celui du CIMA à Sainte-Croix, avance bon train. La seule incertitude concerne l’extraordinaire collection du Musée Baud, à L’Auberson.

En effet, les promoteurs du projet dans lequel la Commune de Sainte-Croix joue un rôle moteur bénéficient d’une convention d’exclusivité pour l’acquisition de la collection du Musée Baud de L’Auberson (lire encardé), détenu par des membres de la famille des fondateurs. Cet accord arrive à échéance à fin juin et, à ce stade, malgré les nombreux contacts établis, l’argent nécessaire à cette opération – quelque deux millions de francs – n’a pas pu être réuni.

La proximité de l’échéance a dopé les ardeurs des membres de la commission financière créée dans le cadre du projet de regroupement. Il a notamment été fait appel à des spécialistes du crowdfunding, un méthode très à la mode pour réunir un capital.

Le projet prévoit le regroupement des trois musées sur le site du CIMA, à Sainte-Croix. © Michel Duperrex

Le projet prévoit le regroupement des trois musées sur le site du CIMA, à Sainte-Croix. © Michel Duperrex

A l’heure actuelle, l’objectif n’a pas pu être atteint. «On a de la peine à trouver des fonds. Si vous connaissez un mécène, il faut nous le présenter», relève Franklin Thévenaz, qui n’en perd pas pour autant son humour ni son flegme très britannique. Le syndic sainte-crix n’envisage pas une seconde voir la collection Baud quitter le Balcon du Jura: «C’est notre patrimoine!»

Ce cri du cœur sonne comme un écho lointain à l’expatriation de la collection Reuge au Japon. Les Sainte-Crix ne voudraient sans doute pas revivre la même mésaventure.

Le problème principal réside dans le fait qu’il est impossible d’obtenir des fonds publics pour acquérir cette collection.

Par contre, en ce qui concerne le futur musée et la muséographie, l’appui du Canton et de la Loterie Romande est pratiquement acquis. Une priorité a d’ailleurs été mise sur le futur musée, dans le cadre d’un concours d’architecture.

Le site, celui du CIMA, au cœur de Sainte-Croix, non loin de la gare, s’est imposé tout naturellement dès le lancement du projet. La question à résoudre concerne les volumes nécessaires. Deux variantes sont envisagées: un réorganisation des volumes existants ou la construction d’un deuxième immeuble à l’arrière du musée existant. Dans les deux cas, la Commune est maître du jeu.


Soixante pièces du XVIIIe au XXe siècle

De vrais bijoux animés

La collection du Musée Baud, à L’Auberson, c’est un peu les bijoux de la couronne version boîtes à musique, automates, horloges et oiseaux chanteurs. Dans cet inventaire à la Prévert figurent des grands instruments de musique mécaniques, tous uniques, notamment un orgue de foire de 1900 et un orchestre composé de dix instruments. Les frères Baud ont ouvert le musée en 1955, activité conduite en parallèle aux travaux de restauration de pièces. Arlette Baud a repris le Musée en 1995, évitant ainsi la dispersion du patrimoine familial.

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25 avr 2018

Des photographies plus vraies que nature

L’artiste Mario Del Curto évoque les problématiques environnementales, armé de son appareil et d’une passion dévorante pour tout ce qui a trait aux végétaux.

Plusieurs petites photos sont éparpillées sur une grande table blanche. Assez vite, on remarque la thématique qui unit tous ces clichés: l’homme et son rapport avec le monde végétal.

Mais Mario Del Curto ajoute aussi une dimension scientifique à ses projets. «Ces clichés sont inclus dans mon livre sur l’Institut Vavilov», précise le programmateur artistique de la Ferme des Tilleuls – un centre culturel basé à Renens et inauguré l’année dernière –, en oubliant que le nom de ce centre de recherche agronomique est quasi inconnu au-delà des frontières russes.

«Pourtant, Vavilov est aussi important que Darwin pour les chercheurs qui étudient la génétique, affirme le photographe. C’était un génie, il a permis de créer une grande banque de données de semences, encore existante aujourd’hui.»

