Les News de Nord Vaudois - novembre 2015

En collaboration avec le journal La Région.

29 jan 2018

Le triplé pour Tiffany Zali et Elfic

Basketball – SBL Cup féminine – Malgré l’absence de la Tapa- Sabllia, blessée aux genoux, la formation fribourgeoise s’est imposée en finale face à Troistorrents 77-63, hier à Montreux. Une troisième victoire en trois ans.

 

Trois SBL Cup en trois ans : personne n’arrête Elfic Fribourg ! ©Champi

Trois SBL Cup en trois ans : personne n’arrête Elfic Fribourg !

La finale féminine de la SBL Cup a mis aux prises le double tenant du titre, Elfic Fribourg, à Troistorrents, hier à Clarens. En Ligue nationale A, ces deux équipes trustent actuellement les deux premières places, avec un avantage de deux longueurs pour les Elfes. Leur seule confrontation jusqu’ici cette saison a cependant été remportée par les Valaisannes, à domicile. Les coéquipières de la Tapa-Sabllia Tiffany Zali, blessée, connaissaient donc la valeur de l’opposition dans leur quête d’un nouveau trophée.

Vainqueurs finales par 77-63, les Fribourgeoises ont ainsi conservé leur bien pour la deuxième année consécutive. Mais pour Tiffany Zali, il s’agissait là d’un nouveau couronnement mâtiné tout de même d’un regret : celui de n’avoir pas été actrice de la fête : «La SBL Cup n’a pas l’air de me réussir. Une commotion en 2017 et ces problèmes aux genoux cette année… J’espère mettre fin à cette malchance la saison prochaine.» Absente des terrains depuis début décembre dernier, la jeune et talentueuse joueuse d’Yvonand décidera tout prochainement si elle choisit de se faire opérer.

Et comment a-t-elle vécu le match de sa formation ? «J’étais très stressée au début car, depuis le banc, on a le temps de se poser beaucoup de questions.» Avant de rendre un hommage appuyé à ses coéquipières après ce nouveau sacre : «Elles ont joué en véritable équipe et se sont montrées très solidaires en défense. Elles ont fait plaisir à regarder.»

Tiffany Zali (au centre) a observé le sacre de ses coéquipières depuis le banc. ©Champi

Tiffany Zali (au centre) a observé le sacre de ses coéquipières depuis le banc.

Tiffany Zali se sent d’ailleurs comme chez elle au sein des Elfes, «un club avec une belle ambiance, tant sur que hors des terrains». Et la venue, cette saison, de la superstar belge Noémie Mayombo a donné une dimension supplémentaire au groupe. La Tapa-Sabllia ne tarit d’ailleurs pas d’éloges à propos de sa nouvelle coéquipière, internationale dans son pays : «Noémie est une vraie lionne sur le terrain. Elle ne lâche jamais rien et, clairement, elle est un exemple pour moi. J’aimerais pouvoir arriver à son niveau.»

La Nord-Vaudoise espère être de retour sur les terrains en avril, afin d’aider sa formation à glaner les deux trophées encore en jeu, le championnat et la Coupe de Suisse.

La course contre la montre est lancée pour elle.

 

Elfic Fribourg – Troistorrents 77-63 (23-18 19-9 17-23 18-13)

 
Elfic : Mayombo (32), Fora (10), Delaquis (5), Dyer (10), Giroud (16); Dihigo Bravo (4). Coach : Laurent Plassard. 25/48 à 2 points, 4/11 à 3 points, 15/18 aux lancers francs, 14 fautes d’équipe commises.

Troistorrents : Fogg (18), Ruga, Mauler (2), Hajdune Csaszar (5), Tolusso (8); Clément (2), Halejian (21), Constantin (7), Garcia, Schmidiger, D’Antonio. Coach : Antoine Mantey. 13/27 à 2 pts, 9/19 à 3pts, 10/17 aux lancers francs, 19 fautes d’équipe commises. Sortie pour cinq fautes : Tolussso (40e).

Notes : Salle du Pierrier, Clarens/Montreux, 1200 spectateurs. Arbitrage de MM. Tagliabue et Oberson.

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26 jan 2018

Sécurité renforcée autour de la gare

Yverdon-les-Bains – La Police des transports et Police Nord vaudois ont signé, hier, une convention de collaboration, afin d’intensifier la sécurité autour de la gare de la Cité thermale. Elle entrera en vigueur le 1er avril.

Pascal Pittet (au centre), commandant de Police Nord vaudois, a signé la convention, entouré de Valérie Jaggi Wepf, municipale, et Jean-Daniel Carrard, syndic. ©Michel Duperrex

Pascal Pittet (au centre), commandant de Police Nord vaudois, a signé la convention, entouré de Valérie Jaggi Wepf, municipale, et Jean-Daniel Carrard, syndic.

Les policiers des transports, qui assurent la sécurité sur les quais de la gare d’Yverdon-les-Bains, pourront, dès le 1er avril prochain, œuvrer sur un plus large périmètre. Ils ont signé, hier, une convention visant à consolider les synergies avec Police Nord vaudois. Cette action mixte est une première en Suisse romande (lire encadré ci-dessous).

«Nous travaillons déjà en étroite collaboration en matière de prévention, de dissuasion et de répression, mais jusqu’à présent nous étions plus confinés sur le territoire de la gare. Désormais, nous optimiserons notre capacité d’action de manière plus étendue (ndlr : ils pourront se déplacer jusqu’à la rue des Remparts)», confie Michel Willy, capitaine de la Police des transports. Cette dernière et Police Nord vaudois pourront aussi plus facilement échanger des informations.

