En collaboration avec le journal La Région.

15 fév 2018

Gruvatiez s’apprête à sortir de terre

La période du délai de recours étant échue depuis lundi, le chantier du vaste projet immobilier -il prévoit d’accueillir 1500 habitants- débutera dès ce printemps.

«C’est un grand soulagement pour la Commune, révèle, tout sourire, le syndic d’Orbe, Henri Germond. Le 19 décembre dernier, nous avions reçu le permis de construire pour le futur quartier de Gruvatiez, mais nous devions attendre le délai de recours.» L’édile de la Cité aux deux poissons craignait que deux oppositions ne soient déposées auprès de la Cour de droit administratif et public (CDAP) du Tribunal cantonal. «Nous avons dialogué avec les personnes concernées et avons répondu à leurs questions. L’une d’entre elles voulait déposer un recours, mais elle a finalement renoncé à payer la somme de 4000 francs», poursuit-il.

En ce qui concerne la planification du chantier, les travaux devraient débuter d’ici au mois d’avril prochain. «Nous devons démolir quelques hangars avant d’entamer la construction du projet, explique Robert Ischer, directeur général du groupe Orllati S.A., qui travaille depuis dix ans sur ce projet en partenariat avec les autorités communales.

Cette première étape du futur quartier prévoit 226 nouveaux logements pour un coût estimé à 150 millions de francs. Six immeubles seront construits et accueilleront un restaurant, une pharmacie et les deux géants du commerce de détail Migros et Denner. «Deux-tiers des logements seront destinés à la location et le reste sera vendu en PPE, le tout à des prix abordables», promet le directeur de l’entreprise. Par ailleurs, le projet comprend  un espace, d’une surface de 75 m2, qui sera mis à disposition de l’Association des habitants, afin d’animer le quartier.

Un projet durable

Gruvatiez est le premier quartier labelisé One Planet Living (OPL) de Suisse. Lancé en 2004 par le WWF, ce label vise à créer un réseau de villes durables, dont l’objectif consiste à réduire les émissions de gaz à effet de serre, favoriser la biodiversité et assurer la mixité sociale.

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15 fév 2018

Khaled Gourmi de retour à Yverdon Sport

L’ailier franco-algérien débarque au Stade municipal, au même titre que le milieu défensif lybien Djamal Bindi.

Yverdon Sport s’est attaché les services de Khaled Gourmi et de Djamal Bindi. Le Franco-Algérien, sélectionné à douze reprises avec l’équipe nationale d’Algérie, avait déjà porté les couleurs du club nord-vaudois entre 2008 et 2011, lorsqu’YS évoluait en Challenge League. L’ailier, également capable d’évoluer en numéro 10, a passé la première partie de saison à Alger, en première division. Bindi, pour sa part, se trouvait sans club depuis son départ de Gil Vicente, en D1 portugaise, l’été dernier. Milieu défensif imposant (1m88), il a notamment porté les couleurs de Braga et de Beira-Mar.

Développement dans notre édition papier de vendredi.

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15 fév 2018

La Cuisine du Parc met les petits plats dans les grands

Yverdon-les-Bains  –   La Fondation Petitmaître s’apprête à déménager ses activités culinaires dans un complexe flambant neuf. Un pas de géant pour cette entité à vocation sociale, puisqu’elle espère, ainsi, concocter environ mille repas pour les cantines de la ville d’ici à 2019.

Quatorze toques blanches s’affairaient, hier, dans la cuisine du Restaurant scolaire des Isles, à Yverdon-les-Bains, pour laver, émincer et blanchir des kilos de «porreaux», comme on dit dans nos contrées. Car aujourd’hui, le menu  proposé par la Cuisine du Parc, entreprise à but social de la Fondation Petitmaître (lire encadré), c’est: cordon bleu de poulet, quinoa à la tomate, et bien sûr, fondu de poireaux.

Une promesse de vente est sur le point d’être signée entre Pierre Gasser, promoteur du projet des Halles du Mujon, et la Fondation Petitmaître, représentée ici par Catherine Carp, secrétaire du conseil de fondation, Marc Berger, directeur, et Christian Weiler, président dudit conseil.

Une promesse de vente est sur le point d’être signée entre Pierre Gasser, promoteur du projet des Halles du Mujon, et la Fondation Petitmaître, représentée ici par Catherine Carp, secrétaire du conseil de fondation, Marc Berger, directeur, et Christian Weiler, président dudit conseil.©Carole Alkabes

Pour rassasier quelque 550 élèves nord-vaudois quotidiennement, cela demande une certaine organisation et, surtout, de l’anticipation. Et c’est justement en anticipant les demandes futures que la Fondation Petitmaître a décidé de se lancer dans un nouveau défi. «Nous sommes en étroite relation avec la Ville d’Yverdon-les-Bains qui va inaugurer le Collège des Rives en 2019, explique Marc Berger, directeur de la Fondation Petitmaître. Cela signifie potentiellement plus de repas à servir. Mais, aujourd’hui, nous sommes arrivés à la limite de production dans la cuisine des Isles. Alors, on s’est inquiété et on a commencé à chercher un projet.»