Mario Del Curto n’a pas fait d’études d’agronomie, ni même de biologie, mais il est très sensible aux questions environnementales depuis son plus jeune âge. «Je rêvais d’être paysan quand j’étais petit», avoue celui qui vit à Sergey.

En 2006, le Nord-Vaudois réfléchit à une exposition sur des jardins utopiques et en parle à son ami Patrick Gyger, l’ancien directeur de la Maison d’Ailleurs. Deux ans plus tard, le projet se concrétise. Peu de temps après, il visite la Réserve mondiale de semences du Svalbard, une chambre forte souterraine basée sur l’île norvégienne du Spitzberg. C’est le déclic, le triptyque humains-science-végétaux devient alors une évidence et une constante dans l’œuvre de Mario del Curto.

Après avoir sorti ce livre sur l’Institut Vavilov, qu’il a visité en 2010, Mario Del Curto peaufine actuellement «Voyage vers», un ouvrage qui mettra en valeur un travail photographique sur le thème du jardin, qu’il poursuit depuis cinq ans et qui l’a mené sur les routes des cinq continents.

Souvent défini comme un artiste, Mario Del Curto a aussi acquis de précieuses connaissances en agronomie et n’a pas hésité à s’intéresser au site zurichois d’Agroscope pour «Voyage vers».

Mais que pense justement cet amoureux des végétaux de la restructuration annoncée de ce centre national de compétence pour la recherche agricole? «C’est une catastrophe», commente-t-il, conscient qu’il ne peut faire avancer le débat qu’avec son appareil photo.

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25 avr 2018

«Les yodleurs vont envahir la ville»

La Fête romande des yodleurs aura lieu du 29 juin au 1er juillet. Le club Edelweiss de Sainte-Croix se prépare activement pour ce rendez-vous et évoque l’ampleur de ces manifestations monstres.

«C’est une fierté et un challenge! Mais l’inconnue, ce sera de savoir comment la population va réagir», confie Yvan Pahud, soliste au sein du club des yodleurs Edelweiss de Sainte-Croix. Sur le Balcon du Jura, les 24 chanteurs de la formation se préparent activement pour la Fête romande des yodleurs qui se tiendra du 29 juin au 1er juillet. Et, cette année, la manifestation aura une coloration particulière puisque celle-ci se déroulera à quelques encablures de chez eux, dans la Cité thermale.

«Je pense que les Yverdonnois vont être surpris. Les gens ne savent pas qu’il y a des clubs de yodleurs dans la région, les Suisses romands ne sont pas au courant de tout ça, confie Nicolas Mossu, qui dirige le chœur. Mais je pense que c’est nous qui sommes un peu spéciaux car ce n’est pas dans les mœurs par ici», poursuit-il en souriant.

Si la Suisse compte environ 800 clubs de yodleurs, une quarantaine seulement se trouve de ce côté-ci de la Sarine. Autant dire que les Romands sont moins habitués que leurs voisins suisses alémaniques à ces grands-messes musicales au cours desquelles les chanteurs prennent d’assaut une ville pour quelques jours. «Les yodleurs vont envahir Yverdon-les-Bains», assure Nicolas Mossu. Avec 40 ans de musique au compteur, les fêtes de yodleurs – qu’elles soient romandes ou fédérales – il connaît. «Après les concours, on chante dans tous les coins, toute la nuit», raconte-t-il.

La particularité de ce genre musical tient au fait que lorsque les chanteurs ne sont pas en répétition, ils n’ont besoin ni d’un directeur, ni de partitions. Ce qui favorise les regroupements spontanés de plusieurs clubs: «Bien souvent, on connaît les mêmes chants et on les interprète en chœur», souligne le directeur de l’Edelweiss.

Il n’est pas impossible que les habitants croisent des chanteurs éparpillés dans toute la ville, cet été, jusque dans les parcs publics. Lorsqu’il se rend à une fête, Nicolas Mossu raconte qu’il a renoncé à réserver un hôtel: «Ça ne vaut pas la peine de payer une chambre pour y dormir une ou deux heures», relève-t-il. Si bien que lorsque ses cordes vocales viennent à fatiguer et ses jambes à flancher, il récupère son sac de couchage et son petit matelas et trouve un endroit où s’installer. «Quand il fait beau, c’est dans un parc!» Comme lui, les yodleurs sont nombreux à piquer un petit roupillon un peu partout dans les villes hôtes.

