Les News du Nord Vaudois

En collaboration avec le journal La Région.

16 aoû 2017

Une saison en or pour les campings de la région

Yverdon-les-Bains – Camper dans un endroit inspirant le calme et permettant aux enfants de s’ébattre est très tendance. Les campings de la région ont fait le plein.

Joséphine, Danny (au premier rang) Maude et Ellyn, accompagnés de leur maman respective, ont dormi pour la première fois en plein air au Camping des Pins, près de Grandson. ©Isidore Raposo

Joséphine, Danny (au premier rang) Maude et Ellyn, accompagnés de leur maman respective, ont dormi pour la première fois en plein air au Camping des Pins, près de Grandson.

Les élèves de Suisse alémanique ont repris le chemin de l’école et ceux de Suisse romande les suivent ou les suivront en ordre dispersé ces prochains jours. Dans le même temps, les campings de la région se vident progressivement, même si de nombreux estivants profitent encore de la chaleur actuelle. Pour les campings de la région, même s’ils ne ferment leurs portes qu’en septembre, l’heure est au bilan : radieux. Car le sourire des gérants et gardiens est plus parlant que les chiffres des nuitées, qui seront connus ultérieurement.

«C’est une belle saison, avec un mois de juin exceptionnel et un mois de juillet plus mitigé. Nous avons réalisé plus de nuitées que l’an dernier, grâce au mois de juillet, qui était déjà excellent », commente Jaime Montaldo, en l’absence de son épouse Margot, gérante du Camping des Iris, à Yverdon-les-Bains.

A quoi peut-on attribuer cette excellente fréquentation ? «Je crois que les gens restent plus en Suisse. Et les Européens, qui s’inquiètent pour leur sécurité, y viennent aussi plus nombreux. A Yverdon-les-Bains, nous avons eu beaucoup de Hollandais et d’Allemands. On a aussi de plus en plus de gens qui reviennent d’une année à l’autre», relève l’ancien responsable camping du Touring Club Suisse (TCS).

 

Camper sans contrainte

 

Les «locatifs» des Iris ont fait le plein. De quoi réjouir Jaime Montaldo. ©Isidore Raposo

Les «locatifs» des Iris ont fait le plein. De quoi réjouir Jaime Montaldo.

Au Camping des Iris, qui affiche quatre étoiles de niveau supérieur, les «locatifs» -septante lits au total- font un tabac. «Tout était loué à la mi-mai», souligne Jaime Montaldo. Ces tentes totalement équipées permettent aux adeptes du camping de se libérer des contraintes de transport et de montage.

A Yverdon-les-Bains comme ailleurs, les Suisses alémaniques, campeurs patentés ou cyclistes de passage, sont très nombreux. Gérant du Camping des Pins, près de Grandson, Sébastien Bauen dresse le même constat que ses collègues : «Ici, nous avons surtout des gens de la région et des Neuchâtelois, soit 70% de Romands et 30% de Suisse alémaniques. J’ai été surpris par le nombre de personnes de passage qui se déplacent à vélo.»

Les campeurs d’outre-Sarine préfèrent clairement la rive sud du lac de Neuchâtel. Au VD8 d’Yvonand, ils représentent le 90% de la clientèle -ils proviennent de Zurich, Bâle et Berne-, selon Alain Blanc, administrateur du Camping club d’Yverdon. Cette association, fondée en 1949, gère aussi, outre ce site de 650 places -l’un des plus importants du pays-, le Camping des Cluds (Bullet) et celui du Pécos, à Grandson. «C’est une bonne saison. On note toutefois que la clientèle de passage est plus mobile. On constate une baisse de la durée moyenne du séjour. Cela augmente sensiblement la charge administrative », note Alain Blanc.

Cet aspect ne touche que peu le Pécos, à Grandson -on n’y dénombre que quinze places de passage- et le Camping des Cluds (septante places de résidents, trente pour le passage). Ce dernier est ouvert hiver comme été. «Cet été, nous avons eu beaucoup de Français et de Suisses, mais moins d’Allemands et de Hollandais qu’en 2016. Ils viennent découvrir le Chasseron et le Creux du Van», souligne le gardien Jean-Claude Dauwalder.

 

Une toute bonne année à La Menthue

 

Le Camping de La Menthue dispose de sanitaires flambant neufs. ©Isidore Raposo

Le Camping de La Menthue dispose de sanitaires flambant neufs.

Pour le Camping de la Menthue, que gère l’Association des intérêts d’Yvonand, cette année est à marquer d’une pierre blanche, ou de l’olivier, symbole de paix, que le président Bernard Krieger a tenu à placer dans l’aire de réception. En effet, l’association a investi près d’un million et demi de francs pour construire de nouvelles installations sanitaires et un nouveau bâtiment de réception. Les résidents -130 des 300 places- disposent de leur propre accès aux sanitaires et à l’aire de stationnement avec un même badge.

«C’est une très bonne saison. Nous avons eu un passage important de camping-cars et pas mal de cyclistes. Mais la durée du séjour est de plus en plus courte. Nous avons même eu un couple de New York. Ils sont venus pour une nuit et sont restés la semaine», commente Bernard Krieger. On relève une proportion de 60% d’Alémaniques parmi les résidents.

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16 aoû 2017

Serge M. A blanchi plus d’un million

Yverdon-les-Bains – Un ancien kiosquier de la rue du Milieu a été condamné, hier, à 36 mois de peine privative de liberté pour blanchiment d’argent, faux dans les titres et complicité d’infraction à la Loi fédérale sur les stupéfiants. Il a reconnu les faits.

Le buraliste yverdonnois a facilité le travail des trafiquants de drogue durant près de trois ans. ©Emmanuelle Nater

Le buraliste yverdonnois a facilité le travail des trafiquants de drogue durant près de trois ans.