Selon la convention, la police ferroviaire peut, ainsi, gérer les dénonciations au règlement général de police, les infractions à la loi sur les armes ou encore la détention et la consommation de stupéfiants. «Avec les problèmes de drogue auxquels la Ville est confrontée, nous devons renforcer le sentiment de sécurité des voyageurs, des commerçants et de la population», indique Valérie Jaggi Wepf, municipale yverdonnoise en charge du dicastère de la sécurité, qui se veut tout de même rassurante. En effet, selon une enquête menée par Raphaël Cavin, chef de la division opérationnelle de Police Nord vaudois, le sentiment d’insécurité a évolué dans le sens positif, depuis la mise en place d’une opération dissuasive contre le trafic de produits stupéfiants (lire La Région Nord vaudois du 5 juillet 2017).

 

Nœud ferroviaire futur

 

La convention de collaboration permettra de renforcer la sécurité de la gare sur un périmètre plus large. ©Michel Duperrex

La convention de collaboration permettra de renforcer la sécurité de la gare sur un périmètre plus large.

La gare de la Cité thermale verra augmenter, dans un avenir proche, le nombre de passagers entre les axes Lausanne, Neuchâtel et Fribourg. «En vue de ce développement, nous souhaitons anticiper les synergies entre les deux corps de police», indique la municipale.

Pour rappel, cette collaboration avait débuté en juin 2016 déjà, par la création d’un poste commun dans le bâtiment de la gare. Par ailleurs, six agents de Police Nord vaudois patrouillent quotidiennement dans ce secteur.

 

Première commune

 

La Police des transports compte environ 250 agents répartis sur tout le territoire suisse, dont une cinquantaine sont basés en Suisse romande.

Selon les CFF, d’autres conventions sont en cours de préparation avec d’autres cantons, afin d’intensifier la collaboration et les délégations de compétences sur le terrain.

«Des conventions de ce type existent déjà avec les cantons de Neuchâtel, Genève et Vaud, mais Yverdon-les-Bains est la première commune à signer un tel partenariat», précise Michel Willy, capitaine de la Police des transports.

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26 jan 2018

Kévin et Olivier à l’affiche de la police

Nord vaudois – La nouvelle campagne de recrutement de la Police cantonale a placé sur le devant de la scène deux gendarmes de la région. Rencontre.

Kévin et Olivier ont prêté leur visage pour la campagne de recrutement de la Police cantonale 2018. ©Michel Duperrex

Kévin et Olivier ont prêté leur visage pour la campagne de recrutement de la Police cantonale 2018.

Des photos sur les réseaux sociaux, des petits clips diffusés dans les bus, des publicités placardées dans toutes les villes : on les voit partout. Ils s’appellent Julien, Olivier et Kévin, et depuis le 8 janvier dernier, ils sont devenus le visage de la Police cantonale. Parmi ces trois ambassadeurs de la nouvelle campagne de recrutement, deux sont affectés au Nord vaudois : Olivier et Kévin.

Si le premier a déjà vu son image affichée sur tout le territoire en 2017, pour le second, âgé de 29 ans, c’est une aventure inédite qui débute. «Ce qui m’a poussé à devenir un ambassadeur, c’est l’envie de montrer aux gens les interventions qui font mon quotidien et que le gens ignorent», explique le jeune gendarme, en service depuis trois ans. «C’est vrai que dans notre métier, il y a un côté cowboy, mais il n’y a pas que ça. Par exemple, durant la précédente campagne, j’avais posté des photos de moi en train de scanner la puce d’un chien perdu. Plusieurs personnes étaient étonnées que cela fasse partie de notre travail, renchérit son collègue Olivier, âgé de 37 ans. Et c’est pour ce genre de mission, pour le service à la population, que je me suis engagé, et non pas pour les arrestations uniquement.»

 

Liberté de parler

 

Kévin a déjà posté une photo sur Instagram, où on le voit en train d’aider un conducteur en panne sur une autoroute. ©Police cantonale vaudoise

Kévin a déjà posté une photo sur Instagram, où on le voit en train d’aider un conducteur en panne sur une autoroute.

Depuis le début de la campagne, trois clips vidéo -un pour présenter chaque ambassadeur- et une photo ont été publiés sur Instagram. «On ne cherche pas à publier tant de vidéos par semaine», justifie Olivier. «Nous sommes des gendarmes comme tous les autres, à la différence près que nous prenons des photos durant nos interventions, raconte son collègue. C’est spontané et, pour la plupart, sans mise en scène.»

Mais on le sait, un tel métier attise la curiosité, parce qu’il est entouré d’une part de mystère. Ces campagnes de recrutement permettent donc d’entrouvrir une porte qui, d’ordinaire, est fermée à double tour.

«C’est pour cela que, lorsque nous postons des photos de l’équipe en train de manger ensemble ou durant notre briefing matinal, cela étonne les gens», commente le gendarme de 37 ans. Il assure, par ailleurs, n’avoir reçu aucune ligne de conduite. «Cela ne me dérange pas de me mettre en avant, parce que je l’ai voulu et que j’ai quand même le sentiment de contrôler mon image.» Pourtant, dans la pratique, ce n’est pas lui directement qui diffuse les images, mais bien le service de communication de la Police cantonale vaudoise.

 

Un beau trio masculin

 

Est-ce un hasard que les ambassadeurs soient tous des jeunes au physique agréable ? «C’est vrai que ça surprend les gens, parce que, l’an dernier, ceux que je rencontrais pensaient que j’étais un mannequin et pas un gendarme, témoigne Olivier. Mais non, nous sommes des policiers comme les autres et, surtout, c’est nous qui avons demandé à devenir ambassadeur.» «Je n’y avais pas pensé, mais j’ai été surpris de n’avoir que des retours positifs», renchérit Kévin.

La porte-parole Olivia Cutruzzola a tenu à préciser qu’il n’y avait «aucun casting». Les ambassadeurs font part de leur intérêt et, après un préavis positif de leur hiérarchie, ils peuvent débuter la fonction.