Et qui sait, la fête romande d’Yverdon-les-Bains suscitera peut-être des vocations. «Ceux qui nous rejoignent sont bien souvent des gens qui nous écoutent», note Nicolas Mossu. Mais au fait, que faut-il pour yodler? «Il y a cette fameuse technique que l’on appelle le coup de glotte. Il faut passer de sa voix de gorge à sa voix de tête. C’est quelque chose que l’on a ou pas: il faut essayer!»

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25 avr 2018

«Mus» va enfin retrouver l’élite

La promotion de Xamax en Super League est actée. Mustafa Sejmenovic, qui avait fait quelques apparitions au plus haut niveau avec YS en 2005-2006, évoque la saison parfaite des Neuchâtelois.

Il lui aura fallu attendre 12 ans pour retrouver le plus haut niveau national. Mustafa Sejmenovic, alors jeune élément d’Yverdon Sport, avait disputé sa première saison de ce qui était autrefois la LNA lors de l’exercice 2005-2006. Cet été, celui qui est depuis plusieurs années un pilier de la défense de Neuchâtel Xamax, à 32 ans au compteur et avec une carrière de plus de 300 matches en Challenge League, retrouvera enfin l’élite qu’il mérite tant.

«A l’époque, j’étais tout jeune, se souvient l’Yverdonnois. La promotion avait été complètement différente, puisqu’avec YS, on avait dû attendre le dernier match pour connaître notre sort. Avec Xamax, cela fait déjà quelque temps que l’on est quasi certains d’être promus. Quoiqu’il en soit, je conserve de super souvenirs de ces moments avec mon club formateur.»

Constance

Les Xamaxiens, qui ont fait match nul 0-0 à Servette lundi, ont fêté la montée dimanche déjà, après la défaite de Schaffhouse contre Rapperswil. A six rondes de la fin du championnat, les «rouge et noir» comptent 21 points d’avance sur leurs dauphins. Un monde. «On a fait un truc incroyable, avec seulement deux défaites enregistrées en trente matches, reconnaît Mustafa Sejmenovic, qui possède encore une année de contrat avec Xamax. A présent, on veut bien terminer, gagner encore, se comporter en vrais champions.»

Déjà largement en tête à la pause hivernale, les footballeurs de la Maladière n’ont jamais connu de baisse de régime. Une constance qui a fait la différence. «A vrai dire, on n’a jamais connu deux résultats négatifs de suite, on n’est jamais passés à côté de deux rencontres consécutives, relève le défenseur central. Par conséquent, on n’a pas eu le temps de douter, même lorsqu’on s’est retrouvés face à des adversaires difficiles à jouer, ou quand il y avait pas mal de pression. Toujours rester dans une série positive nous a permis de réaliser cette super saison.»

Stabilité

Après avoir terminé 2es du championnat les deux années précédentes, les Neuchâtelois ont su attendre leur heure, misant sur la stabilité. L’effectif n’a subi que quelques retouches, alors que le noyau dur est demeuré intact. «Monter n’est vraiment pas évident: il n’y a qu’une seule formation qui y a parvient chaque année. Cette fois, les choses se sont déroulées dans la continuité et la promotion est presque naturelle», constate «Mus». Et le joueur habile des deux pieds de reprendre: «L’ambiance est excellente au sein du vestiaire. On a appris à souffir ensemble. La preuve: cette saison, on a souvent fait la différence en toute fin de match.» Ses coéquipiers et le Nord-Vaudois ont à présent un mois et cinq rencontres pour savourer, avant de commencer à préparer la saison prochaine. Celle du grand retour.

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24 avr 2018

Septante ans d’amour et de patience

Nord Vaudois – Antoinette et François Meystre ont fêté leurs noces de platine, samedi, en présence de leur famille et de leurs amis. L’occasion de se souvenir de quelques anecdotes.