L’histoire de Serge M. Qui avait défrayé la chronique en 2014, puis 2016 (voir ci-dessous) touche à sa fin. Jusqu’à hier encore, les motifs exacts de son interpellation demeuraient mystérieux. Mais l’homme a été entendu et jugé, par le Tribunal correctionnel de l’arrondissement de La Broye et du Nord vaudois sur trois griefs, à savoir : blanchiment d’argent, faux dans les titres et complicité d’infraction à la Loi fédérale sur les stupéfiants.

 

«Samaritain» des trafiquants

 

D’après l’acte d’accusation que le kiosquier a admis dans son ensemble, l’Yverdonnois «a profité de sa qualité d’intermédiaire financier pour permettre à des trafiquants de drogue d’envoyer l’argent issu de leur trafic à l’étranger, essentiellement au Nigeria et en Espagne.» Ainsi, entre février 2010 et juin 2013, 667 transferts de fonds ont été opérés, totalisant plus d’un million de francs. D’après le Ministère public, cette somme correspond à la vente d’environ huit kilos de cocaïne. Pour son «travail» -il a notamment usurpé l’identité de près de nonante de ses clients pour couvrir ses traces-, Serge M. A reçu environ 45 000 francs.

Autre activité du buraliste : la vente de cartes téléphoniques pour les appels à l’étranger. Plusieurs centaines d’entre elles ont été enregistrées sous de fausses identités, dont une partie au profit des trafiquants de drogue de la région.

En parallèle, Serge M. Percevait une commission de vingt francs pour conserver des enveloppes remplies d’«argent sale», afin que les trafiquants évitent les problèmes en cas de contrôle policier. A la suite de la perquisition au kiosque et au domicile de l’Yverdonnois, quatre Nigérians ont été condamnés pour trafic de stupéfiants.

Devant le tribunal, l’homme s’est brièvement penché sur les raisons qui l’ont poussé à emprunter cette sombre voie. «C’est un client qui m’a demandé et, après avoir un petit peu réfléchi, j’ai accepté. C’est parti comme ça», raconte-t-il. Et lorsque la présidente du tribunal, Véronique Pittet Vuillème, lui a demandé s’il était conscient d’avoir facilité le trafic de drogue, la réponse n’était pas plus longue : «Oui, mais sur le moment je n’y ai pas pensé.»

 

Bientôt sorti de prison

 

L’accusé et le Ministère public se sont mis d’accord sur une sanction. «J’ai fait une bêtise, je mérite d’aller en prison», avoue Serge M. De ce fait, le tribunal a pu, en moins d’une heure, instruire les débats et rendre son verdict : 36 mois de peine privative de liberté, sous déduction des 504 jours de détention déjà effectués, dont 18 avec sursis, et une mise à l’épreuve de quatre ans. Ainsi, le condamné devrait être relâché d’ici au mois d’octobre. Il devra également rembourser à l’Etat les 45 000 francs de bénéfice qu’il a tirés de ses activités délictueuses, ainsi que l’intégralité des frais de justice occasionnés.

 

Capturé alors qu’il jouait à la pétanque dans le Var

 

Serge M. Menait une vie tranquille à Yverdon-les-Bains, où il tenait ce kiosque à la rue du Milieu. Durant des années, il vendait des journaux, des friandises, des boissons et, surtout, des cartes SIM pour les appels à l’étranger. Tout allait bien pour lui jusqu’au jour où une procédure à son encontre a été ouverte. Celle-ci concernait «des délits financiers», se bornait à répondre, à l’époque, la Police cantonale (lire La Région Nord vaudois du 12 avril 2016).

Puis, un 30 mars 2014, le sympathique buraliste s’est volatilisé. Ni ses enfants ni sa maman n’étaient au courant de son projet. N’ayant plus donné signe de vie depuis le jour de sa fuite, beaucoup pensaient qu’il était mort. «J’ai fui pour des raisons personnelles», a confié Serge M., qui souhaite manifestement maintenir le mystère.

 

Détention en France

 

L’homme de 63 ans a été retrouvé le 29 mars 2016 sur un terrain de pétanque de Saint-Raphaël, sur la Côte d’Azur, où il vivait comme un sans-abri sous le nom de son ami décédé Robert Duvoisin. Dès son arrestation, l’Yverdonnois a été incarcéré dans la prison de Luynes, en France, où il a séjourné durant 358 jours, en attendant son retour en Suisse. «Si cela a duré aussi longtemps, c’est parce qu’il s’est d’abord opposé à son extradition, explique le procureur en charge de l’affaire, Stephan Johner. La justice française a donc dû vérifier que mon mandat d’arrêt international était conforme au droit.»

 

Il purgera sa peine à Orbe

 

De retour en Suisse en mars dernier, l’ancien commerçant a été envoyé à la Prison de La Croisée, à Orbe, où il sera maintenu en détention jusqu’à la fin de sa peine. Bien que sa famille soit en Suisse, il a déjà annoncé qu’il ne comptait pas rester à Yverdon-les-Bains ou dans la région : «Dès que je sors de prison, je repars en France», a lancé, hier, Serge M. Lors de son procès.

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16 aoû 2017

Les footballeurs des talus reprennent

3e ligue – Donneloye et Valmont : ambitions et parcours croisés.

Les amateurs sont à l’aube d’un nouvel exercice. ©Champi-a

Les amateurs sont à l’aube d’un nouvel exercice.

Le FC Valmont sort d’une saison de rêve. Sans jamais cacher ses ambition, la troupe d’Emir Omerovic a parfaitement géré son groupe de finales pour se hisser en 3e ligue. La prudence voudrait que les Valmontains visent à présent le maintien, puis à se stabiliser à ce niveau. Sauf que, au FCV, on est un peu plus ambitieux que cela.

«On possédait une belle équipe l’an dernier et c’est encore le cas aujourd’hui, avec l’arrivée de plusieurs nouveaux éléments durant l’été, dont deux joueurs prometteur du Centre portugais d’Yverdon. Dans un premier temps, il sera question de maintien, forcément. Mais nos qualités doivent nous permettre de rivaliser dans la première moitié du tableau.»

