Les News du Nord Vaudois

En collaboration avec le journal La Région.

21 avr 2017

Présence policière accrue au centre

Yverdon-les-Bains – Depuis une dizaine de jours, des agents de Police Nord vaudois sillonnent les rues du centre-ville. Seul ou à deux, ils marquent une présence qui a pour objectif de lutter contre le sentiment d’insécurité.

Les agents patrouillent désormais entre 10h et 22h au sein des rues piétonnes du centre-ville. ©Carole Alkabes

Les agents patrouillent désormais entre 10h et 22h au sein des rues piétonnes du centre-ville.

«Tu crois qu’ils sont là pour prévenir un risque d’attentat ?», lâche une dame en voyant deux patrouilles de Police Nord vaudois qui s’entretiennent en plein centre-ville d’Yverdon-les-Bains. C’est vrai que depuis un peu moins de deux semaines, les visages des agents deviennent presque familiers pour les passants qui empruntent régulièrement les rues du centre historique. Comment expliquer une telle présence policière ?

 

Réorganisation des forces

 

«Il s’agit d’une réarticulation de nos moyens, pour optimiser notre visibilité. L’objectif à long terme est de réduire significativement le sentiment d’insécurité qui touche certains habitants et commerçants du centre-ville», explique le capitaine Cavin, chef de la division opérationnelle de Police Nord vaudois.

Ce dernier affirme sans hésiter qu’il n’y a aucun lien avec un potentiel risque d’attentat. C’est bien un sentiment d’insécurité lancinant qui est la première cible de réarticulation des moyens des forces de l’ordre.

«C’est un constat qui n’est pas neuf, et qui est notamment dû à la scène de la drogue. Je n’entends par là pas uniquement le deal de rue, mais aussi les délits connexes, les déchets relatifs à la consommation et les désagréments qu’ils peuvent engendrer», précise le capitaine Cavin, en rappelant que la lutte contre le trafic de stupéfiants est de la compétence de la Police cantonale vaudoise.

Désormais, deux à trois policiers marquent une présence accrue au centre-ville entre 10h et 22h, environ, dans un rayon qui va de la gare aux rues piétonnes, dont la rue du Lac, la rue du Valentin et la rue de Neuchâtel.

 

Des commerçants positifs

 

La cadence élevée d’uniformes bleus dans les rues est vu d’un bon œil par les commerçants du centre-ville. «C’est une excellente chose. Sans se faire d’illusions quant à l’éradication complète du deal en ville, cela va favoriser l’effet d’éparpillement des dealers et rassurer l’ensemble de la population locale, des visiteurs et des touristes», avance Laurent Bertschi, vice-président de la Société industrielle et commerciale d’Yverdon-les-Bains, Grandson et environ.

 

«En solo»

 

Particularité : il ne sera pas rare de rencontrer des agents «en solo». «C’est une manière de rationaliser les patrouilles pédestres et d’augmenter la visibilité policière. Dans le cas d’une intervention, ils ne fonctionnent jamais seuls. Ils demanderont assistance à un collègue toujours présent non loin de la zone», avance le capitaine Cavin.

Cette réorganisation des ressources policières n’a pas de lien direct avec une volonté d’arrestations supplémentaires, mais veut avoir un effet dissuasif sur la commission d’infractions. «Nous partons de la logique propre au concept de police de proximité que notre plus forte présence est susceptible de réduire le nombre d’interventions», avance le capitaine Cavin.

 

«Montée en puissance»

 

Cette présence accrue n’est que la première phase d’un processus qui sera mis en place sur la durée. «Il est encore trop tôt pour se prononcer, nous attendons le retour des commerçants et des citoyens. Nous tentons de nous adapter en permanence aux différentes attentes, mais c’est le début d’une montée en puissance», conclut le capitaine Cavin.

 

Compétences limitées en matière de stupéfiants

 

A chaque service ses compétences. Même s’ils collaborent étroitement avec la Police cantonale vaudoise, les agents de Police Nord vaudois ne sont pas directement compétents pour traiter une affaire de stupéfiants. En cas d’interpellation, ces derniers peuvent amender les consommateurs s’ils ne détiennent qu’une quantité limitée de cannabis. Ils remettront les trafiquants ainsi que l’affaire à la Police cantonale vaudoise en cas d’investigations complémentaires. «Nous collaborons avec Police Nord vaudois, mais elle n’est effectivement pas compétente en matière judiciaire. Elle transmet à nos services les cas qui nécessitent une investigation pénale», explique Olivia Cutruzzolà, porte-parole de la Police cantonale vaudoise.

 

Opération azur en place depuis novembre 2016

 

En collaboration avec Police Nord vaudois, la Police cantonale vaudoise a lancé l’opération «azur» en novembre 2016. Dans une volonté d’endiguer le deal de rue, elles ont déjà effectué vingt d’opérations. Résultats jusqu’à aujourd’hui : une vingtaine d’interpellations et plusieurs dizaines de grammes d’héroïne et de cannabis saisis.

La Division flagrant délit de la Brigade des stupéfiants travaille au quotidien pour décourager les trafics, mais c’est une délinquance compliquée à gérer. «Le deal de rue est difficile à juguler. Les dealers connaissent les lois, ils ont peu ou pas de marchandises sur eux. Mais nous maintenons une pression constante sur les trafiquants», avance Olivia Cutruzzolà, porte-parole de la Police cantonale vaudoise.

Bayron Schwyn

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21 avr 2017

Être ou ne pas être en tête de liste

Élections cantonales – Quelles ont été les réflexions stratégiques au moment d’inscrire, ou non, le nom d’un candidat au Conseil d’État sur la liste fixée pour l’élection au Grand Conseil ? Plusieurs visions s’affrontent.

Le quatre candidats nord-vaudois au Conseil d’Etat, Cesla Amarelle (PS), Jacques Nicolet (UDC), Pascal Broulis (PLR ci-dessous) et Sylvie Villa (PDC, Alliance du Centre), ne figurent pas tous en tête de la liste pour le Grand Conseil. ©Duperrex-a

Le quatre candidats nord-vaudois au Conseil d’Etat, Cesla Amarelle (PS), Jacques Nicolet (UDC), Pascal Broulis (PLR ci-dessous) et Sylvie Villa (PDC, Alliance du Centre), ne figurent pas tous en tête de la liste pour le Grand Conseil.

Inscrits tout en haut des listes pour l’élection au Grand Conseil vaudois du 30 avril prochain, trônent les noms du conseiller d’État sortant Pascal Broulis (PLR) et celui de la conseillère nationale Cesla Amarelle (PS). Par contre, celui du conseiller national Jacques Nicolet (UDC) n’y figure pas. L’explication du citoyen de Lignerolle s’avère assez simple. «Vis-à vis du citoyen, cela n’aurait pas été loyal, explique Jacques Nicolet. Mon nom aurait peut-être tiré la liste un peu plus loin, mais si je suis élu au Conseil d’État, je ne le serais, de fait, pas au Grand Conseil et je démissionnerais du Conseil national. Si l’élection à l’Exécutif cantonal devait mal se passer, je conserverais mon mandat à Berne, sans prendre celui à Lausanne, même si je devais y être appelé.»

 

Calendrier bancal

 

L’autre choix qui a orienté le choix de l’UDC est de nature organisationnelle. La liste du Jura- Nord vaudois avait été arrêtée en novembre 2016, soit avant la désignation officielle de Jacques Nicolet comme candidat au Conseil d’État. «On se voyait mal aller demander à quelqu’un de se retirer, avoue Jean-Pierre Grin, conseiller national de Pomy. Nous avons aussi pensé que les quatre sortants seraient de bonnes locomotives pour la liste. Et cette place en plus permet aussi de former la relève.»