«Regardez comme elle est belle ma femme sur cette image», souligne François Meystre, 96 ans, en feuilletant un album photo datant de 1968. «Et tu as vu comme tu avais de beaux cheveux foncés et ondulés», lance à son tour son épouse Antoinette, âgée de 92 ans. Ce couple yverdonnois a passé le week-end à évoquer des souvenirs et à parler du bon vieux temps entouré de sa famille et de ses amis. Et il en avait des choses à raconter, puisque cela fait septante ans que les deux amoureux se sont passé la bague au doigt.

Le destin les a réunis

Pourtant, il s’en est fallu de peu pour que les deux tourtereaux  n’échangent pas leur premier baiser. A l’époque de leur rencontre, François habitait Ogens et effectuait un apprentissage d’agent d’affaires à Moudon. Quant à madame, elle vivait à Saint-Cierges et se rendait en bicyclette à l’école à Thierrens. Les fêtes de village les avaient réunis une première fois, mais ils s’étaient séparés lorsqu’Antoinette était partie en Suisse alémanique. «On s’était perdus de vue, mais on s’est retrouvés dans le train lorsqu’elle rentrait de voyage (ndlr: elle avait dû revenir peu après son départ à cause d’un problème familial)», se souvient François Meystre. Et depuis, leur amour n’a fait que grandir jusqu’au jour où il lui a demandé sa main. «A cette époque, on ne faisait plus les demandes en mariage avec un genou à terre, explique Antoinette Meystre. Mais je me rappelle que mon père lui avait fait des recommandations bien précises…»

Les fiancés ont toutefois décidé d’attendre plus de quatre ans avant de se dire «oui» devant l’officier d’Etat civil. «Au départ, je ne voulais pas me marier parce que je voulais d’abord avoir quelque chose de sérieux, mon brevet», relève François Meystre, qui a eu une carrière de plus de 36 ans dans le Nord vaudois.

Leur décision signifiait aussi plus de quatre ans d’attente avant de pouvoir dormir ensemble. «Je me souviens qu’avant de se marier, on nous faisait lire le livre Le Chemin sur la hauteur (ndlr: il est aussi appelé le guide de la carrière féminine, écrit par Jean Hoppeler et publié en 1940)», évoque la retraitée.

Finalement, leur tendresse les a conduits à l’Hôtel de Ville.

Mais faute de moyens financiers, les jeunes mariés n’ont pas pu partir en voyage de noces. «Mon oncle nous a prêté son chalet au-dessus de Montreux durant une semaine. C’était bien, mais on s’ennuyait», confie l’Yverdonnoise. Le charmant duo s’est bien rattrapé par la suite, puisqu’il est souvent parti à l’aventure avec son club des marcheurs.

De la gentillesse à revendre

Antoinette et François Meystre ont célébré l’anniversaire de leur union samedi à La Petite Auberge à Bioley-Magnoux, entourés d’une trentaine de proches. © Michel Duperrex

Antoinette et François Meystre ont célébré l’anniversaire de leur union samedi à La Petite Auberge à Bioley-Magnoux, entourés d’une trentaine de proches. © Michel Duperrex

Aujourd’hui, le couple est resté très dynamique et a su cultiver son amour au fil des années. Les retraités partagent leur joie de vivre avec leurs deux fils – l’un est avocat à Genolier, l’autre, Alexandre Meystre, était vétérinaire aux Ducats à Orbe jusqu’au mois de janvier dernier –, avec quatre petits-enfants et deux arrière-petits-enfants. Quelle est la recette de leur bonheur? «Il faut avoir de la patience et savoir faire des compromis même si on n’a pas toujours le même point de vue», estime Antoinette Meystre. Les amoureux s’accordent toutefois à reconnaître leur chance de vivre un tel amour depuis toutes ces années et d’être en forme pour profiter pleinement de leur retraite. C’est pourquoi ils n’ont pas souhaité recevoir de cadeaux pour leurs noces de platine et ont préféré faire une cagnotte pour l’Association romande des familles d’enfants atteints d’un cancer.