 

Des derby, des vrais

 

Toutes les formations nord-vaudoises de la division étant à présent réunies dans le groupe 4, Valmont peut se réjouir d’accueillir davantage de derby que ces douze derniers mois. «C’est vrai que les déplacements sur Lausanne ou dans le Gros-de-Vaud, ça va un moment, mais on voulait voir autre chose. Si les joueurs aiment la 3e ligue, c’est aussi pour cette rivalité.»

Le dernier exercice de Donneloye, lui, s’est plutôt apparenté à un cauchemar. Loin derrière à la pause, les Oies ne sont jamais parvenues à refaire leur retard. Place à une saison pour rattraper le coup et retrouver la 2e ligue ? «Si on est la bonne surprise du championnat, on en serait ravis. Mais l’objectif, cette année, c’est de progresser tous ensemble. Rien d’autre», lance l’ex-joueur du club Abraham Keita.

 

Un nouveau souffle

 

Il faut dire que le nouvel entraîneur principal du FCD va devoir composer avec un groupe sensiblement différent de celui qui n’a pu échapper à la relégation. «On a récupéré énormément de jeunes du Mouvement Menthue éparpillés dans les clubs alentours pour compenser les départs. Et, par chance, ils seront encadrés par les éléments expérimentés de l’équipe, comme Jérôme Thomas, qui ont choisi de rester.»

Indécis : tel est le mot qui qualifie sans doute le mieux ce groupe 4, à forte consonance nord-vaudoise. Entre les deux promus (Valmont et Champvent II) et le relégué (Donneloye), Orbe, Chavornay et les «deux» de Grandson, d’Yverdon et de Thierrens tenteront de se faire une place au soleil.

 

4e ligue – Baulmes et la vallée de Joux chercheront à se refaire une santé et à retrouver leur esprit

Combiers (en blanc) et Baulmérans (en bleu), qui s’étaient affrontés à deux reprises la saison dernière, ont été placés dans deux groupes différents de 4e ligue cette année. ©Michel Duvoisin

Combiers (en blanc) et Baulmérans (en bleu), qui s’étaient affrontés à deux reprises la saison dernière, ont été placés dans deux groupes différents de 4e ligue cette année.

Une tendance s’est rapidement dégagée la saison dernière dans le groupe 3 de 3e ligue. La lutte pour la relégation allait concerner, notamment, Baulmes et la vallée de Joux, c’était une certitude. Le problème, c’est que tous leurs rivaux sont parvenus à se détacher, un à un, de cette bagarre pour le maintien. Résultat : malgré tous leurs efforts, les deux clubs nord-vaudois ont fini par couler.

Aujourd’hui répartis dans deux groupes différents -respectivement le 5 et le 4- à l’étage inférieur, les deux formations cherchent à se refaire une santé, bien avant d’évoquer une quelconque intention de remonter. «Les joueurs se sont mis une telle pression au printemps dernier pour se sauver que ce serait une erreur de déjà parler de promotion, prévient Mélissa von Ow, présidente du FCB. L’objectif va être de recréer un esprit d’équipe, qui nous a fait défaut au 2e tour passé. Les qualités techniques et physiques, on les as. Ce qu’il faut, c’est un but commun et de l’esprit de corps.»

Un bien nécessaire pour l’équipe baulmérane, qui a passablement changé durant la trêve estivale. Au même titre, d’ailleurs, que le FC Vallée de Joux. «On a supprimé notre formation de juniors A et on a intégré ces joueurs au groupe composé de nos deux formations actives, explique Bill Muirhead, l’actif président du club. Vous connaissez le célèbre esprit guerrier, esprit combier ? Et bien, la saison dernière, je ne l’ai pas retrouvé. On a pris des cartons rouges inutiles, on a cédé beaucoup de points alors qu’on menait au score. Cette volonté, elle est nécessaire pour nous.»

Une saison de transition pour le FCVJ, donc, qui mènera le club à son 100e anniversaire, l’été prochain. Le plus beau cadeau que peut espérer Bill Muirhead ? «Un terrain synthétique, ce serait formidable. On en a vraiment besoin.»

Ependes et Rances devraient à nouveau jouer les têtes d’affiche au sein du groupe 4, tandis que Val- Bal II cherchera à éviter la place du relégué. Dans le groupe 5, le FC Baulmes aura fort à faire face à Sainte-Croix/La Sagne et Chavannes-le-Chêne, des candidats déjà tout désignés aux finales.

 

5e ligue – Bonvillars mise sur la fidélité, Vaulion sur la fierté de ses hommes

Confronté à la «IB» d’Etoile Bonvillars (en bleu) la saison dernière, Vaulion (ici Simon Sutter, en jaune) s’apprête cette fois à en découdre avec la «IA». Sa première rencontre est agendée au dimanche 8 octobre. ©Michel Duvoisin

Confronté à la «IB» d’Etoile Bonvillars (en bleu) la saison dernière, Vaulion (ici Simon Sutter, en jaune) s’apprête cette fois à en découdre avec la «IA». Sa première rencontre est agendée au dimanche 8 octobre.

Sacha Teutschmann et le FC Vaulion auraient pu rejoindre la 4e ligue au terme du dernier exercice. «On nous a proposés de monter en tant que meilleurs 2es», explique l’entraîneur. Sauf que l’équipe vaulienie s’apprête bel et bien à affronter la «trois» du FC Champvent, dimanche pour la reprise du championnat. Un pensionnaire de… 5e ligue. «On voulait gagner notre promotion sur le terrain. L’obtenir de cette façon, après coup, on a jugé que ça n’avait pas beaucoup de valeur», poursuit le technicien.

Place donc à une nouvelle saison en-bas de l’échelle, lors de laquelle le FCV tentera de franchir le dernier palier qui lui a fait défaut au printemps passé.