Vous pouvez donc suivre Kévin et Olivier sur la page Instagram de la Police cantonale vaudoise.

 

Le mot pour convaincre

 
Fiers de leur métier, Olivier et Kévin sont désormais réquisitionnés non seulement pour poster des vidéos et des photos sur les réseaux sociaux, mais aussi pour conseiller et encourager les potentielles recrues. Alors nous leur avons demandé ce qu’ils diraient à une personne qui semble s’intéresser au métier :

«Arrête d’hésiter et postule !, répond Kévin du tac au tac. Mais parles-en à ton entourage, parce que les horaires ne sont pas toujours faciles et ça change le mode de vie.» «Si tu as l’envie, on a déjà un point en commun. Et si j’y suis arrivé, tu le peux aussi. Alors vas-y, fonce !», confie, quant à lui, Olivier.

 

Le képi vaudois à la portée de tous ?

 

L’enjeu de la campagne de recrutement de la Police cantonale vaudoise est de promouvoir le métier et d’attirer de nouveaux aspirants qui débuteront l’école en mars 2019. «Le nombre d’aspirants n’est pas encore définitivement arrêté, mais cela devrait concerner une trentaine de gendarmes et une dizaine d’inspecteurs de la Police de sûreté», relève Olivia Cutruzzola, porte-parole de la Police cantonale vaudoise, qui précise que les dossiers sont à envoyer jusqu’au 9 février prochain.

Deux soirées de sensibilisation et de préparation aux épreuves de français auront lieu les 8 février et 1er mars, à La Blécherette, à Lausanne. «Pour la première journée de recrutement, il y a trois examens : français, sport et psychotechnique. Mais c’est au test de français que la plupart des candidats pèchent, parce qu’il est difficile de le réussir sans s’y être préparé», constate Olivier, qui est également policier recruteur. A noter qu’environ un tiers des candidats échouent à cette première session. Trois soirées de test de condition physique seront prévues demain et les mardis 6 et 20 février prochain.

Informations sur www.police.ch.

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26 jan 2018

Mesurer le chemin à parcourir

Football – Promotion League – Yverdon Sport s’est logiquement incliné face à Neuchâtel Xamax (5-1) pour son premier match de l’année, mercredi à la Maladière.

Yverdon Sport a disputé son premier match de l’année. ©Michel Duperrex

Yverdon Sport a disputé son premier match de l’année.

Trois buts concédés en moins d’une demi-heure, un score final de 5-1 : Yverdon Sport n’a rien pu faire face à Neuchâtel Xamax lors du premier match amical que l’actuel 3e de Promotion League disputait. Et ce constat n’a absolument rien d’infamant. Le leader incontesté de Challenge League possède trois bonnes semaines de préparation dans les jambes, contre à peine plus d’une aux Yverdonnois. «Je connais bien Michel Decastel, l’entraîneur de Xamax. C’est sympa de sa part d’avoir accepté de jouer contre nous. L’idée, en affrontant un adversaire aussi prestigieux pour commencer l’année, c’est de mesurer le chemin qu’on a à parcourir en direction de nos objectifs», expliquait Anthony Braizat.

Le coach a profité de l’occasion pour dévoiler les quelques nouveautés de l’effectif yverdonnois. Ainsi, les juniors Théo Rochat, Tristan Chavanne et Yohan Pitton ont chacun eu droit à leur mi-temps (la deuxième). Le dernier nommé, qui fêtera ses 17 ans ce week-end, a d’ailleurs laissé une bonne impression sur la pelouse de la Maladière, démontrant par son envie la fierté qu’il avait à se frotter à des joueurs de Ligue nationale.

 

Matukondolo, à suivre

 

Elément le plus utilisé côté yverdonnois (à l’exception du dernier rempart Dany Da Silva), Kein Matukondolo a également été le joueur à l’essai le plus en vue. Le latéral (il a évolué à droite avant le thé, à gauche ensuite) a témoigné de belles qualités offensives. «C’est ce qu’on demande désormais systématiquement aux joueurs de couloir», appuyait-il. Et c’est sans doute ce qui a tapé dans l’oeil des dirigeants et techniciens d’YS. L’action la plus dangereuse du match pour les Nord-Vaudois, hormis la magnifique réussite de David Marazzi (79e), a d’ailleurs découlé d’un centre puissant et parfaitement brossé du Franco-Congolais, qui a atterri sur la tête de Djibril Cissé et contraint Laurent Walthert, le gardien neuchâtelois, à une toute grande parade.

Et si celui qui a été formé à Sedan et Troyes est apparu un peu plus en jambes que ses camarades, ce n’est pas un hasard : «J’appartiens à l’AS Beauvais Oise, avec qui je m’entraînais avant de rejoindre Yverdon, lundi. Pour l’instant, je suis à l’essai, mais j’espère vraiment pouvoir poursuivre l’aventure ici.»

Il faudra revoir à l’œuvre Edwing Malpon et Thomas Lenzini, apparus un peu moins à l’aise, avant d’avancer un avis plus précis. Reste que le caractère et la hargne du second cité pourraient constituer de précieux atouts pour un groupe qui en a parfois manqué.

A noter encore que, si le capitaine Florian Gudit a effectué son retour au jeu, François Marque n’a pas foulé la pelouse mercredi. Le Français, qui revient de blessure, n’est pas encore tout à fait au point physiquement.

 

Yverdon à Aarau, Bavois contre Echallens

 

Yverdon Sport a décidé de débuter sa préparation face à des équipes qui lui sont supérieures. Après Xamax, les hommes d’Anthony Braizat se rendent à Aarau (Challenge League), demain. Coup d’envoi à 16h.

De son côté, Bavois se frottera à Echallens sur le synthétique de Marcy, à Saint-Prex. Début de la rencontre à 14h45.