 

Mathématiques de base

 

Au parti socialiste, la réflexion a été construite sur une base mathématique. «Il s’agit d’un calcul bien plus simple que ceux qui régissent les finances publiques, commence Cesla Amarelle. On sait par expérience qu’un candidat au Conseil d’État amène entre 1% et 3% de suffrages supplémentaires à la liste sur laquelle il occupe la tête. Dans notre idée de remporter un siège supplémentaire au Grand Conseil, il nous a semblé simplement logique que mon nom soit inscrit en tête de liste.»

 

Au centre aussi

 

Finalement, le cas de Sylvie Villa, candidate PDC au Conseil d’État, inscrite en tête de la liste de l’Alliance du Centre qui réunit cinq partis, demeure différent des situations évoquées ci-dessus. Ni conseillère nationale, ni conseillère d’État sortante, la candidate de Mauborget a surtout pris la tête des candidats par conviction. «Il s’agissait pour moi d’avant tout montrer l’exemple en tant que femme, insiste Sylvie Villa. Personnellement, quel que soit le scénario qui se dessinera le 30 avril ou le 21 mai (ndlr : 2e tour pour le Conseil d’Etat), j’assumerai la fonction que les électeurs auront bien voulu me confier.» Au final, les stratégies ne s’avéreront bonnes ou mauvaises qu’à la lumière des résultats finaux. La réponse tombera donc en partie le 30 avril.

 

Pour les Libéraux-Radicaux, il s’agit d’une habitude historique

 

Pascal Broulis ©Alkabes-a

Pascal Broulis.

Pascal Broulis, conseiller d’État sortant, figure en tête de la liste PLR du sous-arrondissement d’Yverdon-les-Bains. Il a de grandes chances d’être réélu et, donc, de laisser sa place à un des viennent-en-suite. Alors certes, il occupe une des quinze places sur la liste, mais la fait également profiter de son aura personnelle. «En fait, détaille Philippe Miauton, secrétaire général du PLR vaudois, le fait de placer le conseiller d’État sortant en tête de liste relève de la tradition, de l’habitude. Il y a longtemps, on a pu estimer que si l’élection au Conseil d’État devait mal se passer, le candidat entrait au Législatif et ne se voyait ainsi pas complètement exclu de la politique. Par ailleurs, il me semble que les électeurs sont tout à fait conscients que ce double mandat n’est pas possible.»

 

Grand Conseil
Il est bien sortant

 

Dans notre édition d’hier, sur la double page présentant les candidats au Grand Conseil, nous avons manqué d’entourer le député socialiste de la vallée de Joux Nicolas Rochat Fernandez d’un halo violet, signifiant qu’il était sortant. Avec nos excuses.

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21 avr 2017

Le FC Bavois, tremplin de Yanis Lahiouel

Football – Promotion ligue – Arrivé de Lancy cet hiver, le milieu de terrain fait forte impression à Bavois, où il espère exploser.

Bavois aura besoin du Français pour se sauver. ©Carole Alkabes

Bavois aura besoin du Français pour se sauver.

Vingt-deux ans fraîchement fêtés, seize buts inscrits et dix passes décisives délivrées en une année passée à Lancy, en 1re ligue, respectivement trois et deux avec Bavois en cinq rencontres disputées depuis la reprise : Yanis Lahiouel est ce qui est couramment appelé un joueur prometteur. Et pourtant, le jeune homme a bien failli ne jamais connaître la prodigieuse ascension qui est la sienne actuellement. «J’ai fait mes gammes à Evian-Thonon-Gaillard, où j’ai passé près de dix ans, à la fin desquelles j’ai rejoint leur équipe de CFA2. Mais je voulais jouer, ce dont je n’avais pas vraiment l’occasion là-bas. Je suis donc parti, et je n’ai rien fait pendant six mois. J’ai failli tout arrêter», admet celui qui a touché un ballon pour la première fois à la Rochesur-Foron, petit village français proche de la frontière genevoise.

Ce qui a dissuadé le demi-offensif de ranger ses crampons ? Un coup de fil de son cousin à Jean-Michel Aeby, qui venait de débarquer sur le banc du Lancy FC. «Il a appelé le coach en se faisant passer pour moi ! Je ne sais pas exactement ce qu’il lui a dit mais, quelques jours plus tard, j’étais pris en test.» Avec le succès qu’a été celui du club genevois pendant une année. «C’est vrai que c’était une période sympa. On était invaincus au second tour la saison dernière, puis en position de finaliste cet hiver.»

 

Bavois a flairé le bon coup

 

Cible de quelques problèmes financiers récemment, l’équipe lancéenne a été contrainte de laisser filer ses meilleurs éléments durant la trêve, dont l’excellent Yanis Lahiouel. S’il a été convoité un peu partout, c’est Bavois qui a su se montrer le plus convainquant. «Certains m’ont dit que je faisais une erreur en venant ici. La vérité, c’est que je n’ai pas hésité une seconde. Le discours du club est motivant. Bekim Uka, l’entraîneur, a été un grand attaquant et m’apporte énormément. Et puis, surtout, évoluer en Promotion League représente une progression pour moi.»

Cette progression, la pépite bavoisanne en fait son moteur. «Je me donne jusqu’à 25 ans pour réussir. Si cela ne fonctionne pas d’ici-là, je commencerai à chercher quelque chose à côté. Évidemment, j’espère jouer le plus haut possible. Quand je vois les infrastructures et certains groupes de supporters des clubs de Super League, je rêve de pouvoir en intégrer un. Je me sens vraiment bien à Bavois, mais je ne le cache pas : si on me donne la chance d’évoluer plus haut, je n’hésiterai pas.»

Ambitieux, le Français l’est partout où il passe, y compris aux Peupliers, où il n’a qu’un espoir : que le FCB se maintienne : «On a les cartes en main pour y parvenir. Il nous suffit juste d’éviter le genre de ratés qu’on a connu la semaine dernière, notamment (ndlr : défaite 4-1 face à YF Juventus Zurich). Notre calendrier est plutôt favorable, l’ambiance dans l’équipe est parfaite et ce qu’on montre depuis la reprise est encourageant. La balle est dans notre camp.» Elle le sera plus que jamais demain, face à United Zurich, avant-dernier du classement. Une victoire et le maintien serait assuré, ou presque. Actuellement, pas grand-monde n’est mieux placé que Yanis Lahiouel pour mener Bavois sur ce chemin.

 

L’avant-match
Le point avec les équipes de la région

 

Challenge League
Le Mont – Schaffhouse, dimanche à 15h à Sous-Ville.

Le très bon début de second tour des Montains les avait poussés à regarder plutôt vers le haut que vers le bas du classement. Les récents résultats un peu plus délicats ont, toutefois, rendu les choses très claires : le Mont n’a plus que quatre longueurs d’avance sur la barre et dispute une nouvelle rencontre capitale dimanche, face à la formation qui le précède au classement. A noter que les joueurs et le staff montains n’ont toujours pas le droit de s’adresser à la presse.

 

Promotion League
Bavois – United Zurich, samedi à 17h aux Peupliers.

 

Robin Enrico, Dren Basha et Fabijan Markaj ont évolué avec la «deux», mardi dernier à Donneloye, et devraient être à disposition du coach Bekim Uka pour cette rencontre capitale face à l’avant-dernier. Le technicien bavoisan pourra également compter sur le retour au jeu de Muamer Zeneli après sa suspension. Tous les voyants semblent donc au vert pour Bavois.

 

1re ligue – groupe 1
Naters – Yverdon, dimanche à 14h30 au Stapfen.

 

Fort de sa victoire en match avancé de la 21e journée, mercredi dernier, Stade-Lausanne-Ouchy a repris la tête du groupe et met la pression sur Yverdon Sport avant son déplacement à Naters.

Au vu des progrès réalisés ces dernières semaines, les Nord- Vaudois ne devraient, toutefois, pas trop tremblé en Valais, face à l’avant-dernier du classement. Pour cette rencontre, Alex Gauthier et Allan Eleouet sont de retour dans le groupe.