 

Du top 5 au top 3

 

Un palier, Etoile Bonvillars souhaite également en atteindre un nouveau. La saison dernière, les deux équipes d’actifs du club se sont classées dans le top 5 de leur groupe respectif. «Cette année, on vise le top 3, tant pour la IA que pour la IB», lâche le président Daniel Carreira, qui espère voir l’une de ses deux formations atteindre la 4e ligue à moyen terme.

Au-delà de l’aspect sportif, l’homme fort de Bonvillars cherche à fidéliser ses troupes. Un aspect qui lui tient particulièrement à cœur. «On sait que les jeunes de la génération actuelle ont tendance à toujours vouloir plus et mieux, quitte à changer de club dès qu’ils en ont l’occasion. C’est exactement l’inverse que l’on prône.» Avec deux équipes relativement opposées qui militent dans la même ligue, il n’est pas difficile de trouver sa place au FCEB. «C’est vrai que notre IA est plutôt composée de clubistes, là où la IB recherche peut-être un peu plus la performance. Mais cela ne veut pas dire que la première n’est pas compétitive et que la seconde n’entretient pas une bonne ambiance d’équipe», termine Daniel Carreira.

 

Trois groupe nord-vaudois

 

Alors que Vaulion et la «IA» de Bonvillars se retrouvent au sein du groupe 5, uniquement composé de formations nord-vaudoises, la «IB» du FCEB devra gérer quelques déplacement hors de ses terres, du côté de Granges-Marnand notamment. Le groupe 3, lui, verra évoluer Champagne III, ainsi que Bercher IA et Nord Gros-de-Vaud II.

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15 aoû 2017

Les élevages de volaille très contrôlés

Lignerolle – Le scandale des oeufs contaminés au fipronil a touché la Suisse, mais pas les élevages indigènes. Les contrôles y sont très stricts.

Jacques Nicolet prend la pose dans la halle d’engraissement de poulets qu’il exploite avec son fils Jonathan. ©Michel Duperrex

Jacques Nicolet prend la pose dans la halle d’engraissement de poulets qu’il exploite avec son fils Jonathan.

Appliquant le principe de prudence, les grands distributeurs d’alimentation suisses ont retiré de la vente de nombreux lots d’œufs importés. L’affaire a éclaté début août par l’alerte donnée par l’organisme hollandais de contrôle alimentaire. Des millions d’œufs ont été contaminés par le fipronil, un anti- parasitaire puissant, utilisé notamment pour traiter les animaux domestiques contre les puces et autres acariens. Ce produit est notamment fatal aux abeilles.

Par la force des choses, des lots d’œufs contaminés se sont retrouvés en Suisse, et dans une quinzaine d’autres pays.

 

Des gardes-fous

 

Un tel scandale serait-il possible en Suisse ? «Je ne le pense pas. Nous avons d’autres produits, qui sont testés et homologués. Le fipronil est formellement interdit. Nous avons un système de contrôle et d’autocontrôle », réagit Jacques Nicolet, qui exploite, avec son fils Jonathan, un élevage de poulets à Lignerolle.

Qu’il s’agisse de poulets d’engraissement, comme à Lignerolle, ou de pondeuses, la législation est très rigoureuse. En Suisse, on ne peut pas, par exemple, construire une halle industrielle avec cent mille poulets ou pondeuses. La taille est limitée à 18 000 spécimens et l’élevage est obligatoirement lié à une exploitation agricole. «Nous avons une taille d’exploitation limitée par les règlements. Ce n’est pas le cas dans d’autres pays», poursuit le conseiller national.

Quel que soit l’élevage, les procédures de contrôle sont très strictes. Et l’éleveur a intérêt à les respecter car, au bout du compte, les autorités «tiennent le couteau par le manche»: «Nous pouvons être sanctionnés par une réduction des paiements directs», relève Jacques Nicolet.

En ce qui concerne la halle inaugurée peu après son élection à la présidence du Grand Conseil -elle avait abrité le banquet-, chaque arrivage de poussins (cinq par année) est précédé d’une opération de désinfection. Même les copeaux de la litière sont traités. Lorsque l’éleveur entre dans la halle pour contrôler, il est équipé de vêtements de protection et chaussé de bottes réservées exclusivement à ce local.

 

Bon pour le «local»

 

Ce scandale européen va-t-il avoir des effets positifs pour la production indigène ? Jacques Nicolet le pense, même si, à ce stade, la réaction du consommateur traduit une certaine méfiance.

Et le conseiller national de relever que les œufs importés sont principalement utilisés dans l’industrie alimentaire (pâtes et biscuits), ou vendus au consommateur sous les labels d’entrée de gamme.

 

Le portemonnaie…

 

Si les éleveurs ne respectent pas les règles, ils s’exposent à une sanction, par l’intermédiaire des paiements directs. Selon l’Office fédéral de l’agriculture, sur les 46 000 fermes concernées, 7230 n’ont pas respecté tout ou partie des règlements en vigueur. Elles ont, ainsi, été sanctionnées par une réduction des prestations de la Confédération. Cette dernière verse chaque année quelque 2,8 milliards de francs aux exploitants agricoles suisses.

 

La sécurité alimentaire ancrée dans la Constitution

Lausanne et Berne – Le peuple se prononcera le 24 septembre sur le contre-projet à l’initiative

 

Christian Peduto, vétérinaire cantonal. ©DR

Christian Peduto, vétérinaire cantonal.

«A ce stade, nous sommes en attente d’instructions.» Vétérinaire cantonal vaudois, Christian Peduto ne peut en dire plus. En fait, les autorités fédérales sont à la recherche d’éléments concrets. Les distributeurs qui ont retiré des œufs de leurs rayons l’ont fait par précaution. Pour le reste, les contrôles dans les exploitations suisses, tels que décrits ci-dessus par Jacques Nicolet, sont assez rigoureux. Ils portent sur la production primaire -les inspections visent à s’assurer que des substances interdites ne sont pas utilisées-, et sur le respect de la législation concernant la détention des animaux.