Les Halles du Mujon

Et ils ont trouvé une opportunité avec Pierre Gasser, directeur de Gasser Electricité et promoteur des futurs Halles du Mujon. «Il s’agit d’un complexe d’environ 2400 m2 au sol (ndlr: les modules sont sur deux étages), situé en face du Garage Toyota à la chaussée de Treycovagnes», relève-t-il.

Le projet global, chiffré à environ dix millions de francs, a déjà passé la phase de la mise à l’enquête, en 2016. Les travaux de construction devraient, ainsi, débuter dès la fin du mois. «Les dalles en préfabriqué devraient être posées début avril, précise Pierre Gasser. L’objectif est d’être hors d’eau avant les vacances d’été pour pouvoir terminer le chantier d’ici à la fin de l’année.»

La Fondation Petitmaître devrait déménager dans les Halles du Mujon d’ici à mars 2019. Sa nouvelle cuisine de 500 m2 occupera les deux modules tout à gauche du futur complexe de 2400 m2. Ce projet marque un nouveau départ pour la fondation qui espère, ainsi, évincer la concurrence autour des cantines scolaires.

La Fondation Petitmaître devrait déménager dans les Halles du Mujon d’ici à mars 2019. Sa nouvelle cuisine de 500 m2 occupera les deux modules tout à gauche du futur complexe de 2400 m2. Ce projet marque un nouveau départ pour la fondation qui espère, ainsi, évincer la concurrence autour des cantines scolaires. ©DR

La Fondation Petitmaître espère pouvoir s’y établir après les relâches de mars 2019.

Une cuisine à 4 millions

Cette «opportunité» représente une dépense totale d’environ quatre millions de francs pour la fondation yverdonnoise. Un investissement nécessaire, selon Marc Berger: «Nous n’avons aucun subside pour la Cuisine du Parc, nous devons nous autofinancer. Mais grâce à ce projet, il n’y aura pas d’autre cuisine, à Yverdon-les-Bains, capable de fournir près de mille repas par jour, avec différents menus.» En effet, avec une surface de 500 m2, la nouvelle cuisine promet d’être plus adaptée aux besoins des chefs. «Il nous manque de la place de stockage, explique Stéphane Vernier, responsable de la Cuisine du Parc. Aux Isles, nous avons seulement deux frigos, ce qui nous oblige à nous faire livrer presque tous les jours en produits frais, alors qu’avec ces halles, nous aurons près de la moitié de la surface au sol dédiée à cela.» «Cela ne signifie pas que l’on va faire du congelé, mais cela nous permettra de rationnaliser la production», renchérit Marc Berger, qui s’est fixé comme objectif la réalisation moyenne d’environ 900 repas par jour pour rentabiliser cet investissement.

Cette nouvelle halle servira aussi de quartier général pour la direction et l’administration de la fondation, ainsi que de  lieu d’accueil pour les activités du foyer et de ses structures comme le Matas du Parc, spécialisé dans les alternatives à la scolarité. Ainsi qu’une grande salle de conférence, qui pourra être louée aux sociétés locales. «Ce projet, c’est vraiment du win-win, car il y aura aussi une cafétéria pour permettre aux entreprises du complexe de venir se restaurer et aux jeunes de la fondation de s’entraîner à servir», conclut Pierre Gasser, qui cherche encore des locataires pour ses Halles du Mujon.

Et les vieilles marmites?

Actuellement, la Fondation Petitmaître concocte l’ensemble de ses repas dans la cuisine du Restaurant scolaire des Isles, qu’elle loue à la Commune d’Yverdon-les-Bains, mais elle utilise encore ses anciens locaux à la rue du Parc pour les préparations froides. Mais qu’en sera-t-il dès 2019? «Nous allons continuer à exploiter ces deux locaux. Les plats seront envoyés à la cuisine des Isles qui terminera la cuisson des aliments avant de les servir», précise Marc Berger.