Florian Vaney

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20 avr 2017

Moins d’un tiers de femmes

Nord vaudois – Dans le cadre de l’élection au Grand Conseil du 30 avril, 84 candidats du sous-arrondissement d’Yverdon, et neuf candidats de la vallée de Joux se disputeront respectivement quinze et deux sièges. Parmi tous les prétendants et prétendantes, moins d’un tiers sont des femmes. Pourquoi ?

Le Grand Conseil actuel (2012-2017) ne comprend que 43 femmes sur 150 députés, soit 28,6%. ©Jacquet-a

Le Grand Conseil actuel (2012-2017) ne comprend que 43 femmes sur 150 députés, soit 28,6%.

La parité hommes-femmes, qu’il s’agisse de salaires ou de représentation politique, constitue aujourd’hui un thème de discussion privilégié à travers toute la société. En période d’élections, comme celle que tout le Canton de Vaud connaît actuellement en vue de renouveler les députés du Grand Conseil, cette thématique s’invite presque naturellement. Si l’on compare les chiffres de 2012 avec ceux de 2017, au niveau de l’arrondissement d’Yverdon-les-Bains, on s’aperçoit que les listes d’aujourd’hui offrent 32,1% des places à des femmes (27 sur 84), contre 29,6% il y a cinq ans (32 sur 108). Comment est-ce que les différents partis effectuent leur choix pour constituer leur liste ?

 

Les compétences priment

 

Au PLR, les choses sont claires : en fait, il n’y a pas de volonté écrite de pousser pour avoir un nombre déterminé de candidates. «Nous préférons miser sur des personnalités représentatives de nos différentes sections qui sont au nombre de sept, détaille Pierrette Roulet-Grin, présidente du PLR pour le sous-arrondissement yverdonnois. Pour ce qui est de la façon dont notre liste s’est mise en place, c’est assez simple : à chaque section du sous-arrondissement (ndlr : Yverdon-les-Bains, Grandson, Chavornay, Orbe, Vallorbe, Yvonand et Sainte- Croix) sont distribués un certain nombre de places de candidats, proportionnellement au nombre d’habitants représentés. Ensuite, chaque section a tenu une assemblée pour désigner ses candidats.»

Du côté de l’UDC, la donne est sensiblement la même. «Le parti n’a pas de ligne directrice qui impose la parité hommes-femmes sur nos listes, mais plus il y en a, plus on est satisfaits, détaille Yvan Pahud, député de Sainte-Croix. Cela apporte une diversité nécessaire. Nos deux candidates, Sandrine Robadey et Anita Burri, peuvent se targuer d’être expérimentées en politique en ayant respectivement occupé les postes de secrétaire de l’arrondissement et présidente du Conseil communal à Yvonand. Plus personnellement, je trouve que choisir d’inscrire une femme sur une liste parce que c’est une femme, plutôt que pour ses compétences, s’approche plus du dénigrement que d’un service rendu.» Son collègue de parti, Julien Cuérel, rappelle également qu’il y a plusieurs femmes UDC de la région qui mènent ou ont mené une carrière politique, notamment Alice Glauser, de Champvent.

 

Un objectif prioritaire

 

A gauche, le discours est logiquement diamétralement opposé. «Pour le Parti socialiste, en Suisse et en général, la parité hommes-femmes sur les listes revêt une importance capitale, insiste Anne-Sophie Betschart, candidate et ancienne municipale à Yvonand. Il est clair que cette parité doit aller de pair avec un certain bagage, avec certaines compétences. Si nous n’avions pas trouvé assez de femmes compétentes, nous nous serions tournés vers des hommes. Mais ça n’a pas été le cas.»

Le son de cloche n’est pas très différent dans les rangs des Verts du Mouvement écologiste vaudois. «La parité hommes-femmes représente une volonté claire et un objectif que nous nous faisons un point d’honneur d’atteindre, explique l’Yverdonnois Vassilis Venizelos, député. Au niveau cantonal, pour l’élection qui arrive, on y est presque. L’avantage de pouvoir présenter des femmes sur nos listes, poursuit- il, s’avère également un atout dans l’idée d’en placer finalement dans les parlements, car elles y sont encore sous-représentées.»

A noter encore que sur les sept listes déposées pour les élections au Grand Conseil, trois sont emmenées par des femmes : Parti socialiste (Cesla Amarelle), Alliance du Centre (Sylvie Villa) et Les Verts (Sabine Glauser- Krug).

 

Jean-Philippe Pressl-Wenger

 

Votera ou ne votera pas, avis croisés de Nord-Vaudois sur les élections

Yverdon-les-Bains – Il reste dix jours pour voter avant le premier tour de l’élection du Conseil d’État et du Grand Conseil vaudois

«C’est comme en France, avant ils vous promettent tout et une fois qu’ils sont élus, il n’y a plus rien», s’exclame un passant après avoir entendu le simple mot «élection». Une chose est sûre : tous les Nord-Vaudois ont un avis sur les élections qui auront lieu dans dix jours, mais peu veulent qu’il soit exposé au sein des colonnes d’un journal.

 

A l’encontre

 

Mégane utilise Easyvote pour s’informer sur les élections. ©Bayron Schwyn

Mégane utilise Easyvote pour s’informer sur les élections.

Les personnes interrogées ont toutes défendu l’importance du droit de vote, même si certaines avouent qu’elles ne l’ont pas toujours utilisé. «Avant, je ne votais pas, mais cette fois, je vais donner ma voix. Je ne me reconnais pas dans certains partis qui ont toujours plus de sièges, je voterai avant tout à l’encontre de leurs idées», explique Olivier, 47 ans, technicien spécialisé en service après-vente. Sa compagne, Lise, y est aussi pour quelque chose.

L’enseignante de tout juste quarante ans ne manque jamais une occasion d’exercer son droit démocratique. Mais, quand il s’agit de prendre de l’avance, c’est une autre histoire. «Disons que même si je mets mon enveloppe toujours à la dernière minute dans l’urne, je réfléchis mon choix toujours bien à l’avance», avance Lise. Une habitude que l’on retrouve chez de nombreux badauds.

 

Bien s’informer

 

Si pour Mégane, 21 ans, le droit de vote est une réelle responsabilité, il ne faut pas le faire n’importe comment. «Je pense qu’il faut avant tout bien s’informer. La dernière fois, j’avais utilisé Easyvote (ndlr : plateforme en ligne qui a pour objectif d’inciter davantage de jeunes à voter, ceci en proposant des vidéos explicatives des enjeux des votations et élections à venir) et je pense que je vais encore le faire cette fois-ci pour m’aiguiller dans mes choix», avance l’étudiante en médecine.

L’information, certains s’en désintéressent complètement et ne voient de la campagne que les affiches qui habillent les rues à intervalles réguliers. C’est le cas d’Emilie, 21 ans, qui votait il y a encore quelque temps, mais qui s’est «déconnectée » de l’actualité, las des mauvaises nouvelles qu’elle annonce.

En 2012, lors des dernières élections cantonales, un peu plus de 40% des Vaudois avaient participé au choix des députés. Les facteurs qui expliquent l’abstentionnisme sont complexes. Mais comme le montre l’exemple d’Elodie, la famille dans laquelle chacun grandit à une certaine influence. «Mon papa était député et ma maman était municipale. Nous votions tous ensemble, c’est quelque chose de naturel pour moi», raconte la jeune maman.

 

Et pour ceux qui n’ont pas le droit de vote ?

 

«Maintenant que j’ai ma petit Nina depuis 19 mois, j’ai envie de faire les démarches pour pouvoir donner ma voix à ceux qui me ressemblent le plus», lâche Alexandre, Italien, mais né à Yverdon-les-Bains, il y a 39 ans.