 

Neuchâtel Xamax – Yverdon Sport 5-1 (3-0)

 

Buts : 17e Corbaz 1-0 ; 24e Tréand 2-0 ; 28e Djuric 3-0 ; 73e Nimani 4-0 ; 75e Delley 5-0 ; 79e Marazzi 5-1.

Xamax : Walthert ; Gomes, Sejmenovic, Djuric, Kamber ; Di Nardo, Corbaz ; Ramizi, Doudin, Tréand ; Nuzzolo. Sont entrés : Karlen, Nimani, Delley, Lawson, Obexer, Alic, Veloso, Kilezi, Qela, Nicastro. Entraîneur : Michel Decastel.

Yverdon, 1re mi-temps : Da Silva ; Matukondolo, De Pierro, Cazzaniga, Tavares ; Malpon, Lusuena, Caslei ; Eleouet, Cissé, Deschenaux. 2E mi-temps : Da Silva ; Reis, Chavanne, Dia, Matukondolo (79e Cazzaniga); Gudit, Pitton ; Marazzi, Rochat, Lenzini ; Rushenguziminega.
Entraîneur : Anthony Braizat.

Notes : Stade de la Maladière, 200 spectateurs. Arbitrage de Nicolas Jancevski, qui avertit Gudit (80e, jeu dur). Yverdon sans François Marque (ménagé).

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25 jan 2018

Un virage à 180 degrés applaudi par les Nord-Vaudois

Juriens – Parmi les neuf nominés, les lecteurs de La Région Nord vaudois ont élu Cédric Chezeaux personnalité de l’année 2017. L’histoire de cet agriculteur, qui a choisi de vendre ses bovins pour se reconvertir dans la production de blés anciens, a touché le public en plein cœur. Rencontre.

 

Cédric Chezeaux a ému la Suisse romande dans «Révolution silencieuse», le documentaire de Lila Ribi. Et les Nord-Vaudois l’ont propulsé au top du classement des personnalités de l’année, avec 121 voix sur 504 votes. ©Michel Duperrex

Cédric Chezeaux a ému la Suisse romande dans «Révolution silencieuse», le documentaire de Lila Ribi. Et les Nord-Vaudois l’ont propulsé au top du classement des personnalités de l’année, avec 121 voix sur 504 votes.

La course a été serrée entre l’agriculteur révolutionnaire, Cédric Chezeaux, et la bénévole au grand cœur, Laura Di Pietrantonio. Deux histoires vraies, deux vies dédiées à aider son prochain. Mais c’est le paysan de Juriens qui a finalement été désigné personnalité préférée pour l’année 2017 par les lecteurs de La Région Nord vaudois, avec 121 voix contre 110 pour l’Yverdonnoise. L’éleveur de vaches laitières de père en fils s’est fait connaître grâce au documentaire de Lila Ribi «Révolution silencieuse», sorti il y a un an jour pour jour. Lui et sa famille y témoignent leurs craintes et leurs difficultés à abandonner la production de lait pour passer à celle de céréales anciennes et biologiques (lire La Région Nord vaudois du 18 janvier 2017).

 

Cédric Chezeaux, vous attendiez-vous à décrocher ce titre ?

Absolument pas. D’ailleurs, je n’avais même pas vu que j’étais parmi les nominés. C’est ma famille qui me l’a dit. Et j’avoue avoir pris ça à la rigolade. Alors, quand vous m’avez annoncé que j’avais gagné, je ne vous ai pas tout de suite cru.

 

Qu’est-ce que cette élection signifie pour vous ?

Je me suis rendu compte qu’il y avait visiblement des attentes du public. Mais quelles sont-elles ? Car le documentaire «Révolution silencieuse» n’aborde pas uniquement le thème de l’agriculture, mais aussi les différentes possibilités de vie (ndlr : la famille Chezeaux a notamment choisi de faire l’école à la maison). Et peut-être que le film a touché les gens qui sont en mal être avec la société actuelle ou avec leurs convictions.

 

Comment expliquez-vous avoir suscité plus d’intérêts que la conseillère d’Etat Cesla Amarelle (22 voix)?

J’ai beaucoup d’admiration pour les politiciens, mais je pense que mon message était peut-être plus facile à faire passer. L’agriculture, c’est notre lien à nos racines ; d’une part, on a probablement tous des aïeux paysans et, d’autre part, on mange tous des produits de la terre.

 

Vous êtes justement issu d’une famille paysanne depuis des générations. Était-ce votre rêve de devenir agriculteur ?

Fondamentalement, j’ai toujours aimé ce travail, même si j’avais de la peine à l’avouer lorsque j’étudiais au collège à Orbe. Il faut dire que le métier de paysan avait une connotation négative.

 

Dans votre carrière, avez-vous travaillé ailleurs qu’à la ferme de Juriens ?

Oui, j’ai fait mon apprentissage en Thurgovie, à Hüttwilen et à Engishofen. Cela n’a pas été facile parce qu’à l’époque, je ne pouvais pas envisager de quitter le village. Mais au final, j’ai eu raison de partir.

 

Qu’est-ce qui vous a marqué durant cet échange de deux ans ?

Je me rappelle avoir été très très fatigué, parce que j’avais une stature plutôt frêle et je travaillais sept jours sur sept. Mais ce qui m’a beaucoup surpris, c’est que les paysans mangeaient peu de choses qui venaient de leur ferme. Ils mangeaient surtout du Fleischkäse (ndlr : fromage d’Italie) et des cervelas.

 

Cette expérience vous a-t-elle influencé dans votre choix de vie actuelle, qui mise sur une alimentation locale ?

Oui, certainement. J’ai vu ce que j’avais envie de faire et ce que je n’avais pas envie de faire chez moi. Je trouve naturel de mettre ses produits sur sa table, car non seulement on peut en faire une autocritique, mais surtout on le mérite.