 

Vingt ans d’expérience au service de la formation des jeunes

Madame Chocolat derrière les fourneaux

«Si vous voyez un carac au chocolat ou une mousse au chocolat, vous pouvez être sûre que c’est moi qui ai choisi le menu», lance, avec le sourire, Esmeralda De Arcos, apprentie en deuxième année à la Cuisine du Parc. D’ailleurs, mes collègues m’ont surnommée Madame Chocolat.» Cette jeune Grandsonnoise de 17 ans s’avère être la plus jeune à cuisiner pour la Fondation Petitmaître. Et elle risque d’aller loin, selon ses supérieurs: «Quand elle est arrivée, elle rencontrait des difficultés, mais après l’avoir écoutée et établi un programme adapté, Esmeralda est devenue l’une des meilleures de sa classe», confie Stéphane Vernier.

Esmeralda De Arcos, ou Madame Chocolat, est la plus jeune apprentie de la Cuisine du Parc. Mais sa détermination et sa passion font d’elle, une élève à haut potentiel, selon Eric Müller (à g.), responsable de la formation, et Stéphane Vernier, responsable du site.

Esmeralda De Arcos, ou Madame Chocolat, est la plus jeune apprentie de la Cuisine du Parc. Mais sa détermination et sa passion font d’elle, une élève à haut potentiel, selon Eric Müller (à g.), responsable de la formation, et Stéphane Vernier, responsable du site. ©Carole Alkabes

Et c’est bien cet encadrement socio-éducatif qui constitue la particularité de la Cuisine du Parc, et plus généralement de la Fondation Petitmaître. Une dizaine d’apprentis se relaient quotidiennement aux fourneaux des Isles, supervisés par quatre professionnels. «Ce n’est pas comme dans les autres collectivités, ici, comme on est assez, on peut prendre le temps de cadrer les jeunes et on peut se permettre de cuisiner dans les règles de l’art, ce qui veut dire que l’on fait tout à la main, même couper les légumes», témoigne Joël Kamber, responsable de production, qui a déjà travaillé dans les cuisines du CHUV, de l’Armée et dans un restaurant traditionnel. Et, pour lui, les règles de l’art, c’est aussi cuisiner avec des produits locaux et, si possible, bio.

 

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14 fév 2018

«Je n’aurais pas voulu d’autres parents»

Romainmôtier - Frédérique Drilhon von Arx a participé à la réalisation du film «Jusqu’au bout des rêves», qui retrace la vie passionnée et tumultueuse de ses parents et de leur combat pour rénover la Maison du Prieur. Rencontre.

L’auteur suisse Wilfried Meichtry a jeté son dévolu sur l’incroyable parcours de Katharina von Arx dans son nouveau film-documentaire «Jusqu’au bout des rêves» (lire encadré). Le réalisateur a passé près de sept ans à farfouiller dans la vie de cette famille qui s’est installée, en 1959, à la Maison du Prieur de Romainmôtier. Au point qu’il en est «presque» devenu un membre à part entière. La fille de la protagoniste, Frédérique, délivre sa version de l’histoire et sa relation avec sa maman, décédée en 2013, et son père qui l’a quittée quand elle n’avait que 18 ans.


Frédérique Drihlon von Arx reste admirative devant la force et la ténacité de ses parents, qui ont su se démarquer tout au long de leur vie. © Christelle Maillard

 

Comment ce projet de film sur votre maman a-t-il démarré?

Tout est parti d’une visite fortuite d’un des caméramen de Frenetic Films A.G. (ndlr: l’entreprise qui a réalisé le film) au tea-room de la Maison du Prieur. Ma mère y était souvent et n’hésitait pas à parler avec les gens qu’elle croisait de son travail pour rénover cet endroit et de toutes les histoires qui y sont liées. C’est ainsi qu’ils ont fait connaissance. Le caméraman a, ensuite, répété cela à Wilfried Meichtry.

Et qu’a-t-il pensé de ce récit?

Au départ, il n’y croyait pas, alors il est venu ici pour rencontrer ma maman et il s’est très vite enthousiasmé pour les histoires incroyables qu’elle racontait. Il faut dire qu’elle était une grande conteuse, très charismatique. Et elle savait transmettre sa passion pour la Maison du Prieur qu’elle a retapée durant des années (ndlr: de 1959 à 1989), à tel point qu’elle en est devenue l’âme. Le projet du film a débuté en 2011, quand le réalisateur s’est lancé à la recherche d’archives officielles et personnelles de notre famille.

Cela vous a-t-il gêné qu’il vienne mettre le nez dans votre passé?

Au début, j’avoue que j’étais réticente, car c’était notre vie privée qu’il voulait étaler dans un film et je craignais qu’il déforme notre histoire ou qu’il en fasse du sensationnalisme. Mais ma résistance est vite tombée quand j’ai vu avec quelle finesse et quel respect il racontait les choses. Aujourd’hui, il est devenu l’expert de la famille.

Qu’est-ce qui a particulièrement intéressé le cinéaste, selon vous?