Bayron Schwyn

 

Le chemin vers le législatif
Nord-vaudois – Petit rappel concernant cette élection

 

Le Grand Conseil vaudois constitue l’autorité législative du Canton de Vaud. Il adopte les lois, les décrets et le budget annuel. C’est également lui qui fixe les impôts. Cet organe est composé de 150 membres élus par le peuple pour une durée de cinq ans, du 1er juillet 2017 au 30 juin 2022. Le Canton de Vaud se scinde en dix arrondissements ayant chacun un nombre de député(e) s à élire en fonction de sa population. Trois arrondissements sont subdivisés en sous-arrondissements. C’est le cas d’Yverdon-les-Bains, qui doit élire quinze député(e)s, et de la vallée de Joux, qui doit en élire deux.

Le mode d’élection est le système de la représentation proportionnelle. Pour Yverdon-les-Bains, par exemple, les quinze sièges feront d’abord l’objet d’une répartition entre les différents partis, en proportion des suffrages obtenus dans le sous-arrondissement. Ensuite, les sièges remportés par chaque parti seront distribués aux candidat(e)s qui ont obtenu le plus de voix.

Durant la législature qui s’achève (2012-2017), les sièges du sous-arrondissement d’Yverdon-les-Bains étaient répartis de la manière suivante parmi les partis en lice : cinq sièges pour le PLR Les Libéraux-Radicaux, quatre sièges pour le Parti socialiste et l’UDC, et deux sièges pour Les Verts Mouvement écologiste vaudois. Les deux sièges réservés à la vallée de Joux étaient répartis entre le Parti socialiste et le PLR Les Libéraux- Radicaux.

Com.

 

Un Gouvernement pour gérer l’incertitude

Perspectives – Le Canton de Vaud de 2017 n’a plus rien à voir avec celui du début du siècle, qui était miné par la dette, une banque cantonale en déroute et un Gouvernement manquant de cohésion. Mais l’avenir s’annonce plus chahuté.

Le chancelier Vincent Grandjean avec le Conseil d’Etat sortant : Béatrice Mettraux, Jacqueline de Quattro, Pascal Broulis, Anne-Catherine Lyon, Pierre-Yves Maillard (président), Philippe Leuba et Nuria Gorrite, sur l’esplanade du Château cantonal, au terme du second tour, en avril 2012. ©Raposo/ar

Le chancelier Vincent Grandjean avec le Conseil d’Etat sortant : Béatrice Mettraux, Jacqueline de Quattro, Pascal Broulis, Anne-Catherine Lyon, Pierre-Yves Maillard (président), Philippe Leuba et Nuria Gorrite, sur l’esplanade du Château cantonal, au terme du second tour, en avril 2012.

Les citoyennes et citoyens vaudois devront décider quelle sera l’équipe gouvernementale qu’ils comptent porter au pouvoir pour ces cinq prochaines années. Un mandat qui, en fonction des évolutions socio-économiques prévisibles n’aura rien de comparable avec la forme de «lune de miel» de ces dernières années. Une période faste, favorisée par une évolution économique tout à fait extraordinaire. Lorsqu’on regarde en arrière, on ne cesse d’évoquer les «trente glorieuses». D’ici peu, on parlera sans doute des «quinze merveilleuses» du début de millénaire.

En effet, à l’instar de ce qui se passe dans de nombreuses familles, l’argent est souvent source de conflits. Mais lorsqu’il abonde, chacun se contente de ce qu’il a. Mais pour en arriver là, il a fallu consentir des efforts et faire le poing dans la poche.

 

Une longue convalescence

 

On ne parle plus guère de la dette abyssale de neuf milliards de francs, des programmes d’économies joliment baptisés «Orchidée», des crises internes à l’équipe gouvernementale, et de la recapitalisation forcée de la Banque cantonale, devenue depuis le meilleur placement du Canton de Vaud.

Ce n’est pas faire du régionalisme excessif que de dire que l’élection du Sainte-Crix Pascal Broulis est arrivée à point nommé. Il fallait en effet avoir une bonne formation financière, et une réelle compréhension du fonctionnement de l’économie pour trouver une issue à une situation pour le moins compliquée. L’entrée d’un banquier au Gouvernement, doté d’une expérience parlementaire, est pour beaucoup dans l’évolution qui a été engagée. Mais pas seulement. En effet, l’entente, confinant à la complicité, avec l’ancien syndicaliste Pierre-Yves Maillard a permis d’engager une véritable dynamique. Des éléments extérieurs, mais aussi une vraie politique de développement axée sur l’attractivité du bassin lémanique et des hautes écoles ont, au bout du compte, permis au Canton de Vaud de retrouver sa place parmi les grands cantons suisses. Avec, cerise sur le gâteau, à nouveau un représentant au Conseil fédéral.

 

Gérer le succès

 

Le plus difficile pour les années à venir consistera à maintenir les acquis. Une tâche d’autant plus compliquée que la classe moyenne, pressée fiscalement, est à bout de souffle, que le poids du vieillissement de la population va sensiblement s’accentuer, que la facture sociale ne cesse de s’alourdir que les coûts de la santé ne cessent d’augmenter.

Le futur Gouvernement devra donc opérer des choix et ils peuvent varier en fonction de la majorité. Majoritaire actuellement, la gauche ne semble pas très disposée à limiter les revendications. Les négociations ayant abouti au compromis sur la troisième réforme fiscale des entreprises (RIE III) le démontrent.

 

Un duel nord-vaudois

 

Il ne fait pratiquement aucun doute que les six sortants qui se représentent -la socialiste Anne-Catherine Lyon a renoncé faute du soutien de son parti- seront réélus. Cette équipe très (trop ?) soudée a soigneusement évité les sujets qui fâchent. La question de l’intégration du «nouveau» se pose.

C’est dire que dans un combat qui va opposer l’alliance rose-verte à celle de la droite PLR-UDC, seuls la socialiste Cesla Amarelle et l’UDC Jacques Nicolet ont de réelles chances d’accéder au Conseil d’État.

Ce duel entre deux Nord-Vaudois résume à lui seul deux visions, forcément opposées lorsqu’il s’agira d’affronter des temps difficiles. Celle d’un agriculteur qui défend l’idée de ne dépenser qu’un franc acquis, et celle d’une intellectuelle pour laquelle le bien-être du peuple prime sur la problématique de l’endettement.

Ce choix entre ces deux personnalités est le seul enjeu de cette élection à la majoritaire.

Isidore Raposo

 

Comment voter
Procédure – Respectez les délais

 

A la différence du Grand Conseil, où l’élection se fait à la proportionnelle par arrondissement, pour le Conseil d’État, le canton représente un seul et unique arrondissement et, au premier tour, le 30 avril prochain, seuls les candidats ayant obtenu la majorité absolue sont élus. Un éventuel second tour sera organisé le 21 mai, à l’occasion des scrutins fédéraux. A ce moment-là, la majorité relative suffira.

L’électeur peut voter par correspondance ou le 30 avril, où les bureaux de vote sont ouverts durant une heure au minimum. Selon l’arrêté de convocation du 1er février dernier, ils devront fermer à midi au plus tard.

Voter juste

Pour le vote par correspondance, il faut que l’enveloppe de vote jaune fermée (avec les bulletins à l’intérieur) d’une part, et la carte de vote (avec l’adresse du greffe apparaissant dans la fenêtre) d’autre part soient renfermées dans l’enveloppe de transmission.

La carte de vote ne doit en aucun cas être glissée dans l’enveloppe de vote jaune.En cas de besoin, l’enveloppe de transmission officielle peut être remplacée par une enveloppe privée, portant l’adresse du greffe.

Vote au bureau

Les électeurs qui souhaitent se déplacer au bureau de vote doivent se munir du matériel reçu : carte de vote à usage unique (obligatoire), enveloppe de vote et bulletins de vote, à l’exception de l’enveloppe de transmission.