 

Quatre ans après votre réorientation professionnelle, comment vous en sortez- vous ?

On est tous surpris d’avoir autant de demandes. Quand les gens viennent vous voir, les larmes aux yeux, pour vous remercier, on se dit qu’on n’a pas fait tout faux.

 

Et votre famille dans tout ça ?

C’est vrai que cette manière de cultiver est omniprésente dans nos vies, car on en parle souvent avec mon épouse. Mais on ne veut pas que cela soit étouffant pour les enfants. Je suis heureux de voir que deux de mes fils ont rendu des travaux personnels proche de l’agriculture à la fin de leur apprentissage. Je crois qu’ils prennent conscience des enjeux autour de la biodiversité, et que c’est à eux d’agir : soit ils subissent les évolutions, soit ils font partie du changement.

 

L’homme derrière l’agriculteur

Afin de cerner cette nouvelle personnalité de l’année, nous lui avons posé plusieurs questions décalées. Découvrez Cédric Chezeaux sous un tout autre angle.

 

L’école, un plaisir ou un fardeau ?

Je ne rêvais que d’une chose : être libéré de mes cours pour pouvoir bricoler. C’était évident que j’exercerai un métier manuel.

 

Etiez-vous un «matheux» ou un «lettreux»?

J’avais choisi comme option spécifique maths-physique, mais j’aimais surtout la géométrie.

 

Si vous pouviez avoir une super pouvoir, lequel choisiriez-vous ?

Savoir faire tomber la pluie.

 

Que préférez-vous écouter : AC/DC, Beethoven ou Mika ?

Mika. Je l’ai découvert grâce à mes enfants et j’aime bien. Je suis plutôt musique populaire.

 

Qu’est-ce qui vous fait plaisir quand vous avez le moral dans les chaussettes ?

D’écouter «Ave Maria». Ce morceau me fait toujours frissonner et me donne un coup de boost quand j’ai le blues.

 

Si vous deviez vous réincarner, en quoi aimeriez- vous revenir sur terre ?

En un majestueux cèdre du Liban. Un arbre est certes immobile, mais il offre autre chose : la contemplation.

 

Poursuivez-vous une quête ?

Oui, j’aimerais apporter plus de beauté et de poésie dans mon quotidien. Par exemple, je sème déjà mes graines en créant des dessins géométriques.

 

Et si vous aviez à nouveau 16 ans, reprendriez-vous le même chemin ?

Oui, je pense. Mais j’écouterais plus mon cœur, car j’ai beaucoup cru les gens qui m’entouraient et beaucoup trop écouté les autres et leurs règles. Je pense qu’il y a un âge pour apprendre et un autre pour désapprendre, mais si j’avais pu me faire confiance à 16 ans au lieu de 30 ans, j’aurais gagné du temps.
 

Le podium

 

Cédric Chezeaux.

Cédric Chezeaux.

Cédric Chezeaux
L’agriculteur révolutionnaire
Premier avec 24% des voix

 

 

Laura Di Pietrantonio.

Laura Di Pietrantonio.

Laura Di Pietrantonio
La bénévole au grand cœur
Deuxième avec 22% des voix

 

 

Matthieu Pahud.

Matthieu Pahud.

Matthieu Pahud
Le repos du titan
Troisième avec 18% des voix
 

Deux gagnantes tirées au sort

 
Myriam Sandoz, de Champagne, est la grande gagnante de notre tirage au sort. Elle remporte le puissant casque Sony MDR- 1000X. Toute l’équipe de La Région Nord vaudois la félicite et la prie de bien vouloir venir chercher son lot jusqu’au 28 février 2018.

Mais ce n’est pas la seule chanceuse. En effet, cette année, deux prix étaient au concours. Et le second a été décroché par Anne-Marie Petitpierre, de Bonvillars.

La Nord-Vaudoise recevra un bon pour un menu pour deux personnes, au restaurant La Terrasse, à l’Hôtel La Prairie, à Yverdon-les-Bains. Bravo à nos deux lectrices.

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25 jan 2018

«Il est urgent de changer d’attitude»

Yverdon-les-Bains – Lors de l’assemblée générale de la Société coopérative des sélectionneurs, qui a eu lieu hier à La Marive, Jean-Luc Pidoux, président de cette organisation, qui a pour mission de fournir à l’agriculture suisse des semences et des plants certifiés de qualité, a lancé un appel pour que le travail agricole soit mieux reconnu.

 

La récolte 2016, supérieure en terme de tonnage de 11,5% à celle de 2015, s’explique par une augmentation des ventes de semences de céréales, et une meilleure récolte des plants de pommes de terre et de maïs. ©Duperrex-a

La récolte 2016, supérieure en terme de tonnage de 11,5% à celle de 2015, s’explique par une augmentation des ventes de semences de céréales, et une meilleure récolte des plants de pommes de terre et de maïs.

«Après avoir assisté à un défilé de vaches magnifiques, lavées, brossées, foehnées, bichonnées et conduites par leurs propriétaires avec fierté et passion devant un large public, c’est avec stupéfaction que j’ai vu quelques manifestants hurler contre la maltraitance des animaux qu’ils n’avaient même pas vus.» Réagissant à la présence de militants antispécistes lors de la 22e édition de Swiss Expo (lire La Région Nord vaudois du 15 janvier), le président de l’ancienne Association suisse des sélectionneurs (ASS) -rebaptisée il y a quelques années ASS Société coopérative des sélectionneurs- Jean-Luc Pidoux s’est plaint, hier, lors de l’assemblée générale de la coopérative agricole, du manque de reconnaissance du travail des agriculteurs en Suisse.