Une chose est sûre, cette affaire d’œufs contaminés au fipronil va sans doute inciter une large majorité de citoyens à accepter, le 24 septembre prochain, le contre-projet à l’initiative populaire «Pour la sécurité alimentaire », qui avait été lancée par l’Union suisse des paysans. Le compromis a abouti au retrait de l’initiative et le contre-projet permet d’inscrire les principes de la sécurité alimentaire dans la Constitution.

La préservation des facteurs de production agricoles, comme les terres cultivables, l’eau et le savoir-faire, mais aussi l’adaptation de la production de denrées alimentaires aux conditions locales, tout en respectant les ressources, sera ainsi assurée.

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15 aoû 2017

Une parapentiste s’en sort sur le fil

Fontaines-sur-Grandson – Une habitante de la région, âgée de 46 ans, a heurté et endommagé une ligne à moyenne tension, dimanche. La parapentiste n’a pas été blessée, mais plusieurs localités des environs ont été privées d’électricité.

A Fontaines-sur-Grandson, les lignes à moyenne tension auraient pu être fatales à la miraculée. Hier, au lendemain de l’accident, les parapentistes étaient nombreux à atterrir sur les bas de la localité, sans aucun incident à relever. ©Simon Gabioud

A Fontaines-sur-Grandson, les lignes à moyenne tension auraient pu être fatales à la miraculée. Hier, au lendemain de l’accident, les parapentistes étaient nombreux à atterrir sur les bas de la localité, sans aucun incident à relever.

L’histoire aurait pu très mal se terminer. Partie dimanche en milieu d’après-midi des hauteurs de Mauborget, une parapentiste de 46 ans a frôlé la catastrophe. Au moment de regagner la plaine et d’atterrir, la Nord-Vaudoise a heurté une ligne à moyenne tension sur la commune de Fontaines-sur-Grandson, sectionnant trois câbles au passage, avant de faire une chute de quelques mètres dans un champs de chaume.

«Par chance, les suspends du parapente (ndlr : les cordes reliant la toile à la sellette) ont été plus solides que les câbles de la ligne électrique, d’une puissance de 20 000 volts, détaille Arnold Poot, commissaire et répondant presse de la Police cantonale. La parapentiste s’en est donc sortie indemne.»

 

«Un type d’accident rare»

 

Alertée par l’infortunée, une patrouille de la Gendarmerie a été dépêchée sur les lieux. Les causes de la mésaventure restent pour l’heure inconnues. Le procureur de service a été avisé de l’accident, mais aucune enquête pénale n’a été ouverte.

Exploitante de la ligne à moyenne tension en question, Romande Energie évoque «un type d’accident heureusement assez rare» sur son réseau. «Nous avons été instantanément averti à la suite du déclenchement (ndlr : un court-circuit engendre automatiquement une coupure de courant) lié à l’accident. Une équipe de dépannage a immédiatement été engagée. Parallèlement, la Police nous a informés du lieu et de la nature de l’accident, relate Caroline Monod, chargée de communication à la société d’électricité. Elle a œuvré durant près de 3h pour rétablir la situation à la normale.»

Miraculée, la parapentiste n’est pas directement entrée en contact avec la ligne électrique, que seul son matériel a touché. «Heureusement, ce dernier est peu conducteur», précise encore l’employée de Romande Energie. A l’heure actuelle, impossible de chiffrer le coût des dégâts matériels liés à l’accident.

A noter que le Nord vaudois n’a pas été l’unique région de Suisse romande à être témoin d’une mésaventure liée à la pratique du parapente. Surpris par les vents et ayant perdu beaucoup d’altitude dans la zone des Vanils (Gruyère fribourgeoise), un parapentiste s’est échoué dans les sapins, le long d’une falaise inaccessible par voie terrestre. L’infortuné a été hélitreuillé par un hélicoptère de la REGA.

 

De 2 minutes à plus de 3h50 d’attente

 

Tous les habitants de la région de Fontaines-sur-Grandson n’ont pas été logés à la même enseigne à la suite de la coupure de courant. Alors que les résidents des localités de Champvent, Montagny, Orges et Giez n’ont été privés d’électricité que durant deux petites minutes, les communes de Tévenon, Mauborget, Provence et Mutrux ont dû patienter à peine plus (huit minutes) avant que l’interrupteur ne fonctionne à nouveau. Les communes de Fiez et de Fontaines-sur-Grandson ont, quant à elles, patienté durant près d’une heure trente. Enfin, ce sont les villages de Novalles et de Grandevent qui ont subi le plus de désagréments, puisqu’ils ont été privés d’électricité durant près de quatre heures (3h50).

 

Les vaches ont aussi pris leur mal en patience

 

Il n’y a pas que les foyers, privés de lumière et d’électricité, qui ont souffert de la coupure de courant. Les agriculteurs -trois de Novalles, un de Grandevent et un autre de Fiez- ont dû prendre leur mal en patience à l’heure de la traite. «Un peu avant 16h, on a soudainement été privés de jus, explique Serge Kobi, de Novalles. Au début, j’ai cru que ça ne durerait que quelques minutes. Au final, je n’ai pas pu débuter la traite avant 20h.» Un retard qui n’a pas été sans conséquence pour les vaches de l’agriculteur : «Lorsqu’une bête doit patienter trop longtemps avant d’être traite, elle a mal. Même chose pour les veaux, affamés, qui beuglaient dans l’attente de leur lait.»

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15 aoû 2017

Sébastien Dupoux, la «solution provisoire»

Rugby – En attendant de trouver un remplaçant à Didier Paquelier à la tête de sa première équipe, le RC Yverdon pourra compter sur l’appui du directeur technique de la Fédération suisse. En outre, le club accueille également Thomas Forestier en qualité de conseiller du président.