C’est la relation passionnelle et tumultueuse entre mes parents. Comme ils étaient journalistes, ils ont sillonné le monde et ont vécu des moments insolites, mais, malgré les conflits, ils restaient très attachés l’un à l’autre. Ce lien a perduré tout au long de leur vie.

Aviez-vous conscience de cette complicité avant ce projet?

Oui, j’ai toujours eu une grande admiration et beaucoup de respect pour mes parents. Je me suis aussi beaucoup bagarrée avec eux parce qu’on avait fait de la liberté d’expression notre culture. Mais je sais aussi que, de l’extérieur, mes parents étaient perçus comme des gens bizarres, des monstres.

En avez-vous souffert? 

Non, et pour rien au monde j’aurais voulu d’autres parents.

Quel a été votre rôle dans le projet après le décès de votre mère? 

J’avais donné l’interview pour le film, mais je sais que Wilfried a dû réécrire tout le scénario. Je l’ai donc aidé en lui donnant des documents et en le mettant en contact avec d’autres membres de la famille.

Aujourd’hui, que pensez-vous du résultat du film?

Je trouve qu’il est très poétique et élégant. Physiquement, les acteurs ne ressemblent pas à mes parents, mais ce n’est pas grave car le plus important c’est qu’ils ont su retransmettre la complicité qui les liait. Il correspond très bien à ce que j’ai vécu avec mes parents, passionnés mais aussi tourmentés. Et je crois que ma mère l’aurait aimé.

«Jusqu’au bout des rêves» de Wilfried Meichtry

Katharina von Arx et Freddy Drilhon ambitionnent de rester cohérents avec eux-mêmes et de bâtir librement leur vie. Un amour passionnel les unit; elle devient célèbre en tant que reporter et dessinatrice, et lui comme photographe. Quand les deux s’installent, avec leur fille, à Romainmôtier pour faire du prieuré en ruines le nouveau centre de leur vie, la relation entre les deux est mise à rude épreuve.

Alors que Katharina met toute son énergie dans la restauration de l’impressionnante bâtisse, Freddy commence à se morfondre. Une grave crise éclate entre les deux et c’est la rupture. Mais l’amour qui les unit ne s’essouffle pas.

Dans ce documentaire-fiction, Sabine Timoteo, plusieurs fois récompensée par le Prix du cinéma suisse, et Christophe Sermet, acteur suisse installé en Belgique, font revivre les figures de Katharina von Arx et de Freddy Drilhon. «Jusqu’au bout des rêves» a été nommé pour le prix du public lors des Journées de Soleure. S’il n’a pas reçu ce titre, il a, en revanche, décroché le Prix Suisa 2017, récompensant la meilleure musique de film, au Festival de Locarno pour les compositions originales du Zurichois Balz Bachmann. (Com.)

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14 fév 2018

L’aventure tatare de deux Urbigènes

Lucie Amiguet et Mathis Chanthakesone défendront les couleurs suisses aux Championnats d’Europe M15, à Kazan.

C’est grâce au volant que Lucie Amiguet et Mathis Chanthakesone vont découvrir bientôt le Tatarstan. Le voyage sera long, mais il en vaudra la chandelle pour les deux badistes formés à Orbe. Ils ont été sélectionnés pour représenter la Suisse aux Championnats d’Europe M15, d’aujourd’hui à dimanche, à Kazan. Les visas sont prêts et le binôme sera accompagné dans son aventure -la première à ce niveau pour tous les deux- par Anthony Dumartheray, entraîneur national de la catégorie, ainsi que des M13.

Les deux talents régionaux sont en forme. Fin janvier, Lucie Amiguet a remporté un tournoi international à Bourges, en France. En double mixte, la vigoureuse joueuse d’Orny et son camarade de Mathod, 13 ans chacun, sont montés sur la troisième marche du podium du tournoi disputé dans l’Hexagone. Depuis, ils se préparent pour Kazan. «On se réjouit d’arriver en Russie, lance Lucie Amiguet, plus expansive que son camarade. C’est la première fois qu’on va véritablement se mesurer à tous les joueurs d’Europe, et pas seulement à une partie d’entre eux, comme c’est habituellement le cas lors des compétitions internationales que l’on dispute.»

Expérience utile

Il serait, par contre, trop présomptueux de fixer des objectifs chiffrés à atteindre pour le duo, qui tapera dans le volant tant en simple qu’en mixte à Kazan. Plutôt grand pour son âge, Mathis Chanthakesone fera parler son jeu offensif, parfaitement adapté à sa taille (1m76); rapide et dynamique, Lucie Amiguet comptera sur sa mobilité pour faire des étincelles.