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24 avr 2018

Vents contraires sur les éoliennes

Un citoyen a fondé un comité de résistance active contre le projet BavoisEole et inonde les boîtes aux lettres de tracts. Il accuse la Municipalité de ne pas dire toute la vérité sur ses intentions et celles des promoteurs.

Bavois n’échappe pas au mouvement d’opposition qui souffle sur les éoliennes. Alors que le village pourrait accueillir entre trois et cinq machines dans le cadre du projet BavoisEole S.A. (lire encadré), un citoyen a décidé de monter au front à grand renfort de tous-ménages. Et Gaëtan Mayor Oprescu n’y va pas avec le dos de la cuillère: emplacement supposé des éoliennes, impact sur la santé des habitants et sur l’environnement, potentielle dépréciation des valeurs immobilières, tout est passé en revue.

Pour asseoir son opposition, Gaëtan Mayor Oprescu a fondé le Crabe, acronyme de Comité de résistance active contre Bavois Eole. «Ce que je n’aime pas, c’est qu’on nous mente! Les autorités ne disent volontairement pas ce qu’elles savent!», lance-t-il. Selon lui, «les emplacements envisagés pour les éoliennes sont connus depuis belle lurette». Il se fonde sur le fait que les promoteurs du projet ont signé des conventions avec une vingtaine de propriétaires privés. Ce à quoi Thierry Salzmann, syndic de Bavois et membre du comité d’administration de BavoisEole S.A., répond qu’il n’y a en réalité aucune certitude sur les positions des machines, ni d’ailleurs sur leur nombre. Si des accords ont été paraphés, «c’est pour couvrir l’ensemble de la zone potentielle d’implantation. Les propriétaires concernés n’ont aucune assurance qu’ils auront une éolienne sur leur terrain mais si cela devait être le cas, ils sauront comment ils seront traités.»

«Projet émotionnel»

Concernant les impacts sur la santé et sur les valeurs immobilières, Gaëtan Mayor Oprescu et les autorités brandissent chacun des arguments et des études très différents. De même au chapitre des coûts à engager pour la collectivité: «Ce projet est budgeté à 25 ou 30 millions de francs, ce sont les citoyens qui vont devoir mettre la main à la poche», peste le fondateur du Crabe. Thierry Salzmann rétorque que rien n’est encore arrêté concernant la participation de la Commune et surtout que Bavois encaissera dans tous les cas – pour autant que le projet voie le jour – l’équivalent de quatre à sept points d’impôt en qualité de commune territoriale.

Si seul Gaëtan Mayor Oprescu apparaît à visage découvert, il assure être suivi par «une cinquantaine de personnes de Bavois et de la région du Coudray» qui souhaitent rester anonyme. Ce qui suscite quelques doutes chez le syndic, même s’il concède qu’il «n’a pas de preuve» pour affirmer qu’il n’y a pas d’autres contestataires. «S’il y a beaucoup d’antiéoliens, ils ne se sont pas vraiment fait entendre», note-t-il. L’édile ajoute qu’il s’attendait à des réactions un peu vives – «on le savait, c’est un projet émotionnel» – mais il déplore la nature des tracts du Crabe: «Qu’il y ait des gens opposés, je le conçois et je le respecte. Mais quand il y a des contre-vérités, c’est différent.»

 

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24 avr 2018

Djibril Cissé dans l’expectative

Annoncé partant par plusieurs médias électroniques, Djibril Cissé attend en fait une offre du président Mario Di Pietrantonio et de son comité. Il envisage toutes les possibilités, y compris de mettre fin à sa carrière.

«Demandez au président!» Alors que plusieurs médias l’annonçaient hier en partance pour Vicenza, qui évolue en troisième division italienne, Djibril Cissé était tout sauf catégorique: «Je suis sous contrat avec Yverdon Sport jusqu’en fin de saison. A ce stade, je n’ai eu aucune offre pour la suite. Tout reste ouvert, y compris la possibilité de mettre fin à ma carrière.»