Thomas Forestier (à g.) et Sébastien Dupoux distilleront leurs conseils dès ce soir, à l’heure de la reprise des entraînements. ©Carole Alkabes

Thomas Forestier (à g.) et Sébastien Dupoux distilleront leurs conseils dès ce soir, à l’heure de la reprise des entraînements.

Cela a été un petit déchirement pour Didier Paquelier. L’entraîneur de la promotion en LNB -acquise au mois de juin- l’avait annoncé à son équipe en fin de saison dernière déjà : sa situation professionnelle, en l’état, ne lui permet pas de s’engager auprès du Rugby Club Yverdon pour un nouvel exercice. Le Français a donc dû se résoudre à laisser sa place sur le banc, non sans quelques regrets. «Didier a été parfait dans son rôle. Il a su rassembler les joueurs et générer une belle atmosphère au sein du groupe», salue le président Vincent Piguet.

 

Juste pour quelque temps

 

Le nom de son remplaçant ? L’homme fort du RCY ne le connaît pas, même si les discussions vont bon train et que ce coach devrait être connu avant la fin de l’année. En revanche, le boss du club a trouvé une «solution provisoire» que beaucoup risquent de lui envier. Directeur technique à la Fédération suisse de rugby, Sébastien Dupoux a accepté de donner un coup de main et de gérer l’intérim. «Je prendrai les rênes de la première équipe en attendant que le président trouve une personne de confiance pour le poste. Mais mon temps à Yverdon est compté. Si je reste trop longtemps, les autres clubs vont commencer à grincer des dents», sourit le Français au CV impressionnant, lui qui a notamment entraîné jusqu’au troisième échelon du championnat de France, «le premier niveau professionnel».

Il faut dire que le RCY, comme la plupart des clubs suisses et français, n’a pas de secret pour cet amoureux du ballon ovale. «Ces dernières années, j’ai assisté au naufrage du club, puis à sa renaissance. Ça va être d’autant plus intéressant de voir ce qui l’attend cette saison en LNB.»

En parallèle, le club yverdonnois s’est également attaché les services de Thomas Forestier. L’homme compte une vingtaine de saisons à son actif à un très bon niveau au sein du championnat de France et il ne fait aucun doute qu’il saura apporter son expérience au club des Vuagères. «Sans couper totalement avec le rugby, j’avais décidé de prendre un peu de recul, de m’en éloigner. Puis, le président est entré en contact avec moi par l’intermédiaire de ma femme, qui fait partie du club de Pontarlier, qu’il connaît bien. Ce qui m’a convaincu, c’est le dynamisme autour du RCY, explique celui qui a également exercé en tant qu’entraîneur durant sa carrière, en faisant référence notamment à la rencontre internationale entre la Suisse et la Hollande qui se déroulera dans la Cité thermale le 18 novembre prochain. L’homme, qui effectuera les déplacements depuis la France voisine, occupera le poste, spécialement créé pour lui, de conseiller du président.

 

A Monthey pour la reprise

 

L’équipe, qui reprend l’entraînement ce soir, n’a, elle, que très peu changé. Les quelques départs -trois a priori- devraient vite être compensés. C’est donc avec le même groupe, qui n’a perdu qu’une seule rencontre en LNC+ la saison dernière, que le RCY se présentera lors de la reprise à Monthey, le samedi 24 septembre.

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14 aoû 2017

Les nouveaux Jeux du Castrum ont enchanté la ville

Yverdon-les-Bains – De retour sous un nouveau jour, après une pause d’une année, les Jeux du Castrum ont investi l’espace public de la Cité thermale le temps d’un week-end, pour la 18e édition. Le public était au rendez-vous, notamment en raison d’une météo clémente.

Principal symbole du week-end festif et interactif mis sur pied par les organisateurs des Jeux du Castrum, la réplique en carton, grandeur nature, de l’ancienne tour de la rue de la Plaine a été érigée dans la journée de samedi grâce au concours du public. Une réussite tant visuelle que participative. ©Gabriel Lado

Principal symbole du week-end festif et interactif mis sur pied par les organisateurs des Jeux du Castrum, la réplique en carton, grandeur nature, de l’ancienne tour de la rue de la Plaine a été érigée dans la journée de samedi grâce au concours du public. Une réussite tant visuelle que participative.

Nouvelle équipe organisatrice, nouvelles animations, la 18e édition des Jeux du Castrum d’Yverdon-les-Bains a tenu ses promesses entre vendredi et hier. «Pour nous c’est un énorme succès, s’est réjoui Damien Frei, le président du comité d’organisation de la manifestation. On voulait vraiment réussir à fédérer les gens autour des différents projets. Comme on a pu le voir avec la Tour en carton, ça a très bien fonctionné. Entre les concerts au Temple et ceux dans la cour du Château, qui affichaient complet, ce sont plus de 1000 personnes qui ont pu en profiter. On a également noté une grande mixité, le public était intergénérationnel et multiculturel. Au final, les gens nous ont fait confiance et se sont montrés curieux par rapport à ce que l’on a proposé.»

Le projet Rêverie, au CPNV, où des musiciens, dont le pianiste Colin Vallon, ont interprété un morceau durant huit heures, pendant que les spectateurs dormaient, a été l’un des moments forts de l’édition 2017.

 

Petit bémol ?

 

Bryan a dû pédaler pour se régaler d’une barbapapa au stand Barbapapi. ©Gabriel Lado

Bryan a dû pédaler pour se régaler d’une barbapapa au stand Barbapapi.

D’anciens Yverdonnois, habitués à l’ancienne formule des Jeux du Castrum, ont partiellement regretté un manque d’interactivité entre les artistes et le public. Un reproche que Damien Frei ne rejette pas. «Je peux le concevoir pour ce qui concerne le vendredi, car nous avons dû activer un plan pluie en dernière minute, a-t-il détaillé dans sa réponse. Toutefois, le samedi et le dimanche, de nombreux événements ont intégré le public, comme la construction de la tour en carton, faire partie d’un orchestre ou encore le Food Troc, où il fallait cuisiner.»