Les citoyens âgés, malades ou infirmes votent par correspondance. Au besoin, ils peuvent demander au greffe municipal, au plus tard le vendredi 28 avril 2017, à voter à domicile ou en établissement, pour autant que celui-ci se trouve dans leur commune politique. Les militaires en service et les personnes astreinte à la PCi peuvent voter par correspondance.

Réd.

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20 avr 2017

Des églises de la région se transforment en musée

Nord vaudois – Sophie Hernan, la petite-fille du peintre réputé Charles Louis Rivier, a prêté deux tableaux visibles dans les églises de Giez et de Montagny. Un moyen de faire découvrir au public un artiste de Mathod, dont la technique unique a été reconnue non seulement en Suisse, mais également à l’étranger.

«Avant la Descente de Croix», 1954, (crayons de couleur sur papiers collés sur trois panneaux de bois) représente les deux disciples (au centre) qui s’apprêtent à décrocher Jésus. Louis Rivier a réalisé ce triptyque de 1,65m x 4,6m en huit mois environ. ©DR

«Avant la Descente de Croix», 1954, (crayons de couleur sur papiers collés sur trois panneaux de bois) représente les deux disciples (au centre) qui s’apprêtent à décrocher Jésus. Louis Rivier a réalisé ce triptyque de 1,65m x 4,6m en huit mois environ.

«Il n’y a rien de pire que de savoir ses tableaux entreposés dans des caisses et enfermés dans la cave d’un musée», confie Sophie Hernan, petite-fille du peintre suisse Charles Louis Rivier. Alors, lorsqu’elle a hérité des différentes œuvres de l’artiste en 2016 suite au décès de son père, il était hors de question pour elle de ne pas les exposer aux yeux de tous. Le problème, c’est que la maison familiale dans laquelle elle réside, au château de Mathod, n’était pas assez grande pour accueillir trois de ses œuvres. «Il fallait que je trouve des murs assez grands pour les accrocher, parce que l’un d’eux mesure quand même 4,6 mètres de long», explique-t-elle.

La juge au Tribunal d’arrondissement de la Broye et du Nord vaudois s’est d’abord adressée à la Paroisse de Mathod. Mais celle-ci non plus ne disposait pas d’un espace suffisant. Elle a donc dû faire quelques recherches et parler à plusieurs personnes de son entourage pour dénicher l’endroit qui convenait le mieux à chaque pièce. Et c’est finalement l’église de Giez qui a obtenu, début avril, l’immense tryptique nommé «Avant la Descente de Croix» (photo ci-dessus). Celle de Montagny a suspendu, jeudi dernier, «La Descente de Croix» (photo ci-dessous). Les deux sites bénéficient d’un prêt de longue durée. La convention ne prévoit aucun loyer à verser, juste des bons soins à prodiguer.

Une troisième composition religieuse cherche encore un nouveau foyer. Mais celle-ci, «Mystère de la Rédemption», est encore plus imposante, puisqu’elle mesure 2m x 7,6m. «J’ai approché la Municipalité d’Yverdon-les-Bains pour lui proposer le tableau, précise l’héritière. J’attends la réponse.»

 

L’histoire derrière l’image

 

«La Descente de Croix», 1940, (crayons de couleur sur toile, 1,20 m x 1,67 m) est désormais visible à l’église de Montagny. L’artiste y a glissé son autoportrait au milieu, sur l’échelle. ©DR

«La Descente de Croix», 1940, (crayons de couleur sur toile, 1,20 m x 1,67 m) est désormais visible à l’église de Montagny. L’artiste y a glissé son autoportrait au milieu, sur l’échelle.

Des toiles de son grand-père, Sophie Hernan en a hérité des dizaines. «Toutes ses œuvres font parties de mon histoire, confie-t-elle. Par exemple, j’ai toujours vu le portrait des mes grands-parents dans le salon et ça me ravit toujours de pouvoir le contempler au quotidien.»

Mais il y a une œuvre en particulier qui lui est très chère : «Avant la Descente de Croix». «Je n’ai pas beaucoup de souvenirs de mon grand-père, car il est décédé lorsque j’avais 3 ans, mais j’étais extrêmement proche de mon père, relate-t-elle. Et lui, il était marqué par ce tableau, il me racontait son histoire et comment son père (ndlr : l’artiste Charles Louis Rivier) l’avait réalisé.» Cette pièce n’avait, jusqu’au début du mois, jamais quitté les murs du château de Mathod. Car son père souhaitait pouvoir admirer cette peinture tous les jours. Elle a donc été installée au-dessus de son lit jusqu’à son dernier souffle. «De ce fait, Avant la Descente de Croix représente le dernier souvenir incarné que j’ai de mon papa, ajoute Sophie Hernan. Grâce à cela, il m’a transmis son émotion pour cette pièce.»

 

Prêt en toute confiance

 

En plus de ce sentiment fort qui la relie au tableau, elle peut y retrouver son grand-père Charles Louis Rivier. Car l’artiste s’est autorisé à ajouter son autoportrait en train de tenir le linceul qui va recouvrir le corps de Jésus, -il s’agit de l’homme en gris en bas à droite (voir image ci-dessus).

«Avant la Descente de Croix» est donc un véritable souvenir de famille pour l’ancienne Juge de Paix du district. Ainsi, elle ne cherchait pas seulement un mur pour accrocher le triptyque mais un toit sous lequel il serait mis en valeur et entretenu correctement. «Pour le préserver au mieux, il faut que l’air ne soit ni trop humide ni trop sec et la pièce doit être chauffée mais pas trop non plus», explique Sophie Hernan. L’atmosphère des églises, et particulièrement celle de Giez, était donc parfaite pour abriter l’œuvre : «Comme la paroisse à un magnifique orgue, l’hydrométrie est contrôlée de près et ce n’est pas un lieu trop chaud, poursuit-elle. J’ai totalement confiance.»

Ce prêt de longue durée ravit le syndic de Giez, Jean-Daniel Cruchet : «Nous sommes très contents de pouvoir exposer cette magnifique œuvre», conclut-il.

 

«Procédé spécial»

 

Les trois spécialités de Charles Louis Rivier sont les portraits, les paysages et les compositions religieuses. Mais ce qui le distingue de tous les autres artistes, c’est sa technique : «le procédé spécial». Celui-ci consiste à utiliser des crayons de couleur avant de flouter les traits avec une gomme, puis avec une dilutif imprégné dans un chiffon en lin. «Quand on est proche, on voit les coups de crayon, mais dès que l’on s’éloigne, tous les traits se fondent parfaitement», précise la petite-fille de l’artiste, Sophie Hernan.

 

Un peintre célèbre

 

Charles Louis Rivier, 38 ans. ©DR

Charles Louis Rivier, 38 ans.

Né en 1885 à Bienne, Charles Louis Rivier affiche très vite sa passion pour la peinture en partant, à 19 ans, se former à Paris. Il installe ensuite son atelier à Jouxtens, près de Lausanne, puis à Rome avant de revenir à Mathod, où il a vécu jusqu’à son décès, en 1963. Selon l’association des amis de Louis Rivier, qui recense ses œuvres, le peintre aurait réalisé entre 500 et 600 tableaux. Il a notamment peint des fresques, d’une ampleur de 800 m2, au Palais de Rumine à Lausanne. Elles ont été exposées durant huit ans, avant d’être retirées. Mais, cinq de ses œuvres, des portraits, ont subsisté dans la Salle du Sénat du Palais. Il a également décoré plusieurs lieux religieux de la Ville, comme la Cathédrale de Lausanne qu’il a ornée de dix-sept vitraux.

L’artiste a été couronné de la médaille d’or du Salon de la Société des artistes français et du Conseil «Arts, Sciences, Lettres», de Paris.