«Il est grand temps de cesser d’opposer l’agriculture biologique à celle dite conventionnelle», a surenchéri celui qui habite à Forel-sur-Lucens, dans la Broye vaudoise. D’après lui, le clivage est aussi provoqué par «la grande majorité des reportages et des émissions télévisuelles» qui se focaliseraient plutôt sur le bio. «Il est urgent de changer d’attitude pour sauver nos campagnes et ceux qui nous nourrissent.»

 

Se redonner un peu d’air

 

Basée à Moudon, la société regroupe environ 250 producteurs multiplicateurs de semences (céréales, maïs, soja, pois et trèfle) et de plants de pommes de terre des cantons de Genève, Vaud, Neuchâtel, Fribourg et Valais.

Après plusieurs années climatiques difficiles, l’ASS a pu bénéficier de bons rendements dans les céréales comme dans les pommes de terre. «Nous attendions avec impatience un bon millésime pour se redonner un peu d’air au niveau des résultats financiers», a déclaré Didier Peter, directeur de l’ASS, qui a présenté les résultats commerciaux de la coopérative.

Un chiffre d’affaires de 15 843 515 francs a été réalisé lors de l’exercice 2016- 2017. Il est supérieur de 4,8% -avec une augmentation de 727 298 francs- à celui de la période précédente, et permet de dégager un bénéfice de 9 218 francs. Ceci s’explique surtout par la très faible récolte de plants de pommes de terre de l’exercice 2015-2016. Les ventes totales de semences et plants se sont élevées à 10 976 tonnes, et représentent aussi une augmentation de 11,5%.

Après la partie statutaire, des exposés de Christoph Rüfenacht, gérant de la Fédération suisse des producteurs de semences (Swisssem), de Ruedi Fischer, vice-président de Swisspatat, et de Stephan Scheuner, directeur de l’Organisation de la branche suisse des céréales, oléagineux et protéagineux (Swissgranum), ont permis à l’assemblée de connaître les dernières actualités liées à chacun de ces domaines et les défis à relever pour cette année.

En toute fin de matinée, alors que Roger Federer venait d’obtenir son ticket pour les demi-finales de l’Open d’Australie, le vice-président de l’Union suisse des paysans (USP), Fritz Glauser, a affirmé que le sportif bâlois bénéficiait du même soutien auprès de la population que les paysans.

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25 jan 2018

Lucas Baume, snowboarder et influenceur

Snowboard – Le Combier fait un carton sur les réseaux sociaux avec ses vidéos. De quoi lui permettre de vivre de sa passion.

 

Lucas Baume partage ses talents de rider sur les réseaux sociaux, et ça marche plutôt bien. ©Luca Crivelli

Lucas Baume partage ses talents de rider sur les réseaux sociaux, et ça marche plutôt bien.

Passer l’hiver sur les pistes, prendre du plaisir, réaliser des vidéos et des photos de ses prouesses, puis les poster sur les réseaux sociaux, Instagram en tête. Lucas Baume est un snowboarder qui évolue avec son temps. Il a su se réinventer, s’adapter, lui le freestyler qui, pour la deuxième saison consécutive, vit de sa passion autrement que par la compétition.

A 22 ans, le rider du Brassus est devenu un influenceur. Après un été passé chez ses parents, le Combier a pris un appartement avec des amis à Laax, la station réputée des Grisons, où l’abonnement lui est fourni. «Ici se trouvent le meilleur snowpark, tous les contacts, cameramen, photographes et sponsors, explique celui qui a terminé ses études à Davos, en 2016. En résumé, beaucoup de visibilité.»

Le snowboarder n’est pas arrivé là par hasard. Après quelques saisons sur le circuit de Coupe du monde, le spécialiste de slopestyle a su convaincre, séduire, par la qualité de ses figures, de ses vidéos qu’il poste à un rythme quasi quotidien. Et sa cote de popularité est aisément mesurable : «Les choses commencent à bien marcher pour moi. Les gens aiment ce que je fais et j’ai des contacts avec quelques légendes du milieu aux Etats-Unis, comme Chris Bradshaw. Une de mes vidéos compte plus d’un demi-million de vues sur Instagram. Pour les sponsors, c’est top. Aujourd’hui, ça se passe sur les réseaux sociaux. Il ne reste presque plus de magazines spécialisés.»

 

Escapades californiennes

 

Lucas Baume soigne son style, que ce soit en freestyle ou en freeride. ©Luca Crivelli

Lucas Baume soigne son style, que ce soit en freestyle ou en freeride.

Le sportif de la vallée de Joux ne roule pas sur l’or pour autant. «Le snowboard ne marche pas super bien, et les marques ont peu d’argent à disposition. Les riders doivent se battre pour réunir un budget, souligne celui qui fait partie des teams de Nitro et Vans. Heureusement, j’ai des connaissances partout.» A tel point que, courant février, puis à nouveau en fin de saison, il s’en ira plusieurs semaines sur les pistes de Californie, à Bear Mountain, puis Mammoth Mountain, où se produiront des événements, avec des shootings photo et vidéo.

 

D’octobre à mi-mai, Lucas Baume est sur la planche. Chaque jour, il se lève pour pratiquer ce qu’il aime. «On profite de la jeunesse et du fun du snowboard. Ce pour quoi, à la base, j’ai commencé ce sport. Je retrouve les ingrédients que j’avais un peu perdus avec la compétition.» L’homme est devenu un influenceur, «mais je reste avant tout un snowboarder», coupe celui qui se verrait bien continuer ainsi quelques années. «Cela dépendra de l’évolution, et de comment j’ai envie de vivre.»

A l’heure actuelle, la philosophie, la beauté des paysages et le style comptent avant tout. Bien plus que la performance.

«Le niveau en compétition est devenu si élevé que les jeunes peinent à s’y identifier», affirme le rider cool, défenseur de la beauté du geste.