Le comité en place profite d’un mandat qui s’étend sur trois ans, pour l’organisation annuelle de la manifestation. Pour 2018, certains projets qui étaient déjà sur le feu cette année seront activés.

... et le public a joué le jeu ! ©Patrick Wurlod

… et le public a joué le jeu !

L’artiste Olivier Grossetête a donné ses instructions pour la construction... ©Patrick Wurlod

L’artiste Olivier Grossetête a donné ses instructions pour la construction…

Irma Riser, Jérôme Berbier, Dinda Reumer et Arndt Watzlawik (de g.à.dr.) ont participé en rythme au projet «Palabre». ©Gabriel Lado

Irma Riser, Jérôme Berbier, Dinda Reumer et Arndt Watzlawik (de g.à.dr.) ont participé en rythme au projet «Palabre».

Géraldine Schenkel a servi quelques verres, à l’aide de son Piano-cocktail. ©Gabriel Lado

Géraldine Schenkel a servi quelques verres, à l’aide de son Piano-cocktail.

Fabian Sbarro a présenté son oeuvre «Eclipse» au public venu au Jardin Japonais. ©Gabriel Lado

Fabian Sbarro a présenté son oeuvre «Eclipse» au public venu au Jardin Japonais.

Vendredi soir, Reverend Beat-Man a rythmé la soirée à l’Aula Magna du Château de la Cité thermale, avec son blues trash. Un excellent moyen de lancer le week-end de festivités.

Vendredi soir, Reverend Beat-Man a rythmé la soirée à l’Aula Magna du Château de la Cité thermale, avec son blues trash. Un excellent moyen de lancer le week-end de festivités.

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14 aoû 2017

Le grand public aime l’époque médiévale

Le Château de Grandson vit

Une gente dame a fait son entrée au château... sous bonne garde. ©Carole Alkabes

Une gente dame a fait son entrée au château… sous bonne garde.

«C’est une très bonne édition, bien fréquentée, qui restera dans les mémoires», relève Carlos Atienza, président des Amis du Château de Grandson ; une association qui, pour la dix-huitième fois consécutive, a mis sur pied la Fête médiévale le week-end dernier. «Samedi, on a fait une journée record avec 2050 personnes. Il y avait la file sur la place du Château», renchérit Sylvie Gellein, directrice-intendante de l’édifice. Cette affluence, inhabituelle pour un samedi, a pris par surprise les initiateurs. Mais les visiteurs ont bien réagi. Et les organisateurs ont déplacé plusieurs animations sur la place pour faire patienter le public. Pour Alain Bonzon et son équipe -quelque 110 bénévoles ont été mobilisés tout au long des deux jours-, le défi a été d’alimenter tout ce monde. Le menu était d’ailleurs «cossu»: 1000 portions de riz aux lentilles, 800 de cuissot de cerf (à la broche), 400 de saucisson et 500 de ragoût de cerf. Un menu pantagruélique que le public a épuisé sans problème. Nous reviendrons sur l’événement dans une prochaine édition.

Maître Albertus et Phylacius (Petit Grimoire) ont capté l’attention du public. ©Carole Alkabes

Maître Albertus et Phylacius (Petit Grimoire) ont capté l’attention du public.

Plusieurs compagnies médiévales ont contribué à animer la fête. ©Carole Alkabes

Plusieurs compagnies médiévales ont contribué à animer la fête.

Matteo Tosi et Luc Willen en ont décousu avec beaucoup d’énergie. ©Carole Alkabes

Matteo Tosi et Luc Willen en ont décousu avec beaucoup d’énergie.

La troubadour multi-instrumentiste Nicole Journot a fasciné les tout-petits. ©Carole Alkabes

La troubadour multi-instrumentiste Nicole Journot a fasciné les tout-petits.

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14 aoû 2017

L’expérience a fini par parler sur le sable de la plage yverdonnoise

Beach tennis – Le Tessinois Yves Fornasier et le Bernois Noah Maertens ont remporté le tournoi international, samedi, en battant de peu de choses la paire du cru, composée de Patrick Thomet et Arnaud Mentha.

Yves Fornasier et Noah Maertens ont tremblé en finale, mais ont résisté. ©Michel Duvoisin

Yves Fornasier et Noah Maertens ont tremblé en finale, mais ont résisté.

La finale 100% suisse du tournoi international d’Yverdon-les-Bains a été épique. La paire la plus cotée a fini par l’emporter, 7-5 7-6 (1), devant les Nord-Vaudois Patrick Thomet et Arnaud Mentha (chacun 342e au classement mondial). Pionnier, meilleur joueur et ponte du beach tennis en Suisse, Yves Fornasier (60e) et son partenaire Noah Maertens (285e) ont montré leur meilleur visage dans les moments chauds, samedi.

«C’est certainement l’expérience qui nous a permis de faire la différence, soulignait Yves Fornasier, à chaud après la rencontre. Dans ces moments, on doit savoir quand il faut pousser, prendre des risques, ou quand il faut remettre la balle dans le terrain pour faire jouer l’adversaire.»

Un constat proche de celui tiré par un Arnaud Mentha déçu : «On a manqué le coche dans le premier set, alors qu’on menait 5-3 et 30-15, se remémorait-il. Il nous aurait fallu un peu de réussite dans les points importants.» Durant la deuxième manche, les régionaux, qui menaient 5-4, ont eu trois balles d’un set partout, sans réussir à les convertir. Deux d’entre elles ont été sauvées in extremis par le duo tessino-bernois, qui a déroulé lors du tie-break suivant.