Lucie Amiguet et Mathis Chanthakesone. © Michel Duperrex

Lucie Amiguet et Mathis Chanthakesone. © Michel Duperrex

«On ne part qu’avec deux éléments pour des questions de budget et, à la fois, de performances pures, souligne Anthony Dumartheray. Lucie et Mathis sont actuellement les meilleurs badistes du pays nés en 2004. A cet âge, il est, par contre, impossible de connaître le niveau de tous leurs adversaires. Pour nos deux représentants, il s’agira avant tout d’une belle expérience. Ce d’autant plus que les Championnats d’Europe élite par équipes se dérouleront dans le même temps et que, par conséquent, ils pourront voir les matches des meilleurs joueurs du continent.»

Du point de vue des entraîneurs des juniors de Swiss Badminton, le tournoi permettra de juger où en sont les joueurs helvétiques par rapport aux autres. «A la fois sur les plans technique et physique, ce qui servira à identifier les points à améliorer», poursuit le sélectionneur.

Dans les faits, au sein de la classe d’âge en question, sept des huit membres des cadres helvétiques sont Romands. «Cela s’équilibre dans d’autres années, tempère l’entraîneur national. Comme pour les clubs, cela fonctionne par vagues.»

Un club de champions

Le fait de trouver deux Urbigènes à un tel niveau ne relève pas du hasard. La formation au BC Orbe marche fort, avec six éléments qui font partie des cadres suisses et d’autres qui frappent à leur porte. Les deux jumeaux Hugo et Nolan Chanthakesone, 10 ans seulement, font déjà partie des effectifs M13. Julie -qui joue déjà en LNB avec Yverdon II- et Nicolas Franconville défendent aussi les couleurs nationales. «On est un groupe motivé, on se pousse», affirme, avec flegme, Mathis Chanthakesone, dont le père est d’origine laotienne.

Les talents de la Cité aux deux poissons sont entraînés par Pavel Uvarov, ancien joueur du BC Yverdon, entre autres. «C’est incroyable de constater que sur une petite centaine de membres au club à Orbe, six sont en équipe de Suisse», glisse-t-il avec fierté. Le Russe d’origine dirige également, associé à Anthony Dumartheray, les séances des bénéficiaires du programme sport-études instauré dans la Cité thermale. C’est dire si, en plus de produire d’excellents joueurs, la région peut compter sur un encadrement à la hauteur.

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14 fév 2018

Y avait-il des braqueurs sur les lieux?

Chavornay - Le convoyeur de fonds, qui prétendait avoir remis le contenu de son fourgon à des malfaiteurs, a été placé en garde à vue avant d’être libéré par la police lyonnaise, hier.

Rebondissements dans l’affaire du braquage qui a eu lieu jeudi dernier sur une aire de stationnement à la sortie d’autoroute de Chavornay (lire La Région Nord vaudois de lundi dernier). Après avoir été entendu par la Police cantonale vaudoise, samedi dernier, le convoyeur de fonds, qui avait remis le contenu de son fourgon à des malfaiteurs qui avaient, selon ses dires, kidnappé sa fille, a été placé en garde à vue par la police judiciaire de Lyon lundi, selon Le Parisien.

Même s’il refuse de préciser à quel moment le convoyeur de fonds, sa fille et son coéquipier ont été mis en garde à vue, le secrétariat de Marc Cimamonti, procureur au sein du Tribunal de grande instance de Lyon, confirme qu’ils ont été auditionnés, avant d’être libérés, hier après-midi.

Par ailleurs, les enquêteurs veulent vérifier la provenance d’une somme de quelque centaines de milliers de francs retrouvés au domicile de l’un des deux convoyeurs. Le collègue du père de la jeune fille kidnappée a assuré aux policiers qui l’interrogeaient que les braqueurs lui avaient laissé une partie du butin en guise de «préjudice moral». Ceci à l’insu de son coéquipier, selon nos confrères parisiens.

Un coup monté?

Le flou subsiste dans cette affaire. Y avait-il vraiment des braqueurs, ce jour-là à Chavornay? Si on en croit le témoignage d’une jeune femme qui confiait, vendredi dernier, avoir déposé sa collègue sur ce parking, le jour précédent à 19h45, soit au moment même du braquage, on peut douter de la présence réelle de malfaiteurs à cet endroit. Ce témoin avait en effet déclaré n’avoir «absolument rien remarqué». Questionné sur ce point, Jean-Christophe Sauterel, porte-parole de la Police cantonale vaudoise, déclare: «C’est justement ce que l’enquête en cours doit établir». En revanche, les forces de l’ordre ne souhaitent pas commenter la garde à vue du convoyeur de fonds, de sa fille et de son coéquipier, en France.