 

Il suivra les JO en observateur attentif

 

Les Jeux olympiques de Pyeongchang ne laisseront pas Lucas Baume indifférent. «J’ai toujours plein de copains qui font de la compétition. Je suis toujours intéressé à regarder, glisse leur ex-coéquipier des cadres nationaux de snowboard. En halfpipe, je vois de bonnes chances de médaille. En slopestyle, ce devrait être plus compliqué.»

Le compte Instagram de Lucas Baume, où trouver ses vidéos : @yungdoli

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24 jan 2018

La magie de l’image après les intempéries

Après la pluie, le beau temps

Dans la plaine de l’Orbe, le panorama est tout simplement féérique, mais on n’oubliera pas, tout de même, que les cultures en prennent un sale coup. ©Michel Duperrex / Com.

Dans la plaine de l’Orbe, le panorama est tout simplement féérique, mais on n’oubliera pas, tout de même, que les cultures en prennent un sale coup.

Un jour c’est l’enfer, le lendemain c’est le paradis. Suite aux pluies diluviennes de ces derniers jours, le retour du soleil nous a offert de magnifiques paysages, malheureusement ou heureusement, éphémères. Champs et routes inondés métamorphosent littéralement notre paysage nord-vaudois, nous faisant presque oublier les dommages que les cultures subissent. La situation hydrique est revenue à un niveau non critique, les cours d’eau sont détendus, même si l’Orbe et la Thièle restent encore à un niveau relativement élevé, selon la Police cantonale. Les sapeurs-pompiers étaient encore actifs sur environ quinze interventions, notamment à Grandson.

Le verger de l’EMS Bru, à Grandson, est accessible... en bateau. ©Michel Duperrex / Com.

Le verger de l’EMS Bru, à Grandson, est accessible… en bateau.

Sur la route entre Ependes et Mathod, la prudence est de mise. ©Michel Duperrex / Com.

Sur la route entre Ependes et Mathod, la prudence est de mise.

Une occasion unique, pour les arbres d’Yverdon-les-Bains, de se dédoubler majestueusement. ©Michel Duperrex / Com.

Une occasion unique, pour les arbres d’Yverdon-les-Bains, de se dédoubler majestueusement.

Treycovagnes et Chamblon s’admirent. ©Michel Duperrex / Com.

Treycovagnes et Chamblon s’admirent.

Michel

Duperrex/Com. ■

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24 jan 2018

La peine maximale n’a pas été requise

Yverdon-les-Bains – Le Ministère public a demandé, hier, une peine de prison de vingt ans à l’encontre du jeune Roumain qui avait roué de coups un Sainte-Crix, en juillet 2015.

Vingt ans ont été requis contre le jeune Roumain. ©Emmanuel Nater

Vingt ans ont été requis contre le jeune Roumain.

«Il est évident que le prévenu n’a laissé aucune chance à sa victime et qu’il l’a laissée baigner dans son sang, a déclaré, hier, Franz Moos, procureur général adjoint en charge de l’affaire du meurtre des Iris (lire La Région Nord vaudois d’hier), lors des plaidoiries qui ont eu lieu au Tribunal criminel de l’arrondissement de la Broye et du Nord vaudois. En niant les faits, le prévenu cherche à salir la victime et à la tuer une deuxième fois, car elle n’est plus là pour se défendre.»

Pour rappel, l’auteur des coups, un ressortissant d’origine roumaine âgé de 22 ans et sans domicile fixe, est accusé d’avoir tué un Sainte-Crix, le 23 juillet 2015, à proximité du port des Iris, après avoir entretenu des relations de nature sexuelle avec lui. «Depuis le début de cette affaire, le prévenu s’enferme dans les mensonges, puisqu’il n’en était pas à son coup d’essai en matière de prostitution masculine. Il avait rencontré la victime à plusieurs reprises. Ainsi, la version selon laquelle il aurait été séquestré par la victime, quelques jours avant les faits, relève aussi de la pure invention», a poursuivi le procureur.

 

Condamnée au doute

 

En attente de son jugement, le prévenu a pris la parole, lors des plaidoiries, pour enfin s’excuser auprès de la famille de la victime. ©Emmanuelle Nater

En attente de son jugement, le prévenu a pris la parole, lors des plaidoiries, pour enfin s’excuser auprès de la famille de la victime.

«J’éprouve un sentiment de colère, a déclaré, quant à elle, Me Manuela Ryter Godel, avocate de la partie civile. Le prévenu a amplifié ses mensonges. Il a démontré un mépris absolu pour la victime et n’a pas eu un seul mot d’excuse après son décès.» Au cours de cette instruction, l’avocate s’est interrogée sur les nombreuses souffrances qui vont marquer la famille, telles que la perte de la victime, la manière dont ils l’ont perdue et les zones d’ombre autour de cette affaire, notamment. «En refusant de donner les éléments qui ont conduit à la mort de la victime, il a condamné sa famille au doute», a-t-elle déclaré devant le Tribunal criminel.

L’avocate craint également que la mémoire du défunt ne soit salie à la suite de cette audience, car «la défense l’a présenté comme un homme sans scrupule et prêt à tout pour assouvir ses désirs sexuels».

Le défenseur commis d’office, Johanna Trümpy, a reconnu qu’il était «difficile de nier que les coups portés à la victime ont conduit à sa mort». Mais selon elle, «la victime cherchait des jeunes et sélectionnait les plus beaux et les plus jeunes parmi la communauté rom». En s’appuyant sur un rapport d’expertise psychiatrique, elle relève que «son client ne souffre d’aucun trouble. Il n’est ni un manipulateur ni un psychopathe, mais il était en proie à une émotion violente et ressentait un sentiment de honte».