 

Besoin d’infrastructures

 

Alors que le beach tennis fonctionne bien dans le Nord vaudois depuis son apparition, en 2014, la discipline peine à se faire une véritable place au soleil en Suisse. «Il y a plusieurs éléments qui expliquent cela, estime Yves Fornasier. Mais il s’agit avant tout d’infrastructures.» Le Luganais identifie notamment le fait qu’il existe de nombreux terrains de beach-volley, mais qu’en raison de la différence importante des filets (plus bas et avec des mailles plus petites) des deux disciplines, une personne investie doit systématiquement être présente, avec le matériel adapté, pour préparer la surface de jeu. «Les clubs de tennis, dont un court peu utilisé pourrait être transformé en deux terrains de beach tennis, comme cela se fait en Allemagne et en Italie, voient encore notre discipline comme un concurrent. Or, cela constituerait une bonne occasion pour eux de faire venir du monde», poursuit le Tessinois.

Enfin, le beach tennis souffre, à ses yeux, de l’absence de courts intérieurs -hormis à Berthoud, dans le canton de Berne-, car le climat ne permet pas, comme dans les pays méditerranéens, de jouer toute l’année. «A Lugano, on compte sur de nombreux joueurs en été, et notamment des jeunes. Malheureusement, dès septembre, tout s’arrête, et il faut recommencer à motiver les gens au printemps. Il manque de la continuité, on ne peut pas profiter de l’enthousiasme généré durant la période de jeu.» Une flamme que le Beach Tennis Nord vaudois parvient à ranimer chaque saison, grâce à l’investissement de ses membres, en attendant le développement prévu des terrains de sable dans la Cité thermale.

 

Circuit national, victoires régionales

 

Les terrains de la plage ont été le théâtre de tournois du circuit national, hier, au lendemain de la compétition internationale. A cette occasion, la paire féminine composée de Roxane et Léa Duvillard s’est imposée. En double mixte, Anick et Arnaud Mentha ont gagné l’épreuve. Enfin, le tableau masculin a été enlevé par Alexandre Thomet et Luca Martinez.

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11 aoû 2017

Un bistrot social pour les marginalisés ?

Sainte-Croix – L’article paru dans nos colonnes à propos des «cas sociaux» du village a suscité plusieurs réactions. La mise en place d’un café social a, notamment, été suggérée

Selon plusieurs commerçants de la rue Centrale, les toxicomanes du village se réunissent très souvent près de cette fontaine. ©Carole Alkabes

Selon plusieurs commerçants de la rue Centrale, les toxicomanes du village se réunissent très souvent près de cette fontaine.

«Pour être tout à fait honnête, votre article m’a fait réagir et même bondir», confie Christiane*, Sainte-Crix et ancienne travailleuse sociale hors murs, à la suite de la parution d’un article intitulé «Les cas sociaux provoquent la discorde», paru le 28 juillet dernier dans notre quotidien au sujet d’une pétition lancée par des commerçants de la rue Centrale, à Sainte-Croix. «Je comprends les plaintes des commerçants, mais il faut arrêter de stigmatiser les toxicomanes », poursuit celle qui, à un moment donné de son parcours de vie, s’est retrouvée à l’aide sociale. Selon Christiane, la mise en place d’un bistrot social permettrait de résoudre la problématique et de favoriser le dialogue avec les personnes dépendantes à l’alcoolisme et aux drogues. «Avec la fondation Le Relais, nous avons entrepris plusieurs démarches en ce sens auprès de la Municipalité, en vain», indique-t-elle.

 

A la recherche du dialogue

 

Interrogés sur la question, certains commerçants de la rue Centrale restent dubitatifs. «C’est vrai qu’il y a certains clichés à propos des personnes marginalisées, mais Sainte- Croix ne se délimite pas qu’à ça, confie une conseillère en vente, qui préfère garder l’anonymat. Je ne sais pas si un tel endroit apporterait grand-chose. Personnellement, j’ai donné. Ma mère s’est retrouvée à l’aide sociale et a fréquenté le milieu de la drogue. C’était une période difficile.» «Ce qu’il faudrait, c’est une police de proximité et imposer des règles plus strictes», affirme, en revanche, une autre commerçante.

Plus loin, un homme sort de son bureau. «Vous voulez savoir ce que je pense d’un bistrot social ? Lance-t-il. Je ne suis pas certain que cela apporte de réelles solutions, au contraire, cela risque de marginaliser un peu plus les personnes concernées. Et de souligner l’importance de créer une bonne harmonie entre les habitants du village. «Par contre, ce que je ne tolère pas, poursuit le quinquagénaire, c’est de voir des amas de détritus devant la fontaine.»

Contacté, le propriétaire du magasin Denner, situé en face de ladite fontaine où de nombreuses personnes marginalisées se retrouvent une bière à la main, n’a pas souhaité commenter l’affaire.

 

Réaction de la Municipalité

 

En l’absence des membres de l’Exécutif sainte-crix, Stéphane Champod, secrétaire municipal, ne souhaite pas répondre à la proposition d’une éventuelle mise en place d’un bistrot social. «A ma connaissance, nous n’avons jamais reçu de proposition concrète à ce sujet, informe-t-il. Si l’engagement d’un travailleur social se réalise (ndlr : pour rappel, ce poste a été préavisé favorablement par le conseiller d’Etat Pierre-Yves Maillard, en charge du Département de la santé et de l’action sociale), nous verrons, à ce moment-là, quelles solutions apporter à cette problématique.» A Lausanne déjà ! Le Service social de la ville de Lausanne (SSL) offre à toute personne marginalisée ou vivant dans la précarité un lieu d’accueil et d’orientation à L’Espace. Les usagers ont la possibilité de bénéficier d’un accueil et de collations, de permanences infirmières hebdomadaires, d’une consigne à bagages ainsi que d’une adresse postale. Ils bénéficient également d’un accompagnement individualisé, administratif et social, ainsi que d’animations. L’Espace permet aux personnes sans abri de réserver un hébergement d’urgence.

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