Contactée, Monica Leita Vermot, procureure chargée de l’affaire au sein du Ministère public de l’arrondissement du Nord vaudois, ne fait, elle non plus, aucune déclaration sur cette arrestation.

L’affaire Toni Muselin

Ce fait divers en rappelle en autre, celui du convoyeur de fonds Toni Muselin, qui avait  dérobé le contenu de son fourgon, à Lyon, le 5 novembre 2009. Condamné par les magistrats français, l’homme avait écopé d’une peine privative de liberté de cinq ans. Sur les 11,6 millions dérobés, 9,1 seulement avaient été récupérés. Le reste de l’argent demeure, à ce jour, introuvable. Le convoyeur de fonds a été libéré en 2013.

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13 fév 2018

Lausanne se dit prêt à accueillir le curling lors des JOJ 2020

A la suite du refus de Morges d’accueillir les épreuves de la discipline lors des Jeux olympiques de la Jeunesse 2020, la capitale vaudoise se positionne. La vallée de Joux pourrait également être candidate.

“Lausanne est le berceau de l’olympisme. Mais, pour l’instant, à part le hockey sur glace, quasi aucune épreuve des Jeux olympiques de la Jeunesse 2020 ne se dérouleront ici. C’est pour cette raison, notamment, qu’on souhaiterait accueillir les compétitions de curling dans deux ans.” Bertrand Dousse, président de l’Association lausannoise de curling, n’a pas perdu de temps. A peine une semaine après le refus de Morges d’organiser les épreuves de la discipline à l’occasion des prochains JOJ, la capitale vaudoise a pris le relais.

“On n’a pas officiellement déposé notre candidature, prévient Antoine Liaudet, joueur de l’équipe élite du Curling club Lausanne olympique, lieu de rendez-vous de nombreux Nord-Vaudois. Il ne nous manque que le soutien, principalement financier, des autorités cantonales pour nous lancer. Le projet est prêt depuis longtemps.”

Celui-ci comprend, notamment, la rénovation de la halle d’Ouchy, vieille de près d’un demi-siècle, qui accueillerait le tournoi. “En l’état, les pistes ne sont pas assez larges pour pouvoir prendre en charge un tel événement. L’idée est donc d’agrandir notre surface, pour satisfaire aux exigences de ce genre de compétition, ainsi que de construire des gradins”, poursuit le Lausannois.

Selon nos informations, la vallée de Joux se serait également mise à disposition pour recevoir les épreuves de la discipline. “A priori, notre principal concurrent sera Champéry, dont les infrastructures permettraient, sans aménagement, la prise en charge des compétitions”, note cependant Antoine Liaudet.

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13 fév 2018

Un conflit de travail s’enlise et dérape

Treycovagnes et Yverdon-les-Bains n Le syndicat UNIA et les ouvriers d’une entreprise d’électricité ont à nouveau manifesté. Avec une altercation à la clé.

Le conflit entre l’entreprise Electricité 2000, dont le siège est à Echallens, une partie de son personnel et le syndicat UNIA a connu un double rebondissement, hier. En effet, après une première manifestation le 29 janvier dernier à l’avenue de Grandson, à Yverdon-les-Bains (lire La Région Nord vaudois du 30 janvier), un accord semblait avoir été trouvé. Mais il n’a pas été respecté dans ses termes, et une nouvelle action a été menée, cette fois à Treycovagnes, sur le chantier d’un immeuble locatif situé dans la traversée du village.

Les personnes qui se rendaient à leur travail, hier matin, ont sans doute été surprises de voir des drapeaux rouges, à l’enseigne d’UNIA, agités à deux pas du centre du village. Une demi-douzaine d’ouvriers, accompagnés de deux secrétaires syndicaux, s’y étaient donné rendez-vous avant l’aube pour manifester contre l’entreprise Electricité 2000, à laquelle il est reproché de ne pas avoir respecté la convention collective de travail (CCT) du secteur de l’électricité.

D’une certaine manière, il s’agissait de la prolongation du mouvement lancé fin janvier.

L’accord non respecté

Ouvriers et syndicalistes ont manifesté hier matin devant un immeuble en construction à Treycovagnes.

Ouvriers et syndicalistes ont manifesté hier matin devant un immeuble en construction à Treycovagnes.©Raposo

Selon Lionel Roche, secrétaire à UNIA Vaud en charge du secteur, ouvriers et syndicat avaient mis fin à leur mouvement de fin janvier à la suite de la signature d’une convention avec la société incriminée.

Le patron de celle-ci, Andrea Barrile, avait accepté de payer quelque 85 000 francs d’arriérés en trois tranches, le premier versement, d’un montant de 30 000 francs, devant intervenir le 7 février. Mais à la date indiquée, l’entreprise n’a versé que 15 000 francs.