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20 avr 2017

Olivier Chabloz s’en ira faire le singe sur les routes de l’île de Man

Motocyclisme – Le pilote de Novalles passera la belle saison sur les routes et les circuits avec, en ligne de mire, le mythique et spectaculaire Tourist Trophy.

Olivier Chabloz fêtera ses 38 ans le 21 mai prochain, le jour de son départ pour l’Angleterre. Un sacré cadeau d’anniversaire. ©Carole Alkabes

Olivier Chabloz fêtera ses 38 ans le 21 mai prochain, le jour de son départ pour l’Angleterre. Un sacré cadeau d’anniversaire.

Avec sa moustache guidon saillante, ses bras noueux et ses yeux clairs et pétillants, il a des airs d’Astérix. Sa potion magique à lui, c’est sa passion pour la vitesse. Tantôt pilote de moto, tantôt passager en side-car, Olivier Chabloz carbure à l’adrénaline. Celle qui le pousse, chaque saison, à grimper à bord de bolides en tous genres et à avaler des kilomètres de course sur les routes et les circuits d’ici et d’ailleurs.

La saison du pilote de Novalles a officiellement débuté il y a trois semaines, à l’occasion de la première manche du Championnat de France de side-car, au Mans. Une entrée en matière qui ne s’est franchement pas passée comme prévu pour le Nord-Vaudois et son pilote, le Bernois Lukas Wyssen. «On a cassé trois moteurs, peste l’atypique bonhomme. Résultat : deux manches et zéro point au compteur. C’est décevant pour une entame de saison.»

Il faut dire que le duo voit plus loin que le prochain virage. Forts d’une deuxième saison au cours de laquelle ils ont chatouillé les ténors, terminant troisièmes du Championnat de France Superbike, le copilote de 38 ans et son acolyte de 24 ans veulent des titres. Et les contours de leurs objectifs sont particulièrement bien définis. Ce sont ceux de l’île de Man, au large de l’Angleterre, que sillonne sur 60 kilomètres le Tourist Trophy. Une course aussi mythique que dangereuse qui se déroulera du 27 mai au 9 juin prochains et à laquelle Olivier Chabloz participera.

 

Lancé à 240 km/h en ville

 

Spectaculaire, somptueux, meurtrier sont autant d’adjectifs utilisés pour qualifier ce défi presque surréaliste, organisé chaque année depuis 1907, auréolé de gloire pour les uns et de drames pour les plus malchanceux. «Lukas (ndlr : Wyssen) a promis à sa mère qu’il ne participera jamais à cette course, dépeinte par tous comme la plus dangereuse au monde. J’ai donc dû me tourner vers un autre pilote», raconte-t-il. Olivier Chabloz fera affaire avec le Parisien Claude Montagnier, 62 ans. Un fidèle parmi les fidèles qui compte déjà une quinzaine de participations au compteur.

Dans son panier, le rôle du «singe» -c’est comme ça que l’on surnomme le copilote- est primordial. Avec le poids de son corps, qu’il déplace au gré des courbes, le Nord-Vaudois doit assurer la stabilité du sidecar qui s’élancera à plus de 240 km/h au beau milieu des villages et villes que compte l’île britannique. «Au guidon, le pilote aura ma vie entre ses mains, alors que l’on n’aura roulé que deux fois un quart d’heure ensemble avant le départ. Mais c’est vrai aussi pour moi : si je fais une erreur, on part tous les deux dans le décor», lâche celui qui sera l’unique participant helvétique au départ cette année.

 

Tantôt dans le panier, tantôt au guidon

 

Olivier Chabloz doit compenser les mouvements du side-car, afin que les trois roues conservent une adhérence maximale avec la route. ©DR

Olivier Chabloz doit compenser les mouvements du side-car, afin que les trois roues conservent une adhérence maximale avec la route.

Le pilote de Novalles sera engagé sur quatre fronts cette saison. Il participera à deux championnats différents en side-car -le Championnat de France de courses de côte et celui de Superbike-, ainsi qu’au Tourist Trophy. Dans le panier, Olivier Chabloz devra jongler avec Jean-Daniel Schneiter, Lukas Wyssen et Claude Montagnier. Trois pilotes et autant de sensibilités et de façons de fonctionner. «Je connais les besoins de chacun, je m’adapte donc à leur conduite», relate-t-il. En plus des compétitions de side-car, il lui arrivera également de pendre lui-même le guidon, puisqu’il sera au départ du Swiss Moto Legend Trophy, une compétition nationale réservée aux engins conçus entre 1977 et 1997. «C’est là qu’il faut être fort mentalement. Switcher entre la moto et le side-car, qui plus est le même jour, ce n’est pas anodin», jure le pilote.

Au moment de prendre congé, un tatouage au logo du Tourist Trophy apparaît sous la manche de son T-Shirt. «Il est tout frais. Je viens juste de me le faire faire. Maintenant, quoi qu’il arrive là-bas, on peut dire que j’aurai cette course dans la peau», lâche Olivier Chabloz en laissant éclater son rire d’enfant.

 

Repas de soutien ce samedi à Concise

 

Pour financer en partie sa saison, Olivier Chabloz organise son traditionnel repas de soutien, ce samedi (à 17h41) à la Grande salle de Concise. Pour 60 francs par personne (30 francs pour les moins de 16 ans et gratuit pour les enfants), l’Astérix nord-vaudois a mis les petits plats dans les grands. Au menu, pas de sanglier, mais une raclette, un apéro et tout ce qui va avec. A noter que le Neuchâtelois Jacques Cornu, ancien champion du monde de moto 250, et Louanne Juillerat, pilote de BMX de Vugelles-La Mothe, seront présents à l’événement et se livreront à quelques confidences.

Inscriptions encore possibles par mail à crt@bluewin.ch ou par téléphone au 079 654 16 40.

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19 avr 2017

Un voyage à 100 km/h dans le passé

Vallorbe – L’association 141.R.568 loue, à prix symbolique, une locomotive à vapeur de 1945. En échange, elle s’est engagée à la retaper. Après dix mois de travail acharné, celle-ci effectuera sa première course avec des voyageurs au mois de juin

L’association 141.R.568 organisera une course estivale pour découvrir la magie des trains à vapeur à bord d’une locomotive unique au monde. ©DR

L’association 141.R.568 organisera une course estivale pour découvrir la magie des trains à vapeur à bord d’une locomotive unique au monde.

«Si vous nous trouvez cinglés, c’est normal, c’est presque le critère de sélection pour faire partie de l’association ! », lance avec humour Eric Chevalley, président de l’association 141.R.568, basée à Vallorbe. Et ce grand passionné sait de quoi il parle, puisqu’il a investi, avec deux de ses collègues, plus de 1200 heures de travail en dix mois pour remettre en état une locomotive à vapeur française datant de 1945. Ce monstre de fer de 188 tonnes, réparties sur 25 mètres de long, sera remis sur les rails le 24 juin prochain pour sa première sortie officielle.

Pour permettre à 330 personnes de monter à bord de cette machine impressionnante, les bénévoles ont notamment dû remplacer certaines parties du moteur, changer de nombreuses pièces, dont certaines fabriquées sur-mesure, inviter des experts anglais pour procéder à des réglages d’une extrême précision et passer des heures à nettoyer, graisser et apprêter la bête. «On a les deux mains dans le cambouis durant des heures ; quand on rentre, on est noir jusqu’au caleçon et le pire, c’est qu’on adore ça !, témoigne Guillaume Troutet, chauffeur français expérimenté de 20 ans. C’est ce qui fait de nous des tarés.»

 

Premier test fort en émotion

 

Guillaume Troutet (à dr.), qui a aussi travaillé sur la plus grosse locomotive à vapeur d’Europe, a formé Eric Chevalley, professeur d’économie à la HEIG-VD. ©Charles Baron

Guillaume Troutet (à dr.), qui a aussi travaillé sur la plus grosse locomotive à vapeur d’Europe, a formé Eric Chevalley, professeur d’économie à la HEIG-VD.