C’est dire que rien n’est décidé. Il n’est pas exclu, en fonction de l’évolution de la situation ces prochains jours, que la collaboration avec Djibril Cissé soit poursuivie. Ce n’est un secret pour personne, le Français et sa famille se plaisent en Suisse, même si, à ses débuts, l’attaquant avait été surpris par «le prix de la baguette»!

Que penser alors du départ pour l’Italie annoncé par le site spécialisé sofoot.com? On relèvera simplement qu’il s’agit d’une simple hypothèse. Vicenza Calcio est en faillite et des acquéreurs français s’y intéressent. Evidemment, la venue de Cissé leur donnerait du crédit. Mais de là à convaincre le célèbre joueur de prendre ce risque…

Priorité à l’entraîneur

«La priorité, cette semaine, c’est de renouveler le contrat de l’entraîneur», relève Ludovic Herren, vice-président d’YS, en l’absence du président Mario Di Pietrantonio.

Une fois le contrat signé avec le coach – les négociations n’ont encore pas abouti –, le comité, dans lequel le directeur sportif Serge Duperret exerce une influence certaine, s’attaquera aux contrats des joueurs. Tous, à deux exceptions près, dont celle de l’arrière Adriano De Pierro, sont à renouveler… ou pas.

Et l’incertitude est montée d’un cran hier. Car le refus de délivrer une licence, en première instance, à Chiasso et à Stade Nyonnais (lire ci-contre) fait d’YS un promu en puissance en Challenge League.

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23 avr 2018

La réserve s’offre un balisage à la pointe

Cheyres – L’Association de la Grande Cariçaie a installé une nouvelle signalétique homogène pour mettre en valeur ses huit réserves naturelles.

L’ observateur qui admire la vue panoramique de la Grande Cariçaie aux alentours de Cheyres découvre avec intérêt et curiosité les nouveaux panneaux de l’une des réserves naturelles qui borde sur une quarantaine de kilomètres le lac de Neuchâtel. Cette signalétique des aires protégées – le coût des travaux s’élève à 10 000 francs pour la Grande Cariçaie – a récemment été implanté par l’Office fédéral de l’environnement (OFEV). «On s’est rendu compte que le système de balisage était très hétéroclite en Suisse et que cela pouvait générer de la confusion chez certains promeneurs, indique le biologiste Christophe Le Nédic, qui travaille depuis 27 ans au sein de l’Association de la Grande Cariçaie. Selon lui, près de 500 panneaux, de cinq types différents, seront installés d’ici deux à trois ans sur l’ensemble du territoire d’une surface totale de 3 000 hectares. Facilement reconnaissable grâce à une bordure verte foncée et un logo rouge en forme de croix, ce nouvel outil didactique confère une unité à ces lieux où on se laisse facilement transporté par le chant harmonieux des oiseaux.

Christophe Le Nédic et son équipe disposeront progressivement de quelque 500 panneaux sur tout le territoire de la Grande Cariçaie.

Christophe Le Nédic et son équipe disposeront progressivement de quelque 500 panneaux sur tout le territoire de la Grande Cariçaie. ©Carole Alkabes

En contrebas de la réserve, d’autres panneaux indiquent une plage isolée ou un petit observatoire d’où l’on peut observer une magnifique oie cendrée. «Ces panneaux sont à disposition du public et permettent de découvrir ce milieu naturel tout en respectant certaines règles de comportement afin de ne pas déranger la faune», précise le biologiste. C’est pourquoi, le promeneur veillera à rester sur les chemins balisés, à ne pas cueillir de fleurs et à attacher son chien.


Fauchage des prairies

Des travaux d’entretien sont réalisés chaque année, d’octobre à mars, pour faucher la roselière de la Grande Cariçaie. «Le plan d’eau est peu profond et a tendance à perdre son caractère aquatique», explique Christophe Le Nédic. Cette matière organique est ensuite compostée. Pour lutter contre le phénomène d’embroussaillement, les bosquets sont également décapés durant cette période. Une cure de jouvence nécessaire avant d’accueillir les promeneurs au printemps.

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