Le syndicat a réagi et les différents interlocuteurs se sont retrouvés vendredi dernier. Lors de cette rencontre, le patron d’Electricité 2000 était accompagné de Me Alexandre Reil, avocat à Lausanne.

Sous pression

Selon Lionel Roche, le montant figurant dans la convention passée fin janvier a, alors, été contesté. Par ailleurs, l’employeur s’est plaint d’avoir dû signer ce document sous la contrainte.

Le secrétaire syndical dit avoir proposé un rééchelonnement des versements, mais la partie adverse a opposé un refus. D’où le retour à la case départ et l’action menée hier matin à Treycovagnes.

Altercation suivie d’une plainte

Les manifestants ont quitté Treycovagnes en tout début d’après-midi, sans avoir obtenu un quelconque résultat. Ils se sont déplacés à l’avenue de Grandson, là où ils avaient mené leur première action à fin janvier. Les choses se sont un peu moins bien passées. Appelée par un représentant de la société propriétaire de l’immeuble, Police Nord vaudois est intervenue, ce qu’elle avait déjà fait, de manière spontanée, le matin à Treycovagnes. Mais après le départ des policiers, les choses ont dégénéré. Selon Laurent Tettamanti, le représentant du propriétaire des lieux, Cédric Leimer, qui n’est pas directement concerné, aurait proféré injures et menaces à l’égard des manifestants puis, en quittant l’immeuble, il aurait arrêté son véhicule et agressé le syndicaliste physiquement. «Il m’a craché à la figure et m’a donné un coup dans les parties», affirme Laurent Tettamanti. Il a déposé plainte peu après. Cédric Leimer conteste ces accusations: «Lorsque je suis sorti, j’étais accompagné de mon agent d’affaires. On était très près, mais ce monsieur, je ne l’ai pas touché!»

 

Convention – L’avocat d’Electricité 2000 demande juste le temps nécessaire aux vérifications

«La grève ne peut pas remplacer un tribunal»

S’il ne conteste pas que son client doit de l’argent aux collaborateurs, Me Alexandre Reil, conseil d’Electricité 2000, estime, en invoquant la doctrine, que la «grève est illicite lorsqu’il s’agit de faire respecter une convention collective». Et d’ajouter: «On ne peut pas faire grève pour toucher des arriérés de salaire.»

Au-delà de l’aspect purement juridique, la réalité est que l’employeur doit bel et bien quelques dizaines de milliers de francs aux collaborateurs, représentant des frais de repas, de temps de déplacement, et de déplacement proprement dit.

Selon l’avocat lausannois, l’employeur a soumis, fin décembre, un décompte aux employés concernés. Il n’a pas eu de nouvelles jusqu’au 22 janvier, date à laquelle un courriel lui est parvenu d’UNIA, exigeant plusieurs dizaines de milliers de francs. Electricité 2000 voulait faire le point avec sa fiduciaire et son agent d’affaires pour vérifier la réalité de ce montant. Un nouveau décompte, pour un montant de 85 000 francs, est arrivé du syndicat, puis la grève.

Me Reil soutient que la convention signée le 29 janvier par son client l’a été sous la contrainte. En date du 6 février, en son nom, il a invalidé la convention. Mais 15 000 francs ont été versés pour manifester de la bonne volonté. Lors des négociations de la semaine dernière, il a demandé un délai pour donner le temps à la société de vérifier les prétentions syndicales: «On voulait contrôler les décomptes. Nous avons aussi proposé un rééchelonnement, avec des versements de 10 000 francs par mois. Le syndicat a refusé.»

L’avocat considère désastreux qu’UNIA mette en péril l’entreprise et les emplois par son obstination. Et de tonner encore que «bloquer un chantier est un acte illicite».

 

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13 fév 2018

Les jeunes Yverdonnoises goûtent au podium suisse

Nina Rehacek (argent au triple saut M18) et Aurore Ortlieb (bronze à la hauteur M16) ont brillé à l’occasion des Championnats de Suisse jeunesse en salle.

En prenant la route pour Saint-Gall et les Championnats de Suisse jeunesse en salle, Nicolas Verraires avait noté sur son cahier les performances qu’il espérait voir les jeunes athlètes de l’Union sportive yverdonnoise accomplir. L’entraîneur du club de la Cité thermale a pu mettre un «vu» à côté de quasi toutes les disciplines auxquelles ses protégés -qui ont la plupart du temps atteint les finales escomptées et battu leurs records- étaient engagés. Un bon bilan magnifié par les médailles décrochées par Nina Rehacek, spécialiste du triple saut qui s’est parée d’argent en M18, et Aurore Ortlieb, bronzée au saut en hauteur M16.