 

Peine privative de liberté

 

«La seule circonstance favorable, si j’ose m’exprimer ainsi, c’est le jeune âge du prévenu : il n’avait juste pas vingt ans», a affirmé le Ministère public, qui a renoncé à exiger une peine maximale, mais a requis la révocation du sursis d’une peine antérieure, ainsi qu’une peine privative de liberté d’une durée de vingt ans.

L’avocate de la famille s’est ralliée à la proposition du Ministère public en raison de l’âge du prévenu.

L’audience a été suspendue peu avant midi. La lecture du jugement aura lieu, quant à elle, lundi prochain, à 16h30.

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24 jan 2018

Tous les parcours mènent à As Warrior

Parcours – Anthony Schwyn et Steve Mangione inaugureront leur salle inspirée du concept «Ninja Warrior», dimanche à Chavornay. Une première en Suisse et une grande fierté pour les deux associés, qui y ont travaillé d’arrache-pied.

La première structure de la discipline ouvre à Chavornay! ©Michel Duperrex

La première structure de la discipline ouvre à Chavornay!

Il y a deux mois, cette immense halle de la route de la Thiole, à Chavornay, était entièrement vide. Pas une poutre, ni un accessoire. Rien ! «On a reçu les clés le 1er novembre dernier, et on a commencé à construire tous les parcours deux semaines plus tard, lance Anthony Schwyn, l’initiateur du projet. Mais le concept mûrit dans ma tête depuis presque deux ans.» Le concept ? Une salle de parcours à la «Ninja Warrior», une émission américaine où les candidats doivent franchir des obstacles plus ou moins ardus avec agilité et endurance, importée en France (sur TF1) à l’été 2016. «En fait, je rêve d’y participer. Malheureusement, je n’ai pas été retenu pour tenter ma chance.»

 

Sans concurrence en Suisse

 

Anthony Schwyn pose sur l’un des nombreux obstacles de la salle au côté de Steve Mangione, son associé. ©Michel Duperrex

Anthony Schwyn pose sur l’un des nombreux obstacles de la salle au côté de Steve Mangione, son associé.

Plutôt que de s’obstiner, l’Urbigène a décidé d’importer l’idée en Suisse. Là où lui et son associé Steve Mangione sont des pionniers dans le domaine : «A notre connaissance, il n’existe pas la moindre salle de ce genre dans tout le pays. Même en France, il n’y en a qu’une.» Résultat, les deux hommes se retrouvent avec des demandes venues de Berne, du Valais, de Genève et même de l’Hexagone pour venir tester leur nouveau bijou.

C’est simple : à l’heure où As Warrior, puisque c’est son nom, ouvrira ses portes -dimanche lors de l’inauguration (voir encadré ci-dessous)-, il n’aura pas la moindre concurrence. «On n’entend pas s’arrêter là. Cela dépendra du succès qu’on rencontrera, mais l’objectif est d’ouvrir une deuxième salle, puis une troisième… On aimerait que les gens qui fréquentent nos parcours puissent évoluer avec nous, au fur et à mesure de l’aventure.» Anthony Schwyn et Steve Mangione s’interrompent un moment, puis reprennent en pointant le plafond de la halle : «Vous avez vu l’espace qu’il nous reste à disposition ici ? La première étape, consistera à bâtir un deuxième étage, avec une autre série de parcours.»

S’ils partagent la passion du sport, et surtout celle du football (Mangione a porté le maillot du Lausanne- Sport, Schwyn donne encore le tournis à plus d’un latéral en ligues inférieures vaudoises), le duo se trouve surtout sur la même longueur d’onde. «A la base, Steve était un de mes clients, raconte celui qui exerce comme coach sportif. Lorsque j’ai appris qu’une salle aux dimensions idéales étaient en vente à proximité de mon lieu de travail, je me suis mis en quête d’un partenaire. J’en ai parlé à plusieurs clients, et le premier à s’être montré réellement intéressé, c’était lui.»

 

«On est cramés !»

 

Désormais, les deux associés partagent bien plus qu’une idée plus ou moins vague, mais littéralement tout leur temps libre, à préparer une salle qui devra séduire dans quatre jours. «On n’a pas peur de le dire : on est cramés ! Tant financièrement que physiquement et mentalement. On a énormément investi sur tous les plans. Cet endroit, c’est presque le seul lieu où on peut encore voir nos familles, lorsqu’elles viennent nous donner un coup de main. D’ailleurs, c’est la seule aide extérieure qu’on a reçue. Il nous arrive fréquemment de terminer à 2h ou 3h du matin. Et le lendemain, on se lève pour aller travailler, ou directement revenir ici.»

Reste encore à ce que l’engouement prenne. Un point qui ne semble pas trop effrayer ses concepteurs. «Chavornay, c’est un peu le centre géographique idéal. On se situe à moins d’une heure de la Suisse allemande, du Valais et de la France. Beaucoup de gens ont montré leur intérêt, dont une marque de compléments alimentaires avec laquelle on a conclu un partenariat. On ne peut qu’être confiants pour le lancement.»

Pour cela, il faut encore régler les dernières finitions : «Le parcours enfant n’est pas encore tout à fait prêt. Pareil pour la salle de street workout. Mais tout sera opérationnel dimanche.» L’aboutissement d’un rêve, qui ne fait pourtant que commencer.

 

Avec Djibril Cissé

 
Anthony Schwyn et Steve Mangione n’ont rien laissé au hasard concernant leur nouveau joujou, à commencer par la journée d’inauguration, qui se tiendra de 10h à 19h dimanche. En invité de prestige, Djibril Cissé mixera à partir de 15h, en plus de proposer certains habits de sa marque.

«On espère qu’il se laissera prendre au jeu et qu’il s’essayera sur les divers parcours», sourient les deux associés. L’entrée sera libre. A partir de lundi, les adultes devront débourser la modique somme de 25 francs (12 francs pour les enfants) pour se lancer parmi les obstacles. A noter qu’il existera divers abonnements avantageux.

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