Le 22 octobre dernier, la locomotive était prête pour effectuer sa première course sur les rails romands. «C’est l’apothéose de notre travail», confie Guillaume Troutet. Et même si l’équipe a dû attendre dix mois avant de pouvoir mettre en route la machine, aucune frustration : «La vapeur, c’est un tout et nous prenons autant de plaisir à faire de la mécanique qu’à rouler», poursuit-il.

Mais ces passionnés se réjouissent quand même de pouvoir entendre le fameux «tchut-tchut»: «Le premier coup de sifflet était une sacrée décharge au cœur, confie Eric Chevalley. J’en ai eu des frissons.»

 

Un parcours technique

 

Après ce tour de chauffe, la locomotive accomplira son premier circuit en partant depuis Vallorbe pour rejoindre Lausanne, Fribourg, Payerne, la Broye et Palézieux. Un parcours d’environ 240 km qui promet d’être un vrai défi technique pour les chauffeurs et les mécaniciens : «Conduire un train à vapeur, ce n’est pas juste mettre du charbon dans un foyer, explique Guillaume Troutet. On n’a même pas une seconde pour regarder le paysage, parce qu’il faut être attentif à tout, à la couleur de la fumée, à la pression, au niveau d’eau, etc. Il n’y a aucun automatisme, l’homme c’est la carte mère du train.»

Par ailleurs, la bête consomme 150 litres d’eau par kilomètre et 2,5 tonnes de charbon aux 100 kilomètres. Alors, pour assurer la sécurité et la réussite du trajet, Eric Chevalley a prévu quatre chauffeurs et cinq mécaniciens, soit sept personnes de plus qu’à l’époque.

 

Prix de la course : 35 000 francs

 

Si le président de l’association prévoit autant de monde, c’est aussi pour éviter des dépenses : «Les CFF taxent 700 francs la minute pour chaque train mis en retard et, après un certain délai, c’est 30 000 francs de frais pour nous sortir du réseau.» Des sommes dont il se passerait bien, puisque le coût de la sortie s’élève déjà à 35 000 francs.

Heureusement pour les voyageurs, le ticket se chiffre entre 124 et 268 francs «seulement», en fonction de la classe choisie et de l’option avec ou sans restauration. Soutenu par le propriétaire de la locomotive et la Commune de Vallorbe, l’association espère organiser entre trois et cinq voyages par année.

Première course pour le public, le 24 juin. Renseignements et réservations sur www.trainvapeur.ch.

 

Locomotive rescapée

 

La locomotive 141.R.568 fait partie des quelque 1340 modèles produits. Sur ce nombre, seuls 700 étaient à vapeur. Aujourd’hui, il n’en reste plus que deux dans le monde. Ce qui rend celle de Vallorbe unique, c’est sa puissance. Car le chef de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) a amélioré le rendement de la machine avec 500 chevaux supplémentaires. Ainsi, avec un total de 2900 chevaux, la locomotive peut atteindre les 100km/h.

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19 avr 2017

Un entrepreneur visionnaire disparaît

Yverdon-les-Bains – Il n’y a quasi plus de doute quant à l’identité des victimes du crash d’un avion de tourisme qui a fait cinq victimes, lundi au Portugal. Il s’agirait notamment de Jean Plé, fondateur de Symbios Orthopédie S.A.

C’est sur ce supermarché à quelques kilomètres de l’aéroport de Tires (Cascais) que l’avion s’est écrasé. ©Capture d’écran/DR

C’est sur ce supermarché à quelques kilomètres de l’aéroport de Tires (Cascais) que l’avion s’est écrasé.

Au fur et à mesure de la journée d’hier, les doutes se sont amenuisés concernant l’identité des personnes ayant perdu la vie, lundi dernier, dans le crash d’un Piper bimoteur sur un entrepôt, près de la ville de Cascais, au Portugal (lire La Région Nord vaudois du 18 avril). L’enquête en cours n’a pas encore déterminé formellement de qui il s’agissait. Toutefois, le doute raisonnable s’avère infime. Ainsi, même si l’information n’a pas été confirmée par les autorités, il s’agirait de Jean Plé (69 ans), fondateur français de l’entreprise de prothèses Symbios Orthopédie S.A., installée depuis de longues années dans le parc technologique yverdonnois Y-Parc. Son fils, Florent Plé, avec qui il partage la direction de la société, devait se rendre lui-même, hier soir au Portugal. Toujours dans l’attente d’une confirmation officielle, l’entreprise basée dans le Nord vaudois n’a pas souhaité communiquer.

 

Un vol privé ?

 

L’entrepreneur avait l’habitude de piloter lui-même son avion, immatriculé à l’Air Club d’Yverdon-les-Bains, mais basé à Lausanne depuis deux ans. Souvent, le grand patron se rendait avec la prothèse commandée, directement auprès du chirurgien appelé à assurer l’intervention, à des fins de conseils. Toutefois, rien n’indique que cette escapade pascale soit liée d’une quelconque manière aux affaires de l’entreprise.

L’appareil en question faisait route en direction de Marseille, probablement pour déposer le chirurgien orthopédique Jean- Pierre Franceschi, fondateur de l’Institut de chirurgie orthopédique et sportive dans la Cité phocéenne, et actif durant de longues années auprès des footballeurs de l’Olympique de Marseille. Sa femme Nathalie, ainsi que la compagne de Jean Plé figureraient également au nombre des victimes. La cinquième personne décédée est un chauffeur de camion portugais, présent au sol, sur les lieux du crash.

 

Premiers hommages

 

Encore directeur d’Y-Parc pour quelques semaines, Sandy Wetzel était, lui, sans voix, lorsqu’on lui a appris la nouvelle de l’accident, lundi dernier : «Je n’étais au courant de rien, vous me l’apprenez. Mais pour moi, évidemment, Symbios S.A. Représente quelque chose de particulier. C’est l’une des entreprises phares du parc scientifique et technologique, l’une des plus performantes, des plus modernes aussi, qui fait l’image du lieu, et dont je connaissais bien le directeur général, passionné d’aviation.»

Collaborateur de longue date avec le Centre hospitalier et universitaire vaudois (CHUV), Jean Plé a fait l’objet d’un vibrant hommage de la part de l’institution, malgré l’absence de confirmation officielle. Dans un communiqué envoyé hier en milieu de journée, l’hôpital a salué «la collaboration, la confiance et l’amitié qui liaient depuis 35 ans Jean Plé au professeur Pierre-François Leyvraz», directeur général et chirurgien. D’autres hommages suivront probablement, au vu de la personnalité rayonnante de l’entrepreneur (lire encadré ci-dessous).

 

Success story

 

Jean Plé avait fondé l’entreprise Symbios Orthopédie S.A. En 1989. Depuis, il n’a cessé de développer ses produits. En collaboration avec de nombreux services de traumatologie et d’orthopédie de divers hôpitaux, il a su tisser, grâce à son entregent, à ses connaissances précises et à son expérience, des liens forts qui allaient, très souvent, au-delà de la relation professionnelle classique. En un peu moins de trente ans, Symbios, qui exporte 75% de sa production, est devenue un acteur majeur sur le marché des prothèses de hanche sur-mesure à l’échelle européenne. Forte de 170 employés, la société possède également des succursales en Angleterre, en France, en Allemagne et une filiale technique en Tunisie.

 

Apprécié de tous

 

Jean Plé. ©LinkedIn

Jean Plé.

Longtemps membre du Lions Club Yverdon-les-Bains, Jean Plé a laissé l’image d’une personne enthousiasmante. «Il rayonnait, se souvient Yves- Stéphane Kellenberger, membre du Club depuis 1985. Affable, toujours sympathique, il avait cette envie constante de transmettre, de partager ce qu’il était en train de créer. Il voulait continuellement développer ses produits, aller plus loin.»