La première nommée a fini fort son concours, avec un essai à 10m81. «Après deux derniers Championnats nationaux au cours desquels elle n’avait pas réalisé les performances escomptées, elle a cette fois parfaitement su gérer l’événement, en réussissant à rester dans le concours jusqu’au au bout, après deux premiers sauts pas très rassurants, se félicite Nicolas Verraires. Son évolution mentale est remarquable. Chapeau à elle!» Malgré son meilleur saut de sa saison, la Baulmérane est restée à bonne distance du titre suisse M18, empoché par la Saint-Galloise Corina Sieber (10m98 à son premier bond).

Engagée dans le même concours, Zoé Deriaz a, pour sa part, fini «chocolat». La jeune triple-sauteuse de l’USY a, avec un essai mesuré à 10m60, échoué à 9 centimètres du podium. Blessée à un psoas il y a trois semaine, elle n’a pas pu aborder la compétition dans les meilleures conditions, ce d’autant plus qu’elle était malade. «En pleine possession de ses moyens, je suis presque certain qu’elle aurait terminé avec une médaille autour du cou. Elle a joué de malchance», estime son entraîneur.

Du talent à revendre

Le second podium remporté par le club est à mettre au crédit de l’étonnante Aurore Ortlieb. Entraînée par Jean-Louis Ray, l’athlète, qui en est à sa première année M16, a battu sa marque personnelle pour décrocher le bronze de sa catégorie. Elle a franchi 1m58 à son deuxième essai, avant de toucher du talon -alors que tout le reste du corps était passé avec une certaine marge- une barre à 1m61, qui lui aurait valu le titre. «Elle est passée tout près de l’or», lâche Nicolas Verraires, qui loue surtout le talent de l’Yverdonnoise: «Il est encore prématuré de la catégoriser comme spécialiste de la hauteur. Avec ses qualités, elle sera forte dans plusieurs disciplines.»

En lice sur 60m et 60m haies en M18, Sophie Paroz a pris des 7e et 12e (4e de la finale B) places, améliorant son meilleur chrono sur les haies, avec un 9’’05. Du côté des garçons, Jordan Stoll (M16), disqualifié sur 60m après un mouvement de pied dans les starting blocks, s’est vengé sur le 60m haies, 8e en 9’’38 (PB). Finalement, William Santschy (M20), spécialiste de la hauteur, a concouru sur 60m pour ménager son dos. Il a pris le 7e rang de sa série en 7’’53 (PB).

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13 fév 2018

Un petit hamburger pour la route?

Le Restoroute, géré par Autogrill Suisse S.A., accueillera un Burger King d’ici au début du mois de mars. Un changement positif, d’après Jean-Marc Buchillier, directeur de l’Association pour le développement du Nord vaudois (ADNV).

Les automobolistes qui ont un petit creux et qui veulent faire une halte au Restoroute de Bavois pourront bientôt se sustenter avec des hamburgers, ainsi qu’avec les autres spécialités de la chaîne de restauration rapide Burger King.

«Le but est que le restaurant ouvre avant le début du Salon international de l’automobile de Genève (ndlr: le 8 mars prochain). Idéalement, l’ouverture se ferait le 28 février», annonce Guy Pernet, directeur des opérations d’Autogrill Suisse, société qui détient plusieurs restoroutes en Suisse, dont le bavoisan.

Le fast-food ne grignotera pas entièrement le restaurant panoramique déjà présent, d’après Guy Pernet: «Le Burger King raccourcira cette dernière surface, mais ne la fera pas disparaître. Nous devons nous adapter à la clientèle, et en même temps garder les habitués.»

Jean-Marc Buchillier, directeur de l’Association pour le développement du Nord vaudois (ADNV), voit l’implantation de ce géant des hamburgers d’un bon œil. «C’est une bonne activité complémentaire pour le restoroute. Cette nouvelle présence va inciter les visiteurs à s’y arrêter.»

«Le restoroute est en stagnation depuis quelques années et il a été très touché par l’abolition du taux plancher en 2015», affirme Guy Pernet, originaire de Mézières, qui a également d’autres projets en vue pour redynamiser les lieux. Une vingtaine de personnes seront engagées pour travailler au sein du nouveau Burger King.

Moderniser l’entrée

Après avoir actualisé la partie liée à la restauration, au sous-sol du bâtiment principal, Guy Pernet et Autogrill Suisse S.A. aimeraient s’attaquer au hall d’entrée.

«Nous voulons rendre cet endroit plus attractif. C’est assez vide pour l’instant.» Espace de coworking ou stands d’artisanat local, plusieurs projets sont envisagés pour attirer les visiteurs.

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