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19 avr 2017

En route pour un nouveau défi

Rallye – Après avoir vécu une aventure inoubliable pour leur première compétition en Afrique il y a une année, les Nord- Vaudoises Johana Beney et Déborah Gavin n’ont plus que le rallye en tête. Elles remettront ça dans les Andes, en avril 2018.

Déborah Gavin (à g.) et Johana Beney se sont découvertes une véritable passion. ©Michel Duperrex

Déborah Gavin (à g.) et Johana Beney se sont découvertes une véritable passion.

Tout est parti d’un geste a priori anodin. Déborah Gavin, qui n’a pourtant aucun lien avec le monde de l’automobile si ce n’est son amour pour les bolides, a identifié Johana Beney, une amie de longue date, sur plusieurs vidéos de compétitions de rallye, via Facebook. Il n’en a pas fallu beaucoup plus pour égayer sa curiosité. Ayant grandi dans un garage, au milieu des voitures, Johana Beney n’est pas restée insensible à ces images. Quelques mois plus tard, en fin d’année 2014, les deux Nord-Vaudoises ont lancé leur association «Deux nanas et un 4×4», qui avait pour but de les mener jusqu’au rallye Aïcha des Gazelles, dans le désert marocain. Un franc succès ? «Au début, cela n’a pas été une mince affaire de trouver les sponsors, mais on a pu compter sur le soutien indéfectible de nos familles », explique-t-elle.

Un soutien qui a permis aux deux filles de réunir un budget d’une trentaine de milliers de francs et de prendre le départ du rallye, en mars de l’année dernière. Une compétition 100% féminine qui leur a laissé des souvenirs indélébiles. «Ce qui m’a halluciné c’est que, même lorsqu’on pensait se retrouver au milieu de nulle part, confrontées à nous-mêmes et aux dunes de sables, on n’a jamais pu rester plus de deux minutes immobiles sans croiser la route d’un autochtone.» Des anecdotes comme celle-ci, Johana Beney, la copilote, en possède des dizaines. «A la base, on pensait se partager la conduite et la navigation. Et puis, on s’est chacune perfectionnée dans notre domaine et la compétition a pris le dessus », poursuit l’employée de commerce.

Les émotions de la compétition africaine à peine retombées, l’idée de repartir a immédiatement germé dans les têtes de deux partenaires : il fallait un nouveau défi ! «Pour nous, c’était clair à la seconde où on a reposé le pied en Suisse. Peu importe si on devait manger uniquement des pâtes et boire de l’eau durant deux ans pour boucler le budget», rigole l’Yverdonnoise. «La vérité, c’est qu’on s’était déjà un peu renseignées sur tout ce qui se faisait avant de partir la première fois», admet, pour sa part, Déborah Gavin, assistante notariale.

 

Destination les Andes

 

Ce nouveau défi, elles ont encore une année pour le préparer, puisque le duo sera sur la ligne de départ du Trophée Roses des Andes en avril 2018. Une compétition entièrement féminine, entre l’Argentine, le Chili et la Bolivie, étendue sur plus de 4000 kilomètres à parcourir en six jours. «Si je veux éviter que Déborah ne devienne folle en conduisant dix heures par jour, il faudra que je prenne le volant de temps en temps.»

Le lancement officiel de leur deuxième aventure a eu lieu lors de la dernière édition du Comptoir du Nord vaudois, où les deux amies possédaient un stand aux couleurs de leur association. «Cela a été un succès auquel on ne s’attendait absolument pas. Les gens semblaient beaucoup plus ouverts que pour notre premier projet», raconte Johana Beney. «On a déjà pu remplir un quart de notre budget d’un peu plus de 20 000 francs (ndlr : d’autres manifestations auront lieu durant l’année)», reprend la copilote, impatiente de repartir à l’aventure avec une amie qu’elle ne quitte plus. Dans douze mois, ce sera chose faite.

Florian Vaney

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18 avr 2017

Un avion yverdonnois s’est écrasé

Portugal – Immatriculé au nom de l’entreprise Symbios Orthopédie S.A., implantée à Y-Parc, fondée par le Français Jean Plé et actuellement dirigée par lui et par son fils, le bimoteur s’est écrasé sur un entrepôt, faisant cinq victimes.

C’est un appareil de ce type qui s’est écrasé au Portugal, hier. ©D. Ramey Logan

C’est un appareil de ce type qui s’est écrasé au Portugal, hier.

Un avion de tourisme s’est écrasé, hier, sur l’entrepôt d’une succursale Lidl près d’un aérodrome de la région de Lisbonne, provoquant la mort de ses quatre occupants, «trois Français et un Suisse, ainsi que d’un Portugais qui se trouvait sur les lieux», ont annoncé les services de secours.

L’avion en question, un bimoteur de type Piper PA31T Cheyenne II, immatriculé à Yverdon-les-Bains, mais basé sur l’aérodrome de Lausanne, avait quitté la Blécherette pour Marseille, vendredi dernier. Après son passage dans les Bouches-du-Rhône, il avait immédiatement fait route vers Cascais, sur la côte atlantique du Portugal, pour y atterrir. Les raisons exactes du voyage restent pour l’instant encore floues.

Au moment d’effectuer le chemin inverse entre la région de Lisbonne et la Suisse, via le Sud de la France, l’appareil a connu un problème et a, selon les premiers témoignages recueillis par les médias portugais sur place, explosé en vol avant de s’écraser sur l’entrepôt d’un supermarché de la banlieue de la capitale lusitanienne.

Renseignements pris, l’appareil était enregistré au nom de l’entreprise Symbios Orthopédie S.A., une des plus importantes implantées au parc technologique yverdonnois YParc, spécialisée dans la fabrication de prothèses orthopédiques. A l’heure de mettre sous presse, l’identité des quatre personnes qui se trouvaient à bord n’avait pas encore été confirmée par une source officielle.

 

Attendre les confirmations

 

Contacté hier en fin d’après-midi, le président de l’Air Club d’Yverdon-les-Bains, Georges Chevalley, de Senarclens, était sous le coup de l’émotion. Jonglant entre les rumeurs et les infos reçues de sources plus sûres, il se disait incapable, lui-même, de confirmer quoi que ce soit. «Comme souvent lorsque ce genre d’accident survient, on est assez vite au courant, on recoupe les informations, dans le milieu petit de l’aviation. Notamment, pour nous, par le biais de la personne qui est de piquet à l’aérodrome d’Yverdon-les- Bains.»

Vu l’immatriculation de l’avion, Georges Chevalley ne peut, évidemment, qu’évoquer l’entreprise Symbios Orthopédie S. A., et son patron, Jean Plé, qui pourrait avoir été aux commandes de l’appareil. «Si effectivement c’est lui qui pilotait, je suis attristé, en tant que président et passionné d’aviation, d’imaginer que mon prédécesseur au poste de président du club pourrait ne plus être.» Et d’évoquer «un homme très précis. Expérimenté et précis, comme il l’était d’ailleurs en tant que patron d’entreprise. Car dans ce rôle-là, pour être efficace, il faut de la rigueur. Maintenant, je le précise, comme lors de tout accident de ce genre, on attend des confirmations avant de s’exprimer.»

 

Sensibilisation

 

Georges Chevalley rappelle aussi combien de telles tragédies frappent les esprits. «Même s’il y a des affaires plus importantes, quand il y a ainsi quatre ou cinq morts dans un accident d’avion, ça prend très vite de l’ampleur, même si c’est l’un des moyens de transport les plus sûrs. On comprend très vite que des familles sont touchées, sont dans la peine. En tant que passionnés d’aviation nous-mêmes, on y est sensibilisés. Comme on a envie et besoin de savoir ce qui a été la cause de tels drames. Et nous devons parler de ces choses qui nous guettent et qui nous arrivent…»

P. W. /JPW

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